mercredi 16 septembre 2009

2.10 — « Jésus, un emmerdeur… »

Exemple de plainte reçue par la CLÉ et remise au comité éducation de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
« J’ai aussi eu des échos des discussions apportées dans le cours en question [ECR] ; mon adolescente me rapporte que l’enseignante informe les jeunes de la classe que Jésus était un emmerdeur et qu’il fréquentait les prostituées (probablement en lien avec Marie-Madeleine…). Je suis scandalisée !!! »

4.1 — « L’enfant a refusé de méditer et de laisser entrer un animal en lui »

Exemple de plainte reçue par la CLÉ et remise au comité éducation de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
«4.1 — L’enfant a refusé de méditer et de laisser entrer un animal en lui

Plainte au sujet d'un exercice de méditation de style amérindien où l'enfant a refusé de faire l'expérience de « laisser entrer un animal de son choix en lui ».

Il y a quelques exemples douteux d'enseignement dans les écoles actuellement, voici un cas vécu a l'école de mon fils (dans sa classe) dans les derniers jours qui peut paraître banale et donnés par mon fils de 10 ans. Une personne les a rencontre dans sa classe pour leur parler de la « culture autochtone ». Un point en particulier était l'importance du choix d'un animal dans sa vie, dans la nature, qui nous correspond et a qui on veut s'identifier. La personne a demande aux enfants de faire une expérience (autochtone ?) et de laisser entrer en eux un animal pour en faire ressortir une qualité associée a cet animal ou quelque chose du genre. Cela peut sembler banal, mais je ne pense pas que cela puisse cohabiter avec la foi chrétienne.

Mon fils de 10 ans a refusé de faire cette expérience et il a été le seul dans sa classe. Il m'a dit qu'il trouvait bizarre cette expérience. En discutant à la maison avec lui par la suite, je lui ai dit qu'il avait eu raison de ne pas faire cette expérience et que moi aussi je la trouvais "bizarre" pour reprendre son vocabulaire. »

Toujours moins de liberté, toujours plus de contrôle étatique

M. Jean-Pierre Proulx, un des pères du cours ECR et de son imposition, n'est pas à court d'idées pour augmenter le contrôle de l'État, limiter le choix des parents et des écoles.

Le Devoir, où il a été journaliste de 1968 à 1974 et de 1980 à 1991, lui a, une nouvelle fois, complaisamment ouvert ses colonnes. Il y parle de « démocratiser » l'enseignement privé. Il faut comprendre par là assurer une mainmise encore plus grande de l'État sur le secteur privé, surtout privé de liberté pédagogique au Québec (voir le cas du collège Loyola par exemple).

Que préconise donc cet ancien président du Conseil supérieur de l'éducation du Québec ?
  1. D'obliger les établissements privés subventionnés à recevoir tous les élèves qui demandent à y être admis, ne plus les sélectionner donc. M. Proulx ne dit pas si ces écoles pourront encore renvoyer ou faire redoubler les mauvais élèves qu'elles ont été forcées d'accepter.
  2. D'instaurer pour ce faire un mécanisme de tirage au sort pour permettre aux parents de « choisir » l'école de leur choix. M. Proulx n'y fait pas mention, mais il faudrait au moins que ce tirage soit familial et non par élève, pour ne pas voir des enfants d'une même fratrie tirés au sort dans des écoles différentes.
  3. De retirer les subventions aux établissements qui n'acceptent pas les termes de cette politique dirigiste et de faire ainsi payer deux fois les parents qui voudraient des écoles libres qui sélectionnent leurs élèves (pour des raisons culturelles, religieuses ou de résultats scolaires), ça doit être ça la justice sociale pour M. Proulx.
Cette solution qualifiée de « réformiste » par son auteur se drape évidemment dans de nobles intentions d'égalité des chances, de mixité sociale et ethnique, de justice « démocratique », etc.

Il y a fort à parier que les parents trouveraient assez vite des méthodes pour détourner ces contraintes liberticides comme le déménagement vers des banlieues cossues où le recrutement et la sélection se ferait par proximité géographique comme cela se passe aux États-Unis. Il ne reste plus à M. Proulx qu'à imaginer les prochaines étapes de ses politiques liberticides, pardon « audacieuses » comme on dit dans les milieux de ceux qui pensent pour nous : l'impossibilité de renvoyer les mauvais élèves admis par la force de la loi, le busing d'élèves de banlieues lointaines aux frais du contribuable, politique désormais tombée en désuétude aux États-Unis, l'imposition de plans d'urbanisation «  démocratique » (comme les anciennes républiques de l'Est ?) qui forceraient à plus de mixité sociale et ethnique ?

Évidemment, nous recommandons des mesures plus justes et plus libérales (dans le sens noble du terme, pas dans le sens partisan qu'il a pris au Québec) : la fin du monopole pédagogique de l'État québécois, la privatisation massive des écoles publiques et les coupons scolaires.

Orthodox Jews, outspoken atheist take stand against ERC course

Extracts from a No Apologies article:
[...]
The Protestant Partnership in Education (PPE) supports the government’s legislation. According to an article on canadianchristianity.com – “Christians respond to education decisions in Alberta, Quebec” – Danielle Dejuenesse, general secretary of the PPE, said the organization “has pressed, with success, to have the viewpoint of Protestant parents heard in the development of the course. ‘And we ask parents and church leaders to be vigilant,’ she said, maintaining that government educational leaders have admitted that ERC teachers will need to receive intensive training to handle the material – and the students – with sensitivity.”

The article continues: “One of the bright spots in the ERC course, she said, is that it encourages students to talk about their own religious experience – what they did in church on Sunday, for example – while recognizing that they are meant to be dialoguing, not proselytizing.”

Discussing personal experience without a truthful and accurate historical context, however, turns Christianity into another false existential religion so it appears that PPE has settled for a mess of pottage and sacrificed a genuine Evangelical Christian witness to the people and government of Quebec.

[...]

“‘Torah law requires Jews to epistemologically recognize the prophecy of Moses as absolute eternal truth, which cannot be contradicted by any other prophet. Therefore, when a Jewish school class studies a belief that is incompatible with the prophecy of Moses (e.g. atheism), the Jewish teacher is obligated to identify the incompatible belief as false,’ the ad reads.”

The article continued: “Rabbi Shalom Spira, the CJEQ’s volunteer executive director, told The CJN the position was arrived at after consultation with 200 rabbis in Quebec, as well as rabbis J. David Bleich and Norman Lamm of Yeshiva University, a leading institution of modern Orthodoxy in New York, of which Rabbi Spira is a graduate. The position represents ‘a consensus of rabbinic opinion,’ he said, backed as well by study of the historic rabbinic response. While it’s not ideal, he said Jewish schools could teach about Christianity, for example, but students must not be left with the impression that it is equal to Judaism.”

Oh, for that kind of forthright declaration among Canada’s Evangelicals. Many Evangelicals, however, have become experts at compromise. It’s a tragedy when that compromise involves the discipleship and, therefore, the very souls of their own children. Many Canadian Christians appear to make up their religion as they go along rather than actually reading and studying the Bible.

Even an outspoken atheist has taken a position on this controversy that is more faithful to Christian principles. John Carpay, a Catholic, and Karen Selick, an atheist and libertarian co-wrote an article for the National Post on behalf of the Canadian Constitution Foundation. They condemned the decision. And they point out that even the secular and humanist Mouvement laique quebecois opposes the ERC course being mandatory for all children.

[...]

Un jugement qui n'est pas le dernier

Lettre ouverte d'Émile Robichaud, directeur général de l'Institut Marie-Guyart, et de Louis O'Neill, ancien ministre et professeur émérite de l'Université Laval, publiée dans Le Devoir du mercredi 16 septembre. Nous avons ajouté entre crochets les passages coupés par Le Devoir.
On pourrait formuler plusieurs commentaires au sujet de la décision que le juge Jean-Guy Dubois a rendue le 31 août 2009 au sujet du cours Éthique et culture religieuse (ECR), imposé dans toutes les écoles du Québec depuis septembre 2008. Invoquant le respect de la liberté de conscience et de religion, des parents demandaient que s'exerce en faveur de leurs enfants le droit d'exemption prévu à l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique. L'honorable magistrat a rejeté cette demande.

Ignorant le contenu, voire l'existence même de plusieurs expertises favorables à la requête des parents, le juge a réduit le litige à une confrontation entre quelques chrétiens de la base soumis à un interrogatoire digne de l'Inquisition et l'expertise d'un théologien qui a réussi de façon subtile à donner l'impression que des choix pastoraux liés à des situations d'exception incarnent la véritable position de l'Église catholique en éducation, alors qu'une longue tradition va dans le sens de la revendication d'un droit à un enseignement librement offert qui répond au choix des parents, et cela, aussi bien dans les systèmes publics d'éducation que dans les réseaux privés.

Réduire le litige à une dispute

Le juge a passé sous silence les témoignages d'experts dont l'opinion contredisait celle de son expert préféré. Il a même refusé d'entendre la déclaration du président de la Congrégation romaine sur l'éducation catholique, qui réitérait la position traditionnelle du magistère et dont les propos contrastaient avec ceux du président de l'Assemblée des évêques du Québec.

Le magistrat a donc ramené un litige portant sur la liberté de conscience et de religion dans une société laïque à une dispute entre catholiques. Or l'enjeu est plus vaste puisqu'il engage l'exercice de la liberté de conscience et de religion dans l'ensemble d'une société démocratique, comme cela est d'ailleurs établi dans les paragraphes d'introduction.

Selon le juge Dubois, le nouveau cours ne porte aucunement atteinte à la liberté religieuse et aux droits des parents. Le magistrat prend acte de la suppression de l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés, où il était déclaré que « les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'exiger que, dans les établissements d'enseignement public, les enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi ».

Étrangement, il considère que le nouveau libellé qui, dans sa formulation floue et anesthésiante, annule de facto ces mêmes droits, a comme effet de les sauvegarder.[Pareille interprétation témoigne d’une souplesse de pensée peu commune, tout comme la déclaration où il affirme le plus sérieusement du monde que la ministre de l’Èducation n’a jamais exercé de pression sur les dirigeants des Commissions scolaires pour que ceux-ci rejettent toutes les demandes d’exemption présentées par des parents.]

Tant pis pour les parents

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Il est permis, au nom de la liberté de religion, d'arborer un kirpan ou un voile islamique à l'école ou encore d'ériger une souccah sur son balcon sans s'occuper des voisins qui habitent le même condo. En revanche, les parents doivent accepter un enseignement sur les religions même quand ils estiment, à tort ou à raison, que cet enseignement porte atteinte à leurs convictions les plus intimes. On voit bien que le principe voulant qu'on doive respecter une croyance sincère ne s'applique pas de façon égale. Tant pis pour les parents et les jeunes qui se sentent lésés dans leurs convictions.

On comprend mieux cependant le choix du magistrat quand on constate, en lisant le jugement rendu, en quelle haute estime il tient le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse. On voit bien que pour lui, c'est la trouvaille du siècle. Il lui reconnaît toutes les vertus que ses inventeurs lui attribuent.

Droit des parents

Au lendemain de ce jugement qui ne passera pas à l'histoire, des questions demeurent. La première a trait à la nature réelle du cours ECR. On peut y voir un simple sous-produit culturel de la sociologie des religions. Mais on peut aussi y déceler un produit religieux d'un genre particulier issu d'une mixture où cohabitent des reliquats de culture chrétienne, un rationalisme imprégné de relativisme, le postulat du pluralisme normatif et des visées sociales particulières: telle une religion postmoderne ajustée à la mode du jour. Mais s'il s'agit d'une religion, de quel droit l'imposer? Pourquoi refuser aux parents le droit à l'exemption et à la liberté de choix?

Autre interrogation: quelle est la compétence de l'État en matière religieuse? [...] Jadis des monarques, tels Henri VIII d'Angleterre, Joseph II d'Autriche ou Napoléon Bonaparte, s'attribuaient dans le domaine religieux des compétences qu'aujourd'hui une société laïque ne reconnaît pas à l'autorité civile. Imposer une lecture étatique des réalités religieuses reflète un temps révolu, sauf dans les sociétés théocratiques ou dans celles qui ont été imprégnées de culture marxiste.

Une question cruciale: celle des droits des parents en matière d'éducation. Quand ceux-ci inscrivent leurs enfants à l'école, ils n'abandonnent pas leurs droits au profit de l'appareil d'État, surtout dans un domaine aussi délicat que celui des croyances religieuses. Ils délèguent une responsabilité dont ils demeurent les titulaires. Ce qui n'exclut pas que puissent surgir à l'occasion des situations conflictuelles, par exemple dans le cas de sectes en rupture avec des valeurs communément admises dans une société démocratique. Doivent alors prévaloir le dialogue et la négociation, et non les diktats d'un appareil bureaucratique.

Il devient nécessaire de ramener à l'avant-scène la liberté de conscience et de religion, le respect des droits parentaux et la pratique d'une laïcité vraiment ouverte, apte à freiner les transports d'un appareil bureaucratique attiré par les odeurs de sacristie. C'est urgent d'amorcer cette étape nouvelle sans se laisser arrêter par une décision de cour qui ne passera pas à l'histoire.

lundi 14 septembre 2009

Multiculturalisme...

« On propose à nos sociétés un avenir multiculturel. Le grand paradoxe du multiculturalisme, c’est que toutes les cultures sont les bienvenues à l’exception d’une seule, la culture du pays hôte. Pour accueillir la diversité comme il se doit, la France est tenue de ne plus être une nation substantielle, mais une nation procédurale simplement vouée à organiser la coexistence des communautés qui la composent. »

Alain Finkielkraut, Le Point, 16 juillet 2009

Cheering Big Brother dangerous

By John Carpay, Calgary Sun, 2009-09-13


Columnist Michael Platt incorrectly claims some parents in Québec want to keep their children ignorant about other religions. ("Pinheaded? Believe it," Sept. 6.)

In August [on the 31st] , the Québec Superior Court rejected the demand of parents to exempt their children from a course called "Ethics and Religious Culture" (ERC).

In 2008, this course became mandatory for all students from Grades 1 to 11. Before the ERC course was imposed on public and private religious schools, children in Québec were already being taught about other religions. But parents had a choice to enroll their children in Catholic or Protestant religious instruction – or non-religious moral instruction. Parents objected to the removal of this choice, which triggered the court action. Québec's parents are not against their kids learning about the world's religions. Rather, parents went to court because the course trivializes religion as mere folklore and teaches the relativist notion that there is no truth. It is also opposed by the Québec Secular Movement, because it violates the freedom of conscience of atheists and agnostics who don't want their children presented with religious information they're not equipped to handle. Children are not all the same. Some children can learn about sensitive topics like religion and sexuality at an earlier age than others.

Why should politicians and bureaucrats have the right to determine the age at which all children will be forcibly exposed to facts and ideas about sex and religion? Shouldn't parents be able to determine what information goes into the minds of their own children, and at what age, and how it's taught?

Platt's "government-knows-best" attitude has existed as long as modern public education. Prussia in the 19th century was the first country to force children ages five to 13 to follow a national curriculum to instill respect for authority and following orders. Prussia's goal was to produce obedient citizens who would understand the King is always just and right. As German philosopher Johann Gottlieb Fichte said: "The schools must fashion the person, and fashion him in such a way that he simply cannot will otherwise than what you wish him to will."

Dictators through history have tried to use a mandatory curriculum to impose their ideology on youth. This is why the Universal Declaration of Human Rights affirms the prior right of parents to choose the education given to their children. Parental rights are one of the cornerstones for preserving a free and democratic society. Family autonomy and freedom of conscience are rights that protect atheists and agnostics as much as religious people from government coercion and intrusion. Few things are more coercive and intrusive than Big Brother imposing its ideology on your kids, teaching them the opposite of what you teach at home — especially when it comes to religion and sex.

Platt accuses parents in Québec and Alberta of being "willfully ignorant" zealots for not wanting other people's sexual and religious values imposed on their children. If Platt wants to educate his children in his beliefs (be they religious, secular, agnostic, atheist, progressive, traditionalist or relativist) he should be entitled to do so. But insisting his own attitudes towards religion and sex be imposed on all children through the public education system is just plain wrong. It's always tempting to cheer for Big Brother when he imposes your values on other people. But once Big Brother acquires that right, nothing stops him from imposing other people's values on you.

Élève anglican de Gilles Routhier vient à sa rescousse...

Voir la lettre envoyée à l'Express par un élève anglican de Gilles Routhier, les réactions sont instructives.




La hiérarchie anglicane vue par l'émission Yes, Prime minister!

God and government

Article from the National Post published this Monday 14th of September 2009.


What could possibly be wrong with children gaining a general knowledge of the world's major religions and the differences among them?

Plenty, if the government requires that children be taught that all religions, and all non-religious moral codes, have equal merit.

In a recent troubling judgment (Lavallee vs. Commission scolaire des Chenes), Quebec's Superior Court ruled that parents do not have ultimate authority over the moral or religious education of their children, and that the state can impose a curriculum that conflicts with the moral codes parents strive to instill. The court rejected a claim brought by parents seeking to exempt their children from the "Ethics and Religious Culture" (ERC) course, which in 2008 became mandatory for all students from Grade 1 to Grade 11, including students in private religious schools.

Some have lauded the court ruling as a rejection of the right to raise children in ignorance. But the parents involved are not against educating their children about other faiths and belief systems. Rather, they wish to do it from their own perspectives.

Parents do not wish to have to instruct their children — stealthily, at home — that the moral relativism they are being taught at school is wrong. They do not wish to have to undermine their children's confidence in their schoolteachers. Nor do they wish to become hypocrites, adhering to a particular moral code themselves, but pretending — in order to spare their children the conflict of having to choose between home and school — that it's okay for their children to accept tenets they consider immoral.

This concern resonates with people of all religions and moral codes. While the parents who brought the court action happen to be Catholic, the secular and humanist Mouvement laique quebecois also opposes the ERC course being mandatory for all children. Agnostic and atheist parents don't want their children forcibly exposed to religion at a young age.

If Quebec's goal were merely to save children from religious and cultural ignorance, it would tolerate a diversity of methods for achieving that goal. But no such tolerance has been extended to Loyola High School, a private Catholic school in Montreal. Its curriculum already included information about the world's other major religions, but in keeping with its mission and values, Loyola teaches its students that Roman Catholicism is actually true and ought to be adhered to. Quebec says such instruction is unacceptable because it is not "even-handed."

Since virtually every religion and moral code includes as one of its tenets a belief in its superiority over rival systems (or else why adhere to it?), Quebec's insistence on even-handedness is tantamount to compelling every teacher of religion or morality to deny or contradict some part of his creed. Why should teachers be forced into such hypocrisy in a country whose constitution — in Section 2 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms — guarantees freedom of conscience, religion, thought, belief, opinion and expression? The province maintains, and the court accepted, that parents' constitutional freedoms remain intact since they are still free to instruct their children in their own moral codes in the privacy of home. But even homeschoolers, who frequently opt out of government schooling precisely because they prefer to instruct their children in their own belief systems, will be required to teach the "even-handed" ERC course or an equivalent course. Imagine parents instructing their children about the importance of adhering to their own religious beliefs in the morning, then telling them that there are a dozen other religions to choose from, all equally valid, in the afternoon. It's ludicrous for the province to argue that such a process respects freedom of belief.

The "government-knows-best" attitude that Quebec is displaying has been in existence as long as compulsory public education itself. Nineteenth century Prussia was the first to impose a mandatory curriculum to teach all children from ages five to 13 discipline, respect for authority and the ability to follow orders. Prussia sought to produce obedient citizens who would understand that the King is always just, and his decisions are always right. As the German philosopher Johann Gottlieb Fichte explained: "The schools must fashion the person, and fashion him in such a way that he simply cannot will otherwise than what you wish him to will."

Freedom of religion and conscience, parental authority, and family autonomy are bulwarks which protect all citizens from government coercion and intrusion. We dismantle these bulwarks at our peril.

-John Carpay and Karen Selick are executive director and litigation director, respectively, of the Canadian Constitution Foundation, which is assisting the Quebec parents with their constitutional court challenge.

dimanche 13 septembre 2009

France — l'école est devenue une garderie

Écoutez Maurice Maschino, qui se fait également appeler Maurice Tarik Maschino1, journaliste au Monde diplomatique, parler de ce que, selon lui, est devenue l'école aujourd'hui en France.



Heureusement, au Québec, il en va tout autrement, l'école y est encore un havre de savoirs éloigné de tout endoctrinement et où l'on inculque les vertus du respect, de l'effort, des connaissances, de la patience et de la discipline.


Maurice Tarik a un pedigree de gauche immaculé. C'est ainsi qu'alors qu'il enseigne au Maroc en 1956, il découvre la guerre d'Algérie et s'engage comme militant de l'indépendance aux côtés du FLN. Il s'exprime en ce sens dans la presse marocaine et algérienne, ce qui lui vaut de la part de la France une inculpation pour atteinte à la sûreté de l'État et une annulation de son sursis de service militaire. Mais, refusant d'honorer ces obligations militaires, il se réfugie en Tunisie. Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, il épouse une algérienne, Fadéla M'rabet, prend la nationalité algérienne, enseigne en Algérie et anime avec son épouse une émission à la radio nationale. C'est en raison de cet attachement à ce pays qu'il s'est choisi ce deuxième prénom, Tarik. Mais du fait des positions féministes de son épouse, ils sont interdits d'antenne et de presse après le coup d'État du 19 juin 1965, et finissent par quitter l'Algérie et s'installer en France en 1971.