vendredi 17 juin 2011

France — surcoût du public par rapport au privé par élève est de 1 951 € au primaire et 2 788 € au secondaire

Mise à jour, 22 juin 2011

On en sait un peu plus sur les causes de ce surcoût :

Une bonne partie de la différence est due aux retraites des enseignants plus généreuses (chères) dans le public que dans le privé.  Après déduction du coût des retraites des enseignants et des investissements des collectivités locales, le public est néanmoins encore plus cher de 720 à 1313 € par élève par an.

Entendre une entrevue d’Agnès Verdier-Molinié sur France Info sur ce sujet.





« Le surcoût de l’enseignement public par rapport à l’enseignement privé par élève est de 1 951 euros (2 700 $) dans le premier degré et 2 788 euros (3 8000 $) dans le second degré en 2008 », indique une étude inédite de la fondation d’utilité publique iFRAP, laboratoire d'idées d’inspiration libérale. Cette étude compare les coûts de l’enseignement public et de l’enseignement privé et analyse les raisons de cet écart. De premiers éléments de ce travail ont été présentés par Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP, lors d’un colloque organisé au Sénat le 4 mai dernier. Sa présentation avait suscité de vives réactions dans l’assistance, certains sénateurs demandant « l’arrêt immédiat » de son travail (voir à la 14e minute dans la vidéo ci-dessous). « Ce type d’étude n’a jamais été mené auparavant par crainte, d’après certains, de ranimer une guerre scolaire », avance l’iFRAP en introduction de cette étude.

« L’idée de ce dossier est de mesurer si, entre enseignement privé et public, la dépense (en incluant les dépenses de l’État, des collectivités [régions, départements, communes, etc.], des familles et des entreprises) est similaire par élève et par an. Dans un contexte de raréfaction des deniers publics, nous avons cherché à évaluer l’efficience budgétaire des deux modèles d’enseignement », explique la Fondation.




Un surcoût croissant de 10,5 milliards d'euros par an

« L’enseignement public coûte donc réellement bien plus cher que l’enseignement privé. Au maximum, un surcoût de 23 milliards d’euros par an », en conclut l’iFRAP. Hors coût supplémentaire des retraites et hors investissements, ce surcoût s’élèverait à 10,5 milliards d’euros.

En comparant les crédits alloués à l’enseignement public et privé dans les lois de finances, on voit qu’un élève du privé a coûté 3426 € en moyenne en 2009, et 4607 € dans le public, un coût qui augmente dans le public. Ces crédits permettent de financer les « dépenses de personnel », les « dépenses de fonctionnement » et les « dépenses d’intervention ». Pour quelles raisons un élève du public coût-t-il plus cher qu’un élève du privé, hors dépenses d’investissement (prises en charge par les parents dans l’enseignement privé) ? Une asymétrie d’autant plus difficile à justifier que, alors que le coût d’un élève du privé tend à stagner, celui d’un élève du public augmente régulièrement.


Coût moyen par élève en € selon le type d’enseignement choisi
200720082009
Privé + public4 2334 3304 408
Privé3 3783 3983 426
Public4 4094 5194 607
Source : estimations iFRAP, à partir des : Lois de Finances 2007, 2008, 2009, statistiques du Ministère de l’Education nationale

Evolution du coût moyen par élève en € selon le type d'enseignement choisi

Les résultats scolaire du privé sont équivalents ou supérieurs à ceux de l’enseignement public

D’après l’enquête internationale PIRLS de 2006, les élèves de CM1 (4e année du primaire) des écoles privées ont mieux réussi le test que leurs homologues du public. En 2010, d’après les indicateurs de résultats des lycées, publiés par le Ministère de l’Éducation nationale, l’enseignement privé présente également de très bons résultats au baccalauréat. Sur les 100 lycées les plus performants en matière de valeur ajoutée, 62 étaient des établissements privés sous contrat. Il est donc faux de dire que les bons résultats de l’enseignement privé en général sont dus à une sélection à l’entrée. L’enseignement privé fait aussi ses preuves pour des élèves qui, en moyenne, n’auraient pas obtenu leur diplôme.

Les écoles privées ont une meilleure valeur ajoutée

On pense parfois que les écoles privées ont de meilleurs résultats car elles renvoient les mauvais éléments avant les examens du brevet (14-15 ans) et le baccalauréat (17-18 ans, D.E.C. québécois). C'est faux. D’après l’enquête internationale PIRLS de 2006, les élèves de CM1 (4e année du primaire) des écoles privées ont mieux réussi le test que leurs homologues du public. Le renvoi des élèves avant les épreuves du brevet ou du baccalauréat n’explique donc pas les bons résultats des écoles privées, puisque les résultats sont meilleurs bien avant cette échéance. De plus, le Ministère de l’Education nationale (peu susceptible de favoritisme envers l’enseignement privé) a mis en place un indicateur permettant de calculer la valeur ajoutée des établissements scolaires, c’est-à-dire « ce qu’un lycée a « ajouté » au niveau initial de ses élèves1 ». Parmi les 100 premiers lycées les plus performants selon cet indicateur, 62 sont privés. Néanmoins, comme le rappelle le Ministère « Le taux de succès d’un lycée dépend fortement des caractéristiques de ses élèves, indépendamment de la qualité de l’enseignement qui y est dispensé. »




[1]  Le Monde, jeudi 15 avril 2010

[2] Cf. liste des lycées et de leurs indicateurs sur le site du Ministère de l’Éducation nationale.

Allemagne — Une loi autorise désormais les enfants à faire du bruit

Couverture de l'hebdo Stern
(1 million d'ex. par semaine) :
« L'enfant, facteur de perturbation »

Malgré une hausse de 3,6 % des naissances pendant les neuf premiers mois de 2010 par rapport à 2009. L'Allemagne ne chérit plus ses enfants depuis plusieurs décennies : son indice synthétique de fécondité se situe à 1,4 enfant par femme féconde et la république fédérale est rentrée dans un phase de contraction démographique.

Les litiges entre garderies et riverains - ces derniers se plaignant du bruit - se multiplient, dans ce pays qui connaît l'un des plus bas taux de fécondité d'Europe.

À tel point que le gouvernement a définitivement adopté ce vendredi un projet de loi rendant plus difficile le dépôt de plaintes contre le bruit des enfants.

Ce texte qui amende la Loi sur la qualité de l'air vise notamment à autoriser de manière générale l'installation de garderies dans des zones résidentielles. Il stipule également que les bruits venant de jardins d'enfants, de bacs à sable ou de terrains de jeu « ne représentent pas en général de dégâts environnementaux », selon le communiqué du ministère de l'Environnement.

Ces dernières années, des garderies avaient dû déménager ou fermer à cause du bruit. À Hambourg, une crèche a ainsi été obligée d'ériger un mur de béton de plus de 6 pieds de haut et 60 mètres de long, tandis qu'à Berlin une autre a abandonné son projet après quatre ans de bataille avec un voisin sensible aux bruits enfantins.

Avec seulement 651 000 bébés nés en 2009, le taux de fécondité en Allemagne était alors parmi les plus bas d'Europe, avec 1,4 enfant par femme. En 2010, le nombre de bébé a remonté quelque peu, à 678 000 (+1,9 %). Néanmoins comme tous les ans depuis 1972, le nombre de décès est resté plus élevé que le nombre de naissances, la différence s'établissant à 181 000 en 2010, contre 189 000 en 2009.

Sources : Kinder dürfen lärmen, Le Vif




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 15 juin 2011

La France ne doit pas devenir la « poubelle du monde législatif » en légalisant le mariage homo, l'euthanasie...

Petit coup de canif à l'adresse de pays comme le Canada qui a légalisé le « mariage » homosexuel de la part d'Anne-Marie Le Pourhiet, juriste et professeur agrégé de droit public à l'université de Rennes 1.

L’un des arguments des défenseurs du « mariage homo » consiste, notamment, à montrer du doigt les pays qui refusent cette officialisation d'une union homosexuelle...


Annie-Marie Le Pourhiet
Anne-Marie Le Pourhiet — Ce procédé est vieux comme le monde. Si certains pays veulent devenir les poubelles du monde législatif, qu’ils le fassent avec l’euthanasie, avec les mères-porteuses.... Nous ne sommes pas condamnés à l’alignement ! Certains États aux Etats-Unis tolèrent les mères porteuses, d’autres non... Et à l’intérieur d’un même État-Nation, tel que les États-unis, les législations sont différentes sans que cela ne pose problème.

Des voix soutiennent que refuser le mariage homo dans une société laïque semble anachronique...

Mais cela n’a rien à voir avec la laïcité. Certes, toutes les grandes religions condamnent l’homosexualité, c’est leur affaire. Mais je ne suis pas croyante ! [...] On dit que les jeunes n’ont plus de repères : mais on s’attache dans le même temps à démolir tous les repères ! La grande responsabilité est de savoir quelle est la fonction du droit. Serait-il de consacrer des aberrations ? Le droit républicain doit-il être irrationnel et faire n’importe quoi ?

Quand vous voyez le corps d’un homme et d’une femme, vous voyez que les deux corps ont été faits pour s’encastrer l’un dans l’autre et que les deux ensemble vont faire un troisième et un quatrième, etc. C’est pour institutionnaliser ce lien naturel et charnel — avec l’intérêt social qui en découle — que le mariage a été institué. Il n’existe pas en dehors d’un homme et d’une femme. Vouloir marier deux hommes ou deux femmes : c’est marcher sur la tête ! Jean-Louis de Lolme, un disciple de Rousseau, disait pour décrire la toute puissance du Parlement anglais qu’il pouvait tout faire sauf changer une femme en homme ! Or aujourd’hui, des lobbies ont décrété que les parlements et les juges devaient tout faire, y compris changer les hommes en femmes ! Jacques Chirac l’a dit plus tard : un mariage entre deux hommes ou deux femmes ne peut être qu’une parodie...

Ce terme de parodie n’est-il pas discriminatoire ?

La discrimination est l’autre thème des pros mariage homo. On passe aujourd’hui du relativisme au nihilisme le plus total. On ne doit plus rien distinguer ni discerner. C’est grave car avec un raisonnement pervers de ce type, on va jusqu’à dire des aberrations. Ainsi, si Roger aime Raymond, cela impliquerait le mariage - et l’amour partagé donnerait droit au mariage. Alors un musulman va me dire un jour qu’il aime Farida, Rachida et Yasmina et qu’il est discriminatoire de rejeter la polygamie. [En cour[s] en Colombie-Britannique] Je peux aussi dire que j’aime mon frère autant qu’il m’aime. Il sera discriminatoire de ne pas marier frères et sœurs. Ensuite, ce sera des adolescents de 15 ans, etc. Il n’y a plus de limite. On touche là à la limite du droit. À savoir : le droit peut-il aller jusqu’à fabriquer n’importe quoi ? Aux États-Unis, certains mouvements considèrent que distinguer l’homme et l’animal serait du spécisme — comme le racisme ou le sexisme — et qu’il faut donc reconnaître aux animaux des droits comme aux humains. Et comme certains se disent amoureux de leur chatte... Marions-les !

Québec — De nombreuses classes et écoles en construction

À elle seule, la Commission scolaire de Montréal aura besoin de 400 nouvelles classes d'ici quatre ans pour faire face à l'augmentation de la clientèle. La région montréalaise n'est pas la seule à construire de nouvelles écoles. C'est ainsi qu'à Drummondville, notamment, deux nouvelles écoles primaires seront également construites d'ici 2015.

La baisse du rapport élèves-maîtres décrétée par le Monopole de l'éducation, conjuguée au mini-baby-boom il y a quelques années (la fécondité est en baisse depuis deux ans) et à une forte hausse de l'immigration et, dans une moindre mesure, au déplacement de la population vers les grands centres, a un impact direct sur la hausse du nombre d'élèves.

En outre, dès la prochaine rentrée scolaire, un élève atteint d'un trouble envahissant du développement (TED) comptera pour trois enfants. Cette décision ministérielle allège la tâche des enseignants, mais elle réduit le nombre d'élèves par classe et augmente donc encore le besoin de nouvelles classes.

Rappelons qu'au Québec le rapport élève-éducateur est en baisse constante alors que, d'une part, cela entraîne des coûts de plus en plus grands, et que, d'autre part, on n'observe pas d'augmentation (bien au contraire) des résultats des écoliers québécois, ni dans les classements internationaux (le Québec baisse légèrement) ni en termes de décrochage (à méthode constante il augmente).

Québec — dépenses par élève en hausse constante

En 2007-2008, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) était estimée à 7,4 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 6,8 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,3 % en Ontario et à 6,1 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces.


Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2007-2008


En 2006-2007, au Québec, la dépense globale par élève à l’enseignement primaire et secondaire (10 128 $) était plus élevée que dans les provinces de l’Atlantique (8 799 $), mais moins élevée qu’en Ontario (10 301 $) et que dans les provinces de l’Ouest (11 016 $). La dépense par élève était donc moins élevée au Québec que dans la moyenne du reste du Canada. Cela s'explique principalement par le fait qu’au Québec les salaires du personnel scolaire sont moins élevés, tout comme les dépenses d’immobilisation.

Cependant, il est important de préciser que ces données sont en dollars courants et ne tiennent pas compte des écarts du coût de la vie. Or, il existe des différences importantes dans le coût de la vie d’une province à l’autre et, dans l’ensemble, le coût de la vie était d’environ 10 % plus élevé ailleurs au Canada qu’au Québec, en 2006-2007.

On a également assisté ces dernières années à une diminution du nombre moyen d'élèves par enseignant. Celui-ci est passé de 15,7 en 2004-2005 à 14,6 en 2007-2008 et ce facteur a contribué significativement à l'augmentation de la dépense par élève.

Entre 2004 et 2007, on a observé une augmentation de 14 % de la dépense par élève en dollars constants.

En 2006-2007, certains facteurs sont plus coûteux dans les commissions scolaires au Québec que dans le reste du Canada tels les rapports élèves-enseignant, la formation professionnelle, les services de garde et le transport scolaire.


Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada


En 2007-2008, le rapport élèves-enseignant dans les commissions scolaires est estimé à 14,6 au Québec. Le rapport élèves-enseignant est obtenu en divisant le nombre d’élèves par le nombre d’enseignants des commissions scolaires. Le nombre moyen d’élèves par enseignant au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,6 en 2007-2008.

Voir aussi

Crise financière du Québec — 3 100 nouveaux enseignants, 100 000 000 $ de plus

L'immigration, le remède imaginaire




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Le monopole de l'Éducation incapable de répondre à tous les désirs

« L’éducation est une chose à ce point importante qu'on ne peut tout simplement pas la laisser entre les mains d’un seul producteur, car nous le savons tous : les monopoles sont incapables de répondre à tous les désirs ».

Per Unckel, ex-ministre de l’Éducation et des Sciences en Suède (1991-1994) 


Trois écoliers suédois du secondaire interprètent
une chanson chinoise lors du Concours de chinois
de leur école

Bon scolaire ?

On parle souvent de la Suède comme d'un pays où règneraient la liberté d'enseignement et un type de chèque-édu­cation. Le terme « chèque-éducation » ou « bon scolaire » suscite parfois des réactions pavlo­viennes dans certains cercles. Expli­quez donc de quoi il s'agit.

Dans le cas de la Suède, tout ce que cela signifie c'est que les parents peuvent choisir leur école (ou en fonder une) et que ces écoles, qu'elles soient publiques (le plus souvent communales) ou privées, reçoivent une subvention de l'État en fonction du nombre d'élèves inscrits. Enfin, l'administration des écoles est désormais largement décentralisée. Les écoles — encore une fois communales ou privées — ne peuvent pas refuser d'inscriptions en fonction des revenus ou des résultats préalables des candidats. Les écoles ne peuvent exiger de droits supplémentaires.

Aujourd'hui, une école sur huit en Suède est une « école libre » et à Stockholm, selon les classes d'âge, jusqu'à près de 30 % des écoliers fréquentent ces écoles. À ce jour, plus de 1100 écoles libres ont été fondées dont 800 sont à but lucratif.

Ce système à des avantages apparemment indéniables : il existe une concurrence dans la « livraison » de l'éducation, cette concurrence a eu un effet sur le secteur public, sa clientèle demandant également plus de choix et de changements. Les enfants pauvres fréquentent plus les écoles privées que les élèves riches, les écoles privées à but lucratif ont tendance à s'étendre pour répondre à la demande supplé­mentaire alors que les écoles sans but lucratif gèrent ce supplément de demande par la mise en place de listes d'attente. Les enseignants et les syndicats d'enseignants appuient ce système puisqu'ils y voient la possibilité d'un choix de carrière plus diversifié et plus souple. Même si cette politique a été mise en place par une parti de centre-droit, aucun parti de gauche au pouvoir n'a osé revenir sur ces changements.

Les écoles privées (aussi appelées « écoles libres ») se sont organisées en « chaînes » afin de rationaliser certaines tâches administratives communes et décharger les professeurs de ces tâches.

Si au Québec une nouvelle école primaire coûte une douzaine de millions de $ (ici et là), en Suède, cette nouvelle école ne coûtera rien au Trésor public car les parents, les enseignants, des commanditaires privés et d'autres encore s'organiseront pour trouver l'argent nécessaire et souvent ils parviendront à la construire à moindre coût.

Enfin, ces nouvelles écoles selon le Christian Monitor ont des résultats scolaires de 20 % supérieurs à ceux des écoles publiques.

Bémol et critiques

Si le type de pédagogie est relativement libre, il n'y a pas de réelle liberté de programme en Suède : les écoles (même « libres ») doivent suivre un même programme gouver­ne­mental, et l'instruction à la maison est sévèrement découragée voire en pratique interdite comme en Allemagne.

La liberté de choix est donc limitée et bien éloignée de l'idée que les parents peuvent réellement décider du type d'instruction que recevront leurs enfants grâce à des chèques-éducation.

Notons enfin que les résultats des jeunes Suédois dans les classements internationaux ont fortement chuté depuis les années 1970 pour simplement se retrouver juste au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, bien que pour Jonas Himmelstrand, auteur et fondateur de l'Institut Mireja, la faute en incomberait en partie à un système de garderie d'État généralisé et fiscalement quasi obligatoire pour les parents.

Enfin, l'interdiction faite aux écoles privées d'imposer des frais supplémentaires à la subvention reçue peut susciter débat. Le Danemark a adopté un système similaire à la Suède, mais les parents doivent payer une faible quote-part quand ils inscrivent leurs enfants dans une école privée (fortement subventionnée donc) afin qu'ils soient des clients plus exigeants. L'interdiction suédoise est excessive, elle limite le service disponible pour tous à l'école privée en fonction des subventions gouvernementales. Or, les parents nantis parviennent toujours à dépenser plus sur l'éducation de leurs enfants, ne fût-ce que par des cours particuliers. Des bourses (pas nécessairement gouvernementales) pour les élèves dans le besoin pourraient être offertes afin de garantir un même accès au choix scolaire y compris dans des écoles privées qui seraient libres de fixer leur prix.



Voir aussi

Washington (D.C.) — Des bons scolaires pour les pauvres plutôt que des subventions pour avorter

Le chèque-éducation promet de faire fonctionner le système éducatif

France — les écoles libres (hors contrat) n'en font qu'à leur tête

Briser le monopole de l'Éducation en France : comment et pourquoi y créer son école

Étude internationale sur les bons scolaires

Angleterre — Triplement du nombre des académies





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

France — Si le système éducatif français se fait l’ennemi des familles, que vaut l’obligation scolaire ?

Texte de Marie-Joëlle Guillaume dans Famille chrétienne :

Tous les révolutionnaires le savent : « Le poisson pourrit par la tête », on détruit les ressorts d’une société en lui bourrant le crâne avec une idéologie subversive. Quand la tête est jeune et blonde, l’endoctrinement est plus facile. C’est pourquoi les idéologies subversives (le marxisme en fut une) haïssent la famille, force de résistance au nom de l’amour des siens. Dans le cas de la théorie du gender, la haine est portée au carré. Car c’est le principe même de la différence sexuelle et de la complémentarité amoureuse, source de toute famille, que prétend abolir cette déferlante idéologique, fruit des lobbies gays et féministes américains. Le comble, c’est que cette négation suicidaire des données de base de la condition humaine vient d’être introduite à l’Éducation nationale, comme le ver dans le fruit .

Le scandale des manuels de biologie (SVT) de première n’est pas le premier coup grave porté à la liberté de conscience et d’éducation des familles en matière de sexualité. Il y a plus de vingt ans, le parti pris matérialiste et libertaire des manuels de biologie de quatrième avait suscité l’indignation des parents. Depuis lors, l’envahissement de la vie scolaire par une propagande débridée (sous prétexte de « lutte contre l’homophobie », de prévention des grossesses adolescentes, etc.) ruine méthodiquement l’effort éducatif des parents à l’amour vrai, au goût de la vie, à l’espérance. Mais l’installation de la théorie du gender dans les manuels de biologie constitue une atteinte beaucoup plus grave encore. Car cette fois, l’idéologie mortifère se présente comme une science, au cœur même de l’acte d’enseigner, de la transmission du savoir.

L’Éducation nationale n’a pas le droit de faire cela. Ces manuels doivent être retirés de la vente. Il faut l’écrire au ministre via la pétition des AFC. Et réfléchir à la suite. Si le système éducatif français se fait l’ennemi des familles, que vaut l’obligation scolaire ? Que vaut l’enseignement public ? Que valent les contrats de l’enseignement privé avec l’État ? Vingt-sept ans après 1984, un nouveau combat pour la liberté de l’enseignement se profile.


La même lutte « contre l'homophobie » et l'« hétéro­sexisme » (oser prétendre que l'hétéro­sexualité est la sexualité normale ou préférable pour une société) a donné lieu à un plan interministériel au Québec. On retrouve également des traces de théorie du genre dans des cahiers d'activités ECR (voir ci-dessous) ou le sexe que l'élève dit avoir peut être « je ne sais pas encore ».



Page 10 du cahier d'activités ECR Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle
du secondaire des éditions École nouvelle





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 13 juin 2011

Seuls 40 % des cégépiens terminent leur diplôme dans les délais normaux

À peine 38,1 % des jeunes inscrits dans les programmes « préuniversitaires » offerts dans les collèges publics du Québec arrivaient à les compléter en deux ans en 2007, indiquent des données du ministère de l’Éducation. La proportion est encore plus faible dans les programmes techniques (36,5 % en 2006) qui sont censés durer trois ans.

La Fédération des cégeps assure que le phénomène n’a rien à voir « avec la performance du réseau collégial. » La situation serait plutôt attribuable au désir des jeunes d’aujourd’hui « d’allonger » la durée de leurs études, explique la porte-parole de l’organisme, Caroline Tessier au Journal de Montréal.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

L'examen en histoire et éducation à la citoyenneté évalue-t-il la compétence en langue ou la connaissance historique ?

Table des matières d'un manuel de Secondaire III
De nombreux élèves de 4e secondaire se soumettent ce matin à l'examen en histoire et éducation à la citoyenneté. Ce programme est critiqué par de nombreuses universitaires pour son contenu idéologique multiculturaliste. Pour le président de la Société des professeurs d’histoire du Québec (SPHQ), Laurent Lamontagne, « On dirait que le ministère ne veut pas former des jeunes connaissant l’histoire mais des jeunes qui vont développer une conscience citoyenne ». « On n’en est plus à l’histoire événementielle politique. Les deux premières compétences [interroger dans une perspective historique et interpréter dans la méthode historique] aident à acquérir la troisième [Consolider l’exercice de sa citoyenneté]. L’histoire devient plutôt un prétexte. »

Jusqu'à ce jour, la « Progression des apprentissages », un document qui détaille dans un ordre à respecter les contenus que le professeur doit enseigner, n'a pas été rendue publique pour le domaine Univers social (histoire, géographie, etc.) au 2e cycle du secondaire. Or, comme le précise Le Devoir, tous les autres documents de ce genre ont été divulgués dans toutes les autres matières, a appris Le Devoir. « C'est un dossier chatouilleux », résume un enseignant d'histoire au secondaire qui désire garder l'anonymat.

Pour le professeur à la Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke et spécialiste de la pédagogie, Mathieu Bouhon, le principal problème dans le programme d'histoire et d'éducation à la citoyenneté est que les connaissances à mobiliser sont floues ou superficielles et les documents proposés aux élèves — le plus souvent des extraits très courts tirés de manuels scolaires ou d’ouvrages de vulgarisation historique — sont très courts et d’une très grande simplicité ne comprenant le plus souvent que deux ou trois informations.

Plusieurs enseignants d’histoire à qui le professeur Mathieu Bouhon a donné cours récemment à l’Université de Sherbrooke lui ont dit que leurs élèves qui sont bons en lecture et en écriture et comprennent bien la question à l'examen d'histoire, mais n’ayant aucune connaissance historique, avaient produit un très bon texte. Or, une compétence est par définition la capacité à mener à bien une tâche complexe, à résoudre un problème en faisant appel à des connaissances de divers ordres, à analyser une situation historique nouvelle en établissant des liens avec d’autres découvertes pendant le cours.

Dans la question sur le commerce des fourrures posée lors d'un examen récent en secondaire IV, par exemple, cette mobilisation de connaissances est peu évidente. C’est un peu dommage, cela se comprend aussi selon Mathieu Nouhon. Il y aurait probablement un enjeu de réussite, qui est aussi un enjeu politique, et qui concerne tous les enseignants et élèves québécois. Ceux qui conçoivent ces épreuves partent peut-être de l’idée que les élèves n’ont pas vraiment appris à répondre à ce type de tâche et qu’il faut donc limiter la casse.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

État-Nounou : une fillette de 15 mois retirée à sa mère pour cause d'allaitement « chaotique » ?

Todas somos HabibaLe 31 mai, une jeune mère marocaine de 22 ans connue sous le nom d'Habiba a été séparée de son enfant sans son consentement, sous le prétexte qu'elle allaitait son enfant. En raison d'une situation économique désespérée, Habiba vivait, avec sa fille âgée de 15 mois, dans un centre d'accueil pour femmes à Madrid (Institut madrilène de l'enfance et de la Famille - IMMF).

Au cours de déclarations et d'interviews radiophoniques, Nacho de La Mata, son avocat, a informé les médias que le jour des faits, Habiba avait laissé son enfant aux soins de la garderie du centre, comme il en est coutume, et que l'enfant en a été retiré immédiatement. Habiba fut alors avertie du fait qu'elle ne pourrait plus vivre dans le centre d'accueil, celui-ci étant destiné aux mères et elle, n'ayant plus d'enfant à sa charge.

La « Fundación Raíces », une organisation humanitaire, s'est immédiatement emparée de l'affaire, en fournissant des évaluations psychiatriques exécutées par la célèbre activiste des droits de naissance et auteure Ibone Olza, ainsi qu'une aide juridique, des soins de santé et une aide financière.

La mère se voit reprochée de donner trop souvent le sein à son enfant de 15 mois, une pratique jugée «  chaotique et nuisible pour les petites filles et les petits garçons » par la directrice du centre d'accueil qui n'a évoqué aucune maltraitance de la part de la mère à l'encontre de son nourrisson  La directrice reprochait ainsi à Habiba de donner le sein chaque fois que son enfant criait ou se cognait.

La docteur Olza, la psychiatre qui a évalué Habiba, donne ses impressions sur Habiba :

  • « J'ai l'impression que c’est une mère sensible et aimante, qui est attachée d’une manière saine à son enfant. »
  • « Il est évident que cette séparation est hautement stressante pour l'enfant, et je peux facilement prédire des symptômes de détresse psychique si le lien physique et émotionnel avec la mère n'est pas immédiatement rétabli. »
  • « Me basant sur une minutieuse évaluation psychiatrique, je tire la conclusion que cette femme ne souffre d'aucun trouble psychiatrique ni est consommatrice de drogue. D'après moi, c’est une mère très capable, aimante et elle souffre énormément d'avoir été séparée si brutalement de son enfant. »
  • « En tant que psychiatre pour enfants, je sais que séparer brutalement un enfant de 15 mois de sa mère, en le transférant à une infrastructure gouvernementale, cause des dommages importants qui pourraient entraîner des conséquences psychologiques, si la petite et sa mère ne sont pas réunis à nouveau au plus vite. »
Habiba souffre autant sur le plan émotionnel que sur le plan physique. Le jour où Ibone Olza l'a rencontrée pour la première fois afin de s'occuper de son cas, elle souffrait d'une obstruction mammaire et était sur le point de développer une mastite. La psychiatre a aidé Habiba à tirer son lait et en a emporté un demi-litre à l'IMMF. Après de longues discussions, l'IMMF a accepté de le prendre, bien que ceci ne garantisse pas que l'enfant l'ait reçu – l'allaitement maternel étant strictement interdit dans tous les foyers d'accueil recevant des enfants. 


Ceci est en contradiction avec l'importante campagne de soutien à l'allaitement du programme « allaitement et lien parent-enfant » de Madrid, destiné aux professionnels de la santé. Ainsi l'attitude et l'opinion de l'IMMF à propos de l'allaitement, le qualifiant de « chaotique et nuisible à l'enfant », a entraîné une situation d'alerte, non seulement au sein de la communauté de défense de l'allaitement mais également chez les mères de toutes parts (notamment sur la blogosphère maternelle et les réseaux sociaux tels Facebook). D'après les déclarations dans la presse, probablement issues de l'IMMF, la raison de séparation mère/enfant n'aurait rien à voir avec leur relation d'allaitement. Cependant, lorsqu'il fut décidé que l'enfant serait « temporairement retiré à sa mère et le cas réévalué », Habiba avait été auparavant prévenue du fait qu'il lui serait absolument interdit d'allaiter son enfant lors de leur heure hebdomadaire de visite, sous le prétexte que ce serait « contraire à l'institutionnalisation de l'enfant ».

Le ministère de la Famille et des Affaires sociales nie catégoriquement que la séparation de la mère et de la fillette est due au refus d'arrêter l'allaitement. Habiba pour sa part déclare que le centre avait une politique contraignante à cet égard, au point que le centre lui a donné des pilules pour empêcher la production de lait.

L'avocat de la jeune fille, De la Mata, insiste sur le fait que « la chose la plus urgente est de rétablir l'union entre la mère et l'enfant. » « Aucun acte grave, comme de la maltraitance, ne justifie la séparation. Il ne faut pas confondre un problème de cohabitation ou d'adaptation à la vie dans le centre, qui ne résout pas par la séparation de la mère et de l'enfant, et un problème de comportement entre la mère et l'enfant » d'ajouter l'avocat de la jeune Habiba.

Sources : Amor maternal, Le Figaro, El Pais.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 11 juin 2011

Garderies discriminatoires : elles privilégient les athées et agnostiques

Nathalie Elgrably-Lévy, économiste principale à l'Institut économique de Montréal, revient sur la discrimination faite aux parents croyants dans les garderies communautaires subventionnées du Québec.

Depuis le 1er juin, les garderies sont soumises à la nouvelle directive du gouvernement du Québec sur la prohibition de l'enseignement de la religion. Nombreux sont ceux qui ont applaudi cette initiative sous prétexte que la foi en Dieu est une aberration, que les religions nuisent au développement de l'esprit, etc.

On peut être athée. On peut même éprouver un profond dégoût pour la religion. Toutefois, prendre position dans ce débat en fonction de notre appréciation des religions est une erreur. Ce n'est pas de l'existence de Dieu dont il est ici question, mais de la légitimité de l'État d'intervenir en matière religieuse.

Comme chaque fois que l'État rend obligatoire un modèle unique et universel, il crée deux catégories de citoyens jouissant de droits et de libertés inégaux : ceux qui sont avantagés par le modèle, et ceux qui en subissent les préjudices. C'est le cas avec la laïcisation forcée des garderies. D'un côté, l'État privilégie les athées et les ennemis des religions qui ont maintenant droit à des services qui répondent parfaitement à leurs valeurs. De l'autre, il méprise les croyants qui voient leurs préférences ignorées et leurs libertés bafouées. Ainsi, au Québec, en 2011, les croyants sont carrément devenus des citoyens de second rang!

Discrimination

Pourtant, la Charte des droits et libertés, dont la classe politique se gargarise allègrement, contient un article stipulant que « Toute personne a droit à la reconnaissance et à l'exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur (...) la religion (...) ? » Où est donc la «  pleine égalité » quand elle accorde aux athées des droits qu'elle refuse aux croyants ?

Plusieurs affirment que la religion doit rester à la maison, et que les contribuables n'ont pas à payer pour les croyances de certains. Argument indéfendable! D'abord, parce que les croyants paient leurs impôts comme tout le monde. D'ailleurs, l'État n'éprouve aucun scrupule à prendre leur argent, alors pourquoi leur refuser les services qu'ils souhaitent? Ensuite, parce que le principe même de l'impôt, un principe collectiviste, signifie qu'il est impossible de payer uniquement pour ce qui nous convient. On trouve normal que les végétariens subventionnent l'industrie porcine, que les pacifistes paient pour l'armée, et que les militants pro-vie financent les avortements. C'est une question de solidarité, paraît-il. Alors pourquoi tant d'émois lorsqu'il est question de financer des garderies religieuses ? Assisterions-nous à l'étatisation de la discrimination ?

Conclusion

Jusqu'à récemment, le Québec offrait des services de garde pour satisfaire les croyances et les valeurs de tous les parents. Cette époque est maintenant révolue. Il y a là une conclusion importante à tirer : accepter l'argent de l'État, c'est comme signer un pacte avec le diable. En échange de quelques dollars, il faut accepter de lui donner le plein contrôle, et de renoncer à nos libertés, à nos valeurs, voire à nos plus profondes convictions. Ne l'oublions jamais!


Source : IEDM



Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)