Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
samedi 17 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
Virginie et Floride — Différentes notes de passage selon la race
Selon un article de la Northwest Public Radio (une radio affiliée à la radio progressiste NPR), le Conseil de l’éducation de la Virginie a décidé d’instituer, pour ses tests standardisés, des notes de passage différentes en fonction de l’origine raciale et culturelle de l’élève. Apparemment, l'État a choisi de diviser sa population étudiante en plusieurs grandes catégories : noir, blanc, hispanique et asiatique, catégorisation qui ne s’embarrasse pas d’un excès de nuances.
Extrait de l'article de la NWPR (écoutez la version audio):
Si l’appartenance à un groupe donné suffit désormais à déterminer officiellement les notes de passage, pourquoi s’arrêter là ?
La Floride a adopté une mesure similaire le mois dernier.
Extrait de l'article de la NWPR (écoutez la version audio):
« Dans le cadre de la dispense qui permet à la Virginie de se soustraire aux mandats énoncés par la loi [fédérale] No Child Left Behind (Aucun enfant délaissé), l'État a établi un ensemble controversé d’objectifs éducatifs qui sont plus élevés pour de jeunes Blancs et des enfants asiatiques que dans le cas d’élèves noirs, latinos et des élèves handicapés. ... Voici comment l’État de Virginie a procédé : il s’est penché sur les résultats des élèves en lecture et en mathématiques et a ensuite proposé de nouvelles notes de passage.
En mathématiques il a fixé un taux de réussite acceptable à 82 pour cent pour les étudiants asiatiques, 68 pour cent pour les Blancs, 52 pour cent pour les latinos, 45 pour cent pour les Noirs et 33 pour cent pour les enfants handicapés. »
Si l’appartenance à un groupe donné suffit désormais à déterminer officiellement les notes de passage, pourquoi s’arrêter là ?
La Floride a adopté une mesure similaire le mois dernier.
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Cinéma — James Bond ou la chute de l'Europe
Par Joris Karl:
Je vous conseille vivement le dernier James Bond.
J’insiste, car derrière l’image trompeuse d’un film d’action grand public, « Skyfall » [Chute du ciel, le ciel s'effondre] donne à réfléchir, sur notre univers mental, occidental, qui vibre et s’effrite, sous les coups d’une modernité incontrôlée.
Dans cet opus de très belle facture, le rôle titre est tenu par Daniel Craig : virilité suprême, visage d’européen à l’ancienne, taillé à la serpe, dans lequel deux yeux — bleu profond — préfacent la force d’âme. D’emblée, on le voit mal jouer dans une de ces productions françaises où l’acteur malingre et efféminé vivote entre problèmes de couple et aide aux sans-papiers.
Bond, c’est tout le contraire. C’est l’Europe musclée qui, même minoritaire, sait frapper du poing sur la table. [Note du carnet : la chanson du film clame : Que le ciel s'écroule, On se tiendra droits, Ensemble on le confrontera, Au crépuscule. Un nouvel Götterdämmerung ?]
À plusieurs reprises, le film voit s’affronter deux conceptions du monde. Dans l’une, incarnée par le nouveau chef de la Sécurité intérieure, démocratie et transparence se confondent, et les vieilles méthodes sont à jeter aux oubliettes. Finie la Realpolitik, place aux Bisounours…
Dans l’autre, portée par Bond, notre présent est plus noir que jamais et le danger rôde : « Maintenant nous n’affrontons plus des nations. Nous ne savons plus qui nous affrontons. » explique M, sa supérieure directe. Dans cette opposition, le sombre pessimisme de l’européen et traditionaliste 007, son alcoolisme culturel, son jonglage de beautés sexy, font face à l’étrange totalitarisme mou, personnifié par Madame la ministre, froide « politichienne » rappelant ces commissaires européens à la Viviane Reding.
Ce dernier James Bond, c’est aussi ce qui se dresse au milieu du film, l’image inquiétante d’un monde nouveau, nébuleuse populeuse et capricieuse qui s’est levée en extrême-Orient, qui nous fait sentir que notre temps, à nous Occidentaux, s’achève peut-être : c’est Shanghaï, stressante, impressionnante et enivrante ; c’est Macao la sexuelle et ses tables de jeu offertes comme des jambes écartées. Ici où tout est vénéneux, notre héros européen est sublime de sang-froid, un vrai spartiate mâtiné de british.
Le méchant, grand blond bizarre, total cynique, est l’ange maudit du nouveau désordre mondial, un ancien du MI 6 qui renie sa patrie. « L’amour de la patrie, c’est vieux jeu mais j’y crois encore », balance un provocant 007 !
Ce n’est pas un hasard si le film commence dans le chaos poussiéreux des rues stambouliotes. Deux heures 30 plus tard, le combat final se déroule sur les terres d’Écosse, au fond de l’Europe, où Bond retrouve l’antique manoir de son enfance. Pas un hasard non plus : une certaine géographie est dessinée, les contours d’une civilisation enfouie pour l’instant.
Quand Daniel Craig aura tourné les deux derniers Bond de son contrat, on parle de le remplacer par un acteur noir. Comme s’il fallait décidément tuer, jusqu’au dernier, les symboles d’une Europe puissance… [Note du carnet : Moneypenny, jouée auparavant par une Canadienne, a déjà été « modernisée » dans ce sens.]
Joris Karl, le 14 novembre 2012
Je vous conseille vivement le dernier James Bond.
J’insiste, car derrière l’image trompeuse d’un film d’action grand public, « Skyfall » [Chute du ciel, le ciel s'effondre] donne à réfléchir, sur notre univers mental, occidental, qui vibre et s’effrite, sous les coups d’une modernité incontrôlée.
Dans cet opus de très belle facture, le rôle titre est tenu par Daniel Craig : virilité suprême, visage d’européen à l’ancienne, taillé à la serpe, dans lequel deux yeux — bleu profond — préfacent la force d’âme. D’emblée, on le voit mal jouer dans une de ces productions françaises où l’acteur malingre et efféminé vivote entre problèmes de couple et aide aux sans-papiers.
Bond, c’est tout le contraire. C’est l’Europe musclée qui, même minoritaire, sait frapper du poing sur la table. [Note du carnet : la chanson du film clame : Que le ciel s'écroule, On se tiendra droits, Ensemble on le confrontera, Au crépuscule. Un nouvel Götterdämmerung ?]
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| Après une attaque sur son quartier général, le MI-6 doit se terrer dans le sous-sol londonien |
À plusieurs reprises, le film voit s’affronter deux conceptions du monde. Dans l’une, incarnée par le nouveau chef de la Sécurité intérieure, démocratie et transparence se confondent, et les vieilles méthodes sont à jeter aux oubliettes. Finie la Realpolitik, place aux Bisounours…
Ce dernier James Bond, c’est aussi ce qui se dresse au milieu du film, l’image inquiétante d’un monde nouveau, nébuleuse populeuse et capricieuse qui s’est levée en extrême-Orient, qui nous fait sentir que notre temps, à nous Occidentaux, s’achève peut-être : c’est Shanghaï, stressante, impressionnante et enivrante ; c’est Macao la sexuelle et ses tables de jeu offertes comme des jambes écartées. Ici où tout est vénéneux, notre héros européen est sublime de sang-froid, un vrai spartiate mâtiné de british.
L'hypermodernité de Chang-haï (Shanghai)
Le méchant, grand blond bizarre, total cynique, est l’ange maudit du nouveau désordre mondial, un ancien du MI 6 qui renie sa patrie. « L’amour de la patrie, c’est vieux jeu mais j’y crois encore », balance un provocant 007 !
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| Bond, tel un nouvel Antée, se réfugie dans un vieux manoir, sur sa terre, avec sa vieille Aston Martin. |
Quand Daniel Craig aura tourné les deux derniers Bond de son contrat, on parle de le remplacer par un acteur noir. Comme s’il fallait décidément tuer, jusqu’au dernier, les symboles d’une Europe puissance… [Note du carnet : Moneypenny, jouée auparavant par une Canadienne, a déjà été « modernisée » dans ce sens.]
Joris Karl, le 14 novembre 2012
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L'école doit-elle enseigner le bien et le mal ? La morale laïque ? Laquelle ? (vidéo)
Le nouveau ministre de l'Éducation nationale française, le socialiste Vincent Peillon, veut que l'école enseigne la morale laïque.
Quelle morale laïque, se demande le philosophe Ruwen Ogien ? La morale laïque utilitariste qui justifie la torture en temps de guerre, le clonage reproductif ? Une des morales kantiennes ? Une morale du plaisir, hédoniste, qui demande de jouir sans entrave ? La morale laïque qui recommande le droit à la paresse ? Pour Ruwen Ogien, le scientisme, l'anticléricalisme n'est qu'une des conceptions de la laïcité. La discussion libre ne mène pas à l'accord et à la morale bien pensante...
Le ministre français Vincent Peillon veut-il imposer son catéchisme « républicain » anticlérical et scientiste ?
Philippe Nemo est pour un cours de morale enseigné par l'enseignant, mais pas décidé dans son contenu par l'État. Il ajoute :
Quelle morale laïque, se demande le philosophe Ruwen Ogien ? La morale laïque utilitariste qui justifie la torture en temps de guerre, le clonage reproductif ? Une des morales kantiennes ? Une morale du plaisir, hédoniste, qui demande de jouir sans entrave ? La morale laïque qui recommande le droit à la paresse ? Pour Ruwen Ogien, le scientisme, l'anticléricalisme n'est qu'une des conceptions de la laïcité. La discussion libre ne mène pas à l'accord et à la morale bien pensante...
Le ministre français Vincent Peillon veut-il imposer son catéchisme « républicain » anticlérical et scientiste ?
Philippe Nemo est pour un cours de morale enseigné par l'enseignant, mais pas décidé dans son contenu par l'État. Il ajoute :
« Je n’enverrai certainement pas mes enfants, petits-enfants aux cours de morale laïque de M. Vincent Peillon… M. Vincent Peillon est un philosophe donc vous savez il appartient à la corporation et il a des idées, ce qui est tout à fait légitime, et il a écrit un livre qui s’appelle La Révolution française n’est pas terminée et alors si vous avez une minute je vais quand même vous dire ce qu’il dit hein, la Révolution française elle n’est pas terminée donc il faut la terminer, donc maintenant qu’il est ministre j’imagine qu’il va essayer de la terminer et il nous dit ce que c’est que la Révolution française :
Le livre du nouveau ministre
de l'Éducation, V. Peillon
« C’est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps c’est un commencement absolu c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français — et donc il a de cet évènement une vision religieuse et il le dit en toutes lettres — 1789 l’année sans pareille est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau et la Révolution est un évènement métahistorique, un évènement métapolitique c’est-à-dire un évènement religieux et la Révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution et donc l’école a un rôle fondamental puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines – c’est écrit en toutes lettres – pour l’élever jusqu’à devenir citoyen et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église, dit-il, — c’est la thèse de la Franc-Maçonnerie ! —, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »
Alors je dis M. Peillon est un ignorant, bien qu’il soit agrégé de philosophie, parce qu’il fait comme si il n’y avait pas de morale avant 1789 et comme s’il fallait dépouiller les enfants de France de tout ce qui a précédé 1789. »
Ruwen Ogien défend l'inceste au nom de l'éthique minimale
- Michel Serres (Philosophe)
- François Taddéi (Généticien)
- Judith Bernard (Enseignante, Metteur en scène)
- Jean-Claude Brisseau (Cinéaste)
- Philippe Nemo (Philosophe)
- Claire Berest (Écrivain)
- Ruwen Ogien (Philosophe)
Le nouveau ministre français de l'Éducation ne cache d'ailleurs pas le fait que l’irréligion, la laïcité de la Révolution, peut très bien être conçue comme une sorte de nouvelle religion universelle. « Il faut que nous inventions pour instaurer la république, une spiritualité voire une religion », de déclarer l'élu socialiste.
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Des programmes scolaires au service de l’idéologie dominante, l'étatisme, l'anticatholicisme ? (vidéo)
Invités :
- Vincent Badré (Enseignant)
- François Taddéi (Généticien)
- Judith Bernard (Enseignante, metteur en scène)
- Philippe Nemo (Philosophe)
- Claire Berest (Écrivain)
- Ruwen Ogien (Philosophe)
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Tronc commun philosophique, religieux et citoyen pour tous en Belgique ?
La ministre de l'enseignement obligatoire de la communauté française de Belgique (fédération Wallonie-Bruxelles) désire organiser un tronc commun aux cours de religions et de morale au sein duquel il y aurait « le dialogue entre les religions » (pas la connaissance nécessairement...), une éducation « à la citoyenneté » et le questionnement philosophique
La ministre indique qu'elle ne peut supprimer les cours de religion parce la constitution belge prévoit des cours de religion obligatoires. Le changement de la constitution est dangereuse, selon elle, dans un contexte où les nationalistes en profiteraient pour remettre sur la table de nombreux autres aspects de la constitution.
« Remplacer les cours de religion, ce n'est pas possible »
« Les cours de religion islamique ne sont pas bien définis »
La ministre indique qu'elle ne peut supprimer les cours de religion parce la constitution belge prévoit des cours de religion obligatoires. Le changement de la constitution est dangereuse, selon elle, dans un contexte où les nationalistes en profiteraient pour remettre sur la table de nombreux autres aspects de la constitution.
« Remplacer les cours de religion, ce n'est pas possible »
« Les cours de religion islamique ne sont pas bien définis »
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mardi 13 novembre 2012
Québec — Scolarisés mais analphabètes
1,3 million de Québécois de 16 ans et plus éprouvent de graves difficultés à lire et écrire.
36 % des jeunes de 16 à 25 ans sont analphabètes.
Le taux de décrochage au Québec oscille entre 20 et 30 % depuis 20 ans.
Source Le Devoir avec article sur le sujet
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L'Histoire du Québec pour les nuls
L'historien et professeur montréalais Éric Bédard raconte la grande aventure du Québec dans L’Histoire du Québec pour les nuls, nouveau tome de cette collection à succès, à couverture jaune, reconnue pour le caractère à la fois intelligent et ludique de ses ouvrages.
Dans cet ouvrage préfacé par Jacques Lacoursière, Éric Bédard a vulgarisé toute l’histoire du Québec, des origines à nos jours, faisant redécouvrir les événements et les personnages marquants de la Belle Province. Chapitre après chapitre, il raconte, en termes clairs, les débuts de la colonie, la conquête, la répression des Patriotes, la Confédération, la Crise, la Deuxième Guerre mondiale, la Révolution tranquille, l’accord du lac Meech, les années Bouchard... terminant avec l’arrivée au pouvoir de Pauline Marois.
Ce travail colossal, très fouillé, ponctué d’anecdotes vraiment intéressantes, représente l’ouvrage parfait pour rafraîchir ses connaissances et en acquérir d’autres.
Éric Bédard a pensé aux nouveaux arrivants, mais aussi aux Québécois qui trouvent que les notions de leurs cours d’histoire du Québec sont bien loin... « Ils vont voir avec ce livre les grandes lignes, les grandes dates, les grands repères. L’index à la fin est bien pratique... », dit-il en entrevue.
« Je m’adresse à la fois aux Québécois qui veulent avoir une synthèse digeste, simple, compréhensible, abordable. Écrire des chroniques dans le Journal m’oblige à être le plus clair possible, en 600 mots, tandis qu’à l’université, parfois, on se parle entre nous... on a notre langage, nos concepts. L’exercice du Journal m’a amené à cette clarté, j’espère. J’ai voulu faire un récit clair, simple, factuel, collé sur la chronologie, qui va du début jusqu’à aujourd’hui. »
Être à jour
Son défi ? Faire le trait d’union entre le grand public, qui veut aller à l’essentiel, et les recherches les plus à jour en histoire, sans que cela paraisse et que ce soit fastidieux. « C’est mon métier. Je suis au courant des dernières parutions. J’ai essayé d’avoir un livre le plus à jour possible sur ce que les chercheurs savent de l’histoire du Québec, en 2012, et rendre ça digeste pour le grand public. L’état actuel du Québec est aussi dans ce livre. C’est pour cela que les éditions First voulaient un historien. J’ai été très honoré que Jacques Lacoursière accepte de préfacer le livre. »
Il a adoré prendre part à l’aventure. « Je sors de cette expérience en ayant enfin l’impression que j’ai parcouru toute l’histoire de mon pays. Quand on fait un doctorat, on nous demande de se spécialiser. Le livre m’a obligé à ramasser, en 400 pages, toute l’histoire du Québec. Ça a été pour moi un exercice de synthèse extraordinaire. Une grande chance. »
Miracle
Éric Bédard a réalisé que rien n’était acquis pour le Québec. « C’est quasiment un miracle qu’on soit encore là. Quand vous regardez les débuts... mon dieu que ça a été chaotique, compliqué... », observe-t-il en faisant référence à l’arrivée des Français, à la fondation de la colonie, à la menace iroquoise, à la Conquête, à la Rébellion. [Note du carnet : recette de la survie : une natalité très importante pendant près de trois siècles ainsi qu'une cohésion culturelle et géographique]
« Je pense que l’histoire devrait nous rassembler. Ça ne devrait pas être une chicane partisane. Qu’on soit libéral ou péquiste ou autre, on est tous des Québécois. On a tous cette histoire commune, qui est à bien des égards impressionnante, admirable. On devrait travailler à mieux la transmettre – dans la famille, à l’école, dans les livres. Ça devrait nous rassembler, pas nous diviser. »
Source
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lundi 12 novembre 2012
Poursuite de la nationalisation coûteuse de la garde d'enfants au Québec
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| L'État, mère des tout-petits |
Par cette annonce, le gouvernement affirme qu'il complétera le réseau en « rendant disponibles 250 000 places à contribution réduite ».
Les nouvelles places se traduiront par une augmentation annuelle de 261 millions de dollars des coûts de fonctionnement du réseau, lorsqu'il sera complété.
La porte-parole de l'opposition libérale en matière de Famille, Danielle St-Amand, se questionne sur le financement du projet évalué à 260 millions de dollars en quatre ans. Elle estime que le gouvernement du Parti québécois n'aura d'autres choix que d'augmenter les impôts ou de couper dans d'autres services publics afin de financer ce programme.
Sans surprise, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) — toutes parties prenantes dans la fonctionnarisation croissante de la garde des enfants du Québec — se réjouissent pour leur part de l'annonce.
Voir aussi
Garderies : pour une répartition juste de la subvention
« Le Québec, leader en matière de petite enfance »
Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains
« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »
Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant
« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »
Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants
Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école
Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé
The Child care debate
Le nombre d'enseignants « non qualifiés » continue d'augmenter dans les écoles québécoises
La Presse de Montréal indique que « le nombre d'enseignants non qualifiés continue d'augmenter dans les écoles, et ceux qui choisissent de retourner aux études pour obtenir leur brevet tout en enseignant à temps plein se butent à un véritable chemin de croix ».
Il ne s'agit pas à proprement parler de gens incompétents, mais d'enseignants qui ne sont pas qualifiés pour la bureaucratie du Monopole de l'Éducation.
On se rappelera l'histoire du professeur de latin qui, après onze années d'enseignement au secondaire, avait décidé de remettre ma démission. L'enseignant était détenteur d'un baccalauréat ainsi que d'une maîtrise en histoire avec spécialisation en études anciennes (latin, grec ancien, histoire, archéologie, mythologie, littérature gréco-romaines). Mais j'avais aussi une grande expérience auprès des jeunes, ayant travaillé durant plusieurs années dans des camps d'été.
Ce latiniste avait ainsi perdu un emploi lorsqu'un syndicat avait exigé d'un directeur qu'il trouve une personne légalement qualifiée. La tâche d'enseigner le latin avait échu à un enseignant qui avait appris cette langue durant son enfance. Le fait qu'il n'avait pas retouché à cette matière durant plus de 25 ans n'était d'aucune importance. À une autre occasion, un poste que le latiniste découragé est revenu à un jeune diplômé en enseignement. Le candidat désigné n'avait jamais fait de latin, mais il s'était engagé à suivre des cours à l'université: il est devenu mon étudiant, car je suis chargé de cours en latin à l'Université de Montréal !
Confronté au principe de réalité et faire face à la pénurie d'enseignants dans plusieurs matières, le ministère de l'Éducation délivre chaque année des centaines de « tolérances d'engagement ». Il s'agit de permis exceptionnels délivrés à des titulaires de classe, souvent spécialisés dans un domaine (anglais, mathématiques, espagnol), mais qui n'ont pas suivi la formation assommante et obligatoire en pédagogisme imposée par l'État.
Le Ministère veut réduire le nombre de tolérances d'engagement accordées. Il y en avait 2878 en 2007-2008. On en comptait 2010 en 2011-2012.
Pour enrayer le problème des enseignants non qualifiés, le Ministère oblige un certain nombre d'entre eux à retourner sur les bancs d'école pour suivre des cours en pédagogie et en formation des maîtres afin d'obtenir leur brevet d'enseignement.
Ces enseignants, souvent titulaires de classe et permanents depuis plusieurs années dans les écoles, doivent étudier tout en travaillant. Le ministère leur délivre une « autorisation provisoire d'enseigner » le temps qu'ils terminent des études.
C'est ce type de permis qui a explosé au cours des dernières années. En cinq ans, le nombre de nouveaux détenteurs est passé de 507 à 771 - un chiffre qui ne tient pas compte des renouvellements.
Environ 11 % des enseignants qui détenaient une autorisation provisoire d'enseigner en 2010-2011 bénéficiaient, l'année précédente, d'une tolérance d'engagement.
Pour ces enseignants, le chemin vers l'obtention d'un brevet est long et semé d'embûches.
Mélanie Tremblay en sait quelque chose. Détentrice d'un baccalauréat en études hispaniques, elle enseigne l'espagnol depuis 2001 dans une école secondaire de la région de Québec. Elle a même obtenu sa permanence en 2008. Les écoles peinent à trouver des enseignants d'espagnol, souligne l'enseignante.
Mais pour le Ministère, elle n'est pas qualifiée. «Je n'avais pas fait mon baccalauréat avec l'intention de devenir enseignante. Une école cherchait un professeur d'espagnol, et j'ai adoré la profession», raconte-t-elle.
En 2003, Mme Tremblay est retournée aux études pour obtenir un certificat en pédagogie. En 2005, le Ministère l'a informée que ce n'était plus suffisant et qu'elle devait faire un deuxième baccalauréat.
Sept ans plus tard, Mme Tremblay est toujours aux études. « Les cours se donnent presque toujours le jour et moi, je travaille. J'ai ma classe », explique-t-elle.
« Pour l'instant, je profite de mon congé de maternité pour essayer de compléter les cours qui se donnent seulement le jour », explique Mme Tremblay, mère d'un bébé de cinq mois.
Même si elle a reçu et supervisé des stagiaires dans sa classe au fil des ans, Mme Tremblay devra aussi faire des stages. L'hiver prochain, elle devra prendre un congé sans solde pour faire un stage de cinq semaines dans une école primaire. Elle a toutefois obtenu l'autorisation de faire son dernier stage, qui dure 12 semaines, dans sa classe. Mais elle devra être évaluée par ses collègues.
Mélanie Tremblay déplore la rigidité du Ministère. La problématique perdure depuis des années et touche bon nombre d'enseignants, rappelle-t-elle. Plusieurs se découragent. « C'est dommage que notre expérience ne soit pas reconnue. On nous engage, on fait un bon travail. Les élèves, les parents et mes collègues m'apprécient, mais personne n'en tient compte. »
Bien que le ministère de l'Éducation soit conscient de ces difficultés, ce sont les universités qui sont responsables des modalités de la formation, affirme Esther Chouinard, porte-parole du Ministère.
Pourquoi se cacher derrière les universités, il suffirait simplement de supprimer l'obligation d'avoir à suivre cette longue formation en pédagogisme qui est une particularité québécoise pour résoudre ce problème.
Il ne s'agit pas à proprement parler de gens incompétents, mais d'enseignants qui ne sont pas qualifiés pour la bureaucratie du Monopole de l'Éducation.
On se rappelera l'histoire du professeur de latin qui, après onze années d'enseignement au secondaire, avait décidé de remettre ma démission. L'enseignant était détenteur d'un baccalauréat ainsi que d'une maîtrise en histoire avec spécialisation en études anciennes (latin, grec ancien, histoire, archéologie, mythologie, littérature gréco-romaines). Mais j'avais aussi une grande expérience auprès des jeunes, ayant travaillé durant plusieurs années dans des camps d'été.
Ce latiniste avait ainsi perdu un emploi lorsqu'un syndicat avait exigé d'un directeur qu'il trouve une personne légalement qualifiée. La tâche d'enseigner le latin avait échu à un enseignant qui avait appris cette langue durant son enfance. Le fait qu'il n'avait pas retouché à cette matière durant plus de 25 ans n'était d'aucune importance. À une autre occasion, un poste que le latiniste découragé est revenu à un jeune diplômé en enseignement. Le candidat désigné n'avait jamais fait de latin, mais il s'était engagé à suivre des cours à l'université: il est devenu mon étudiant, car je suis chargé de cours en latin à l'Université de Montréal !
Confronté au principe de réalité et faire face à la pénurie d'enseignants dans plusieurs matières, le ministère de l'Éducation délivre chaque année des centaines de « tolérances d'engagement ». Il s'agit de permis exceptionnels délivrés à des titulaires de classe, souvent spécialisés dans un domaine (anglais, mathématiques, espagnol), mais qui n'ont pas suivi la formation assommante et obligatoire en pédagogisme imposée par l'État.
Le Ministère veut réduire le nombre de tolérances d'engagement accordées. Il y en avait 2878 en 2007-2008. On en comptait 2010 en 2011-2012.
Pour enrayer le problème des enseignants non qualifiés, le Ministère oblige un certain nombre d'entre eux à retourner sur les bancs d'école pour suivre des cours en pédagogie et en formation des maîtres afin d'obtenir leur brevet d'enseignement.
Ces enseignants, souvent titulaires de classe et permanents depuis plusieurs années dans les écoles, doivent étudier tout en travaillant. Le ministère leur délivre une « autorisation provisoire d'enseigner » le temps qu'ils terminent des études.
C'est ce type de permis qui a explosé au cours des dernières années. En cinq ans, le nombre de nouveaux détenteurs est passé de 507 à 771 - un chiffre qui ne tient pas compte des renouvellements.
Environ 11 % des enseignants qui détenaient une autorisation provisoire d'enseigner en 2010-2011 bénéficiaient, l'année précédente, d'une tolérance d'engagement.
Pour ces enseignants, le chemin vers l'obtention d'un brevet est long et semé d'embûches.
Mélanie Tremblay en sait quelque chose. Détentrice d'un baccalauréat en études hispaniques, elle enseigne l'espagnol depuis 2001 dans une école secondaire de la région de Québec. Elle a même obtenu sa permanence en 2008. Les écoles peinent à trouver des enseignants d'espagnol, souligne l'enseignante.
Mais pour le Ministère, elle n'est pas qualifiée. «Je n'avais pas fait mon baccalauréat avec l'intention de devenir enseignante. Une école cherchait un professeur d'espagnol, et j'ai adoré la profession», raconte-t-elle.
En 2003, Mme Tremblay est retournée aux études pour obtenir un certificat en pédagogie. En 2005, le Ministère l'a informée que ce n'était plus suffisant et qu'elle devait faire un deuxième baccalauréat.
Sept ans plus tard, Mme Tremblay est toujours aux études. « Les cours se donnent presque toujours le jour et moi, je travaille. J'ai ma classe », explique-t-elle.
« Pour l'instant, je profite de mon congé de maternité pour essayer de compléter les cours qui se donnent seulement le jour », explique Mme Tremblay, mère d'un bébé de cinq mois.
Même si elle a reçu et supervisé des stagiaires dans sa classe au fil des ans, Mme Tremblay devra aussi faire des stages. L'hiver prochain, elle devra prendre un congé sans solde pour faire un stage de cinq semaines dans une école primaire. Elle a toutefois obtenu l'autorisation de faire son dernier stage, qui dure 12 semaines, dans sa classe. Mais elle devra être évaluée par ses collègues.
Mélanie Tremblay déplore la rigidité du Ministère. La problématique perdure depuis des années et touche bon nombre d'enseignants, rappelle-t-elle. Plusieurs se découragent. « C'est dommage que notre expérience ne soit pas reconnue. On nous engage, on fait un bon travail. Les élèves, les parents et mes collègues m'apprécient, mais personne n'en tient compte. »
Bien que le ministère de l'Éducation soit conscient de ces difficultés, ce sont les universités qui sont responsables des modalités de la formation, affirme Esther Chouinard, porte-parole du Ministère.
Pourquoi se cacher derrière les universités, il suffirait simplement de supprimer l'obligation d'avoir à suivre cette longue formation en pédagogisme qui est une particularité québécoise pour résoudre ce problème.
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