lundi 6 mars 2017

Conférence à Montréal sur l'impératrice Zita qui vécut 8 ans au Québec (10 mars à 19 h 30)


L'essayiste, historien et journaliste au Figaro de Paris donnera une conférence le vendredi 10 mars à 19 h 30 à Montréal sur le couple impérial Charles et Zita d'Autriche-Hongrie.

La dernière impératrice d'Autriche, Zita, de son nom de naissance Zite princesse de Bourbon-Parme, une francophone de naissance, a vécu en exil au Canada une dizaine d'années, dont huit à Sillery, Québec. Son fils, Otto de Habsbourg, est mort il y a quelques années.


Monsieur Sévillia pourra autographier ses livres qui seront disponibles


L'impératrice Zita et ses enfants


Vendredi, le 10 mars à 19h30

Grand Séminaire de Montréal

2065, rue Sherbrooke ouest, Montréal

Entrée gratuite et stationnement gratuit

Pour toutes questions, veuillez contacter :
Sébastien Froidevaux
Directeur général
Fondation du Grand Séminaire de Montréal
Tél.: 514 925-0005

Voir aussi

Zita dernière impératrice d'Autriche au Québec, conférence de son petit-fils S.A.I.R. l'archiduc Rudolf



Colloque pour une guérison de la mémoire au Québec



L’Observatoire Justice et Paix est fier de vous convier à la deuxième édition de ses journées Guérison de la mémoire, qui aura lieu :

Samedi 11 mars 2017 à 9 h
Grande Bibliothèque de Montréal
475, boulevard De Maisonneuve Est
Montréal QC H2L 5C4
Métro station Berri-UQAM

Après le succès du colloque de 2016 à Québec où huit conférenciers ont pris la parole pour réfléchir et échanger sur l’état de notre mémoire collective, nous nous rassemblerons cette fois à Montréal autour d’une formule renouvelée.

Deux conférences principales, données par M. Jean Sévillia, écrivain et chroniqueur au Figaro, et M. Mathieu Bock-Côté, essayiste et chroniqueur au Journal de Montréal. Une table ronde, intitulée L’Église et la question des mœurs, animée par Marie-Andrée Lamontagne, éditrice et journaliste, avec Brigitte Bédard, écrivaine et journaliste, Serge Gagnon, historien et la participation de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

Programme

9 h
Accueil

9 h 30
Ouverture
Présentation du projet de la guérison de la mémoire

10 h
Conférence « L’historiquement correct : l’histoire trahie,
la mémoire manipulée — Comment en sortir ? »
M. Jean Sévillia

11 h 30
Conférence de « Pour une mémoire de la réconciliation » .
M. Mathieu Bock-Côté

12 h 30
Dîner libre

14 h
Table-ronde « L’Église et la question des mœurs au Québec »
Mgr Christian Lépine, Mme Brigitte Bédard et M. Serge Gagnon

15 h 30
Fin


Inscription : Régulier 20 $ ; étudiant 10 $

Des périodes de questions seront prévues tout au long de la journée.

Renseignements sur internet

Pour s'inscrire en ligne.

Québec — 15 000 élèves en difficulté de plus en deux ans

Le nombre d’élèves en difficulté ne cesse d’augmenter dans les écoles québécoises. En deux ans seulement, on en compte 15 000 de plus, a appris Le Journal de Québec. Au secondaire, près de 30 % des élèves font maintenant partie de cette catégorie dans le public.

En 2015-2016, le ministère de l’Éducation a recensé 207 016 élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) dans les écoles publiques et privées, comparativement à 191 747 deux ans auparavant. Depuis au moins une dizaine d’années, le nombre d’élèves en difficulté ne cesse d’augmenter dans les écoles de la province.

L'article du Journal de Québec ne semble pas se demander pourquoi ce nombre ne cesse d'augmenter (si ce n'est pour dire qu'il faut consacrer plus d'argent dans un dépistage précoce).

Ses enfants viennent-ils de familles plus « fragiles » qu'avant ? Les diagnostics sont-ils devenus plus sensibles ? Diagnostique-t-on trop ou mieux ? Y a-t-il un intérêt financier à déclarer des enfants en difficulté pour les écoles, les enseignants ? Plus de budgets, plus de postes à pourvoir ?

On apprend aujourd'hui que le gouvernement de Québec soutient que ce nombre est attribuable à la hausse des dépistages, des professionnels du milieu de l'éducation avancent qu'il est plutôt le résultat des compressions dans le réseau.

C’est le cas de Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, qui déplore que les services offerts aux jeunes en difficulté aient été réduits à la suite des compressions des dernières années. Sa position vient contredire celle du ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Sébastien Proulx.

Pour le ministre, qui dit ne pas être surpris par les chiffres, l’augmentation du nombre de jeunes en difficulté s’explique plutôt par la hausse des diagnostics précoces et par le fait que ces derniers sont plus précis.

Brigitte Dubé, porte-parole de la Coalition des parents d’enfants à besoins particuliers du Québec, abonde dans le même sens. « Il y a une meilleure compréhension de ces problématiques-là. Il y a un meilleur dépistage des conditions neuro-développementales », confirme-t-elle.

Mais Sébastien Proulx soutient qu’il y a plus de ressources que jamais malgré les compressions.

« Il y a plus de professionnels auprès des enfants qu’il y en a jamais eu. Et ce qu’il y a en plus aujourd’hui : une concertation entre le milieu de la famille, le milieu de la santé, le milieu communautaire, les services de garde et l’école. Vous pouvez compter sur moi pour que cette concertation soit encore plus grande à l’avenir », conclut-il.

vendredi 3 mars 2017

Démographie — Nouvelle chute de la natalité en 2016

D’après les statistiques préliminaires de l’Institut de la statistique du Québec, il est une nouvelle fois né un peu moins d’enfants au Québec en 2016 (86 400) par rapport aux sept années précédentes (88 891 en 2009). Ceci alors que la population du Québec a continuellement crû et qu’il y a en 2016 environ un demi-million de personnes de plus au Québec par rapport à 2009. Mais bon, aucun parti politique ne semble s’intéresser à la démographie depuis longtemps, l’immigration devant magiquement résoudre tous les problèmes apparemment.

D’après les chiffres complets (mais préliminaires) publiés par l’Institut de la Statistique du Québec, le taux de natalité du Québec s’établit à 10,4 naissances pour mille habitants (10,4 ‰) en 2016 alors qu’il était de 10,5 ‰ l’année passée et encore de 11,3 % en 2009. Le lent déclin démographique du Québec semble bien se confirmer malgré les énormes sommes d’argent investies dans ce que les gouvernements successifs du PLQ et du PQ nomment la « politique familiale » qui vise principalement non la natalité, mais l’accès au travail des femmes malgré une naissance (les femmes restant à la maison ne recevant rien).


Cette natalité déprimée (elle l’est encore plus pour les francophones de naissance !) explique avec l’immigration importante que connaît le Québec (un des plus hauts taux par tête d’habitant au monde...) le changement démographique rapide en cours.

Selon les projections du document Projections linguistiques pour le Canada, 2011 à 2036, le poids démographique de la population de langue maternelle française au Québec devrait passer de 78 % en 2011 à une proportion oscillant entre 69 % et 72 % en 2036. À notre connaissance, aucun parti politique québécois n’a commenté officiellement ces prévisions ni le déclin déjà observé dans le nombre de francophones de naissance (81 % en 2001, 83 % en 1986).

Pendant ce temps, l’anglais continuera de progresser dans la province. La population de langue d’usage anglaise au foyer grimpera à 13 %.




Source : Institut de la statistique du Québec


Voir aussi

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

Québec — Trois nouveau-nés sur dix ont au moins un parent né à l’étranger

La fécondité continue de chuter au Québec

Québec — Plus bas nombre de naissances depuis 8 ans, record de décès [mars 2016]

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Pologne — Allocation familiale universelle pour lutter contre l’implosion démographique

Le coût des garderies québécoises

Québec — La valeur marchande des garderies subventionnées est en baisse

Hara kiri

La famille nombreuse, antidote au vieillissement [personnel, non seulement sociétal] ?

La peur de l’avenir saisit les Allemands, la natalité remonte surtout grâce aux immigrés

Les Italiens, un peuple en voie d’extinction

Les femmes auraient peu d’enfants au Japon car elles se marient de moins en moins

La croissance de la population du Québec ralentit pour une cinquième année consécutive, malgré une immigration très importante

Québec (bizarre) — Hausse de 17 % du nombre d’élèves d’ici 2029 grâce « l’augmentation du nombre de naissances observée » ? selon le ministre de l’Éducation !

jeudi 2 mars 2017

Espagne : polémique autour d'un car qui rappelle des différences biologiques

Le bureau du procureur provincial de Madrid a ouvert une enquête sur le car « transphobe » de l’association HazteOír (Fais-toi entendre) accusé de faire la promotion d'un message haineux.

L'association fait circuler un car sur lequel il est écrit « Les garçons ont un pénis. Les filles, une vulve. Ne te laisse pas berner. » L’organisation se défend du délit d’homophobie. Elle déclare plutôt vouloir rassurer les enfants dans leur sexualité de naissance. De la sorte, elle veut éviter que ces jeunes enfants ne deviennent le jouet de parents militants qui acceptent de les faire changer de sexe (de les « mutiler » selon le porte-parole d’HazteOir) alors qu’ils sont encore jeunes et que leur personnalité n’est pas encore formée et qu’ils sont influençables.

HazteOir s’oppose également à la théorie du genre (on ne naît pas femme, on fait le choix de l’être) qui est enseignée dans les écoles espagnoles.

« Les garçons ont un pénis. Les filles, une vulve. Ne te laisse pas berner.  » Inscription jugée « transphobe » et haineuse par les autorités de gauche.

Bien que l’organisation HazteOir avait promis de contourner l’interdiction de la municipalité de la capitale qu’elle considérait comme liberticide, selon le journal ABC le car aurait été incapable de se déplacer et le véhicule reste immobilisé. La mairesse « rouge » (selon Le Monde), Manuela Carmena (ci-contre), a réaffirmé que son équipe de gouvernement a déjà mis en place les mécanismes à sa disposition pour « prévenir la reproduction de ce crime haineux ».

Manuela Carmena

La Section des crimes haineux, en charge de l’affaire, le procureur a demandé une série de mesures par le risque de « répétition » du crime, compte tenu de l’intention de l’organisation de faire circuler le car. Compte tenu de ce risque, et de celui de « perturbation de la paix publique et de créer un sentiment d’insécurité », le procureur a demandé à ce que le car soit immobilisé jusqu’à ce qu’il en soit retiré le message discriminatoire.

L’administration municipale de Carmena a déclaré mardi soir qu’elle avait interdit la circulation de l’autobus parce qu’il viole les règles de publicité extérieure et de mobilité. « Nous rejetons profondément cette pratique discriminatoire, violente et offensante », a déclaré dans la matinée la porte-parole, Rita Maestre, à propos de la campagne qui nie la transsexualité des enfants avec son slogan « Les garçons ont un pénis. Les filles ont une vulve. Ne vous laissez pas berner ».


Entretien en espagnol avec le porte-parole de Hazteoir qui se dit menacé de mort, la victime de haine et d’insultes fréquentes


Contrairement à ce que dit la municipalité, HazteOír assure que le bus a circulé normalement pendant toute la journée de mardi. L’association continuera de dénoncer les lois d’« endoctrinement sexuel ».

« Il y a des filles avec des pénis, il y a des garçons avec des vulves »
Affiche des lobbies LGBTQ qui n’a posé aucun problème aux autorités


Par contre, on a pu lire des affiches qui proclamaient « Il y a des filles qui ont un pénis et des garçons qui ont une vulve. C’est aussi simple que ça. » Ce message peut être lu à Bilbao dans les aubettes et les stations de métro. La nouvelle campagne lancée par l’association LGBT Chrysallis Euskal Herria cherche à rendre visible la réalité à laquelle seraient confrontés les enfants que cette association appelle transgenres.


Source : ABC

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Élève à la télévision : « J’en parlais avec mes amis trans à l’école... »

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Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

Environ 70 % des ados qui se disaient LGBT se déclarent hétérosexuels par la suite

L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre

Russie : réduction rapide du nombre d'avortements

En 1920, l’Union soviétique « est le premier pays à autoriser l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) », interdite du temps des tsars. Mais en 1936, elle est bannie par le régime stalinien et de nouveau autorisée en 1955. A cette époque, les préservatifs et la pilule « trouvent réellement leur place » et les « programmes de sensibilisation se multiplient ».

En 1993, le nombre d’avortements en Russie est l’un des plus élevé du monde : 235 avortements pour 100 naissances vivantes. Divisé par 5 entre 1993 et 2015, les statistiques officielles l’établissent désormais à 44 avortements pour 100 naissances vivantes, et les autorités estiment que c’est encore « un problème croissant ». Ce taux est, en effet, encore très comparé aux autres pays occidentaux. Ainsi, en 2014, on a enregistré environ 29 interruptions volontaires de grossesse pour 100 naissances au Québec. Ce rapport québécois était de 40 en 2002 ; il évolue à la baisse depuis. On dénombre 27 interruptions pour 100 naissances en France en 2013; le rapport est stable à ce niveau depuis plusieurs années.


En 2016, si le projet de loi russe visant à retirer les IVG de la liste des soins remboursés par la sécurité sociale a été abandonné, une nouvelle loi contraint les hôpitaux à l’obtention d’un nouveau certificat pour effectuer des avortements. Par ailleurs, une pétition demandant l’interdiction de l’avortement a recueilli plus de 400 000 signatures.

Avec l’accord du ministère russe de la santé, des consultants financés par la Fondation St Basile-le-grand exercent dans les hôpitaux pour permettre aux femmes de réfléchir à leurs projets d’avortements. En trois ans, « le nombre de consultants et de "centres de prévention" a triplé. Et plus de 39.500 femmes désirant avorter ont changé d'avis après un passage dans ces consultations ». Si le démographe Anatoli Vitchnevski attribue plutôt les évolutions à « une baisse globale de la natalité russe », la ministre de la Santé, Veronika Skvortsova, se félicite de la chute de 13% des avortements en 2016.

Sources: AFP (1/III/2017) et Institut de la statistique du Québec

mardi 28 février 2017

« Grève » du printemps érable : une association étudiante condamnée à indemniser un étudiant

Cinq ans après le printemps érable de 2012, une association étudiante de Montréal a été condamnée à verser plusieurs milliers de dollars à un cégépien pour l’avoir empêché de suivre ses cours pendant cette période tumultueuse.

Antoine Michaudville, ex-élève à la technique en assainissement des eaux, a obtenu un dédommagement de 6500 $ pour compenser le « retard dans son cheminement professionnel » causé par le débrayage de plusieurs mois au cégep de Saint-Laurent.

C’est l’association étudiante qui a été jugée responsable et qui a dû éponger la facture.

L’association « a appelé ses membres à rejoindre le mouvement et à manifester. Elle ne pouvait exercer son droit à la liberté d’expression au détriment du droit de Michaudville de recevoir les cours auxquels il était inscrit », a écrit la juge Magali Lewis, de la Cour du Québec, dans une décision des petites créances rendue l’automne dernier, mais qui vient de faire surface. « En agissant comme elle l’a fait, elle a engagé sa responsabilité et doit assumer les dommages ainsi occasionnés. »

M. Michaudville a fait la preuve que la grève a retardé de cinq mois l’obtention de son statut de technicien au sein de l’usine de traitement des eaux qui l’a embauché : de mai à octobre 2012, il était « payé au taux horaire de 16,60 $ comme étudiant, plutôt que 25,54 $ s’il avait travaillé comme opérateur ». C’est cette perte que l’association étudiante a dû rembourser, en plus de 1000 $ pour « troubles et inconvénients ».

Une injonction


M. Michaudville avait obtenu une injonction en avril 2012 afin de forcer le cégep à lui donner ses cours. Après une courte trêve, des membres de l’Association étudiante du cégep de Saint-Laurent (AECSL) ont toutefois continué à empêcher leur tenue, en bloquant les portes de l’établissement et en perturbant les séances.

Mais même sans injonction, les militants de l’AECSL commettaient une faute qui ouvrait la porte à des poursuites lorsqu’ils bloquaient les portes du cégep, a déterminé la juge Lewis.

« L’Association n’avait pas le pouvoir de déclencher une grève, non plus que celui d’obliger ses membres à respecter un “vote de grève”, ni de manifester en utilisant des mesures d’intimidation et en empêchant les étudiants désireux de suivre leurs cours de le faire dans un climat propice. »

La loi « ne contient aucune disposition permettant à une association étudiante de forcer un étudiant à boycotter ses cours contre son gré », a ajouté la juge.

Délai écoulé

Il n’a pas été possible de savoir si l’AECSL avait effectivement remis les 6500 $ à M. Michaudville. La personne qui a répondu au téléphone dans les locaux de l’association étudiante a indiqué qu’une réunion devrait être tenue avant afin que l’organisation puisse décider si elle souhaite discuter avec La Presse. Un procès-verbal d’une assemblée générale de l’automne dernier indique toutefois que la dépense a été approuvée.

Antoine Michaudville n’a pas voulu commenter le jugement.

En entrevue avec La Presse, l’avocat qui le représentait pour sa demande d’injonction en 2012 a toutefois mis en garde les étudiants qui voudraient lancer des poursuites contre leur association cinq ans plus tard.

« Ce serait très difficile actuellement, vu que le délai de prescription applicable est de trois ans et que les événements se sont déroulés en 2012 », a expliqué Me Damien Pellerin, qui ne s’exprimait pas au nom de M. Michaudville. « Il faudrait que les poursuites soient déjà lancées. »



D’AUTRES VICTOIRES JUDICIAIRES DES « CARRÉS VERTS »

Scolarité remboursée

En 2013, l’étudiant en histoire Marc-Antoine Dumas, de l’Université Laval, a réussi à convaincre un juge des petites créances d’obliger son association étudiante à lui rembourser ses droits de scolarité pour sa session perdue au printemps 2012. « Il reproche essentiellement à l’Association d’avoir organisé et coordonné des lignes étanches de piquetage, de telle sorte que les salles de cours étaient inaccessibles, donc d’avoir posé des gestes illégaux, brimant ainsi son droit à assister aux cours », a relaté le juge Daniel Bourgeois. Or, la loi « ne contient aucune disposition permettant à une association étudiante de forcer un étudiant à boycotter ses cours contre son gré ». Résultat : un dédommagement de 1300 $.

Injonctions à profusion

Après quelques semaines de débrayage, en 2012, les injonctions forçant les établissements à reprendre leurs cours se sont mises à pleuvoir au Québec. Parmi les premières : celle visant le Collège d’Alma, à la fin du mois de mars. Les associations étudiantes et au moins un syndicat de professeurs avaient rapidement dénoncé la « judiciarisation » du conflit. « Nous entendons reprendre les cours. On va se conformer à l’ordonnance, évidemment », avait expliqué à l’époque Bernard Côté, directeur général. Les activités normales n’avaient toutefois pas pu reprendre au lendemain de la décision, le piquetage se poursuivant malgré l’injonction interlocutoire de la Cour.

Nadeau-Dubois coupable, avant d’être innocenté

« Je crois qu’il est tout à fait légitime pour les étudiants de prendre les moyens de respecter le choix démocratique qui a été fait d’aller en [sic, de faire] grève. » C’est cette phrase qui a valu à Gabriel Nadeau-Dubois de se rendre jusqu’en Cour suprême afin que la justice détermine s’il avait commis un outrage au tribunal en la prononçant, en mai 2012, sur les ondes de RDI. Le 1er novembre 2012, ses opposants ont gagné une manche importante : le leader étudiant a « prôné l’anarchie » et « encouragé à la désobéissance civile » avec ses propos, avait tranché le juge Denis Jacques en le condamnant. La Cour d’appel l’a finalement blanchi, une décision confirmée par le plus haut tribunal du pays l’automne dernier.

Source : La Presse

Devoir d'allemand, vous reprendrez bien un peu de culpabilisation pour aider les migrants ?

Un parent dont un des enfants suit les cours par correspondance du CNED français nous a envoyé ce devoir d’allemand de 4e (13 à 14 ans). Nous le laissons décrire sa réaction face à ce devoir et, plus généralement, face au programme du CNED en allemand.

Ce devoir sert principalement, dirait-on, à mobiliser la jeunesse en faveur de l'accueil des immigrants de Syrie. Il n'hésite pas pour ce faire à tracer un parallèle entre la crise migratoire et le sort des juifs sous le Troisième Reich et plus particulièrement d'Anne Frank.

 

Scène de récréation dans une école allemande moderne...


Anne Frank est cette adolescente allemande juive qui écrivit un journal intime, rapporté dans le livre Le Journal d’Anne Frank, alors qu’elle se cachait avec sa famille et quatre amis à Amsterdam pendant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Elle mourut en 1945 à Bergen-Belsen.





Le cours d’allemand qui précède ce devoir a consacré deux leçons (des pages 154 à 163) à l’histoire d’Anne Frank, puis une leçon contenant d’autres mentions à Anne Frank, à la solidarité en classe et un voyage scolaire à Amsterdam pour y visiter le musée d’Anne Frank.

Page 175 : questions autour du voyage à Amsterdam pour y visiter le musée Anne Frank

Notons que le matériel du CNED insiste très peu sur la culture allemande. Les premières leçons parlent surtout de musique rock'n roll, de former un orchestre de musique rock et maintenant de parler de la Deuxième Guerre mondiale et de l’horreur nazie. Exit Goethe, les frères Grimm, la Lorelei de Heine (un juif au passage) comme les anciens manuels d’allemand le faisaient.

Complètement évacuée du cours du CNED, la culture classique allemande

La première question du devoir ci-dessous signale aux écoliers qu’il existe des choses injustes et inhumaines (bien sûr), mais qu’il ne faut pas uniquement se concentrer sur le passé et penser à Anne Frank (« Aber wir sollen nicht alle von Anne Frank sprechen »). « Il existe aussi aujourd’hui des choses injustes et inhumaines. Pensez aux enfants qui, par exemple, viennent chez nous de Syrie ! » (« Es gibt auch heute Dinge, die ungerecht und unmenschlich sind. Denkt an die Kinder, die zum Beispiel aus Syrien zu uns kommen!»)

Le CNED n’hésite pas à faire le parallèle donc entre le sort d’Anne Frank et celui des enfants syriens qui viennent en Allemagne, comme si les enfants syriens étaient menacés de mort dans les camps de réfugiés ou les appartements du Liban, de Turquie ou de Jordanie où ils sont passés avant de venir en Allemagne... Comme si la responsabilité de l'Allemagne était aussi engagée envers Anne Frank qu'aujourd'hui envers les Syriens... Pas d'amalgame, n'est-ce pas ?

Tout le devoir qui suit parle du merveilleux professeur Baumann qui s’implique bénévolement au sein de l’organisation (MiKiBu) qui donne des cours d’allemand aux jeunes immigrants syriens. Il faut émouvoir les écoliers alors on leur dit que beaucoup de jeunes Syriens seraient orphelins (« Viele Kinder bei MiKibU haben ihre Eltern verloren, und zwar die Kinder aus Syrien »). Nous ne connaissons pas la source de cette affirmation du CNED, il est vrai qu’il y a de nombreux Syriens et Afghans qui se disent mineurs (14 000 en Bavière ici, pas de mention à des orphelins...) et qui ne sont pas accompagnés, mais ce n’est pas la même chose. Notons qu'il s'agit surtout de jeunes hommes et qu’il existe d’excellentes raisons pour que de jeunes hommes se rajeunissent, voir cet article sur ces réfugiés comme Saad Alsaud le plus rapide ado de « quatorze ans  » en Suède qui dépassait la concurrence d’une bonne tête. Voir aussi cet article autrichien sur de jeunes Afghans qui auraient menti sur leur âge pour bénéficier d’allocations généreuses destinées aux mineurs. Enfin, en Allemagne, chaque réfugié mineur coûte chaque mois entre 3000 et 5000 euros. Évidemment, le coût économique et social pour l’Allemagne lié à l’immigration de plus d’un million d’immigrants (réfugiés) en 2015 n’est pas abordé ni dans le devoir ni dans le manuel... D’abord, les émotions.

Le devoir se termine avec une lettre à écrire en allemand sur les Restaurants du cœur. Une œuvre respectable, mais surtout bien laïque ce qui est important pour l’école de la République. Le devoir sera donc directif : on ne laisse pas l’enfant choisir son œuvre de bienfaisance, on lui demande de bien connaître celle de Coluche et de vanter les efforts de l’école qui organise une « foire à tout » pour leur envoyer de l’argent.



Complètement absente du cours allemand de 4e, la culture allemande. Reste la culpabilisation, les amourettes, la « solidarité » et le rock'n roll.



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Allemagne — difficultés d'intégration des immigrés

jeudi 23 février 2017

Zemmour sur Bock-Côté : l'avenir de l'Occident visible dès maintenant au Québec

Recension du dernier ouvrage de Mathieu Bock-Côté, Le Nouveau Régime, par Éric Zemmour dans Le Figaro.

Quand j’étais enfant, je croyais que tous les Ca­nadiens français étaient bûcherons ou chanteurs. Depuis lors, les bûcherons ont appris à dissi­muler leurs mains calleuses dans les poches de leurs costumes Armani et les chanteurs à textes pour un concert à Bobino sont devenus des chanteuses pour beuglants de Las Vegas. Les paysans français de Louis XV sont désormais citoyens du monde. Ils ont troqué la religion catholique pour celle des droits de l’homme. Le Premier ministre canadien, le sémillant Justin Trudeau, est l’incarnation du destin qu’on leur réserve — le destin qu’on nous réserve : ses ancêtres sont français, mais il prononce son prénom à l’anglaise. En 2014, le Québec a voté une loi autorisant le suicide assisté. Une Pakistanaise en octobre 2015 a prêté serment en niqab avec l’accord des tribunaux. La commission scolaire de Montréal a supprimé les réfé­rences aux mots « père » et « mère ». Le Parti libéral a débattu de la reconnaissance possible d’un troisième sexe.

Le destin du Québec montre comment l’immigration peut être un instrument redoutablement efficace pour détruire l’identité d’un peuple. En 1970, le leader québécois indépendantiste, René Léves­que, avait fait scandale en déclarant : « On s’est donné un ministère de l’immi­gration. L’autre à Ottawa, pour lequel on paye, il a le droit de continuer à nous noyer, c’est lui qui a le pouvoir. Mais on en a un au Québec pour enregistrer la noyade. » René Lévesque avait tout compris. Le Québec ne pourra plus jamais voter en faveur de son indépendance, car les Canadiens français ne sont plus seuls sur leur terre. Certains parlent de « groupe démographique majoritaire » pour les désigner et le français est langue facultative à Montréal. Là où l’on criait naguère « Vive le Québec libre », des policières règlent la circulation en voile islamique.

Le Canada est le pays dont rêvent nos élites, de Juppé à Macron, d’Attali à Ber­ger. Le Québec était notre passé oublié ; il est devenu notre avenir annoncé. L’avion qui transporte les passagers de Montréal à Paris est aussi machine à remonter le temps.

Avec sa culture classique, sa passion pour l’histoire et la politique, son libéralisme aronien, son amour de la France en particulier et des nations en général, Ma­thieu Bock-Côté incarne « l’infâme réac » au Québec tandis qu’a Paris il devient Cassandre nous décrivant la prochaine catastrophe qui nous tombera dessus. Cassandre, mais rond, jovial, sympathi­que, chaleureux. Cassandre qui a troqué l’incantation prophétique pour l’analyse subtile de l’idéologie dominante, ses non-dits et sa tyrannie. Tout y passe : le « multiculturalisme de droit divin », la théorie du genre qui n’existe pas tout en existant, la prétendue « fin des idéolo­gies », le suicide assisté transformé en droit de l’homme, etc.

Le style de notre auteur est comparable à une vague qui frappe inlassablement la roche pour mieux l’user et l’éroder. Il abuse des adverbes, ose un « vastement », et met des « conséquemment » à toutes les sauces qui perdent de leur charme à l’écrit, lorsqu’ils ne sont plus enrobés dans le papier chatoyant de l’accent qué­bécois. Il excelle à la fin de ses raisonnements, quand il lâche enfin ses coups : « La référence au populisme a ceci d’intéressant qu’elle réintroduit, en la dia­bolisant, le peuple dans la démocratie... La nouvelle vocation messianique de la civili­sation occidentale : s’extraire elle-même de son histoire, pour permettre l’avène­ment de l’humanité mondialisée... Dès lors qu’on ne définit plus la nation comme une réalité historique, mais comme une communauté de valeurs, on tombe dans ce piè­ge qui la condamne à l ’impuissance parce qu’elle ne parvient plus à expliciter son identité... »

Tout en ressort concassé, démantibulé : Bock-Côté déconstruit avec efficacité les déconstructeurs. Il le fait à sa manière, ja­mais de front, tou­jours de biais. Il concède avant de rejeter. On a l’impression qu’il a besoin de s’échauffer avant de frapper. Comme s’il avait malgré lui inté­riorisé les interdits du politiquement cor­rect, et qu’il devait les endosser avant de s’en débarrasser. Donner des gages pour pouvoir être audible dans un univers in­tellectuellement cadenassé [Note du carnet : Zemmour a bien compris le Québec-qui-pense-avec-les-sous-du-contribuable : cadenassé, étriqué, peu original et incestueux]. Ainsi. dit-il, « l’islam n’est pas l’islamisme », avant de traiter le voile islamique ou le burkini de « formes d’exhibitionnisme identitaire ».

Une seule vache sacrée de l’époque échappe à sa verve iconoclaste : le féminisme. Ce qu’il appelle avec enthousias­me « l’émancipation féminine ». Notre auteur, soudain désarmé, semble avoir oublié ses lectures et ses repères. Lui qui a critiqué sévèrement le « contractualis­me » forcené de notre temps oublie que le féminisme en est, selon Christopher Lasch, un des plus flamboyants. Il se mo­que de la théorie du genre et de son por­te-voix le plus célèbre, Judith Butler, mais il ne voit pas — ou ne veut pas voir — que Judith Butler est tout entière dans Simone de Beauvoir, comme Staline est tout entier dans Lénine. La théorie du genre est une interprétation pédantesque à prétention scientifique de sa phrase célèbre : « On ne naît pas femme, on le de­vient. » La rupture du lien entre la féminité et la maternité, dénoncée aujour­d’hui par notre auteur est revendiquée par Simone de Beauvoir. « Selon la théorie du genre, tout homme est un violeur bar­bare en puissance », se plaint Bock-Côté ; mais c’étaient déjà la vision et le slogan des féministes des années 1970.

Tous les adversaires de notre auteur aujourd’hui furent hier les alliés privilé­giés des féministes : alliance politique en­tre Beauvoir (et Sartre) et le FLN dans les années 1950 ; alliance tactique des mou­vements féministes et gays contre l’hom­me blanc hétérosexuel dans les années 1970 ; alliance idéologique et universitaire entre féministes et déconstructeurs à la Foucault ou à la Bourdieu dans les an­nées 1980.

Notre auteur devient alors passionnant à double titre, dans ce qu’il dénonce, mais aussi dans ce qu’il ne dénonce pas. Com­me une borne générationnelle de ce que même un tempérament rebelle, un esprit subtil et iconoclaste ne veut et ne peut remettre en cause de l’héritage légué par le progressisme des quarante dernières années

Le Nouveau Régime
par Mathieu Bock-Côté
publié chez Boréal
dans les « Papiers collés »
en 2017
à Montréal
314 pages
29,95 $





Voici la fin de la recension de David Leroux du même livre qui aborde la critique de Zemmour sur l’oubli par Bock-Côté d’une vache sacrée : le féminisme (triomphant au Québec tant à l’école, les médias de plus en plus féminisés ou dans l’orientation des politiques prétendûment familiales) :

On pourrait reprocher à Bock-Côté, comme l’a fait Eric Zemmour, de ne pas aller au bout de sa pensée en restant trop attaché au libéralisme. La critique, d’un point de vue strictement idéologique, est tout à fait légitime. Il faut cependant différencier l’espace politique français de l’espace québécois. Dans ce dernier, beaucoup plus étouffant que l’espace français du point de vue des idées, Bock-Côté libère une parole conservatrice culturelle essentielle à la santé intellectuelle de la nation. Il éveille nombre de jeunes patriotes qui, autrement, se désintéresseraient de la chose politique par dédain naturel pour l’asepsie intellectuelle proposée par l’ordre actuel des choses. Ce livre, de ce point de vue, est une libération de plus pour la pensée québécoise et, en ce sens, même si l’on comprendra et approuvera même la critique zemmourienne, on ne l’importera pas au contexte québécois.

L’ouvrage, par ailleurs parsemé de références à des livres qu’on aura envie de courir se procurer, se termine en effet sur quelques hommages magnifiques à des écrivains et penseurs de la dissidence s’inscrivant en faux des dogmes berçant notre étrange époque tels que Raymond Aron, Chantal Delsol, Michel Houellebecq, Julien Freund et Éric Zemmour et sur un touchant éloge de l’amitié. On fermera le livre un sourire aux lèvres. On aura envie de continuer à réfléchir avec tous ces auteurs édifiants, d’étoffer notre bibliothèque de leurs œuvres, puis de partager nos lectures avec nos amis autour d’un repas rabelaisien, occupés que nous serons à tenter de conserver la beauté du monde de nos parents, « qui ne méritait pas qu’on en dise tant de mal. »

Voir aussi

Effet de l’école québécoise sur le sentiment nationaliste des jeunes ?

Le Québec tolérant à l’œuvre : Mathieu Bock-Côté entarté (m. à j. vidéo)

mercredi 22 février 2017

France — Un nouveau modèle d'école basé sur la tradition

Poignée de main, vouvoiement des élèves et regard dans les yeux, dans cette école élémentaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), la discipline s'applique avant même de pénétrer dans la cour. Quelques rituels bien ancrés puis les élèves les plus méritants vont hisser les drapeaux français et européens avant d'entonner une Marseillaise à pleins poumons.

Un financement issu du mécénat

Il faut afficher ses attachements aux symboles et c'est la même chose dans les classes. Les garçons portent un uniforme vert et les filles un uniforme bordeaux. Ouverte en septembre dernier, cette école élémentaire fait partie des huit établissements du réseau Espérance banlieues financées par du mécénat. Des écoles privées hors contrat qui visent à redonner confiance aux élèves en difficulté. Les détracteurs de ces nouvelles écoles y voient le retour d'un enseignement archaïque. Ces écoles ne sont pas tenues de suivre le programme gouvernemental ni les méthodes pédagogiques imposées par le gouvernement. Elles ont aussi une grande liberté de recrutement du personnel enseignant (d'où la présence de cette jeune institutrice l'année précédente encore dans la finance). Ces libertés en éducation n'existe pas au Québec.

Résultats équivalents à l'école publique

Le reportage de France 2 affirme que les écoles de ce réseau obtiennent des résultats similaires à ceux d'une école publique secondaire (« collège » en France) locale. Le reportage ne dit rien sur la progression de ces élèves et si ceux évalués au collège étaient, comme il le semble dans le reportage pour cette école primaire, des élèves difficiles ou peu studieux auparavant.