mercredi 5 février 2020

Anglicisation du Québec : nouveau campus anglophone à Montréal

Le cégep [fin du lycée en France] de la Gaspésie et des Îles a pris les grands moyens pour compenser la baisse de son effectif : le collège a ouvert un campus anglophone à Montréal, qui recrute uniquement des étudiants étrangers venus surtout de l’Inde et de la Chine.

Ce cégep anglophone connaît une croissance fulgurante, au point que certains le qualifient de véritable vache à lait : depuis sa fondation en 2015, le nombre d’inscriptions a bondi de 35 étudiants à 2200 étudiants. L’établissement situé dans un bâtiment anonyme du quartier Ahuntsic, au nord de Montréal, accueille deux fois plus d’étudiants que l’ensemble des quatre autres campus du cégep, situés en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine (qui comptent au total 1010 étudiants).

Comme bien des cégeps situés en région, celui de Gaspé a perdu environ 10 % de son effectif depuis une dizaine d’années, conséquence de l’implosion démographique des Québécois de naissance (1,5 enfant/femme soit une contraction de 25 % par génération). Pour maintenir de précieux programmes d’enseignement, le cégep mise sur le recrutement d’étudiants internationaux. Mais il n’est pas facile d’attirer de jeunes étrangers à Gaspé ou aux Îles-de-la-Madeleine, explique Sylvain Vachon. C’est beaucoup plus facile à Montréal. Et il est plus simple de recruter des étudiants maîtrisant l’anglais que le français.

Anglicisation de Montréal


Le Mouvement Québec français (MQF) s’insurge contre la création, sans aucun débat public, d’un autre cégep offrant un enseignement en anglais dans l’île de Montréal. « Ce campus anglophone d’un cégep régional, qui accélère l’anglicisation de la région métropolitaine, n’a pas lieu d’être. On demande au ministre de l’Éducation de faire ses devoirs et de stopper l’hémorragie », dit Maxime Laporte, président du MQF.

Certains cégeps en région sont tellement sous-financés, à cause de la baisse de la population, qu’ils doivent se livrer à une véritable course à la « clientèle » pour survivre, déplore-t-il. Plutôt que de forcer un cégep à enseigner en anglais à des étudiants venus d’Asie, il faut investir des fonds publics pour lui permettre de remplir sa mission régionale en français, fait valoir Maxime Laporte.

« En autorisant l’ouverture de ce campus, le MEES [ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur] a abandonné toute prétention à faire du français la langue d’intégration de ces étudiants internationaux, immigrants au Canada. Le MEES saccage la dynamique linguistique à Montréal et contribue à l’anglicisation des allophones », renchérit Frédéric Lacroix, militant pour la défense du français, dans un texte paru dans le dernier numéro de L’aut’journal.

Il y a fort à craindre que ces étudiants anglophones anglicisent bien Montréal non seulement pendant leurs études, mais qu’un nombre important d’entre eux cherche également à rester au Québec tout en n’apprenant pas le français, ou si peu.

Le campus anglophone montréalais se finance sans aucuns fonds publics, car les étudiants étrangers paient la totalité de leurs frais d’inscription — 7387 $ par semestre ou 14 774 $ par année. Cette somme inclut une assurance maladie privée, car ces jeunes venus d’ailleurs n’ont pas droit à la couverture de la Régie de l’assurance maladie du Québec.

La loi 101, obligeant la scolarisation des immigrants en français, malgré des velléités de la part du PQ par le passé, ne s’applique pas au collégial. Si le Québec, comme le reste de la planète, avait un secondaire jusqu’à 18 ans ou 19 ans, cette anomalie n’existerait pas.

mardi 4 février 2020

Futur ministre de l'Éducation d'Elizabeth Warren devra passer entretien avec jeune trans (vidéo)

La candidate à la présidence Elizabeth Warren (arrivée 3e dans les résultats préliminaires en Iowa) a déclaré devant une foule de partisans de l’Iowa que son ministre à l’Éducation, si elle devait être élue, serait « quelqu’un qui a enseigné dans une école publique » et que le candidat devrait également être approuvé par un « jeune trans ».






« Je vais avoir un secrétaire à l’éducation que cette jeune personne trans interviewe en mon nom, et seulement si cette personne croit que notre secrétaire ou secrétaire de l’éducation est absolument déterminé à créer un environnement accueillant, un environnement sûr et un programme éducatif complet pour tout le monde permettra à cette personne de devenir secrétaire de l’éducation. »

Warren semblait faire référence à Jacob, une fille qui se dit garçon de 9 ans avec qui elle s’est entretenue lors d’un forum des candidats à la présidentielle de CNN sur les questions homosexuelles et transgenres en octobre 2019.

L'école de sciences politiques de Marion Maréchal ouvre une antenne à Madrid

L’Issep ouvre un second établissement à Madrid. L’école d’enseignement supérieur fondée par Marion Maréchal poursuit l’extension de son réseau international, après des partenariats en Russie avec l’université de Saint-Pétersbourg ainsi qu’au Liban avec l’Uzek, une université maronite du nord de Beyrouth. Sa présidente répond à quelques questions sur cette ouverture.


Pourquoi choisir l’Espagne pour implanter un second établissement ?

Depuis sa création, nous sommes soucieux de donner une dimension internationale à l’Issep que ce soit au travers de partenariats avec des écoles étrangères, comme l’université de Saint-Pétersbourg ou l’Uzek au Liban, ou encore par le contenu des programmes qui comprennent de nombreuses heures consacrées à la géopolitique, aux relations internationales et au droit international. Notre volonté « d’enraciner » nos étudiants dans une culture et une histoire s’articule avec leur préparation aux enjeux mondiaux du vingt-et-unième siècle. Ils doivent être capables de projeter l’avenir de leur nation dans le cadre de la mondialisation.

C’est dans cette optique que nous avons donné suite à la sollicitation d’une équipe espagnole pour ouvrir une antenne à Madrid. Cette équipe est partie du même constat que nous : les dirigeants espagnols et français baignent dans le prêt-à-penser et l’entre-soi, ils continuent d’appliquer des logiciels économiques et sociaux dépassés, ils sont incapables de penser sur le temps long et sont enfermés dans une logique de gestionnaires.

Par ailleurs l’enseignement supérieur espagnol comme le français ne respecte pas suffisamment le pluralisme intellectuel et la liberté d’expression. Le militantisme et le sectarisme idéologiques y sévissent au détriment du développement des connaissances et de l’esprit critique des étudiants. Enfin, je suis convaincue que les pays latins, Italie, Espagne et France notamment, ont la clé de l’avenir européen. C’est pourquoi je crois très important de s’attacher à la formation des futures élites de ces pays. Après qu’ils nous ont contactés, nous avons décidé de construire ensemble ce projet.

Quelles seront les formations proposées par L’Issep Madrid ?

Comme l’Issep Lyon, l’Issep Madrid proposera un magistère BAC +5 et une formation continue. Ces formations seront aménagées différemment : l’organisation, les volumes horaires et les programmes seront adaptés aux besoins espagnols. Le recrutement des étudiants devrait débuter dès cette année dans la foulée de l’ouverture des locaux qui doit intervenir dans quelques semaines. L’Issep Madrid proposera également un cycle de conférences.


Qui sont les personnalités qui vont prendre en main cette implantation locale ?

Il s’agit d’une équipe d’entrepreneurs qui ont entre trente et quarante-cinq ans, et sont issus de secteurs variés et intellectuellement proches de la droite conservatrice. Comme nous, ils sont très soucieux de faire de l’Issep un lieu exemplaire de débats où tous les courants de pensée peuvent être étudiés sans prisme idéologique.


L’Issep devenant en quelque sorte un groupe, comment évolue l’organigramme ?

La direction madrilène sera autonome au quotidien en matière de fonctionnement, d’organisation, de recrutement, le tout sous la supervision de l’Issep Lyon et de moi-même, qui faisons partie de la structure espagnole. Ces deux structures auront des liens étroits, s’enrichiront l’une l’autre, organiseront des échanges d’étudiants et d’enseignants sur le moyen terme.


L’Issep Madrid aura-t-elle des spécificités vis-à-vis de celle de Lyon, et quelle sera sa marge de manœuvre pédagogique ?

L’Issep Lyon et l’Issep Madrid partagent une charte pédagogique commune. Dans ces deux structures, nos programmes sont construits autour de deux unités pédagogiques : la gestion et la science politique. Comme nous, ils mettront la culture générale au cœur de leur enseignement et ils allieront les compétences de l’entreprise à celles des affaires publiques.

Je suis convaincue que les pays latins, Italie, Espagne et France notamment, ont la clé de l’avenir européen. C’est pourquoi je crois très important de s’attacher à la formation des futures élites de ces pays.

L’objectif est de former de futurs leaders enracinés, aptes au discernement, capables de conduire des projets, dotés d’une intelligence transversale et d’un solide esprit critique. Le contenu des programmes sera bien évidemment adapté à l’Espagne et les cours seront délivrés en espagnol. Les cours d’histoire par exemple reprendront leur histoire nationale et les relations internationales seront centrées autour de la géopolitique espagnole.

Source

Comment favoriser l’attention des élèves ?

Point de départ de tout apprentissage, l’attention est la porte d’entrée de notre mémoire de travail. Alors, comment favoriser l’attention des élèves ? Voici trois conseils à utiliser avec les élèves.

Jouer sur la flexibilité attentionnelle grâce à un code couleur

Nous le savons tous, notre attention est fluctuante. Cela signifie que durant une période de 50 minutes, nous serons, à certains moments très concentrés, tantôt nous partagerons notre attention avec d’autres pensées ou d’autres stimulus externes, tantôt nous perdrons le fil et laisserons notre esprit vagabonder. Les sciences cognitives nous le confirment au bout d’environ 20-25 minutes, notre attention est parasitée et a besoin d’un répit. Alors, comment tenir compte de cette information avec les élèves ? Faites preuve de flexibilité attentionnelle et définissez avec les élèves les moments d’attention plus importants lors d’une heure de cours. Repérez les activités qui nécessitent une grande attention, celles qui sont un peu plus « cools » et autorisez les moments de « pauses », indispensables pour retrouver une attention meilleure par la suite. Construisez avec vos élèves 3 cartes de couleur correspondant au degré d’attention à avoir et attribuez une note à chaque couleur. Affichez-les au tableau en fonction des activités que vous leur proposez.

Utiliser des cartes d’attention

À la question « veux-tu bien être attentif ? », la bonne réponse serait « à quoi dois-je être attentif ? »

Si je vous demande d’être attentif à une photo que je vous montre, vous porterez votre attention de manière aléatoire sur certains éléments qui vous semblent intéressants. Mais quelle est mon intention derrière cette consigne ? Si vous l’ignorez, il vous sera difficile de savoir à quoi vous devez être attentif. C’est la même chose en classe, si vous demandez à vos élèves d’être attentifs durant 1heure de cours, il sera pertinent de leur préciser sur quoi devra se porter leur attention. En effet, pour avoir de l’attention, il faut une intention ! Il faut savoir ce que l’on vient chercher.

Déposez sur leur banc, en début d’heure de cours, une carte reprenant 3-4 questions. Les élèves devront être capables d’y répondre à la fin du cours. Ils auront ainsi une intention bien claire et sauront sur quoi devra se porter leur attention.

Varier les pratiques

S’il est difficile de rester attentif durant toute une heure de cours, c’est encore plus difficile si l’on est obligé de rester dans un même type d’attention. Il est essentiel de varier les approches et de changer l’attitude de l’élève face à ses apprentissages.

Le cours magistral où le professeur se place face à la classe et demande à ses élèves de l’écouter est parfois nécessaire, mais pas en permanence. Inversez les rôles, faites-les manipuler, laissez-les travailler en binôme durant une courte période, casser le rythme avec des exercices de réactivations… Leur apprentissage sera de bien meilleure qualité.

Bref, gardez en mémoire que l’attention est fluctuante. Faites le deuil d’une attention permanente et totale de tous vos élèves. Soyez créatifs et utilisez vos connaissances sur le fonctionnement du cerveau pour les aider à être plus attentifs !

Source : Évocation

lundi 3 février 2020

Les maîtrises en étude du genre sont embauchées dans l'administration et les associations

Dans la série vos impôts à l’œuvre : les maîtrises sur le genre, où l'on parle intersectionnalité et hétéropatriarcat, sont de plus en plus attractifs. Leurs diplômés travaillent notamment dans des associations ou des cabinets qui conseillent les organisations dans leurs politiques « d’égalité ». Impôts des contribuables pour subventionner ces maîtrises, impôts des contribuables aux associations et dans les cabinets ministériels.

Extrait d'un article (très complaisant) du Monde de Paris :

L’université Lumière - Lyon-II propose ainsi, depuis 2014, pas moins de sept maîtrises consacrées aux études de genre. « C’est le résultat d’une longue bagarre. La question du genre a mis du temps à être reconnue », relève Corinne Rostaing, responsable de la maîtrise Égales, orienté sur la lutte contre les discriminations. Avec Estelle Bonnet, responsable de la maîtrise en sociologie de l’égalité du genre et des organisations, elle avait dirigé plusieurs enquêtes sur l’égalité professionnelle auprès des entreprises. Les deux chercheuses avaient alors réalisé « qu’il y avait un vrai besoin de développer des métiers dans ce domaine ». « On a donc créé des parcours pour répondre aux besoins du marché et pour les décrypter », explique Estelle Bonnet.

Des maîtrises plus sélectives

Depuis, les candidatures affluent. En 2019, les responsables ont ainsi reçu 600 dossiers pour 129 places dans les sept maîtrises. De même pour la formation continue. « Il y a cinq ans, six personnes postulaient ; ils étaient quarante-cinq l’année dernière », précise Estelle Bonnet. Certains étudiants, professeurs, syndicalistes ou travailleurs sociaux sont désireux d’accroître leurs connaissances pour faire évoluer leur métier. D’autres, parfois en reconversion professionnelle, choisissent cette voie par curiosité intellectuelle, questionnement personnel ou militantisme.

C’est en traversant l’Atlantique que Lou Curien, 21 ans, a découvert les « gender studies » [c'est un journal de Paris, ça doit donc être en anglais] . Alors en échange à l’université de Montréal, au Canada, l’étudiante réalise que « non seulement il est possible d’étudier ces questions, mais qu’en plus des débouchés professionnels existent ». « Je veux en être », se dit-elle. À son retour à Lyon, la jeune diplômée d’une licence de philosophie intègre le maîtrise en sociologie de l’égalité, du genre et des organisations. Actuellement en première année, elle prépare un mémoire sur l’insertion professionnelle des femmes réfugiées. « Je n’ai pas encore de projet professionnel mais je suis confiante dans le sens où les métiers liés au genre sont des métiers d’avenir », assure-t-elle.

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Et l'angliche des eurocrates, c'est pour bientôt la sortie ?

Sans le moindre débat démocratique, l’Union européenne a basculé vers une hégémonie anglophone. Cette question est pourtant centrale et touche à l’identité des peuples. Le départ du Royaume-Uni peut-il changer la donne ?


Il est loin le temps où Umberto Eco pouvait proclamer, sans crainte d’être détrompé, « la langue de l’Europe c’est la traduction ». Désormais, au moins dans les institutions communautaires, c’est « Speak English or die », du nom d’un album du groupe rock Stormtrooper of Death. En quelques années, l’Union a basculé vers une hégémonie anglophone, sans qu’à aucun moment il n’y ait eu le moindre débat démocratique sur cette question pourtant centrale qui touche à l’identité des peuples. Le départ du Royaume-Uni peut-il changer la donne ?

« L’État profond » européen, celui des eurocrates et autres professionnels de l’Europe, ne l’entend pas de cette oreille à la fois parce que les (mauvaises) habitudes se prennent vite, mais aussi par crainte de voir le français reprendre la place qui était la sienne avant le grand élargissement de 2004.

Les Allemands, en particulier, qui savent que leur langue ne peut politiquement pas devenir la lingua franca de l’Union, sont parmi les plus farouches défenseurs de l’anglais afin de ne pas faire un cadeau aux Français…


Le « globish » règne en maître

Tout un argumentaire a donc été développé dès le lendemain du référendum de 2016 pour bétonner la place de l’anglais. D’abord, les défenseurs du statu quo font valoir que l’anglais n’étant plus la langue d’un grand pays, il devient neutre… Il fallait oser, car cela revient à reconnaître que jusque-là il ne l’était pas. Surtout, on se demande si, dans ce cas, il ne faudrait pas choisir le chinois comme langue de travail unique avant de ne pas avantager Irlandais, Maltais, Chypriotes, mais aussi les pays nordiques dont c’est la seconde langue maternelle…

Ensuite, affirment-ils, pourquoi modifier ce qui marche ? C’est confondre la cause et la conséquence : l’administration communautaire a imposé l’usage de l’anglais, ce n’est pas l’anglais qui s’est imposé tout seul. Chacun préfèrerait travailler dans sa langue ou du moins dans une langue qu’il maîtrise mieux que l’anglais. Beaucoup de fonctionnaires, de députés, de ministres peinent d’ailleurs à comprendre les subtilités juridiques des textes dont ils discutent voire, de plus en plus souvent, renoncent et font confiance à quelques « sachants ». En outre, il ne faut pas se tromper : l’anglais dont il s’agit n’a pas grand-chose à voir avec la langue de Shakespeare. À Bruxelles, c’est le globish qui règne en maître, une « langue » au vocabulaire et à la grammaire réduite devenue un nid à contresens.

À tel point que les « native English speaker » ont le plus grand mal à comprendre leurs interlocuteurs étrangers sans parler des interprètes et traducteurs de l’Union qui préféreraient que chacun parle sa langue, la seule que l’on maîtrise parfaitement. Le règne de ce globish s’est d’ailleurs traduit par un appauvrissement de la pensée européenne et de la qualité des textes juridiques dont beaucoup sont tout simplement intraduisibles dans les langues nationales. On oublie trop souvent que l’Union produit des normes obligatoires pour les citoyens de 27 pays, normes qui doivent être traduites pour être introduites dans les droits nationaux : le moindre contresens, la moindre incertitude peut avoir des conséquences pour la vie des citoyens et si le texte n’est pas compris de la même façon partout, il aboutit à maintenir la fragmentation du marché intérieur.

L’anglais n’est plus la langue officielle d’aucun état de l’UE

Enfin, dernière ligne de défense, le fameux règlement communautaire 58-1, le premier texte adopté par la Communauté économique européenne fixant les langues de l’Union. Comme il ne peut être modifié qu’à l’unanimité, les défenseurs de l’anglais pensent pouvoir dormir tranquilles. Le problème est qu’aucun des 27 États membres n’a notifié l’anglais comme langue officielle : pour l’Irlande, c’est le gaélique, pour Malte, le maltais, pour Chypre, le grec… Certes, ces pays pourraient notifier l’anglais comme seconde langue, mais cela risque d’ouvrir des revendications régionales difficilement maîtrisables (catalan, basque, corse, breton, etc.). Ce n’est pas un hasard si aucun pays n’a manifesté son intention de le faire.

Dès lors, continuer à utiliser l’anglais qui n’est la langue maternelle que de 7 millions de personnes sur un ensemble de 450 millions d’habitants n’a strictement plus aucun sens.

Autant dire que l’usage de l’anglais comme langue unique est à terme condamné, et ce, d’autant plus qu’on n’a jamais vu une langue s’imposer sans un grand État pour la soutenir. Le retour annoncé du multilinguisme et donc de la diversité culturelle, est sans doute l’une des meilleures nouvelles qui soient : contrairement à ce que pensent les eurocrates, on ne dirige pas un ensemble de 27 pays dans une langue que seule une minorité maîtrise. Cela s’appelle la démocratie.

Source : L'Écho (de la Bourse de Bruxelles)

Pour une poignée de féministes de plus en plus bruyante, l'hétérosexualité est une perversion et le mâle un ennemi

La semaine passée, Gabrielle Bouchard, l’homme qui se dit femme et qui est président·e de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a déclaré : « Les relations de couple hétérosexuelles sont vraiment violentes. En plus, la grande majorité sont des relations basées sur la religion. Il est peut-être temps d’avoir une conversation sur leur interdiction et abolition », a-t-elle écrit sur les médias sociaux.

Certains ont pu croire que le/la président·e de la FFQ faisait de la provocation. Mais pour une poignée de féministes de plus en plus bruyante, l’hétérosexualité est une perversion et le mâle un ennemi de la nature féminine. Perversion et nature, le langage n’est pas éloigné de la droite moralisatrice. 

On a donc, d’une part, ceux qui nous disent que l’homosexualité serait probablement innée et certainement pas un choix. Alors que d’autres nous disent que l’hétérosexualité serait le résultat d’un conditionnement social, état que l’on pourrait donc changer pour le plus grand bien de tant de femmes.
Certains, plus modérés, soutiennent que l’homosexualité et l’hétérosexualité sont le résultat d’un mélange d’attirances innées, mais également de facteurs environnementaux et de pressions sociales. Mais, si c’est le cas, pourquoi ne pas vouloir modifier les facteurs environnementaux et la pression sociale pour privilégier une orientation particulière ?


Une manifestation féministe non mixte, organisée en marge du contre-sommet du G7, Irún (Espagne), 22 août 2019.

Texte d’Isabelle Marlier est écrivain et ethnologue paru dans Causeur :
Le 23 novembre dernier, au cours de la manifestation organisée à Paris par le collectif # Noustoutes, les manifestantes brandissaient une belle collection de pancartes : entre les « Men are trash » [les hommes sont des ordures], « Leur haine, nos mortes », « Les femmes ont du sang entre les cuisses, les hommes en ont sur les mains », on lisait aussi « Je suis hétéro, c’est le drame de ma vie » et « Délivrez-nous du mâle, soyez lesbiennes ». Ce n’est un secret pour personne, les féministes occidentales ont une dent contre les hommes hétérosexuels. Contre le « système patriarcal », disent les plus modérées, mais puisqu’elles attribuent cette structure sociale aux hommes qui en seraient tant les fondateurs que les bénéficiaires exclusifs (à l’exception des femmes « victimes de misogynie intériorisée » ou qui coucheraient par opportunisme avec l’occupant), la distinction relève de la langue de bois. Le mâle, c’est le mal pour une minorité d’idéologues de plus en plus bruyantes et visibles, qui parviennent à fédérer des sympathisantes autour d’un concept, celui de « sororité », bien difficile à incarner sans la désignation, l’essentialisation et la diabolisation d’un ennemi commun — L’ennemi principal, comme le veut le titre d’un ouvrage de Christine Delphy. C’est à se demander quand seront proposées des thérapies pour guérir de l’hétérosexualité.


Ces derniers temps, en effet, se multiplient les pastilles vidéo et les articles de presse où des icônes de la cause — aux États-Unis comme en France — s’interrogent sur la « compatibilité entre idéaux féministes et couple hétérosexuel », et où l’hétérosexualité est présentée comme le produit d’un conditionnement social. Un festival organisé en septembre 2019 à Paris a ainsi proposé de « sortir de l’hétérosexualité » réduite à une « fiction politique » : « On parle beaucoup de genre, mais moins de la production des morphologies, des hormones ou du génome, qui sont également conditionnés par des politiques de contrainte des mouvements ou de l’alimentation des femmes, qui produisent au fur et à mesure des années une binarisation des corps. Les corps ne sont pas une donnée, mais des archives du sexisme et du patriarcat. […] L’hétérosexualité n’a qu’à bien se tenir ! »

La romancière Virginie Despentes, dans un récent volet du podcast « Les couilles sur la table », affirme que « toutes les femmes seraient lesbiennes sans injonction sociale à l’hétérosexualité » (sauf quelques « rares grandes amoureuses comme Béatrice Dalle »). Odile Fillod, chercheuse indépendante qui s’est spécialisée dans la réfutation d’études relatives aux différences d’origine biologique entre hommes et femmes, dit quant à elle qu’« on peut parfaitement imaginer que si […] la plupart des hommes sont attirés exclusivement par des femmes et réciproquement, c’est entièrement sous l’effet de l’injonction culturelle massive à l’identification à un genre et à la sexualité hétérosexuelle à laquelle sont soumis les êtres humains dès leur naissance ».

Bref, nous sommes de plus en plus abreuvés de discours qui nient la nature de l’hétérosexualité, certains n’hésitant pas à en faire une pathologie ou une déviance acquises, dont il faudrait impérativement se débarrasser [...]. Quand des féministes en lutte « contre les violences faites aux femmes » proposent de délivrer celles-ci du mâle en devenant lesbiennes, elles usent du même argument que les promoteurs des thérapies de conversion qui voient chez les lesbiennes des victimes d’abus sexuels. [...] Particulièrement inquiètes d’une diffusion des études de psychologie évolutionniste, qui risquerait de donner du grain à moudre aux conservateurs de tout bord [...], ces féministes leur en fournissent néanmoins par brouettes en défendant d’arrache-pied des thèses hors-sol [...].

Parallèlement à ces attaques, jusqu’ici principalement rhétoriques, contre l’hétérosexualité, on assiste au sein du mouvement féministe à une floraison d’idées et d’initiatives qui flirtent étroitement avec l’irrationnel via le regain de la sorcellerie, où les femmes se retrouvent associées à la nature comme sous la plume de philosophes phallocrates d’antan. Cet engouement, qui donne lieu à pléthore de publications et d’événements divers, est souvent relié en Occident francophone à l’ouvrage de Mona Chollet, dont la thèse téléologique (les chasses aux sorcières de la Renaissance sont des crimes de masse misogynes visant à exclure les femmes du travail salarié en vue de l’avènement du capitalisme) s’est vu réfutée illico par des travaux d’historiens. Qu’à cela ne tienne ! Même la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, confie sans fard dans les médias sa foi dans cette version chic et révisionniste d’un fléau social antédiluvien qui fait encore des mort(e)s aujourd’hui, notamment en Afrique. C’est d’ailleurs entourée d’artistes et d’intellectuelles que cette représentante du gouvernement a signé l’appel « Sorcières de tous les pays, unissons-nous ! » (où, reconnaissons-le, une petite place est faite aux femmes ostracisées, puis assassinées de nos jours par leurs proches et voisins, comme à la Renaissance, en vue de leur voler leur statut et/ou leurs biens).

Alors... à quand les séminaires de sorcellerie pour sortir de l’hétérosexualité ? À quand les stages écoféministes de « reconnexion profonde avec le vivant » où il sera psalmodié aux participantes que « ce n’est pas leur destin de faire leur vie avec des hommes et pour les hommes, et qu’il y a des marges de manœuvre à gagner : en devenant lesbienne et en construisant une vie commune avec d’autres femmes, mais aussi en faisant collectivement la critique de l’hétérosexualité pour montrer que ça n’a rien d’une évidence » ? À quand, au nom de la lutte « contre les violences faites aux femmes », les séances d’exorcisme pour chasser du corps et de l’âme des hétérosexuel (le) s le diable « patriarcal » ? Et au prix de quelles souffrances pour les en délivrer — en vain ?

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Le professeur Jordan Peterson explique pourquoi le monde ne s'unira pas pour résoudre le problème complexe du changement climatique.



Utiliser la molette à droite sous la vidéo pour traduire automatiquement les sous-titres, la traduction automatique est raisonnablement bonne.


vendredi 31 janvier 2020

Le charabia de Fédération des femmes du Québec


Nous avons analysé quelques documents de la Fédération des femmes du Québec grâce à nos outils linguistiques de pointe pour y débusquer le jargon et les éléments de novlangue.

La liste des termes jargonneux provient principalement du programme des deux journées de formations qu’organise la FFQ le 27 et 28 mars 2020 à Sherbrooke (ou plutôt sur une « partie du N’dakinna, le territoire ancestral de la Nation Waban-Aki »), du Rapport d’activité 2018-2019 et de la boîte à outils de la FFQ.

Terme
Exemple
Afroféministe
Marlihan Lopez est une activiste afroféministe
Agentivité 
la décision de soutenir toutes les femmes dans leurs décisions et dans leur agentivité
reconnaissance de l’agentivité des femmes dans la prostitution/industrie du sexe
Ami·e
En devenant ami.e de la FFQ
le statut d’ami.e de la FFQ est fait pour vous
Blantriarcal
un cadre organisationnel interne blantriarcal, favorisant les rapports d’oppressions.
Citoyen·ne·s
l’ensemble des organisations d’un territoire ainsi que les citoyen.ne.s
Décoloniale
Militante féministe décoloniale et antiraciste
Extractivisme
Femmes en résistance contre l’extractivisme
Féministes réactionnaires
La #mexplication appliquée aux féministes réactionnaires

« montée d’un féminisme réactionnaire ou un féminisme identitaire » qui utilise les mêmes procédés qu’Éric Duhaime et Maxime Bernier...

[Puis, sans qu’on voie le rapport : mention des « Célèbres cinq », des féministes suffragettes de 1927]

« elles étaient eugénistes qui visaient à stériliser les femmes appartenant à des races qu’elles considéraient comme inférieures... »

[Quel rapport avec la situation actuelle ? Qui veut stériliser les femmes ? À part les écologistes, mais en les effrayant quant à l’avenir de la Terre-Mère...]

   
[Émission avec Gabrielle Bouchard, l’homme qui se dit femme et qui est président·e de la Fédération des femmes du Québec (FFQ),  à l’antenne CKIA 88,3 MF de « la seule matinale progressiste de Québec ». La FFQ (vos impôts) a participé aux frais de cette émission.]
Hétérocisnormativité
autres stratégies pour déconstruire notamment l’hétérocisnormativité prégnante de nos milieux de travail.
Hétérosexisme
éliminer le patriarcat et tous les autres systèmes d’oppression ou de domination avec lesquels il est imbriqué, comme le capitalisme, le racisme, l’impérialisme, l’hétérosexisme, le colonialisme, le capacitisme et l’âgisme qui fonctionnent ensemble pour marginaliser et exploiter les femmes éliminer le patriarcat et tous les autres systèmes d’oppression ou de domination avec lesquels il est imbriqué, comme le capitalisme, le racisme, l’impérialisme, l’hétérosexisme, le colonialisme, le capacitisme et l’âgisme qui fonctionnent ensemble pour marginaliser et exploiter les femmes aux plans sexuel, social, économique, culturel, politique et religieux.
Iel
Il est absolument essentiel de respecter les pronoms choisis par chaque personne (ex : elle, iel)

Séré Beauchesne Lévesque est un. e activiste trans non-binaire de Sherbrooke.

Iel a fondé le Groupe d’action trans  

Iel tient le blog Exaspérance trans.
Intersectionnalité
l’intersectionnalité dans nos prises de positions

Cet atelier est une initiation interactive qui permettra aux participantes de saisir la complexité de l’analyse intersectionnelle et de voir à travers des mises en situation réelles comment cette analyse est transversale à l’ensemble de nos champs d’action.

Actuellement elle occupe le poste de chargée des pratiques intersectionnelles  

L’environnement, c’est intersectionnel
Invisibilisant
Cela n’a pas empêché certains titres de presse de nous présenter comme une organisation pour la prostitution... en invisibilisant grossièrement le sens de notre proposition.
Lgbtqia2+
Faciliter le militantisme lgbtqia2+ : Des stratégies syndicales à mettre en place
Nombreuxes
nous sommes nombreuxes à bénéficier [sic, pâtir ?] de systèmes profondément inégalitaires
Pansexuelle
Une personne pansexuelle est attirée sexuellement par les personnes indépendamment de leur genre.
Racisées
les femmes racisées font face à plusieurs barrières : sous- représentées, confinées aux postes contractuels, non prises aux sérieux lorsqu’elles dénoncent le racisme/maintenir en emploi les femmes racisées  

une organisation féministe par et pour les femmes racisées engagées à créer des espaces inclusifs
Senti
Plusieurs gardiennes du senti seront présentes pendant le Forum. Les gardiennes du senti sont une ressource pour soutenir l’ensemble des participantes à créer un Forum sans oppressions.
Tokenisées
les femmes racisées font face à plusieurs barrières : [...]  « tokenisées »
Toustes
Si nous sommes toustes féministes, nous ne vivons pas pour autant toustes les mêmes oppressions

Quelles femmes du Québec cette FFQ extrémiste représente-t-elle encore ?

Ces projets sont rendus possibles grâce à vos impôts par le biais d’une subvention du ministère fédéral des Femmes et de l’Égalité des genres (oui, oui cela existe).





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jeudi 30 janvier 2020

Enfants anxieux ? Normal... avec l'école et la société actuelles

Chronique de Denise Bombardier sur le fait qu’il y aurait entre 8 % et 14 % de petits Québécois qui sont considérés comme anxieux et traités pour celle-ci. Notons qu’il y a déjà plus de dix ans une étude internationale s’était penchée sur cette grande conquête québécoise, les garderies fortement subventionnées et syndicalisées, et avait découvert qu’un bambin sur 6 était déprimé ou anxieux. Une autre étude en 2015 soulignait une nouvelle fois les points négatifs des garderies dites universelles. Rappelons que les mères qui veulent garder elles-mêmes leurs enfants sont financièrement défavorisées par l’État québécois par rapport à celles qui confient leurs enfants en bas âge à des tiers dûment approuvés par l’État.


L’anxiété des enfants québécois est bien connue. Il y aurait entre 8 % et 14 % de petits qui ont reçu un diagnostic et ont ainsi été mis sous médication au Québec. Les causes sont multiples et le déni des adultes est évident. Personne ne veut être culpabilisé.

Éclatement de la famille

L’éclatement de la famille y joue un rôle. Plus de la moitié des enfants assistent à la rupture de leurs parents. À 12 ans, certains ont traversé parfois trois ou quatre ruptures amoureuses d’un parent. Ils ont dû s’adapter à de nouveaux conjoints et ont vu défiler des grands-parents, demi-sœurs et demi-frères passagers.
« À la maison, je m’ennuie !
À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30

Maternelles gouvernementales

À l’école, des enfants de maternelle à Montréal ont subi neuf suppléants depuis septembre dernier faute d’enseignants permanents.

Écoanxiété entretenue

De plus, les discussions sur l’environnement, qui devraient être à l’initiative d’enseignants responsables et rassurants, plongent de nombreux enfants dans l’écoanxiété. Celle-ci est aussi relayée par les médias portés à dramatiser la santé de la planète pour un public très diversifié. Et l’enfer d’antan est remplacé par l’apocalypse planétaire prophétisée par la jeune et perturbée Greta Thunberg.

École du correctivisme politique, LGBTQ

En classe, l’enseignement impose la rectitude politique nourrie du relativisme. Des enfants se font mettre en garde contre l’intolérance par des enseignants adeptes de la fluidité des genres. Exit le féminin et le masculin.

Les enfants apprennent le libre choix. « Je serai bisexuelle quand je serai grande », a déclaré une fillette de 11 ans, entendue par hasard à Radio-Canada la semaine dernière.

Une garderie de Notre-Dame-de-Grâce reçoit régulièrement une drag queen [un travesti] avec la bénédiction de la directrice et l’assentiment des parents. Le travelo lit des contes aux enfants bluffés par son déguisement.

SQDC = Société gouvernementale québécoise qui vend du cannabis


Faut-il se surprendre que ce regain d’anxiété se poursuive chez les adolescents qui auront, eux, à 21 ans, la possibilité légale de se déstresser en fumant des joints ? Du moins, ils l’espèrent.

Au secours !



Une nouvelle étude souligne les conséquences néfastes des garderies « universelles » québécoises

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