jeudi 4 août 2011

Anders Breivik, fruit de l'éducation multiculturaliste, par lui-même

Marc du foisonnant site Enquête et Débat se penche sur Anders Behring Breivik, le tueur d'Oslo. Il analyse son manifeste de 1500 pages pour voir si ses écrits et revendications sont conformes à ce que les médias progressistes ont voulu retenir de celui-ci.


Rappelons que, selon son avocat Me Lippestad, cité dans le New York Times du 26 juillet 2011, Anders Breivik affirme avoir ciblé le Parti travailliste au pouvoir et non les immigrants musulmans en Norvège.



Il est difficile de faire la part des choses lorsque l’on parle du drame norvégien. La plupart des médias distribuent à tour de bras des dénominations censées définir sa personnalité et, par là, ses motivations. Tantôt taxé de fondamentaliste chrétien , de terroriste solitaire, de néo-nazi, d’individu lié à l’extrême droite, d’islamophobe, ou encore simplement de tueur fou, des récupérations politiques s’en suivent et vont bon train (voir par exemple les déclarations du MRAP dans cet article). Mais que dit-il lui-même sur ses points de vues idéologiques et sur les raisons qui l’ont poussé à agir? Prendre sa parole pour argent comptant n’est certes pas un gage d’objectivité, mais offre néanmoins un contrepoint intéressant aux opinions dominantes.

Les citations utilisées dans cet article proviennent des deux interviews contenues dans le manifeste 2083 : Une déclaration d’indépendance européenne, dont l’une est partiellement retranscrite en anglais dans le World Time. Les pages de références sont données pour ceux qui voudraient les consulter directement.

Anders Breivik se dit-il fondamentaliste chrétien ?

Bien que le serment des Chevaliers du Temple (ordre auquel il appartient depuis 2002) tel qu’il est reproduit dans 2083 contienne une stance ayant trait à la foi chrétienne (p. 973), il décrit son parcours religieux (résumé dans son CV p. 1228) comme suit : « Je suis passé de religieux modéré à agnostique modéré ». Qui plus est, Breivik affirme que la foi chrétienne n’est pas un pré-requis pour faire partie de son ordre : « vous devez être chrétien pratiquant, chrétien agnostique ou chrétien athée (culturellement chrétien). Le facteur culturel est plus important que votre relation à Dieu, Jésus ou le Saint-Esprit ». Ou encore : « Moi-même et bien d’autres n’ont pas forcément de relation directe avec Jésus Christ ou Dieu. Nous croyons néanmoins que le christianisme est une plateforme culturelle, sociale, identitaire et morale. C’est cela qui fait de nous des chrétiens » (pp. 1143-4). Il semble donc que son geste n’ait pas de motifs religieux au sens strict, mais par contre un motif culturel fort. Être chrétien, selon lui, c’est surtout « vouloir protéger l’héritage culturel européen » (p. 1191).



Ezra Levant sur l'insistance de la CBC à rapidement cataloguer Anders Breivik comme un « fondamentaliste chrétien » (à partir de 4 minutes 40)


Se considère-t-il comme terroriste ?

S’il est raisonnable de dire que Breivik est effectivement un terroriste, puisqu’il en utilise les méthodes, il est assez frappant de constater qu’il ne se considère pas comme tel. Un paragraphe de sa propre interview pose la question : « N’êtes-vous pas inquiet du fait que 95 % des Européens vont vous détester ouvertement et vous appeler un terroriste ? » Sa réponse consiste à mettre en avant la portée ‘éducative’ de son geste : « Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour nos frères et sœurs [européens], bien que cela les conduise à nous détester. C’est un peu comme un parent donnant une fessée à son enfant ignorant » (p. 1211). Le vendredi 22 juillet, alors qu’il est sur le point d’aller déposer une bombe de plusieurs centaines de kilos au centre d’Oslo et faire presque une centaine de morts, il écrit dans son journal : « Imaginez que les représentants de l’autorité me rendent visite dans les prochains jours. Ils se feraient sans doute de fausses idées et penseraient que je suis un terroriste, mdr :o ) ».

Se considère-t-il comme un néo-nazi ou affilié à des groupes nationaux-socialistes ?

Clairement pas. À plusieurs reprises il fustige les néo-nazis, les traitants « d’individus égarés » (pp. 1185-6), ou de tenants d’une idéologie morte n’ayant aucun rapport avec le contexte politique actuel (p. 1196). Il exclut une potentielle coopération avec eux dans le futur: « Il sera extrêmement compliqué de coopérer avec un groupe de gens qui perçoivent notre allié le plus proche (les juifs/Israël) comme leurs ennemis jurés. Leur obsession des juifs et leur soutien aux régimes islamiques restreindront sévèrement toute coopération directe. Ils sont aveuglés par leur haine des juifs à tel point qu’ils ne parviennent pas à voir la menace imminente que représente l’islam pour l’Europe ». Il se dit également partisan du sionisme (qui est, selon lui, respectable en tant que «  nationalisme israélien ») (p. 1195) et est en désaccord complet avec les vues négationnistes.

[Notons qu'Anders Breivik a comme personnages historiques favoris Winston Churchill et Max Manus, un célèbre résistant antinazi norvégien. On peut faire mieux pour un nazi. Anders Breivik ne semble pas non plus un nationaliste norvégien étroit : plutôt que de parler en norvégien, il voulait s'adresser à huis clos en anglais — la langue de la globalization — à ses juges norvégiens.]

Est-il lié à l’extrême droite ?

Quoi que l’on entende par le terme « extrême droite », il semble qu’il ait agi seul, et qu’aucun groupuscule ou parti extrémiste n’ait commandité cet attentat; on peut donc dire qu’il n’est ‘lié’ à aucun parti, en tout cas en ce qui concerne cette tuerie. Il déclare à plusieurs reprises dans ses entrevues avoir agi seul (mentionnant notamment les ‘sacrifices’ qu’il a dû faire au niveau social, le poids de la solitude et de sa ‘double vie’). Politiquement, il se déclare « culturellement conservateur, révolutionnaire conservateur, école de pensée de Vienne, économiquement libéral ». Son geste ignoble semble donc bien être le fruit de sa propre initiative. L’organisation à laquelle il dit appartenir, les Chevaliers de l’ordre du Temple, n’a pas prémédité ni organisé l’attaque. Lors de la formation qu’il a suivie avec eux, il dit: « On ne nous a pas demandé d’attaquer des cibles spécifiques, au contraire. On nous a plutôt encouragés à utiliser l’information distribuée pour contribuer à la construction et à l’expansion du ‘mouvement culturel conservateur anti-jihad’ » (p. 1207). Cette information correspond à ce qu’il a déclaré plus tard à la police norvégienne.

Est-il islamophobe ?

En dépit de la malhonnêteté intrinsèque de ce terme et de son implication politique visant à supprimer toute critique de l’islam en Occident (en assimilant cette critique à une forme de racisme [Note du carnet : ou même de maladie, une phobie]), il est clair que Breivik ne porte pas l’islam en grande estime, du moins en tant qu’idéologie politique. Il l’assimile à une forme de fascisme : « Le monde islamique … devrait être complètement isolé et l’islam re-classifié et banni en tant qu’idéologie politique fasciste/impérialiste et génocidaire » (p. 1212). Dans 2083, il explique de manière laborieuse comment l’islam politique peut potentiellement « détruire l’Europe de l’intérieur » ; il définit à ce propos trois phases, basées sur des statistiques démographiques, qui décrivent les trois stades de la guerre civile européenne qui découlera de la prolifération des musulmans en Europe (p. 1182). Il tient donc l’islam pour indirectement responsable de la désintégration de la culture européenne. ‘Indirectement’, car selon lui cette invasion serait la conséquence de la destruction de l’Europe culturelle et intellectuelle voulue et activement poursuivie par les ‘marxistes de la culture’, dont les armes sont entre autres le féminisme et l’immigration de masse. L’islam ne serait en fin de compte qu’une « infection secondaire » (p. 1183) causée par la destruction de la culture européenne. Mais comme il s’agit d’une idéologie « violente et agressive » cherchant la « domination », elle doit être combattue — non pas pour ses vues religieuses, mais à cause de son projet politique. Il encourage ainsi d’autres « minorités non-musulmanes », comme les hindous, les juifs ou les bouddhistes à rejoindre le combat (p. 1213). Breivik n’est donc « islamophobe » que dans la mesure où ce terme fait référence à un projet politique, et non à un dogme religieux ou à une culture en soi.

On peut d’ailleurs mentionner cette citation : « Je ne hais pas les musulmans du tout. Je vois bien qu’il y a des personnes musulmanes fantastiques aujourd’hui en Europe. En fait, j’ai eu plusieurs amis musulmans au cours des années, dont certains que je respecte toujours. Mais cela ne veut pas dire que je vais accepter une présence islamique en Europe. Les individus musulmans qui ne se seront pas assimilés à 100 % d’ici à 2020 [date marquant la fin de la ''phase 1'' de la guerre civile européenne, NdT.] seront déportés aussitôt que nous aurons le pouvoir » (pp. 1210-11).

Se dit-il raciste ?

Au contraire : « De par le fait que j’ai été exposé à des décennies d’endoctrinement multiculturel, je ressens le besoin d’insister sur le fait que je ne suis pas raciste et ne l’ai jamais été », ce qu’il justifie en disant qu’il a eu « plusieurs amis non-norvégiens et musulmans » (p. 1215). En ce qui concerne la ‘diversité’, il dit : « Je suis mû par mon amour de l’Europe, de la culture européenne et de tous les Européens. Cela ne veut pas dire que je m’oppose à la diversité. Mais apprécier la diversité ne signifie pas participer au génocide de sa propre culture et de son peuple en acceptant par exemple la guerre démographique islamique » (p. 1211). Il dit ailleurs : « je me considère comme anti-raciste, anti-fasciste et anti-nazi. C’est pourquoi je m’oppose au communisme culturel et au multiculturalisme européen. Ce sont eux les nazis, les fascistes et les racistes ! J’ai vu beaucoup de racisme en mon temps, mais il était à 90 % dirigé contre les Européens » (p. 1188).

Est-il homophobe ?

« Je n’ai pas de réserves à l’égard [des homosexuels]. Pourquoi me sentirais-je concerné par ce qu’il font dans leur vie privée ? Cependant, je m’oppose à « l’hystérie médiatique gay »… Dans bien des cas, des « groupes victimisés » sont sujets à de la discrimination positive en politique, dans les médias ou dans d’autres secteurs … La glorification de « groupes favorisés » dans la « hiérarchie victimaire » de l’EUSSR a été trop loin » (p. 1188). Encore une fois, il semble que Breivik se sente plus concerné par l’impact de l’homosexualité sur sa culture (via les médias et les politiques de discrimination positive) que par la dimension morale de l’homosexualité. La différence est de taille, puisque du coup l’objet de sa critique n’est pas l’homosexualité comme pratique (comme cela aurait pu être le cas pour un religieux fondamentaliste), mais comme enjeu politique.

Est-il franc-maçon ?

Selon ses interviews, les francs-maçons sont « un groupe d’individus décadents qui n’ont pas la volonté de faire de sacrifice substantiel pour rien ni personne ». Néanmoins, ils sont décrits plus loin comme de « distingués représentants et curateurs (gardiens de notre héritage culturel), et remplissent de ce fait un rôle essentiel… Nous les saluons pour leurs efforts quotidiens, mais nous n’accepterons aucune critique de leur part ni d’aucune autre organisation soi-disant ‘chevaleresque’ » (p. 1193). S’il a apparemment fait partie de cette organisation pendant un temps, il est difficile de croire que cela ait un lien quelconque avec son geste.

Pourquoi cette explosion de violence insensée de la part d’un homme qui ne se dit ni nazi, ni raciste, ni fondamentaliste ? Dans ses entrevues, il parle de l’échec du pacifisme : « Le pacifisme de Gandhi a fonctionné contre les Britanniques en Inde parce que les chrétiens européens ne sont pas des barbares primitifs… Mais le pacifisme ne marche pas du tout contre une entité islamique. Dès que les musulmans sont en majorité (ce qui arrivera à moins de commencer des campagnes de déportation à temps) ils frappent et finissent par massacrer [les non-musulmans], comme l’histoire l’a montré à bien des reprises » (p. 1204). Pour lui, le pacifisme est même une cause des problèmes d’immigration que connaît l’Europe : « Durant les dernières 55 années de dialogue pacifiste, les multiculturalistes ont été autorisés à ouvrir les portes de nos terres ancestrales et de les inonder de 30 millions de musulmans, et ils continuent encore aujourd’hui. Devons-nous continuer le dialogue pendant 40 ans et voir où ça nous mène…? Seul un individu suicidaire accepterait cela ».

Il parle aussi de l’échec des moyens démocratiques pour contrecarrer ce problème : « La lutte démocratique pour sauver l’Europe a été perdue » (p. 1190), ce qui le conduit à affirmer qu’il faut trouver d’autres moyens de résister à l’establishment. De fait, il considère la violence comme inévitable : « Nous utilisons des moyens brutaux parce que nous avons essayé absolument tout le reste. À l’intérieur des frontières du système totalitaire de l’EUSSR, nous n’avons plus le choix » (p. 1211). Il est persuadé qu’une « opération spectaculaire les accablera [les marxistes culturels] et forcera le débat public ».

De ces quelques citations, il apparaît que le choix de la violence est la conséquence d’une succession de facteurs plus ou moins liés : 1) l’échec du pacifisme et de la politique d’apaisement avec la minorité islamique, 2) la faillite de moyens démocratiques pour cesser la stratégie pacifiste et réguler l’immigration et 3) le sentiment d’être face à une entité politique totalitaire et oppressante (l’« EUSSR »), qui n’est sensible qu’à la violence. Cela expliquera en partie (sans bien sûr le justifier) ce choix d’attaquer un bâtiment administratif et une jeunesse socialiste (‘marxiste’), et non pas, par exemple, une mosquée et ses occupants.

Ce triste événement marque plus que jamais l’importance centrale de la liberté d’expression et de pensée, car il semble bien que c’est leur absence (ou le sentiment de leur absence) qui a conduit Breivik vers l’isolement et la conviction qu’il n’y a d’autre choix que de tuer des innocents pour leurs vues politiques.




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mercredi 3 août 2011

Ezra Levant invite Mark Steyn au sujet de son nouveau livre After America

Deux délinquants canadiens anglophones, selon les commissions des droits de la personne du Canada, à l’œuvre.

Mark Steyn parle de son nouveau livre After America et de l'européanisation croissante des États-Unis d'Amérique, et ce n'est pas un compliment dans sa bouche.




Mark Steyn aborde la conformité des zélotes de la « diversité », le prêt-à-penser des élites, la dangereuse centralisation croissante, la surdiplômanie et les mille milliards de dettes universitaires aux États-Unis, le million de $ investis dans l'éducation d'Obama (Occidental College, Columbia University, Harvard University), Anders Breivik et de nombreux autres sujets. Ezra Levant termine l'émission par un extrait du livre de Mark Steyn (pages 132 & 133) dont nous vous présentons ci-dessous un extrait traduit.


Notre traduction :

Que pensez-vous de l'immigration illégale ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous des mariages homos ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de l'islam ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de la burka, des crimes d'honneur, de la mutilation génitale des femmes, de la lapidation pour adultère, de la peine capitale pour les homosexuels ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de la guerre ?

La guerre n'est jamais la réponse.

Qu'en est-il si la question est « Comment les États-Unis sont devenus indépendants ? »

Nous disons juste « donnez une chance à la paix ».

Est-ce tout ce que vous dites ?

Avons-nous déjà parlé de « célébrer la diversité » ?

Dans Fahrenheit 451, Ray Bradbury a écrit : « Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. »

Changement climatique ? Il n'y pas lieu de poser des questions, il n'y a pas deux camps : il y a le camp de « l'environnement » et il y a les « négationnistes ». L'immigration illégale ? Il y a le camp de la « diversité » et il y a les racistes. Depuis le jardin d'enfants, les « éducateurs » américains enseignent aux enfants qui leur sont confiés les mots du prêt-à-penser qui n'admet qu'un camp : La paix, Montag. La paix séduisante du confort et du contentement de soi.

After America
"Get ready for Armageddon"
par  Mark Steyn
chez Regnery Publishing
août 2011
400 pages

ISBN-10 : 1596981008

Lire aussi 

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine (long extrait traduit en exclusivité!)




Allemagne — 2 millions d’enfants mineurs en moins en dix ans

L’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union européenne, a perdu 2,1 millions d’enfants de moins de 18 ans en dix ans, selon des statistiques de l’Office fédéral publiées mercredi.

En 2010, le pays comptait 13,1 millions d’enfants mineurs sur une population totale de 81,7 millions, contre 15,2 millions en 2000, selon un communiqué de Destatis. Un nombre croissant de ces jeunes enfants sont les enfants d'immigrés. L'indice synthétique de fécondité allemand était de 1,36 enfant par femme en 2009.

Destatis s’attend en outre à ce que la population allemande, passée sous la barre des 82 millions fin 2009, chute encore pour s’établir entre 65 et 70 millions d’ici à 2060.

Certains auteurs considèrent que l'État-Providence tend à éliminer toute utilité économique tangible aux enfants et pousse les gens à se dire qu'il vaut mieux dépenser son argent à ses vacances, à sa carrière, à son confort ; les autres faisant les enfants qui financeront les retraites, qui soutiendront l'économie à l'avenir.

Paradoxalement, le taux de fécondité à long terme allemand a diminué alors que la prospérité économique s'améliorait : depuis le début des années 1970, ce taux est resté constamment faible et n'a guère été affecté par les fluctuations économiques. Le démographe Herwig Birg parle d'un « paradoxe démo-économique » : plus une famille peut se permettre des enfants moins elle a d'enfants en moyenne. Seules les familles très aisées font exception à cette règle : elles ont un peu plus d'enfants que la moyenne.

Plus de programmes, moins d'enfants

Selon le rapport sur la famille 2009 (Familienreport 2009), l'État allemand offre 156 services aux familles. Tout a commencé avec la prestation pour enfants, introduite en 1955, qui s'élevait à 25 marks pour le troisième enfant. Prestation offerte dès le premier enfant depuis 1975. S'y sont ajoutées les déductions fiscales et des allocations familiales pour les assistés sociaux, les allocations de naissance pour les hauts revenus, la prise en compte du temps passé à éduquer ses enfants pour le calcul des retraites, la gratuité de l'assurance-santé des enfants dans le fonds statutaire. Aux États-Unis, le taux de natalité est de 2,1, et il n'y aucune politique de soutien à la natalité. Selon le démographe Herwig Birg, « Les gens en Allemagne sont endormis par une confiance injustifiée dans la protection sociale » qu'offre l'État-providence.

« L'État paie, les naissances baissent »
À gauche, la ligne rouge représente les naissances qui passent de 767 000 en 2000 à 665 000 en 2009. Sur le même graphique les barres représentent les dépenses liées à l'allocation à la naissance introduite en 2007 : 1,71 milliard en 2007, 4,48 milliards en 2010. En bas à droite, le montant moyen de l'allocation à la naissance : 1168 € pour un père, 856 € pour une mère par mois pendant un maximum de 14 mois.

À la défense de la politique d'allocation à la naissance, il faut préciser que si les naissances baissent en Allemagne c'est aussi que le nombre de femmes en âge d'enfanter diminue sans cesse en Allemagne.

Fécondité des immigrants

En 2008, selon l'Office fédéral de la statistique Destatis, parmi les femmes nées de 1959 à 1973 en Allemagne, la fécondité était en moyenne de 1,44 enfant, parmi les immigrantes cette fécondité était de 1,95 enfant par femme, les femmes de nationalité turque de cette cohorte ayant en moyenne 2,60 enfants. Les femmes allemandes nées en Allemagne entre 1974-1992 avaient le moins d'enfants (0,33 enfant/femme), alors que celles qui en avaient le plus étaient les femmes turques nées de 1933 à 1958 (3,59 enfants/femme).

Pour 2004, l'Office fédéral de la statistique a déterminé la religion des parents d'enfants nés cette année. Sur les près de 706.000 naissances en 2004, environ 125.000 — soit environ 18 % — venaient d'une famille catholique et 101.000 de parents protestants. En outre, 64.000 enfants nés cette année-là en Allemagne avaient deux parents musulmans.





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Toronto — 4.000 élèves coptes pourraient quitter écoles « catholiques » au sujet de nouvelles politiques « d'ouverture »

Les églises coptes orthodoxes de Toronto menacent de retirer les enfants de 4 000 familles des écoles appartenant au Toronto Catholic School Board District (le conseil scolaire public anglophone catholique de Toronto), si ce conseil scolaire ne modifie pas sa controversée politique « anti-hétérosexiste » et ne prodigue plus en conséquence un enseignement catholique dans ses écoles. Si la menace devait se concrétiser, le conseil pourrait perdre plus de 40.000.000 $ en subventions publiques par an et plus de 150 enseignants.

Si le conseil devait mettre en œuvre sa politique, d'écrire le Père Jérémie Attaalla le 22 juin, « nous n'hésiterons pas à retirer immédiatement nos enfants de toutes les écoles catholiques à Toronto ou de [la région du Grand Toronto]. »

La politique qui porte le nom officiel « d'équité », adoptée plus tôt cette année dans le cadre des politiques radicales du gouvernement de gauche ontarien  sur l'« équité et l'éducation inclusive » a suscité une mobilisation sans précédent de la part des parents qui craignent que celle-ci donnera une occasion supplémentaire à des militants et lobbies pro-homosexuels d'influencer l'éducation sexuelle des écoles du TCSBD déjà peu respectueuse, pour de nombreux parents, de la doctrine catholique.

Le plan pour « l'équité et l'éducation inclusive » définit l'homophobie comme une « attitude désobligeante ou hostile, ou parti pris négatif à l’encontre des lesbiennes et des homosexuels et des personnes bisexuelles ou transgenres (LGBT). L’homophobie peut être manifeste ou tacite et exister tant au niveau individuel que systémique. »  Bref, ne pas trouver la pratique homosexuelle « normale », comme tant de personnes de par le monde le font, pourrait être considéré comme de l'homophobie, tacite si « l'homophobe » se tait.

En outre, ce programme insiste sur le fait que l’identité fondée sur le genre ne doit pas être confondue avec l’orientation sexuelle, et peut différer du sexe biologique déterminé à la naissance. Ce n'est d'ailleurs qu'une application aux écoles de la Politique sur le harcèlement sexuel et les remarques et conduites inconvenantes liées au sexe pondues par la Commission ontarienne des droits de la personneCommission qui a fait l'objet de critiques vives en commission parlementaire il y a près de deux ans.

La politique proposée par le gouvernement de gauche ontarien et par le TCDSB comprend une déclaration vague qui oblige les écoles à tisser des liens avec des groupes communautaires externes aux écoles. Les parents craignent l'absence de critères stricts qui obligent ces groupes à respecter le magistère catholique lors de leurs interventions dans les écoles catholiques. La politique imposée par le gouvernement oblige également les écoles à favoriser la participation active des élèves « à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives visant à soutenir et à promouvoir l’équité et l’éducation inclusive ». Pour des conseillères scolaires catholiques comme Jean Del Grande, il faudrait s'assurer que dans les écoles catholiques ces initiatives « soient en accord avec la foi catholique et l'enseignement moral de l'Église catholique ».

En août, le conseil scolaire catholique se penchera sur une série d'amendements à la politique promue par les conseillères Jean Del Grande et Angela Kennedy pour s'assurer que cette politique « d'équité et d'inclusion » est interprétée de manière conforme à l'enseignement catholique.

Fr. Attaalla a précisé dans sa lettre adressée à la directrice de l'éducation Ann Perron que les Coptes retireront leurs enfants si les modifications demandées ne sont pas mises en œuvre. Il ajoute que ces amendements sont « fidèles aux enseignements du Catéchisme de l'Église catholique. »

La commission scolaire recevrait environ 10.000 dollars de subventions par enfant et il faut environ 19 enfants pour justifier l'embauche d'un enseignant supplémentaire.

Les parents catholiques pas plus que les parents coptes n'ont indiqué ce qu'ils feraient si le conseil scolaire catholique ne mettait pas ses directives « d'équité et d'ouverture » en conformité avec la doctrine catholique. L'école publique « neutre » ontarienne est également tenue d'appliquer cette politique imposée par le gouvernement de gauche ontarien.






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mardi 2 août 2011

Sondages sur l'immigration au Canada

Le prêt-à-penser progressiste veut que les Canadiens soient en faveur d'une forte immigration et que ce soit la raison pour laquelle la politique migratoire canadienne ne fasse jamais l'objet d'aucune discussion politique : tout le monde serait d'accord. Pas un tabou, mais un autre de ces « consensus ». 

(Rappelons que le gouvernement et les partisans du cours ECR très actifs dans les médias subventionnés nous ont dit que le cours ECR faisait l'objet d'un consensus social (Jean Charest dixit), alors que près d'un parent sur deux y était opposé et que 76 % des parents étaient contre son imposition !)

Une nouvelle fois, ce prétendu consensus ne semble pas être corroboré par des chiffres. La firme Abacus Data a fait un sondage en décembre 2010 sur la question et la majorité des Canadiens est plutôt contre la politique d'immigration actuelle !

Question d'Abacus Data :

Actuellement, le Canada accueille en moyenne 250.000 immigrants par an. En outre, un nombre équivalent d'étudiants et de travailleurs temporaires étrangers sont admis. Ces chiffres devraient-ils augmenter, diminuer ou rester les mêmes ? 
Les résultats :

(Taille de l'échantillon pondéré n=1361, marge d'erreur ± 2,7 %, 19 fois sur 20.)

Analyse

La moitié des Canadiens pense que le Canada devrait réduire le nombre d'immigrants dans le pays, il n'existe pas de différence statistiquement significative entre les femmes (49 %) et les hommes (51 %).

Les jeunes Canadiens (18-29 ans) étaient en faveur du statu quo (46 %), alors que les Canadiens de plus de 30 ans désirent voir l'immigration réduite (44 % parmi les 30 à 44 ans et 59 % parmi les 45 ans et plus).

Les Ontariens (54 %) et les Québécois (50 %) sont ceux qui pensent le plus qu'il faudrait réduire l'immigration au Canada alors que l'Atlantique le pense le moins (42 %) alors que 47 % des gens de l'Ouest désire voir l'immigration diminuer.

Les sondés nés au Canada sont nettement plus en faveur d'une réduction annuelle du nombre d'immigrants, d'étudiants et de travailleurs temporaires (52 %) que les répondants nés hors du Canada (35 %).

73 % veulent les étrangers avec faux papiers soient expulsés illico

Selon un autre sondage par Léger Marketing, réalisé entre le 25 et le 27 juillet montre que 73 % des sondés veulent que les fraudeurs soient immédiatement expulsés du pays, tandis que 18 % sont d'avis qu'ils devraient être autorisés à rester pendant que leur cas passe au travers du long processus d'expulsion. Neuf pour cent des répondants n'avaient pas d'opinion sur la question. Le sondage présente une marge d'erreur de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.

Les Québécois sont les plus favorables à l'expulsion, dans une proportion de 77 %. Les Ontariens sont plus susceptibles que les Québécois à permettre aux fraudeurs de rester au pays, dans une proportion de 20 % des sondés, alors que seuls 14 % des Québécois sont de cet avis.

Ce sondage a été effectué dans la foulée de l'annonce faite par Ottawa, il y a deux semaines, au sujet d'une enquête du ministère de l'Immigration qui a permis de découvrir qu'au moins 1 800 personnes auraient obtenu frauduleusement la citoyenneté canadienne.

D'abord contribuer avant de bénéficier des avantages sociaux

Lors de ce même sondage, Léger Marketing a également demandé aux Canadiens leurs opinions au sujet des immigrants et des avantages sociaux.

Quatre sondés sur cinq (79 %) estiment que les nouveaux immigrants ne devraient pas avoir droit aux mêmes avantages sociaux dès leur arrivée et qu'ils ne devraient y avoir droit qu'après avoir travaillé et contribué à l'économie canadienne pendant une certaine période.

Seuls 16 % des répondants au sondage ont déclaré que les nouveaux immigrants devraient avoir accès immédiatement aux avantages sociaux. Cinq pour cent n'avaient pas d'opinion.

C'est en Ontario et en Alberta (88 %) où les répondants sont les plus susceptibles de réclamer que les immigrants travaillent pendant un certain temps avant d'avoir droit accès aux avantages sociaux, alors que ce pourcentage est de 78 % au Québec.

Les répondants avec des études universitaires (71 %) et les personnes mariées (82 %) souhaitent également que les nouveaux immigrants travaillent avant d'obtenir des prestations, comparativement à 85 % des personnes sans études postsecondaires et aux personnes seules (70 %).

Un animateur de radio très populaire au Canada anglais comme Lowell Greene s'est également prononcé récemment contre la politique migratoire du Canada et le multiculturalisme dans un livre intitulé Mayday! Mayday! Curb Immigration. Stop multiculturalism and the bogus refugees or it’s the end of the Canada we know!


Consensus sur la « généreuse » politique migratoire du Canada ?




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mercredi 27 juillet 2011

Histoire — Pas de célébration pour le 350e anniversaire de d'Iberville



Réplique du Pélican, le navire de d'Iberville
Mise à jour 27 juillet 

Un de nos lecteurs nous a transmis cette réponse de la part de Radio-Canada qui tente d'expliquer pourquoi la société d'État (1,1 milliard de subventions par an) ne ressort pas les feuilletons D'Iberville en DVD :
« Nous désirons vous informer que la série « D'Iberville » n'est pas disponible en coffret DVD. Cela dit, cette émission ne pourrait pas être commercialisée pour le grand public sur DVD, car les droits de reproduction seraient très coûteux à libérer en raison du grand nombre de comédiens qui y participent. Nous avons toutefois transmis votre suggestion à la directrice des ventes et marketing au Service du marchandisage, qui en prendra bonne note. »
Tout cela n'est pas très clair : pourquoi les comédiens ne voudraient-ils pas toucher des revenus supplémentaires, même s'ils sont nombreux ? Est-ce à dire que la SRC ne ressort que les feuilletons intimistes à petit déploiement ? Est-ce que les autres feuilletons historiques de la SRC comme La Feuille d'Érable, Radisson, Le Courrier du Roi et Les Brûlés ne paraîtront plus jamais ? Trop cher ou trop historique, trop enraciné ?




Mario Beaulieu, président et Christian Gagnon, conseiller général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal se demande dans Le Devoir pourquoi le Québec ne célèbre pas ses héros. Les manuels scolaires du Québec ne parlent plus de d'Iberville.

C'est le propre des peuples fiers que de célébrer leurs héros et leurs victoires. C'est d'ailleurs le rôle de l'État de cultiver cette fierté en soulignant les grands anniversaires de ses plus glorieux personnages et événements. Aussi, le choix de ce qui est jugé valoir un tel effort en dit long sur la psyché de ce peuple. En 1976, les États-Unis ont souligné de façon festive et grandiose les 200 ans de leur guerre d'indépendance. En 1989, la France a célébré dans le faste le bicentenaire de la prise de la Bastille.

Mais au Québec, on ne veut surtout déranger personne ou même risquer de le faire. Ainsi en ce 20 juillet, le 350e anniversaire de naissance de Pierre Lemoyne d'Iberville n'aura fait l'objet d'aucune commémoration officielle.

D'Iberville est réputé être le plus illustre des fils de la Nouvelle-France. Ce Montréalais de naissance dirigea la conquête de la baie d'Hudson, puis chassa presque entièrement les Anglais de Terre-Neuve et du Labrador. Il fonda la Louisiane, dont il fut le premier gouverneur, puis conquit l'île anglaise de Nièves, dans les Caraïbes.

C'est de loin notre plus grand conquérant. Mais il ne faudrait surtout pas contrarier quelqu'un pouvant possiblement davantage s'identifier à ceux que d'Iberville a vaincus. Alors, tant par l'administration municipale de Montréal que par le gouvernement du Québec, ce grand anniversaire a été tu.

[...]

Se pourrait-il que les Québécois aient un complexe avec la victoire? Qu'ils aient du mal à s'identifier à des gagnants? Ou qu'ils soient trop gentils pour le faire? La question mérite d'être débattue.

Pour ses 350 ans, Pierre Lemoyne d'Iberville aurait mérité mieux que l'assourdissant silence de ce pourtant grand jour. Mais l'année de cet important anniversaire se poursuit. Souhaitons que la rentrée nous réserve des sursauts d'honneur.


Panneau qui marque la première capitale de la Louisiane (La Mobile)
fondée par d'Iberville. La Mobile est aujourd'hui en Alabama.
Radio-Canada n'a toujours pas ressorti en DVD le feuilleton D'Iberville, composé de 39 épisodes et réalisé en 1967-1968 par Radio-Canada, en collaboration avec l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), Radiodiffusion-télévision belge (RTB), et la Société suisse de radiodiffusion (SSR). Ce fut une production très importante à l'époque, avec plus de 175 acteurs et une reproduction à l'échelle du Pélican.

Postes Canada ne prévoit aucun timbre pour commémorer le 350e anniversaire de naissance de d'Iberville. La société d'État a décidé de commémorer : Carrie Best (?), Fergie Jenkins (?), Daphne Odjig (?), Ginette Reno et d'autres chanteurs et enfin de très nombreux signes du zodiaque...


Par contre, chaque année dans le Mississippi, à Ocean Springs, on célèbre l'arrivée de d'Iberville et la fondation de Fort Maurepas.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Vatican — l’État a le devoir de respecter les choix des parents en éducation

En matière d’éducation, l’État a le devoir de respecter les choix des parents et d’éviter toute tentative « d’endoctrinement idéologique ». C’est ce que rappelle Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès du Bureau des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève, dans une intervention sur l’accès primaire à l’éducation, prononcée le 6 juillet dernier. « L’objectif de l’éducation est de s’étendre à la formation de la personne, à la transmission des valeurs comme le sens de la responsabilité individuelle et sociale, le travail éthique, le sens de la solidarité avec la famille humaine tout entière », a affirmé Mgr Tomasi. « Dans ce processus éducatif, l’État a le devoir de respecter les choix que les parents font pour leurs enfants et éviter des tentatives d’endoctrinement idéologique », a-t-il ajouté.

Citant le pacte international sur les Droits économiques, sociaux et culturels, il a rappelé que « les États parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté des parents (…) de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics (…) et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres conviction  ». Cela inclut – a rappelé Mgr Tomasi – « le droit de formuler des jugements moraux sur des questions morales ». L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies a aussi évoqué l’importance d’une « stricte coopération entre parents et école » pour atteindre de meilleurs résultats éducatifs. « L’État et la société civile doivent garantir une formation de haute qualité des enseignants afin qu’ils puissent voir dans leur rôle une mission spéciale et que leur service soit reconnu comme tel », a-t-il ajouté.

Source : Zenith

dimanche 24 juillet 2011

Californie — Le programme scolaire devra intégrer « la contribution des homosexuels et transsexuels » à l'histoire américaine

Mise à jour, lundi 25 juillet

Le Pacific Justice Institute a lancé une campagne pour que l'État de Californie tienne un référendum sur cette obligation d'inclure « la contribution de la communauté gay, lesbienne et transsexuelle à l'histoire américaine » dans les manuels californiens. Pour qu'un référendum soit tenu, les partisans de cette initiative doivent réunir 500.000 signatures en un peu moins de trois mois.





Une loi promulguée jeudi par le gouverneur démocrate de l'État Jerry Brown oblige désormais à ce que l'enseignement dispensé dans les écoles californiennes intègre « la contribution de la communauté gay, lesbienne et transsexuelle à l'histoire américaine ». Cette contribution devra faire partie du cours de « sciences » sociales.

La Californie, État en faillite chronique, est le premier État américain à légiférer en ce sens. La loi, défendue par le sénateur démocrate Mark Leno, avait été votée en avril dernier par le Congrès californien. Une loi similaire avait déjà été votée en 2006 mais le gouverneur de l'époque, Arnold Schwarzenegger, y avait opposé son veto.

Le sénateur Leno s'est félicité dans un communiqué de la promulgation de sa loi. « Aujourd'hui, nous écrivons une page de l'histoire de la Californie, en garantissant que nos livres scolaires n'excluront plus les contributions des gays américains », écrit le seul sénateur américain ouvertement homosexuel.

Le président de la chambre basse, le démocrate John Pérez, a cité devant l'assemblée deux exemples de personnages importants dans l'« histoire homo ». L'un est Friedrich von Steuben, un conseiller militaire de George Washington. L'autre étant le mathématicien britannique Alan Turing qui a participé au déchiffrement de la machine Enigma allemande et un des fondateurs de l'informatique. Aucun des deux n'était Américain.

Notons que tous les historiens ne s'accordent pas pour dire que von Steuben était homosexuel, bien qu'il ait été accusé de pédérastie en Europe, peut-être par malveillance. L'historien Paul Lockhart dans The Drillmaster Of Valley Forge (Smithsonian Books, 2008) écrit :
 "There is little to prove one or the other. Steuben enjoyed the company of women, in social settings at least, but like many soldiers of his day he spent nearly all of this time in the exclusively male society of the army. Whether Steuben was homosexual or heterosexual, or asexual, for that matter, may never be known with any certainty. But his inability to let down his guard suggests that he may have been incapable of forming an intimate romantic bond with anyone, male or female." (pages 203-204)
En outre, Lockhart relate cet incident
"Stueben once dropped a miniature portrait of a beautiful young woman. His personal assistant asked him about her identity, and the Baron choked up. 'She was a matchless woman,' he finally managed to say, but would speak no further about her."
On n'est donc sûr de rien en la matière. Qu'enseignera-t-on aux écoliers californiens ? Que von Steuben était « homo », « pédéraste » ou simplement un bon instructeur militaire prussien, mais un personnage toutefois secondaire ?

Pour Turing, son « indécence manifeste et [sa] perversion sexuelle » était bien connue puisqu'elle fut l'objet d'un procès très médiatisé en 1952. À l'issue de celui-ci, le tribunal lui donna le choix entre l'incarcération et une castration chimique, réduisant sa libido. Il choisit ce dernier traitement. En 1954, il mourut d'un empoisonnement au cyanure. Une enquête conclut au suicide.

Ceci étant dit la contribution de Turing n'est en rien cachée des étudiants en informatique et du chiffrement. Le concept de la machine de Turing est enseigné dans toutes les universités. Nulle conspiration du silence.

Pourquoi faudrait-il que l'importance d'un chef d'État, d'un inventeur, d'un savant, d'un découvreur soit désormais subordonnée à son orientation sexuelle ? Quel quota dans les manuels californiens pour les homosexuels, les transsexuels, les transgenres ?

Faut-il espérer qu'il y ait eu des puritains transgenres ou homosexuels sur le Mayflower pour que l'épisode ne soit pas réduit à sa plus simple expression dans des manuels californiens qui doivent déjà faire place à la contribution des femmes, des syndicats et des minorités 
ethniques ? Quel aspect transgenre, transsexuel, bisexuel ou homosexuel ignoré de la Guerre de Sécession a-t-on omis d'enseigner dans les écoles californiennes ?


Épisode de la guerre de Sécession digne des nouveaux manuels californiens ?

La nouvelle loi (la Californie est un des États les plus réglementés des États-Unis) a déchaîné l'imagination des polémistes, des commentateurs politiques et des comiques. Mark Steyn a ainsi commenté que la seule façon pour le président sudiste Jefferson Davis d'encore apparaître dans les manuels californiens serait sans doute de rappeler l'épisode de sa fuite, déguisé comme une femme, comme un haut fait transgenre.


samedi 23 juillet 2011

France — laboratoire d'idées socialiste contre la politique familiale française, en faveur d'une politique plus québécoise

Terra Nova, le laboratoire d'idées proche du Parti socialiste français, veut s’attaquer à la politique familiale à la française. Sous couvert d’égalitarisme social, la fondation met à mal les mesures visant à développer la natalité considérée comme importante pour assurer le renouvellement des générations et même favoriser une certaine croissance économique.

Plus grande étatisation de la garde des tout-petits

Terra Nova avait déjà fait parler d'elle en soupçonnant les ouvriers d'être devenus réactionnaires et de voter Front national. Dans sa dernière étude, on peut se demander s’il fait confiance aux familles et  aime que les Français fassent des enfants. Dans son rapport, le laboratoire d'idées de gauche propose une série de mesures politiques. Dans une première partie, la fondation propose notamment de créer un « service public de la petite enfance », similaire au programme ruineux, inéquitable et discriminatoire des garderies québécoises dites à 7 $ (en réalité plus proche de 50 $ quand on considère les subventions), afin de s’occuper des enfants en moins de trois ans.

Fin de la politique familiale universelle, place à une politique sociale sélective

Terra Nova propose également de remettre en cause le fondement de la politique familiale à la française. Cette dernière, n’a pas seulement pour objectif de réduire les inégalités entre riches et pauvres mais aussi et même surtout d’inciter les gens à faire des enfants, pour faire face au vieillissement de la population. C’est pour cette raison que les allocations familiales ne sont soumises à aucune condition de ressources, contrairement au Québec ! Qu’on soit riche ou pauvre, le pouvoir d’achat doit être maintenu malgré l’agrandissement de la famille. Le Québec pour sa part favorise la naissance d'enfants nés dans des familles pauvres.

La politique fiscale française actuelle a de quoi faire rêver les parents québécois. Les revenus sont taxés non à titre personnel, mais sur une base familiale. Tous les revenus de la famille sont regroupés puis divisés par le quotient familial. Celui permet d’ajouter des parts et de faire diminuer son revenu imposable en fonction du nombre d’enfants à charge. Chaque adulte dans la famille compte pour une part, les deux premiers enfants à charge pour une demi-part et chaque enfant à charge supplémentaire pour une autre part entière. Une fois le revenu familial divisé en autant de parts que permis, chaque part est imposée selon un même barème. Exemple : on divise les revenus d'un célibataire ou divorcé sans enfants et sans personnes à charge par 1 (sa part d'adulte). Un couple marié sans enfants : 2 parts, avec 2 personnes à charge : 3 parts, avec 3 personnes à charge : 4 parts, avec 4 personnes à charge : 5 parts. Le père peut par exemple être le seul à travailler et très bien gagner sa vie avec quatre enfants, sa famille paiera 5 fois l'impôt d'un célibataire gagnant 5 fois moins ce qui, étant donné la nature « progressive » de l'impôt qui impose très peu (ou pas) les revenus modestes et très fortement les revenus importants est très avantageux. Nettement plus avantageux pour les familles qui paient l'impôt que la fiscalité québécoise.

Mais voilà, Terra Nova souhaite mettre fin au quotient familial pour le remplacer par un crédit ou une réduction d’impôt, comme au Québec ! Certes, cette mesure profitera désormais aux ménages non imposables et l’avantage sera augmenté à partir de trois enfants. Mais la fondation reconnaît que « touchant beaucoup plus de ménages, (la mesure) conduit, pour un même montant global, à distribuer un montant par enfant bien plus faible qu’une réduction d’impôt » (page 58). Bref, on transformerait une mesure à visée nataliste universaliste en un politique sociale, comme au Québec.

Pire, le rapport propose carrément de remettre en cause les majorations de pensions pour les parents de plus de trois enfants, encore une politique qu'ignore le Québec. La raison de ces majorations se trouvait dans la volonté de venir en aide aux parents de famille nombreuse dont le nombre d'enfants a souvent un impact négatif sur l'avancement ou même la carrière au complet (les femmes restant par exemple à la maison).

L'institut de réflexion1 socialiste juge ces pensions majorées « particulièrement critiquables » (page 65). Le rapport affirme que ces majorations « relèvent plus d’une logique de récompense que de compensation des charges ou d’incitation ». [??] Pour lutter contre cette infamie pour un socialiste nouveau, le rapport propose donc la suppression progressive de ces majorations pour les nouveaux retraités ainsi que le gel et la prise en compte de ces dernières dans le calcul de l’impôt sur le revenu des actuels retraités.

Il n’est jamais venu à l’idée du rapporteur qu’élever une famille nombreuse représente non seulement un coût financier lorsque les enfants sont encore à charge mais aussi un obstacle dans la carrière (congés maternité, difficultés à rester tard au travail...), donc pour le niveau du salaire et in fine de la retraite. Sans compter que l'on peut considérer qu'élever une grande famille représente un véritable travail autrement plus usant que bon nombre d'emplois de fonctionnaire.

La fondation admet toutefois que les charges pour un enfant de 14 ans sont plus élevées que pour un enfant de trois ans, ne serait-ce que pour la scolarité. Pour remédier à cela, Terra Nova propose une « prestation complémentaire » pour ces enfants, mais « sous conditions de ressources ». Transformant à nouveau une politique familiale universelle en une politique sociale qui favorisera les pauvres avec enfants et punira, en comparaison, les familles aisées qui ont autant d'enfants.

Politique antinataliste

La visée antinataliste des propositions des penseurs socialistes est confirmée aux pages 60 et 61 de leur rapport. En effet, la fondation précise que l’aide apportée aux familles face au « coût » d’un enfant « ne signifie pas que l’État encourage la constitution de familles nombreuses. Les fratries nombreuses semblent avoir un effet assez défavorable sur la scolarité des enfants et leur trajectoire sociale, particulièrement en ce qui concerne les filles » (page 60). Les cerveaux bobos ne semblent pas considérer que ces résultats se concentrent dans les familles nombreuses pauvres et immigrées.

Le rapport concède qu'« Il incombe évidemment aux parents de décider le nombre d’enfants qu’ils désirent. » Mais il ajoute ensuite que « La puissance publique, à travers les services départementaux de protection maternelle et infantile (PMI) notamment, intervient pour aider les femmes qui subissent des grossesses non désirées. On pourrait également imaginer que les PMI aient une action de sensibilisation auprès des parents sur les difficultés en terme d’éducation et des vies professionnelles des mères que peut provoquer le choix d’avoir un 4ème enfant ou davantage » (page 61). Notons au passage le nom orwellien d'un service de « protection infantile » qui recommande l'avortement et donc l'élimination d'enfants. Étrange protection pour ces enfants à naître.

Est-ce une façon subtile de dire que les mères qui seraient enceintes d'un quatrième enfant seraient incitées à avorter ?

L'État aurait-il dû décourager les parents Dion dès leur 4e enfant ?

Terra Nova préconise donc l’idée que la croissance et le progrès social d'un pays est en lien avec son niveau de la natalité. Certes, l’indice de fécondité en France est un des plus élevés d’Europe (2 enfants par femme), mais il demeure faible face aux défis à relever : financement des retraites, de la dépendance, renouvellement de la main-d'oeuvre, croissance économique… L’apport de l’immigration est loin d’être une solution miracle à ces problèmes, mais elle constitue bien un avantage électoral pour le parti socialiste qui y trouve un électorat fidèle une fois naturalisé. Par dogmatisme, la fondation Terra Nova attaque donc un atout majeur de la France, sa politique familiale universelle pour adopter une politique  plus sociale ciblée, plus proche de celle du Québec dont l'indice de fécondité est sensiblement inférieur.

Voir aussi

Suisse — référendum pour une justice fiscale envers toutes les familles



[1] Le dictionnaire franglais-français propose comme néologisme pour think-tank d'autres mots comme boîte à idées, pensoir, réflexoir, cogitarium, cogitoir, phosphoroir, vivier d'idées, société de pensée, athénon et réseau pensant bien sûr composé de roseaux pensants pascaliens.

vendredi 22 juillet 2011

Raël et les écologistes d'accord : quatre enfants, c'est mal !

La naissance du dernier enfant du joueur de soccer, David Beckham, n'enchante pas tout le monde. Et surtout pas une poignée de militants écologistes, qui pointe du doigt les parents et leur reproche d'être de mauvais modèles « écologiquement irresponsables ».

La naissance du quatrième enfant du couple Victoria et David Beckham a relancé chez les militants écologistes la polémique au sujet des familles nombreuses et de leur impact environnemental, comme l'explique un article du journal de gauche The Guardian.

« Le couple Beckham, et d'autres comme le maire de Londres Boris Johnson, sont de très mauvais modèles avec leurs familles nombreuses », de déclarer Simon Ross, directeur de l'Optimum Population Trust. « L'Angleterre est l'un des pays les plus densément peuplés au monde, et qui a la plus forte croissance en termes de population en Europe. Dans 15 ans, nous serons 10 millions de personnes supplémentaires. » M. Ross oublie de préciser que cette augmentation est principalement due à une immigration massive (environ 500.000 immigrants par an !) et aux enfants de ces immigrés nés en Grande-Bretagne. Si un demi-million d'étrangers s'établissent chaque année en Grande-Bretagne, près de 350.000 Grands-Bretons émigrent pour leur part pendant la même période. (Source : Statistics UK)

Simon Ross appelle le gouvernement à lutter contre le taux de naissances élevé au Royaume-Uni en ne donnant des prestations sociales que pour les deux premiers enfants. « Il faudrait envoyer un signal clair disant que le gouvernement va soutenir les familles "durables"[sic] », a-t-il dit. « Les taux de grossesses accidentelles sont très élevés. Nous devons changer notre discours pour que les gens comprennent qu'un ou deux enfants c'est bien, mais trois ou quatre, c'est tout simplement égoïste. »

Application en France

Pour des raisons historiques liées au traumatisme des guerres perdues (1870, 1939-1945) ou gagnées de peu (1914-1918) et à une perte d'influence dans le monde face à des puissances à la démographie plus dynamique, la France a mis en place, depuis des décennies, une politique nataliste et familiale avantageuse. Elle est cependant sans cesse rognée par les gouvernements qu'ils soient de gauche ou de la « droite classique ».



Dernier exemple donné par un gouvernement censément de « droite » : la réforme du supplément familial de traitement (SFT) qui va fortement revaloriser les primes familiales versées aux fonctionnaires n'ayant qu'un enfant. Pour ceux qui en ont plus, c'est une tout  autre affaire... Il passera de 2,29 € à une trentaine d'euros pour les parents d'un seul enfant. En contrepartie, les parents de deux enfants ou plus sont perdants ! Le supplément familial était bas pour les premiers enfants, car une mesure nataliste est inutile pour le premier enfant, la grande majorité des couples en ayant un. La logique voulait donc qu'on aidât les couples à avoir les suivants et surtout le troisième qui permet d'assurer le remplacement des générations.

Caroline Proulx : globalement d'accord (avec Raël et ces écologistes)


Caroline Proulx se trompe :
  • Il n'y a pas de surnatalité en Grande-Bretagne (seul 1,94 enfant/femme). Mais le pays subit une importante immigration de femmes jeunes venant de pays à forte natalité qui contribue pour une bonne part dans les chiffres des naissances. En 2009, 24,7 % des naissances en Grande-Bretagne étaient le fait de mères nées à l'extérieur du Royaume-Uni, alors que ce taux n'était que de 16,5 % en 2001 et 19,5 % en 2004. (Source: Statistics UK)
  • La politique familiale québécoise n'est pas un franc succès : la fécondité au Québec est en baisse depuis deux ans au Québec alors que les coûts de la politique familiale explosent et cette fécondité (1,70 enfant par femme en 2010) n'est pas sensiblement supérieure à celle du reste du Canada (1,68 en 2008) qui n'a pas mis en œuvre une telle politique ruineuse et inéquitable. Deux ans de baisse et les choses ne s'annoncent guère mieux pour 2011. En effet, le nombre de naissances au Québec pour les 4 premiers mois de 2011 (28 050) est également inférieur à celui pour la même période en 2010 (28 150), alors que la population du Québec a légèrement augmenté grâce à l'immigration internationale (le nombre de femmes fécondes a donc crû). En outre, on nous annonçait il y a un peu plus d'un an un nouveau mini-baby-boom grâce au programme gratuit de fécondation in vitro, alors qu'il s'agit d'une opération extrêmement coûteuse (10 à 15 000 $ par traitement) qui occasionne la naissance d'un grand nombre de prématurés. Aucune trace de ce mini-baby-boom pour l'instant. Rappelons qu’au Québec, où la moyenne des femmes accouchent pour la première fois à 28 ans, le report de la grossesse est l’une des principales causes d’infertilité. Est-il responsable d’encourager les femmes à ignorer le signal d’alarme de leur horloge biologique ? La meilleure façon de prévenir l’infertilité, c’est d’enfanter quand on est encore jeune (plutôt que d'avorter diront certains).  
  • En revanche, le nombre de décès au Québec a fortement augmenté passant de 19.800 pour les 4 premiers mois de 2010 à 21.600 pour la même période en 2011.