samedi 6 février 2010

Explosion des plaintes à l’ombudsman de la CSDM

Rue Frontenac dévoile que le nombre de plaintes envoyées au ombudsman (protecteur des citoyens) de la Commission scolaire de Montréal a plus que doublé en un an :
Sanctions abusives imposées par des enseignants, directions d’école qui ne retournent pas les appels de parents, élèves qui changent de profs six fois dans une année: les plaintes contre la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et des employés ont littéralement explosé au cours de la dernière année scolaire, faisant un bond de 112 % comparativement à l’année précédente, révèle un rapport obtenu par RueFrontenac.com.

Dans son état de situation 2008-2009, l’ombudsman de la plus importante commission scolaire du Québec affirme avoir traité pas moins de 248 dossiers de plaintes provenant notamment de parents, d’élèves, de groupes et même d’employés. L’année précédente, 117 cas de cette nature avaient été étudiés par le fonctionnaire.
Si bon nombre de plaintes portent sur les punitions infligées aux élèves et où il est permis de penser que les parents n'ont pas toujours raison de vouloir excuser le comportement de leur garnement qui devrait bénéficier d'indulgence parce qu'il souffre de « trouble de comportement », il existe des problèmes structurels qui méritent d'être dénoncés et corrigés selon nous :
Des parents ont aussi fait appel au fonctionnaire dans le cas de fréquents changements d’enseignants dans une classe. Dans l’un des dossiers, « le parent dénonçait la perte de motivation des élèves entraînée par la succession de six enseignants en quatrième année en un an, suivie de quatre remplacements de septembre 2007 à avril 2008 », écrit l’ombudsman.

L’ombudsman recommande aussi de fixer des normes de qualité quant aux délais acceptables pour répondre à un appel téléphonique ou à un courriel.






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vendredi 5 février 2010

France — Démocratisation des drogues dites douces et forte augmentation pour les drogues dures

Un rapport intitulé « Tendances récentes et nouvelles drogues », publié par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) constate que, en 10 ans, la consommation de cocaïne s'est étendue, tandis que l'héroïne, qui avait quasiment disparu dans les années 1990, fait aujourd'hui un retour.

Autrefois réservée à « une élite », la cocaïne se diffuse dans des sphères toujours plus larges de la société. Plus d'un million de Français l'ont expérimentée. C'est une drogue très disponible, qui emprunte les circuits de distribution du cannabis. Elle est très présente dans certains bars musicaux ou discothèques.

La réapparition de l'héroïne, désormais inhalée ou fumée, est également confirmée par les observations faites sur le terrain. Le nombre d'overdoses est reparti à la hausse depuis 2003.

À 5 € (8 $) le gramme, la résine de cannabis est le produit le moins cher sur le marché. Il est aussi le produit illicite le plus consommé en France.





Trouver de la drogue est toujours plus facile



Le rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.





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L'unamisme grégaire en sciences

Le philosophe des sciences Jean Staune présente une analyse intéressante sur la dynamique contemporaine des sciences :
« D’un côté des chercheurs, ou des lobbies, inféodés aux grandes industries pétrolières et automobiles, hostiles à tout changement des politiques économiques et écologiques des grands pays. De l’autre des créationnistes qui cherchent à imposer une vision du monde basée sur des textes religieux et non sur des connaissances scientifiques. Devant la menace constituée par ces deux types d’acteurs [...] s’est mis en place une forme de « dogme » axé d’un côté sur le fait que le réchauffement climatique était essentiellement d’origine humaine, de l’autre que les mécanismes darwiniens étaient les principaux moteurs de l’évolution des êtres vivants.

[...]

Dans le cas du réchauffement climatique, il est désormais prouvé qu’une partie importante du réchauffement constaté dans la décennie précédente n’était pas d’origine humaine, mais due à la vapeur d’eau, ainsi que le montre un article qui vient d’être publié dans la revue Science

[...]

Contrairement à ce qui a été affirmé, le scandale ne réside pas dans le fait que le GIEC ait annoncé la disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035, alors qu’elle ne surviendra pas avant 2350 au moins
[Note du carnet : cette erreur était connue de longue date et la source dans le rapport du GIEC pour ce chiffre est un article non scientifique], mais plutôt dans le fait que l’organisme du président du GIEC, Rajendra Pachauri, a reçu une subvention de 2,5 millions d’euros d’argent public émanant de la commission européenne pour étudier, entre autres, l’impact sur les populations des hautes vallées de l’Inde … de la disparition desdits glaciers.

[...]

Par ailleurs, les [courriels] échangés entre les membres du GIEC (récemment rendus publics en raison d’un piratage d’origine suspect, mais n’affectant en rien leur véracité) révèlent comment ces derniers s’organisent pour empêcher la publication d’articles invalidant leurs thèses dans des revues à référés, voir même manigancent pour obtenir « la tête » de responsables de revue qui « osent » assurer un pluralisme quant à la question du réchauffement climatique.

J’ai été personnellement témoin de pressions exactement du même ordre à l’encontre de chercheurs du CNRS ou de professeurs d’université qui, tout en soutenant bien évidemment l’évolution, osaient remettre en cause l’idée que les facteurs darwiniens en étaient l’explication principale. Bref, les mêmes attitudes de pensée générant les mêmes comportements sévissent dans les deux domaines (Hors du GIEC point de salut pour comprendre l’évolution du climat, hors du darwinisme point de salut pour comprendre l’évolution de la vie).

[...]

Les personnalités scientifiques « hérétiques » et ceux qui les soutiennent, revendiquent, dans un cas le droit de débattre des causes du réchauffement climatique (voir du ralentissement de celui-ci), et dans l’autre de la nature des mécanismes de l’évolution. La volonté d’étouffer les deux débats s’appuie sur l’argument massue : « tous les scientifiques sont d’accord ». Ne pas croire à ce consensus serait donc absurde. Or cela est tout simplement un mensonge.

[...]

N’importe qui pourra, en regardant cette conférence de Vincent Courtillot, directeur de l’institut de Physique du Globe de Paris et membre de l’Académie des Sciences [...] prendre conscience d’un certain nombre d’erreurs commises par des scientifiques du GIEC. En lisant l’ouvrage testament de Stephen Gould, « La structure de la théorie de l’évolution », Gallimard, les lecteurs se rendront compte qu’il consacre plus de 1 000 pages à réhabiliter la plupart des grands penseurs non darwiniens qui [...] ont tous affirmé que la forme et la structure des êtres vivants n’étaient en aucun cas le produit d’un processus de sélection et d’adaptation mais étaient inscrites dans les lois de la nature. 

[...]

L’actualité récente nous fournit deux exemples intéressants montrant un parallélisme de méthodes et de comportements entre deux formes que peut prendre cet obscurantisme scientifique. »







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Le CREUM et le Manifeste pour un Québec pluraliste

Petit intermède informatique.

Nous avions indiqué dans un message précédent que le très prévisible Manifeste pour un Québec pluraliste était hébergé sur le site du CREUM, le Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, très actif dans la promotion du programme ECR et du multiinterculturalisme depuis de nombreuses années.

Les signataires de ce manifeste assez peu satisfaisant font d'ailleurs tous partie du même cénacle d'universitaires qui défendent bruyamment leurs préjugés et préférences philosophiques sur la place publique afin, notamment, d'imposer ceux-ci à tous les écoliers du Québec par l'entremise du programme ECR. On se rappellera que les experts cooptés qui défendaient le cours ECR s'en étaient pris à Joëlle Quérin (la traitant de haut d'« étudiante ») et à l'Institut de recherche sur le Québec en affirmant qu'il s'agissait d'un organisme partisan. Il n'est pas évident que le CREUM ne soit pas moins partisan, mais cette fois avec les deniers publics.

Donc, il y a quelques jours paraissait le Manifeste pour un Québec pluraliste dans le Devoir et sur un site internet. Nous avions alors indiqué que celui-ci était hébergé sur le site du CREUM en fournissant un hyperlien discret — il n'apparaissait que si on cliquait sur le mot « héberge » — pour prouver le fait : http://www.creum.umontreal.ca/pourunquebecpluraliste/spip.php?page=login&url=%2Fpourunquebecpluraliste%2Fecrire%2F%3Fexec%3Dstatistiques_visites

Ce lien a depuis été désactivé, nous savons que le CREUM est venu plusieurs fois ces derniers jours sur notre carnet.

À la suite à de demandes de lecteurs qui s'interrogeaient sur ce lien qui ne fonctionnait plus, nous avons pensé qu'il serait bon de leur répondre collectivement et de montrer que nous ne fabulions pas et que les deux entités (le CREUM et le site PourUnQuébecPluraliste) sont toujours liés et hébergés sur la même machine à l'adresse IP 66.147.240.185. En outre, le contact administratif de PourUnQuébecPluraliste.org est Martin Blanchard, directeur adjoint et coordonnateur du CREUM.


>ping pourunquebecpluraliste.org

Envoi d'une requête 'ping' sur pourunquebecpluraliste.org [66.147.240.185] avec 32 octets de données :
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=87 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=88 ms TTL=51

Statistiques Ping pour 66.147.240.185:
Paquets : envoyés = 4, reçus = 4, perdus = 0 (perte 0%),
Durée approximative des boucles en millisecondes :
Minimum = 86ms, Maximum = 88ms, Moyenne = 86ms

C:\Users>ping creum.umontreal.ca

Envoi d'une requête 'ping' sur creum.umontreal.ca [66.147.240.185] avec 32 octets de données :
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
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Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=87 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51

Statistiques Ping pour 66.147.240.185:
Paquets : envoyés = 4, reçus = 4, perdus = 0 (perte 0%),
Durée approximative des boucles en millisecondes :
Minimum = 86ms, Maximum = 87ms, Moyenne = 86ms

Network WhoIs Record for (pourunquebecpluraliste.org)

Organization information
Registrant Name:Martin Blanchard
Registrant Street1:C.P. 6128, Succ. C
Registrant Street2:
Registrant Street3:
Registrant City:Montreal
Registrant State/Province:Quebec
Registrant Postal Code:H3C 3J7
Registrant Country:CA
Registrant Phone:+1.5142652958
Registrant Phone Ext.:
Registrant FAX:
Registrant FAX Ext.:
Registrant Email:martin.blanchard@umontreal.ca


http://www.creum.umontreal.ca/spip.php?article52

Martin Blanchard, Ph.D Philosophie, assure la coordination au CREUM ainsi que la permanence du mardi au vendredi de 9h00 à 17h00. Il est également directeur adjoint et participe à ce titre à la direction scientifique du Centre.






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jeudi 4 février 2010

Le cardinal Ouellet met Charest en garde

Le cardinal Marc Ouellet prévient le gouvernement Charest qu’il subira la colère de la population s’il persiste à imposer le cours d’éthique et de culture religieuse à l’ensemble des élèves du Québec.

Même si le gouvernement n'est pas fautif juridiquement parlant [Note du carnet : ceci est très discutable puisque le procureur général du Québec a déclaré que la décision de Drummondville ne concerne que la famille Lavallée et aucune autre], Mgr Ouellet soutient que la population se sent brimée dans ses droits parce qu'on ne respecte pas le droit des parents d'avoir une exemption et que ce cours nie la prédominance de la religion catholique dans l'histoire du Québec.« En saine démocratie, rappelle-t-il, le droit de choisir est fondamental. Avoir le choix entre le cours d'éthique et un cours de culture biblique, ce n'est pas l'idéal, mais ça serait un premier pas si le gouvernement ne veut pas l'exemption à la demande des parents. »

« Quand on limite la liberté des gens, tôt ou tard, ça nous rebondit dans la face. Quand on enlève la liberté de choix en matière religieuse, je vous assure que c’est ressenti comme une violation », a lancé l’archevêque de Québec, au cours de sa rencontre annuelle avec les représentants de la presse, jeudi matin.

Monseigneur Ouellet déplore que le cours, imposé dans les écoles primaires et secondaires depuis l’automne 2008 par le gouvernement, place la religion catholique sur un pied d’égalité avec toutes les autres religions pratiquées à travers le monde.

Il regrette que le gouvernement force les parents mécontents à se tourner vers les tribunaux pour obtenir la possibilité que leurs enfants ne se voient pas imposer ce cours gouvernemental.

Le cardinal Marc Ouellet rencontre les médias, la partie sur ECR à partir de 2 minutes 45.


Mgr Ouellet a rappelé la déclaration de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, en septembre, soulignant qu'après une année les indices s'accumulaient pour démontrer que de sérieux correctifs s'imposaient pour que le programme soit fidèle à ses objectifs et remplisse ses promesses.

Sondage non scientifique de TVA sur le sujet (capture d'écran prise à 1 h 52 le 5 février 2010)


Sources : Journal de Québec et Le Soleil






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mercredi 3 février 2010

Encore beaucoup de travail chez les élèves pour les tenants de la modernité

Une partie appréciable des jeunes Français pense que les filles sont faites pour la maternité et les garçons pour le travail. Horresco referens ! La femme ? Elle se caractérise avant tout par ses atouts physiques — féminité et séduction — puis par la maternité et la sensibilité, selon la grande majorité des 800 adolescents interrogés par Ipsos Santé.

Quant à l'homme, il se distingue avant tout par sa virilité, son machisme et son travail, affirment les 15-18 ans. Le pédopsychiatre Philippe Jeammet tente d'expliquer :

« À force de dire que nous sommes tous pareils, ce discours peut devenir contre-productif. On essaie d'abolir les différences mais les adolescents s'y raccrochent. »

La mixité, au lieu de rapprocher les garçons et les filles, pourrait même accentuer le recours à des clichés de genres. « Face à un risque de confusion plus grand, de perte d'identité, les jeunes se raccrochent aux différences de base, souligne Philippe Jeammet. Des études scandinaves ont montré que les jeux auxquels s'intéressent les enfants sont plus marqués par sexe dans les classes mixtes. »

À l'heure des quotas de femmes dans les partis politiques ou dans les conseils d'administration, les jeunes garçons seraient presque réfractaires à l'air du temps. Ving-neuf pour cente d'entre eux ne sont pas d'accord pour dire que les tâches doivent être réparties équitablement entre hommes et femmes. Un choix de vie que les jeunes filles plébiscitent de leur côté à 92 %.






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Le Centre justice et foi des jésuites défend le cours ECR

Décidément, les défenseurs du programme d'éthique et de culture religieuse se seraient-ils donné le mot près de deux mois après la publication de l'étude de Joëlle Quérin ? Le Centre justice et foi de la compagnie de Jésus a également fait paraître une lettre dans Le Devoir pour voler au secours du controversé programme d'ECR imposé par l'État québécois à tous les écoliers dès six ans. Le texte est également disponible ici. Les commentaires à cette lettre sur le site du Devoir y sont majoritairement très négatifs.

Comme l'a souligné le site ethique-et-culture-religieuse.com, l'auteur de cette lettre, Élisabeth Garant, « est directrice générale du Centre justice et foi et de la revue Relations, des œuvres de la Compagnie de Jésus. Auparavant, elle a travaillé douze ans au Centre justice et foi comme responsable du secteur Vivre ensemble dont les activités portent principalement sur les enjeux de pluralisme et d’immigration. Elle est consultante à la Commission des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada depuis 5 ans. Elle a aussi été porte-parole pour les questions d’immigration à la Ligue des droits et libertés du Québec de 2003 à 2007. Elle est détentrice d’une maîtrise en service social. »

Relevons deux choses dans la lettre de Mme Garant : un aveu et un paragraphe aux affirmations très discutables pour le moins.

L'aveu tout d'abord, on l'entend incidemment de plus en plus  : « Bien sûr, le cours ECR n'est pas parfait. Il amorce à peine sa deuxième année de mise en œuvre. » Depuis quand faut-il imposer à tous un sujet aussi controversé qu'on admet pourtant imparfait ? L'école québécoise comme laboratoire et chantier permanent, c'est cela ? Il n'y a donc aucune autre priorité ?

Enfin, citons Mme Garant :
« Il faut tout de même se rappeler que l'enseignement confessionnel à l'école a été un échec pédagogique. Les jeunes qui l'ont reçu n'ont pratiquement rien assimilé de notre patrimoine religieux. Et de nombreux professeurs enseignaient alors un contenu auquel ils n'adhéraient pas. Socialement et politiquement, cette voie n'est plus praticable. Et pour les croyants, elle n'est même plus souhaitable puisque le défi de la prise en charge de l'éducation de la foi par les paroisses s'est avéré finalement fort positif. »
  1. Pourquoi Mme Garant parle-t-elle de « notre patrimoine religieux » plutôt que de christianisme ? Elle ne parle de christianisme qu'une seule fois dans sa lettre et c'est pour y ajouter les spiritualités autochtones comme « traditions fondatrices » du Québec. Ce qu'il faudrait démontrer, car, de prime abord, ces spiritualités autochtones n'ont laissé à peu près aucune trace dans la société québécoise de tous les jours, si ce n'est dans les manuels du Monopole de l'Éducation.

  2. Mme Garant prétend que l'éducation de la foi par les paroisses s'est avérée très positive. Il faudrait à nouveau étayer cela avec des faits. Et puis qu'est-ce qui empêche de faire une bonne introduction au christianisme à l'école et, pour les parents plus pratiquants, des suppléments en paroisse ? Cela toucherait certainement plus d'enfants. On ne peut que s'étonner de l'attitude béate de certains catholiques qui se réjouissent de toutes les réductions et amputations qui leur sont infligées. Il est vrai que le théologien et témoin gouvernemental Gilles Routhier appelle l'Église catholique du Québec à vivre sa Pâques, sa kénose, sa mort en quelque sorte.

  3. Qu'est-ce qui permet de croire à la directrice générale du Centre justice et foi que le programme ECR n'aura pas exactement les mêmes effets sur les élèves que l'ancien programme : ils n'assimileront « pratiquement rien de notre patrimoine religieux » ? Après tout, les maîtres ne sont toujours pas plus formés, pas plus convaincus de ce qu'ils doivent enseigner (sont-ils tous des pluralistes normatifs ?), le temps consacré au christianisme est encore plus réduit ! Ne parlons pas du volet éthique qui ne prétend même plus présenter une vision morale cohérente avec la foi catholique.

  4. Enfin pour ce qui est du défaitisme de son constat « Socialement et politiquement, cette voie n'est plus praticable. », est-ce que cela signifie que les jésuites du Centre justice et foi sont en faveur de l'enseignement du cours ECR dans les écoles privées catholiques ? Est-ce socialement et politiquement impossible de s'y opposer pour eux ? Ce ne semble pas être le cas de ces autres jésuites qui dirigent le collège Loyola, pour eux il y a mieux et plus exigeant que le programme d'éthique et de culture religieuse.






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Manifeste des partisans « des grandes orientations du Québec moderne »

Le Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, très actif dans la promotion du programme ECR, héberge le manifeste des partisans d'un Québec « pluraliste » qui défendent l'imposition du programme unique ECR par l'État (on n'est pas à une contradiction près dans ces milieux qui pensent pour nous). Il a également été publié dans Le Devoir de ce jour.

Rien de bien neuf, sauf qu'ils fournissent eux-mêmes la clé de lecture de leur manifeste prévisible : « Force est de constater qu’ils y projettent leurs propres préférences, postulant qu’elles font l’objet d’un vaste consensus. » Ces partisans semblent prétendre être l'incarnation du sens de l'histoire et « des grandes orientations du Québec moderne », bref de ces merveilles imposées d'en haut au Québec depuis quelques décennies. Car il ne faut pas s'y tromper : sans leur volontarisme, les hochets idéologiques de ces gens qui disent incarner la modernité ouverte et généreuse n'auraient pas été imposés à tous les Québécois et à leurs enfants. Sans ces universitaires fort actifs sur la scène politico-éducative et sans leur vision prétendument « pluraliste », il n'y aurait eu sans doute aucun besoin de poursuite en justice de la part de deux parents pour essayer de voir leurs choix éducatifs respecter.

Parmi les initiateurs de ce texte, on retrouve les pères du programme gouvernemental unique d'ECR : Luc Bégin, expert-conseil auprès du monopole de l'Éducation pour le programme Éthique et culture religieuse, Georges Leroux qui s'est décrit comme jacobin quand à titre de témoin gouvernemental il est venu défendre l'imposition de ce cours à tous, et Daniel Weinstock qui s'est dit en faveur de la charia en Ontario.






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Supplément éthique : l'avortement en France

Dans sa chronique de ce matin, Éric Zemmour a dénoncé la campagne pro-avortement. Il remarque que depuis 35 ans sont pratiqués en moyenne 200 000 avortements par an. Les conséquences démographiques sont saisissantes : cela représente 7 millions de personnes ! La France ne compterait pas 65 millions d'habitants mais 72 !



Éric Zemmour rappelle aussi que 72 % des avortements sont pratiqués sur des femmes sous pilules. La généralisation de la contraception n'a pas entraîné la disparition de l'avortement, contrairement à ce qu'on avait laissé entendre. Notre corps nous appartient, disaient les féministes dans les années 70. La réalité est toute autre : leur corps ne leur appartient pas, preuve en est ! Pourquoi toujours privilégier le renoncement à l'enfant ?

Le journaliste du Figaro et chroniqueur sur RTL rappelle aussi la portée limitée de la loi sur l'avortement. La loi de 1975 sur l'IVG était une « loi de pis-aller compassionnel » qui tolérait l'avortement comme un moindre mal. Mais « on est passé de la loi compassionnelle à un droit acquis » regrette Éric Zemmour.

Il a également dénoncé la campagne du Planning familial en Île-de-France et les récents propos du ministre de la Santé, Madame Bachelot, sur l'avortement comme composant obligatoire de l'offre de santé : « Roselyne Bachelot veut faire de l'IVG une composante obligatoire de l'offre de santé [...] comme si tomber enceinte était une maladie grave ». Éric Zemmour se dit choqué par l'expression « offre de santé » utilisée par le ministre de la Santé : « on en parle avec l'air détaché qu'on prendrait pour parler de l'opération de l'appendicite ». À force d'en parler ainsi, cela « prend des allures un peu macabres. On songe, effrayés, que nous avons tous été des foetus », et comme en France [comme au Canada], « on peut le tuer tant qu'il n'est pas sorti du ventre de sa mère », on se dit donc rétrospectivement « qu'on l'a échappé belle ».






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mardi 2 février 2010

La HSLDA déterminée à défendre en justice ses membres menacés par la DPJ

Selon la HSLDA, une association sans but lucratif qui défend les parents-éducateurs, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) aurait envoyé ces dernières semaines des mises en demeure à quatre familles québécoises les obligeant à s'enregistrer auprès d'une école en utilisant les formulaires de ces écoles, et en s'engageant à écrire les examens, souvent plus d'une fois par an. On veut aussi obliger les parents à adopter le programme scolaire contesté du Québec (sans quoi il serait difficile aux enfants de l'école-maison, même les meilleurs, de réussir au mieux ces examens).

Pour la HSLDA, il s'agit de contraintes et d'exigences inacceptables pour leurs membres s'ils doivent pouvoir conserver le droit d'instruire leurs enfants à la maison conformément à leurs convictions religieuses et dans l'intérêt supérieur de chaque enfant. La HSLDA semble décidée d'aller en justice pour défendre ces droits.






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