dimanche 7 novembre 2010

Lacunes importantes en français chez les étudiants des cégeps et des universités

Alors que l'ADQ pense que la priorité en éducation au Québec serait que l'État fasse de tous les jeunes Québécois des bilingues (anglais-français), les difficultés des étudiants en français causent bien des maux de tête aux profs de sciences humaines, tant au cégep qu'à l'université. À un point tel qu'ils ont décidé de se regrouper pour échanger leurs bons coups, en espérant ainsi renforcer la maîtrise de la langue chez leurs étudiants.

« Les profs de cégep et d'université en sciences humaines nous ont dit que leur principal problème, c'est que les élèves ont des difficultés à lire et à écrire. C'est un cri du cœur qui est ressorti des tables de concertation. Et comme prof de sociologie ou d'histoire, les profs ne se sentent pas outillés pour répondre à ces lacunes importantes », affirme Érick Falardeau, professeur en sciences de l'éducation à l'Université Laval.

Pour remédier à la situation, le réseau Fernand-Dumont a été créé tout récemment grâce à une subvention d'un demi-million de dollars provenant du ministère de l'Éducation. Ce projet-pilote est une initiative commune du Collège François-Xavier-Garbeau, du Cégep de Sainte-Foy et de l'Université Laval.

« Les étudiants ont des lacunes très importantes, autant en lecture qu'en écriture. Et on ne parle pas ici de ne pas mettre de S au pluriel. On parle d'organisation textuelle, de difficulté à lire des textes universitaires, de manipuler des concepts. Il y a tout un vocabulaire que les étudiants ne maîtrisent pas quand ils arrivent au cégep », affirme-t-il, tout en précisant que les profs d'université sont aux prises avec les mêmes problèmes.

Le français donne du fil à retordre aux cégépiens. Les étudiants sont de plus en plus nombreux à devoir s'inscrire à un cours de mise à niveau lors de leur entrée au collège. En 10 ans, leur nombre a bondi de 46 %.

Selon les données du ministère de l'Éducation, obtenues par Le Soleil grâce à la Loi sur l'accès à l'information, 9502 cégépiens étaient inscrits à un cours de rattrapage en français en 2000-2001 à la session d'automne, d'hiver ou d'été. Dix ans plus tard, ce nombre grimpe à 13 964 étudiants en 2009-2010.

À partir de 2008-2009, les cégeps ont ouvert un peu plus grandes leurs portes en acceptant des élèves qui n'avaient pas tout à fait complété leur diplôme d'études secondaires, rappelle-t-elle.

Davantage d'élèves plus faibles ont forcément été admis. Dans la région de Montréal, les cégeps accueillent aussi de plus en plus d'étudiants allophones, qui peuvent avoir des difficultés en français.

Mais une certitude demeure : les exigences des cégeps n'ont pas augmenté au fil des ans, indique Mme Tessier.



Source
Le Soleil




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ECR — Marie s'est fait violer, elle a inventé l'histoire du Saint-Esprit, Joseph a gobé son histoire


Addendum du 6/XI/2010 :

Un article de la Tribune de Sherbrooke (non disponible en ligne) de ce vendredi 5 novembre nous apprend que la Commission scolaire des Sommets a fait un suivi de cette affaire.

On apprend que celle-ci aurait dit au père outré par le comportement du professeur que celui-ci « était un personnage coloré » et qu'il serait apparemment surveillé à l'avenir. Quid de l'enseignante d'ECR adepte des sciences occultes de l'année passée ? Elle aussi est très colorée ?

M. Alec Saint-Jean a décidé de retirer sa fille de ce cours. La direction force la jeune fille à quitter le terrain de son école plutôt que de l'accueillir dans une pièce surveillée. Son père déplore ce manque de coopération qui complique singulièrement la vie de sa fille. Selon M. Saint-Jean, « on traite souvent mieux les animaux ». Notons que ledit enseignant « coloré » est également le professeur de français de la fille de M. Saint-Jean et que cet  enseignant a bien fait comprendre à cette fille qu'il l'avait à l'œil.

Ne craignant pas le ridicule, le directeur général de la Commission scolaire des Sommets où ces incidents se sont produits, M. Provencher, n'a pas hésité à déclarer que « la posture neutre [entendre souvent relativiste] des enseignants face au contenu a calmé les inquiétudes des parents. » Cela alors même qu'on venait de lui rappeler le manque de neutralité patent de deux de ses enseignants.

Rappelons que la Commission scolaire des Sommets a décidé de décourager tous les parents de contester ce cours en refusant toute exemption depuis plus de deux ans. Quant au contenu, il est très variable allant des excès dénoncés par M. Alec Saint-Jean à quelques classes relativement honnêtes assez proches de l'ancien cours de morale laïque progressiste en passant souvent par l'insignifiant verbiage politiquement correct à la mode. Notons enfin que de nombreux professeurs font de la résistance, surtout au primaire, et n'enseignent pas vraiment le cours ECR ou le donnent à leur façon en tentant de guider les enfants dans le sens de leurs valeurs (pas une posture neutre, ni nécessairement les valeurs des parents).

La commission scolaire des Sommets de Magog, dans un précédent refus d'accorder des exemptions au cours ECR, avait déclaré qu'elle n'avait jamais reçu de plainte officielle concernant le cours ECR et qu'un préjudice grave qui pourrait servir de base à une exemption, c'est par exemple lorsqu'un parent apporte un certificat médical.

C'est devant une salle où de nombreux parents de la commission scolaire devaient rester debout par manque de places assises qu'un père de trois enfants, Alec St-Jean de Melbourne en Estrie, a profité de la période des questions, en début de séance, pour se plaindre de situations qui auraient été vécues par ses filles dans le controversé cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) et ainsi répondre à la première remarque des commissaires lors de la réunion précédente de juin 2010 : l'absence de plaintes à l'encontre du cours ECR.

Un père de trois enfants, Alec St-Jean, a... (La Tribune, Jean-François Gagnon)
M. Alec Saint-Jean, un des plaignants

Qui croit en Dieu ? Longs ricanements.

M. St-Jean a d'abord relaté le fait qu'une enseignante avait demandé, en septembre 2008, aux élèves de la classe d'une de ses filles alors en secondaire IV de lever la main s'ils étaient croyants. Avec deux autres camarades de classe, l'adolescente s'est alors manifestée.

« Le professeur avait ri longuement de ça. Et, parce que c'était une personne en autorité, les autres jeunes avaient ricané par la suite. Le soir, ma fille est arrivée les yeux pleins d'eau », a-t-il révélé. Sa fille lui aurait alors dit qu'elle n'était plus capable d'aller à ce cours.

Selon lui, sa fille a été « ébranlée dans sa foi à ce moment » et cela a eu des conséquences sur elle par la suite, puisque ses croyances avaient été la « source de sa souffrance ».

Selon M. St-Jean, l'enseignante a bien fait comprendre à sa classe que les « sciences » occultes avaient ses faveurs.

On remarquera l'épée, la cape et, sur la table drapée,
le crâne et les bougies très wiccan.

Le sujet du wiccan est bien au programme d'ECR, voir l'illustration ci-dessus prise par des élèves  en 2009 dans une école privée de l'Ouest de l'île de Montréal et un extrait de cahier d'activités ci-dessous.

Cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée,

Marie violée, Joseph dupe et masturbations dans la douche

M. Saint-Jean a ensuite relaté un deuxième incident, avec une autre de ses filles. Ce deuxième incident se serait produit le 17 septembre 2010 à l'école secondaire du Tournesol à Windsor.

« Son professeur a dit que Marie s'était fait violer et qu'elle avait caché ce fait à Joseph en disant qu'elle était tombée enceinte du Saint-Esprit. Joseph aurait cru Marie. » La discussion se serait poursuivie pendant 30 minutes sur ce genre de considérations portant sur les "légendes" de la religion chrétienne.

« Dans notre famille, nous sommes croyants et ce simple fait est venu ébranler sa croyance et l'a complètement révoltée. Dans toute cette histoire, j'aimerais qu'on puisse exempter le cours d'éthique et de culture religieuse à nos enfants. Après tout, je n'envoie pas mes enfants à l'école pour les faire souffrir et je ne veux pas les voir revenir les yeux pleins d'eau. »

Ensuite, après cette diatribe contre le christianisme, l'enseignant a commencé une discussion avec un des élèves sur le thème de la masturbation matinale dans sa douche...

Il était intéressant de noter l'attitude des commissaires scolaires pendant ces plaintes. Un de ces personnages affichait clairement sa désinvolture et un désintérêt total pour ce parent qu'il est censé représenter : jambes croisées, il jouait d'un cure-dent tout en regardant en l'air.

Qu'est-ce qu'un préjudice grave pour un commissaire ?

On se rappellera qu'en juin dernier, une des mères qui demandaient l'exemption du cours ECR devant ces commissaires  avait demandé : « Je ne sais pas ce que ça prend pour qu'ils jugent que des préjudices sont causés. Mon enfant est rebellé en ce moment ».

En effet, le fils de Mme Meunier refuse catégoriquement « de venir à l'église et de parler ou de voir les personnes de l'église qu'il connaît depuis qu'il est petit, en plus de se mettre à désobéir de différentes autres façons ». Depuis quand ? Depuis qu'il a fait un projet en ECR sur le thème « les parents peuvent-ils obliger leurs enfants à aller à la messe » ! Voir la mise en contexte de ce projet !

Habituellement, les commissaires scolaires s'abstiennent de dire ce qui constitue pour eux « un préjudice grave » et se bornent à répéter qu'ils ne « sont pas convaincus » par les arguments des parents,  sans offrir aucune justification. Sans doute ces commissaires ne veulent-ils pas dire que, pour eux, ébranler les convictions des adolescents n'est en rien un préjudice grave. Aveu explicite qui serait, bien sûr, inacceptable pour des parents croyants par exemple.

Le mieux qu'avait pu obtenir M. Sylvain Lamontagne, un autre parent de la commission,  était qu'on pourrait sans doute parler de préjudice grave si les parents pouvaient fournir un mot d'un médecin.

Le mot d'un médecin, d'une psychologue, d'un théologien, d'un ex-ministre, d'un prêtre...

Sylvain Lamontagne, s'est donc déplacé avec non pas le billet d'un seul docteur, mais de sept notables :

La démocratie scolaire en action

Rien n'y fit, la décision était déjà prise.  La décision des commissaires fut donc lue solennellement devant le micro de RDI. Décision qui sous un jargon pseudo-juridique (moult « considérant » creux et des « pouvoir confié » à la commission scolaire plutôt que « conféré ») n'expliquait pas pourquoi les commissaires n'étaient pas « convaincus », ni d'ailleurs comment ils pourraient jamais l'être. Un vote s'ensuivit, heureusement trois commissaires votèrent contre cette décision qui ignoraient — une fois de plus — les documents et témoignages apportés par les parents.

Réactions

Le porte-parole des parents, Sylvain Lamontagne, a dénoncé cette décision désinvolte de la part des commissaires scolaires. Il s'est également élevé contre les propos des enseignants des filles de M. Saint-Jean, car ils ébranlent les croyances de plusieurs enfants ce qui dévastent leurs parents. M. Lamontagne a annoncé d'autres mesures pour ne pas enterrer cette affaire et appeler les parents à plus de vigilance. Plusieurs parents rassemblés à l'extérieur de la salle des commissaires ont également invoqué la possibilité de faire campagne lors des prochaines élections scolaires pour s'assurer que des commissaires à l'écoute des parents soient désormais élus.

De son côté, la direction de la Commission scolaire des Sommets affirme qu'un suivi sera effectué concernant la plainte qui a été déposée. Il est fort probable qu'on aura droit à un simple blâme à l'endroit des deux professeurs à qui on dira sans doute simplement que c'est pas bien et qu'il ne faut pas recommencer ou quelque autre mesure lénifiante destinée à enterrer localement l'affaire.

Voir aussi :

Cours d'ECR : les enseignants « marchent sur des œufs »

Après « Youpi, ma religion ! », « Ma religion de rêve »

Table ronde sur le matériel pédagogique ECR

Cahier ECR : « je suis un garçon, une fille, je ne sais pas encore »

Formateur de formateurs en ECR à L'ACFAS : beaucoup de résistances, faible réceptivité, obstacles




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samedi 6 novembre 2010

Traitement du SIDA  : les pistes de la thérapie génique

Des chercheurs genevois veulent développer un traitement inspiré d’une mutation protectrice apparue chez les ancêtres des Vikings.

Une seule personne aurait été guérie du sida par la médecine. Bien sûr, les trithérapies permettent aujourd’hui à de nombreux patients de vivre avec le virus. Mais dans ce cas sans précédent, le patient a « pratiquement éliminé le virus », selon Karl-Heinz Krause, directeur du Laboratoire de thérapie cellulaire expérimentale des Hôpitaux cantonaux universitaires de Genève (HUG). Il n’est plus sous traitement, et le VIH semble avoir disparu de son organisme. La thérapie, appliquée en Allemagne en 2007, a été inspirée par l’observation d’un phénomène particulier: celui des individus dont l’organisme résiste naturellement au virus.

Il existe des individus auxquels il manque les deux allèles (c’est-à-dire les deux versions) du gène codant pour le CCR5. Et ces derniers ont 95 % de chances de plus que les autres individus de ne pas contracter le VIH en cas d’exposition. Ceux à qui il ne manque qu’un seul allèle – cas dits hétérozygotes – sont également mieux protégés, mais dans une moindre mesure. Dans l’ensemble, si ces personnes sont malgré tout infectées, elles semblent échapper au développement de la maladie.

Cette mutation du CCR5 est particulièrement fréquente dans cinq pays, à savoir: la Suède, la Finlande, la Biélorussie, l’Estonie et la Lituanie. On y trouve en effet 25 % d’homozygotes (à qui les deux allèles font défaut) et 3 à 4% d’hétérozygotes, contre pratiquement 0 % dans l’ouest et le sud de l’Afrique ou au Japon, par exemple.

« Selon une hypothèse émise en 1998 dans la revue Human Molecular Genetics, la mutation aurait eu lieu la première fois chez un individu appartenant à une population nordique ancêtre des Vikings, il y a environ 5000 ans, et se serait ensuite répandue dans le monde. Voilà pourquoi on la trouve à des degrés divers dans toutes les régions où les Vikings ont mis pied », dit Karl-Heinz Krause. Cela expliquerait également pourquoi ce sont dans les pays du Nord que l’on trouve le plus grand nombre de survivants à long terme du sida.

La Déséducation ou le cri du cœur d'un enseignant


Mario Dumont reçoit l'enseignant et créateur de La Déséducation, Mathieu Côté-Desjardins.



Prologue de La Déséducation.



Épisode 1 — Comment fabrique-t-on les enseignants ? Y aurait-il quelques failles dans la ligne de montage ? Après combien de temps devra-t-on les retourner pour bris ou défectuosité ?


Pour tout commentaire, allez sur www.ladeseducation.ca

Plus de détails.




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vendredi 5 novembre 2010

Les enfants dont la mère reste à la maison ont de meilleurs résultats à l'école

Une métaétude réalisée par le Macalaster College au Minnesota et l'Université de Californie à partir de 69 enquêtes menées dans le monde entier depuis les années 1960 révèle que les enfants ont tendance à moins bien réussir à l'école si leur mère retourne au travail moins d'un an après leur naissance.

La recherche tendait à affirmer jusqu'ici que la garde non maternelle de l'enfant — quoiqu'ayant un impact négatif sur son bien-être émotionnel et pour son comportement — avait néanmoins des aspects positifs quant au développement cognitif.

La métaétude citée par le Daily Mail de Londres contredit cette affirmation et montre en même temps que les résultats varient selon la classe sociale et la structure familiale.

Ainsi, les enfants de classes moyenne et supérieure qui vivent avec leurs deux parents ont même, en moyenne, de moins bons résultats scolaires que leurs congénères de même classe sociale si leur mère retourne au travail dans les trois ans après leur naissance.

Explication des chercheurs : « C'est parce qu'au sein des familles les plus fortunées, les avantages économiques d'une mère qui travaille ne compense pas les effets négatifs d'une moindre attention et d'une moindre surveillance maternelles, et le risque associé à des garderies de piètre qualité. »

L'étude assure à l'inverse que le retour au travail des femmes au sein de ménages pauvres ou mères célibataires après un an tend à aider leurs enfants grâce aux revenus supplémentaires apportés et un moindre stress, mais qu'idéalement il faudrait que le retour au travail n'intervienne pas avant un an après la naissance…

On apprend aussi que plus la durée de travail est importante, plus les résultats des enfants seront affectés.

Il faut noter que cette étude a été commandée par une association de bienfaisance dont l'objectif est de faciliter l'accès à de bons services de garde après une année pleine de congé rémunéré pour la mère après une naissance.

Aussi la conclusion de l'étude, malgré les faits qui précèdent, est que le travail des mères pendant les jeunes années de leur enfant « n'est pas habituellement associé avec de moins bons résultats ultérieurs ou des problèmes de comportement », ce qui paraît pour le moins contradictoire…

Militer pour la garde des enfants par leur propre mère n'est pas politiquement correct, certes, et l'association Daycare Trust ayant pour but justement de faciliter le retour de mères au travail, fût-ce au bout d'une période plus longue, ne semble donc pas vouloir aller dans cette direction.

L'industrie de la garde d'enfants et ceux qui veulent réduire au minimum l'absence de la mère du bureau qui la libèrerait diront que cette étude prouve que des services de garde de bonne qualité et un an de congé parental rémunéré suffisent à assurer que les enfants ne souffrent pas d'effets pervers si leurs mères retournent au travail au cours des trois premières années.

Mais ce que cette métaétude semble démontrer en réalité, c'est que le nombre élevé de mères célibataires et le stress qui l'accompagne tendent à faire tellement baisser le niveau général de la garde des enfants que même les garderies parviennent à compenser chez ces enfants l'absence de leur mère monoparentale tout au long de de la journée.

Cette étude n'indique en rien que les « enfants vont bien » dans notre société qui dévalue la maternité, elle confirme plutôt l'effet négatif des familles monoparentales sur la scolarité des enfants qui en font partie.




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La priorité en éducation selon M. Deltell : tous bilingues

Interrogé par La Presse sur ce que l'ADQ préconise en matière d'éducation, M. Deltell n'a pu sortir qu'un cliché à la mode que « les enfants deviennent tous bilingues » au Québec. Voilà, c'est miraculeux, plus de décrochage, plus de chômage, plus d'éducation à rabais, plus d'éducation à fort contenu idéologique multiculturaliste.

Et s'ils parlaient et écrivaient déjà tous bien le français ? Rappelons que même les futurs enseignants québécois maîtrisent mal le français. Il n'est pas du tout évident que cette obsession pour l'anglais (car il ne s'agit pas d'un autre bilinguisme que celui qui impose l'anglais à tous) améliore l'attrait du français, la maîtrise du français par les jeunes québécois ou même l'intégration des immigrants au français (à quoi bon ?)

Quant aux études qui prouveraient que la maîtrise de l'anglais par tous, par décision gouvernementale, plutôt que l'apprentissage pour certains d'un métier technique ou manuel rentable même uniquement en français, devrait être une priorité économique, on n'en a pas vu trace dans ces propositions dites « régionales ». Il s'agit d'un axiome dont on ne peut douter sans être un horrible « nationaliste ».

Base de cette proposition des plus éculées ? Des sondages ! Le texte de la proposition qui avance cette priorité en matière éducative pour l'ADQ en plus de ces sondages sort également les clichés les plus galvaudés pour essayer d'attendrir le militant distrait : « L'apprentissage d’une langue permet l'ouverture à d'autres cultures et la découverte d'autres horizons. » De quelle langue s'agit-il ? L'anglais... À quelles cultures ouvre-t-il, si ce n'est la culture nord-américaine dans laquelle nous baignons déjà ! L'ADQ de M. Deltell n'envisage pas d'apprendre le latin, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le portugais ou l'hindi (au choix) à tous les élèves. Non, l'anglais qui s'apprend déjà par osmose dans une très grande partie du Québec. N'y a-t-il vraiment rien de plus prioritaire en matière d'éducation ? Pas selon l'ADQ aseptisé de M. Deltell apparemment...

Rien sur un surplus d'efficacité, de liberté pédagogique, de concurrence des programmes dans l'enseignement, deuxième plus gros poste dans le budget du Québec.

Nous avons, par ailleurs, eu vent de fortes contestations au sein de certaines régions qui se voyaient placer devant ces propositions pondues par des apparatchiks de l'ADQ en rien ancrés dans lesdites régions.



Source : Le cahier des participants concocté par les apparatchiks de l'ADQ.




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ECR — un commissaire scolaire demande plus de souplesse

Tiré d'un article de la Tribune de ce vendredi.

L'école québécoise s'est jusqu'à présent montrée peu accommodante avec les familles opposées au cours d'éthique et culture religieuse (ÉCR). Déplorant la situation, le commissaire Stéphan Fillion souhaite que la Commission scolaire des Sommets commence à faire preuve de plus de souplesse.

Plusieurs critiques ont été émises par des parents d'élèves après l'implantation du cours d'éthique et culture religieuse en 2008. Cependant, rares ont été les critiques émanant de l'intérieur du système d'éducation. En ce sens, la sortie de M. Fillion est donc inhabituelle.

Le commissaire affirme qu'il est temps de laisser le «libre choix aux parents» quant à ce controversé cours. «La Commission scolaire des Sommets devrait faire preuve d'ouverture, surtout que la Cour suprême du Canada a accepté d'entendre la cause de parents opposés», affirme-t-il.

Stéphan Fillion ajoute dans la foulée que la CSS devrait prendre ses distances face au ministère de l'Éducation, du Sport et du Loisir du Québec, qui prône, selon lui, la ligne dure envers les parents réfractaires. «La commission scolaire suit le Ministère, mais ce n'est pas vrai qu'il a toujours raison», lance-t-il.

M. Fillion soutient que, «dans un autre contexte», le monde de l'éducation serait certainement porté à ouvrir la porte à un «accommodement dit raisonnable» pour régler la problématique existante.

Présentement, les enfants qui ne fréquentent pas le cours d'éthique et culture religieuse, à la CSS, sont forcés de quitter les terrains de leur école chaque fois qu'il revient à l'horaire pour ne revenir qu'après la fin de celui-ci.




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jeudi 4 novembre 2010

France — Enseigner le fait religieux : limites de l'approche dite « scientifique »

La revue Religions et Histoire vient de publier un numéro spécial consacré à l’enseignement du fait religieux. Depuis le rapport rédigé par Régis Debray, sur la demande de Jack Lang en février 2002, l’enseignement religieux s’est imposé dans les programmes scolaires comme un élément de culture commune et à ce titre est intégré depuis 2006 « au socle commun de connaissances et compétences ».

Religions et Histoire fait le point sur ce sujet sensible, distinguant bien entendu l’enseignement religieux (confessionnel) et l’enseignement du religieux (non confessionnel), celui qui est visé par la loi et dresse un bilan plutôt négatif dû au problème de l’inculture des professeurs et des élèves.

Cette « laïcité d’incompétence » que fustigeait Régis Debray est loin d’être devenue ce qu’il souhaitait, une « laïcité d’intelligence », une laïcité éclairée qui refuse l’ignorance religieuse.

Ferdinand Buisson, l’un des fondateurs de l’école laïque, écrivait en 1905 : « Pour l’éducation d’un enfant qui doit devenir homme, il est bon qu’il ait été mis en contact avec les strophes enflammées des prophètes d’Israël et des philosophes grecs, des plus belles pages de l’Evangile…qu’il ait feuilleté toutes les Bibles de l’humanité…ce qui sortira de cette étude, ce n’est pas le mépris, la haine, l’intolérance, c’est au contraire une admiration respectueuse de toutes les manifestations de la pensée… ».

Parmi d’autres, l’IFER, l’Institut de formation pour l’étude et l’enseignement des religions, connaît un vif succès avec son programme :
- L’histoire des religions
- L’approche anthropologique des faits religieux
- L’étude des rapports entre religions et sociétés
- Les cultures et les spiritualités,

Avec, en corollaire, l’apparition de formations professionnelles de niveau maîtrise sur les rapports entre religions et sociétés visant un seul objectif : que les athées comme les croyants puissent trouver de quoi éclairer leur jugement.

Plusieurs questions se posent :
- Pour René Rémond, si naguère la laïcité était synonyme de silence absolu sur ce qui est religieux, aujourd’hui c’est la laïcité qui impose que le fait religieux soit enseigné.
- Inversement, de nombreux croyants craignent qu’un traitement multidisciplinaire du fait religieux aboutisse à l’appauvrissement du sujet et au relativisme des croyances (la grande crainte de Benoît XVI).

Chaque croyant voyant les autres religions à partir de sa propre religion et de sa propre culture, par définition les seules vraies, comment dans ces conditions aborder le fait religieux de façon scientifique et distanciée ?

Pour Mgr Minnerath, professeur à l’Université de Strasbourg, la religion propose toujours une interprétation du monde, non une description du monde comme le proposent les sciences de l’observation.




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Zemmour sur la déliquance juvénile, les familles monoparentales et décomposées





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mercredi 3 novembre 2010

Quels sont les coûts des nombreux procès de la DPJ et le MELS contre les parents québécois ?

Comment on le sait, le MELS et la DPJ forcent de nombreux parents qui ne se conforment pas à sa vision étriquée de l'enseignement à avoir recours aux tribunaux.

La question des coûts liés à cette pression constante de l'appareil gouvernemental contre les droits des parents n'intéressent pas la SRC.

Par contre, les procès que le maire de Saguenay a fait pour se défendre contre, entre autres, le Mouvement laïc québécois pour avoir le droit de réciter une petite prière au début du conseil municipal intéresse beaucoup Radio-Canada. On se demande bien pourquoi.

Annonce de l'émission  La Facture de la SRC subventionnée :


Saguenay : des procès qui coûtent cher

Le maire Jean Tremblay a aussi mené de nombreuses batailles juridiques depuis son arrivée à la tête de Saguenay, notamment en ce qui a trait à la récitation d'une prière à l'ouverture de toutes les réunions du conseil municipal. Ces procès ont d'ailleurs coûté plusieurs millions de dollars aux citoyens de la municipalité.

Alors que les juges se montrent très sévères à l'endroit du maire et de son administration, certains de ses concitoyens l'accusent de manquer de transparence dans la gestion de la ville. Un mécontentement qui est, entre autres, associé à une importante augmentation du compte de taxes, comme l'ont constaté Michel Senécal et Martyne Bourdeau.




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