mercredi 6 septembre 2023

« L'Éducation nationale est gangrénée par l'égalitarisme »

Professeur des écoles, exerçant son métier dans un établissement privé sous contrat, Lisa Kamen-Hirsig tape du poing sur le bureau. Dans un entretien sans fard, elle décrit la dégradation de l’école à laquelle elle a assisté. Elle est aussi l’auteur d’un livre choc contre l'idéologie qui a conduit au naufrage des élèves français dans les classements internationaux.

Lisa Kamen-Hirsig (ci-contre) raconte dans « La Grande Garderie » comment l’école a abandonné sa mission fondamentale : transmettre le savoir.

— Emmanuel Macron a donné des indications sur ce qu’il voulait faire de l’école la semaine dernière dans « Le Point ». Que pensez-vous de ses déclarations ?

Je les ai trouvées floues et souvent contradictoires. Le président emploie une rhétorique très martiale – l’école appartiendrait au « domaine réservé » du président – qui dément sa volonté affichée d’accorder plus d’autonomie aux établissements. Mettre les élèves à genoux en classe, pour reprendre l’exemple qu’il donne en matière de liberté pédagogique, ne me paraît pas relever du régalien ! Il ne dit rien de neuf quand il annonce qu’il veut fabriquer des citoyens respectueux de notre République. Plus urgent, il faut s’attaquer à ces nouvelles religions que sont l’égalitarisme, l’antiracisme, l’écologisme… Ce que l’Éducation nationale appelle désormais les « valeurs républicaines ». Pour atteindre ces objectifs, encore faut-il que l’école dispense le savoir, forme l’intelligence des enfants, les rende libres et responsables. Si elle produit des générations d’analphabètes, rétifs à l’effort et ignorants de leur histoire et de leurs institutions, ils finissent par ne plus rien respecter !

Justement, le président insiste sur l’importance des savoirs fondamentaux…
 
Pourquoi pas mais lesquels ? Quid, par exemple, de cette étude hebdomadaire d’un « grand texte fondamental sur nos valeurs » qu’il a évoqué ? J’attends avec curiosité sa liste ! Je crois au contraire qu’il faut maintenant alléger, et vite, les programmes. Ce retour aux fondamentaux n’est pas, lui non plus, une nouveauté. de nombreux ministres de l’Éducation ont essayé et ont échoué, faute d’avoir pris la mesure des obstacles ! La lâcheté d’une partie des enseignants, qui n’osent plus exiger de leurs élèves un travail digne de ce nom, n’arrange rien. Il faut y ajouter le pouvoir de nuisance des inspecteurs généraux, dont Jean-Pierre Chevènement disait « Quand j’étais ministre de l’Éducation nationale, j’ai tout de suite vu que la moitié était à pendre, et l’autre à fusiller. » tout cela illustre la force d’inertie de la bureaucratie et des multiples « directions » très représentatives du millefeuille administratif français. À l’Éducation nationale, il y a 850 000 professeurs, et en plus 350 000 non-professeurs, un ratio délirant qui n’a pas d’équivalent chez nos voisins. N’oublions pas le pouvoir des syndicats… Quand Jean-Michel Blanquer a voulu réhabiliter la méthode syllabique, nombre d’enseignants ont refusé, se disant dépossédés de leur liberté pédagogique. Ils l’ont même écrit en toute impunité sur les réseaux sociaux, sans crainte d’être sanctionnés. Le problème de l’illettrisme a été pointé dès 1996 dans un rapport que François Bayrou a enterré pour ne pas insulter les instituteurs. Les ministres ont peur des grèves. En fait, les parents ne se rebellent que lorsqu’il n’y a personne devant leurs enfants. Certains montent même des collectifs « Un prof devant chaque classe ». Ils veulent que leurs enfants soient gardés, d’où le titre de mon livre, La Grande Garderie.

L’influence du « pédagogisme » est-elle toujours aussi prégnante ?

Elle subsiste à travers l’héritage des gourous comme Philippe Meirieu ou Jean Foucambert, le promoteur de la méthode globale. M. Foucambert reprochait à l’école de Jules Ferry d’être un instrument aux mains des bourgeois, destiné à « saigner » les classes laborieuses et qui aurait favorisé une philosophie de la réussite individuelle fondée sur le mérite pour écarter la réussite collective. Les pédagogues restent puissants donc nuisibles car la pédagogie se revendique comme une science et, vertu suprême, postule l’égalité intellectuelle des enfants. Il suffirait de les usiner pour les rendre aptes à apprendre !

Certains ministres ont pourtant donné des directives pour simplifier les enseignements dans les quartiers dits « difficiles », pour ne pas « stigmatiser » les enfants issus de milieux modestes. N’est-ce pas là une forme de mépris social ?

Philippe Meirieu, qui reste l’une des éminences grises du ministère, préconisait d’apprendre à lire dans les notices des appareils ménagers parce que c’est ce qui intéresse les masses… Si ça n’est pas du mépris de classe ! On prend les pauvres pour des idiots, incapables de s’intéresser à autre chose qu’à leur quotidien. On cherche à se rapprocher de ce qu’on suppose être leurs préoccupations : on ne leur parle que de leurs difficultés au lieu de leur offrir la mythologie, les contes fondateurs de notre civilisation et la littérature classique ! La culture est vue comme un fétiche qu’il suffirait d’arracher à la classe dominante. On ignore volontairement le cheminement individuel et les efforts qu’il suppose. François Dubet, un autre penseur du ministère, l’homme des IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) et du « socle commun », disait que les contenus du collège devaient être adaptés à « ce que doit savoir le plus faible des élèves quand il en sort »… On croit rêver ! L’Éducation nationale, institution toute-puissante, est gangrenée par le gauchisme et l’égalitarisme. Le plus terrible c’est que lorsqu’on constate l’échec de cette pédagogie catastrophique, au lieu de revenir au savoir et à la didactique, on prétend que c’est parce qu’elle n’a pas été appliquée avec assez de rigueur. Au lieu de s’inspirer des réussites du privé, de libérer l’école du monopole du ministère en ouvrant les écoles libres aux plus modestes par un financement public type chèque scolarité ou défiscalisation, on tente de supprimer le patrimoine culturel des classes dites « favorisées ». C’est le lit de Procuste (1) pédagogique et c’est aussi un signe de mépris social.

Le problème ne se situe-t-il pas aussi à la source, c’est-à-dire dès la formation des profs ?

Si, bien sûr ! Les formations des enseignants consistent essentiellement à leur expliquer qu’ils ne doivent pas imposer leur savoir : ce serait faire violence aux élèves, qui possèdent tout en eux ! Le mode de recrutement et le statut de fonctionnaire des professeurs participent eux aussi à la médiocrité du système. En quoi un concours passé à 20 ou 25 ans garantit-il des compétences et une motivation à vie ? Pourquoi ne pas laisser les collectivités libres de recruter sur contrat des élèves du supérieur, experts dans leur discipline et formés pour l’enseigner ? De nombreux pays le font, parmi lesquels la Finlande [moins récemment] qui squatte le haut des classements Timms (2) et Pisa (3) depuis longtemps… Et bien sûr, un directeur devrait pouvoir licencier un mauvais professeur. Les enseignants, qui sont sur un marché où la demande est supérieure à l’offre, y gagneraient aussi. Ils pourraient négocier leurs salaires et s’affranchir de la carte scolaire.

Emmanuel Macron défend le collège unique, que vous critiquez. Par quoi faudrait-il le remplacer ?

Le collège unique est un échec depuis sa création, en 1975 ! Pourquoi s’échiner à regrouper les enfants par âge, plutôt que par besoins ? On voit bien qu’en sixième, certains lisent couramment alors que d’autres ânonnent ! Fixons des objectifs de fin de troisième, avec un examen pour vérifier qu’ils sont atteints, mais laissons les établissements libres d’essayer ces groupes de niveau.

Vous êtes particulièrement sévère avec les moyens mis en place par Jean-Michel Blanquer pour détecter et combattre le séparatisme. Il ne faudrait rien faire ?

Le dispositif mis en place par Jean-Michel Blanquer revient à donner des coups d’épée dans l’eau. Il ne suffira pas de former les enseignants à la laïcité ou de mettre en place des « carrés régaliens » dans les écoles. Quant à l’interdiction de fait de l’instruction en famille et à l’obligation de scolarisation à 3 ans, elles réduisent les libertés de tous dans l’espoir de sanctionner les contrevenants. On a beaucoup entendu parler du lycée musulman Averroès, dans le Nord, où de nombreuses dérives ont été détectées. Eh bien, il est sous contrat avec l’État. Avant de pister les familles qui ont décidé d’instruire leurs enfants à la maison – et qui sont inspectées également – l’Éducation nationale devrait balayer devant sa porte.

Notes
 
(1) Procuste, brigand de l’Antiquité, étendait les voyageurs sur un lit trop court et leur coupait la partie du corps qui dépassait. 
(2) Timss (Trends in International Mathematics and Science Study) est une étude comparative qui mesure le niveau des connaissances scolaires des élèves de CM1 et de 4e en mathématiques et en sciences. 
(3) Le Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) est un ensemble d’études menées par l’OCDE auprès des jeunes de 15 ans, visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs.

Source : Le Figaro Magazine

mardi 5 septembre 2023

Note de service fuitée montre que Trudeau avait été prévenu que l'immigration aggravait la crise du logement

En juin 2022, le Premier ministre Justin Trudeau a été averti par la secrétaire du cabinet Janice Charette que la politique d’immigration qu’il menait depuis son entrée en fonction en 2015 était l’une des causes de la crise du logement au Canada.

Mme Charette, nommée par M. Trudeau moins d’un mois auparavant, l’a directement rendu responsable de l’escalade des prix de l’immobilier et de la grave pénurie de logements au Canada.

« L’objectif de cette note est de vous fournir un résumé analytique des conclusions du rapport », a écrit M. Charette dans une note confidentielle intitulée Rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) sur la Pénurie d'offres de logement, obtenue par The Counter Signal.

Cette note a été envoyée directement à M. Trudeau.

« Les experts s’accordent à dire que la construction de logements a été insuffisante par rapport à la demande ces dernières années, notamment en raison de l’augmentation de l’immigration depuis 2015. »

La note indique que la pénurie d’offres de logements au Canada est le « facteur clé » de la crise de l’accessibilité et que le rythme de construction de logements ne pourra pas répondre aux besoins d’ici 2030 pour rétablir l’accessibilité.

« La SCHL prévoit que le parc de logements augmentera d’environ 2,3 millions entre 2021 et 2030 et, lorsqu’elle incorpore les facteurs économiques aux facteurs démographiques, elle prévoit que 3,5 millions de logements supplémentaires seront nécessaires au-delà des projections actuelles pour rétablir l’accessibilité. »
 
La note indique que les 223 000 unités construites en 2021 (un chiffre pourtant en nette hausse par rapport à la période pré-Covid) sont inférieures aux 665 000 unités annuelles estimées nécessaires “ce qui serait nettement plus ambitieux” que les 3,5 millions d’unités prévues par le gouvernement fédéral dans son budget pour 2022.

Les besoins totaux de construction s’élèvent à 5,8 millions d’unités.

Les deux tiers du déficit d’offre de logements se situent en Colombie-Britannique et en Ontario.

Mais, malgré ces avertissements, en novembre, M. Trudeau a annoncé ses objectifs en matière d’immigration pour la période 2023-2025, ils augmenteraient à 465 000 en 2023, 485 000 en 2024 et 500 000 en 2025.







La vérité souvent ignorée sur les « tombes anonymes d’enfants indigènes disparus »

Une chronique de Conrad Black parue dans le National Post sur ce sujet délicat.

Un mémorial à l’extérieur de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, en Colombie-Britannique.

C’est à contrecœur que je reviens sur les questions autochtones, pour m’attaquer directement au discours pieux et compulsif du gouvernement fédéral sur ce que l’on appelle communément et fallacieusement la « réconciliation ». Pratiquement tout le monde s’accorde à dire que les Premières Nations du Canada ont de nombreux griefs légitimes et souhaite que justice leur soit rendue. Pour y parvenir, nous devons non seulement élaborer une politique radicalement nouvelle, mais aussi réparer les injustices que nous nous sommes infligées à nous-mêmes. La controverse sur les « tombes anonymes d’enfants disparus » s’est calmée, probablement parce que ses propagateurs ont refusé d’utiliser l’argent qui a été alloué pour établir si de telles tombes existent. Cette controverse s’est transformée si rapidement en accusations choquantes, diffusées et répétées dans le monde entier, qu’une pause nous permet de les passer brièvement en revue, sans hyperbole.

Comme l'a expliqué Tom Flanagan, éminent politologue conservateur de l'Alberta, dans un article paru en juin 2022 dans Unherd, le 27 mai 2021, la Première nation Tkʼemlúps te Secwépemc, en Colombie-Britannique, annonça qu'un sondage au géoradar (GPR) avait permis de retrouver "les restes de 215 enfants qui étaient des élèves du pensionnat indien de Kamloops". Son chef affirmait que « ces enfants disparus sont des morts non documentées ». L’anthropologue qui a mené la recherche GPR a par la suite averti que des fouilles seraient nécessaires pour s’assurer que ce qui avait été trouvé était bien des sépultures. Au moment où cette mise en garde, passée inaperçue, fut prononcée, une tempête de dénigrement de masse proche de l’hystérie avait déjà déferlé sur tout le pays et le Canada était plongé dans un tourbillon d’autodénigrement et d’opprobre international.

D’autres Premières Nations qui avaient accueilli des pensionnats ont rapidement vu le potentiel de ce type d’accusation, ont effectué leurs propres relevés géoradiodésiques et ont annoncé des révélations similaires. Le 30 mai 2021, le Premier ministre Justin Trudeau a pris la tête de ce mouvement naissant d’autoflagellation nationale en ordonnant que tous les drapeaux canadiens du gouvernement fédéral soient mis en berne jusqu’à nouvel ordre, en reconnaissance des « 215 enfants dont la vie a été enlevée au pensionnat de Kamloops ».

Ainsi, sans aucune preuve, il a utilisé la possibilité de sépultures non vérifiées de personnes non identifiées pour dépeindre le Canada comme ayant été un charnier d’enfants autochtones assassinés et enterrés en secret. Là encore, aucun élément de preuve n’est venu étayer cette allégation. Les drapeaux restèrent en berne pendant près de six mois, à la stupéfaction des personnes passant devant les ambassades et les consulats du Canada dans le monde entier.

En juin 2021, l’escalade se poursuivit avec l’annonce par la Première nation de Cowessess, en Saskatchewan, de la découverte de 751 tombes anonymes près du site de son ancien pensionnat. Le 18 octobre 2021, M. Trudeau assiste à une cérémonie commémorative pour les « enfants disparus » à Kamloops, en Colombie-Britannique, et est agressé verbalement par certains Autochtones présents. À cette époque, 68 églises, principalement catholiques, dont beaucoup étaient des églises paroissiales autochtones, ont été vandalisées et plusieurs ont été incendiées en représailles apparentes pour les « enfants assassinés ». La réaction du public a été minime. Comme l’a fait remarquer Flanagan, on pourrait « imaginer l’indignation si 68 synagogues ou mosquées avaient été vandalisées et incendiées ». La campagne du gouvernement canadien visant à plonger le pays dans une autophobie injustifiée sous les yeux ébahis du monde entier a atteint une nouvelle profondeur, comme en témoigne le commentaire du New York Times du 28 mai 2021 : « Pendant des décennies, la plupart des enfants indigènes du Canada ont été arrachés à leur famille et placés de force dans des pensionnats. Un grand nombre d’entre eux ne sont jamais rentrés chez eux, leurs familles n’ayant reçu que de vagues explications, voire aucune ». La découverte de ces supposées tombes à Kamloops a été choisie par les rédacteurs en chef des journaux canadiens comme le fait divers de l’année et la photo de presse mondiale de l’année était celle de robes rouges accrochées à des croix avec un arc-en-ciel en arrière-plan, dont il a été utilement expliqué qu’il s’agissait d’une commémoration des enfants victimes du système des pensionnats indiens.

En dehors de Flanagan et de quelques autres (dont je fais partie), peu de voix se sont élevées pour souligner qu’en fait, aucun ensemble de tombes non marquées n’a été découvert au Canada ; que des centaines de perturbations du sol ont été détectées, mais qu’en dépit de l’octroi généreux de fonds publics pour mener les enquêtes médico-légales nécessaires, on ignore si l’une d’entre elles est une sépulture humaine et plus encore une sépulture d’enfant.
 
On ignore presque totalement qu’une grande partie des recherches RPG ont été menées dans des cimetières communautaires ne se limitant pas aux populations autochtones et situés à proximité des sites des pensionnats, et que les tombes étaient souvent marquées par de simples croix de bois qui n’auraient pas pu survivre longtemps au climat canadien. Il est possible que des milliers de tombes d’autochtones de tous âges soient désormais dépourvues de toute inscription.

Le New York Post a publié un article fort lu sur l’absence de sépultures deux ans après l’hystérie médiatique entourant ce dossier. On voit une statue d’Egerton Ryerson, l’architecte des pensionnats canadiens, vandalisée à la suite d’allégations concernant la découverte de fosses communes il y a 2 ans. Les vandales ont écrit « déterrez-les » mais, malgré des fonds importants mis à disposition par le fédéral, aucune tribu indienne n’a déterré les restes de quiconque.

Il n’y a pas plus d’« enfants disparus ». Comme le montre Flanagan, il s’agit d’une invention de la Commission vérité et réconciliation, dont certains membres ont pris l’habitude de prétendre que des milliers d’enfants envoyés dans des pensionnats avaient disparu. Au XIXe siècle, de nombreux enfants sont morts de la tuberculose dans l’ensemble de la société [chez les Amérindiens comme parmi les enfants européens], mais tous ces décès ont été enregistrés et les familles ont évidemment été informées ; aucune enquête sur la disparition d’enfants indigènes n’a jamais été déposée auprès de la police ou d’autres autorités. Les élèves des pensionnats indiens ont été méticuleusement recensés, en partie pour calculer la subvention par habitant versée par le ministère des Affaires indiennes aux écoles.

On prétend que 150 000 élèves ont été « forcés » de fréquenter les pensionnats et de nombreuses descriptions déchirantes ont été faites de ces enfants arrachés aux bras de leurs parents, en particulier le célèbre tableau de l’artiste cri Kent Monkman montrant des missionnaires et des policiers à cheval arrachant des enfants indigènes à leur mère, mais il s’agit d’une pure fiction.
 
Comme l’écrit Flanagan, il s’agit d’un « songe fébrile et imaginaire ». La scolarisation des enfants indigènes n’a été rendue obligatoire qu’en 1920, pour la même raison que cette règle a été appliquée à tous les autres enfants. La majorité des écoliers indigènes fréquentaient des externats, et ceux qui allaient dans des pensionnats ne le faisaient qu’après avoir signé un formulaire de demande d’inscription par un parent ou un tuteur. Un grand nombre de ces formulaires de demande sont accessibles au public grâce aux archives gouvernementales, et ont été ostensiblement ignorés par ceux qui les trouvent gênants pour leur fabrication zélée de mythes. C’est de ce farrago indigeste d’absurdités malveillantes qu’ont surgi ces accusations calomnieuses d’un génocide perpétré à l’encontre des Premières Nations.

Outre les quelque 4,7 milliards de dollars de réparations aux Premières Nations [pour les pensionnats autochtones], les récents budgets fédéraux ont consacré des centaines de millions de dollars pour « remédier à l’héritage honteux des pensionnats ».

Encore une fois, les pensionnats ont sans aucun doute infligé de nombreux épisodes de mauvais traitements. Mais leur objectif était de sortir les enfants autochtones de la pauvreté et de l’analphabétisme et de les lancer de manière prometteuse dans la vie adulte. Toute cette controverse est un scandale, un gâchis et une fraude. Les fausses accusations de génocide ne favorisent pas la « réconciliation ». La performance de Justin Trudeau a été honteuse ; il a déshonoré le Canada.

[Le gouvernement fédéral du Canada et un groupe d’autochtones ont conclu, au début du mois d’avril 2023, un autre accord d’un montant total de 23,34 milliards de dollars canadiens afin de « dédommager les enfants et les familles des Premières Nations pour les préjudices causés pendant des décennies par un système d’aide sociale discriminatoire ». L’accord concerne environ 300 000 enfants, jeunes et familles des Premières Nations.]

Voir aussi

Soixante-huit églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organise un sommet sur l’islamophobie (m à j)

La découverte de tombes d’enfants à Kamloops demande une enquête rigoureuse et non des conclusions trop hâtives et partiales 

Le gouvernement canadien, responsable des conditions des pensionnats amérindiens comme celui de Kamloops  

Ce qu’on ne dit jamais : certains Autochtones ont grandement apprécié leur pensionnat

[m à j 2022] : Le plus gros bobard ? Un an plus tard, toujours aucune preuve de nouvelles tombes anonymes dans les anciens pensionnats indiens… 

Quillette : « Au Canada, demander des preuves est désormais considéré comme du “négationnisme” »

Pensionnats — Quels enfants disparus ?

Le ministre de l'Éducation français, Gabriel Attal à 9 ans, en 1998. Il est alors élève à l'École alsacienne, une école privée sélective

Voir aussi

France — « Ils ont accusé les enfants d'être transphobes » à l'École alsacienne, où le ministre de l'Éducation a placé ses enfants... (vidéo)

France — Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine »

« Dans l'école française, la réussite des uns se mesure par l'échec des autres »

lundi 4 septembre 2023

École — Abaya, l’arbre qui cache la forêt, la censure à l'école


Les contestations d’enseignement et la remise en cause de la parole des professeurs, habillées d’arguments religieux, minent l’Éducation nationale. Les jeunes enseignants sont de plus en plus perméables au multiculturalisme de la France insoumise.



Une requête de l’association Action Droits des Musulmans demande au Conseil D’État en référé de suspendre l’interdiction des abayas prise par le ministre de l'Éducation. « Nous devons être intraitables » a assuré vendredi Emmanuel Macron, affirmant que le gouvernement « ne laissera rien passer » à ce sujet.

Cette rentrée sert de test grandeur nature. Que se passera-t-il ce lundi dans le quartier de La Duchère à Lyon où, avant l’été, jusqu’à deux cents abayas étaient vues dans la cour d’un lycée ? En Seine-Saint-Denis où ces tenues sont portées de longue date ? A Marseille, quand, en juin dernier, des professeurs et des surveillants dénonçaient « l’acharnement » de l’administration contre de jeunes musulmanes ? Des manifestants vont-ils crier à « l’islamophobie », des exclusions d’élèves provoquer des heurts avec la police ? L’effervescence appelant à « faire la da`wa » (prosélytisme) pour protéger « les soeurs » et incitant à faire passer sa large tunique « pour une robe de femme enceinte » dépassera-t-elle le virtuel des réseaux sociaux ? Trente équipes « Valeurs de la République », soit 600 personnes, sont sur le pont pour venir épauler les chefs d’établissement.
 
Abayas et qamis ne sont pas le principal cheval de bataille des islamistes. « La cible des Frères musulmans, c’est l’Ecole, pas le vêtement » , résume le chercheur, spécialiste du jihadisme, Hugo Micheron. Affaiblir le modèle républicain, différencier les élèves par leur tenue vestimentaire, par leurs habitudes alimentaires, par leur pratique sportive (en décrétant ce qui est « halal » ou « haram » ) : tel est le programme défini, théorisé de longue date. Ce que l’anthropologue et chercheuse au CNRS, Florence Bergeaud-Blackler appelle « la logique de surenchère du halal ».




Le chef adjoint du Parti conservateur fédéral promet de supprimer le test d'anglais pour les immigrants

C'est passé sous les radars médiatiques à notre connaissance.

Le 7 novembre dernier, les membres du groupe parlementaire de M. Poilièvre ont organisé une rencontre à Winnipeg avec des membres du parti conservateur du Manitoba, notamment des représentants de l'Association of Black Conservatives (ABC), du Congrès ukrainien-Canada, de la Fédération juive de Winnipeg et des membres des communautés philippine et punjabi.

Le chef adjoint du Parti conservateur du Canada, Tim Uppal (debout, quatrième à partir de la gauche, turban bleu), en compagnie des membres de l'Association of Black Conservatives, le 7 novembre 2022.


Le chef adjoint du Parti conservateur fédéral, Tim Uppal, s'est exprimé au nom de son parti.

"Nous maintiendrons les mêmes engagements et la même volonté de poursuivre les discussions sur l'immigration [y compris] l'immigration fondée sur le regroupement familial, la reconnaissance des certificats étrangers, la suppression de l'examen d'anglais [et probablement de français aussi], ainsi que l'élimination des goulets d'étranglement pour améliorer le processus d'immigration", a déclaré M. Uppal à l'assemblée.

M. Uppal a encouragé les immigrants à s'engager davantage dans la vie civique et leur a demandé d'envisager de se présenter aux prochaines élections fédérales.

Les autres membres du cabinet fantôme de M. Poilièvre présents étaient Jasraj Singh Hallan (Finances et prospérité de la classe moyenne), James Bezan (Défense), Raquel Dancho (Sécurité publique) et Dan Mezier (Développement économique rural).

Le soutien croissant des Black Conservatives du Manitoba à M. Poilièvre a commencé avec les élections fédérales de septembre 2021. Au cours de cette campagne, plus de 800 membres de la communauté noire de Winnipeg sont devenus membres du Parti conservateur, "ce qui a aidé à propulser le parti vers d'importantes victoires", a déclaré M. Aregbesola lors d'un entretien avec New Canadian Media après que M. Poilièvre a remporté la direction du parti.M. Poilievre a remporté toutes les circonscriptions du Manitoba, recueillant près de 72 % des suffrages exprimés dans la province, selon les chiffres publiés par The Writ, une publication en ligne sur les élections au Canada.

Après la course à la direction, M. Agboola a reçu un message de M. Poilièvre et de Candice Bergen, chef intérimaire du parti, remerciant la communauté noire du Manitoba pour son soutien.

"C'était une expérience qui rendait humble", a déclaré M. Agboola, qui faisait partie du comité d'organisation de la course à la direction.

Pendant la campagne, M. Poilièvre a amené sa mère rencontrer M. Agboola, d'origine nigériane, "pour nous remercier de notre soutien et de l'amour que nous avons manifesté". Dans son discours d'acceptation, M. Poilièvre a reconnu le rôle joué par l'aile manitobaine du parti.

Jean-Paul Brighelli sur l'école

Si l’interdiction de l’abaya est un pas dans la bonne direction, l’Éducation nationale a encore besoin de réformes d’ampleur, argumente Jean-Paul Brighelli, professeur agrégé de lettres modernes*. Parmi elles, l’imposition de l’uniforme et le recentrage sur les savoirs fondamentaux sont indispensables, estime-t-il.

Gabriel Attal, tout juste nommé à l’Éducation, a réussi un joli coup. En promettant un décret interdisant le port des abayas, il s’impose en se démarquant de son prédécesseur, trop woke pour prendre clairement position sur un sujet qui empoisonne depuis longtemps la vie des chefs d’établissement. Il divise profondément la gauche, qui hésite entre soutien (Fabien Roussel) et rejet (Clémentine Autain et LFI en général).

Il prend ses marques vis-à-vis des syndicats, eux aussi partagés entre soutien et suspicion. Il réjouit les vrais laïques, auxquels Pap Ndiaye avait porté des coups sensibles pendant un an. Et il s’offre même le luxe de paraître féministe — du moins un féminisme à la Badinter, qui s’est toujours prononcée contre le voile et autres oripeaux d’aliénation. Parce que l’abaya, comme le voile, stigmatise les femmes, que l’islam n’a de cesse de dégrader.

Interdire les défroques religieuses, dans les faits, ne sera pas facile. Le plus simple est d’instaurer l’uniforme, comme cela se fait aux Antilles, et sans que les adolescents là-bas protestent. Jupe pour les filles, blazer pour les garçons. Avec des contraintes fortes sur la chevelure, les chaussures, les tatouages: on doit s’habiller pour venir à l’école comme on s’habille pour être chirurgien ou homme d’affaires.

L’uniforme, qui relancerait une industrie du vêtement aujourd’hui moribonde, est un bon moyen d’égaliser les conditions, afin que la seule distinction soit celle du travail et du talent. C’est cela, l’élitisme républicain. Ce n’est pas être d’extrême droite que de dire cela — n’en déplaise aux aveugles qui traitent de fascistes tous ceux qui voient trop bien.

Réformer en profondeur

Évidemment, l’abaya est le petit doigt qui cache la forêt des vraies préoccupations. Il faut repenser tout le système éducatif, si l’on veut arrêter la glissade de la France, ininterrompue depuis vingt ans, vers les abysses des classements internationaux. Revenir sur le collège unique, dont le plus bel effet fut de descendre automatiquement le niveau.

Réformer en profondeur la loi Jospin, grâce à laquelle ce ministre de gauche, trois mois plus tard, n’avait pas osé interdire les voiles de Creil, et s’en était remis au Conseil constitutionnel, manœuvre dilatoire qui donna de l’espoir à tous les extrémismes religieux. Il faut repenser la formation des maîtres, et ne pas confier les clés des écoles normales, que le ministre pense aujourd’hui à ressusciter, aux pédagogues qui ont massacré trois générations de néoprofs via les IUFM, ESPE et INSPE: recruter les candidats à bac +1, par exemple, et les former à fond jusqu’à la fin de la licence, sans reculer indéfiniment l’entrée dans le métier.

Mais l’essentiel est de reprendre les programmes, en donnant aux établissements une vraie souplesse pour augmenter, quand c’est nécessaire, la part du français (40 % de quasi-analphabètes en sixième est un record dont aucun ministre ne devrait se satisfaire) et des sciences. Et de l’histoire, qu’il faut arracher aux lubies des idéologues pour qui narrer l’histoire de France, c’est exalter le colonialisme cocardier.

Et il faut faire ces réformes vite, et concurremment. Si tout change en même temps, les adversaires du savoir et de l’intelligence n’auront pas le temps de protester. Peut-être faut-il aller jusqu’à permettre un recrutement régional, et donner aux chefs d’établissement le pouvoir de raisonner les partisans du moindre effort — ou celui de les révoquer. Il faut dégraisser le mammouth en réformant les habitudes jacobines qui permettent effectivement de prendre des décisions, mais ralentissent leur mise en exécution.

Ce qui est sûr, c’est que chaque école, chaque collège, chaque lycée doit pouvoir gérer les emplois du temps, en donnant plus à ceux qui en ont le plus besoin, et en cessant de disperser l’énergie à étudier des matières annexes et des «sensibilisations» qui ne font plaisir qu’à ceux qui les colportent: les élèves ont bien le temps d’apprendre à conduire, de régler leur alimentation, de se soucier des problèmes écologiques ou d’étudier à fond la sexualité de leur prochain. Il faut leur apprendre à lire, écrire, compter — et savoir d’où vient ce « vieux pays», comme disait de Gaulle.

Relever le niveau

Oui, Gabriel Attal a réussi un joli coup, mais il n’a pas gagné la partie. Il doit savoir que son ministère est infiltré, depuis trente ans, de forces négatives qui dénaturent le moindre décret pour préserver, disent-ils, la sacro-sainte liberté pédagogique. Il est temps que des consignes claires disent aux professeurs, à tous niveaux, ce qu’ils doivent faire et comment ils doivent le faire: apprendre à lire et à écrire en méthode alpha-syllabique, par exemple.

Dernier point, il faut penser à une vraie mixité scolaire, qui ne consiste pas à saupoudrer les classes des riches de quelques pauvres, mais à confronter les intelligences, de quelque milieu qu’elles viennent. La France qui sombre a besoin de tous les talents pour être à nouveau l’exemple des nations.

Parce que c’est par l’Éducation que le combat économique se gagne — voir la Chine ou le Japon. Il fut un temps où les industriels étrangers (Toyota à Valenciennes par exemple) s’installaient en France parce que l’ouvrier français avait un niveau très supérieur à celui de ses homologues européens. Ils partent aujourd’hui à Singapour ou à Shanghaï, pour des raisons similaires. Il faut remonter le niveau d’un pays qui se croit intelligent parce qu’il le fut jadis — et qui peut le redevenir demain.

*Auteur notamment de La Fabrique du crétin — Vers l’apocalypse scolaire (Éditions de l’Archipel, 2022).

dimanche 3 septembre 2023

Un monde du travail plus inclusif. Est-ce encore de la parodie ?


Jeunes ukrainiens scolarisés en anglais à Québec (mais en français en France)

Ils sont inscrits à l'école anglaise au Québec et dans une ville très majoritairement francophone.

Il est temps de songer à éliminer l'exception héritée d'une autre époque qui permet aux "immigrants temporaires" de s'inscrire à l'école anglaise.
 

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Étude — Les consommateurs de marijuana présentent des niveaux élevés de plomb et de cadmium

Des chercheurs ont constaté que les consommateurs de marijuana présentaient des niveaux considérablement plus élevés de métaux tels que le plomb et le cadmium dans le sang et l’urine. L’étude, qui est l’une des plus importantes de ce type, a analysé les données de plus de 7 000 participants à l’enquête nationale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey).

Alors que l’on avait émis l’hypothèse que le cannabis pouvait être une source d’exposition aux métaux en raison de sa capacité à capter les métaux du sol, l’étude confirme que la consommation de cannabis est en effet une source d’exposition méconnue. Les résultats plaident en faveur d’une intensification des recherches sur la consommation de cannabis et les contaminants, d’autant plus que la légalisation du cannabis continue de s’étendre aux États-Unis et qu’elle est rentrée en vigueur en 2018 au Canada.


Faits marquants :
  • Les consommateurs de marijuana présentent des taux de plomb plus élevés dans le sang (1.27 μg/dL) et dans l’urine (1,21 μg/g de créatinine) que les non-consommateurs.
  • Cette étude est la première à mesurer les niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de marijuana, ce qui en fait l’une des études les plus vastes et les plus complètes sur ce sujet à ce jour.
  • Alors que la consommation de marijuana devient de plus en plus courante et que plus de la moitié de la population américaine vit dans des régions où elle est légale, l’étude soulève des inquiétudes quant à l’absence de lignes directrices fédérales sur les contaminants du cannabis.
Le plomb
 
Le plomb (Pb) est un métal lourd connu pour ses effets néfastes sur la santé humaine, particulièrement associé à des effets néfastes sur le développement neurologique des enfants et à des maladies cardiovasculaires chez les adultes ; les organisations de santé reconnaissent qu’il n’existe pas de niveau d’exposition au Pb sans danger. Le Pb est persistant dans l’environnement, et présente des risques liés à l’exposition. Nos résultats indiquent que la consommation de marijuana était l’une de ces sources d’exposition non réglementées. Contrairement à notre étude, une récente étude en laboratoire sur les aérosols n’a pas trouvé de Pb dans la fumée de cannabis. Cependant, les auteurs ont indiqué que la marijuana utilisée dans leur étude avait été cultivée dans un environnement contrôlé et réglementé en matière de contaminants. Nos résultats suggèrent donc que la marijuana n’est pas toujours cultivée de cette manière et qu’elle peut être contaminée par des métaux tels que le Pb. Des engrais et de l’eau d’irrigation de moindre qualité ou des sols contaminés par le Pb peuvent également contribuer à des niveaux plus élevés de Pb dans la plante de cannabis.

Le cadmium

« Le cadmium est absorbé dans le système rénal et est filtré par les reins. Par conséquent, le cadmium urinaire reflète la charge corporelle totale, la quantité absorbée sur une longue période d’exposition chronique ».

Le cadmium est un élément naturel utilisé dans des produits tels que les piles, les pigments, les revêtements métalliques et les plastiques. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), il est également présent dans la fumée de cigarette et absorbé dans les aliments d’origine végétale et animale consommés par l’homme.

Consommé en grandes quantités, le cadmium peut provoquer des problèmes d’estomac et, inhalé à des niveaux élevés, il peut entraîner des lésions pulmonaires, voire la mort. Le cadmium est considéré comme un agent cancérigène.

« L’exposition à de faibles niveaux de cadmium dans l’air, les aliments, l’eau et, en particulier, dans la fumée de tabac peut, au fil du temps, accumuler du cadmium dans les reins et provoquer des maladies rénales et une fragilité osseuse », note le CDC.
 
Source de l’étude : Université de Columbia

Une recherche menée à la Mailman School of Public Health de l’Université de Columbia a détecté des niveaux importants de métaux dans le sang et l’urine des consommateurs de marijuana, concluant que la marijuana peut être une source importante et sous-estimée d’exposition au plomb et au cadmium. 

Il s’agit d’une des premières études à faire état des niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de marijuana et très probablement de l’étude la plus importante à ce jour, qui établit un lien entre la consommation de marijuana déclarée par les intéressés et les mesures internes de l’exposition aux métaux, plutôt que de se contenter d’examiner les niveaux de métaux présents dans la plante de cannabis.

Cinq métaux ont été mesurés dans le sang et 16 dans l’urine. Crédit : Neuroscience News

Les résultats sont publiés en ligne dans la revue Environmental Health Perspectives,