mardi 11 novembre 2008

La CSQ défend le cours d'ECR et non ses syndiqués

La CSQ a diffusé un communiqué de presse pour défendre le cours d'éthique et de culture religieuse, mais elle n'a jamais défendu les droits perdus de ses syndiqués dans ce dossier.

Extraits du communiqué avec nos commentaires :
La CSQ est très défavorable au moratoire proposé par M. Dumont. Elle tient à rappeler que, avec la Commission Bouchard-Taylor, le Québec s'est donné un forum de discussion pour réfléchir à l'identité québécoise et a abordé la question de la place de la religion dans l'espace public.
Amusant. L'idée de MM. Bouchard-Taylor était déjà faite sur le cours d'éthique et de culture religieuse, ils l'ont défendu chaque fois qu'il était attaqué dans les réunions publiques. Cela n'avait d'ailleurs rien d'étonnant puisqu'une des marottes de M. Bouchard est précisément l'interculturalisme. Sujet sur lequel il a déjà écrit avant ladite commission. Dans ce sens, les dés étaient pipés et tous savaient que M. Charest se servait simplement de la commission pour se débarrasser d'un sujet épineux.

De nombreux universitaires ont d'ailleurs écrit sur le fait que ce cours et le rapport de MM. Bouchard-Taylor prônaient le multiculturalisme. Voici ce qu'écrivait, par exemple, Joëlle Quérin, doctorante en sociologie à l'UQAM : « Le Rapport [Bouchard-Taylor] suggère notamment de promouvoir le nouveau cours d'Éthique et culture religieuse qui est entré en vigueur en septembre 2008 et qui consiste en un véritable lavage de cerveau multiculturaliste auquel les enfants auront droit [sic] de leur entrée à l'école primaire jusqu'à leur sortie de l'école secondaire. Ce combat est sans doute le plus urgent à mener. »

M. Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), poursuit :
« Plutôt que de se faire le porte-voix d'une minorité de personnes au discours passéiste,
Passéiste la défense de la liberté de choix ou simplement la religion, M.  Parent ? Quel rapport avec la mission de votre syndicat, M. Parent ?
et de s'attarder au seul contenu d'un cours,
Très mal de s'attaquer au contenu d'un nouveau cours obligatoire !
l'ADQ devrait se presser de nous présenter ses engagements en éducation. Quelles sont ses propositions pour améliorer l'école québécoise, pour contrer le sous-financement de nos écoles, de nos cégeps et de nos universités pour enrayer le décrochage scolaire et pour améliorer le taux de diplomation ? , questionne le représentant syndical.
Comme si la lutte contre l'imposition d'un nouveau cours excluait des engagements pour améliorer l'instruction fournie par les écoles publiques (toujours sous-financées bien sûr, mais là on reconnaît le syndicaliste).

D'ailleurs, alors que sortait ce communiqué de la CSQ, M. Dumont déclarait : « La réforme Marois a saboté les chances de succès, a saboté ce qu'il y avait de plus précieux dans l'école : la culture de l'effort, la culture de la rigueur qui est indissociable à la préparation d'un enfant pour la vie ». Mario Dumont a dit, en outre, vouloir remettre le professeur au cœur du système scolaire et lui donner tous les moyens et toute l'autonomie nécessaires pour bien faire son travail. Afin de diminuer le nombre d'enfants dans les classes et de faciliter la tâche des enseignants, il suggère de sortir les élèves en difficulté des classes régulières et de les placer dans des groupes spéciaux, comme par le passé. Selon lui, l'intégration de ces enfants dans les classes régulières a été l'un des grands « mensonges » de la réforme Marois.

Mensonge souvent répété : « Un large consensus dans la société civile »
La CSQ rappelle que l'école québécoise laïque a fait l'objet d'un large consensus dans la société civile et a été appuyée par de nombreux intervenants, dont la Commission Bouchard-Taylor,
Ayant assisté à de nombreuses réunions de la commission Bouchard-Taylor, la chose n'est pas du tout évidente. Plusieurs journalistes se sont même dits surpris de la réapparition des catholiques québécois en faveur de leur cours de religion. En outre, il y a clairement confusion à plusieurs niveaux :
  1. structure laïque ou société laïque n'implique pas absence de cours de religion optionnel dans les écoles publiques (il suffit de voir la Belgique, l'Allemagne, l'Alsace où des cours de religion sont donnés dans des écoles laïques) ;
  2. les écoles privées confessionnelles ne sont pas devenues laïques, on ne voit donc pas en quoi le cours d'ECR comme aboutissement de la sécularisation de l'école québécoise devrait s'appliquer à elles. Et pourtant c'est le cas... Toujours plus d'impositions, moins de choix.
le Conseil supérieur de l'éducation, le Comité sur les affaires religieuses et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse qui le réclamaient depuis des années.
À nouveau, en quoi ces institutions sont-elles la représentation démocratique de la volonté des parents ? En quoi peuvent-elles s'exprimer pour imposer à tous un cours à contenu moral et religieux même si elles exprimaient (ce qui est loin d'être prouvé) la volonté de la majorité des parents ?
De plus, plusieurs sondages ont déjà indiqué une préférence des citoyennes, des citoyens et des parents pour un enseignement culturel des religions qui s'adresse à tous les élèves.
Nous ne connaissons qu'un seul sondage commandé par Le Devoir qui indique que 52 % des Québécois étaient pour le cours d'éthique et de culture religieuse à la mi-août avant d'avoir pu prendre connaissance du contenu de ce cours, mais après avoir été soumis au barrage de communications venant du ministère et des partisans de ce cours (souvent professeurs et parties prenantes).

Par contre, 72 % des parents québécois sont pour le libre choix en matière d'éducation morale et religieuse.

Pas un mot au sujet des syndiqués bâillonnés

Évidemment, M. Réjean Parent n'a pas daigné défendre ses syndiqués dont on a supprimé le droit d'objection de conscience depuis l'abrogation de l'article 20 de la Loi sur l'instruction publique.

Cet article se lit aujourd'hui comme suit :
20. (Abrogé) .

1988, c. 84, a. 20; 2005, c. 20, a. 1.
Il se lisait auparavant comme suit :
Liberté de conscience.
20. L'enseignant a le droit de refuser de dispenser l'enseignement moral et
religieux d'une confession pour motif de liberté de conscience.

Mesure disciplinaire.
Il ne peut se voir imposer un congédiement, une suspension ou toute autre mesure disciplinaire parce qu'il a exercé ce droit.
Propos peu amènes à la fin de la conférence de presse

On nous rapporte que M. Réjean Parent a eu maille à partir avec deux anciens enseignants qui lui reprochaient de ne pas défendre les droits de ses syndiqués qui ne peuvent plus invoqués l'article 20 afin de ne pas devoir enseigner un cours qu'ils réprouvent. M. Parent ne voyait pas de perte de droit dans cette abrogation (on se demande donc bien ce qui a pu être abrogé si ce n'est l'expression de la liberté de conscience). Il a rétorqué, lassé de ces critiques, que les professeurs qui s'opposaient à ce cours pouvaient prendre « un congé sans solde »... Voilà un grand syndicaliste !

Après le départ des caméras de la télévision, des partisans de la CLÉ à qui on avait interdit d'entrer dans la salle où se tenait la conférence de presse de M. Parent ont pu rentrer et lui poser quelques questions.

Il s'en est suivi des paroles peu courtoises de la part du syndicaliste qui, devant Mme Caroline Saint-Pierre de la Presse canadienne, a déclaré excédé que ses opposants « divaguaient », ne « dormaient pas la nuit »; il s'est alors déclaré « athée » et a déclaré tout de go « que c'est un cours qui ne menace pas la foi... » Nous ne sommes pas sûrs que, en tant qu'athée, il soit le mieux placé pour parler de la foi des enfants des autres ou de ses syndiqués.

À une dame de Drummondville qui argumentait avec M. Parent celui-ci a répondu dans un français peu rigoureux mais très messianique : « Nous on sort de l'obscurantisme et l'ignorance, plus on sort de l'obscurantisme plus on a du bon sens. »

À nouveau pas un mot de la part de ce syndicaliste engagé pour défendre ses syndiqués qui ne partageraient pas ses opinions bien tranchées et qui ne voudraient pas enseigner le programme d'éthique et de culture religieuse. Il faudra que ces syndiqués se battent seuls contre la machine administrative qui, inlassable, répète avec un flegme hautain que le programme ECR n'a pas de visée confessionnelle et donc qu'il ne peut avoir de problème de conscience. Voilà l'affaire est réglée. Et que, si ce cours devait posait un problème de conscience malgré tout auprès d'« obscurantistes », le pauvre enseignant abandonné par son syndicat n'a qu'à se pourvoir tout seul en justice !

Le cours d'ECR tassé au bas de la grille

Le Soleil de Québec rapporte que dans certaines écoles le cours d'ECR est relayé au bas de la grille-matière et les enseignants se sentent laissés à eux-mêmes.

La journaliste du Soleil s'est rendue au premier congrès de l'Association québécoise en éthique et culture religieuse qui se terminait aujourd'hui à Levis. Au niveau méthodologique, on peut se demander s'il s'agit là du meilleur lieu pour prendre le pouls véritable de l'implantation du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR). En effet, cette association regroupe des professeurs dont le gagne-pain, en quelque sorte, est ce nouveau cours. Il y a fort à parier que les enseignants du primaire que nous avons rencontrés personnellement et qui s'opposent à ce cours qu'ils doivent donner n'y sont pas représentés. Il en va de même des professeurs d'écoles confessionnelles opposées à ce cours et qui discrètement ne le donnent pas, contrairement à ce que prétend l'article qui affirme que le cours « est enseigné dans toutes les écoles du Québec depuis septembre », ce qui est déjà faux très officiellement dans le cas de l'école Loyola.

L'article est cependant instructif.

Soutien nul dans certaines commissions scolaires
Suzanne Bérubé, qui enseigne à la polyvalente des Baies à Baie-Comeau, n'a eu que quatre petites heures de formation et doit préparer tout elle-même. «Il faut tout faire par nous-mêmes. Le découpage de la matière, le matériel, concevoir les activités, l'évaluation... C'est très demandant», dit-elle.

Deux fois moins d'heures que prévu au programme
Dans la région de Québec, c'est à la commission scolaire des Découvreurs que les critiques sont les plus vives. Certaines écoles, comme le pavillon Laure-Gaudreault de l'École des Pionniers à Saint-Augustin, ne donnent qu'une période par cycle en première et deuxième secondaire, alors que le ministère recommande plutôt deux périodes.

Profs nouvellement formés en ECR sans boulot
Certaines directions d'école choisissent aussi d'offrir le cours à des enseignants de maths, de français ou d'histoire pour compléter leur tâche plutôt que d'embaucher des spécialistes, ce que déplorent plusieurs enseignants. Résultat : de jeunes profs nouvellement formés pour enseigner cette matière se retrouvent, paradoxalement, sans boulot.
Quand on se rappelle le zèle missionnaire qui anime certains de ces nouveaux professeurs, il s'agit sans doute d'une bonne nouvelle.

Cours relégué au dernier plan, cours qui disparaîtra
Beaucoup se sont dis [sic] déçus que le cours ne soit pas pris au sérieux et souvent relégué au dernier plan, comme c'était le cas pour les cours de religion catholique ou de morale. «C'est vu comme du remplissage de grille-matière, comme un cours qui va finir par disparaître de toute façon, déplore Richard Martineau, enseignant à l'École secondaire de Rochebelle. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour faire comprendre l'importance de ce cours. C'est une matière importante pour vivre en société. »
Comme si, sans ce cours, les Québecois ne vivaient déjà pas en bonne intelligence, comme si ce cours relativiste (ou pluraliste normatif c'est selon) allait vraiment améliorer les choses !

Rappelons ici ce que M. Antoine Malek, président de l'Association de la communauté copte orthodoxe du Grand Montréal disait de ce cours dans une lettre adressée à la ministre de l'Éducation, reproduite dans l'édition du printemps 2008 de Famille-Québec :
« Madame la ministre, nous trouvons honteux [nous soulignons] que vous teniez ces propos qui peuvent laisser sous-entendre que les Québécois ne sont pas vraiment capables de bien vivre ensemble. Nous trouvons honteux [idem] que l'ensemble de votre argumentation puisse culpabiliser les Québécois. Non, madame la ministre, les Québécois méritent d'être félicités pour leur civisme, leur accueil chaleureux et leur savoir vivre ensemble. »
M. Gary Caldwell, dans le nº 20 de la revue Égards, reprend ce thème :
« En proclamant le besoin de « créer » un « vivre ensemble », on se trouve, par le fait même à escamoter et déprécier celui qui existe déjà. En fait, la société québécoise jouit d’un degré de civilité hors de l’ordinaire et d’un esprit d’égalité exceptionnel. […] Présumer qu’il faille rendre les jeunes Québécois plus tolérants et plus capables de « vivre ensemble » que la société civile ne le fait déjà constitue une attitude de mépris envers le « vivre ensemble » et « la culture publique commune » qui existent présentement. »

Mario Dumont s'attaque au cours d'Éthique et de culture religieuse

Mario Dumont, lors de la plus importante réunion de la campagne électorale, a exigé dimanche 9 novembre un moratoire sur le cours d'éthique et de culture religieuse au primaire, affirmant que cette formation était une négation du vécu et de l'histoire du Québec.

Devant une foule nombreuse réunie dans une école secondaire de Granby, le chef de l'ADQ a affirmé que cette formation devrait être remplacée par un cours de français, jusqu'au moment où le gouvernement aura « trouvé un cours plus ancré dans la réalité identitaire québécoise ». M. Dumont n'a toutefois pas voulu extrapoler sur le genre de formation que l'ADQ aimerait offrir en remplacement, mais a mis une croix sur le retour de la religion dans les écoles.



Malgré l'enthousiasme d'aucuns, nous ne sommes pas particulièrement emballés par cette nouvelle et cela pour plusieurs raisons :
  1. Mario Dumont n'a pas évolué dans sa pensée : il ne demande toujours qu'un moratoire au primaire, position qu'il avait déjà affirmée il y a quelques mois ;
  2. L'ADQ ne parle pas de supprimer le cours d'ECR au secondaire, c'est pourtant contre celui-là que le collège Loyola s'oppose vigoureusement ;
  3. M. Dumont ne parle aucunement d'offrir un choix, mais plutôt d'imposer un autre cours d'ailleurs très vague, or nous sommes sur ce carnet pour un supplément de liberté en éducation et contre un autre cours obligatoire imposé par le Monopole de l'Éducation ;
  4. Les gens de la Coalition pour la liberté en éducation ont rempli la salle de M. Dumont pour en faire son plus grand succès de foule, mais il n'a pas soutenu le manifeste de cette coalition ;
  5. Les attaques de M. Dumont contre ce cours sont demeurées assez sommaires se résumant à une attaque contre le multiculturalisme (il serait plus exact de parler d'interculturalisme ici) et n'ont pas vraiment su prendre l'élan nécessaire pour prôner la liberté et l'autonomie en éducation comme gage d'un véritable respect des opinions et valeurs des parents, respect dans les faits et et non dans les seuls intitulés de cours obligatoires comme l'ECR. Il aurait donc fallu prôner une plus grande autonomie et liberté bases d'une éducation de meilleure qualité, plus adaptée aux enfants et aux parents par la diversité et la souplesse ainsi offertes ;
  6. Les exemples données par M. Dumont : la défense de l'arbre de Noël et du mot Pâques seront facilement tournés en dérision, ce qui sera dommageable pour ceux qui essaient d'attaquer le cours d'ECR de manière plus approfondie ;
  7. M. Dumont ne semble pas comprendre, quand il refuse le retour des cours de religion, que les structures de l'école publique peuvent être laïques et pourtant offrir des cours de religion (comme cela se fait depuis des décennies en Belgique, en Allemagne et de nombreux autres pays européens) ;
  8. On peut craindre que la CLÉ sorte perdante de son association avec un parti en perte de vitesse qui n'épouse même pas son manifeste.
On pourra sans doute, toutefois, se consoler du fait que — grâce à M. Dumont — on reparle de l'imposition de cours contre la volonté des parents québécois. Car, rappelons-le, 72 % des parents québécois sont pour le libre choix en matière d'éducation morale et religieuse.

samedi 8 novembre 2008

Coalition pour la liberté en éducation au Saguenay

Entretien entre le pasteur Réal Gaudreault en faveur de la Coalition pour la liberté en éducation et Dany Desbiens de TVDL (la télévision locale de la ville de La Baie).


Pétition en ligne contre l'imposition du cours d'ECR

Une pétition en ligne contre l'imposition du cours d'Éthique et culture religieuse vient d'être lancée.

Signez-la ici.

jeudi 6 novembre 2008

Cours supérieure du Québec : première manche remportée par les parents pour la liberté de choix

L'avocat de la commission scolaire en cause voulait déclarer irrecevable la requête des parents demandant l'exemption de leurs enfants au cours d'éthique et de culture religieuse. Or voici que le juge Dubois de la Cour supérieure du Québec à Drummondville a déclaré ce recours recevable.

La cause sera entendue sur le fond le 11, 12 et 13 mai.


Écoutez le reportage :





Regardez également deux reportages vidéo sur la même cause :

Radio-Canada



TVA

mercredi 5 novembre 2008

You mean we could have been the first family exempted?

Seconde tentative d'une commission scolaire de museler l'avocat de la CLE lors d'une réunion du comité de révision des demandes d'exemption au cours d'ECR.

Nous avions déjà parlé des procédés étranges de la Commission scolaire Riverside. Voici la relation des événements qu'en fait un des parents impliqués.
« 
Riverside School Board on October 21, 2008 at 6:30 PM

Myself, Gina Petrozza and Maitre Jean-Yves Côté presented ourselves at Riverside School Board. Following a refusal to the exemption form to take my child out of the ethics and religious course, I asked for a revision. I was asked to present my arguments against this decision by the school board.

To make my argument more complete and understandable I invited maître Côté who obviously could explain the legal aspect of my argument much better than I. Maître Côté graciously accepted my invitation.

We entered the building and were told to wait in a meeting room.

Maître Côté was asked who he was and said he was the lawyer who accompanied me. He was told by Ms. Denise Paulsen that the request for the revision was asked for by myself and that only I could attend but that if he wanted to assist and be silent he could. Maître Côté answered back that I have a right to be represented and that the law in Quebec gives me that right. Mrs. Paulsen stated again that this was not so and he could not come in to express himself on my behalf.

Mrs. Paulsen asked us to wait once more and went in the next boardroom to discuss with the assembly of commissioners. After a little while both myself and maître Côté were invited to sit down in the boardroom. Only I was addressed, however, with no acknowledgement of maître Côté. Seeing this I gave maître Côté permission to answer the board when I was addressed to speak so that we could clear the fact that he came to present some of the arguments with me.

The board once more said that he could not represent me as a lawyer.

He was not allowed. Maître Côté asked to provide proof of where it was written in their directives that this was so. No one could come up with any document. The committee stated that it was decided so and so it remained as the procedure they would take.

It was suggested by the spokespeople at the head of the committee that the meeting was to be cancelled and it was motioned in majority that it would not. We were asked to leave. Maître Côté requested their minutes and said that further procedures were to follow.

We were escorted to the first room where maître Côté had left some of his presentation. One commissioner came to ensure that we would leave.

This man said that things could have turned out better if maître Côté were not present. Maitre Cote commented to the man saying something like, did he mean to say that I could actually be the first in the province of Quebec to get my child exempted from the course?
 »

vendredi 31 octobre 2008

Trois réunions d'information sur le cours ECR en novembre

Réunion d'informations à venir

NORD DU LAC SAINT-JEAN
Réunion manuels ECR et aspects juridiques
Dimanche 9 novembre 2008 à 19 h 00
À l'église St-Cyrille de Normandin
1069, rue Saint-Cyrille
Normandin

Informations : laccle<arrobe>yahoo.ca

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SAGUENAY
Réunion manuels ECR et aspects juridiques

Dimanche 9 novembre 2008 à 13h30
Au sous-sol de l'église Saint-Marc
1694, rue Sirois, arrondissement La Baie, Saguenay

Informations : (418) 544-3789


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CANTONS DE L'EST-MONTÉRÉGIE

FARNHAM
Réunion manuels ECR uniquement

Lundi 17 novembre 2008 à 19h00
Salle des chevaliers de Colomb,
303, rue St-Joseph à Farnham

Informations : (450) 293-2682
cantinallard<arrobe>sympatico.ca


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jeudi 30 octobre 2008

La majorité des Sherbrookois pour le droit de retrait et d'exemption au cours d'ECR

Le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse, qui remplace les cours d'enseignement moral ou moral et religieux, divise profondément la population sherbrookoise.

Selon un sondage Segma Unimarketing réalisé pour Radio-Canada et La Tribune, un peu plus de personnes s'opposent au cours que ceux qui l'approuvent.

Question : êtes-vous d'accord avec le remplacement du cours d'enseignement moral et religieux par le cours d'éthique et de culture religieuse dans les écoles du Québec ?

Oui42 %
Non43 %
Je ne sais pas, refus15 %


La question est quelque peu inexacte. Ce remplacement n'a lieu que dans les écoles publiques ; dans les écoles confessionnelles catholiques ou protestantes, il s'agit plutôt d'un cours imposé supplémentaire.

Question : Croyez-vous que le ministère de l'Éducation devrait permettre aux parents d'exempter leur enfant de ce cours et faciliter les procédures de retrait ?

Oui56 %
Non37 %
Je ne sais pas, refus7 %

Par ailleurs, plus de la moitié des répondants, soit 56 %, estiment que le ministère de l'Éducation devrait permettre aux parents d'exempter leur enfant de ce cours. Un peu plus du tiers des Sherbrookois croient que ça ne devrait pas être le cas.



Le reportage ressort — sans aucune vérification indépendante — l'affirmation de la ministre du Monopole de l'Éducation, Mme Courchesne, selon laquelle à peine un peu plus de 1 % des enfants ont fait l'objet d'une demande d'exemption du cours d'éthique et de culture. Ceci malgré l'assurance de se voir refuser cette demande. Or, ce chiffre d'après nos informations ne comprend pas les demandes d'exemption auprès des écoles privées (650 rien qu'à Loyola !) puisqu'elles ne doivent pas être transmises au ministère.

Selon Radio-Canada, 51 % des répondants au sondage n'étaient pas en mesure d'identifier les différences entre l'ancien cours et la nouvelle formation. Toutefois, plus les gens connaîtraient la « nomenclature » du cours, plus ils y sont favorables. Cette phrase est un peu sibylline. Comment a-t-on testé cette connaissance ? Dans quelle mesure y a-t-il corrélation ? Que signifie « nomenclature » ici ? Connaître les slogans : ouvert sur la diversité, pour un meilleur vivre-ensemble, etc. ? Qui va dire que cela est mauvais ? Mais que connaissent d'autres les parents alors qu'ils n'ont souvent vu aucun manuel d'éthique et de culture religieuse ?

Notons enfin que Mme Lavallée a fourni des chiffres d'un autre sondage aux journalistes de Radio-Canada, mais que Radio-Canada s'est bien gardée de les répercuter. C'est ainsi que Mme Lavallée a appris aux journalistes de Radio-Canada le résultat du sondage Léger Marketing où 72 % des parents se déclarent en faveur du choix. Mieux : 80 % des jeunes de 24 à 35 ans, catégorie qui a le plus de chances d'avoir des enfants qui suivent le cours dès le primaire, sont en faveur de ce choix. Pas un mot après le montage.

Méthodologie

Le sondage a été effectué auprès de 517 répondants entre le 22 et le 27 octobre 2008. La marge d'erreur associée est de ±4,3 %, 19 fois sur 20.

Jean-Pierre Proulx sur le sondage qui donne 72 % des parents pour le choix entre le cours ECR et un cours de religion confessionnel

Jean-Pierre Proulx, un des pères du cours ECR, commente le sondage Léger Marketing selon lequel 72 % des parents québécois sont pour le choix entre ECR et un cours de religion confessionnel.
Un sondage Léger Marketing commandé par l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) nous apprenait jeudi que 72 % des parents seraient « d'accord pour [qu’ils] aient le choix entre l'enseignement religieux confessionnel et le cours d'éthique et de culture religieuse ? ». Ce sondage confirme en l’amplifiant ce qu’un sondage CROP/La Presse avait déjà révélé il y a quelque temps.
En effet, ce sondage effectué en décembre révélait que 57 % des Québécois répondant à la même question étaient en faveur de cette liberté de choix.

Cette augmentation devrait troubler les gens, comme le professeur J.-P. Proulx, qui veulent imposer l'absence de choix.
Les résultats de ce sondage ne sont pas surprenants. En effet, les questions qui favorisent la liberté des gens plutôt que la contrainte reçoivent a priori plus la faveur des répondants. C’est là un phénomène normal que les spécialistes connaissent bien : c’est celui de la désirabilité sociale.
Désirabilité sociale. Le terme semble mal choisi. En psychologie, le concept de désirabilité sociale désigne le biais qui consiste à vouloir se présenter sous un jour favorable à ses interlocuteurs. C'est l'effet qui explique que les intentions de vote de certains partis extrémistes sont sous-estimées, car les gens n'osent avouer leur adhésion à ces partis. On ne voit pas trop le rapport ici à moins que Jean-Pierre Proulx veuille dire que le cours d'ECR est mal perçu dans la population alors que celle-ci a été abreuvée de slogans positifs sur ce cours « ouvert sur la diversité, qui prépare à un meilleur vivre-ensemble, à prédominance chrétienne, etc. » et ceci alors que les opposants à l'imposition du cours d'ECR étaient catalogués de catholiques les plus intégristes par Radio-Canada. Rien que cela ! On ne voit donc pas très bien la désirabilité sociale à soutenir les positions de la CLÉ !
Dire cela n’est pas dévaloriser la valeur intrinsèque de la question et de la réponse qui a été donnée; c’est plutôt une invitation à en évaluer la portée.
Bref, l'explication sur la prétendue désirabilité sociale invoquée par M. Jean-Pierre Proulx n'a guère d'importance, puisqu'on peut toujours vouloir évaluer la portée d'une question et d'une réponse d'un sondage (le en est ambigu dans la phrase du père du cours d'ECR).
D’un point de vue politique, elle constitue évidemment un argument utile en démocratie pour tenter de convaincre le décideur que la où va la majorité, là est la légitimité. Au demeurant c’est l’objectif, légitime, de l’APCQ : « Nous pensons, écrit-elle, que la manière la plus simple de résoudre la diversité des opinions est de suivre la sagesse des Québécois exprimée dans ce sondage et permettre l'option d'un enseignement religieux et moral confessionnel à l'école ».

Mais précisément, la question, au plan politique, est de décider ce qui est le plus sage. Et à cet égard, à moins de vouloir gouverner par sondage, il y a un certain nombre d’éléments à prendre en considération. Voyons voir.
Un démocrate, mais peu de gens au Monopole de l'Éducation semblent l'être ces jours-ci, penserait que faire ce que la grande majorité de la population veut est sage dans un domaine aussi subjectif que l'éducation morale et religieuse. Surtout quand ce désir ne porte ombrage à personne puisqu'il s'agit d'offrir plus de choix.
Nos valeurs et nos choix de société.

Les politiques sociales et culturelles québécoises adoptées au cours des quinze dernières années visent toutes à favoriser le vivre-ensemble dans une société de plus en plus diversifiée. L’école, dont l’une des missions, est la socialisation des élèves, vise aussi à favoriser ce vivre-ensemble. On s’est démocratiquement entendu là-dessus.
« On » ? Ah ? On ne m'a absolument rien demandé. Et, même si c'était le cas, pourquoi l'État devrait-il pouvoir imposer sa formation morale et philosophique à tous ?

En quoi le cours de religion confessionnel chrétien empêchait-il le vivre-ensemble ?
De ce point de vue, la position défendue par l’ACPQ s’éloigne de ce choix de société puisqu’elle a pour effet de séparer les enfants selon leur appartenance religieuse ou leur non-appartenance à aucune. Elle croit qu’il est préférable qu’il en soit ainsi. Mais vu les buts sociétaux déjà fixés, on peut, et c’est mon cas, estimer qu’elle fait erreur. Mais c’est ici affaire de convictions et de valeurs.
En effet, c'est l'affaire de convictions et précisément dans ce domaine le mieux est de tolérer la diversité de convictions ce que M. Proulx cherche à nier en se cachant derrière de prétendues valeurs communes québécoises que ce cours incarnerait. Ce qui n'est en rien prouvé comme l'atteste la très grande méfiance de nationalistes québécois envers ce cours dans lequel ils voient l'imposition du modèle multiculturel (ou interculturel pour faire plaisir à MM. Bouchard et Taylor).
Les règles de droit

Nos chartes québécoise et canadienne obligent l’État à ne privilégier aucune religion en particulier en raison de la norme d’égalité devant la loi qu’elle garantit aux citoyens. Comme jusqu’en septembre dernier, la loi autorisait les seules religions catholiques et protestantes à dispenser des enseignements confessionnels, il a fallu pendant plus de 20 ans déroger à ces chartes. En 2005, l’Assemblée nationale a unanimement conclu qu’il fallait mettre un terme à cet état de choses.

Pour être conforme à la lettre et à l’esprit de nos chartes, il faudrait donc, pour rendre possible la proposition de l’APCQ, offrir le choix non seulement, comme le propose la question de leur sondage, « entre l'enseignement religieux confessionnel et le cours d'éthique et de culture religieuse », mais entre plusieurs enseignements confessionnels. Ce qui nous mène au troisième élément.
Bref, les règles de droit ne sont précisément pas un obstacle, il y aurait moyen d'offrir différents cours de religion confessionnels (ou un seul dans les écoles privées que M. Proulx semble opportunément oublier alors que son cours d'ECR leur est, pour l'instant, également imposé). Cela se fait dans d'autres pays démocratiques comme la Belgique ou l'Allemagne.
La gestion pédagogique de la diversité.

Le souhait de l’ACPQ examiné dans toutes ses implications soulève la question de sa faisabilité. À cet égard, les écoles québécoises ont déjà de l’expérience. Depuis le regroupement des écoles sur une base linguistique, celles-ci étaient tenues d’offrir en option l’enseignement religieux catholique, l’enseignement religieux protestant et la formation morale non confessionnelle. Or l’expérience a montré que sur le plan de la gestion pédagogique, ce système d’options était devenu impraticable, en particulier au primaire. Il implique en effet une redistribution complexe des tâches entre les enseignantes et les enseignants et une réorganisation des horaires et des locaux qui l’est tout autant. Le résultat est connu : ce sont les groupes minoritaires qui sont mal servis. La proposition de l’ACPQ aurait comme effet prévisible d’accroître les difficultés et de rendre illusoire le droit à l’égalité.
C'est là, à mon avis, le point essentiel du long commentaire de M. Proulx, à savoir que, dans la pratique, les minorités se voient mal desservies. L'ennui, c'est qu'on n'est pas sûr que ces minorités seront mieux desservies avec un cours à prédominance chrétienne dans son volet religieux et relativiste, sous une mince couche de respect et de tolérance, dans son volet éthique.

Pire, le cours d'ECR est maintenant imposé aux écoles confessionnelles privées là où les minorités pouvaient envoyer leurs enfants pour les former dans un milieu conforme à leurs croyances. L'État s'immisce donc partout et force l'adoption d'une culture religieuse commune à dominante chrétienne partout et une vision de l'éthique dépouillée de son cadre religieux partout.

Nous savons pour avoir parlé à leur directeur qu'en pratique plusieurs de ces écoles se refuseront tout simplement à enseigner le programme d'ECR dans la forme prévue par le Monopole de l'Éducation, mais n'en disent rien de peur de perdre leur permis ou leurs subventions. Rappelons que Québec a fermé de nombreuses écoles protestantes francophones à la suite de la déconfessionalisation. Toutes ces écoles ne sont pas prêtes à engager des poursuites juridiques coûteuses contre l'État comme Loyola. Voilà l'état de coercition dans lequel certaines écoles se trouvent au Québec de par l'intolérance du Monopole et de ses « sages ».

On ne voit donc pas vraiment en quoi les minorités sont mieux traitées.

Ne parlons même pas des catholiques — même les catholiques au niveau purement socioculturel —, voudraient-ils un enseignement confessionnel que cela n'aurait quasiment aucun poids. C'est presque suspect&thinsp: sont-ils des extrémistes ?
La position de l’ACPQ soulève une autre difficulté de nature pastorale, cette fois au regard de ses propres espérances. Les évêques du Québec ont décidé qu’il était dorénavant préférable que l’éducation de la foi se fasse non plus à l’école, mais dans le cadre paroissial. La plupart des diocèses ont déjà commencé à investir temps et ressources dans cette direction. On objectera qu’ils ont pris cette décision à leur corps défendant, poussés qu’ils ont été par les décisions gouvernementales. Cette objection est en partie vraie. Mais ce qui l’est davantage, c’est qu’ils ont assumé maintenant cet état de fait et qu’ils ne vont pas revenir en arrière.
On ne voit pas pourquoi ils ne pourraient revenir « en arrière ». On a déjà vu des revirements plus étranges. On sait aussi que les évêques se sont surtout résignés à accepter mollement le cours d'ECR : il est évident qu'un bon cours de religion confessionnel à l'école donné à 80 % des enfants est préférable à un cours du dimanche donné à une dizaine de pour cent d'enfants pratiquants. À moins que les évêques aient renoncé à annoncé la Bonne Nouvelle. Ce qui serait un comble.
Au surplus, ils ne sont plus convaincus du tout que la forme de statu quo que réclame l’ACPQ au regard des catholiques, servirait bien l’éducation de la foi. Le témoignage public et récent de l’évêque de St-Jérôme, Pierre Morisette est sans équivoque à cet égard.
Mgr Morissette est un des évêques en faveur du cours d'ECR, un tiers des évêques du Québec serait contre celui-ci. Malgré cela, Mgr Morissette rappelle dans son témoignage que « les parents ont à être vigilants à l’égard de ce qui se passe avec le cours d'Éthique et culture religieuse ». Vigilance sans équivoque. Pour ce qui est du statu quo, ce que les évêques lui reprochaient surtout c'était la piètre qualité des enseignants qui étaient affectés au cours de religion : certains n'étaient visiblement pas même croyants. On peut vouloir un cours de religion confessionnel et améliorer le statu quo !
Pour ma part, j’estime que la décision de l’Assemblée nationale et du gouvernement de mettre au programme commun des écoles du Québec un cours d’éthique et de culture religieuse a été une décision pertinente et que c’est de côté que se trouve la sagesse. D’autant que ce programme, comme j’ai eu récemment l’occasion de l’écrire, rejoint les aspirations d’une majorité de Québécois.
Le père du cours ECR trouve que sa décision de ne pas admettre de choix (même dans les écoles privées) fut sage. Pourquoi ne sommes-nous pas surpris ? Pour ce qui est de la majorité, il s'agit d'une faible majorité (52 %) sondée en août alors que les manuels étaient quasi inexistants, mais les slogans favorables au cours nombreux.