🚨A police officer in Montérégie is under scrutiny after telling a driver of Guinean origin whom he had pulled over, and who is already awaiting trial in three separate criminal cases, “If you’re not happy to be in Canada, you’re free to leave.”
— Alexandra Lavoie (@ThevoiceAlexa) July 16, 2026
The officer has been removed from… pic.twitter.com/6YjnNTRUaA
Le 16 juillet 2026, un incident survenu à Mercier, en Montérégie (Québec), a rapidement enflammé les réseaux sociaux. Un policier de la Ville de Mercier a contrôlé Abel Junior Sylla, un jeune homme de 21 ans d’origine guinéenne, pour des amortisseurs défectueux (« qui rebondaient » selon M. Sylla [sic]).
Le conducteur filmait l’interaction depuis le départ avec son téléphone. Il en a publié des extraits. Dès l’annonce du motif du contrôle, Sylla évoque une « discrimination raciale… chaque fois ». Le policier, calmement et tout en sachant qu’il est filmé, répond : « Monsieur, si vous n’êtes pas content d’être au Canada, vous avez la libre volonté de pouvoir quitter. » Sylla réplique qu’il n’a pas le droit de dire cela, puis l’insulte directement : « Raciste de merde ». Lorsque l’agent s’éloigne vers son véhicule, le conducteur lance encore : « Espèce de raciste de merde ». Selon les descriptions de la vidéo, il utilise des termes comme « raciste » à au moins deux reprises de manière explicite et injurieuse après l’échange.
Un passé judiciaire chargé
Cet incident prend une autre dimension à la lumière du lourd passé d’Abel Junior Sylla. Le jeune homme est en attente de trois procès criminels distincts :
- Incendie criminel et décharge d’une arme à feu sur le territoire de Laval.
- Conduite dangereuse à Montréal.
- Port d’arme dans un dessein dangereux et menaces à Longueuil.
Il accumule par ailleurs de nombreuses contraventions impayées. Ces éléments, rapportés par plusieurs médias locaux, contrastent avec la présentation initiale de la vidéo qui met l’accent sur une allégation de racisme.
Les conséquences immédiates de la vidéo
La diffusion de la séquence (initialement sur TikTok sous le compte @meekmill2244 de Sylla, puis relayée massivement, notamment par Rebel News) a provoqué une réaction rapide des autorités municipales.
Le policier a été retiré de ses fonctions de patrouille et assigné à des tâches administratives pendant qu’une enquête interne est menée. Le directeur général de la Ville de Mercier a confirmé ces mesures.
Sur les réseaux sociaux, la vidéo a généré des dizaines de milliers de vues et des débats très polarisés. De nombreux internautes soutiennent le policier et dénoncent une instrumentalisation de la carte raciale par un récidiviste, tandis que d’autres y voient une preuve de discrimination. L’affaire a également été reprise par des organismes comme le CRARR (Center for Research-Action on Race Relations).
Cet événement illustre une fois de plus les tensions autour des contrôles policiers, de l’immigration et de la judiciarisation des interactions filmées. La vidéo, bien que partielle (elle ne montre ni le début ni la fin de l’intervention), continue de circuler et d’alimenter les discussions sur la liberté d’expression des agents et le comportement des usagers de la route. L’enquête déterminera si des suites disciplinaires ou autres seront données.
Parallèles avec la vidéo de Mohamed Bekkali
Cet incident n’est pas sans rappeler la vidéo de Mohamed Bekkali, Montréalais d’origine marocaine, filmée en juin 2025 et devenue virale en mars 2026. Lors d’un contrôle pour vitres teintées, Bekkali avait déversé un flot d’insultes misogynes et dégradantes sur une policière du SPVM (« sale pute », « sale chienne », « tu es mon esclave ») tout en l’accusant de profilage racial, alors qu'elle restait calme et stoïque face à la provocation.
«Sale pute, ferme ta gueule, salope à la tête de chien. Si je veux, je t'achèterai et je ferai de toi mon esclave.»
— Ulysse 🔱 (@UlysseEclaireur) March 31, 2026
Il l’insulte violemment… et elle reste d’un calme impressionnant 😱🤬
Face à une pluie d’insultes et de menaces, une policière à Montréal garde un sang-froid… pic.twitter.com/704BQ7Bv9Q
Les parallèles sont nombreux : dans les deux cas, les conducteurs filment eux-mêmes l’interaction, revendiquent immédiatement un traitement raciste, diffusent la vidéo pour dénoncer la police, et cumulent antécédents ou interpellations répétées.
Les agents (un homme posé à Mercier, une femme impassible à Montréal) maintiennent un calme exemplaire.
Ces affaires soulignent une même dynamique : asymétrie de conséquences (enquête rapide contre le policier de Mercier, simple amende pour Bekkali pour des vitres trop foncées faute de règlement anti-insultes à Montréal à l’époque), instrumentalisation des allégations de racisme et provocation filmée (pour faire des vues?) et injures envers les forces de l’ordre.
🔴🇨🇦 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗜𝗡𝗙𝗢 — « Gros fils de pute […] ta mère c’est une pute […] je pense qu’il est fâché qu’on a baisé sa fille hier […] bande de salopes » : l’individu ayant insulté une policière à Montréal a également violemment insulté d’autres policiers.
— Bastion (@BastionMediaFR) March 31, 2026
L’auteur des… pic.twitter.com/PkjoeYrRiw
Mohamed Bekkali a récidivé en insultant un policier. Cette fois-ci, à Longueuil, ce qui lui a valu un constat d’infraction de 158 $. pic.twitter.com/qIt7hWLZQ8
— Guillaume Roy (@guillaum3roy) June 17, 2026
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