Chirurgie du torse, chirurgie du haut — Mastectomie, enlèvement des seins pour les filles qui se disent garçons.
Vaginoplastie, chirurgie du bas — Castration pour les garçons qui se disent filles.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Chirurgie du torse, chirurgie du haut — Mastectomie, enlèvement des seins pour les filles qui se disent garçons.
Vaginoplastie, chirurgie du bas — Castration pour les garçons qui se disent filles.
Si les [candidats] réfugiés étaient tous éduqués et s’ils travaillaient dans des domaines où il manque de la main-d’œuvre, ils ne feraient que passer devant tout le monde pour immigrer au Canada. Cela serait surtout vexant pour les autres immigrants qui mettent des années à monter leur dossier d’immigration et à attendre les réponses des gouvernements.
Mais tel n’est pas le cas. Les réfugiés mènent une dure compétition aux Canadiens et aux Québécois les plus défavorisés, d’autant plus que beaucoup de ceux qui sont refusés s’évanouissent dans la nature.
Les réfugiés, acceptés ou refusés, se retrouvent en grand nombre dans des institutions pour itinérants. Ils accentuent la crise du logement, en particulier dans le segment des logements bon marché. Ils sont soignés par notre système de santé qui est débordé. Ils abaissent les bas salaires.
Les probabilités que les réfugiés créent au moins autant de richesse que ce qu’ils coûtent sont faibles, d’autant plus que la pénurie de main-d’œuvre dont souffrent le Canada et le Québec devrait commencer à se résorber vers 2030. Ces gens seront alors les premiers à être licenciés, dès que l’économie ira mal. Moins de 30 % des réfugiés parviennent à rejoindre le salaire moyen au Canada après cinq ans.
En plus des défis linguistiques, les réfugiés qui sont des fondamentalistes religieux ou qui ont reçu des diplômes de complaisance ou qui proviennent de pays corrompus, posent des problèmes particuliers qui sont peu discutés.
Une tribune de Denise Bombardier dans le journal de Québec.
Voilà donc que des étudiants blancs inscrits en science à l’Université Laval dénoncent, comme le rapporte Le Devoir samedi, l’exclusion dont ils font l’objet et qui les empêche de poser leur candidature pour des postes de chaires de recherche du Canada dans les universités du pays. [Leur lettre est reproduite ci-dessous].
Déjà en 2021, cette politique de l’Université Laval avait été unanimement dénoncée par tous les partis politiques du Québec.
Qu’à cela ne tienne. Il faut être jovialiste pour croire que c’est la bonne façon de lutter contre la discrimination des femmes, des autochtones, des personnes handicapées et des minorités visibles pour qui ces postes sont réservés.
Les scientifiques blancs ont été des étudiants qui se sont distingués dès le secondaire et le collégial. Ils étaient doués et passionnés. Et ils ont réussi à être acceptés dans des secteurs contingentés. Et voilà que ceux qui préfèrent se consacrer à la recherche fondamentale ou à l’enseignement dans une université – postes moins payants que ceux que proposent les laboratoires pharmaceutiques – se heurtent à un mur.
Trudeauisme
Ne rêvons pas. Et surtout, soyons lucides. Nos universités sont devenues des lieux de censure à l’endroit des Blancs. C’est une politique, hélas, qui est appuyée par des Blancs déjà en place. Comme le recteur de l’Université d’Ottawa, personnage hautement controversé, qui a choisi son combat contre les Blancs « colonisateurs et discriminateurs » au profit des « victimes » à la mode du jour. C’est ainsi que le trudeauisme actuel a dépassé les rêves gauchisants de Trudeau père.
C’est faire insulte aux gens de couleur, aux autochtones, aux minorités sexuelles et autres qui ont subi une réelle discrimination que de pratiquer cette même discrimination à l’endroit des hommes blancs.
La Charte des droits et des libertés est en train de devenir prétexte pour transformer le Canada en un tribunal de censure et d’intolérance à l’endroit de certains citoyens relégués à un statut de deuxième classe, à savoir les hommes blancs.
La lettre des associations d'étudiants
Québec, 31 décembre 2022Un document d’appel aux candidatures pour le poste de Chaire de recherche du Canada CRSNG niveau 1 a été publié par le Département de Biologie de la Faculté de Sciences et Génie de l’Université Laval le 13 septembre 2021. Ce document, le 29 mars dernier, a fait surface dans les médias et l’extrait suivant fait polémique depuis :
« [...] l’Université Laval a défini son plan d'action en matière d'équité, de diversité et d'inclusion en vue d’accroître la représentativité des femmes, des Autochtones, des personnes en situation de handicap et de celles appartenant aux minorités visibles aux postes de titulaires de Chaires de recherche au Canada (CRC) au sein de notre institution. Afin de respecter ces engagements, seules les personnes candidates possédant les compétences requises ET s’étant auto-identifiées comme membre d’au moins un de ces quatre groupes sous-représentés seront sélectionnées au terme du présent concours. »Cette controverse illustre parfaitement les limites d’une approche superficielle aux problèmes d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) dans les plus prestigieuses de nos institutions de recherche et d’enseignement supérieur. Ainsi, la présente est pour réclamer, au nom des associations signataires, l’abolition de ce critère de sélection pour le remplacer par des politiques qui adressent ces enjeux avec plus de profondeur, en sollicitant plus d’efforts et en s’attaquant à la racine du problème. Notre position est appuyée par les points suivants :
- L’approche d’exclusion nous paraît malsaine et réductrice. Adopter des mesures de discrimination positive aussi contraignantes ne nous approche pas de la situation souhaitée, soit celle où les candidatures seraient jugées uniquement à la hauteur de leurs compétences, indépendamment de leurs caractéristiques identitaires. Elle renforce plutôt l’idée que l’équité et l’inclusion sont un jeu à somme nulle où il est impossible de mettre fin aux discriminations sans en créer d’autres.
- Cette approche contredit explicitement la déclaration de l’Université Laval (écrite dans le même appel aux candidatures qui fait l’objet de cette critique) selon laquelle elle « [...] favorise l’excellence de la recherche et de la formation en recherche et garantit l’égalité des chances à toutes les candidates et tous les candidats ».
- Les mesures adoptées par le Programme des chaires de recherche du Canada (PCRC) (qui a fixé des quotas minimaux de représentation basés sur des données démographiques plus ou moins arbitrairement choisies) et l’Université Laval ne font rien d’autre que masquer la discrimination sans s’attaquer à ses sources complexes, en plus de négliger complètement la situation d’autres groupes démographiques qui subissent de la discrimination sans être ciblés directement par ces mesures. Pire encore, comme on le voit présentement, ces mesures soulèvent facilement la controverse et mènent à un contrecoup social qui ne peut que renforcer le statu quo.
- La discrimination systémique (telle que définie par la commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec1) envers certains groupes de personnes a une influence en recherche, et en sciences et génie en général. Nous croyons qu’il est impératif de mettre en place des mesures visant à réduire le plus possible ces tendances et de garantir à tous les groupes l’égalité des chances et les opportunités qu’ils méritent.
- Le plan d’action EDI de l’Université Laval révisé en 20202 identifie directement le tokenism3 perçu par les membres des groupes cibles comme un obstacle systémique à leur représentation équitable sur les CRC. En particulier, plusieurs témoignages de femmes de minorités visibles citées indiquent que les concours de nomination préférentielle ont été des désincitatifs pour elles à porter leur candidature, de crainte d’être stigmatisés si elles obtenaient le poste par un tel processus. Il nous paraît évident que l’approche que nous dénonçons ne peut que renforcer une telle stigmatisation et perpétuer cet obstacle que l’Université avait pourtant elle-même reconnu.
- De nombreuses pratiques institutionnelles et systémiques peuvent être adoptées pour favoriser l’EDI dans le processus de recrutement et d’octroi des CRC. Le plan d’action en EDI de l’Université Laval cible d’ailleurs de nombreuses mesures à cet effet, dont certaines (comme la diversification des comités d’évaluation recommandée à l’activité 4.3.1) pourraient même être bonifiées. À notre sens, les objectifs EDI imposés par le PCRC aux établissements de recherche devraient viser à promouvoir les meilleures de ces pratiques, plutôt que d’appliquer un système de quotas qui pousse les universités à adopter des procédures de nomination préférentielles ou exclusives néfastes.
- À titre d’exemple, depuis 2018, la CADEUL (Confédération des Associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval) publie annuellement un rapport sur l’implication des femmes dans les associations étudiantes de premier cycle à l’Université4, et a adopté de nombreuses mesures pour favoriser et faciliter la participation des femmes au sein de ses instances. Ces mesures5 ont porté fruit, et ce, sans qu’aucun quota ou qu’aucune discrimination positive ne soit mise en place. Les changements institutionnels ainsi apportés sont plus durables et conséquents puisqu’ils contribuent à promouvoir une vision inclusive du mouvement étudiant au sein de l’ensemble de la population étudiante et non pas seulement à changer la composition des instances. Cette réussite constitue la preuve que les objectifs d’EDI sont atteignables sans discrimination positive ni exclusion.
Ainsi, ce sont les principes d’équité, de diversité et d’inclusion partagés par les membres de notre collectif qui nous poussent à dénoncer la situation actuelle et à réclamer que les efforts soient concentrés autour de mesures réellement efficaces pour atteindre une représentation équitable des groupes ciblés au sein des CRC. L’objectif d’une représentation équitable en recherche en est un qu’on se doit de poursuivre en tant que communauté universitaire, mais donner l’apparence d’équité sans réellement éliminer les obstacles qui limitent la participation des femmes, des autochtones, des minorités visibles et des personnes handicapées en recherche ne permettra jamais de l’atteindre.
En espérant que vous tiendrez compte de nos revendications,
Association des chercheurs étudiants en biochimie et en microbiologie de l’Université Laval
Association des étudiants en chimie des cycles supérieurs de l’Université Laval
Association des étudiantes et étudiants en génie chimique
Association des étudiants en foresterie et environnement de l’Université Laval
Association des étudiant(e)s en géomatique de l’Université Laval
Association des étudiant.e.s gradué.e.s en sciences et génies de l’Université Laval
Notes
1 « La somme d'effets d'exclusion disproportionnés qui résultent de l'effet conjugué d'attitudes empreintes de préjugés et de stéréotypes, souvent inconscients, et de politiques et pratiques généralement adoptées sans tenir compte des caractéristiques des membres de groupes visés par l'interdiction de la discrimination »
2 Accessible au : https://institutedi2.ulaval.ca/nouvelles/plan-daction-en-edi/
3 « Le tokenism consiste à faire des efforts superficiels d’inclusion vis-à-vis des groupes marginalisés afin d’échapper aux critiques, mais sans volonté réelle d’inclusion. » selon la définition utilisée par l’Université Laval dans son plan d’action EDI
4 Accessible au : https://cadeul.com/documentation-avis-et-memoires
5 Notamment l’organisation annuelle d’un « 5 à 7 Femmes engagées », la valorisation bisannuelle des accomplissements des femmes impliquées sur les réseaux sociaux, la révision des descriptions de postes afin d’en retirer toute connotation genrée, l’extension des périodes de mises en candidature, des efforts conscients de démarchages auprès de candidates potentielles prometteuses et la mise à jour annuelle de l’avis sur « L’implication des femmes dans les associations étudiantes de premier cycle à l’Université Laval ».
Voir aussi
France — Aucun lien avéré entre « séparatisme » et instruction à la maison
L’enseignement à domicile a doublé au Canada entre 2019 et 2021
France — Victoire pour la liberté scolaire devant le tribunal administratif de Toulouse
France — Chute de 9100 à 4000 des nouveaux enfants instruits en famille
France, instruction à domicile : des décrets beaucoup trop restrictifs
Gaëlle Étémé Lebogo, sociologue à l’Université du Québec à Montréal (UAQM), aurait « été victime de harcèlement psychologique dans le cadre de son travail », selon la décision de l’arbitre du travail Robert Côté datée du mois dernier.
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| Mur couvert de slogans « antifascistes » à l’UQAM |
La correctrice a dû lire des réponses contenant du contenu discriminatoire, a tranché un arbitre du travail. La sévérité de ses corrections a aussi été critiquée par des étudiants, l’un d’eux l’attribuant au fait qu’elle était « étrangère » et « de l’école française ».
Gaëlle Étémé Lebogo aurait donc « été victime de harcèlement psychologique dans le cadre de son travail », selon la décision de l’arbitre du travail Robert Côté datée du mois dernier. « L’employeur a failli à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser le harcèlement après en avoir été informé par la plaignante. »
L’arbitre n’hésite pas à poursuivre : « cette situation a privé la plaignante de son droit quasi constitutionnel à la sauvegarde de sa dignité […], mais aussi compromis son droit à l’égalité sur la base de son sexe et de son origine ethnique ».
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| Autre mur de l’UQAM |
L’UQAM devra lui verser 4000 $ en indemnisation. L’établissement défend ses politiques antiharcèlement.
« Ambiance toxique »
Le cours au centre du dossier, intitulé Introduction au féminisme noir, remonte à l’année 2018-2019. Il était assuré par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM, mais accessible aux étudiants de tous les programmes de l’université.
Mme Étémé Lebogo, une femme noire, a été choisie comme correctrice par la chargée de cours. La relation entre, d’une part, les étudiants et, d’autre part, la chargée de cours et la correctrice s’est dégradée après un examen de mi-session dont les résultats étaient particulièrement faibles.
« La réaction de certains étudiants aux résultats obtenus à la suite de ce premier examen constitue l’élément déclencheur des allégations de harcèlement que formule Mme Étémé Lebogo », explique la décision. Plusieurs copies contenaient des réponses « épousant les stéréotypes coloniaux », a assuré la correctrice.
La rencontre organisée ensuite avec la classe avait « un je ne sais quoi de pas propre », a continué Mme Étémé Lebogo, qui décrit une atmosphère toxique empreinte de discrimination. Ont suivi des courriels et des rencontres avec des étudiants mécontents, dont certains la tutoyaient. C’est à cette occasion qu’un étudiant lui aurait reproché sa correction inspirée « de l’école française » liée au fait qu’elle était « étrangère ».
La correctrice « bouleversée »
L’examen final demandait aux étudiants d’évoquer des stéréotypes raciaux associés aux femmes noires dans l’histoire. La correctrice a dit avoir été « bouleversée » par la lecture des réponses.
La plupart de ces réponses ne constituent pas de la discrimination, a tranché Robert Côté. L’une des copies, par contre, allait trop loin.
« L’étudiant farcit littéralement son texte de qualificatifs animaliers, en particulier canins, pour illustrer son propos », rapporte l’arbitre. « À propos d’Aunt Jemima, qui selon [l’auteure afro-américaine Patricia Hill] Collins est le stéréotype de la femme noire serviable et soumise, il mentionnera qu’elle “fait partie de la famille, comme le chien”. S’agissant de la figure mythique de la n [ou] nou, qui n’existe pas vraiment, mais est uniquement fantasmée par la majorité blanche, il affirme “Comme le chien du domicile auquel est parfois comparée la nanou, les afro-américaines peuvent mordre et refuser ce rôle” ».
La correctrice s’est dite bouleversée par cette lecture et a ajouté avoir beaucoup pleuré.
Cet évènement « est donc retenu comme une conduite vexatoire », a tranché l’arbitre.
En réaction à des plaintes des étudiants, l’UQAM a décidé de refaire entièrement la correction effectuée par Mme Étémé Lebogo. Prendre cette décision sans l’en informer était aussi une conduite vexatoire, selon M. Côté.
L’arbitre du travail Robert Côté conclut surtout que l’UQAM et l’IREF n’ont pas agi adéquatement face aux dénonciations de la correctrice.
« Plutôt que d’examiner et juger avec attention les allégations de la plaignante, que celles-ci s’avèrent ensuite fondées ou pas, les différents représentants de l’Université se sont, en quelque sorte, renvoyé la balle », a-t-il évalué.
« L’UQAM prend acte du jugement et est toujours soucieuse d’améliorer ses pratiques en ce qui a trait à ses interventions pour prévenir et faire cesser des situations de harcèlement, a affirmé Jenny Desrochers, responsable des communications de l’UQAM. En ce sens, une révision de la politique contre le harcèlement psychologique est entrée en vigueur en février 2020. »
Mme Desrochers a ajouté que l’IREF avait créé un nouveau cours intitulé Féminismes et antiracismes que les étudiants sont encouragés à suivre avant Introduction au féminisme noir. Gaëlle Étémé Lebogo avait recommandé que le cours qu’elle corrigeait ne soit accessible qu’aux étudiants inscrits en études féministes, plutôt qu’à tous.
Le Syndicat des étudiant·e·s employé·e·s de l’UQAM (SÉTUE), qui représentait Mme Étémé Lebogo, n’a pas voulu commenter le dossier.
Voir aussi
« Des associations étudiantes [de l’UQAM] militent donc activement pour l’anglicisation du réseau universitaire québécois » (aussi baisse du nombre d’étudiants à l’UQAM, comparaison avec Concordia l’anglophone)
Québec — « La complaisance pour l’extrême gauche » (à l’université, dans les médias)
UQAM aurait une mauvaise réputation, à cause de ses professeurs intolérants ? (2016)
Doctorants de l’UQAM — « Ceuzes qui sont contributeurices sont heureuxes » (2018)
Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ? [UQAM] (2021)
Longue confrontation lors d’un cours d’anatomie pour avoir rappelé l’importance biologique des différences sexuelles [UQAM] (2021)
Climat de violence à l’UQAM ? Commission Curzi Dumont : Menaces et vandalisme à l’UQAM : jusqu’où iront les étudiants et les syndicats ? (2013)
Les gouvernements surestiment-ils le rendement économique des diplômes universitaires ?
La liberté d’expression à l’UQAM (2017)
UQAM — Débat sur ECR annulé suite à des menaces (m-à-j) (2017)
Les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver des noms de marque [en français] en France. L'hebdomadaire The Economist, souvent présenté comme la bible des « élites mondialisées » , en fait le constat dans sa dernière livraison avec des exemples truculents et navrants à la fois. Kiloutou, Kinougarde, Napaqaro, Izipizi, Yomoni, Mirakl, Lunchr, etc. Autant de marques apparues récemment qui semblent sorties de la bouche d'un enfant de trois ans. Autant de borborygmes qui ne nomment pas des start-up technologiques mais des produits et des services grand public.
Chacun de ces noms nécessite d'être traduit pour en saisir le sens. Kiloutou , « qui loue tout » , est la marque choisie par une entreprise de location de matériel du bâtiment. Kinougarde , « qui nous garde » , est un spécialiste de la garde d'enfants. Napaqaro , entendre « nappe à carreaux » , est le nouveau nom de la chaîne de fast-food Buffalo Grill. Pour décrypter Yomoni , un gestionnaire d'épargne en ligne, il faut passer par l'anglais et entendre « Your money » (votre argent). Plus hermétique encore, Izipizi ne désigne pas la quéquette d'un bébé ; le distributeur de lunettes qui a inventé cette riche allitération avait en tête « easy-peasy » , formule familière anglaise que l'on peut traduire par « facile fastoche » . N'épiloguons pas sur Mirakl , Heetcht , Lunchr et autre Swile , qui sonnent « british » tout en n'existant nullement dans la langue de Shakespeare.
De telles trouvailles dignes du mouvement lettriste des années 1950 relèvent d'une double démarche. Tout d'abord l'écriture phonétique des messages SMS et des chats qui modifient systématiquement l'orthographe et la grammaire habituelles : on écrira « koi » au lieu de « quoi » , ou encore l'abréviation phonétique « bjr Sava ? » remplacera « Bonjour, ça va ? » .
Ces pratiques se corsent quand elles s'anglicisent, devenant totalement obscures tant pour un Français que pour une oreille britannique, souligne The Economis t. Il décortique ainsi la nouvelle appellation de titres-restaurants Swile , un mix de swill (rincer) et bile (bile). C'est censé faire chic dit en anglais alors que le sens véhiculé est peu ragoûtant en français. Mais comme personne ne comprend le néologisme Swile , chacun reste dans sa docte ignorance.
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| La France quoi. |
Avec Swile , Napaqaro et Izipizi, on n'en est plus aux dérives du franglais dénoncées depuis des lustres. Il s'agit désormais d'une sorte de « grand remplacement linguistique » . On jette par-dessus les moulins toutes les composantes de la langue, sa syntaxe, sa grammaire et son orthographe.
Lorsque le groupe Lagardère a repris Hachette il y a trente ans, il a cru bon de rebaptiser en « Relay » [en réalité en 2000] la chaîne « Relais H » qui a l'exclusivité de la distribution de la presse dans toutes les gares SNCF et les aéroports. [Cette forme anglaise a été vendue à l'origine vendu comme nécessaire à une « internationalisation » de ces kiosques. Comme si le nom ne pouvaient varier d'un pays à l'autre et avoir une couleur locale. Depuis, on ne peut pas dire que cette internationalisation soit un succès : « Lagardère Travel Retail France » a ainsi vendu en 2016 sa centaine de points de distribution en Belgique à la Poste belge [BPost]...] Cette anglicisation avait provoqué la fureur du philosophe et académicien Michel Serre. Résultat, plus personne ne sait la bonne orthographe ; des économistes bac+10 écrivent « relai ».
Ségolène Royal, candidate à la présidentielle en 2007, avait parlé de « bravitude » (bravoure) suscitant une rigolade générale. Mais quinze ans plus tard, de tels barbarismes sont encouragés. Nombre d'entreprises les considèrent comme un instrument de marketing leur permettant de créer leur propre champ linguistique. Ce que les linguistes appellent des « sociolectes » , des usages de la langue réservés à un groupe socio-économique à l'instar des dialectes propres aux communautés territoriales.
C'est un véritable massacre collectif de notre langue que The Economist déplore, sans agressivité ni moquerie, car cette mutilation délibérée pollue en même temps le français et l'anglais, regrette-t-il.
« L'écriture phonétique fait des ravages et devient totalement obscure en s'anglicisant, tant pour un Français que pour une oreille britannique
Source : Le Figaro
Au total, la France eut entre 8 207 000 et 8 410 000 hommes mobilisés pendant la Première Guerre mondiale (source).
1) Effectifs de Français de « souche » (Métropolitains et Français d’outre-mer et des colonies) dans l’armée française durant le premier conflit mondial :
2) Effectifs africains
Ces chiffres contredisent donc l’idée reçue de « chair à canon » africaine d’autant plus qu’au minimum, un tiers des pertes des Tirailleurs « sénégalais » furent la conséquence de pneumonies et autres maladies dues au froid, et non à des combats. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains, alors que les troupes métropolitaines se mutinèrent.
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| Exécution d’un soldat français (blanc) par un peloton français lors de la Première Guerre mondiale |
Enfin, une grande confusion existe dans l’emploi du terme « Coloniaux ». Ainsi, l’héroïque 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments (pour 254 régiments et 54 bataillons composant l’Armée française), mais ces 16 régiments étaient largement formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.
Autre idée reçue utilisée par les partisans de la culpabilisation : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre.
Cette affirmation est également fausse, car, durant tout le conflit, la France importa 6 millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire et 170 millions du reste du monde.
Des Tirailleurs « sénégalais » ont courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Il était bon de rendre hommage à ces soldats, souvent enrôlés de force.
Cependant, il est malhonnête d’utiliser leur mémoire pour des buts idéologiques, car, durant la guerre de 1914-1918, ils ne composèrent que 2,3 % du corps de bataille français et leurs pertes furent du même ordre que celles des troupes métropolitaines.
Extraits de la critique du Figaro du film Tirailleurs :
Mathieu Vadepied, ancien chef opérateur de Jacques Audiard et de Nakache et Toledano, a choisi le didactisme et les bons sentiments. Omar Sy, également producteur, se retrouve donc sur la ligne de front en compagnie de son fils dont les autorités ne savent pas qu’il est son fils (vous suivez ?).
Il n’a qu’une idée : retourner chez lui. Le gamin ne l’entend pas de cette oreille. Il veut grimper dans la hiérarchie militaire, conquérir ses galons, être un vrai Français (vous suivez encore ?).
Un ensemble convenu
Le conflit de générations se déroule au milieu des tranchées. L’incompréhension grandit sous les obus. Le papa surveille son rejeton comme le lait sur le feu et personne ne se doute de leur relation. Ah, ces troufions, sans cesse occupés à racketter la solde de leurs compagnons. Les scènes de bataille sont d’une confusion rare. Les hommes piétinent dans la gadoue, sous un déluge d’explosions.
Les dialogues sont lourdement signifiants. Sous son uniforme bleu horizon, Omar Sy jette des regards affolés, comme s’il cherchait désespérément le fauteuil roulant d’Intouchables sur le théâtre des opérations. L’expression prend soudain tout son sens, tant l’ensemble paraît théâtral, convenu, amidonné.
Tout cela serait inoffensif si le réalisateur ne s’offrait, par moments, des embardées pseudo-poétiques, comme cette petite fille blonde avec sa poupée dans une maison abandonnée ou ce pauvre renard empêtré dans les fils barbelés que le héros libère courageusement sous le feu de l’ennemi. On retrouvera l’animal beaucoup plus tard sous l’Arc de Triomphe, dans une séquence qui pourrait être un hommage à la Fondation Bardot, car vous n’ignorez pas que le soldat inconnu est évidemment un tirailleur (vous suivez toujours ?).
Un suspense absent
Quant au suspense, il figure aux abonnés absents. La raison en est bien simple : fébrile et sûr de lui, le sous-officier ressemble à Emmanuel Macron. À ce détail, on devine que sa mission va virer à la catastrophe. La décence interdit de comparer le résultat aux Sentiers de la gloire, de Stanley Kubrick, longtemps invisible en France.
Le film, présenté au dernier Festival de Cannes en ouverture de la section Un certain regard, est donc plein d’humanité. On aurait préféré qu’il soit bourré de talent. Nos tirailleurs meurent au champ d’honneur pour la deuxième fois. Rompez !
La note du Figaro : 1/4.
Ajoutons au dossier, ce texte de Guillaume Perrault, rédacteur en chef au Figaro. Maître de conférences à Sciences Po, il enseigne l’histoire politique française et les institutions politiques. Il est l’auteur de quatre livres.
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| Le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye |
Dans un contexte où le gouvernement prétend que l’IEF représente une menace pour l’intégrité de la République, au point d’avoir mobilisé un temps, une énergie, et des moyens financiers considérables énormes sur le projet de loi, sur les différents recours, et sur la poursuite des familles, pour y porter la plus grande atteinte possible, l’association Les enfants d’abord se montre très étonnée que les rapports 2021/22 soient réduits à un document de 2 pages, ridiculement — et de plus en plus — pauvre en informations. La logique aurait voulu au contraire qu’il se donne les moyens d’une enquête approfondie. Mais le ministère sait pertinemment que ses allégations ne seraient pas confirmées par de telles enquêtes, comme elles ne l’ont jamais été par le passé. Cette réticence à la délivrance d’informations confirme une fois de plus son hypocrisie quant aux inquiétudes avancées.
Les rapports se suivent et se ressemblent depuis des années, voici les éléments que nous pouvons toutefois relever :
[Note sur le terme de séparatisme : qu’est-ce que cet euphémisme recouvre exactement ? Est-ce que des gens qui refusent la société de consommation, qui veulent se séparer d’un monde matérialiste et superficiel font preuve de séparatisme ? Est-ce devenu interdit en France ? Plus de hippies ? Plus de moines ? De quel séparatisme veut-on parler ? De l’islamisme ? Mais celui-ci se porte très bien dans les écoles publiques de la République, car ce sont des quartiers entiers qui se sont séparés, bientôt des villes entières qui ne ressemblent plus à la France historique. Nul besoin d’enseigner l’école à la maison à ses enfants, les profs « laïcs » de la République ne heurtent pas sérieusement les préceptes des musulmans (ce serait islamophobe, voire raciste), de toute façon ces enseignants sont vus avec méfiance pour ce qui a trait à l’histoire, la morale, la religion. Que l’on sache les terroristes islamistes qui ont frappé la France et la Belgique n’ont pas été instruits à la maison… Voir Salah Abdeslam qui a fréquenté une école publique en Belgique, Abdelhamid Abaaoud qui lui a même été inscrit, un an, dans un collège catholique dans une banlieue huppée de Bruxelles, les frères Kouachi élevés dans des écoles publiques françaises, idem pour Karim Mohamed-Aggad, un des tueurs du Bataclan élevé en Alsace, etc.]
En 2019/20, 48 008 jeunes étaient déclarés en IEF, on passe à 72 369 jeunes en 2021/22. En France, comme dans le monde, le nombre d’enfants instruits en famille est en croissance régulière chaque année, mais reste toutefois très minoritaire (de l’ordre de 0,5 % des jeunes en âge d’être scolarisés) et de courte durée (50 % des enfants sont en IEF une année ou moins et 2/3 ne le sont plus au bout de deux ans.
Cette augmentation serait-elle le signe de la montée des « séparatismes » ? Il est à noter que la crise sanitaire est la raison majoritaire de cette augmentation. Cependant, elle ne peut à elle seule l’expliquer totalement. Les enquêtes indiquent également que de plus en plus d’enfants [2/3] sont notamment victimes de harcèlement, phobie scolaire ou ont des difficultés d’apprentissage dans un système scolaire qui ne leur est pas adapté, et qui se dégrade, et de plus en plus de parents sont également soucieux de respecter le rythme de leur enfant et d’utiliser des pédagogies actives.
Les contrôles sont toujours aussi satisfaisants, rien ne justifiait donc les préoccupations quant au droit à l’instruction qui ont été émises par le Gouvernement afin de légitimer les importantes restrictions. Ainsi, en 2019/20 : 92 % des 1ers contrôles sont satisfaisants et 90,4 % en 2021/22. En cas d’insatisfaction au premier contrôle, un second contrôle doit être réalisé.
Notons que l’instruction à la maison constitue une économie pour l’État en 2021/2022 de près de 400 millions d’économies pour l’État [7000 euros par écoliers]. Le rapport de 2019/20 permet de constater le nombre d’enfants concernés par les motifs prévus dans le questionnaire de l’administration :
Pour les familles inscrites au CNED réglementé :
Le CNED est le Centre national d’éducation à distance, il dispense des cours qui suivent le programme officiel français. En classe réglementée, les élèves suivent toutes leur scolarité à distance. Ces cours du CNED en classe complète permettent de préparer les examens nationaux, tels que le brevet et le baccalauréat. Cette inscription en classe réglementée est depuis peu soumise à autorisation [plutôt que simple déclaration]. On peut aussi s’inscrire au CNED en inscription libre pour un cours particulier ou même tous les cours d’une année [on ne satisfait pas alors à l’obligation scolaire en France, même lorsque l’on suit tous les cours du programme].
Pour les familles hors CNED réglementé dont les raisons invoquées sont prévues par l’administration [20,8 %] on trouve notamment : 5,9 % : inadaptation au système scolaire
Tout cela montre que les exigences apparues progressivement au fil de cette attaque législative, puis réglementaire, puis judiciaire contre l’IEF n’ont jamais eu la vocation de préserver cette liberté pour les familles, mais bien au contraire de réduire toutes les possibilités leur permettant d’y recourir.
Intimidations et phobies en hausse, restrictions draconiennes de la part du CNED
Les enquêtes de l’association Les Enfants d’abord indiquent également que de plus en plus d’enfants [2/3] sont notamment victimes de harcèlement, phobie scolaire ou ont des difficultés d’apprentissage dans un système scolaire qui ne leur est pas adapté, et qui se dégrade, et de plus en plus de parents sont également soucieux de respecter le rythme de leur enfant et d’utiliser des pédagogies actives.
Ces raisons pédagogiques et liées au bien être de l’enfant expliquent sans doute également en partie l’augmentation du nombre de jeunes qui s’instruisent hors CNED réglementé versus CNED [65 % en 2019/20, 72 % en 2021/22], mais les motifs de cette augmentation sont également à rechercher en grande partie dans le fait que l’accès au CNED réglementé est de plus en plus rationné par l’administration, même pour les familles qui peuvent en bénéficier, en raison du déficit du CNED et de la baisse de la dotation publique. Le CNED réglementé est autorisé uniquement dans une situation de handicap, itinérance, pratiques sportives et artistiques de haut niveau, mais dans des conditions de plus en plus draconiennes.
Baisse du nombre d’élèves à la maison en 2022 ?
D’après des chiffres qui ont circulé officieusement cet été, il semble que les effectifs de jeunes en IEF aient baissé fortement à la rentrée 2022. Le ministère de l’Intérieur se félicite, dans son bilan de la loi séparatisme, d’une baisse de 30 % des effectifs pour cette rentrée scolaire.
Ce bilan n’est pourtant pas à mettre au bénéfice de la lutte contre le séparatisme, mais plutôt de l’atteinte aux libertés et à l’intérêt supérieur de l’enfant. Aucun refus d’autorisation relevé cette année par les associations n’a mis en évidence de cas problématique à ce niveau, les nombreux refus portant plutôt sur la négation de toute possibilité de choix, même pédagogique, de la part des familles, voire sur l’absence de démonstration d’une « impossibilité à scolariser ». Le nombre de refus d’autorisation pour les 1res demandes, motif 4 [correspondant à « la situation propre de l’enfant »] atteint en effet presque 100 % dans certaines académies, comme à Besançon, Nice, Toulouse, Orléans/Tours.
Concernant les familles qui étaient régulièrement en IEF l’année dernière et qui pouvaient bénéficier d’une autorisation de plein droit, on note que 20 % ont toutefois été rejetées selon notre enquête et dans les académies sus-citées, ce sont parfois plus de la moitié des demandes de plein droit qui ont été refusées.
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Tout reste tel quel. Le gouvernement italien a tranché : les mots « mère » et « père » resteront sur la carte d’identité, sans donner ainsi de poids politique à la récente décision d’un tribunal qui a jugé valide l’utilisation du terme neutre « parent ». L’exécutif ne veut pas reculer, continuant sur sa lancée et confirmant que les mots « mère » et « père » seront conservés même pour les couples de même sexe. Le choix a été fait à la fois par le ministère de l’Intérieur et celui de la Famille, selon lequel il n’y a pas lieu de modifier du tout les dispositions en la matière.
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| Réaction du chef de la Ligue, Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres et ministre des Infrastructures et de la Mobilité durable |
« Mère » et « père » sur la carte d’identité
La volonté de l’exécutif est très claire : verrouiller le contenu du décret signé par Matteo Salvini en 2019 et empêcher l’utilisation des qualificatifs neutres « parent 1" et « parent 2". La nouvelle a été diffusée par l’édition du 27 décembre de La Repubblica, qui a rapporté la position d’Eugenia Roccella, Ministre italienne pour la Famille, la Natalité et l’Égalité des chances, sur l’appel présenté par le couple homoparental : « Il y a eu beaucoup de bruit autour de cette décision, mais c’est une décision de justice individuelle qui ne s’applique qu’au couple célibataire qui avait fait appel ».
Carte d’identité avec deux mères Le gouvernement : système en péril
La ministre de la Famille et de l’Égalité des chances a confirmé que sur la carte d’identité « la mère et le père resteront inscrits », ajoutant que dans tous les cas les couples formés par deux mères ou deux pères — s’ils le voulaient — pouvaient « toujours faire appel ». Depuis novembre, le gouvernement avait exprimé de forts doutes sur la décision du tribunal civil de Rome quant à la qualification de « parent » sur la carte d’identité.
Fratelli d’Italia et Salvini se réjouissent
Des sources au Palazzo Chigi, siège de l’exécutif, avaient immédiatement réagi à la décision du tribunal, faisant savoir que le gouvernement l’examinerait « avec une attention particulière ». En effet, l’exécutif avait mis l’accent sur des « problèmes de mise en œuvre évidents » qui, entre autres, auraient pu mettre le système d’identification personnelle « en danger ». C’est pourquoi le gouvernement a préféré conserver les mots « maman » et « papa », en évitant de changer les formulaires et logiciels en question.
Pour Fratelli d’Italia, il s’agit d’une « bataille de bon sens pour la défense des droits des plus petits ». Matteo Salvini s’était dit choqué, lui qui avait appris l’arrêt du tribunal avec stupéfaction. Désormais, le secrétaire de la Ligue a accueilli avec enthousiasme le choix du gouvernement : « Maman et papa, les mots les plus beaux et les plus doux du monde, on n’y touche pas ».