mardi 15 décembre 2015

Québec — Toujours pas de plan pour l'amélioration du français à l'école

Une année complète s’est écoulée depuis la promesse faite par M. Bolduc et le ministère de l’Éducation n’a toujours pas annoncé de stratégie.

L’engagement visant à promouvoir une meilleure maîtrise du français à l’école figure sur la liste des promesses non tenues du gouvernement Couillard.

Disant être conscient des lacunes observées chez les élèves à la fin du secondaire, particulièrement en orthographe et en grammaire, l’ex-ministre de l’Éducation Yves Bolduc s’était engagé publiquement en décembre 2014 à adopter une stratégie destinée à renforcer l’apprentissage du français au primaire et au secondaire, et ce, dès « le début de l’année 2015 ».

Il avait élaboré un plan d’action en cinq axes et entrepris une série de consultations, avant de quitter brusquement la politique en février.

Or une année complète s’est écoulée depuis la promesse faite par M. Bolduc et le ministère de l’Éducation n’a toujours pas annoncé de stratégie.

D’abord réticent, l’ex-ministre Bolduc a accepté de mettre de côté son devoir de réserve pour se porter à la défense du français à l’école. Sans vouloir critiquer ouvertement son successeur, il réaffirme l’importance au Québec de fournir un effort additionnel si l’on veut que les jeunes quittent le secondaire en étant aptes à écrire un texte dans un français de qualité.

« Il y a un travail à faire, vraiment, au niveau scolaire pour renforcer le français chez nos jeunes », a-t-il indiqué récemment en entrevue à La Presse canadienne.

« Le français est la langue qui est prépondérante au Québec [euh, seule langue commune et officielle en théorie !], et c’est important que les gens la maîtrisent », dit celui qui est retourné à la pratique médicale.

M. Bolduc avait soulevé la controverse en août 2014, quand il avait déclaré que les commissions scolaires devaient acheter moins de livres pour compenser les compressions budgétaires imposées par Québec. Certains y ont vu une indifférence inacceptable du ministre à la maîtrise de la lecture, ce qui l’aurait blessé.

Il soutient au contraire que la révision des cours de français avait toujours été pour lui une priorité.

Son successeur, François Blais, a écarté le plan d’action de M. Bolduc. En poste depuis 10 mois, on ne connaît toujours pas ses intentions en ce domaine, et il ne se fixe aucune échéance pour agir. Le milieu de l’éducation ne les connaît pas non plus, car il n’a consulté personne, ont indiqué plusieurs sources issues des regroupements d’enseignants et des syndicats. M. Blais a refusé une demande d’entrevue.

La faiblesse des élèves québécois en français est démontrée et le problème tend à s’accroître d’année en année.

Après 11 années de scolarité, tous les élèves doivent subir une épreuve de français écrit à la fin du secondaire. Même s’ils peuvent consulter un dictionnaire, une grammaire et un recueil de conjugaisons, 27 pour cent d’entre eux n’ont pas réussi le test en 2014. C’est 10 pour cent d’échec de plus qu’en 2009. Si l’on isole les critères de la grammaire et l’orthographe, on constate que cette année-là 45 pour cent ont échoué au test. Pratiquement un sur deux.

Le ministre Blais reconnaît le problème. Le 15 août, il déclarait ceci : « Sur le français au Québec, on ne peut pas faire de concession. Quand on regarde la performance des élèves au Québec en littératie, quand on compare avec le Canada et l’OCDE, aux grands examens internationaux, c’est là qu’on a une faiblesse. »

Dans son discours inaugural, le premier ministre Philippe Couillard avait lui aussi rappelé l’importance d’« insister sur l’apprentissage des langues. Le français qui nous définit comme peuple, l’anglais et les autres langues qui sont des fenêtres sur le monde ». [Euh, le français n’ouvre-t-il pas aussi sur le monde... la francophonie c’est 80 États et pays...] Un des engagements libéraux en campagne électorale consistait à « accentuer la promotion de la qualité du français dès l’école primaire ».

On notera que la mise en place des cours d’anglais intensif pour les élèves québécois francophones a bien eu lieu. Rappelons également que le nombre d’heures consacré à l’étude du français et à l’étude en français a fortement baissé au Québec en trente ans : le nombre d’heures d’études est limité, le triplement du nombre d'heures consacré à l'anglais en 30 ans et la multiplication d’activités et de cours non essentiels surtout au primaire n’améliorent pas les choses.

Voir aussi

Québec — Triplement du nombre d'heures d'anglais en une trentaine d'années

Québec — L’anglais intensif à toute vapeur

Priorité du nouveau ministre : renforcer l'immersion en anglais et la médicamentisation ?

L'État impose plus d'anglais dès le primaire, qu'en dit un linguiste ?

Recul du français comme langue de travail au Québec et à Montréal

Lecture — la catastrophe québécoise

La langue de travail au Québec - Le bilinguisme prend le pas sur le français

Bock-Côté : « à Montréal, les francophones ont droit à un accommodement raisonnable »

Les francophones bientôt minoritaires à Montréal, légère baisse des francophones dans l'ensemble du Québec

Étude — La testostérone change la structure du cerveau

L’imagerie cérébrale montre qu’une thérapie à base de testostérone a pour effet de changer la structure du cerveau. On sait déjà que l’hormone mâle, la testostérone, exerce une influence significative sur les facultés cognitives et le comportement humain : plus la quantité de testostérone est grande, par exemple, et plus la fluidité verbale diminue. C’est la raison pour laquelle les femmes ont en moyenne une meilleure fluidité verbale que les hommes.

Des chercheurs de l’Université de Vienne et de l’Université d’Amsterdam ont examiné le cerveau de 18 transsexuels féminins désirant se « masculiniser » avant et après le traitement à la testostérone qu’ils ont subi.

L’imagerie cérébrale par résonance magnétique a révélé que, quatre semaines après le traitement, le volume de matière grise des sujets avait diminué dans deux régions précises du cerveau, la zone de Broca et la zone de Wernicke, qui sont directement responsables du traitement du langage, tandis que la matière blanche qui relie ces deux régions avait au contraire augmenté. C’est une preuve supplémentaire du caractère sexué de la distribution des zones du cerveau.

Source


Le stéréotype de la fluidité verbale

Voir aussi

Le cerveau des femmes est mieux préparé que celui des hommes pour faire face aux défauts génétiques

Boris Cyrulnik : l’école valorise la docilité des filles et dévalorise la hardiesse des garçons

Cerveau masculin et cerveau féminin

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Étude norvégienne — Plus un homme participe aux tâches ménagères, plus il y a risque de divorce

L’affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre


L'héritage des Carolingiens


Grâce à l’école carolingienne, une partie des textes qui avaient été étudiés dans l’Antiquité est sauvée, une partie, car si nous connaissons près de huit cents noms d’auteurs latins, nous n’avons que cent cinquante œuvres. Les maîtres carolingiens ont fait recopier par les scribes les livres qui leur paraissaient importants pour les classes, ils sont devenus des « classiques » : Virgile, « le père de l’Occident », Horace, Térence, Quintilien, Sénèque, Cicéron, etc. Ainsi sont faits, dès cette époque, des choix d’auteurs, des autorités que tout écolier, tout lettré devaient suivre. Même si une petite partie de l’héritage littéraire romain nous est parvenue ainsi, la dette que l’Occident doit aux lettrés carolingiens est immense. Sur les huit mille manuscrits carolingiens que l’on a dénombrés encore existants, plusieurs milliers concernent les auteurs antiques païens et chrétiens. Sans eux, la culture européenne aurait été tout autre.

Les Carolingiens de la deuxième génération ont été des humanistes. Virgile est admis, comme Cicéron, dans la société des élus. Nous n’avons qu’à reprendre les lettres de Loup de Ferrières pour être convaincus de cette passion des auteurs classiques. Les Carolingiens ont su, selon la belle phrase de Jean Leclercq, « concilier l’amour des lettres et le désir de Dieu ».

D’autre part, l’école carolingienne a sauvé la langue latine. Avant le VIIIe siècle, le latin, libéré de la contrainte scolaire, évoluait rapidement sous une forme de latin vulgaire, latin rustique, ce qui deviendra notre langue romane. Le latin disparaissait, les langues nationales le remplaçaient. La Renaissance carolingienne a donné un coup d’arrêt à cette évolution, en obligeant les lettrés à reprendre les leçons des grammairiens romains. Un poète du IXe siècle ne disait-il pas que Charlemagne avait mis autant d’ardeur à supprimer les incorrections des textes qu’à vaincre ses ennemis sur-le-champ de bataille ? Ainsi, le latin est redevenu un instrument de communication entre les hommes cultivés de l’Occident.

Des nains sur des épaules de géants : Maîtres et élèves au Moyen Âge,
Pierre Riché et Jacques Verger, 2006, Taillandier.



Voir aussi

« Promulgué le 23 mars 789, le capitulaire Admonitio generalis est un texte de 82 articles qui aborde tous les sujets pouvant figurer dans une constitution à la fin de 8e siècle, c’est-à-dire les droits, les obligations et les missions des sujets de Charles dans les domaines religieux, moral et intellectuel ». « Le chapitre 72, spécialement adressé aux prêtres, leur enjoint de respecter les préceptes de l’Évangile, de fonder des écoles où les enfants puissent lire, et de corriger scrupuleusement les textes qu’il s’agit de transcrire avec le plus grand soin »…

Éducation et enseignement à l’époque carolingienne

La Renaissance carolingienne

Les écoles du Palais

Objectivité — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la COP 21 dans la salle de presse



Selon le metteur en ligne de la vidéo : « Les journalistes dans la salle de presse de la COP 21 se soulèvent et applaudissent dans une liesse généralisée à la signature de l’accord. Ces reporters sont les garants d’une information scientifique, sobre, neutre et impartiale... »

On peut, en effet, se demander si c’est là le comportement de reporters qui doivent savoir rester impartiaux quand ils rapportent des événements. Vidéo prise par la journaliste spécialisée en environnement de l’hebdomadaire The Economist de Londres, Miranda Johnson.



L’accord de la COP21 devait-il même susciter une telle liesse parmi les journalistes ?

À voir, la liesse qui s’est emparée de l’assemblée de diplomates, de juristes et de journalistes au moment où Laurent Fabius a validé le texte de l’accord de Paris, on aurait presque regretté d’avoir titré, par anticipation, dans ces colonnes : « La Cop21 accouche d’une souris ». Un tel débordement de joie devait signifier que quelque chose d’historique s’était bien produit. « Je suis beaucoup plus optimiste pour l’humanité que je ne l’étais encore samedi matin », confiait d’ailleurs au Figaro le Dr Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale.

Que trouve-t-on, pourtant, dans cet accord de Paris tellement acclamé dans les médias ? Le souhait d’un réchauffement climatique contenu « bien en deçà de 2 °C » par rapport à l’ère préindustrielle. Pour s’en tenir à cette limite de température, des réductions massives de gaz à effet de serre (GES) devront être décidées. Des scientifiques ont trois ans pour affiner l’équivalence entre le volume de GES et la hausse des températures — un exercice très délicat (hasardeux même) mais sur lequel repose pourtant l’essentiel des calculs et extrapolations du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat). Disposant de cette limite théorique, les pays seraient alors amenés à revoir leur baisser chaque année leur émission de GES — mais seulement à partir de 2023.

Au-delà de ces objectifs, la question de la répartition de l’effort entre les différents pays est restée volontairement floue, celle des 100 milliards de dollars annuels promis aux pays en voie de développement (à partir de 2020) a été placée en annexe pour éviter que, considérée alors comme contraignante, elle soit rejetée par le Sénat américain.

Enfin, comme l’ont relevé nombre de spécialistes, le texte final fait sciemment l’impasse sur des sujets aussi cruciaux que le rôle des océans dans la régulation du climat et de la température, les transports aérien et maritime, les fleuves…

Pourquoi, alors, un tel enthousiasme ?

« Tout l’édifice de la gestion onusienne du climat était fragilisé, explique Philippe Verdier, l’ancien chef du service météorologique de France Télévisions renvoyé pour manque d’enthousiasme dans la foi réchauffiste et désormais employé par la chaîne russe RT France. Il fallait un accord pour éviter qu’il ne s’écroule. Personne n’a quitté la table, l’accord a été obtenu. De ce point de vue là, c’est donc un succès, mais ce n’est pas une surprise. »

Plutôt une condition sine qua non à la survie du système lui-même, dont la feuille de route est désormais tracée. Le texte doit être présenté par Ban Ki-moon au siège de l’ONU, à New York, le 22 avril 2016. Il pourra être ratifié durant un an et entrera en vigueur dès lors que 55 pays comptant pour au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre l’auront ratifié — ce qui peut, là aussi, augurer quelques surprises.

Le texte n’en est-il pas moins valable ?

« La plupart des termes présentés comme des progrès n’en sont pas vraiment, constate Philippe Verdier. C’est le cas de l’objectif des 2 °C, qui était déjà avancé à Copenhague, ou celui du fonds vert de 100 milliards par an qui date de Cancún en 2010. » Une somme jamais réunie depuis, même si la France, pour montrer l’exemple et conforter sa diplomatie, s’est d’ores et déjà engagée pour 5 milliards d’euros. Autre chose : c’est pour obtenir les voix de certains petits pays du Sud — notamment des îles du Pacifique ou de l’océan Indien — que l’objectif de 1,5 °C a été inscrit, provoquant le scepticisme de tous les spécialistes. « C’est totalement illusoire, reprend ainsi Philippe Verdier. Avec les projections de rejets de gaz à effet de serre actuellement disponibles, on est sur une trajectoire bien plus proche des 3 °C » si l’on doit croire les modèles informatiques.

Faut-il cependant regretter que les contraintes restent encore de réputation et ne soient pas nécessairement pourvues de sanctions ? Faut-il regretter que les mots « énergie fossile », ces réalités matérielles qui portent les croissances de la Chine, de l’Inde, du Venezuela ou de l’Arabie Saoudite, aient été soigneusement évités, pour ne fâcher personne ? Qu’aucune date n’ait été avancée pour l’arrêt de l’utilisation du pétrole ? « Parler de neutralité carbone — autant de carbone stocké ou absorbé que de carbone produit — à l’horizon 2050, c’est de toute façon irréalisable », souligne enfin Philippe Verdier.

Dans un autre registre, faut-il regretter les déceptions qui accompagnent ce texte quand elles sont ainsi exprimées : l’accord de Paris « refuse de s’attaquer à la machine à réchauffer la planète que constitue la globalisation économique et financière » (Geneviève Azam, de l’ONG Attac, citée par Libération) ; ou encore : « Le moteur fondamental de la crise climatique, c’est le capitalisme, et la nature même de l’économie extractive » (une ONG américaine) ? Faut-il réellement regretter que la COP21 ne parvienne pas « à sauver la planète », quand on se souvient qu’il paraît hasardeux de lui en laisser les clés ?

lundi 14 décembre 2015

Les femmes auraient peu d'enfants au Japon car elles se marient de moins en moins

La politique familiale a fait son grand retour au Japon au point de devenir l’une des priorités gouvernementales, la quatrième « flèche » des Abenomics. Le sujet était jusqu’alors persona non grata : le natalisme qui avait accompagné la préparation de la Seconde Guerre mondiale avait très mauvaise réputation. Mais alors que le « taux de fécondité » est tombé à 1,42 enfant par femme, très loin de la barre des 2,1 nécessaires pour assurer le renouvellement de la population, Shinzo Abe, le premier ministre, n’a pas hésité, en septembre 2015, à fixer un objectif chiffré. Une première. De même que la Banque du Japon et la BCE se donnent un objectif d’inflation de 2 %, il s’agit donc de retrouver un taux de fécondité de 1,8.
Une entreprise japonaise propose désormais
des « mariages en solo »
quand le prince charmant tarde trop

On croyait tout savoir sur les raisons de la dénatalité nippone, qui a commencé à la fin des années 1970, faisant du Japon un précurseur mondial à cet égard. La densité démographique considérable de l’Archipel, l’exiguïté des appartements, la cherté des études, la difficulté à concilier vie familiale et professionnelle pour les femmes... On avait tendance à oublier la plus essentielle : le mariage est un statut en voie de raréfaction.

Mme Yuriko Koike, représentante à la Diète nippone, le dit sans ambages. « Dans les sondages interrogeant les jeunes Japonais sur le nombre d’enfants qu’ils souhaiteraient avoir, ils répondent 2,02 en moyenne. [Le nombre d’enfants désiré dans nos pays occidentaux est systématiquement supérieur à la descendance réelle.] On s’est donc demandé pourquoi la natalité reste si basse. Après enquêtes et analyses, on a constaté que la principale raison est qu’il n’y a pas assez de lieux de rencontres et que, de ce fait, les hommes et les femmes se marient de moins en moins. Dans les années 1970, il y avait un million de mariages chaque année ; on ne compte aujourd’hui plus que 600 000 nouveaux couples par an. » Or le mariage reste une institution quasi obligée au pays du Soleil-Levant pour fonder une famille. On est aux antipodes de la France, où plus d’un enfant sur deux naît « hors mariage », comme disent les démographes (57,4 % en 2014 selon l’Ined). Au Québec la natalité est basse (1,6 enfant/femme) et la proportion de naissances issues de parents non mariés y est de 63 % en 2014.

Les raisons de ce dépérissement ne sont pas banales. Yuriko Koike en avance deux : « Autrefois, il y avait dans les quartiers des villes des marieuses, des faiseuses de mariages, qui connaissaient les familles et arrangeaient les rencontres. Or, cette pratique a disparu. De même, dans la vie professionnelle, des courtières d’assurances démarchaient les entreprises et allaient de bureau en bureau faisant la connaissance des gens et découvrant des affinités dont elles faisaient part aux intéressés. Or, désormais, les salariés souscrivent de plus en plus leurs polices par Internet. Ces liens personnels ont disparu. » Et de s’étonner que parmi les plus de 50 ans, un homme sur cinq ne se soit jamais marié.

Cette question revêt un tel caractère d’urgence que Yuriko Koike préside, au sein du Parti libéral-démocrate, actuellement au pouvoir, une « association pour encourager le mariage ». Mais pourquoi les gouvernements n’ont-ils pris conscience que tout récemment du problème de dénatalité alors que son déclin date de 1977 ? « Quand on fait chauffer l’eau très progressivement, la grenouille ne s’en aperçoit pas et finit par cuire, alors qu’elle aurait sursauté si on l’avait directement plongée dans l’eau bouillante. »

Pour sa part, le vieillissement ultrarapide (à peine un quart de siècle pour que les plus de 65 ans passent de 15 % à 25 % de la population) a suscité une réponse rapide des pouvoirs publics. Au point que les crédits budgétaires [pour les anciens] sont environ cent fois supérieurs aux aides à la famille : « Les personnes âgées sont de fidèles électeurs ! » ajoute la sémillante représentante du 10e district électoral de Tokyo.

Place aux jeunes : le Parlement discute en ce moment de l’abaissement du droit de vote, qui pourrait être ramené de 20 à 18 ans en juillet 2016, à l’occasion des élections sénatoriales. Autre ardente obligation politique : « marions-les ». Mme Koike n’en démord pas : « Il est certes important d’aider les couples, en construisant des crèches et des écoles, mais pour cela il faut faire augmenter le nombre des mariages. » Elle est une farouche partisane des mesures fiscales actuellement en discussion à la Diète. « Les frais d’accouchement, mais également les frais de mariage, pourraient être déduits des droits de succession à concurrence de 3 millions de yens (23 000 euros), » suggère-t-elle. Tout comme les « entreprises de rencontre » , qu'elles soient réelles ou sur Internet, doivent être encouragées.

Curieusement, la société japonaise rêve du mariage. Une entreprise de Kyoto, l'ancienne ville impériale aux mille jardins, vient d'inventer le mariage en solo : pendant un ou deux jours, les femmes de tout âge peuvent vivre une cérémonie radieuse, en kimono traditionnel ou en robe de mariée occidentale. Les clientes ont en général entre 35 et 60 ans, et pas forcément célibataires : certaines regrettent de ne pas avoir vécu une telle cérémonie lors de leur mariage, faute d'argent ou de temps. Ces simulacres ne sont évidemment pas du goût de Yuriko Koike, dont la devise pourrait être « Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ».

Source : extraits du Figaro, édité

New York — Pas de Noël à l'école...

Cette année, les enfants de l’école 169 du quartier de Brooklyn à New York ne fêteront pas Noël et ne décoreront pas de sapin : à la place, ils participeront à la « fête de la récolte » et aux « festivités hivernales ». La nouvelle directrice Eujin Jaela Kim (ci-contre) est à l’origine de cette décision.

Près de 1 600 enfants étudient dans cette école, dont 95 % sont issus de familles originaires d’Asie et d’Amérique latine. Les enseignants qualifient cette nouveauté de « marque excessive de rectitude politique ».

« Il nous est absolument interdit de prononcer le mot “Noël” ou “Père Noël”. Aucune décoration de sapin sous la forme d’anges ou d’étoiles n’est autorisée, car, figurez-vous, ils représentent un système religieux comme l’étoile de David », a révélé à la presse Mimi Ferrer, présidente de l’Association de parents d’élèves de Brooklyn.

La directrice de l’école n’a pas répondu aux appels des journaux new-yorkais. Par contre, on sait que son adjoint Jose Chaparro avait rédigé il y a un mois des notes de service destinées aux enseignants et aux élèves leur recommandant de dire « fête de la récolte » au lieu de « Action de grâces », et « festivités hivernales » au lieu de Noël.

Jose Chaparro préconisait aussi aux enseignants de « faire preuve de délicatesse envers la diversité et la particularité des familles des élèves ». « Tous les enfants ne célèbrent pas les mêmes fêtes », expliquait-il.

Dans sa dernière directive, le département de l’éducation de Brooklyn a toutefois autorisé d’installer dans les écoles des symboles religieux tels que le sapin de Noël [ce n’est pas un symbole religieux chrétien...], les chandeliers judaïques menora et des étoiles islamiques avec un croissant. Cependant, les images des divinités, des guides spirituels ou des écritures sont interdites.


Source

Voir aussi

Noël dans 30 ans, enfin laïque, bio, tolérant et morne ?

L’Université du Tennessee veut « interdire » Noël

« On ne dira bientôt plus Noël » en public

Angleterre — Plus du tiers des enfants de 10 à 13 ans ne savent pas ce que Noël fête

Laïcisme en folie ? École renomme les œufs de Pâques des « sphères printanières »

Pas de décorations de Noël dans les bâtiments de Service Canada

Jacques Brassard : Se souhaiter Joyeux Noël est inconvenant, mais enseigner l’animisme écolo-Nouvel-Âge à nos enfants et petits-enfants est tout à fait digne et bienséant.

Chanson de Noël interdite par l’école, elle est à connotation religieuse

Expulser la religion (et le choix) de la ronde des bambins au Québec

Joyeux Noël ou Joyeux décembre, monsieur Orwell ?

Zürich (Suisse) — pas de chant de Noël religieux dans les écoles publiques

Le sapin « des Fêtes » redevenu « de Noël » de l’Assemblée nationale

dimanche 13 décembre 2015

Laïcité à géométrie variable — Écoliers ontariens chantent un chant musulman fondateur

Une vidéo montrant des écoliers ontariens qui interprètent un chant traditionnel musulman suscite de nombreux commentaires. Elle a été interprétée à l’École secondaire publique De La Salle à Ottawa le 3 décembre, enregistrée par un parent et mise en ligne sur YouTube le 11 décembre avec le titre « Bienvenue au Canada aux réfugiés syriens ».

Ce chant, vieux de plusieurs siècles, serait celui qu’entendit Mahomet « lorsqu’il trouva refuge à Médine ».




Rappelons que la Syrie est un État multiconfessionnel en partie chrétien et druze. Comment devrait se sentir un réfugié chrétien syrien accueilli par un chant musulman ?

Voici la traduction du premier couplet du chant (nachîd) :
La pleine lune s’est levée, de la colline des adieux.
La gratitude s’impose à nous,
Aussi longtemps qu’un prédicateur appellera à Dieu.
Ô toi qui a été envoyé parmi nous !
Tu es venu avec un commandement auquel nous obéirons.
Tu es venu et tu as fait honneur à notre cité.
Sois le bienvenu ! Ô toi le meilleur des prédicateurs !

Selon Souhail Ftouh, avocat au barreau de Tunis, et délégué de l’organisation « Avocats Sans Frontières » pour la Tunisie, le contexte de ce chant est très particulier :
Le choix de ce chant islamique n’est pas innocent.

[...]

Le fait que « Tala `el-badrou`alaynâa » (la pleine lune s’est levée) a été chanté en arabe par des enfants canadiens autochtones démontre que cette initiative a été minutieusement préparée en profitant de l’ignorance des organisateurs occidentaux de la symbolique de ce chant, qui s’inscrit dans le contexte spécifique des débuts de l’Islam.

Dans le texte qui accompagne la vidéo sur YouTube, il est prétendu que ce chant avait accueilli Mahomet comme réfugié à Yathrib (future Médine).

Le 23 juin 622, à Aqaba, sur les bords de la mer Rouge, les représentants de Yathrib (une ville préislamique à 400 kilomètres au nord de La Mecque) signent avec Mahomet un pacte officiel de soumission et acceptent d’accueillir les disciples mecquois, au total 70 personnes. Peu après, le prophète s’installe à Médine en compagnie de son compagnon de guerre Abou Bakr, pour fonder les bases du premier État islamique de l’histoire.

À la suite de l’installation du prophète, Yathrib prend le nom de Medinat an-Nabi (« la ville du Prophète ») — Médine en français. Mahomet aménage, sans attendre, un lieu de prière ou mosquée (en arabe masjid) en son centre.

Depuis une décision du premier calife, Omar, l’année de l’Hégire marque le début officiel de l’islam, la nouvelle religion dont Mahomet a jeté les bases. Le nom de cette religion et celui de ses fidèles viennent d’une expression arabe qui signifie : « soumission à Dieu ».

[...]

Il n’y a donc, en principe, aucune similitude entre l’arrivée des réfugiés syriens au Canada et l’arrivée d’un conquérant pour établir un Califat et une nouvelle religion à Médine.

Le choix de ce chant historique n’a aucune raison d’être dans le contexte canadien. Mais pour les auditeurs musulmans, en tout cas, ce chant évoque indiscutablement la soumission de celui qui accueille.

On apprend par ailleurs qu’il s’agit d’une adaptation de la chanson traditionnelle et que la nachîd a été arrangée par la compositrice canadienne Laura Hawley. « La chanson a été rebaptisée Alhamdoulillah » (Dieu merci en arabe), a déclaré le directeur de la chorale Robert Filion. La chorale l’a interprétée lors d’un festival appelé « Les Choralies à De La Salle ».

Filion a déclaré que la chanson était sa tentative de valoriser la diversité culturelle et l’inclusion et qu’elle n’avait pas été prévue à l’origine pour les réfugiés syriens. En quoi un chant musulman est-il « inclusif » pour les Syriens chrétiens ? Comment expliquer un chant religieux musulman à l'école quand on bannit la dimension religieuse de Noël parce que cela ne serait pas assez inclusif ? (Voir aussi l'abandon de la crèche sous le sapin à l'Hôpital d'Ottawa suite à des plaintes de « membres de communautés culturelles » non précisées).


Suisse — Lutte aux vêtements « nationalistes » à l'école

Un enseignant d’une école secondaire suisse a prié dix élèves arborant une tenue patriotique d’aller se rhabiller.

Dix élèves d’une école secondaire de Gossau (canton de Saint-Gall) sont arrivés en cours vêtus d’une chemise edelweiss, vendredi. La vue de cet habit typiquement suisse a fortement déplu à un enseignant, qui les a priés d’aller se rhabiller. Selon la « SonntagsZeitung », le professeur a en effet estimé que cette tenue véhiculait des idées « racistes et xénophobes ». Les dix élèves avaient décidé de se pointer à l’école avec des chemises de paysan et d’entonner des chants patriotiques pour afficher leur « fierté d’être Suisses ». Des tensions avec des camarades originaires des Balkans seraient à l’origine de cette initiative, rapporte l’hebdomadaire alémanique.

Le directeur de l’école essaie de calmer le jeu. Patrick Perenzin rappelle que les chemises de paysan ne violent pas le code vestimentaire de l’établissement et qu’elles ne sont pas interdites. Mais il ajoute qu’à ses yeux, les dix élèves se sont mal comportés. Lorsqu’elle est arborée par un seul écolier, cette tenue patriotique n’a rien d’insultant. Mais quand dix élèves décident de la porter en même temps, c’est qu’ils essaient en effet de « faire passer un message », estime le directeur.

Une polémique similaire avait éclaté en mars dernier à Willisau (canton de Lucerne). Un établissement scolaire avait décidé d’interdire le port de la chemise edelweiss à la suite d’une altercation entre des écoliers albanais et suisses. « Provocant, discriminant et raciste. » C’est ainsi que les autorités locales de Willisau avaient qualifié la chemise traditionnelle suisse à motif d’edelweiss après avoir pris la décision d’interdire le port de cet habit dans l’établissement scolaire de la localité lucernoise. Sous le feu des critiques, l’école avait fini par faire machine arrière. La décision, avait alors expliqué la direction de l’école, était la conséquence d’une dispute qui a éclaté dernièrement entre des écoliers albanais et suisses. Les premiers, précise le quotidien alémanique, s’étaient rendus à l’école en provoquant leurs camarades suisses en arborant avec le symbole de l’aigle albanais, que l’on retrouve sur le drapeau du pays. Des élèves suisses avaient ensuite enfilé une chemise à edelweiss. Il ne semble pas que la direction de l’école avait à l’époque considéré l’aigle albanais comme raciste.

En musique, en yodlant, les vêtements peuvent-ils être racistes ?

Liens connexes
Suisse – Un site Internet pour dénoncer les « profs gauchistes »

Suisse — Parents troublés par des livres obligatoires qui initieraient à l’occultisme

Suisse — Interdiction de scolariser son enfant en anglais (et en allemand)

Suisse — introduction d’un cours de « religion et culture » obligatoire à Zurich

Suisse — référendum pour une justice fiscale envers toutes les familles

samedi 12 décembre 2015

L'État islamique appelle à tuer des enseignants en France

Le magazine francophone en ligne Dar al Islam, affilié à l’État islamique (EI), exhorte les parents musulmans à retirer leurs enfants des écoles françaises et à tuer les professeurs qui y enseignent la laïcité.

Dans son dernier numéro au titre révélateur « La France à genoux », le magazine, dont l’objectif est de réunir sous son égide les djihadistes français, se réjouit des attentats de Paris perpétrés au nom de « Daech » dans la nuit du 13 au 14 novembre.

Dar al Islam n’hésite pas à s’en prendre à l’école française, notamment aux cours de laïcité qu’il ne voit pas d’un bon œil.

Le but de cette éducation à la française, fustige le magazine, est « de cultiver chez les masses l’ignorance de la vraie religion et des valeurs morales telles que l’amour de la famille, la chasteté, la pudeur, le courage et la virilité chez les garçons ».

Et d’ajouter : « Cette éducation, dans le cas de la France en particulier, est un moyen de propagande servant à imposer le mode de pensée corrompu établi par la judéomaçonnerie ».

« Seule religion de vérité, l’islam ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique », poursuit le texte, « dont les valeurs ne sont pour le musulman qu’un tissu de mensonges et de mécréance ».

En guise de solution au problème, le magazine appelle les parents musulmans à émigrer vers le « Califat qui a mis en place des écoles où les programmes sont réellement islamiques et purifiés de toutes les mécréances ».

Toujours est-il que prendre la route de l’exode ne suffit pas aux prêcheurs de la « seule religion de vérité ». D’après eux, « il est une obligation de combattre et de tuer, de toutes les manières légiférées, ces ennemis d’Allah ».

Le magazine s’en prend à l’idée de la Charte de la laïcité car
  1. la religion et l’État ne peuvent être séparés, la seule loi ne peut être que la Charia ;
  2. l’islam s’oppose à la liberté de conscience ;
  3. l’égalité telle que prônée par les écoles de la République (mécréants et musulmans ne sont pas égaux, hommes et femmes ne sont pas égaux) ;
  4. le prosélytisme musulman est une obligation.

En outre, pour le magazine de l’État islamique, les écoles de la République enseignent des péchés et des mécréances :

  1. la laïcité et la démocratie sont de fausses religions ;
  2. la théorie darwiniste de l’évolution ;
  3. la tolérance et l’humanisme opposés au concept d’alliance et de désaveu ;
  4. l’interdiction de la prière ;
  5. la banalisation de la fornication et de l’homosexualité ;
  6. la mixité, « une porte ouverte vers la fornication » ;
  7. l’interdiction du hijab à l’école, car il « est évident que le but et la cible de cette interdiction est le hijab qu’Allah — du haut des sept cieux — a rendu obligatoire aux mères, épouses et filles des croyants » ;
  8. le dessin des êtres dotés d’âme ;
  9. la musique « présente à tous les niveaux de l’enseignement des écoles de la mécréance ».

Enfin, le magazine du Califat autoproclamé s’insurge contre les mécréants qui enlèvent des enfants musulmans à leurs familles pour « les élever dans la mécréance », car « ils font comme Pharaon ». Un autre combat pour les partisans de l’État islamique est « de les exfiltrer vers les terres du Califat » et de les réunir avec leurs parents dont ils ont été arrachés.


L’Université du Tennessee veut « interdire » Noël

« Afin d’être plus inclusif », le bureau de la diversité et de l’inclusion à l’Université du Tennessee à Knoxville a publié 10 recommandations qui bannissent l’aspect religieux et culturel des célébrations de Noël du personnel sur le campus.

Ces recommandations, publiées sur le site web du bureau, ont pour but de permettre aux employés de « célébrer et bâtir sur les relations de travail et le moral de l’équipe ».

Un par un, les points énoncés dépouillent les fêtes de Noël de leurs pratiques traditionnelles. Selon ce guide, les cartes de Noël et les décorations ne devraient pas comporter d’éléments « confessionnels ».

De plus, la nourriture et les boissons servies lors des célébrations ne devraient pas appartenir à une religion ou à une culture spécifique.

Ces accommodements raisonnables ont soulevé un tollé, si bien que certains législateurs de l’État ont demandé la démission du chancelier de l’université, Jimmy Cheek.

Depuis cette controverse, le bureau de la diversité et de l’inclusion a publié une « clarification » sur son site web.

« Nous reconnaissons que Noël est l’une des célébrations de la saison et de la naissance de Jésus. Il s’agit d’une fête chrétienne qui figure sur notre calendrier culturel des fêtes religieuses. Les pratiques que nous avons publiées sont une ressource en ligne pour les professeurs et le personnel afin de créer des célébrations plus inclusives au sein de leurs départements et de leurs unités administratives », est-il écrit.
VOICI LES 10 POINTS ÉNONCÉS :

1) Les célébrations des fêtes devraient être un moment pour renforcer les relations de travail et le moral de l’équipe sans mettre l’accent sur la religion ou la culture. Assurez-vous que votre fête de Noël n’est pas une fête déguisée.
2) Envisagez d’organiser une fête du Nouvel An en incluant un décor et de la nourriture inspirée par plusieurs religions et cultures. Utilisez cet événement pour redynamiser votre équipe et pour déterminer vos objectifs et priorités pour la nouvelle année.
3) Les superviseurs et les gestionnaires ne devraient pas endosser ou être perçu comme un endosseur d’une religion particulière ou d’une religion en général.
4) Si une personne choisit de ne pas venir à une fête, n’exercez pas de pression afin qu’elle soit présente. La participation doit être volontaire.
5) Encouragez les employés à apporter de la nourriture qui reflète leur religion et leur culture. Utilisez ces célébrations comme une occasion de partager nos différentes cultures.
6) Si vous comptez envoyer des cartes de Noël, assurez-vous qu’elles sont non confessionnelles.
7) Si vous aviez l’intention d’organiser des jeux ou un échange de cadeaux, assurez-vous qu’ils ne portent pas un nom à connotation religieuse ou qu’ils comportent des éléments culturels précis.
8) La décoration choisie ne doit pas appartenir à une religion ou à une culture particulière. Établissez des dates précises pour les installer et les enlever.
9) Les boissons servies lors des fêtes ne doivent pas appartenir non plus à une religion ou à une culture spécifique.
10) Le plus important est de célébrer de façon respectueuse et inclusive avec les étudiants et vos collègues de l’Université.

Réaction de Richard Martineau

Cette décision a suscité cette réaction du chroniqueur Richard Martineau.
Comme vous avez pu le lire hier, l’Université du Tennessee à Knoxville veut bannir l’aspect religieux et culturel des célébrations de Noël.
Ça, c’est comme si je voulais bannir l’aspect carnivore du Festival des côtes levées, du bacon et de la viande.

« Vous avez le droit de célébrer Noël pourvu que ça ne soit ni religieux ni culturel. »

Euh... c’est quoi, d’abord ?

La fête des sapins ? La célébration des boules ?

L’Université a publié 10 recommandations sur son site Web pour aider les employés à célébrer Noël... sans parler de culture ni de religion.

Recommandation 5 : « Encouragez les employés à apporter de la nourriture qui reflète leur religion et leur culture. Utilisez ces célébrations comme une occasion de partager nos différentes cultures. »

Donc, les Arabes musulmans ont le droit de célébrer leur culture, les Chinois bouddhistes ont le droit de célébrer leur culture, les Grecs orthodoxes ont le droit de célébrer leur culture... mais pas les Américains de souche protestants ou catholiques !

Ben coudonc...

Si tu fais partie d’une minorité, la société doit t’encourager à célébrer ta différence. Mais si tu fais partie de la majorité, ferme ta gueule et prends ton trou.
Plus tu es dans la marge, plus t’es cool. Plus tu te rapproches du centre, plus tu es suspect.

[...]

Extrait d’un texte publié par France Info, le 14 juin 2013 : « La population américaine change. Selon les données du dernier recensement, le nombre de naissances des Américains blancs est inférieur à celui des décès. Dans quelques décennies, les minorités auront la charge du pays... »

Donc, ça veut dire que dans quelques années, les Américains blancs pourront CÉLÉBRER leur culture et leur héritage sans se faire regarder de travers ?

Ils pourront même apporter de la dinde et des bûches de Noël à l’Université du Tennessee ?