lundi 4 mai 2009

Fair accommodation for Gabriel

Nous avons reçu cette lettre ouverte (apparemment également publiée dans la Gazette de ce jour) :

I don't understand.

A boy named Mohamed successfully defended his right to recite his daily prayers at school, and another named Gurjab was accorded the right to wear his kirpan at school. But when our son Gabriel claims exemption from the ethics and religious culture course, the door gets slammed in his face – and all within the same education system. Well, Gabriel also has the right to claim reasonable accommodation! Gabriel at 11 is in the process of building his identity. Like thousands of other students his age, he is attempting to understand and to integrate the values his family is trying to instill in him – quite a challenge!

In the midst of this, the state, under the pretext of multiculturalism, wants to impose on him the study of an arsenal of spirituality and traditions. We object to this approach. As a family, we do not accept that the education system so disrespectfully challenge the values it is our right to transmit to our children. In spite of what is claimed, the ethics and religious culture course can not possibly integrate different nationalities and religions within this social project, as without identity, there can be no integration. This identity is not yet acquired by a child of Gabriel's age, and will not likely be acquired until the end of adolescence. For all of these reasons, we will continue to demand that our rights and our differences be respected in this education system which trains the adults of the future. Our request is just as important as those of Mohamed and Gurbaj, and of all those who have adopted this country as theirs.

Karl Santaguida, Montréal

Se prémunir du « Youpi, créer ma religion à moi ! », une saine prudence

Lettre ouverte intéressante de Louis O'Neill, professeur émérite à la Faculté de théologie de l'Université Laval, dans Le Devoir de ce lundi.
«Le nouveau cours Éthique et culture religieuse n'a pas fini d'étonner. Que l'on se rappelle à titre d'exemple le cas de cet enseignant qui a demandé à ses élèves de dessiner un nouveau drapeau du Québec parce qu'il estimait que le fleurdelisé ne convenait plus, car on y discerne une croix. L'enseignant zélé avait cru déceler là une atteinte à la laïcité.

Le cours réserve d'autres surprises. C'est ainsi que l'on trouve une perle bizarre dissimulée dans un cahier d'activités destiné aux élèves de premier cycle du secondaire et dont le titre est Partons à l'aventure! La perle se nomme «Youpi, ma religion à moi!» Comme aventure, c'est du vrai de vrai.

On invite les jeunes (de 12 et 13 ans) à créer leur propre religion «comme moyen pour vérifier leur capacité à saisir les multiples facettes des mouvements religieux». On précise: «À partir des multiples exemples vus en classe dans le chapitre 1, tu décides de fonder ton propre mouvement religieux pour répondre à ta quête de sens. Ce mouvement doit naître de ton imaginaire.» Production attendue? Une description détaillée d'une religion inventée respectant la structure exigée.

Regroupés dans des équipes de quatre, les écoliers doivent faire appel à leur imaginaire pour réaliser le projet suivant: inventer un fondateur et un mythe fondateur; inventer un Dieu ou des dieux et en nommer les attributs; inventer un code moral; inventer un livre sacré; inventer quelques rituels; inventer quelques objets de culte.

Affront aux religions

On nous dit que ce cahier d'activités n'a pas été officiellement approuvé, donc que l'on ne doit pas prendre l'affaire trop au sérieux. Pourtant, il s'agit bien d'un outil de travail reconnu que l'on met à la disposition des enseignants et des jeunes. On y trouve un tas de trucs sur le vivre-ensemble et le dialogue. Certains éléments sont intéressants, mais le tout projette l'image d'un fouillis où s'entremêlent les bonnes intentions et la confusion. On ne réussit pas à trouver le fil conducteur qui assure l'unité de l'œuvre. L'ensemble est gentil, sirupeux, un peu gnangnan.

Quant à la perle bizarre, elle suscite une interrogation bien particulière, car elle équivaut à un affront atteignant toutes les religions. Pourtant, un des objectifs du cours est, nous dit-on, d'encourager une approche inclusive et tolérante envers les croyances. Or, pour en arriver à inventer une bizarrerie pareille, il faut au moins implicitement avoir assumé les trois postulats suivants: 1) toutes les religions se valent; 2) mises ensemble elles ne valent pas grand-chose; 3) aussi bien s'en moquer et en tirer un passe-temps.

Déferlement de religions!

Voyons la pratique et tâchons d'imaginer d'éventuelles conséquences. À quatre participants par équipe, il serait possible d'inventer cinq ou six religions par classe, chacune avec son ou ses dieux, son code moral, ses rituels. Des centaines de nouvelles religions pourraient ainsi émerger à l'échelle du Québec. Un vrai déferlement de religiosité. Même les adeptes du relativisme et du pluralisme normatif risqueraient d'être emportés par le courant. Les enseignants n'y pourraient rien, car il leur est interdit d'exprimer une opinion personnelle. Brouillard et confusion. Montée prévisible d'un sentiment de mépris envers tout ce qui est religieux. Est-ce là le but recherché?

On peut heureusement prévoir que le déferlement n'aura pas lieu, car les jeunes sont capables de faire preuve de sens commun, plus que ceux qui ont inventé ce jeu. On peut aussi faire confiance au sens critique de parents qui sauront faire oeuvre d'intelligence et de discernement. Il demeure qu'un dérapage aussi grossier sème l'inquiétude.

Activité d'ECR sur le thème créer sa religion, ici les judoïtes

Potion du vivre-ensemble

Des parents se demandent si la potion magique que l'on fait ingurgiter à leurs enfants au nom du vivre-ensemble ne serait pas toxique. Ce qui incite certains d'entre eux à invoquer le droit d'exemption pour les jeunes dont ils ont la charge. Ils appliquent le principe de précaution. C'est une saine prudence qui les incite à agir ainsi.

L'un des grands esprits qui ont concocté le nouveau cours a affirmé avec assurance que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde l'équivalent d'un tel produit pédagogique. En découvrant le jeu «Youpi, ma religion à moi!», je suis enclin à croire qu'il a raison. Car il est sûrement hors du commun d'inventer pareil passe-temps dans le domaine religieux. C'est «le bout du bout», comme m'a dit l'un de mes amis, pédagogue renommé qui fut longtemps enseignant et directeur d'école.
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« Le gouvernement devrait se prévaloir de la loi sur les consultations populaires »

Lettre intéressante de Nestor Turcotte dans l'Écho de la Baie du 2 mai 2009. Nestor Turcotte est un professeur de philosophie à la retraite.
«
Selon les sondages les plus fiables, les parents, en très grande majorité, sont en faveur de l’enseignement religieux et moral dans les écoles publiques et privées du Québec. Ceux-ci fréquentent rarement les lieux de culte mais tiennent à ce que leurs enfants soient élevés dans la tradition religieuse où leurs parents les ont élevés. Il y a là un grand paradoxe. Les Québécois n’en sont pas à leur premier.

Il y a quelques jours, Jean Charest, Premier ministre du Québec, déclarait tout à fait le contraire, suite à la marche tenue par des milliers de parents à Drummondville et qui dénonçaient l’imposition du cours Éthique et culture religieuse. Pour justifier l’imposition de ce nouveau cours, le Premier ministre affirmait, le plus sérieux au monde, que cette démarche reflétait un large consensus au Québec et était parfaitement légal.

En effet, il y a un consensus au Québec, mais il n’est pas autour du nouveau cours étatique d’Éthique et culture religieuse imposé par les Parlementaires à Québec. Il l’est au sujet de l’enseignement religieux catholique et protestant et de l’enseignement d’une morale naturelle. Les Québécois veulent ce type d’enseignement dans leurs écoles, et ils le veulent à plus de 80 %. Ils ne veulent pas autre chose. Les autorités politiques, toute partisannerie confondue, imposent, depuis quelques mois, exactement le contraire. Si la démocratie c’est la volonté du peuple, par le peuple et pour le peuple (Abraham Lincoln), le Québec est anti-démocratique et bafoue la volonté du plus grand nombre. Comment comprendre ce non respect des citoyens et ce chambardement imposé, contre la volonté d’une claire majorité? L’histoire politique récente du Québec fournit la réponse.

La Charte des droits et libertés de la personne régit, depuis plus de 25 ans, le fonctionnement de la société civile québécoise. L’énoncé original de cette Charte (1982), à l’article 41, était pourtant bien clair. «Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’exiger que, dans les établissements d’enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi.» Une telle formulation reconnaissait l’autorité primordiale des parents dans la transmission des valeurs religieuses et morales.

En juin 2005, l’Assemblée nationale adoptait majoritairement et à toute vapeur, la loi 95 qui modifiait l’article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne. L’article se lit maintenant ainsi : «Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci.»

Le libellé de la première version (1982) et celui de la deuxième version (1995) semblent à tous points semblables, pour qui ne fait pas attention. Dans la première version, les parents ont le droit d’exiger. Ils sont donc les premiers responsables. Dans la deuxième version, les parents deviennent les mandataires (ils n’exigent plus…ils s’assurent) d’une autre personne qui peut juger de ce qui est dans l’intérêt de l’enfant en matière religieuse et morale. Aucune personne n’étant nommée explicitement dans l’article modifié de la Charte, il va de soi que c’est l’État qui doit faire respecter cette règle et, forcément, celui-ci devient le détenteur d’un droit qui, il n’y a pas si longtemps, revenait exclusivement aux parents.

Jean Charest a raison. La démarche actuelle gouvernementale est parfaitement légale. Puisque son gouvernement, - avec la complicité de l’Opposition péquiste de l’époque - a changé la loi afin de faire légalement ce que les parents n’ont jamais voulu que leur gouvernement fasse dans les faits : leur enlever le droit fondamental d’élever leurs enfants selon leurs convictions religieuses et morales.

Le nouvelle article 41 de la Charte québécoise viole la liberté de conscience et va en contradiction avec les Chartes internationales de droits et libertés. Elle permet à l’État québécois d’imposer le contenu d’un cours d’éthique et culture religieuse, sans que les parents aient le droit de s’y opposer, sans que les parents aient le droit d’en soustraire leurs propres enfants, sans que les parents aient un droit de regard sur le contenu religieux et moral enseigné à leurs enfants.

L’État du Québec, par le biais du Ministère de l’Éducation, peut, dorénavant imposer, modifier, ajouter un contenu idéologique particulier dans les cours offerts, tant au niveau primaire que secondaire, sans que les parents puissent dire un seul mot. C’est, en d’autres termes, l’imposition d’une religion d’État, sans droit de regard venant de ceux qui sont les premiers concernés. L’État, unilatéralement peut décider ce qui doit être transmis comme valeurs religieuses et morales à tous les étudiants fréquentant les écoles du territoire québécois. Subrepticement, le Québec est tombé, sans le savoir et sans le vouloir clairement, en régime totalitaire. Contenu étatique; assistance obligatoire aux cours, aucune dérogation. Il y a des régimes politiques qui ont procédé ainsi dans l’histoire du XXe siècle. A chacun d’en dresser la nomenclature.

J'ai lu le contenu intégral du devis du cours Éthique et culture religieuse imposé par le Ministère de l’Éducation, tant au niveau primaire et secondaire. A mon sens, ce cours sème la confusion dans les esprits des jeunes, enlève aux parents un droit fondamental qui est la transmission des croyances familiales, met sur le même pied d'égalité «religion révélée» (surnaturelle) et ««religions dites naturelles», et surtout, permet au gouvernement d’imposer des philosophies et des contenus religieux qui ne relèvent pas de sa compétence et qui peuvent aller à l’encontre de la volonté des parents.

De toute façon, ce nouveau programme est voué à l’échec. Les professeurs sont mal préparés pour l’enseigner. Ceux qui essaient de le faire, en grande majorité, le font à contre cœur, souvent pour compléter une tâche régulière incomplète. On voit ici le sérieux du Ministère de l’Éducation qui accepte, que des incompétents livrent un contenu ténébreux, mal ficelé, souvent incohérent. Dans quelques années, le Ministère sera autorisé à dire que les jeunes ne veulent plus rien savoir de la religion et procèdera à l'abolition pure et simple de ce cours inadapté, allant à l’encontre des droits fondamentaux des parents.

Le Premier ministre peut bien dire que l’action de son gouvernement est légale et rejoint un consensus dans la population. Il a, avec la complicité de Pauline Marois qui se tient coi, l’habileté du politicien qui joue avec les mots. Les parents, d’une part, souhaitaient, à plus de 80 %, conserver le droit de choisir entre l’enseignement religieux catholique et protestant et le cours de morale naturelle. D’autre part, le consensus autour du cours Éthique et culture religieuse n’existe tout simplement pas. Et pour rendre légale l’action de son gouvernement, il a profité de la canicule de l’été 1995, en accord (pour une fois…) avec le Parti québécois, pour modifier la Charte québécoise, article 41, qui permet à l’État d’assurer la transmission d’une culture religieuse de son choix, enlevant ainsi aux parents le droit d’exiger qu’un enseignement soit fait, conformément à leurs droits fondamentaux.

Sur une question aussi fondamentale, le gouvernement devrait se prévaloir de la loi sur les consultations populaires. Et faire, dans les plus brefs délais, un référendum sur la question. De toute évidence, il pourrait avoir des surprises. La question référendaire pourrait être la suivante : Acceptez-vous que le gouvernement du Québec abolisse la loi 95 qui modifiait l’article 41 de la Chartre des droits et liberté de la personne et redonne aux parents le droit fondamental de choisir le type d’enseignement qu’ils leur convient dans le domaine religieux et moral ?

Les Québécois, pour une fois, pourraient bien être tentés de voter Oui !

Nestor Turcotte – MATANE
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dimanche 3 mai 2009

Création d'une école catholique non subventionnée à Québec ?

Un comité de 5 personnes s’est réuni le 30 avril à Québec dans l'intention d'explorer la fondation d'une école catholique indépendante non subventionnée.

Le comité de fondation s’était déjà réuni le 25 janvier dernier pour discuter de la fondation de la future école qui portera le nom de Notre-Dame des Écoles de Québec. Le comité avait alors reçu la bénédiction du cardinal Marc Ouellet en sa cathédrale. Il a également l’appui de l’Association Notre-Dame des Écoles, fondée par le Mgr Ouellet pour promouvoir ainsi une éducation fidèle au magistère de l’Église catholique.

Interrogé sur les raisons qui ont poussé ces parents à envisager une école non subventionnée, M. Bertrand Cloutier, président du comité de fondation, a déclaré que la raison principale qui poussait ces parents à ce grand sacrifice financier était de créer un environnement où les valeurs évangéliques pouvaient être vécues et comprises par l'exemple. L'école serait ainsi le prolongement de la maison en matière d'éducation.

Pour M. Cloutier, cette initiative vise à créer un grand nombre de petites écoles à échelle humaine et à s'éloigner de la massification des écoles publiques ou privées subventionnées. À ce stade, l'ouverture de Notre-Dame des Écoles de Québec n'est pas prévue avant la rentrée 2010.

Si ces écoles se voudront plus humaines et chercheront à présenter une anthropologie digne de l'homme et de sa finalité, il ne sera pas question de compromettre la qualité d'enseignement dans les matières obligatoires.

En sus des matières obligatoires imposées par le Monopole de l'Éducation du Québec — contrairement à de nombreux autres pays démocratiques comme la France ou l'Angleterre les écoles privées non subventionnées québécoises sont tenues de suivre par le menu le programme du gouvernement — ces écoles enseigneront des cours de religion solidement ancrés dans la doctrine catholique et les quatre piliers de la catéchèse. Il faut sans doute lire ici, en filigrane, une critique de ce que sont devenues les écoles privées dites catholiques subventionnées où l'animation pastorale catholique a été remplacée par une animation spirituelle et à l'engagement communautaire qui réserve une partie congrue à une spiritualité de plus en plus diffuse devant un engagement communautaire souvent très politiquement correct.

Selon M Cloutier, qui est lui-même enseignant dans une école catholique subventionnée, il n'est pas exclu que d'autres cours s'ajoutent au programme officiel afin d'assurer aux élèves une éducation plus complète.

M. Cloutier s'est dit inspiré dans sa réflexion sur la refondation d'une école catholique par le livre Refonder l'école catholique de Jean-Daniel Nordmann publié il y a quelques années aux éditions Ad Solem.

Relativisme, déracinement et constructivisme, visiblement les critiques turlupinent les pères du cours ECR

Les critiques portées contre le programme d'éthique et de culture religieuse, tant par le MLQ, les jeunes nationalistes de l'IRQ et les membres de la CLÉ semblent faire mouche.

En effet, les pontes subventionnés par nos impôts qui nous ont pondu le cours ECR se sont réunis en décembre dernier pour le 5e forum Éthique et culture religieuse. Au centre de leurs discussions : le relativisme, la possibilité de concilier enseignement et ne pas donner de réponses, comment passer une culture en évitant le prétendu piège du « nous » opposé aux autres. On reconnaît là les critiques faites au cours d'ECR.

Visiblement, ces critiques semblent assez troubler les pontes du Monopole — dont certains sont experts ou témoins dans les procès à venir contre l'imposition du cours d'éthique et culture religieuse — qu'ils en ont fait les thèmes centraux de leur colloque subventionné :
  1. Comment être objectif et impartial sans tomber dans le relativisme ?, par M. Daniel Weinstock, de l’Université de Montréal ;
  2. Comment respecter l’identité de chacun tout en recherchant le bien commun ?, par M. Georges Leroux, de l’UQAM ;
  3. Comment enseigner sans donner de réponses ?, par M. André Lacroix, de l’Université de Sherbrooke ;
  4. Comment être un passeur culturel tout en évitant le piège du nous… et les autres ?, par Mme Marie-Paule Desaulniers ;
  5. Ethic and Religious Culture: How Does One Promote Its Relevance While Avoiding Relativism?, par M. Spencer Boudreau, de l’Université McGill.
Aucun critique dissident ne semble avoir été invité « pour favoriser la recherche commune d'une solution "correcte" dans un dialogue respectueux », pour paraphraser M. Georges Leroux.

La base a parlé : motion rejetée à 95 % au 2e Forum jeunesse de l’archidiocèse de Québec

L’archidiocèse de Québec tenait son 2e Forum jeunesse en fin de semaine.

La Commission permanente de la jeunesse, l’équipe de pastorale jeunesse et des vocations du diocèse de Québec ainsi que le Centre Québec IXTHUS, qui fermera bientôt ses portes, organisaient l’événement.

Radio Ville-Marie avait pu mettre la main sur la liste des propositions ayant reçu le plus grand nombre de votes, parmi lesquelles en 5e position celle-ci qui avait trait à l'éducation :
« Que l'Église catholique de Québec, au premier chef son Archevêque, tout en prônant une laïcité ouverte, appuie sans équivoque les visées principales du cours d'éthique et culture religieuse qui sont de préparer les élèves à vivre dans une société pluraliste et de développer chez eux le respect de la différence. »
Selon nos informations, la motion a été rejetée ce dimanche par 95 % des votants.

Voyons si Radio Ville-Marie parlera maintenant de cette défaite cuisante pour les gens qui se disent catholiques et pro-ECR après avoir fait leur publicité.


Écrire courtoisement à Radio Ville-Marie
auditoire@radiovm.com

vendredi 1 mai 2009

« Libre choix », la chanson de la CLÉ

Mme Isabelle Maréchal avait déjà joué un court extrait de cette chanson lors de sa dernière émission dominicale. Nous avons réussi à mettre la main sur la chanson au complet.


Faites connaître la chanson, écoutez-la sur votre baladeur, faites-la diffuser sur une radio locale : télécharger le MP3.

mercredi 29 avril 2009

« Vous avez dit consensus, M. Charest ? »


Lettre ouverte publiée dans la Tribune de Sherbrooke de ce mercredi (p. 19) :

M. Jean Charest,

Samedi dernier, à propos de la marche des parents qui revendiquent le droit de choisir pour leurs enfants, dans le cadre du cours Éthique et culture religieuse, vous avez dit : « Alors à mes yeux à moi, c'est le bon choix et j'ai la conviction que c'est également le reflet d'un consensus parmi la population ».

Comment pouvez-vous parler de consensus lorsque tous les sondages démontrent que la majorité demande le choix ? Vous tenez compte des sondages pour déclencher des élections, mais pas lorsqu'il s'agit du respect des droits des parents de choisir les valeurs qu'ils veulent transmettre à leurs enfants. Je ne crois pas que les parents désirent tous transmettre vos convictions à leurs enfants. Nous, les parents du Québec, toutes origines et confessionnalités confondues, sommes fiers de nos ancêtres et de nos valeurs et c'est à nous de choisir […]

Jacques Joly, Sherbrooke

Proportion des pages consacrées aux différentes cultures religieuses dans deux manuels d'ECR du 1er cycle primaire

Selon le recensement de 2001, plus de 83 % de la population au Québec est catholique et plus de 90 % est chrétienne.





ReligionConfessionPourcentage
Catholique83,40 %
Protestant4,70 %
Orthodoxe1,40 %
Autre chrétien0,80 %
Total chrétiens90,30 %
Total musulmans1,50 %
Total juifs1,30 %
Total bouddhistes0,60 %
Total hindous0,30 %
Total sikhs0,10 %
Sans affiliation religieuse5,80 %
Spiritualité autochtone (n = 735 en 2001 !)0,01 %

Source : Statistiques Canada, recensement 2001.

Comme nous l’avions déjà fait remarquer, le Monopole de l’Éducation ne se gêne pas pour mentionner publiquement qu’un tel manuel de mathématiques ou de français ne représente pas assez de minorités visibles ou que les femmes n’y sont pas représentées selon les goûts des bureaucrates responsables de ce genre de besogne.

Il nous est donc paru légitime de voir dans quelle mesure les différentes religions du Québec sont représentées dans les deux manuels approuvés à cette date par le MELS pour le 1er cycle du primaire. Il s’agit des manuels Mélodie A et B publiés chez Modulo en 2008.

Les colonnes Chr., Mus., Juif, Hin., Bou. et Aut. représentent dans l’ordre les pages qui traitent d’un aspect de la culture religieuse chrétienne, musulmane, judaïque, hindoue, bouddhiste et autochtone, respectivement. L’unité mentionnée est la partie de page ; une page entière vaut 1, une dizaine de lignes compte pour 0,5 page. Parfois, le thème est commun entre plusieurs religions, c’est surtout le cas entre la tradition juive et chrétienne pour tout ce qui est de l’histoire vétérotestamentaire, on a alors attribué ces mêmes pages aux différentes traditions correspondantes.

De nombreuses pages n’ont pas de contenu religieux. C'est ainsi que les pp. 36 et 37 sont consacrées à l’anniversaire de M. Gus, le chien de la famille québécoise « de souche »; le gentil canin de cette famille moderne aura droit à un gâteau d'anniversaire et Mélodie, la petite fille de la famille en question, lui adressera à cette occasion une lettre !

ManuelPageThèmeChr.Mus.JuifHin.Bou.Aut.
A9-10Baptême2




A11Naissance autochtone




1
A12Naissance

0,50,5

A13Naissance
0,5

0,5
A14Symboles0,20,20,20,20,2
A15Père Noël?




A16Noël/Aïd el Fitr0,50,5



A17-19Noël3




A30-32Noé2,512,5


A33-34Origine du monde




2
B5Action de grâce1




B6-7Souccote

2


B8Micmac




1
B24-25Annonciation2




B26Maya



1
B27Révélation de Mahomet
1



B40-41Origine des saisons




2
B42-44Pâques / Pâque2,5
2,5


B45-46Jésus, un homme2




Total en pages15,73,27,70,71,76
Nombre de pages à contenu religieux : 30
Pages en pourcentage (*)52,3 %10,7 %25,7 %2,3 %5,2 %20,0 %
Religion dans population (2001)90,3 %1,5 %1,3 %0,3 %0,6 %0,01 %

(*) Total fait plus de 100 % puisque certaines pages traitent de deux traditions en même temps (p. ex. Pâque/Pâques).

Fascination pour la spiritualité autochtone

Récit de la création amérindienne

L'ancien ministre Jacques Brassard :« Les Québécois, un peuple en perdition »

L'ancien ministre de Affaires intergouvernementales du Québec, Jacques Brassard, qui avait déjà dénoncé le détournement du changement légitime des structures scolaires en commissions linguistiques pour évincer les cours de religion, revient sur le cours d'éthique et de culture religieuse dans les colonnes du Quotidien de Chicoutimi.
«
Je ne puis m'empêcher de commenter de nouveau le cours Éthique et Culture religieuse, imposé à toutes les écoles du Québec, publiques et privées...

J'y reviens, parce que les pouvoirs publics, la bureaucratie et les intellos progressistes, font preuve d'un mépris offensant. Ils font preuve d'une arrogance prétentieuse à l'endroit des parents, qui résistent à la transformation de l'école québécoise en un laboratoire de détraquement identitaire et de lessivage multiculturel. « Onze années, écrit Charles-Philippe Courtois, de conditionnement idéologique aux enfants québécois. »

Droits

Tous ces parents, qui se dressent de partout au Québec, sont indignés parce qu'on leur a enlevé un droit fondamental, pourtant inscrit dans la Charte des droits, celui d'avoir le choix, pour leurs enfants, au sein de l'école, entre un enseignement religieux et un enseignement moral.

La classe politique et la technocratie de l'éléphantesque ministère de l'Éducation ne cessaient pourtant de leur garantir le caractère inaltérable des droits enchâssés dans les Chartes. Mais, un beau jour de 2005, tout d'un coup, en catimini, le Parlement a effacé le droit au libre choix en matière de religion. Volatilisé ! On comprend l'irritation et la colère des parents d'avoir été ainsi dupés et mystifiés. On le serait à moins !

Enseignement catholique

Quatre-vingts pour cent des parents souhaitaient le maintien du libre choix. Et, ils choisissaient, en très grande majorité, pour leurs enfants, l'enseignement religieux chrétien.

Vous connaissez l'argument pour discréditer ce choix massif : la majorité ne pratiquait pas! Et alors ? Si, même en ne fréquentant pas l'église, les parents optaient, malgré tout, pour l'enseignement catholique, c'était sans doute qu'ils avaient la conviction (où l'intuition) que l'héritage judéo-chrétien constituait à leurs yeux une dimension majeure de notre identité nationale et qu'il était impérieux d'en assurer la passation à leur progéniture.

Où est le scandale ? Qu'y a-t-il de rétrograde et d'anachronique de vouloir que l'école serve de relais à la transmission, aux jeunes générations, du patrimoine culturel et éthico-religieux de la nation? C'est ce que font tous les peuples de la Terre qui veulent que se perpétue leur identité à travers les âges.

Objectifs honorables

Ce cours obligatoire d'Éthique et de Culture religieuse est une espèce de fricassée multi-religieuse (six religions entrent dans la recette) que l'on fait ingurgiter à des enfants dans le but manifeste de relativiser l'héritage judéo-chrétien de la nation québécoise. En fait, officiellement, les objectifs du cours, selon ses concepteurs, consistent à promouvoir le dialogue inter-culturel et la tolérance, ce que les intellos technocrates appellent le « vivre-ensemble ». Mais, ce qu'il y a derrière ces objectifs honorables, c'est la conviction que, pour établir le dialogue avec d'autres communautés (encouragées, elles, à conserver leurs identités), il faut amoindrir, dévaluer et rabougrir, la substance identitaire du peuple québécois.

C'est comme si, pour être tolérant à l'égard d'un autre différent de soi, il fallait à tout prix anéantir sa personnalité. Et c'est comme si, également, la tolérance et le respect d'autrui ne faisaient pas partie du patrimoine des valeurs judéo-chrétiennes.


Prière de Pilip, le Micmac

(Illustration du manuel d'ECR Mélodie, publié par Modulo, destiné au 1er cycle du primaire, manuel B, p. 8)



Exemple

J'illustre mon propos... La « spiritualité autochtone » est l'une des six religions du cours. Selon le recensement de 2001, il n'y a que 0,01% de la population québécoise qui la pratique. Et, pourtant, [notre note : « souvent près de »] 20 % des pages des manuels approuvés sont consacrés à cette « spiritualité » [en réalité ces spiritualités autochtones, au pluriel]. On se demande bien pourquoi.

(Une autre prière amérindienne à la Terre-Mère, illustration du manuel d'ECR Près de moi, publié par les éditions CEC, destiné à la 2de année du premier cycle du primaire, manuel B, p. 60)



Extrait du [d'un] manuel : « Pilip, le Micmac, fait sa prière et remercie la Terre, notre Mère, et aussi l'Esprit des Plantes et des Animaux. » Et voici l'exercice recommandé : « Que pourrais-tu faire pour prendre soin de la Terre ? » Manifestement, il y a là un effort, sans commune mesure avec l'importance du nombre de pratiquants de la « spiritualité » indienne, pour imposer l'écologisme comme nouvelle religion universelle. Pour les technocrates et les intellos qui ont concocté ce cours, il semble évident, considérant que les diverses religions divisent le monde et entravent le « vivre-ensemble », qu'il faille les remplacer toutes par une nouvelle religion planétaire, selon laquelle la Terre Mère, martyrisée par les méchants humains, doit être sauvée par un étatisme, éclairé certes, mais contraignant et punitif.

(Suite d'une autre prière amérindienne à la Terre-Mère, illustration du manuel d'ECR Près de moi, publié par les éditions CEC, destiné à la 2de année du premier cycle du primaire, manuel B, p. 61)


Langue nationale

Le multiculturalisme, une idéologie qui prône le maintien de la pluralité d'identités dans la société, imprègne tout le système scolaire. Quand je vois le précieux dépôt des valeurs judéo-chrétiennes (patrimoine fondamental de la civilisation occidentale) être réduit à la portion congrue, dans nos écoles, par le biais d'un cours bric-à-brac de culture religieuse...

Quand je mesure l'ignorance insondable de notre propre histoire chez les jeunes Québécois...

Quand je prends acte que la défense de notre langue nationale est de plus en plus molasse...

Je ne puis m'empêcher de penser qu'en se coupant de ses racines et de son patrimoine identitaire, le peuple québécois est un peuple en perdition.
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