lundi 18 décembre 2023

Le prix de la Carpette anglaise 2023 a été décerné à l'Agence française de développement

Le prix de la Carpette anglaise 2023 a été décerné à l'Agence française de développement pour avoir donné des noms anglais à des événements relatifs à l'Afrique francophone...
 
Sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise 2023, réuni chez Lipp, le 14 décembre, a décerné, à l’unanimité, son prix d’indignité nationale, à l’Agence française de développement (AFD), en la personne de son directeur général, M. Rémy Rioux pour avoir donné à des évènements relatifs à l’Afrique francophone des titres en anglais, notamment à sa propre fête, en février 2023 : « Let’s start together – The party » .

À titre étranger, le prix a été décerné – par six voix sur neuf – à Steven Gatz, ministre du Budget et du Multilinguisme de la région de Bruxelles-Capitale – ville francophone –, pour avoir proposé, le 6 juin 2023, de faire de l’anglais la troisième langue administrative de la région de Bruxelles.



Philippe de Saint Robert, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Marc Favre d’Échallens, Yves Frémion, Guillemette Mouren, Marie-Josée de Saint Robert, Albert Salon, Marie Treps, sont membres de l’académie de la Carpette anglaise ainsi que les associations suivantes: Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).



Le prix de la Carpette anglaise est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Québec — Baisse de 4 % des naissances de 2022 à 2023 (-9 % pour les parents nés ici) alors que la population a crû (m à j)

Le taux de natalité continue à chuter au Québec. Depuis le début de 2023, le nombre de naissances a reculé de 4 %. La baisse est particulièrement marquée chez les couples formés de personnes nées au Canada, chez qui les naissances ont diminué de 9 % en 2022 (en rouge ci-dessous). 35% des naissances au Québec en 2023 sont dues aux immigrants de 1re et 2e générations.



Billet du 7 décembre

Il est né, pendant les 9 premiers mois de 2023, 58 250 bébés au Québec. Il s’agit d’une baisse de 4 % par rapport aux 60 700 naissances des 9 mois correspondants de 2022. 

Il faut remonter à 2005 pour atteindre aussi peu d’enfants nés pendant ces trois trimestres alors que la population était inférieure d’un 1,3 million de personnes (7 581 467 au 3e trimestre 2005) par rapport à aujourd’hui (8 874 683 au troisième trimestre 2023).

Quasiment toute la croissance démographique (99 % en 2023) est due à l’immigration puisque l’accroissement naturel résultant de l’excédent des naissances sur les décès a fondu : il est maintenant presque nul, comptant pour seulement 2 300 personnes en 2022. En 2015, il y avait plutôt eu 22 400 naissances de plus que de décès.

Le gouvernement québécois n’a annoncé aucune politique nataliste.

L’indice synthétique de fécondité du Québec est passé de 1,73 enfant/femme en 2008 à 1,49 en 2022. Cet indice devrait fléchir encore un peu cette année (de l’ordre de 3 %), pour se situer à environ 1,45 enfant/femme.

La Hongrie qui a mis en œuvre une politique familiale importante a, par contre, vu son indice synthétique de fécondité passé de 1,27 enfant/femme en 2003 à 1,59 en 2021.

Voir aussi

 Le taux de natalité du Canada en chute libre

Pierre Fortin : l’immigration de masse provoque la crise de l’habitation

La hausse de l’immigration alimente la hausse des loyers

En Israël, le taux de fécondité en 2022 était de 3 enfants par femme (1,49 au Québec ; 1,80 en France ; 1,39 en Suisse et 1,53 en Belgique)

Québec — Chute des naissances de 3,9 % de 2022 à 2023 pendant les 8 premiers mois alors que la population a crû de 2,34 %

dimanche 17 décembre 2023

Grand remplacement du français par le pendjabi au Manitoba ?

Alors qu’en 2021 seules 14 715 personnes disaient parler le français le plus souvent à la maison au Manitoba, 29 395 déclaraient plutôt parler le pendjabi à la maison, soit plus de deux fois plus. Le tagalog (philippin) est parlé pour sa part par 33 565 personnes à la maison. En 1870, le français dominait comme langue au Manitoba.

Le Ô Canada a été écrit à l’origine pour la cérémonie de la Saint-Jean-Baptiste de 1880, jour de fête nationale des Canadiens français (y compris les Franco-Manitobains à l’époque donc). Chant patriotique canadien-français, l’hymne a été repris par les Canadiens anglais avec des paroles très différentes soumises à des révisions multiples. Ces paroles pourraient encore être modifiées prochainement (voir Canada anglais : moitié des sondés pour que l’hymne national dise « sur des terres autochtones » plutôt que « pays natal »).

La capitale du Manitoba, Winnipeg, est donc « entrée dans l’histoire » en y interprétant l’hymne national du Canada en pendjabi pour la première fois dans la Ligue nationale de hockey (LNH, ligue qui est en fait binationale…)
 
Notons que la foule ne reprend d’une voix virile que « True North » (le vrai Nord) qui est un cri de ralliement identitaire (à l’origine vrai et fidèle à la Couronne Britannique par rapport aux États-Unis). Chez certains, ce terme souligne la fierté de faire partie d’un peuple qui serait plus coriace que le Sud indolent et efféminé. Enfin, une autre expression « Great White North » (Le Grand Nord blanc) serait pour d’aucuns une référence à un pays moins sang-mêlé, plus germanique, et pas uniquement une description géographique et climatique. La version originelle de l’hymne national (en français donc) ne mentionne pas le Nord.
Rappel
 
À l’entrée dans la confédération de la province du Manitoba en 1870. À ce moment les anglophones d’extractions britanniques étaient approximativement de 5 % de la population totale. Les descendants des Français et métis francophones formaient 40 % de la population et les Autochtones majoritaires 45 %. La province est alors officiellement bilingue, les lois sont publiées en français et en anglais, des écoles enseignent en français.

En 2021, 37 750 personnes parlaient le français régulièrement (mais pas nécessairement le plus souvent) à la maison (2,8 % de la population), il est inférieur au nombre de personnes nées dans des familles francophones. Ce chiffre est en baisse constante.




 
Voir aussi
 
« Le français hors Québec ? C'est terminé. » Sauvons les meubles... Passons à l'unilinguisme territorial. Un Québec unilingue francophone.

Hommes investissent conférence réservée aux femmes en s'inscrivant comme non-binaires

Un événement censé favoriser la carrière des femmes et des travailleurs technologiques non binaires s’est transformé en un nouveau symbole du déséquilibre entre les sexes dans le secteur, après que les hommes qui s’identifient comme tels se sont présentés en masse.

La Grace Hopper Celebration porte le nom d’une pionnière de l’informatique et se présente comme le plus grand rassemblement annuel de femmes et de personnes non binaires travaillant dans le secteur des technologies.

Les billets pour cet événement de quatre jours, qui s’est déroulé à Orlando, en Floride, fin septembre, allaient de 649 à 1 298 dollars et donnaient la possibilité de rencontrer en tête-à-tête des partenaires tels qu’Apple, Amazon, Salesforce et Google.

Avec quelque 30 000 participants par an, cette exposition sur les carrières constitue un espace compétitif, selon d’anciennes participantes.


Des vidéos postées sur les réseaux sociaux ont montré des scènes d’hommes se pressant autour des recruteurs, courant dans les lieux de l’événement et se frayant un chemin devant les femmes pour obtenir un créneau d’entretien.

Plusieurs participants à la conférence ont déclaré à NPR qu’il y avait un rapport 40/60 entre les hommes et les femmes, en particulier à l’exposition sur les carrières.

« D’après ce que j’avais entendu, je m’attendais à ce qu’un demi-pour cent à 1 % des participants soient des hommes », a déclaré Morgan Young, étudiant en informatique à l’université du Nevada, à Reno, qui crée également du contenu pour les travailleurs de la technologie en début de carrière sur les médias sociaux.

« J’ai entendu dire que c’était comme le festival de la technologie pour les femmes. C’est censé être amusant et collaboratif », a-t-elle déclaré lors d’une interview accordée à NPR cette semaine. « Mais l’ambiance était si différente. On pouvait sentir la férocité dans l’air ».

Certains participants avaient menti sur leur identité sexuelle lors de leur inscription à la conférence, a déclaré Cullen White, responsable de l’impact d’AnitaB.org, l’organisation à but non lucratif qui organise la conférence.

Les emplois dans le secteur de la technologie étaient autrefois une valeur sûre pour les travailleurs à la recherche d’une carrière stable et lucrative. Mais la vague de licenciements qui a touché l’ensemble du secteur au début de l’année a laissé des centaines de milliers de travailleurs sans emploi.

Les femmes ont été touchées de manière disproportionnée par ces réductions, représentant 69,2 % de l’ensemble des licenciements dans le secteur de la technologie, selon le Women Tech Network. Ce phénomène s’ajoute au déséquilibre persistant entre les hommes et les femmes dans le secteur. Selon les dernières données disponibles du ministère américain du Travail, les femmes n’occupent que 26 % des emplois dans l’ensemble des professions des STIM et encore moins — 24 % — dans les domaines de l’informatique.

La pression est encore plus forte pour les travailleurs internationaux de l’industrie, qui risquent de perdre leur visa s’ils ne trouvent pas rapidement un emploi.

« Nous avons un délai d’environ 90 jours », explique Anusha Das, étudiante internationale diplômée en systèmes d’information à l’université de Northeastern. « Il y a de la concurrence. Le marché de l’emploi est mauvais. Il n’y a pas de grâce pour nous, vraiment ».

Mme Das a indiqué qu’elle avait manqué la plupart des autres ateliers et panels de la conférence pour faire la queue pendant une heure afin d’obtenir un entretien de deux minutes avec des recruteurs.

Dans l’une de ces files, elle dit avoir entendu un groupe d’hommes utiliser avec désinvolture des insultes misogynes dans sa langue maternelle, l’hindi. Dans une autre, elle a vu un groupe d’hommes se séparer pour former une nouvelle file d’attente, coupant ainsi l’herbe sous le pied des personnes qui attendaient patiemment.

Source : NPR

Voir aussi

États-Unis — 34% des étudiants blancs ont menti sur leur race pour être admis ou bénéficier d'aides

Les cris d'orfraie lassants des universités anglophones au Québec

Un texte de Joseph Facal dans le Journal de Montréal. Rappelons qu’en Belgique néerlandophone les universités de Gand et de Louvain, à une époque francophones, ont été néerlandisées. Pour l’Université catholique de Louvain, la section francophone a dû déménager en Wallonie, ce qui fut l’occasion de fonder en 1971 une nouvelle ville, Louvain-la-Neuve.

Je ne vois pas pourquoi le gouvernement du Québec — donc vous et moi — devrait subventionner des gens qui viennent ici parce que c’est moins cher et qui, dans leur immense majorité, repartiront une fois leurs études terminées.


Les complaintes de nos institutions anglophones sont aussi assommantes et prévisibles que le retour de la mauvaise musique à Noël.

[Recul de Legault quant aux droits de scolarité]

Le gouvernement Legault voulait faire passer de 9000 à 17 000 dollars les droits de scolarité des étudiants du reste du Canada qui s’inscrivent dans nos universités anglophones.

Ce sera finalement 12 000 dollars. [On ne sait pas vraiment pourquoi il a a reculé.]


L’université McGill dont la fondation fut financée à même les revenus des biens des Jésuites saisis par la Couronne britannique en 1800 à la mort du dernier jésuite au Canada.

Faits


McGill et Concordia chialent quand même.

Le gouvernement Legault maintient par ailleurs l’introduction d’un prix plancher de 20 000 dollars pour les étudiants internationaux, le reste variant selon les disciplines.

Les sommes ainsi générées, environ 125 millions par année, seraient redistribuées aux universités francophones.

Selon McGill, cette politique serait basée sur « des impressions ». Vraiment ?

Au Québec, il y a environ 75 % de citoyens de langue maternelle française, 8 % de langue maternelle anglaise, et 17 % d’autres langues maternelles.

Les chiffres varient selon que vous examinez la langue maternelle, la langue parlée le plus souvent à la maison, etc. Mais ça vous donne une idée.

Les universités anglophones accueillent 25 % de toute la clientèle universitaire et reçoivent une proportion encore plus importante du financement.

Pourquoi ? Il y a trois catégories d’étudiants : les résidents du Québec, qui paient les droits de base, ceux du reste du Canada, qui paient plus cher, et les étrangers (les non-Canadiens), qui paient encore plus cher.

McGill, pour ne parler que d’elle, reçoit beaucoup plus d’étudiants des deux dernières catégories, les plus payantes, que les autres universités.

En 2022, 51,2 % des étudiants de McGill n’étaient pas des résidents du Québec.

Je ne vois pas pourquoi le gouvernement du Québec — donc vous et moi — devrait subventionner des gens qui viennent ici parce que c’est moins cher et qui, dans leur immense majorité, repartiront une fois leurs études terminées.

Il n’est que normal que la politique québécoise de financement universitaire serve d’abord les intérêts de la majorité francophone.

Mais il y a plus que les droits de scolarité.

Le financement des universités inclut aussi les subventions de fonctionnement du gouvernement du Québec, les dons privés, les ventes de produits, les revenus de fondations, les fonds d’immobilisation, et les sommes provenant des fonds fédéraux et québécois finançant la recherche.

Si vous tenez compte de tout, les universités anglophones reçoivent environ 30 % de plus par étudiant que les universités francophones.

Cet écart dépasse le milliard annuel, très loin des 125 millions que l’on veut redonner aux établissements francophones.

Cette péréquation était d’ailleurs en vigueur jusqu’en 2015, avant que Philippe Couillard ne la change pour plaire aux anglophones.

Début

Ces revenus supplémentaires des universités anglophones servent aussi de levier pour attirer plus d’argent et pour mieux négocier avec les banques. L’argent attire l’argent.

Pire encore, voyant que c’est l’anglais qui attire, que font HEC et l’UQAM ? Ils offrent plus de cours d’anglais !

If you can’t beat them, join them!

Les mesures annoncées par le gouvernement Legault ne devraient être qu’un début.


Universités anglophones : voici le niveau très moyen de français que devront atteindre les étudiants étrangers

Au terme de leur baccalauréat (licence), 80 % des étudiants étrangers qui fréquentent une université anglophone devront au moins être en mesure de réserver une chambre d’hôtel au téléphone en français, selon les nouvelles exigences de francisation mises en place par le gouvernement Legault.  

Dans un effort pour convaincre Québec de reculer sur la hausse des droits de scolarité, les universités McGill et Concordia ont proposé le 6 novembre dernier de mettre en place des cours de français obligatoires pour franciser 40 % de leurs étudiants non francophones. Selon cette proposition, ces étudiants auraient atteint le niveau 6 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français.

Malgré un « accueil favorable » de cette suggestion, le gouvernement a finalement conclu qu’elle ne répondait pas à ses attentes, après les analyses du ministère, écrit la ministre.

« Pour inverser le déclin du français au Québec, nous pensons qu’il faut impérativement viser des cibles plus ambitieuses », souligne-t-elle.

Réserver une chambre d’hôtel

Le gouvernement veut que plus d’étudiants connaissent un peu de français, mais qu’ils atteignent un niveau moindre. Plus précisément, les universités devront franciser 80 % des nouveaux inscrits non québécois dans un programme d’étude anglophone à partir de l’année 2025-2026 pour toucher du financement public. Mais plutôt qu’un niveau 6, Québec ne demandera qu’un « niveau 5 [sur 12] à l’oral ». Aucune exigence à l’écrit ne sera imposée.

Selon le cabinet de la ministre Déry, il s’agit d’un niveau « réaliste et atteignable ». Pour atteindre cet échelon, les étudiants devront être capables de communiquer dans un contexte « prévisible », « peu exigeant », « parfois formel » et « facilité par l’aide ponctuelle d’une personne interlocutrice », indique l’échelle québécoise.

Concrètement, il s’agit d’être en mesure de comprendre l’essentiel, et non le détail, de « l’information transmise par une voisine à l’occasion de l’organisation d’une fête de quartier », et de « réserver une chambre d’hôtel au téléphone ».

Dans son courriel, la ministre Déry confirme également que le gouvernement fera passer de 9000 $ à 12 000 $ par année le tarif minimal des étudiants étrangers et de ceux qui viennent des autres provinces canadiennes. L’université Bishop’s, à Sherbrooke, sera pour sa part exemptée de cette hausse, ce qui signifie que son financement ne sera pas conditionnel à l’atteinte des cibles en francisation.

Une cible « inatteignable », selon McGill

« Cette cible est inatteignable tant sur le plan académique que technique et ne fera que dissuader les étudiants de venir au Québec », s’est insurgé le recteur de l’Université McGill, Deep Saini, dans un communiqué de presse.

M. Saini plaide qu’un étudiant qui n’a aucune connaissance du français aura besoin de « l’équivalent d’une session complète de cours » pour acquérir le niveau de français que demande Québec. « Se voyant dans l’obligation de prolonger leur formation d’une session pour obtenir leur diplôme, les étudiantes et étudiants choisiront en majorité de faire leur formation ailleurs », peut-on lire dans le communiqué.  
Le niveau de français 5 de l’Échelle québécoise

Compréhension orale

– Comprendre l’essentiel d’informations liées à des sujets courants (information sportive au téléjournal)

– Comprendre l’essentiel de descriptions portant sur une situation courante (description d’un poste à pourvoir dans l’entreprise où travaille un ami)

– Comprendre l’essentiel du récit d’une expérience personnelle (récit du séjour à l’étranger d’une collègue)

Production orale

– Raconter une expérience personnelle (raconter le déroulement d’un examen de conduite)

– Expliquer sa décision d’accepter ou de refuser une offre liée à une situation courante (expliquer pourquoi avoir changé de forfait internet)

– Formuler des procédures de quelques étapes pour répondre à des besoins courants (formuler à un ami la procédure d’inscription au Guichet d’accès à un médecin de famille)

D’un point grammatical, le niveau 5 à l’oral comprend :

  • Une variété de verbes à l’indicatif présent
  • Des verbes à l’imparfait
  • Une variété de verbes au passé composé
  • Une variété de verbes au gérondif
  • Quelques verbes au subjonctif présent introduits par il faut que
  • ou pour que
  • L’expression d’une action récente ou en cours (passé composé et présent donc).

Il faut atteindre le niveau 6 (que n’impose pas le gouvernement) pour 

  • Une variété de verbes au futur simple
  • Des subordonnées compléments de phrase
  • La forme passive
  • Des connecteurs courants qui introduisent une illustration, un point de vue
  • Le pronom le dont le référent est une phrase et le pronom en pour reprendre l’information
  • L’emploi conjoint du passé composé et de l’imparfait.

Et le niveau 7 pour :

  • Une variété de verbes au conditionnel présent
  • Des verbes au futur antérieur
  • Des verbes au plus-que-parfait.

samedi 16 décembre 2023

Origine et histoire de la Bûche de Noël

La bûche étant traditionnelle, nous avons reproduit ce récit traditionnel de son origine (inspiré de « La nuit de Noël dans tous les pays » paru en 1912)

La bûche de Noël réunissait autrefois tous les habitants de la maison, tous les hôtes du logis, parents et domestiques, autour du foyer familial. La bénédiction de la bûche avec les cérémonies traditionnelles dont elle se parait n’était que la bénédiction du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais.

Cet usage existait surtout dans les pays du Nord. C’était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log [en anglo-saxon, le Julekubbe ou Julblock en Scandinavie, Bloc na Nollaig (le Bloc de Noël) en Irlande], le feu d’Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier et venant du latin lux, lucis, rappelle encore la lumière.

 
Tradition de la grande bûche de Noël. Dessin de Léon Lhermitte
paru dans Le Monde illustré du 1er janvier 1884


Il est tout naturel qu’on mette en honneur, au 25 décembre, au cœur de l’hiver, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements aux membres raidis sous la bise. Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. À la Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des œufs ou des agneaux ; à l’Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l’huile.

Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les fissent donner. « Beaucoup de religieux et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet ». Le tréfeu, le tréfouet que l’on retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine, en Bourgogne, en Berry, etc., c’est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition, durer pendant les trois jours de fête. De là, du reste, son nom : tréfeu, en latin tres foci, trois feux.

Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gîte pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.

Qu’on se représente les immenses cheminées d’autrefois : sous leur manteau pouvait s’abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand-mère contait des histoires qu’elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d’étincelles, en disant : « Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons ».

La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France. Voici, d’après Cornandet, le cérémonial que l’on suivait dans la plupart des familles : « Dès que la dernière heure du jour s’était fondue dans l’ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d’éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l’église, en l’honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l’on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village. C’était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l’âtre ranimé.

« Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l’endroit du logis où, l’année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons ; l’aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle.

« Cette bûche était toujours la plus grosse qu’on pût trouver ; c’était la plus grosse partie du tronc de l’arbre, ou même la souche, on appelait cela la coque de Noël. Le gâteau allongé en forme de bûche que l’on donnait aux enfants le jour de Noël portait encore au début du XXe siècle dans certaines provinces le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneu ou cougnou. (Il se pourrait que le terme signifie coin [cuneus en latin] ou coin en fer [pour fendre le bois], voire berceau. L’étymologie en est disputée.)

Cougnou belge

« On mettait le feu à cette coque et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fît des présents ; et tandis qu’ils priaient l’Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons. À onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d’aller à la messe, on s’y rendait en longues files avec des torches à la main. Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas. »

Dans la Semaine religieuse du diocèse de Langres du 23 décembre 1905, un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques : « La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s’est comparé lui-même au bois vert. Dès lors, continue notre auteur, l’iniquité étant appelée, dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Éternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l’Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle ».

Le gâteau

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la bûche de Noël, dessert de réveillon par excellence, n’est pas une tradition qui remonte aux fins fonds des origines de la gastronomie française. La méprise vient du fait que la bûche, la vraie, la bonne grosse bûche de bois sec que l’on mettait dans l’âtre le soir de Noël du temps où il y avait encore une cheminée dans tous les foyers existe, elle, depuis le Moyen-Âge.

La tradition de la grosse bûche de bois perdura jusqu’à la fin du XIXe tant que les gens avaient un âtre dans leur maison. Quand ces foyers disparurent dans la plupart des maisons, la tradition des bûche de bois disparut avec ceux-ci.

L’invention de la bûche pâtissière remonte à la même époque : au XIXe siècle, sans que personne ne sache vraiment qui en a la paternité, les sources multiples se contredisant. Certaines évoquent sa création vers 1834 par un apprenti pâtissier de Saint-Germain-des-Prés. D’autres estiment que la bûche de Noël est née à Lyon dans les années 1860 dans la cuisine du chocolatier Felix Bonnat. Une autre piste mène à Pierre Lacam, glacier du prince Charles III de Monaco, qui l’aurait conçue en 1898.

Toujours est-il que la bûche en tant que pâtisserie n’a commencé à se populariser qu’après la Libération, dans les années 1945-1950. C’est surtout une tradition des pays francophones.

Au Québec, il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale avant que la bûche connaisse le succès, « avec notamment l’immigration de pâtissiers, des savoir-faire et des échanges culinaires entre le Québec et la France », souligne M. Jean-Pierre Lemasson, professeur associé au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM.

À preuve : dans ses recherches, M. Lemasson a constaté l’absence totale de bûche dans La Nouvelle Cuisinière canadienne, le premier livre de recettes publié au pays en 1840. Il y a cependant beaucoup de poudings et de gâteaux d’inspiration britannique...

Bûche de Noël traditionnelle au beurre

Pour ceux que les détails folkloriques intéressent, on trouvera ci-dessous une description des traditions de la bûche (de bois) de Noël dans ce qu’elle offrait de particulier en Berry, en Normandie, en Provence et en Bretagne.

Les États-Unis sont politiquement divisés, il en va de même pour le cinéma américain

UN HOMME ORDINAIRE affronte un puissant ennemi aux ressources illimitées. C’est le thème de « The Shift », un film de science-fiction sorti le 1er décembre. Mais il pourrait aussi décrire son distributeur, Angel Studios, dirigé par des frères qui se définissent comme de simples « garçons de ferme de l’Idaho » et qui sont en croisade pour remodeler Hollywood.

Angel, un studio indépendant, est à l’avant-garde d’une tendance importante dans le monde du divertissement américain. Les conservateurs, qui reprochent à Hollywood d’être devenu non pas une usine à rêves, mais une usine à « wokeries », écrivent et produisent leurs propres films et séries, s’adressant à des spectateurs qui ne partagent pas les vues de la gauche sur le genre, la race et la rectitude politique. On les appelle l’« Hollywood conservateur » ou l’« alt-write » (jeu de mots sur « alt-right », la droite alternative en français et « write » pour suggérer un scénario alternatif).

Leur plus grand succès est « Sound of Freedom », un suspense d’action réalisé par Angel, qui sera diffusé en continu sur Amazon Prime Video à partir du 26 décembre. Il a récolté 184 millions de dollars de recettes dans les cinémas américains, dépassant les derniers opus des franchises « Indiana Jones » et « Mission : Impossible ». (Il a également connu une bonne performance à l’étranger, où il a rapporté 63 millions de dollars.)

« Sound of Freedom » est « L’inspecteur Harry » de l’ère Donald Trump. L’intrigue plaît aux spectateurs républicains : un homme de loi américain voit le mal, tente de le vaincre et se heurte à une bureaucratie gouvernementale sans cœur, si bien qu’il prend les choses en main et sauve la situation. Le film retrace la vie de Tim Ballard, un militant controversé selon The Economist de la lutte contre le trafic sexuel. Dans le film, il est dépeint comme un agent fédéral vertueux qui surprend des pédophiles en train de partager de la pornographie enfantine en ligne. Bien décidé à sauver d’autres enfants, M. Ballard se voit signifier par son supérieur qu’il ne peut pas participer à une dangereuse mission de sauvetage en Amérique du Sud. Il rend son badge et part quand même.

Parmi les amateurs du film figure M. Trump qui a déclaré : « Il s’agit d’un film très important, d’un long métrage très important et d’un documentaire très important, le tout réuni en un seul film ». À l’approche de l’élection de 2024, M. Trump veut montrer son soutien à la lutte contre le trafic sexuel, qui préoccupe de nombreux électeurs évangéliques et que certains théoriciens du complot dramatiseraient de manière ridicule selon certains.

D’autres sociétés ont suivi avec intérêt le succès de « Sound of Freedom » et se sont jointes à la fête, notamment le Daily Wire, un média fondé par Ben Shapiro, un éditorialiste conservateur, et Jeremy Boreing, un réalisateur de films. (« Il est temps de faire exploser l’étoile de la mort qu’est le monopole de la gauche sur le divertissement », a proclamé M. Shapiro). Les films et séries du Daily Wire sont diffusés sur DailyWire+, sa plateforme de diffusion en continu, qui compte 1 million d’abonnés.


La dernière en date est « Lady Ballers », une comédie réalisée par M. Boreing. Elle suit des joueurs de basket masculins médiocres qui deviennent transgenres pour participer à une ligue féminine et se moque avec enthousiasme de l’orthodoxie libérale en matière d’identité sexuelle. Comme on pouvait s’y attendre, le film n’a pas été bien accueilli par les téléspectateurs de gauche. Un commentateur progressiste l’a qualifiée de « “Madame Doubtfire”, mais diabolique ».

« Lady Ballers » ne sonne peut-être pas comme un film hollywoodien, mais sa production en a toutes les apparences. Une production plus soignée a renforcé l’attrait des productions des studios conservateurs, et la diffusion en continu leur a permis d’atteindre un plus grand nombre de téléspectateurs. Il s’agit là d’un changement radical. Pendant des décennies, les tentatives des conservateurs pour rivaliser avec les films hollywoodiens étaient lamentables. « Left Behind », une trilogie de films apocalyptiques de 2000 à 2005 réimaginant le Livre de l’Apocalypse, en est un bon exemple : ces films, qui se voulaient une franchise de suspense, ressemblaient plutôt à des projets amateurs rejetés par des candidats d’écoles de cinéma. (Ils sont sortis directement en vidéo).
 
 Aujourd’hui, les productions conservatrices se répartissent en trois catégories. La première, la plus prévisible, consiste à railler le wokisme. « Lady Ballers » en est le modèle : elle prend un sujet brûlant et en fait la satire. Le résultat permet aux politiciens républicains de faire valoir leurs arguments. (« Lady Ballers » comporte une apparition éclair de Ted Cruz, sénateur républicain du Texas). Daily Wire a récemment annoncé une nouvelle série comique animée pour adultes, « Mr Birchum », sur un enseignant qui « tente de naviguer dans un monde qu’il ne comprend pas ou qu’il n’approuve pas ». La distribution des voix comprend Roseanne Barr, une humoriste qui soutient Trump, et Megyn Kelly, une ancienne présentatrice de Fox News.

La deuxième catégorie est celle des contenus religieux, ou « basés sur la foi ». Neal Harmon, le patron d’Angel, explique que son studio veut raconter des histoires qui « diffusent plus de lumière ». Par exemple, « The Shift », le dernier film d’Angel, s’inspire de l’histoire biblique de Job. L’un de ses plus grands succès est « The Chosen » (L’Élu), un feuilleton basé sur la vie de Jésus, qui a été visionné plus de 500 millions de fois. L’entreprise est actuellement en train de rassembler des fonds pour la réalisation d’un film d’animation sur David.

De manière contre-intuitive, la troisième catégorie de contenu évite complètement la politique. Prenons l’exemple d’Amanda Milius, ancienne fonctionnaire du département d’État sous M. Trump, qui a connu la célébrité avec un documentaire sur le dossier Trump-Russie. Parmi ses projets actuels figure un film biographique sur John McAfee, un informaticien plus grand que nature. « C’est une histoire de putes et de cocaïne sur un yacht. Je ne peux pas vraiment présenter cela à l’Amérique conservatrice », plaisante-t-elle.
 
Mme Milius est catégorique : l’art doit l’emporter sur la partisanerie. « Si vous voulez être à droite et dire “Oh, Hollywood est dominé par la gauche”, ne faites pas les mêmes erreurs et ne faites pas valoir votre idéologie… faites valoir l’histoire et l’esthétique », dit-elle.

D’autres font de même. Les films non politiques de Daily Wire comprennent un western, « Terror on the Prairie », un suspense, « Shut In », et une comédie excentrique, « The Hyperions ». En octobre, le studio a lancé Bentkey, une plateforme pour enfants, dont la mission est de dépolitiser les divertissements pour enfants.

Mais même dans les films « dépolitisés », la politique est palpable. Bentkey a été lancé en pleine polémique sur la reprise par Disney du dessin animé « Blanche-Neige » de 1937. L’actrice principale, Rachel Zegler, a promis une version moderne : « Nous ne sommes plus en 1937 », et Blanche-Neige « ne sera pas sauvée par le prince et ne rêvera pas du grand amour ». En réponse, Bentkey réalise une version de « Blanche-Neige », qui se veut un retour plus fidèle à « un conte d’une vérité intemporelle » (le film sortira l’année prochaine).

M. Boreing est lucide quant au marché plus large des productions du Daily Wire, même celles qui sont ostensiblement apolitiques. « Je pense que l’idée que l’on peut faire du “contenu grand public” et attirer des gens de gauche et de droite est un peu naïve », admet-il. L’Amérique s’est divisée en deux tribus — les gauchistes et les conservateurs — qui consomment des produits différents, des sources d’information différentes et, de plus en plus, des divertissements différents.
 
Cela signifie-t-il que les films conservateurs seront relégués à un public de vrais croyants ? Le large succès de « The Chosen » suggère que non. La diffusion en continu, que ce soit par l’intermédiaire des plateformes des studios ou de plateformes populaires comme Netflix, permettra aux films et aux séries télévisées d’atteindre un large public aux États-Unis.

Ces productions peuvent également toucher des publics internationaux. Une fois de plus, « Sound of Freedom » est un signe avant-coureur. Le film a obtenu de bons résultats en Amérique du Sud, où il s’est appuyé sur un réseau de personnalités conservatrices. Au Brésil, les fils de Jair Bolsonaro, l’ancien président et allié de M. Trump, ont assisté à la première. Au Salvador, Nayib Bukele, le président, a encouragé les Salvadoriens à voir le film.

L’Europe pourrait également devenir un marché important pour le contenu conservateur américain. Sur tout le continent, les hommes politiques de droite ont le vent en poupe et les batailles des guerres culturelles américaines se sont étendues à l’ensemble du continent. En France, le wokisme est un sujet de discussion majeur. Le mois dernier, Europe 1, une station de radio de premier plan, a publié un éditorial critiquant Disney pour avoir embrassé la « révolution woke », qu’elle a vivement décrite comme « une déconstruction de nos rêves d’enfant ». Cela ressemble beaucoup à l’argumentaire de vente de M. Boreing pour Bentkey.

Source : The Economist
 

vendredi 15 décembre 2023

Mathieu Bock-Côté sur la perte de liberté, l'université « vermoulue », la délation devenue vertu

Au menu :

  • 00:00 - Intro
  • 04:13 - Est-il temps de fermer les universités ?
  • 16:00 - Le club de la gauche
  • 19:36 - Dénonçons nous les uns les autres, bienvenue dans la société des balances
  • 26:00 - Le totalitarisme mou
  • 31:13 - S'opposer aux revendications diversitaires
  • 36:51 - Frôler la mort pour trouver l’inspiration
  • 42:11 - France-Québec : Mathieu Bock-Côté va-t-il un jour rentrer chez lui ?
  • 48:00 - Se sentir étranger dans son propre pays
  • 57:00 - La perte de nos repères essentiels
  • 1:04:56 - L'extrême-droitisation : une manière de disqualifier ses adversaires ?


jeudi 14 décembre 2023

Le Livre de Noël de Selma Lagerlöf

Chouette un livre, un site qui conseille des lectures pour les enfants, propose Le Livre de Noël de Selma Lagerlöf.


« Nulle part ailleurs dans la région qu’à Mårbaka on distribue ainsi les cadeaux de Noël après avoir mangé le riz au lait traditionnel. Mais à Mårbaka subsistent d’anciennes coutumes et qui nous conviennent. Rien ne peut égaler cette attente qui, des heures durant, tout au long de la veille de Noël, se prolonge parce que l’on sait que le meilleur reste à venir. » Le meilleur, c’est pour la petite Selma, dix ans, ce n’est pas vraiment la boîte à ouvrage et ses accessoires, devant rappeler à la demoiselle qu’elle n’est pas très douée pour coudre et broder. Non, ce qu’elle attend, c’est un livre qu’elle lira à la lumière de sa bougie… Mais ce livre commence par « Il était une fois un roi » — en français ! 

Après ces souvenirs aigres-doux, Selma Lagerlöf conte la légende christianisée de sainte Lucie, celle de la manière dont la gorge du rouge-gorge devint rouge, celle du Nouvel An des animaux, et plusieurs autres, parfois un peu moralisatrices, mais pleines de cet inimitable charme des Noëls scandinaves. 

Avec quelques illustrations de Carl Larsson.

Dès 12 ans


Selma Lagerlöf, Le Livre de Noël, Actes Sud, 2007, 107 p., 6,60 €
2e édition, 2018, 133 pages, 15 €, ISBN-13 : 978-2330114435.


Elon Musk prévoit ouvrir une nouvelle université à Austin

La fondation caritative du PDG de Tesla et résident du Texas a déposé une demande de création d’une nouvelle école « axée sur l’éducation au plus haut niveau ».

La fondation caritative d’Elon Musk, PDG de Tesla et SpaceX, a déposé une demande pour créer une nouvelle université à Austin. 

Elon Musk, qui s’est récemment établi au Texas, envisage de créer une université à Austin, selon les déclarations fiscales de l’une de ses organisations caritatives, rapportées pour la première fois par Bloomberg News.

L’organisation de bienfaisance, appelée The Foundation, prévoit d’utiliser un don de 100 millions de dollars de Musk pour créer et lancer une école primaire et secondaire à Austin, axée sur l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Une fois qu’elle sera pleinement opérationnelle, l’école se concentrera sur la création d’une université. L’école a l’intention de briguer l’accréditation de la Southern Association of Colleges and Schools Commission on Colleges, une première étape nécessaire au lancement de l’école.

Selon la déclaration fiscale, l’université enseignerait aux étudiants en personne « ainsi qu’à l’aide de technologies d’enseignement à distance ». Elle prévoit d’accueillir 50 étudiants au départ et d’augmenter ses effectifs au fil du temps. L’école financerait ses activités par des dons et des frais de scolarité, mais le dossier indique également que si un élève n’est pas en mesure de payer les frais de scolarité, l’école pourrait lui fournir une aide financière. L’école recrute actuellement un directeur général, des enseignants et des administrateurs.

Le projet de Musk de créer une nouvelle université à Austin — qui abrite déjà l’université fleuron du Texas à Austin et de multiples autres universités privées — intervient alors qu’une autre nouvelle université privée prévoit d’ouvrir officiellement ses portes aux étudiants à l’automne 2024 dans cette même ville.

En effet, dans un contexte d’agitation croissante sur la situation de l’éducation aux États-Unis, Austin s’apprête également à accueillir un autre établissement ambitieux, l’université d’Austin (UATX).

Les partisans de l’UATX, dont l’investisseur en capital-risque Joe Lonsdale et l’homme d’affaires Larry Summers, affirment que cette université a l’intention de combler le « fossé béant entre la promesse et la réalité de l’enseignement supérieur ».

Il n’est pas certain que Musk choisisse d’engager son université dans une voie similaire, mais cela semble probable compte tenu de ses remarques passées selon lesquelles les établissements d’élite endoctrinent les étudiants avec du « communisme à outrance ».

Lors d’un entretien avec le Texas Tribune mercredi, le président de l’université d’Austin, Pano Kanelos, a déclaré qu’il espérait que l’établissement serait le champion de la liberté d’expression et de l’ouverture d’esprit.

« Nous vivons un moment où les choses semblent se désagréger, où les gens semblent s’éloigner les uns des autres, où les institutions semblent trembler dans leurs fondations », a déclaré M. Kanelos. « La meilleure réponse est de construire de nouvelles choses.

La nouvelle université de Musk n’a pas encore de nom. La Fondation n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.


Sources : Daily Mail et Texas Tribune

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