lundi 26 août 2013

Québec — Le privé au secondaire continue de gagner en popularité

Près de 21 % des élèves québécois du secondaire fréquentaient une école privée en 2012-2013, selon le ministère de l’Éducation, une proportion qui est sans cesse croissante depuis 15 ans.

Au cours des 15 dernières années, le nombre d’élèves ayant délaissé l’école publique n’a cessé de grimper.

Au secondaire seulement, on estime que la proportion d’élèves inscrits au privé était environ 21 % en 2012-2013, comparativement à 15,8 % en 1998-1999.

Les écoles publiques se disent inquiètes

Cette lente et constante progression inquiè­terait vivement les écoles publiques.

« C’est une mauvaise nouvelle. On est rendu à devoir vendre nos écoles pour attirer de la clientèle. On travaille très fort pour contrer l’exode vers le privé », lance Lorraine Normand-Charbonneau, présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

« Les parents qui envoient leurs enfants au privé pensent à tort que ceux-ci seront mieux encadrés, avec un meilleur programme. Mais, en fin de compte, ils passent les mêmes examens que dans les écoles publiques. »

Malheureusement, il est vrai que le Monopole de l'éducation impose les mêmes programmes (sauf options), les mêmes pédagogies (en théorie) et les mêmes examens au privé qu'au public, ce qui restreint l'offre et fausse le marché.

« Ça me fait mal au cœur, avoue pour sa part le président de la Fédération des comités de parents, Gaston Rioux. Il va falloir commencer à se poser des questions. Nous avons un système d’éducation à deux vitesses. »

Gaston Rioux poursuit par un de ces scies habituelles au partisan du public : « L’argent que l’on verse aux écoles privées, c’est du financement de moins pour les écoles publi­ques. Les parents choisissent ensuite le privé parce que certaines écoles publiques sont mal entretenues, moins propres. Il faut financer davan­tage ce qui nous appartient ».

Gaston Rioux oublie plusieurs choses :
  • Les parents qui envoient leurs enfants à l'école privée paient deux fois : une fois pour l'école gouvernementale et une fois pour l'école dite privée qui applique les programmes du Monopole ;
  • chaque enfant à l'école dite privée épargne de l'argent à l'école gouvernementale puisque le l'État ne subventionne chaque élève dans les écoles dite privée qu'à 60 %, faisant ainsi une économie de 40 % qu'il pourra affecter aux élèves qui restent dans le secteur étatique ;
  • il n'est pas du tout évident que les écoles gouvernementales appartiennent aux parents si ce n'est en tant qu'abstraction déracinée : le parent n'a guère son mot à dire dans ces écoles, ni sur leurs programmes, ni sur leur pédagogie, ni encore quant à leur administration, ni enfin sur le choix des enseignants. Il s'agit d'un slogan.
« Milieu plus sérieux »

Gérald Boutin, professeur au département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal, s’intéresse depuis plusieurs années à l’attrait qu’exercent les institutions privées sur les parents. Le Journal de Montréal l'a interrogé.

« Les parents d’aujourd’hui veulent la formation la plus performante possible qui préparera leur enfant à une grande carrière, dit-il. Ils croient que l’école privée est un milieu plus sérieux et mieux encadrant pour les enfants. »

« On peut déplorer ça autant qu’on veut, mais c’est une tendance qui est là pour rester. Il faudrait faire une réflexion en profondeur pour comprendre pourquoi. »

Du côté de la Fédération des établissements d’enseignement privés, on souligne que les différents problèmes vécues dans les écoles publiques contribuent au recrutement du privé.

« On est redevable, entre autres, de l’image négative associée aux écoles de Montréal, qui ont des défis importants à relever », indique le président Jean-Marc Saint-Jacques. Le Journal de Montréal n'a pas cru bon résumer ces défis... Notamment, une paupérisation et une immigration souvent pauvre ou au chômage. Ceci alors qu'on nous dit que l'immigration et le bilinguisme généralisé à Montréal seraient gages de prospérité...

« Le milieu de vie offert par les écoles privées y est aussi pour beaucoup. Les parents aiment que leur enfant fréquente un endroit propre, sans graffitis, avec une belle pelouse. Un bel environnement pour bien apprendre. »

Voir aussi

Québec — La popularité des écoles privées et plus particulièrement catholiques augmente

Écoles privées qui ne respectent pas ouvertement les exigences du Monopole de l'Éducation du Québec

Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée

Québec — Établissements privés songent à supprimer les épreuves d’admission peu fiables

Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %




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jeudi 22 août 2013

Noir bilan pour tableaux blancs

 Implanté massivement dans les écoles du Québec sous le gouvernement Charest, le tableau blanc interactif (TBI) est bien loin de livrer la marchandise. Les données préliminaires d’une étude de l’Université de Montréal brossent un portrait dévastateur de cette nouvelle technologie, a appris Le Devoir.

Avec son équipe, Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation, a interrogé 800 enseignants, mais aussi plus de 10 000 élèves du primaire et du secondaire de partout au Québec. Résultat  : 86 % des enseignants ont trouvé des désavantages au tableau blanc interactif.

Premier constat : le TBI n’est pas utilisé à la hauteur de son potentiel. La plupart du temps, le tableau sert d’écran de télévision ou d’écran de projection. « C’est triste », concède le chercheur, qui constate néanmoins que certains enseignants poussent plus l’exploitation de l’outil. « Mais ça reste un faible pourcentage. »

Il voudrait voir davantage d’enseignants faire interagir les élèves avec le TBI, ce que réclament ces derniers, d’ailleurs. « Les élèves nous le disent, ce qu’ils aiment le plus, c’est d’être sollicités, d’aller manipuler le TBI », souligne M. Karsenti, faisant remarquer que le modèle du « cours magistral » est encore celui qui prédomine.

Autre critique des élèves : le tableau blanc est bien trop petit, surtout dans les grandes classes des écoles secondaires. « Il y a des jeunes qui me disent qu’ils ont des télés bien plus grandes à la maison que le TBI dans la classe. Alors quel est l’intérêt pour eux ? », demande le chercheur, qui n’en est pas à sa première recherche dans le domaine des TIC. « Quand tu as une classe faite sur le long, l’étudiant tout en arrière ne voit rien de ce que l’enseignant écrit au tableau », fait-il remarquer, soulignant qu’un TBI standard fait 3 x 4 pieds.

Source : Le Devoir




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Belgique — Pourquoi l'école fait de vos enfants des cancres

Dans un libelle qui paraît ce 23 août, l’écrivain et enseignant Frank Andriat s’attaque aux pédagogues, idéologues et ministres qui ont mené, selon lui, l’école à sa ruine.

« Mon métier n’est plus ce qu’il était ; en des sphères où l’on rêve l’école, lentement, patiemment et, semble-t-il, passionnément, on la détruit », écrit l’enseignant en colère Frank Andriat dans Les profs au feu et l’école au milieu. Fort de sa longue expérience dans un athénée [à l'origine une école secondaire pour garçons] bruxellois, il y dénonce, en 144 pages et en dix commandements, un désastre scolaire dont l’ampleur semble être ignorée par les débats syndicaux, politiques et médiatiques.

Premiers accusés : les pédagogues, « les mérules de l’enseignement », qui empêchent les profs d’exercer leur métier et les élèves d’apprendre quoi que ce soit de solide. « Oui, le niveau baisse, même si les pédagogues affirmeront qu’on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Les élèves touchent à tout en ne sachant plus rien. Ce qu’on nous demande de leur enseigner est de plus en plus large. Ils ne cessent d'apprendre à apprendre, mais ils n’apprennent plus grand-chose », estime l’auteur.

Il fustige donc aussi les politiques, « souvent incompétents en la matière ». « Les ministres sont une espèce à part, surtout celles et ceux qui ont reçu la charge de l’enseignement et qui, pour la plupart, ne se satisfont pas de gérer l’école en bons pères et mères de famille », écrit l’auteur. Il y a aussi les inspecteurs : « Ils ne sont plus là pour voir ce qui fonctionne et pour encourager le prof à aller plus loin (ça, c’est la théorie !) mais, dans la pratique, ils viennent voir ce qui ne correspond pas aux nouvelles tendances édictées et qui brisent parfois, après une visite de trente minutes en classe, des enseignants qui exercent le métier avec bonheur depuis plus de trente ans ! » Les seuls que Frank Andriat épargne, ce sont ses collègues, que les « pédagogues en chambre ont transformés en gentils animateurs ».

Extraits :
«

J’aurais voulu ne jamais écrire ce livre, n’être pas saisi par l’urgence de témoigner, n’être pas envahi par la colère, par cet immense sentiment de gâchis qui, au fil des ans, gagne du terrain dans mes tripes.

J’enseigne depuis trente-trois ans. Avec bonheur. Je devrais plutôt écrire que cela fait trente-trois années que je vois mes élèves avec plaisir, que j’en­tre dans mes classes avec joie. Mon métier n’est pourtant plus ce qu’il était ; en des sphères où l’on rêve l’école, lentement, patiemment et, semble-t-il, passionnément, on la détruit. Plus le temps passe, plus les réformes se multiplient, plus je rencontre de professeurs désorientés, et plus j’ai le triste sentiment que l’on programme la mort de l’école.

mardi 20 août 2013

Petit fantasme des médias dits progressistes, athlètes russes très offensées

Les médias « occidentaux » n'avaient pas hésité à écrire dimanche (ici Agence QMI, là Huffington Post.ca) :
« Après avoir remporté la médaille d'or au relais féminin 4x400 m aux Championnats du monde d'athlétisme, dimanche, en Russie, les athlètes russes Kseniya Ryjova et Tatyana Firova se sont embrassées sur le podium. 
Lorsqu'elles se sont retrouvées en compagnie de leurs coéquipières Youlia Gouchtchina et Antonina Krivochapka sur la plus haute marche, les quatre femmes ont réitéré leur geste. 
Plusieurs rumeurs indiquent que les gagnantes avaient décidé de dénoncer à leur manière la loi controversée du gouvernement du président Vladimir Poutine, votée en juin, qui a banni les démonstrations d'affection des personnes homosexuelles en public. Cette loi a soulevé la colère des défenseurs des droits des gais. »
Kseniya Ryjova (au centre, à gauche) et Tatyana Firova
s'embrassent sur le podium.
Or ce n'est pas  du tout l'avis des intéressées, comme le dit aujourd'hui Radio-Canada à sa façon :
« Interprété par les médias du monde entier [même dans les pays majoritaires du monde où l'homosexualité est mal vue ? Hmm.] comme un geste de protestation face à la loi russe inter­disant la « propa­gande homo­se­xu­elle », le baiser n'était selon Ryjova qu'une simple manifestation de joie après une victoire durement gagnée.

« Hier, j'ai reçu 20 appels téléphoniques de différents organes de presse qui, au lieu de me féliciter, ont décidé de m'humilier avec ces questions », a déclaré Ryjova, citée par l'agence Itar-Tass.

« Youlia et moi sommes toutes les deux mariées et nous n'avons aucune autre relation. Nous nous entraînons ensemble depuis huit ans et nous sommes devenues de très bonnes amies. »

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que signifie pour nous la victoire au bout de huit ans! C'était un déluge d'émotions. Et si à ce moment précis nos lèvres se sont touchées... Je ne sais pas comment certains en sont arrivés à imaginer ça », a dit Ryjova

Une autre athlète russe, la spécialiste [la championne du monde en fait] du saut à la perche Yelena Isinbayeva, avait également plaidé une mauvaise interprétation de ses propos [par qui à nouveau ?] après avoir déclaré qu'en Russie, « nous nous considérons comme des gens normaux où des garçons sont avec des filles, et des filles avec des garçons ».

Rappelons qu'il est de coutume en Russie d'embrasser. En 1972, il n'était pas rare durant la fameuse Série du Siècle entre le Canada et l'Union soviétique, de voir des joueurs de l'URSS s'embrasser sur la bouche après avoir marqué un but. »
Radio-Canada ne cite pas complètement les relayeuses russes :

Gouchtchina a soutenu sa collègue. « C'est une fantasme malsain du photographe qui nous a pris. Je ne comprends pas pourquoi notre équipe est la seule à'être traitée de cette manière. Et si j'avais ainsi félicité la Britannique Christine Ohuruogu? Aurait-on aussi dit que nous étions un couple ? Je ne comprends pas comment on peut y songer. J'ai été choquée après avoir reçu un texto de Ksenia à ce sujet. Cela nous a beaucoup offensées », a déclaré Gouchtchina.





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lundi 19 août 2013

Le système de garderies du Québec : un cul-de-sac

De Myriam Ségal au Saguenay :

Les jeunes libéraux proposent que les places en garderie soient accordées aux plus démunis d'abord. Mauvaise idée, qui émane d'un constat d'échec. Mais comme un randonneur perdu qui refuse de revenir sur ses pas, chacun cherche à sauver ce système malgré son cul-de-sac financier et social.

Mère lisant à ses enfants
Il y a 15 ans, le PQ créait les garderies à 5 $, en promettant une place pour chaque enfant. Rapidement les « lologues » ministériels ont exigé des programmes de formation pour les bambins, du matériel pédagogique, des immeubles hyper-sécuritaires, des diplômes pour les éducatrices. Les syndicats se sont emparés des CPE; les salaires et les coûts ont explosé.

On disqualifiait du coup des femmes qui gardaient fort bien des enfants. Même au noir, elles coûtaient moins cher à l'État que les éducatrices patentées. Les parents responsables faisaient leur job sans se fier au « gouvernemaman » : ils choisissaient leur gardienne, l'interrogeaient, s'impliquaient, veillaient. Mon fils a ainsi été élevé en partie à la campagne, par une mère de famille adorable.

À l'envers

Une amie, qui termine son congé parental, m'a raconté son chemin de croix. Le fœtus à peine conçu, elle l'a inscrit au guichet unique de la région. Liste d'attente : deux à trois ans! Mais plusieurs garderies ont leur propre liste. Elle a donc en plus quémandé une place partout, plaidé sa cause, fait miroiter l'horaire avantageux de son conjoint pour que la garderie encaisse la subvention sans avoir l'enfant toute la journée...

Le monde à l'envers : les parents passent des entrevues, des sélections. Ce devrait être l'inverse ! Mais à cause de l'explosion, prévisible, des coûts du système, on n'a jamais créé assez de places, ce qui donne le gros bout du bâton aux garderies. Après 18 mois de vaines démarches, elle a trouvé... au privé.

Une récente étude de l'Université McGill montre que le bébé sagittaire a moins de chance d'avoir sa place à 7 $ que le bébé bélier. Les places se libèrent à la rentrée scolaire; le bébé d'automne n'aura qu'une chance avant 18 mois, mais le bébé né au printemps en aura deux ! Les jeunes libéraux se rendent bien compte qu'on ne pourra jamais étendre ce ruineux système, et proposent une sélection impossible à administrer, qui transformera les garderies publiques en « ghettos » de pauvreté.

Cela découragera la classe moyenne d'avoir trois ou quatre enfants. Notre société, à force de filet social, aide ses plus démunis à se reproduire et décourage ses « nantis ». À deux salaires de 45 000 $ par an, on vous presse comme un citron. Sales riches » !

En Finlande

La Finlande sert souvent d'exemple aux penseurs sociaux ministériels, qui nous ont imposé une réforme scolaire absurde en prétendant copier ce pays scandinave, aux jeunes instruits, heureux et performants.

Mais ils ont négligé quelques détails : les écoles finlandaises ne comptent que rarement plus de 500 élèves, même au secondaire. Les classes intègrent toutes les catégories d'élèves, des « bollés » aux cancres, et on y ajoute des aides pédagogiques. Tous les jeunes ont des après-midi complets de sport. Les universités trient, sur le volet, ceux qui étudient pour enseigner. On y adule les profs comme nous adulons les médecins.

Le petit Finlandais ne commence l'école qu'à 7 ans. Avant, les parents ont droit à un congé parental jusqu'à trois ans. Ensuite ils ont une allocation pour garder l'enfant à domicile, ou peuvent choisir un service de garde qui recevra une subvention. Ils décident à qui va la subvention. Résultat : dans ce pays modèle, 69 % des enfants restent avec leurs parents jusqu'à 3 ans, et 36 % jusqu'à 7 ans.

Au lieu de nationaliser les enfants, de les enrôler, de les extraire de leur famille, de pénaliser ceux qui gardent leurs enfants, on donne là-bas aux parents les moyens de faire leur job.

Qui aura le courage ?

Qui aura le courage de nous ramener sur nos pas, de rendre aux parents leur fonction première et à l'État son rôle de soutien et non de remplacement ? Pas les jeunes libéraux en tout cas !

Voir aussi

C'était une autre époque...

Les traits du système finlandais que copie l'étranger n'expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits » 

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Le PQ retranche 56,2 millions à une des vaches sacrées féministes : les garderies contrôlées par l'État

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire




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vendredi 16 août 2013

L’Association étudiante rembourse un étudiant victime du boycott étudiant (m.-à-j.)


Mise à jour (Radio-Canada se réveille après les radios rebelles) :

Les associations étudiantes préoccupées

La situation est préoccupante, dit Antoine Genest-Grégoire, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Les associations étudiantes craignent que cette décision n'établisse un précédent.

« On analyse le procès. Évidemment, c'est alarmant. Ça met en cause certaines choses qui ne sont pas nécessairement couvertes dans la loi. Ça fait beaucoup référence à la Loi 32 sur les associations étudiantes. C'est une loi qu'on est en train d'étudier en ce moment pour voir ce qui peut être changé à l'intérieur. C'est quelque chose sur lequel on va se pencher au cours des prochains mois », dit-il.

De son côté, Jean-François Morasse, un étudiant qui avait fait appel aux tribunaux durant la grève pour pouvoir assister à ses cours, estime que plusieurs étudiants dans la même situation pourraient être tentés d'avoir recours aux petites créances.

« Il y a des pertes de session, des pertes de diplômes, des retards sur le marché du travail. Moi-même j'ai été retardé même si j'ai pu obtenir mon certificat en arts plastiques, j'ai été retardé d'un mois », souligne-t-il.

Il examine actuellement la possibilité d'inscrire son dossier à la cour des petites créances.


Billet originel de jeudi 15 août 2013

Marc-Antoine Dumas, étudiant en histoire à l'Université Laval, a poursuivi son association étudiante à la suite du boycott du « Printemps érable ». Il vient de gagner sa cause devant les tribunaux et l'association syndicaliste-étudiante doit lui rembourser ses frais de scolarité.

Émission radio.

Silence radio dans les médias conformistes.

Voir aussi

Deux étudiants en justice pour mettre fin au « monopole » des associations étudiantes

Pourquoi toutes les cartes du monde sont-elles fausses ?




Les cartes du monde en deux dimensions sont toutes faussées : il y est impossible de respecter à la fois la surface et les distances de la Terre qui est un objet en trois dimensions. La projection la plus commune est celle de Mercator, il s'agit d'une représentation qui favorise les pays du Nord. Les échelles sont modifiées et le placement des continents se fait selon une vision particulière, résultat : l'Afrique est, par exemple, bien plus grande que celle perceptible sur les planisphères de Septentrionaux.

Planisphère du monde selon la projection de Mercator.

La projection de Peters est une projection cartographique, qui contrairement à la projection de Mercator, tente de prendre en compte la taille réelle des continents.

La projection de Mercator, du fait qu'elle est perspective, a tendance à faire apparaître plus grands les pays et continents des zones tempérées aux pôles. Ainsi, dans la projection de Mercator, le Groenland apparait plus grand que le continent africain, alors qu'il est de 14 à 15 fois plus petit.

Planisphère du monde selon la projection de Peters de la Terre
 
 





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Québec — Établissements privés songent à supprimer les épreuves d’admission peu fiables

Selon le journal de Montréal, les épreuves d’admission pratiquées dans certaines écoles secondaires privées pourraient bientôt être chose du passé. De plus en plus d’institutions abandonnent cette pratique, découragées par le nombre élevé d’enfants trop préparés qui échouent ensuite en cours d’année. De nombreux collèges privés dénoncent le «marché» qui entoure les examens d’admission. Tuteurs, cours particuliers, manuels de préparation, des parents déboursent des centaines de dollars pour s’assurer que leur enfant réussisse haut la main l’examen d’entrée des collèges les plus réputés. Une rapide recherche effectuée sur la Toile a permis au Journal de dénicher plusieurs cours de préparation à l’examen d’admission des collèges privés se détaillant jusqu’à 300 $. De plus en plus de manuels et de cahiers de préparation font aussi leur entrée dans les librairies chaque année. « Les enfants sont surpréparés. Cela ne donne pas un portrait juste lors de l’examen d’admission. C’est la course aux tests », déplore le président de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) et directeur général du Collège Bourget à Rigaud, Jean-Marc Saint-Jacques.

Plutôt un test de classement


La Fédération des établissements d’enseignement privés milite activement auprès de ses membres pour qu’ils mettent fin à cette pratique. « », Beaucoup d’écoles ont abandonné le test d’admission et l’ont remplacé par un test de classement qui permet de mieux équilibrer les groupes, par exemple en anglais. Pour ce qui est de l’admission, les bulletins du primaire sont de plus en plus importants et donnent une meilleure vue d’ensemble », », explique M. Saint-Jacques. La FEEQ propose aussi qu’une seule épreuve soit mise sur pied, valide pour tous les collèges privés du Québec. « Un même test en même temps pour tout le monde. Ça enlèverait beaucoup de pression sur les enfants et ça règlerait le problème des élèves qui deviennent super performants après avoir passé trois ou quatre tests dans différentes écoles », plaide M. Saint-Jacques.

Ils ont abandonné l'épreuve d’admission :
  • Fondé en 1957 à Montréal, le Collège Mont-Royal a décidé d’éliminer les tests de sélection pour la prochaine année scolaire. Les élèves seront évalués à partir de leurs bulletins de 4e et de 5e année.
  • Le Collège Reine-Marie, à Ahuntsic, sélectionne ses élèves sur la base des bulletins et d’une rencontre individualisée entre la famille et la direction.
  • Au Collège Letendre, à Laval, les candidats sont retenus selon l’ordre chronologique de l’arrivée de leur demande d’admission.






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jeudi 15 août 2013

Histoire de la science — Tout est relatif, monsieur Poincaré !




Le film Tout est relatif, monsieur Poincaré ! propose un voyage en images vers un passé à la fois proche et lointain : l'époque d'Henri Poincaré, époque qui a vu naître, dans un même mouvement notre science et notre monde modernes. Il nous raconte le parcours d'un génie exceptionnel, mathématicien, physicien et philosophe, le dernier sans doute à avoir pu embrasser le savoir de son époque, le premier à jouer un rôle clef dans l'avènement de la science moderne.

Henri Poincaré, reconnu par ses pairs, domine de la tête et des épaules le monde scientifique de son époque et dialogue avec le public... Comment se fait-il que Poincaré fut éclipsé par Albert Einstein ? L’apport exact d’Einstein par rapport à Henri Poincaré et quelques autres physiciens est aujourd’hui assez disputé (Wiki) ou Vidéo Youtube.




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mercredi 14 août 2013

Jacques Brassard, sa carrière de ministre conformiste, puis sa rupture avec le prêt-à-penser


Extraits du n° 40 d'Égards — Notes de lecture du livre Hérésies de Jacques Brassard

Jacques Brassard fait partie de ces rares ex-élus québécois (1976-2002) qui vieillissent bien.

Son livre, Hérésies, témoigne de l’évolution de cet homme politique formé en histoire et en pédagogie dans les officines de la Révolution tranquille.

Il ne faut donc pas s’étonner que la préface soit de Mathieu Bock-Côté, qui combat lui aussi les « dogmes officiels de la rectitude politique ». C’est dans ses chroniques hebdomadaires de 2003 (au journal Le Quotidien de Chicoutimi) à nos jours (au Journal de Québec depuis 2012) que Jacques Brassard a trouvé son chemin de Damas. Il avoue d’ailleurs candidement aujourd’hui, à propos de l’idéologie « réchauffiste » – mais cela s’applique également, comme on le verra, à toute l’idéologie socialo-libérale imposée par la haute fonction publique et la « ligne de parti » – que durant sa carrière de député et de ministre, peut-être étourdi par « les briefings » qui « se succèdent », il n’avait pas mis en doute les articles de foi des médias et des politiciens : « Me suis-je posé des questions sur le bien-fondé de ce credo ? Pas le moins du monde. Je l’avoue honteusement. »


À une époque où l’idéologie soixante-huitarde pouvait se servir, comme repoussoir du conservatisme traditionnel, de la figure honnie, caricaturée et encore vive dans les mémoires d’un Maurice Duplessis, il était difficile de contester les dogmes progressistes. Stimulée et justifiée par le projet souverainiste, la carrière politique partisane d’un Jacques Brassard, qui a duré plus de vingt-cinq ans, s’est passée trop à gauche pour lui permettre de saisir sur-le-champ l’ampleur du marasme politique dans lequel le Québec allait s’enliser.

En 2013, M. Brassard se dit « en rupture de ban avec une bien-pensance oppressante », qu’il désigne avec Ivan Rioufol « sous le nom de tyrannie du politiquement correct », cette « Pensée Unique obligatoirement de gauche ». Il aime à dire que depuis son retrait de la vie politique partisane, il a le bonheur de lire, et de réfléchir aux causes de l’hégémonie actuelle de l’État dit progressiste, qui est en fait plus ou moins socialiste et donc « étatiste ».

Comprenant qu’il a été manipulé pendant plusieurs années, il reproche aux intellos et aux technocrates de s’être acharnés « à faire du peuple québécois une nation sans racine et sans héritage, dont l’identité doit être rapetissée pour faire place au multiculturalisme ». Jeune septuagénaire, M. Brassard comprend que les quatre cents ans d’histoire de ce peuple français en terre d’Amérique ont été balayés du revers de la main par une technocratie qui veut abolir les valeurs judéo-chrétiennes, « patrimoine, traditions, culture, tout ce qui fait notre substance identitaire », des valeurs repoussées « dans les marges pour cause d’archaïsme et de désuétude ». De l’écologisme au multiculturalisme, en passant par l’islamisme et la dictatoriale imposition du cours Éthique et culture religieuse (ÉCR), cette « nouvelle religion, qui s’enseigne déjà dans nos écoles, consiste en une macédoine socialo-écolo-pacifiste assaisonnée d’altermondialisme et de haine de soi », une haine allant jusqu’à l’« exécration de la civilisation occidentale ».

M. Brassard demeure convaincu que « la solution pour le Québec […], c’est l’indépendance ». Je crois plutôt qu’à l’ère de la mondialisation, inéluctable, l’indépendance politique du Québec n’est pas une fin en soi (si elle le fut jamais). Il reste qu’on peut se réjouir de compter Jacques Brassard parmi la poignée de conservateurs québécois encore actifs dans l’espace public.

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