jeudi 13 août 2009

Italie — l'heure de religion à l'école fait débat

Les professeurs en instruction religieuse des écoles publiques italiennes ont annoncé aujourd'hui qu'ils allaient faire appel de la décision d'un tribunal administratif de les exclure des conseils de classe et de priver la religion du statut des matières comptant pour les résultats scolaires.

Orazio Ruscica, secrétaire du syndicat autonome des enseignants de religion (Snadir), a déclaré à Radio-Vatican qu'ils n'acceptaient pas que les élèves qui suivent l'heure d'enseignement en religion catholique hebdomadaire, proposée par l'école publique, ne voient pas leur travail récompensé en fin d'année en points de résultats comme pour les autres matières. Le tribunal administratif du Latium avait accédé mardi à la requête de 24 associations laïques et confessions non catholiques en décidant que l'enseignement de la religion catholique ne pourrait plus « contribuer à l'attribution de la note scolaire » et que les enseignants ne devaient donc pas siéger dans les conseils de classe.

L'heure hebdomadaire d'enseignement de la religion catholique n'est pas obligatoire en Italie mais est explicitement prévu par le Concordat de 1929 entre l'Église et l'État. Une grande majorité des élèves suivent les cours d'instruction religieuse, notamment dans le primaire et le début du secondaire, et cet enseignement donne la possibilité d'obtenir des points supplémentaires aux examens au même titre que d'autres matières facultatives.

Une grande majorité des élèves suivent les cours d'instruction religieuse, notamment dans le primaire et le début du secondaire, et cet enseignement donne la possibilité d'obtenir des points supplémentaires aux examens au même titre que d'autres matières facultatives.

L'attribution de points « ne constitue ni une atteinte à la liberté, ni au principe de la laïcité », a affirmé M. Ruscica : « il s'agit simplement de reconnaître que l'élève s'est investi pendant l'année » et que « cela a un poids ».

Mgr Diego Coletti, président de la Commission épiscopale italienne pour l'éducation catholique, a de son côté estimé mercredi sur Radio-Vatican que la décision du tribunal était « dénuée de fondement » et qu'elle « faisait du tort à la laïcité de l'Etat ».

Écoutez l'entrevue en italien



mardi 11 août 2009

REAL Women s'oppose à l'ingérence du gouvernement québécois dans les écoles primaires

Récemment, alors que le gouvernement québécois décidait de « former » les enseignants et les enfants du primaire au sujet des familles dites homoparentales grâce à une trousse et une formation spéciale saluées par une association homosexuelle, le Journal de Québec n’avait interrogé qu’une militante homosexuelle (voir notre billet de samedi). Bel exemple d’information impartiale !

LifesiteNews est allé interroger des opposants à cette mesure gouvernementale. C’est ainsi que Diane Watts de REAL Women of Canada a critiqué le programme subventionné par les impôts des contribuables en particulier parce que celui-ci viole les droits naturels des parents : « Nous nous opposons à toute intrusion du gouvernement ou du système public d’enseignement dans la sphère parentale et l’éducation des enfants par les parents. Ce genre de mesures est imposé sans aucune consultation des parents et rentre en conflit avec les droits parentaux. »

« Si les parents s’opposent aux relations homosexuelles ou aux couples homoparentaux et qu’ils essaient d’enseigner des valeurs centrées sur la famille traditionnelle, a-t-elle poursuivi, ceci rentrera en conflit avec leur travail et ces parents n’auront aucune maîtrise sur ce qui sera enseigné à leurs enfants… Malheureusement, nos gouvernements provinciaux ne se soucient pas assez des droits et devoirs parentaux. »

Mme Watts considère la décision gouvernementale comme « une grande victoire pour le lobby homosexuel » et a souligné l’importance d’élever ses enfants dans un environnement familial traditionnel. « Les études sociologiques indiquent que le merlieeur cadre pour un enfant est la famille constituée d’une mère et d’un père. »

« Pour ce qui est de l’adoption, a-t-elle ajouté, quand les parents ne peuvent élever leur enfant, celui-ci devrait être adopté dans une famille formée d’un père et d’une mère. »

En 2004, REAL Women a publié un rapport qui énumère les études portant sur les problèmes observés chez les enfants adoptés par des couples de même sexe. Selon cette étude, les foyers homosexuels sont victimes d’un plus grand niveau de violences et affectés de plus de troubles sociaux et psychologiques, comme la maltraitance physique des enfants.

lundi 10 août 2009

Le Monopole de l'Éducation du Québec serre la vis aux parents-éducateurs

L'Association chrétienne des parents éducateurs du Québec révèle dans son bulletin (n° 37, printemps-été 2009) que le Monopole de l'Éducation aurait envoyer des directives aux collèges (CÉGEP) qui, en pratique, limitent l'accès de ces collèges aux seuls diplômés de l'école secondaire québécoise et défavorisent ainsi les enfants éduqués à la maison.

Extraits :

« Vers la fin mai, la responsable des admissions d'un autre collège a voulu nous informer des directives qu'elle venait de recevoir. Ces directives, bien qu'elles ne soient pas signées, proviennent apparemment du MELS. Vous trouverez en encadré ci-dessous la partie du document qui nous concerne en tant que familles qui font l'école-maison (le caractère gras fait partie du texte tel que transmis). »
Objet: les situations suivantes décrivent les cas d'élèves qui ne suivent pas un cheminement régulier :

[...]

Études à domicile

L'élève qui est soustrait de l'obligation de fréquentation scolaire en raison d'une scolarisation [Note du carnet : terme déjà chargé, scolarisation = école, pas instruction] à la maison est soumis aux mêmes règles de sanction que les autres élèves. Il doit se présenter aux épreuves ministérielles et faire évaluer ses acquis par un enseignant employé de la commission scolaire. S'il répond aux exigences d'obtention du diplôme, il recevra le diplôme du MELS. Ces élèves sont admis sur la base d'un D.E.S.

[...]
L'article de l'ACPEQ continue : « Nous voyons ici, dans la formulation « faire évaluer ses acquis par un enseignant employé de la commission scolaire », l'intention délibérée de contrôler l'évaluation. Selon ces directives, une évaluation en-dehors de ce cadre, même si elle est effectuée par des personnes compétentes, n'est pas valable bien que l'article 15 § 4 de la Loi sur l'instruction publique (L.I.P.) puisse être interprétée dans ce sens. »

Rappelons ici cet article :
15.  Est dispensé de l'obligation de fréquenter une école l'enfant qui:

[...]

  4° reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d'après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l'école.
L'intention de contrôle délibérée de la part du Monopole de toute la scolarisation est apparente dans cette demande que les élèves qui désirent entrer au cégep possèdent un D.E.S. québécois alors que, par le passé, il existait une certaine souplesse basée sur l'article 2.2 du Règlement sur le régime des études collégiales :
2.2.  Malgré les articles 2 et 2.1, un collège peut admettre à un programme d'études conduisant au diplôme d'études collégiales la personne qui possède une formation qu'il juge équivalente.

Un collège peut également admettre à un tel programme d'études la personne qui possède une formation et une expérience qu'il juge suffisantes et qui a interrompu ses études à temps plein pendant une période cumulative d'au moins 36 mois.

Le collège peut, dans le cas visé au deuxième alinéa, rendre obligatoires des activités de mise à niveau que peut déterminer le ministre.
Aujourd'hui, le Monopole de l'Éducation déclare que cet article ne s'appliquerait qu'aux étudiants hors Québec....

Préjudice sans fondement scolaire apparent

Cette interprétation restrictive est préjudiciable à toute une communauté d'étudiants québécois (à savoir, les jeunes instruits à la maison) qui, de surcroît, sont de bons candidats pour le collégial.

Il faut rappeler que rien ne vient fonder cette interprétation restrictive. Pourquoi le D.E.S. devrait-il être le seul moyen d'entrer dans un cégep québécois ? Pourquoi ce soudain manque de souplesse ? Est-ce que seul le D.E.S garantit vraiment — soyons sérieux ! — que les candidats sont aptes aux études collégiales ? Pourtant, les élèves instruits à la maison réussissent très bien les tests indépendants.

Préjudice sans fondement juridique apparent

Ces directives du Monopole de l'Éducation (car la réticence des collèges à admettre des enfants éduqués à la maison s'est bien renforcée) dépassent les bornes en essayant d'imposer son interprétation inflexible à un article de règlement pour tous les établissements collégiaux au Québec, leur enlevant ainsi un pouvoir décisionnel qui est le leur.

Québec, à nouveau, seul endroit en Amérique du Nord

Il est absolument faux — l'expérience l'a amplement prouvé — (pour ceux qui y croient encore) qu'il faille avoir le diplôme d'enseignement secondaire pour attester qu'un jeune possède les compétences requises pour réussir un programme d'études collégiales. Le Québec est d'ailleurs la seule juridiction en Amérique du Nord qui exigerait que ses jeunes souhaitant accéder aux études postsecondaires détiennent un DES (qui vaut moins qu'un High School Diploma !). En outre, la majorité des collèges et des universités sur ce même continent acceptent des candidats en fonction d'un large éventail de critères d'évaluation (portefeuille d'activités, tests normalisés, etc.)

La crispation du Monopole de l'Éducation de Québec se poursuit... tant pis pour les parents anticonformistes et trop originaux qui n'apprécient pas toutes les vertus de ses écoles et de son programme souvent médiocre.

Visiblement, il n'y a rien de plus pressant.

Suède : l'école-maison pratiquement illégale ?

En Suède, un projet de loi rendu public le 16 juin dernier ne permettrait plus l'éducation à domicile que dans des circonstances exceptionnelles, après une évaluation par les autorités gouvernementales, et à la condition que cette éducation soit « satisfaisante » par rapport à celle dispensée à l'école.

Cette permission exceptionnelle ne serait accordée qu'une année à la fois et sujette à réévaluation.

Le projet de loi stipule que l'éducation publique devrait être objective et polyvalente (aux yeux des autorités, juge et partie, voir notre cours d'éthique et de culture religieuse !) de sorte que l'éducation à la maison pour des raisons philosophiques ou religieuses ne sera plus acceptée.

Selon l'organisation laïque des parents-éducateurs suédois, Rohus, « le gouvernement suédois rend l'instruction en famille illégale, et affiche ainsi ses pires racines socialistes totalitaires. Nous avons besoin du soutien international pour montrer que la Suède, en tant que membre de la communauté démocratique internationale, ne peut pas prendre une telle décision. La Suède étant souvent considérée comme un idéal social au niveau international, il est important pour les familles suédoises qui instruisent leurs enfants de gagner cette bataille. Toute aide sera grandement appréciée. »

Les commentaires internationaux pertinents et courtois sur la nouvelle loi scolaire suédoise peuvent être envoyés à : registrator@education.ministry.se.

Plus de détails en français, en anglais et en suédois.

L’obligation de scolarisation par l’État est-elle toujours bénéfique ?

Gatto sur la scolarisation


Extrait du livre Dumbing us Down (« Nous abrutir ») de John Taylor Gatto, professeur de l’année de l’État de New York (1991) :
« Notre système d’éducation obligatoire, invention de l’État de Massachusetts, date des années 1850. Il fut combattu – parfois les armes à la main – par près de 80 % de la population du Massachusetts, le dernier réduit de Barnstable au cap Cod ne rendit ses enfants que dans les années 1880 quand la milice occupa la région et les enfants furent conduits sous garde armée à l’école.

Considérons maintenant ce fait curieux : le bureau du Sénateur Ted Kennedy a récemment publié un communiqué indiquant que le taux d’alphabétisme au Massachusetts avant l’imposition de l’éducation obligatoire était proche de 98 % et que, par la suite, ce chiffre n’a jamais excédé récemment 91 %, niveau où il se stagne en 1990. » (p. 22 de l'édition de 2005, publiée chez New Society Publishers)
Gatto souligne également l'existence d'un lectorat important avide de lire en l'absence de toute scolarisation publique obligatoire :
« Le livre de Thomas Paine Le Sens commun (1776) se vendit à 600 000 exemplaires sur une population [totale des États-Unis] de 3 000 000 dont 20 % étaient des esclaves et 50 % des serviteurs sous contrat. Les colons américains étaient-ils des génies ? Non, la vérité est qu’apprendre à lire, écrire et compter peut se faire en aussi peu qu’une centaine d’heures pour autant que l’élève soit enthousiaste et avide d’apprendre. Le truc, c’est d’attendre que quelqu’un demande et d’alors foncer pendant que l’élève est enthousiaste. » (p. 12, édition 2005)
Ces chiffres sont corroborés par plusieurs témoignages cités dans Public Schools, Public Menace de Joe Turtel :
« En 1765, John Adams écrivait qu’« un Américain de naissance, plus particulièrement en Nouvelle-Angleterre, qui ne sait ni lire ni écrire est un phénomène aussi rare qu’une comète. » Jacob Duché, aumônier du Congrès en 1772, disait de ses compatriotes : « Presque tous savent lire. » Daniel Webster confirma que l’instruction en famille avait eu comme résultat l’alphabétisation quasi complète de la population quand il déclara « un adolescent de quinze ans, quel que soit son sexe, qui ne sait ni lire ni écrire, est très difficile à trouver. » Au début des années 1800, l’entrepreneur et économiste français Pierre Samuel du Pont de Nemours [...] vint en Amérique et se pencha sur l’éducation ici. Il découvrit que la plupart des jeunes Américains savaient lire, écrire et compter et que les Américains de tout âge pouvaient lire la Bible et le faisaient. Il évaluait que moins de 4 Américains sur 1000 ne savaient pas écrire de manière claire et lisible. »

dimanche 9 août 2009

Zemmour : « Non, l'école n'est pas faite pour enseigner la tolérance, mais des savoirs et la liberté de pensée »



Klarsfeld c. Zemmour et Naulleau chez Ruquier, le 23/II/08


Zemmour intervient à partir de la 4e minute.

Imposer la tolérance en forçant des enfants de 9 ou 10 ans de s'approprier la mémoire d'enfants juifs morts pendant la Seconde guerre mondiale, même si les parents sont contre.

« Vous vous trompez d'époque, le danger aujourd'hui n'est pas le racisme, mais la concurrence victimaire, tout le monde veut sa Shoah. »

« Non, l'école n'est pas faite pour enseigner la tolérance, mais des savoirs et la liberté de pensée [...] on réduit la Seconde Guerre mondiale à la Shoah [...] on réduit le rationnel à l'émotionnel. » (13e minute)

(Zemmour est un Français, juif d'origine berbère)

Après cette polémique, ce parrainage macabre d'enfants juifs morts ne sera pas imposé et l'affaire sera enterrée.

Les opposants au cours ECR seront-ils invités à dialoguer lors de ce colloque ?

Petite annonce gouvernementale.

À son campus de Lévis, l'Université du Québec à Rimouski sera l’hôte du Colloque Éthique et Culture religieuse subventionné et organisé par le Monopole de l'Éducation, le 27 octobre 2009.
« Ce colloque est proposé au personnel enseignant des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Cette activité d'échanges et de formation prévoit plusieurs ateliers permettant d'approfondir ses connaissances sur les plans de la culture religieuse, du dialogue et de l'éthique. Elle donnera également lieu à la diffusion d'un recueil de situations d'apprentissage et d'évaluation élaborées par les formatrices et les formateurs régionaux avec la collaboration d'enseignantes et d’enseignants. Plus précisément, cette manifestation représente une occasion unique de côtoyer des conférenciers de renom, de partager ses pratiques et d'enrichir ses compétences.

Renseignements : Louise Guay
Conseillère à la formation
UQAR - Campus de Lévis
(418) 833-8800 # 3241
1-800-463-4712 #3241
louise_guay@uqar.ca »
Les opposants au cours ECR seront-ils invités à dialoguer lors de ce colloque, plusieurs conférenciers opposés à l'imposition de ce cours pourront-ils prendre la parole afin d'enrichir ce colloque ?

Ou la pratique du dialogue ne vaut-elle que pour les élèves otages du Monopole ?

Le cours ECR « pour former des citoyens complets »

On trouvera la réponse type de la Commission scolaire des chênes reçue par plusieurs familles de la région de Drummondville récemment.


Former de citoyens complets

La Commission affirme sans sourciller que c'est afin de former des citoyens complets — à savoir leur inculquer le pluralisme normatif, une philosophie particulière — qu'elle doit refuser toutes les demandes d'exemption.

Chose cocasse : on nous dit que ce cours serait neutre et sans effet, mais que sans lui il serait impossible de faire des citoyens complets. Il doit alors bien avoir des effets importants et n'être pas si neutre que cela !

Comme le notait le philosophe Guy Béliveau [et ici] et comme l'a admis au tribunal Georges Leroux, cette conception de l'éducation est jacobine (monopole d'État des programmes, obligation pour tous, insistance sur la formation morale par l'État), peut mener au relativisme et relève de la chimère.

Les parents d'aujourd'hui sont-ils des citoyens incomplets ?

Et puis si les enfants ne sont des citoyens complets qu'à la condition qu'ils aient suivi le cours ECR (ce qui est déjà ridicule), faut-il en conclure que leurs parents qui n'ont pas suivi ce cours sont des citoyens incomplets ? Que va faire l'État pour corriger cette lacune à l'échelle du Québec ?

Le prof. Georges Leroux au sujet du cours d'éthique et de culture religieuse :
« On peut s'interroger sur quelque chose qui pourrait s'apparenter à de la folie. Actuellement, personne au Québec ne mesure l'amplitude du changement et ses conséquences réelles »


L'enfant appartient à l'État

En pratique, cette possibilité pour l'État d'imposer à tous sa conception de la formation morale et philosophique sans exception ne revient-elle pas à ce que Danton (et d'autres révolutionnaires comme Le Peletier et Barère) a déclaré à plusieurs reprises : « les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents » ?

Formule odieuse, mais précieuse, car elle exprime en quelques mots ce que M. Leroux ou le Monopole de l'Éducation mettent aujourd'hui cent pages à dire moins bien.

Interprétation restrictive de l'article 222

La commission scolaire ajoute des conditions non prévues par loi à l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique (LIP). On le lui a déjà dit lors du procès de Drummondville, nulle part n'est-il écrit que les raisons doivent être « caractéristiques propres et particulières ». La commission scolaire n'explique d'ailleurs pas en quoi les raisons ne sont ni propres ni particulières et ce qu'il faudrait faire pour qu'elles le soient.

Rappel de l'article 222 de la LIP :
222. La commission scolaire s'assure de l'application du régime pédagogique établi par le gouvernement, conformément aux modalités d'application progressive établies par le ministre en vertu de l'article 459.

Exemption aux règles de sanction.

Pour des raisons humanitaires ou pour éviter un préjudice grave à un élève, la commission scolaire peut, sur demande motivée des parents d'un élève, d'un élève majeur ou d'un directeur d'école, l'exempter de l'application d'une disposition du régime pédagogique. Dans le cas d'une exemption aux règles de sanction des études visée à l'article 460, la commission scolaire doit en faire la demande au ministre.

Dérogation à une disposition.

Elle peut également, sous réserve des règles de sanction des études prévues au régime pédagogique, permettre une dérogation à une disposition du régime pédagogique pour favoriser la réalisation d'un projet pédagogique particulier applicable à un groupe d'élèves. Toutefois, une dérogation à la liste des matières ne peut être permise que dans les cas et aux conditions déterminés par règlement du ministre pris en application de l'article 457.2 ou que sur autorisation de ce dernier donnée en vertu de l'article 459.
Il faut que l'école donne le cours, mais faut-il que tous le suivent ?

S'il est vrai que les écoles publiques doivent donner les cours prévus au régime pédagogique, il n'est pas évident — contrairement à ce que laisse sous-entendre la commission scolaire — que tous les élèves doivent les suivre. Il existe non seulement la possibilité d'exempter des élèves (article 222), mais aussi de les dispenser (article 15.4) ce qui s'est déjà fait dans le passé quand le ministre Michel Pagé a offert cette possibilité aux parents qui s'opposaient à l'imposition du cours d'éducation sexuelle, cours également obligatoire à l'époque.

Pas de relativisme, vraiment ?

Relevons ici que la Commission scolaire prétend que le cours ne les soumettra pas au relativisme. Ce n'est pas vraiment l'avis de l'auteur du cahier d'activités ECR pour la secondaire IV publié chez LIDEC qui écrit dans les pages d'introduction :
« Dans le monde moderne dans lequel tu vis, tu t’es sans doute rendu compte que les systèmes de valeurs ont éclaté; que chacun a ses propres normes

[…]

Des connaissances que nous acquerrons et des discussions que nous aurons [c'est donc le résultat du cours] durant l’année scolaire surgira peut-être chez toi l’impression que le BIEN et le MAL ABSOLU n’existent pas, mais qu’il y a bien un bien et un mal relatif pour chaque INDIVIDU »
Jamais l'auteur de ce cahier ne reviendra sur cette impression pour la combattre.

Il suffit d'ailleurs de tourner à la page suivante pour remarquer le fait que le cours prétend ne pas présenter de valeurs.



La lettre ne précise pas que les élèves découvriront (peut-être) par eux-mêmes en classe lors de discussions ce qui fonde les normes (quelles normes ? le droit à l'avortement, par exemple ?) Discussions qui peuvent l'amener à renoncer aux valeurs et aux raisons données dans son milieu familial.

Enfin, « prendre conscience de la pluralité des valeurs, des conceptions et des points de vue » sans jamais dire autre chose qu'on doit les « respecter de manière absolue » (dixit Georges Leroux[1]), qu'est-ce si ce n'est un aveu voilé de relativisme ?




[1] Voir à la page 41 de l'expertise écrite de Georges Leroux déposée aux procès de Drummondville et Loyola (c'est la même) : « À ce titre, les élèves sont invités à développer des attitudes de respect absolu, de dialogue interprétatif (comprendre la signification des croyances ou de l'incroyance). »

À mettre en parallèle avec cette attitude (non neutre) demandée des élèves dans le programme, mais que l'État se garde bien de pratiquer avec les opposants au cours ECR :

« amener les élèves à participer à la vie démocratique de l’école ou de la classe [!??] et à adopter des attitudes d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité » (primaire, p. 284).

« Manifester de l’ouverture et du respect à l’égard de ce qui est exprimé.  »

Des formes du dialogue et des conditions favorables
Indications pédagogiques
https://www7.mels.gouv.qc.ca/DC/ECR/primaire/index.php?page=form5

Respecter les personnes, oui nous sommes d'accord, mais respecter ce qui est exprimé, même l'erreur, même ce qui va à l'encontre de ce qu'on croit vrai et sacré ?

samedi 8 août 2009

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Article unilatéral du Journal de Québec aujourd'hui où l'on apprend que le gouvernement veut faire tomber les « tabous » de l'homoparentalité dans les écoles primaires du Québec.

Cela devient banal au Québec. Toujours plus de rééducation éducation morale et très peu de nouvelles sur un supplément de discipline et d'instruction factuelle.

L'article nous apprend donc que le Monopole de l’Éducation (MELS) a financé une trousse destinée aux enseignants du primaire de Québec et de Montréal [et les campagnes ?] sur l'homoparentalité qui aurait coûté entre 50 000 $ et 80 000 $ (le montant précis n’est pas encore disponible). Elle comprendrait des documents vidéo, des dépliants et des cahiers d’activités pour les élèves du primaire.

L'absence de trousses pour les écoles des campagnes semble donner raison à Hubert Brin, président de l’Union nationale des associations familiales française qui s'est exclamé en 2002 que « Les familles homoparentales n'existent pas. C'est un débat complètement marginal du microcosme parisien. » Un phénomène très marginal cher à nos « élites » urbaines bobos qui parvient pourtant à attirer l'attention bienveillante du Monopole de l'Éducation.

La Coalition des familles homoparentales très contente

« C’est presque un livre de recettes avec tous les ingrédients pour faire de nos écoles des écoles inclusives et plus ouvertes » a déclaré Manon Boivin de la Coalition des familles homoparentales.

La formation des enseignants viendrait à peine de commencer à Montréal, alors qu’à Québec la première séance est prévue pour le 4 septembre, même si aucune école ne s’est encore manifestée. D'où l'on suppose le petit coup de pouce du Journal de Québec pour attiser l'intérêt envers cet exercice d'« ouverture » envers les familles homoparentales. Pas d'ouverture ni de respect envers des familles croyantes ou non qui réprouvent l'homoparentalité, par contre. Au fait, qui paie pour ces « formations » ?

Aucune critique publiée

Comme à l'accoutumée sur les sujets moraux dans les médias québécois, la journaliste n'a pas jugé bon interroger des gens qui seraient opposés à ce projet gouvernemental « progressiste ». Pourtant que l'on sache beaucoup de groupes religieux s'y opposent...

Rappelons comme le signale la philosophe Sylviane Agacinski que le terme d'« homoparentalité » ne désigne pas le fait, comme veut nous le faire croire certaines associations homosexuelles, pour une personne homosexuelle d'avoir des enfants. Les homosexuels ont depuis des lustres eu des enfants, avec une personne d'un autre sexe, sans avoir besoin de se définir comme « homoparents ». La philosophe française, épouse de Lionel Jospin, poursuit : « On semble ne pas remarquer que la revendication du "mariage homosexuel" ou de l'"homoparentalité" n'a pu se formuler qu'à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n'ont jamais existé : les "hétérosexuels". C'est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l'égalité des droits entre "homosexuels et hétérosexuels" a pu se poser. Il s'agit cependant d'une fiction, car ce n'est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage ni la parenté, mais d'abord le sexe, c'est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes. »

Les études brandies par les associations homosexuelles

D’où les efforts constants des associations homosexuelles pour démontrer à grands renforts d’études “scientifiques” qu’un enfant peut s’épanouir au sein d’un couple homosexuel. Mais là encore, ces études sont à manier avec précaution.

Comme le révélait le magazine Valeurs Actuelles, la quasi-totalité des enquêtes réalisées sur l’évolution des enfants élevés par des couples homosexuels ne démontrent rien. Presque toutes manquent de la plus élémentaire rigueur scientifique nécessaire pour atteindre des conclusions d’un degré de validité acceptable : échantillonnage restreint (de 11 à 38 questionnaires par enquête !) ; le plus souvent membres d’associations gays militantes ; dans la plupart des cas, seuls les parents parlent au nom de leurs enfants.

Ces études consistent à interroger deux ou trois dizaines d’homosexuels militants vivant en couple sur le comportement des enfants dont ils ont la garde et à poser les mêmes questions à un groupe de contrôle (hétérosexuel), en l’occurrence des parents divorcés. L’une d’elle cite le chiffre de 24 pères gays et “non gays”, choisis pour ces derniers dans des clubs de rencontre ! Résultat : les enfants vivant dans un couple homosexuel sont réputés n’avoir pas plus de difficultés de comportement ou d’adaptation dans les deux groupes.

À la vue de ces protocoles douteux, la pédopsychiatre Caroline Eliacheff n’avait pas hésité à dénoncer en 2001 dans la revue Esprit l’instrumentalisation de l’enfant à laquelle une telle démarche pourrait donner lieu. « Enfant à qui l’on fait porter la responsabilité de valider les choix sexuels des parents en “allant bien”. Quand on sait qu’un médecin ne peut délivrer un certificat d’aptitude au sport sans avoir examiné l’enfant [s’il ne l’a pas fait, cela s’appelle un certificat de complaisance], on s’étonne de la liberté que prennent les chercheurs américains de dire quoi que ce soit à propos d’enfants qu’ils n’ont jamais vus. »

Une mise au point salutaire quand on sait que plus de 40 % de ces enfants bénéficient d’un suivi psychologique, comme l’ont démontré en Espagne Monica Fontana, Patricia Martinez et Pablo Romeu dans leur rapport sur le développement de l’enfant au sein de couples de même sexe intitulé Ce n’est pas pareil. Faible estime de soi, stress, trouble d’identité sexuelle, à ces troubles s’ajoutent une plus forte dépendance aux drogues, des dysfonctionnements dans la conduite alimentaire, des mauvais résultats scolaires et des comportements souvent problématiques en classe.

Alors reste la manipulation émotionnelle. « Ne vaut-il pas mieux qu’un enfant vive dans un couple homo que dans un orphelinat ? » Une fois encore, la réponse de la société doit être non, parce qu’il existe beaucoup de couples “hétérosexués” qui souhaitent adopter un enfant et qui n’en trouvent pas ; parce que la question n’est pas de savoir si des homosexuels peuvent être de bons éducateurs, mais si cet homme peut être père et cette femme mère de cet enfant ; parce qu’un enfant a le droit de pouvoir dire : « Je suis le fils ou la fille, adoptif ou non, de cet homme qui a désiré ma mère et de cette femme qui a désiré mon père. » Un homme ne peut être une mère, et une femme un père. Prétendre cela à un enfant, c’est lui faire violence, en l’instrumentalisant pour satisfaire des fantasmes d’adultes. Ce n’est pas le droit des homosexuels qu’il faut satisfaire, mais c’est le droit de l’enfant qu’il faut protéger.

Trousse alternative qui ne plaira ni aux associations homosexuelles ni au Monopole de l'Éducation

Nous suggérons donc au journaliste peu curieux qui ne trouve personne pour critiquer cette trousse sur l'homoparentalité, la lecture de L'Homoparentalité en question — et l'enfant dans tout ça  de Béatrice Bourges paru en 2008 aux Éditions du Rocher. Il s'agit d'une trousse alternative qui, jamais, ne sera subventionnée par le Monopole de l'Éducation et donc nos impôts.

« Mieux vaut être adopté par un couple homosexuel que vivre dans un orphelinat. »

« Le plus important, c’est l’amour »

« Mieux vaut être éduqué par deux homosexuels qui s’aiment que déchiré par deux hétérosexuels qui se détestent »….

Questions brûlantes de notre société en quête de sens, centrée sur l’affectif, débordante de « bon cœur », d'« ouverture » et d'« inclusion ». Tous ces sentiments positifs qui habitent bon nombre de jeunes et moins jeunes, justifient très souvent une acceptation quasi-illimitée de toutes les situations familiales possibles.

Mais, selon Béatrice Bourges, les bons sentiments ne suffisent pas pour justifier certaines situations. Un petit coup d’œil sur de simples chiffres permet souvent de se rendre compte de la réalité des choses.

Béatrice Bourges a réuni et synthétisé dans ce livre des réponses claires à ces questions, réponses souvent éludées ou passées sous silence dans notre société.

L'auteur réussit également à se défaire totalement de toute fougue partisane, ce qui est essentiel, car on ne peut accepter des arguments mêmes sensés s’ils sont posés de manière agressive.

L’on sent tout au long du livre, de la part de l’auteur, un vrai respect pour toute personne, hétérosexuelle ou homosexuelle, autant que pour l’enfant dont on a trop souvent oublié, à force d’en faire l’objet de revendications, qu’il était lui aussi une personne ! Car ne l'oublions pas s'il y a « discrimination », elle touche d'abord les enfants puisque des adultes décident arbitrairement que certains ont droit à un père et à une mère quand d'autres en sont privés.

Un plus : selon une technique lumineusement pédagogique, un résumé succinct en fin de chaque chapitre nous aide à nous remémorer les arguments dont nous venons de prendre connaissance.

Les études scientifiques sur les effets négatifs de l'homoparentalité existent

Sur l'homoparentalité, les études existent et sont nombreuses, elles sont simplement tabous au Québec. La liste ici a été établie par le collectif espagnol anti-lobby homosexuel qui s'est constitué pour affronter les projets néfastes, selon elle, du gouvernement socialiste de Zapapatero sur ce plan.

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire

« À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30
Le gouvernement britannique a dépensé au cours des sept dernières années 21 milliards de livres (45 milliards de dollars canadiens) sur son programme SureStart (« Départ assuré »), un programme de garderies (maternelles) gratuites pour tous les enfants de trois ans et plus en Angleterre.

D’après une étude de 6 ans réalisée par l’université de Durham et portant sur 35 000 enfants, ce programme n’a eu aucun effet sur les compétences et le niveau de développement des enfants quand ils sont testés à leur entrée à l’école primaire.

Ces résultats confirment l’évaluation du programme SureStart effectuée en 2005; celle-ci n’avait également trouvé aucune amélioration globale chez les enfants des milieux défavorisés qui constituaient les cibles de ce programme à son origine. Depuis 2004, tous les enfants de 3 et 4 ans peuvent s’inscrire dans ce programme d’éducation gratuite destinée à la petite enfance.

Rappelons que des études antérieures ont démontré des désavantages notables liés à une garde trop précoce des enfants d'âge préscolaire. C'est ainsi que le Bureau national de recherche économique, un organisme renommé de recherche des États-Unis, a récemment publié ce qui est l'étude la plus complète et la plus récente sur le système de garderie du Québec. Dans leur résumé, les professeurs d'économie Michael Baker, Jonathan Gruber et Kevin Milligan écrivent que l'introduction de ce programme a eu des conséquences négatives autant sur les parents que sur les enfants:
« [N]ous avons découvert des preuves frappantes que les enfants ont subi des détériorations dans un éventail d'aspects comportementaux et liés à la santé, allant de l'agression aux aptitudes motrices et sociales en passant par la maladie. Notre analyse suggère aussi que le nouveau programme de garderie a mené à des pratiques parentales plus hostiles et moins cohérentes ainsi qu'à une détérioration de la santé parentale et des relations parentales. »