samedi 18 janvier 2014

Allemagne — juge refuse la garde des enfants pour empêcher l'émigration des parents

Les cadettes Wunderlich
 à la rentrée scolaire
Marcus Malkmus, juge allemand des affaires familiales vient de refuser aux parents Wunderlich, persécutés parce qu'ils veulent instruire leurs enfants à la maison, la garde légale de leurs quatre enfants, afin que la famille ne puisse émigrer vers un pays où cette pratique est légale.

Les enfants Wunderlich, violemment séparés de leurs parents en août, sont retournés dans leur famille en septembre mais sous la tutelle de travailleurs sociaux. Les parents ont dû les envoyer à l’école publique contre leur volonté. Le jugement, rendu en décembre, qualifie la scolarisation à domicile de « mise en danger du bien-être de l’enfant », l’assimilant à une « camisole de force » qui condamne les enfants à « des années d’isolement »

Le juge avait toutefois précisé qu’aucun effet néfaste n’avait été constaté sur ces enfants qui ont bénéficié de longues années d'instruction dans leur foyer...



Source

HSLDA

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Commission scolaire a défendu seule le programme ECR selon La Presse

  Encore du journalisme professionnel de qualité !


« La commission scolaire des Chênes de Drummondville a déboursé autant [500.000 $] pour défendre seule devant la Cour suprême le programme d'éthique et de culture religieuse mis en place par le ministère de l'Éducation et qui était contesté par des parents. »
Or,

  • Le Ministère de l'Éducation est intervenu à toutes les étapes (cour supérieure, cour d'appel et cour suprême) et s'est montré le plus agressif dans son refus catégorique d'accorder une exemption au cours ECR. La Commission scolaire n'a donc jamais été seule pour nier la primauté des parents dans l'éducation de leurs enfants.

Mais bon, on ne va quand même pas demander de l'exactitude et de la subtilité aux journalistes.

   

En chiffres, ça promet !


53 % Proportion des élèves fréquentant l'école publique dans l'île de Montréal qui sont issus d'un ou de deux parents immigrants.

25 % Proportion des élèves fréquentant l'école publique dans l'île de Montréal qui sont issus d'un ou de deux parents immigrants.

25 % Un quart des élèves des commissions scolaires de Montréal et Marguerite-Bourgeoys sont nés à l'étranger.

Charte des valeurs — Québec a déjà jugé bon d'interdire le libre exercice de la religion


 Lettre ouverte dans la Gazette de Montréal de Paul Allen, professeur agrégé d'études théologiques de l'Université Concordia et membre du conseil d'administration du Conseil catholique d'expression anglaise. Extraits.

 « Alors que les consultations générales sur le projet de loi n° 60 ont lieu, il est temps de se pencher sur la façon dont le Québec en est arrivé à discriminer les personnes religieuses. Une piste de réponse tient au fait que la province a déjà jugé bon d'interdire le libre exercice de la religion dans les institutions, même si ce n’est que pour quelques heures par semaine.

En effet, il y a cinq ans, le Ministère de l'Éducation - sous le gouvernement précédent - a imposé son programme d’Éthique et culture religieuse (ECR) aux écoles du Québec en prétendant que celui contribuerait « à des relations sociales harmonieuses dans la société québécoise d’aujourd’hui. »

Mais il a également essayé d'imposer son programme aux écoles [dites] indépendantes, y compris le collège Loyola. Le Conseil catholique d'expression anglaise (English Speaking Catholic Council) défend la liberté religieuse et s'oppose au projet de loi n° 60 qui menace la liberté. L’attitude du ministère de l'Éducation envers Loyola la menace tout autant et aussi gravement.

Loyola a eu le courage de contester l’affront du ministère à son identité catholique. Quelle que soit notre affiliation religieuse, les Québécois devraient tous être reconnaissants que Loyola a choisi de s’opposer. D’ici quelques mois, sa cause sera entendue par la Cour suprême du Canada. Pour l'amour de la liberté de religion et la liberté d'expression, ainsi que la liberté d'association, qui sont toutes garanties par la Constitution, il faut espérer que Loyola prévaudra. »




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Tout sur les écoles « hors contrat » françaises


Les écoles « hors contrat » françaises font régulièrement parler d’elles, tout particulièrement en fin d’année scolaire, quand s’épuisent les solutions auprès des écoles publiques ou privées sous contrat. Beaucoup de parents s’interrogent alors sur la nature de ces établissements, leurs résultats, leur sérieux, les risques encourus, etc. Thomas Jallaud (ci-contre) nous explique ce qui caractérise ces écoles qualifiées aussi d’écoles indépendantes.

— Qu’est-ce qu’une école hors contrat ?

TJ — Ce qui caractérise l’ensemble des écoles hors contrat est leur liberté pédagogique. Par définition, ce sont des entreprises privées (ou associations loi 1901) totalement indépendantes de l’Éducation nationale et donc libres d’appliquer le projet pédagogique qu’elles souhaitent prodiguer. Elles procèdent elles-mêmes au recrutement de leurs enseignants, et les rémunèrent directement, tandis que les écoles privées sous contrat voient leurs enseignants payés par l’Éducation nationale. Dans la réalité des faits, les écoles hors contrat, dans leur majorité, appliquent les programmes officiels.

— Quel est leur poids dans le paysage éducatif en France ?

TJ — Les écoles hors contrat, du primaire au supérieur, sans compter les cours de soutien et à distance, représentent aujourd’hui un peu plus de 2000 établissements. Le supérieur se taille la part du lion avec environ 1500 établissements, le solde se partageant entre le primaire (180 écoles) et le secondaire (190 écoles). On remarque depuis un peu plus de 5 ans un certain nombre de créations d’établissements hors contrat, en particulier sous l’impulsion de la Fondation pour l’école, créée en 2008.

— N’y a-t-il pas un risque en terme d’intégration ou d’employabilité ? N’est-ce pas un risque de marginalisation ?

TJ — Dans le supérieur, un certain nombre d’établissements obtiennent différentes formes d’homologations qui les crédibilisent aux yeux de leur clientèle et leur permettent de se démarquer de la rude concurrence existant sur ce segment de marché. Dans le secondaire, la plupart des établissements préparent au baccalauréat, ce qui rend nécessaire un respect très strict du programme, tandis que dans le primaire, là où dominent les écoles à pédagogie différente, on se doit de préparer les élèves à être en mesure de poursuivre leur scolarité en collège dans un établissement public ou sous contrat. Il faut abattre l’idée reçue selon laquelle quand on est dans une école hors contrat en primaire et secondaire on est condamné à y rester jusqu’à la fin de sa scolarité. Les rectorats organisent au mois d’avril de chaque année un examen de retour vers la sphère de l’Éducation nationale, se présentant sous la forme de 3 épreuves à passer (mathématiques, français et anglais), pour lesquelles l’élève doit obtenir la moyenne. Si l'on a choisi une école hors contrat de qualité et appropriée, le succès à cet examen ne pose pas problème.

— Pouvez-vous nous donner des exemples concrets illustrant les principes fondateurs d’un établissement hors contrat ?

TJ — Ce qui va faire la différence, dans le primaire et le secondaire, ce sont les méthodes pédagogiques utilisées (Montessori, Steiner, Faure etc.), les projets pédagogiques développés qui sont fortement marqués par la personnalité du fondateur de l’école (souvent une personne charismatique), voire la dimension idéologique et/ou confessionnelle qui préside à ces projets, comme un certain nombre d’écoles traditionalistes. Dans le supérieur, c’est la combinaison de personnalités fortes fondatrices de ces écoles, combinées avec des équipes aux performances très pointues (professeurs parmi les meilleurs, organisation rigoureuse des études, réseaux internationaux). C’est dire l’immense diversité qui existe parmi ces écoles, lesquelles ne répondent pas aux mêmes besoins.

— Quel message souhaitez-vous adresser aux parents intéressés par ce type d’établissements ?

TJ — Choisir une école supérieure hors contrat, c’est décider un investissement pour des études aussi performantes que possible. C’est sur ce secteur que se porte aujourd’hui la plus grande partie du marché hors contrat ; avec des établissements aux dimensions très variables pouvant aller de 100 étudiants pour les plus modestes, à plus de 2000 étudiants pour les plus imposantes. C’est dire l’importance des chiffres d’affaires brassés. À tel point qu’en l’espace de 10 ans on a assisté à de nombreux rachats et regroupements d’écoles par des fonds d’investissement, y compris étrangers. La concurrence internationale aiguise les besoins en financements pour être situé à la meilleure place possible dans les classements internationaux paraissant chaque année.

Choisir une école primaire hors contrat relève d’une tout autre démarche. Dans la majorité des cas, on souhaite pour son enfant un établissement à pédagogie dite différente, et/ou bilingue, et/ou à enseignement adapté. Il s’agit donc véritablement d’un choix éducatif, pour lequel on consent de payer des frais de scolarité importants. Dans certains cas, il peut s’agir d’une nécessité, par exemple pour un enfant présentant des troubles d’apprentissage rendant impossible la poursuite d’une scolarité normale dans une école classique.

Enfin, choisir une école secondaire hors contrat, essentiellement des lycées, relève souvent de l’ultime solution pour échapper à une réorientation professionnelle, un redoublement non souhaité, remédier à un manque d’engagement dans le travail scolaire compromettant les chances de réussite au bac.

— Quel investissement financier une école hors contrat représente-t-elle ?

TJ — Quand il s’agit d’une structure commerciale, dans le primaire les frais s’élèvent en moyenne à 5000/6000 euros/an, dans le secondaire à 7000/8000 euros/an, tandis que dans le supérieur la fourchette moyenne va de 6500 à 10 000 euros/an. Certains établissements, tous niveaux confondus, peuvent atteindre 30 000 euros/an, mais à l’opposé, un certain nombre d’écoles primaires et secondaires dont le modèle économique repose en partie sur le bénévolat, ont des coûts de scolarité bas qui peuvent aller de 800 à 2500 euros/an. Ces écoles ont souvent été créées par des parents déçus par les écoles relevant de l’Éducation nationale, et un fort engagement de leur part les unit autour du projet pédagogique avec un nombre restreint d’élèves tournant en moyenne à 40/60 élèves.

Cette riche diversité offre de multiples possibilités pour des parents et jeunes à la recherche de solutions. Comme sur tout secteur d’activités, le pire et le meilleur peuvent se côtoyer. Il est donc important de longuement se renseigner, de visiter les écoles, de ne pas se fier uniquement aux résultats obtenus (dont le décryptage est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît), et mieux, de se faire conseiller par des spécialistes qui connaissent ces écoles dans la durée, qui sont en contact avec leurs dirigeants, qui collectent des informations auprès de parents/jeunes ayant eu recours à elles. Bref, « Ne choisissez pas votre école au hasard », une mauvaise décision peut coûter très cher !




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mercredi 15 janvier 2014

Le déclin démographique coûtera cher au Québec


Le déclin démographique chez les 15 à 64 ans commencera à s’accélérer en 2014 au Québec, au grand dam de la communauté d’affaires, déjà aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre.

Jusqu’en 2020, la diminution de personnes faisant partie de cette tranche d’âge exercera une pression à la baisse très importante sur le nombre de travailleurs disponibles au Québec, a prévenu Pierre Fortin, professeur d’économie à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

Certes, l’emploi continuera d’augmenter, mais de manière beaucoup plus lente qu’avant. Au cours des 15 dernières années, l’emploi a progressé en moyenne de 50 000 emplois par année.

Au cours des prochaines années, il faudra plutôt s’attendre à une augmentation d’environ 20 000 emplois par année, a analysé M. Fortin.

« Pour moi, en tant qu’entrepreneur, c’est un grand stress. Pour ne pas freiner ma croissance, je devrai peut-être ouvrir un centre de production et de distribution ailleurs », a témoigné Dominique Brown, président de Chocolats Favoris et fondateur de Beenox.

Même si l’immigration vers le Québec est une des plus importantes par tête d'habitant au monde, elle n'a que peu d'impact sur la pyramide des âges. Rappelons qu'en 2001, les immigrants formaient 2,9 % de la population de Québec, alors qu’ils constituent maintenant autour de 5,1 % avec un fort chômage chez certaines communautés immigrantes.


En jaune, la pyramide des âges réelle du Québec en 2006 (avec immigration réelle).

La ligne noire représente la pyramide des âges du Québec sans immigration pendant les 40 dernières années.

Non seulement le déclin de la population active risque de compromettre la croissance des entreprises québécoises, mais en plus, il aura un impact considérable sur les finances publiques, rappelle M. Fortin.

De 1981 à 2013, le revenu intérieur au Québec a augmenté de 2 % en moyenne par année. À partir de maintenant, l’économiste estime que le revenu intérieur croîtra de tout au plus 1,5 %.

«Par conséquent, il y aura moins de revenus dans les coffres du gouvernement », a-t-il déclaré.

Avec une population vieillissante, les revenus disponibles seront moins importants, alors que les soins de santé coûteront plus cher.

« Le gouvernement est perdant des deux côtés. » selon le Journal de Québec.

Une personne de 65 ans et plus coûte environ six fois plus cher à soigner qu’une personne moins âgée.

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lundi 13 janvier 2014

Gare à la logique hygiéniste imposée par l’État nounou thérapeutique !


Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Vous venez de publier aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux « Les démons du bien » , essai dont la première partie se veut une critique radicale de la tyrannie des bons sentiments. A quoi attribuez-vous l’émergence de ce néo-cléricalisme ?

À l’esprit du temps. Mais l’esprit du temps n’est jamais que la résultante d’une tendance de fond. À partir du XVIIIe siècle, la montée sociale de la classe bourgeoise a simultanément marginalisé les valeurs aristocratiques et les valeurs populaires, en les remplaçant par ce que Tocqueville appelait les passions « débilitantes » : utilitarisme, narcissisme et triomphe de l’esprit de calcul. La vogue de l’idéologie des droits de l’homme a, de son côté, permis à l’égoïsme de se draper dans un discours « humanitaire » dont la niaiserie est le trait dominant. L’accélération sociale et la montée de l’insignifiance ont fait le reste.

L’un des traits caractéristiques de « l’empire du bien » est cet envahissement du champ politique par le lacrymal et le compassionnel qui fait qu’à la moindre catastrophe ayant une portée médiatique, les ministres se précipitent désormais pour exprimer leur « émotion ». C’est également révélateur de la submersion de la sphère publique par le privé. La vie politique bascule du côté d’une « société civile » appelée à participer à la « gouvernance » par des « demandes citoyennes » qui n’ont plus le moindre rapport avec l’exercice politique de la citoyenneté. Il est désormais beaucoup mieux vu (et aussi plus rentable) d’être une victime qu’un héros.

Parallèlement, la marchandisation de la santé va de pair avec la médicalisation de l’existence, c’est-à-dire avec un hygiénisme dogmatique qui se traduit par une surveillance toujours plus grande des modes de vie. Elle prescrit socialement des conduites normalisées, cherchant ainsi à domestiquer toutes les façons d’être qui se dérobent aux impératifs de surveillance, de transparence et de rationalité. On assiste à l’instrumentalisation de la vie humaine au travers d’une logique hygiéniste imposée par l’État maternel thérapeutique.

L’évolution du langage est également significative. On préfère parler désormais de « fractures sociales » – aussi accidentelles en somme que les fractures du tibia – que de véritables conflits sociaux. Il n’y a plus d’exploités, dont l’aliénation renvoie directement au système capitaliste, mais des « déshérités », des « exclus », des « défavorisés », des « plus démunis », tous également victimes de « handicaps » ou de « discriminations ». La notion de « lutte contre-toutes-les-discriminations » a d’ailleurs elle-même remplacé celle de « lutte contre les inégalités », qui évoquait encore la lutte des classes. Dans 1984, George Orwell expliquait très bien que le but de la « novlangue » est « de restreindre les limites de la pensée » : « À la fin, nous rendrons impossible le crime par la pensée, car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » Le politiquement correct fonctionne comme la « novlangue » orwellienne. L’usage de mots détournés de leur sens, de termes dévoyés, de néologismes biaisés ressortit de la plus classique des techniques d’ahurissement. Pour désarmer la pensée critique, il faut sidérer les consciences et ahurir les esprits.

Les médias ne cessent de dénoncer la menace de l’« ordre moral », tout en nous faisant en permanence la morale. Paradoxe ?

C’est tout simplement qu’une morale en a remplacé une autre. L’ancienne morale prescrivait des règles individuelles de comportement : la société était censée se porter mieux si les individus qui la composaient agissaient bien. La nouvelle morale veut moraliser la société elle-même. L’ancienne morale disait aux gens ce qu’ils devaient faire, la nouvelle morale décrit ce que la société doit devenir. Ce ne sont plus les individus qui doivent se conduire de façon droite, mais la société qui doit être rendue plus « juste ». L’ancienne morale était ordonnée au bien, tandis que la nouvelle est ordonnée au juste. Alors même qu’elles prétendent rester « neutres » quant au choix des valeurs, c’est à cette nouvelle morale, fondée sur le devoir-être (le monde doit devenir autre chose que ce qu’il a été jusqu’ici), qu’adhèrent les sociétés modernes. Nietzsche aurait parlé de « moraline ».

L’essentiel de votre livre porte sur la théorie du genre, dont tout le monde parle en ce moment. Vous avez été l’un des premiers intellectuels à en faire une critique argumentée. Une fois de plus, à quoi attribuer ce phénomène venu des USA ? Et d’abord, de quoi s’agit-il exactement ?

La théorie du genre est une théorie qui prétend déconnecter radicalement l’identité sexuelle du sexe biologique. Le sexe, remplacé par le « genre » (gender), serait une pure construction sociale. Cette théorie repose sur un postulat de « neutralité » de l’appartenance sexuelle à la naissance : il suffirait d’élever un garçon comme une fille pour en faire une femme, ou d’élever une fille comme un garçon pour en faire un homme. Ceux qui sont d’un avis différent sont accusés de propager des « stéréotypes » (on oublie qu’un stéréotype n’est jamais qu’une vérité empirique abusivement généralisée). Cette théorie a pour effet de confondre les deux sexes et de rendre plus difficile à chacun d’eux d’assumer son identité.

La théorie du genre est en fait insoutenable. Non seulement son postulat d’une « neutralité sexuelle » originelle ne correspond pas à la réalité, mais on constate que l’appartenance sexuée favorise dès la plus petite enfance, avant tout conditionnement, des comportements spécifiques à chaque sexe. Cela ne signifie pas que les constructions sociales ne jouent aucun rôle dans la définition de l’identité sexuelle, mais que ces constructions sociales se développent toujours à partir d’une base anatomique et physiologique. La théorie du genre confond par ailleurs le sexe biologique, le genre (masculin ou féminin), l’orientation sexuelle et ce qu’on pourrait appeler le sexe psychologique (le fait qu’un certain nombre de femmes ont des traits de caractère masculins, et un certain nombre d’hommes des traits de caractère féminins). Reposant sur l’idée qu’on peut se créer soi-même à partir de rien, elle relève en fin de compte d’un simple fantasme d’auto-engendrement. Il faut pourtant la prendre très au sérieux. Dans les années qui viennent, c’est en référence à elle que l’on va voir se multiplier à l’infini les accusations de « sexisme ».

Les démons du bien
par Alain de Benoist
publié chez Pierre-Guillaume de Roux Éditions
à Paris
le 8 novembre 2013
279 pages
ISBN-10: 2363710711

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dimanche 5 janvier 2014

France — l'année 2013 sous la présidence socialiste


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Le Livre noir de l'AFP


Nous avons déjà mentionné sur ce carnet les distorsions que l'AFP avait fait subir aux paroles d'une personne interrogée au Québec sur le sujet de l'éducation pour ne retenir que ce qui l'intéressait avant même de lui parler. Le journaliste avait simplement ignoré et détourné les paroles de la personne interrogée qui ne servait plus que de caution (« j'ai interrogé quelqu'un proche du dossier ») sans rapporter l'esprit de cet entretien.

Nous pensons donc utile d'attirer l'attention de nos lecteurs sur ce nouvel ouvrage : Le Livre noir de l'AFP.

Présentation de l'éditeur.

L'AFP (Agence France Presse) est sans doute le plus méconnu des médias français, et le plus puissant. On estime que 80% de l'information fraîche en France provient de l'AFP, et qu'elle est en situation de monopole depuis sa création, en 1944. C'est aussi l'une des trois plus importantes agences de presse dans le monde (avec AP et Reuters), qui compte environ 3000 collaborateurs dans le monde entier.

Tout cela serait parfait si son engagement statutaire de neutralité et de pluralisme était réel, or l'AFP est une agence partisane, qui censure sciemment ce qui ne convient pas à sa ligne, et qui met en avant ce qui va dans son sens, tant en politique intérieure qu'à l'international. Ce secret de polichinelle est bien connu de la plupart des journalistes honnêtes, il reste inconnu pour les autres.

Sachant que la plupart des Français ignorent le rôle central de l'AFP, tandis qu'on leur parle sans arrêt de la multiplication des médias et de l'information. Or si l'AFP ne remplit pas ses missions de service public, et les trahit, alors 80% de l'information fraîche en France s'en trouve biaisée. C'est ce que ce livre noir de l'AFP permet d'établir très clairement, et surtout factuellement, au moment de l'ouverture d'une mission parlementaire sur l'AFP, de septembre 2013 à mars 2014.

Comme pour les livres noirs de la gauche, de l'islam, de l'Union Européenne et de l'écologie, l'auteur regroupe des centaines de sources permettant d'être irréprochable dans son approche factuelle, journalistique et historique.

Le Livre noir de l'AFP
par Jean Robin
Aux éditions Tatamis
Paru le 1er janvier 2014
16 €
ISBN : 9782917617823

Sommaire

Pour la gauche, contre la droite
Quelques exemples
La direction de l’AFP assume sa partialité politique
Mission parlementaire subjective et partiale
Proximité avec la gauche
L’AFP protège François Mitterrand
Une erreur fait du tort à Pompidou en plein mai 68
Anti-FN
Politique internationale
Pro-palestinienne
Anti-israélienne
Pro-islamistes
Russophobe
Anti-américaine
Rencontre Chavez – Ahmadinejad
Noyautée par les syndicats communistes

Désinformation

Erreurs factuelles
Le Vanuatu est « une île polynésienne »
Mort du petit Younes annoncée par erreur
L’ours dans les Pyrénées
A propos du SIDA
Une fusée indienne explose
Séisme à Haïti
ITER
Casse-toi pauvre con
Amazonie, poumon de la planète ?
Fessées
Amende de Google
Capitalisation boursière d’Apple
Fausse mère porteuse
Etc.
Erreurs de français
Autres
Monopole en France
Hâte et précipitation
Pertes financières
Condamnations judiciaires




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samedi 4 janvier 2014

La liberté de l'enseignement essentielle à la démocratie

Nous avions déjà relaté en détail le colloque international sur l’éducation organisé au début décembre par l’Association des parents catholiques du Québec.

Voici quelques détails supplémentaires sur cette conférence glanés par Deborah Gyapong :

Les droits parentaux et la liberté en éducation sont essentiels à la démocratie alors que l'État cherche à exercer encore plus de pouvoir sur l'éducation des enfants, a déclaré la cofondatrice d'un mouvement d'écoles indépendantes en France.

« Nous nous retrouvons dans une situation où l'État veut accaparer tout le pouvoir, tous les droits et tous les devoirs qui reviennent normalement aux parents », d’ajouter Anne Coffinier (ci-contre), la présidente et co-fondatrice de l'association Créer son école et de la Fondation pour l'école.

[…]

Le ministère de l'Éducation de la France s’inspire d’idées du XIXe siècle qui prétendent que pour être libre il faut être « libéré de ses racines, de toute tradition, de toute loyauté et de tout lien ». « Vous ne seriez un citoyen libre, qu’une fois « tout neuf » en quelque sorte. »

Il existe aussi cette idée que la famille est le lieu d’imposition d’idées « archaïques » aux enfants et que « la mission de l'école publique est de délivrer les enfants de l'obscurantisme familial », a ajouté Mme Coffinier.

Dans cette optique, les parents sont « dangereux » en ce qu'ils rendent difficile « l’accès à la modernité » à leur progéniture.

[…]

La laïcité française cherche à bannir la religion de l’espace publique, elle est similaire à celle du Québec.

Mais « j'ai l'impression que c'est pire au Québec », a déclaré Anne Coffinier.

Des écoles catholiques indépendantes ont vu le jour en France, en dépit de son réseau scolaire catholique privé financé par l'État qui, à bien des égards, n’est que le reflet du système public : il  a ajouté la fondatrice de Créer son école. « Elles ont le même programme, le même régime pédagogique, les mêmes enseignants, les mêmes subventions, les mêmes livres et le même calendrier d'apprentissage. »

Au cours des 10 ou 15 dernières années, plus de 600 « écoles totalement indépendantes » gérées par les parents et les enseignants, « principalement catholiques » ont vu le jour en France.

Sa fondation a vu le jour pour soutenir les écoles, former des enseignants, les défendre en justice et exercer des pressions pour protéger leurs droits.

Bien que pauvres, sans aucun financement de l'État, les écoles continuent de croître en nombre : l'an dernier 37 nouvelles écoles ont ainsi vu le jour.

« Les gens réagissent et forment les écoles pour des raisons religieuses et éducatives », dit-elle. « Les gens sont déçus par les écoles et tentent de réagir pour protéger leurs enfants ».

Bien que la conférence des évêques de France dans son ensemble soit demeurée silencieuse sur la question, un certain nombre d'éminents évêques soutiennent activement le mouvement dans leurs diocèses, de préciser Mme Coffinier.

[…]

« Je pense que le problème ne se situe pas uniquement au niveau du programme ECR », a déclaré Anne Coffinier. « Le problème, c’est votre programme scolaire dans son intégralité. »

Il n'y a pas de cohérence morale ; aucune importance n’est accordée à la littérature classique, a-t-elle ajouté.

« Une école doit conserver le trésor de la civilisation, le trésor accumulé par nos ancêtres, les meilleurs, les principaux chefs-d'œuvre en français, en art, toutes ces choses doivent être transmises à la prochaine génération », dit-elle. « Il est de notre responsabilité de transmettre à nos enfants ce que nous avons reçu. »

« Maintenant, quand on regarde la situation de l'éducation au Québec, la chaîne est rompue », dit-elle. « La nouvelle génération est étrangère à la culture de son propre pays ou à de leurs propres parents. J'estime que c'est là un réel problème. »

La grande littérature et la philosophie ont été abandonnées pour des textes contemporains moins profonds, d’ajouter Mme Coffinier. « On a l'impression que le sens de la vie et la vérité sont facultatifs. On ne peut de la sorte toucher à la vérité ».

« L'école chrétienne est une école qui essaie de créer une énorme soif de Dieu, de vérité », dit-elle.

« Il est crucial, si nous voulons avoir de véritables écoles catholiques, que nous soyons très exigeants sur le plan de la littérature, de la philosophie, de l'histoire, de l’art, de tous les éléments culturels, de faire avoir un bon usage de la raison et de l'acuité culturelle qui sont essentielles si l’on veut comprendre la foi » , de conclure Mme Anne Coffinier.

Voir aussi

Compte rendu du colloque international sur l'éducation catholique tenu à Montréal

Le gouvernement Marois veut « protéger » les enfants de l'influence de la religion

École : la neutralité n’existe pas

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

La défense par Georges Leroux du programme ECR : relativiste, jacobine et utopique

Québec — Contestation judiciaire contre l'interdiction d'explications et allusions religieuses dans les garderies (m-à-j)

Père du programme ECR : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance




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Histoire — Mandela un simple intermède, pas le plus emblématique de l'Afrique du Sud actuelle

Mark Steyn sur Mandela :

S’il n’est pas certain que Nelson Mandela ait été la figure emblématique de la nouvelle Afrique du Sud, son service commémoratif le fut certainement. On a ainsi appris quelques jours plus tard que Thamsanqa Jantjie, l’aimable et hilarant faux interprète en langage des signes qui se tenait aux côtés du président Obama et qui gesticulait absurdement à la grande joie de tous était en fait un personnage bien plus sombre. Un violent schizophrène accusé par le passé de cambriolage, de viol, d’enlèvement et d’assassinat, il a également fait partie d’une bande qui administrait le « supplice du pneu », ce supplice qui consiste à mettre un pneu autour du cou d’une victime et à y mettre le feu avec de l’essence.

Néanmoins, M. Jantjie illustrait bien l’aspect chaotique des services de sécurité du gouvernement sud-africain. [De nombreux chroniqueurs se sont penchés sur Mandela, pour la majorité de ceux-ci il était un grand homme.] La vérité c’est que beaucoup de choses ne fonctionnent tout simplement plus en Afrique du Sud. Tout aussi éloquent que le passé criminel et violent de M. Jantjie, le fait que le procureur général sud-africain ne peut affirmer de manière sûre de quelles infractions M. Jantjie a été reconnu coupable et pour le seul crime pour lequel il semble définitivement avoir été condamné, si, en fait, il a purgé sa peine.

Les premiers ministres du Commonwealth en 1944,
Churchill au milieu. Jan Smuts, debout en uniforme.
Mackenzie King du Canada, assis à gauche.

Avant les funérailles de Mandela, le dernier enterrement sud-africain à avoir attiré autant l’attention internationale fut celui du maréchal Smuts, le plus célèbre fils de l’Afrique du Sud de la période pré-apartheid et le seul homme à avoir signé un traité mettant fin à la Première Guerre mondiale et celui mettant fin à la Seconde Guerre mondiale. C’est un homme d’État désormais oublié, mais il fut longtemps le seul Sud-Africain à avoir sa statue sur la place du Parlement à Westminster jusqu’à ce qu’on y place une statue de Mandela. Ses funérailles en 1950 ont attiré un nombre comparable de spectateurs, peut-être même supérieur, à ceux de Soweto. Smuts aurait été étonné par le chaos et par l’indiscipline qui accompagnèrent l’adieu fait à Mandela soixante ans plus tard. Il aurait tenu pour acquis que l’Afrique du Sud était une nation développée du « premier monde », du même rang que les autres dominions comme le Canada et l’Australie. Ce qui sépare ces deux enterrements est, d’un côté, un progrès racial et, sur tous les autres plans, un déclin rapide.

Depuis les années 1990, l’espérance de vie a chuté en Afrique du Sud pour revenir au niveau des années Jan Smuts. L’Afrique du Sud est devenue la capitale mondiale des assassinats, avec près de 50 homicides par jour. Dans une enquête de 2011, une femme sur trois avait affirmé qu’elle avait été violée l’année précédente. L’actuel président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a été accusé d’avoir violé une femme séropositive, mais il a répondu qu’il avait pris une douche juste après pour « réduire le risque de contracter la maladie ». C’est l’un des traitements auto-administrés les plus rationnels. Les compatriotes de M. Zuma pensent généralement qu’avoir des relations sexuelles avec une vierge vous guérit du SIDA. Étant donné la raréfaction des vierges sur le terrain, cette croyance a conduit à une épidémie de viols d’enfants avec des victimes parfois âgées d’à peine huit mois.

Modeste maison de Jan Smuts (sans protection spéciale) à Doornkloof près de Prétoria
Bien sûr, on ne peut blâmer Mandela pour tout cela, ni même la plupart de cela. Dans un sens, sa présidence montre bien les limites de la théorie du grand homme dans l’histoire. Son prédécesseur, F.W. De Klerk, dernier président blanc d’Afrique du Sud, était aussi un grand et généreux homme qui a compris que le régime qu’il avait servi toute sa vie ne pouvait durer. Pourtant, avec le recul des années, il me semble que la camaraderie entre De Klerk et Mandela symbolise moins la nouvelle Afrique du Sud que leurs épouses respectives. Marike De Klerk finira assassinée ; Winnie Mandela pour sa part organisera de multiples assassinats — ou, en tout cas, c’est ce que la Commission Vérité et Réconciliation déterminera. Aucun de ces rôles n’est habituel pour une première dame américaine, pas plus qu’ils ne l’auraient été à l’époque de Smuts. Mme De Klerk a été poignardée et étranglée en 2001 par une domestique — juste un de ces 50 meurtres par jour, sans motif, rien n’a été volé. Elle a été tuée parce que c’est juste comme cela en Afrique du Sud aujourd’hui.

Maison de Mandela à Houghton près de Johannesbourg
(avec la sécurité nécessaire aujourd'hui.)

À la nouvelle de sa mort, Winnie Mandela s’est exclamée : « En tant que femme, je peux m’identifier à l’épuisement de ses ressources émotionnelles dans l’élaboration de la carrière de son ex-mari. » C’est une façon de voir les choses. Mme Mandela a fait face à son propre épuisement émotionnel en s’assurant que ses gardes du corps enlèvent Stompie Moeketsi, âgé de 14 ans, parce qu’elle le soupçonnait d’être un informateur. Ses sbires l’égorgèrent ensuite et jetèrent sa dépouille en rase campagne. Sa contribution la plus célèbre au dictionnaire des citations est une défense du « supplice du pneu » dont nous avons déjà parlé, torture infligée à d’autres noirs : « Nous libérerons ce pays avec nos boîtes d’allumettes et nos pneus ».

En fin de compte, elle n’en a jamais eu le temps. La guerre froide prit fin, Moscou était trop distrait par ses problèmes intérieurs pour penser à subvertir l’Afrique du Sud comme il l’avait fait ailleurs en Afrique. Et puis, Mandela était courtois, digne et satisfait de poursuivre lui et l’ANC la politique de capitalisme de copinage de l’ancien Parti national. Voilà vingt ans que l’Afrique du Sud actuelle vit du capital accumulé lors de son passé raciste, alors même que tous les indicateurs sociaux plongent inexorablement et qu’un cinquième de la population blanche a fui.


Vaste propriété de Jacob Zuma, le président actuel, à Nkandla avec clôtures multiples.

Jan Smuts et Nelson Mandela ne se sont rencontrés qu’une fois, quand le général est venu au collège où étudiait de Mandela pour défendre la cause de la Grande-Bretagne dans la guerre qui l’opposait à l’Allemagne. Smuts avait combattu pendant la guerre des Boers contre la Grande-Bretagne. Lui et ses camarades s’étaient farouchement accrochés à leur identité [d’Afrikaners/de Boers] pendant l’anglicisation forcée qui avait suivi leur défaite militaire. Ils seraient bien étonnés de voir à quelle vitesse une des plus tenaces cultures au monde [celle des Afrikaners] a pu être balayée [l’afrikaans est menacé en Afrique du Sud, voir ici et . Pour des raisons de cohésion sociale, certains — et non des moindres — revendiquent que l'école ne se fasse plus qu'en anglais]. La présidence bénigne de Mandela des années 1990 ressemble à un simple intermède. L’Afrique du Sud se désintègre et ce qui en reste ne prend en rien un bon chemin.

Voir aussi

La place des langues en Afrique du Sud depuis 1994

Histoire — Dossier sur Mandela et son héritage





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