dimanche 5 juillet 2009

École québécoise : le zéro disparaît, la plus basse note est parfois de 24 %

En septembre 2007, à la suite d'un tollé dans la population, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a fait disparaître les lettres et les cotes dans le bulletin pour les remplacer par les pourcentages. Mais les enseignants peuvent continuer d'évaluer leurs élèves avec des lettres, qu'il faut ensuite convertir en chiffres.

C'est ainsi que le zéro a été évacué de plusieurs grilles de conversion, qui varient d'une commission scolaire et même d'une école à l'autre. Selon le Soleil, à la commission scolaire de la Capitale par exemple, la plus basse note possible, qui correspond à la lettre E, est 24 %.

Selon le Professeur masqué qui aurait eu accès à un tableau de correspondance pour une autre commission scolaire, la transposition devait se faire de la sorte :

0 à 28 % = E = 28 %
29 à 36 % = E+ = 36 %
37 à 44 % = D = 44 %
45 à 52 % = D+ = 52 %
53 à 60 % = C = 60 %
61 à 68 % = C+ = 68 %
69 à 76 % = B = 76 %
77 à 84 % = B+ = 84 %
85 à 92 % = A = 92 %
93 à 100 %= A+ = 100 %

Il ajoutait que la conversion de la cote en pourcentage se fait quasi systématiquement à la hausse : « Cela vous surprend-il? Entre 53 et 60 %, il y a un monde, je crois. Mais dans l'œil de l'administrateur scolaire, à 53 %, tu passes ! »

Comment ? Grâce à une pondération administrative : « En langage clair, la direction de son école a la possibilité de faire varier cette pondération de 0 à 30 % de la note finale de l'élève. Bref, la direction s'immisce dans l'évaluation professionnelle des enseignants. En se basant sur quoi ? On ne le sait pas. S'assurer qu'il y ait le moins d'échecs possibles ? Contrebalancer l'effet négatifs d'examens mal foutus ? »

À la commission scolaire de la Capitale, la grille de conversion est calquée sur celle proposée par le ministère de l'Éducation, explique le directeur adjoint des services éducatifs, Roger Delisle, qui minimise la disparition du zéro. « L'enseignant porte un jugement sur l'ensemble de l'année. Ce serait très étonnant qu'on mette à l'élève un zéro dans ces circonstances », dit-il.

Toutefois, certains élèves sont eux-mêmes étonnés comme le rapporte Andrée Turbide, Syndicat de l'enseignement des Deux Rives. « Les élèves disent aux profs : Ça ne dérange pas, même si j'écris rien dans mon examen, je vais avoir 32 % ? »

Redoublement quasi inexistant

Par ailleurs, même si un élève obtenait un zéro dans son bulletin, rien n'indique qu'il redoublerait. Même si le redoublement est dorénavant permis par le Monopole de l'Éducation, il reste quasi inexistant dans les écoles du Québec. En 2007-2008, 2 % des élèves du primaire ont redoublé, selon les chiffres du ministère.

Une des raisons moins nobles de ce redoublement : le coût associé à celui-ci.

Dans certaines écoles secondaires, le nombre d'élèves qui redoublent est limité. « La direction nous a avertis qu'il y avait seulement 14 places pour des doubleurs », raconte un professeur de français de deuxième secondaire, qui a préféré que le Soleil ne l'identifie pas. « Qu'est-ce que je fais si j'ai 70  élèves qui coulent ? »

Et puis, il suffit parfois d'une simple intervention des parents pour éviter le redoublement. Une enseignante de Québec en a fait l'expérience avec son beau-fils. Elle n'a fait que poser quelques questions sur les résultats de l'élève et la direction lui a tout de suite proposé de le faire passer.

samedi 4 juillet 2009

L'utilité de la glorification des Premières Nations

Billet intéressant de Carl Bergeron qui évoque le cours ECR.

Y. Berthou. SPECTACLE — AU CŒUR DES FABLES ET DES TRADITIONS DES PREMIÈRES NATIONS, Le Devoir, 5/7/2009.
Véritable plaidoyer, Kiugwe invite au respect et à la reconnaissance des Premières Nations du Québec — Innus [Montagnais], Mohawks [Agniers], Cris, Algonquins, Atikameks, Inuits [Esquimaux], Abénaquis, Hurons-Wendats, Malécites, Naskapis, Micmacs –, mais aussi du monde entier. En préambule, le conteur rappelle que «l’homme blanc est venu avec sa religion, ses maladies et il a pris nos terres». Grâce à une mise en scène efficace, avec ses jeux de lumière et une occupation intelligente des lieux, les spectateurs plongent sans retenue dans cet univers. «Les projections imposantes, la finesse de la lumière et les effets spéciaux créent la magie nécessaire pour que ces mythes et légendes des Premières Nations touchent le cœur du spectateur», se félicite le metteur en scène, Jacques Crête.

La métissolâtrie est de saison, et les Tartuffes accourent pour enfiler les nouveaux habits de la bigoterie. On sait que le cours ECR consacre une partie démesurée de son programme à l’enseignement des si précieuses traditions autochtones, présentées — de façon assez divertissante, il faut bien le dire – comme des prophéties écologistes d’avant-garde en comparaison de la science arrogante et pollueuse de l’homme blanc… On me permettra de souligner que la glorification des “traditions millénaires” autochtones doit toujours s’en remettre à une condamnation sans partage de l’arrivée de l’homme blanc sur “l’île de la Tortue” pour susciter un intérêt qu’elle serait d’ailleurs bien incapable de susciter par elle-même.

Si ce n’était pour déverser tout notre fiel à l’encontre de l’héritage occidental, personne ne s’intéresserait aux “Premières Nations”.

lundi 29 juin 2009

France comme au Québec — déconfessionaliser l'école confessionnelle au nom de la « laïcité »

Deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français se sont plaintes jeudi et vendredi de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

« Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC) », a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.

« Je comprends, je suis d'une grande tolérance mais il est difficile de retirer tous les signes religieux d'une école catholique », a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait du premier incident de ce type dans son établissement, qui est un centre d'examen depuis une dizaine d'années.

Les deux examinatrices, qui enseignent dans d'autres lycées, ont été remplacées pour cette épreuve, selon le syndicat de gauche SNES-FSU de Créteil.

Dans un communiqué, le syndicat déplore « l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs ». Il appelle à « une mise au point officielle » de la part du SIEC.

Le directeur du SIEC n'a pas pu être joint dans l'immédiat par l'AFP.

« Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats », a souligné Dominique Chauvin, secrétaire général adjoint du syndicat.

jeudi 25 juin 2009

Réal Gaudreault — trois capsules pour finir la saison



Capsule 39 - Les experts cooptés en amont de la démocratie

Résumé de Réal Gaudreault :
« En 1999, le Groupe de travail sur la place de la religion à l’école accouche du Rapport Proulx. Il faut prendre le temps d’y jeter un coup d’œil pour se rendre compte de tout le mépris qu’avaient les membres de ce groupe de travail envers la volonté des Québécois au sujet de la religion à l’école. De l’avis de ce groupe de travail, l’opinion du peuple exprimée dans les sondages est souvent ou bien « irréfléchie », sinon « aberrante ». »


Le rapport Proulx

Claude Ryan, sur le Rapport Proulx

« Notre rôle [celui des experts] se situe en amont du vote à venir. Nous souhaitons simplement contribuer à nourrir la délibération commune. Car la mesure de la démocratie ne se réduit pas au décompte du vote, encore moins aux pourcentages des sondages, même les mieux faits; un vote peut être irréfléchi et une opinion, même majoritaire, peut être aberrante. »

(page 9 du rapport, c'est une perspective gramsciste qui a fort bien réussi)


Capsule 40 - Commission des droits de la personne - YOGA

Résumé de Réal Gaudreault :
« En juin 2008, la Commission des droits de la personne publie un texte de réflexion dans lequel elle semble fort bien s’amalgamer aux désirs gouvernementaux en ce qui concerne le cours ÉCR. Pis encore, le texte mentionne que les enseignants devront « inciter » les élèves à critiquer les valeurs religieuses qui ne sont pas exactement alignées sur les lois étatiques. Aussi, cette capsule est l’occasion de revenir sur la présence du YOGA à l’école. »


La Charte et la prise en compte de la religion dans l’espace public.

« Une des pistes à envisager à cet effet serait, pour l’enseignant, de cultiver chez les élèves une capacité à poser un regard critique sur les différentes expressions du phénomène religieux sans pour autant laisser transparaître ses opinions personnelles en la matière. »

(page 24 du rapport de la Commission des droits de la personne et de la protection de la jeunesse)



Capsule 41 - Le YOGA et l'éveil spirituel à l’école québécoise

Résumé de Réal Gaudreault :
« Au cours de la dernière année, des parents ont découvert que leurs enfants étaient exposés à des séances de yoga à l’école. Cette capsule vous informe davantage sur les dangers que peuvent représenter cette pratique religieuse. Comment le gouvernement justifie-t-il cette présence religieuse dans les écoles après avoir déconfessionnalisé les structures scolaires québécoises ? »



La mouvance wiccane au Québec : un portrait de la sorcellerie contemporaine (mémoire de maîtrise)


Les sorcières sont des femmes comme les autres

(page 103, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)

Dans une école publique près de chez vous, sans votre permission et avec vos impôts :

« Divers exercices (mandala, méditation guidée, rêve éveillé, psychagogie, etc.) dans le but, par exemple, de :
  1. s’initier à l'intériorité, au silence, à la méditation (S);
  2. trouver la « source en soi », son ancrage dans la vie (S);
  3. prendre conscience de son monde intérieur, de sa dimension spirituelle (S).
 »

(Page 10 du rapport Des « agir » [sic!] liés à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire)

Détails sur le second procès ECR (Loyola)

Loyola High School c. Michelle COURCHESNE (ministre)

Loyola a été représenté par Borden Ladner Gervais SRL (Me Mark Phillips et Me Jacques Darche).

Première lettre à la ministre.
Requête du collège Loyola.
Seconde lettre à la ministre.

Le Monopole de l'éducation par Justice Québec (Me Benoît Boucher et Me Lucie Jobin).

Défense du ministère de l'éducation.


Lieu :

Palais de Justice de Montréal
1, rue Notre-Dame Est
Montréal

Début : lundi, le 8 juin à 9 h 00

Salle : 15.07

Durée : 5 jours

Accès : Public


Comptes rendus

Compte rendu de la première journée du procès.

Compte rendu de la deuxième journée du procès.

Compte rendu de la troisième journée du procès.

Jeudi : M. Jacques Pettigrew défendra le programme ECR.

Vendredi : plaidoiries orales des avocats de Loyola et du Monopole de l'Éducation.

Plaidoirie écrite de Loyola.

Plaidoirie écrite du Monopole de l'Éducation.

Décision du tribunal favorable à Loyola.




Pour le premier procès ECR (Lavallée c. Commission scolaire des chênes, voir ici)

mardi 23 juin 2009

Daniel Weinstock se mêle de droit

Nous avons eu la semaine passée Jean-Pierre Proulx qui se trompait longuement dans les colonnes complaisantes du Soleil sur les tenants et aboutissants du procès de Drummondville.

Cette méconnaissance grossière du dossier permit à ce chaud partisan de l'imposition du cours gouvernemental d'ECR d'écrire un second article dans le même journal pour y pérorer doctement sur les fautes qu'il avait commises dans le premier et que lui avait signalées ce carnet (voir son commentaire honnête ici).

Cette semaine nous avons droit à un autre juriste amateur : Daniel Weinstock, mais cette fois-ci dans le plus grand magazine d'actualités du Canada, Maclean's.

Reproduisons (en traduction) des extraits de cet article d'un tiers de page consacré à l'affaire de Loyola. Commençons par le laïus habituel du gouvernement reproduit gracieusement par Maclean's :
« Le nouveau cours a été introduit par le ministère d'Éducation pour faire connaître les diverses traditions religieuses présentes dans la société québécoise dans le but d'augmenter la tolérance parmi les étudiants. »

(page 29, Maclean's du 29 juin 2009)

Passons sur le caractère insultant de ce genre de propos : faut-il comprendre que l'école formait des enfants intolérants auparavant, particulièrement l'école confessionnelle catholique ? Et puis, tolérant à quoi ? La tolérance est au mieux une valeur négative, il s'agit de se supporter, pas de construire, pas de fournir du sens. C'est précisément la présentation d'un sens déterminé que le cours d'éthique et de culture religieuse interdit puisqu'il se prétend « neutre » comme l'a rappelé Me Boucher. Et s'il n'est pas neutre, il est donc chargé d'une certaine idéologie qui ne dit son nom.
« Une partie du mandat de ce cours est de présenter la religion d'une manière impartiale » de déclarer Daniel Weinstock, un professeur qui a été consulté lors de la rédaction de ce nouveau programme.
« Si une école a comme principe directeur d'inculquer aux enfants la foi catholique, cela signifie de manière évidente qu'une partie de leur mandat n'est pas de présenter toutes les religions d'une manière impartiale. »
Il nous semble donc que la conclusion logique serait que le cours ECR ne peut être donné dans une école qui respecte sa mission catholique ou, si le cours ECR doit être donné, que l'école en question ne peut pas respecter sa mission catholique, même si elle est privée.
« Le procès de Loyola vient de prendre fin et il faudra peut-être des mois avant que le juge ne se prononce. Mais Weinstock dit que les tribunaux québécois répugnent à infirmer une loi provinciale — il est donc probable qu'à l'automne le collège Loyola enseigne que toutes les religions sont égales, que cela lui plaise ou non. »
À nouveau on a affaire à un zélote pro-ECR qui joue au juriste sans connaître le dossier, car le collège ne demande pas qu'une loi soit annulée, mais simplement qu'un règlement soit appliqué en considérant la personnalité catholique de l'école et qu'on considère donc comme équivalent son cours de morale et de religions du monde comme équivalent au cours ECR.

Rappelons que la requête de Loyola se fonde en droit sur l’article 22 du règlement d’application de la Loi sur l’enseignement privé, R.Q. c. E-9.1, r.1 :
« 22. Tout établissement est exempté de l'application du premier alinéa de l'article 32 pourvu que l'établissement offre des programmes jugés équivalents par le ministre de l'Éducation. »
Aucune volonté d'infirmer une loi, M. Weinstock.

Nous lui conseillons de potasser le dossier ici.

vendredi 19 juin 2009

Ministre des Finances de l'Alberta : importance de la présence d'un parent à la maison

Des paroles sensées de la part du ministre des Finances de l'Alberta, Mme Iris Evans, deviennent des « propos controversés » pour Radio-Canada qui se fait la caisse de résonance du Parti libéral de l'Alberta (très minoritaire) et du correctivisme politique.

Rappelons les faits.

Le ministre des Finances de l'Alberta, Iris Evans, membre du Parti progressiste conservateur de l'Alberta a déclaré mercredi matin devant l'Economic Club du Canada à Toronto que la présence d'un parent à la maison est important pour assurer que les enfants soient bien éduqués.

Parlant de ses propres enfants, Mme Evans a déclaré : « Ils ont parfaitement compris que lorsqu'on éduque des enfants, on ne peut aller travailler et laisser leur éducation à d'autres. »

« Il ne s'agit pas d'une déclaration au sujet des garderies, a-elle ajouté. Il s'agit de préciser ce qui est important pour élever correctement ses enfants. »

« [On] doit valoriser l'extrême importance des [mères au foyer], a affirmé Gwen Landolt de REAL Women Canada dans un entretien avec LifeSiteNews.com, et notre société n'a pas assez fait cela. Elle dit qu'une femme, plus particulièrement une femme éduquée, gaspille son temps. Et, pourtant, cette mère rend un formidable service à la société... Il est temps que la société reconnaisse cette valeur et cette contribution. »

Landolt a concédé, toutefois, qu'étant donné notre contexte économique en récession et l'État qui défavorise fiscalement les parents au foyer alors qu'il subventionne le retour des femmes au bureau, il existe des raisons pratiques pour lesquelles une mère ne peut arrêter de travailler.

Ce que le ministre a déclaré « est tout à fait exact dans un monde parfait », a-t-elle ajouté, mais « les difficultés économiques nous forcent à travailler, pas uniquement pour se payer du luxe, mais simplement pour mettre du pain sur la table. »

À la suite des remarques de l'opposition libérale et de la controverse attisée par les médias, le ministre Evans a clarifié ses remarques hier, sans revenir sur le fond, ce que Radio-Canada ne dit pas dans sa dépêche. Il suffisait à la société d’État pour conclure sa dépêche édifiante que la ministre paraisse venir à résipiscence, seule issue possible pour la pécheresse en ces temps de correctivisme idéologique. La dépêche de la SRC se conclut donc par « Mme Evans s'est dite désolée. Elle a expliqué qu'elle ne voulait pas suggérer que deux parents qui travaillent accordent moins d'importance à l'éducation de leurs enfants. »

Complétons encore une fois pour donner plus de contexte et mieux comprendre ces paroles.

« Je comprends que certains aient pu être offensés par mes paroles, a déclaré Mme Evans, je ne voulais pas dire qu'il n'y avait qu'une manière d'éduquer ses enfants. »

« Comme j'ai travaillé la majorité de ma vie adulte alors que j'élevais mes enfants, je comprends qu'il est difficile de comparer les situations et que les parents doivent faire des choix difficiles dans l'intérêt de leurs enfants et je les félicite de faire ces choix. »

Félicitations donc aux parents qui font le sacrifice d'un salaire et veillent à l'éducation de leurs enfants à la maison.

Brian Rushfeldt, directeur général de la Canada Family Action Coalition, a déclaré qu'il existe de nombreuses études qui soutiennent le point de vue de la ministre Evans. « Il existe des preuves étayées par des recherches sérieuses qui démontrent que, lorsqu'un parent reste à la maison pour éduquer un enfant, cet enfant a plus de chances d'être plus équilibré et ne pas être mêlé à des difficultés liées au crime, aux drogues et à la sexualité... »

M. Rushfeldt s'est dit inquiet des remarques du chef du parti libéral Swann qui avait demandé des excuses ou la démission de Mme Evans. Demande répercutée et amplifiée par les médias. « J'ai été très troublé par les libéraux qui subitement demandaient des excuses immédiates. Mme Evans, même en tant que ministre du gouvernement, a encore... le droit au Canada d'exprimer son opinion. »

La demande d'excuse par les libéraux a amusé Dave Quist, directeur de l'Institut du mariage et de la famille Canada : « Il existe des millions de pères et de mères au Canada qui sont prêts à la féliciter et qui ne lui demandent certainement pas de s'excuser. Notre recherche nous montre que 82 % des familles au Canada, qu'il s'agisse des pères ou des mères, qu'elles habitent en ville ou à la campagne, peu importe la province, préfèreraient rester à la maison pour élever leurs enfants en bas âge. »





Étude « Les Canadiens font des choix en ce qui concerne la garde d’enfants » par l'Institut du mariage et de la famille Canada.

Les garderies ruineuses et non universelles (elles avantagent les femmes qui retournent travailler, pas les autres) du Québec augmentent-elles la natalité, font-elles des enfants mieux préparés ?

Prochainement, tous les cours du CNED en accès gratuit

À compter du 15 septembre, les cours d’été du site Académie en ligne feront place aux cours de l’année avec, en premier lieu, les classes du CP au CM2 en français, histoire-géographie, mathématiques, sciences et technologie, allemand, anglais, chinois et espagnol.

À compter du 30 octobre, les cours du collège et du lycée seront également en accès sur ce site, dans les disciplines d’enseignement général.



Xavier Darcos ministre de l'Éducation nationale française.

Aperçu de l’éducation du futur au Québec ?

Tiré du carnet de Carl Bergeron :
« Aujourd’hui dans Le Devoir, Josée Blanchette donne un aperçu de l’éducation primaire de type “arc-en-ciel onusien” qui a présentement cours dans le quartier Côte-des-Neiges (lequel risque fort bien d’être le prochain à flamber, après Montréal-Nord et la Petite-Bourgogne). Vous avez dans ce texte un exemple concret du laboratoire pédagogiste sur lequel débouche la révolution multiculturaliste. Ateliers sur le racisme, l’intimidation, la diversité culturelle : tout est en place pour intégrer ces immigrés non pas au Québec et à la culture occidentale, mais au multiculturalisme d’État. La majorité de ces jeunes ne deviendront jamais des Québécois.

Un professeur cité dans l’article s’étonne que les immigrés puissent penser s’en sortir à Montréal sans apprendre le français. “Le message n’est pas encore passé“, dit-il. Et on pourrait enchaîner en disant qu’il ne passera pas plus demain, ni après-demain. Les immigrés ont parfaitement raison. Ils peuvent très bien vivre à Montréal en anglais, la société québécoise ne leur fera jamais obstacle. En régime multiculturaliste, rien n’est plus illégitime — on l’a vu récemment avec la controverse sur la Fête nationale — que d’imposer une langue de référence.

Extraits :

L’école de mon quartier, celle où j’ai inscrit mon B en septembre, c’est un peu une succursale de l’ONU: 98 drapeaux représentés, 595 élèves dont huit «de souche», c’est-à-dire nés de parents québécois.

[...]

Nous sommes dans le quartier Côte-des-Neiges, l’un des plus multi-ethniques au Québec. Sur le babillard, à l’entrée de ce magnifique bâtiment de briques de facture très banlieue british, une carte du monde indique tous les pays d’origine des enfants et des enseignants. Burundi: 1. Botswana: 1. Brésil: 3. Cameroun: 5 . Chine: 88. Sri Lanka: 23. Philippines: 80. Maroc: 26. Haïti: 15.

[...]

Si l’ethno-pédiatrie a le vent dans les voiles, l’ethno-éducation, elle, consiste à éduquer les parents, si j’ai bien saisi — mais je suis un peu cancre, surtout vers la fin juin. En principe, le français est la seule langue acceptable à l’école, même si les enfants s’interpellent en anglais entre eux dès que les adultes ont le dos tourné. «Beaucoup de parents pensent qu’ils peuvent s’en sortir sans apprendre le français. Le message n’est pas passé avec les immigrants. Le seul endroit où ces enfants parlent et entendent du français, c’est à l’école. Ils n’écoutent pas Star Ac, ils sont branchés sur American Idol!» me glisse Roger, un des profs de gym.

Sans oublier que beaucoup d’enfants fréquentent également l’école du samedi, celle de leur langue maternelle, russe, arabe, chinoise ou roumaine. «Parfois, les enfants n’ont pas eu le temps de faire leurs devoirs parce qu’ils en ont trop à l’école du samedi», me confie Luc, un des profs de 5e année.

[...]

Dans la classe de madame Alexandra

Aujourd’hui, dans la classe de 3e année, les élèves ont droit à une heure de cours sur l’intimidation. Ils doivent essayer de déceler ce qu’est un comportement intimidant, une mise en scène très amusante de madame Alexandra à l’appui. Dans la bibliothèque, une intervenante en littérature jeunesse tente de sensibiliser les 6e année aux différences et termine l’avant-midi avec des acrostiches autour du thème du racisme. Ils ont beau venir des quatre coins du monde, chacun nourrit sa définition de la «normalité».
 »


Pour finir la journaliste du Devoir se demande si elle ne devrait pas inscrire son fils (unique) à des cours d'identité québécoise le samedi :
« Songé: à inscrire mon B à l'école du samedi. Sans blague, faudrait peut-être s'y mettre et leur donner des cours de «québécois», leur patois, leur culture, leurs ancêtres, leur cuisine, leur religion, leur faune et leur flore. Des fois qu'ils l'oublieraient en chemin...
Et voilà, le petit Québécois de souche, représentant d'une petite minorité parmi d'autres. Quand le peuple québécois a-t-il approuvé ce chamboulement démographique ?

Prions en Église au service de l'État

Le texte affligeant de Prions en Église mis en pièces par Jean Renaud :
Dans son édition du 7 juin dernier, le Prions en Église, qui a fait montre une nouvelle fois de son manque de jugement, a cru bon de se mettre au service de l’État en publiant un texte d’une rare médiocrité. J’ose offrir à nos courageux lecteurs quelques-unes des perles relevées dans le maladroit plaidoyer du professeur Yves Roy en faveur du cours obligatoire d’éthique et de culture religieuse :
« En tant qu’enseignant au secondaire, j’ai dû expliquer la visée principale du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse aux parents, dès septembre dernier. En quelques mots, je présentais cette visée comme suit: permettre au jeune de se comprendre lui-même et de comprendre le monde qui l’entoure. »
L’auteur de cette candide bluette croit-il que les parents hostiles au cours ÉCR ne veulent pas que leurs enfants se comprennent eux-mêmes et comprennent le monde qui les entoure ? Aucune discussion n’est possible à partir de tels poncifs. Tout le monde sait que le ministère de l’Éducation est, comme l’enfer, pavé de bonnes intentions : il n’en produit pas moins des analphabètes fonctionnels en quantité industrielle ! En réalité, le nouvel âne de Balaam à l’origine de ce texte prophétise par antiphrases : il annonce sans le savoir une génération de jeunes manipulables à loisir. Car, si le passé est garant de l’avenir, une chose est certaine : non seulement l’État et ses experts n’atteindront pas leurs objectifs, mais ils échoueront lamentablement.

« Dans la majorité des cas, je n’avais pas à m’expliquer davantage, cela coulait de source. » Cela coulait de source pour qui ? Pour ceux qui se contentent d’affirmations aussi générales que creuses !
La suite ici.