Les plus patients sont les plus riches
Une étude d’une ampleur inédite, signée notamment par Uwe Sunde (Université de Munich) vient confirmer cette intuition.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Les résultats au concours 2022 de recrutement des professeurs des écoles sont tombés et, pour certains, ils ne sont pas bons du tout. Grammaire, orthographe, conjugaison, syntaxe et mathématiques : les correcteurs décrivent des candidats à « la langue pauvre », peu cultivés, qui citent des programmes de téléréalité ou des films Disney.
La forme n’est pas en reste : « Beaucoup de correcteurs s’étonnent encore du manque de maîtrise de la langue française, relèvent énormément d’erreurs orthographiques (accords de base), des fautes de syntaxe et des expressions familières, note le même rapport. La ponctuation est absente de certaines copies, les virgules, d’une manière générale, sont peu utilisées. »
Des connaissances « chancelantes »
Un exemple édifiant du niveau de certains candidats : la définition du mot « chancelant », que « très peu de candidats » sont en mesure de donner « au grand étonnement des correcteurs, puisque le contexte était fortement aidant ». Dans la grande majorité des cas, les candidats de l’Académie de Lille relient cet adjectif (qui signifie « vacillant ») au radical « chance » ou « chant » : « Il en découle donc que des enfants “chancelants” sont des enfants qui ont de la chance, qui sont joyeux, innocents, insouciants… » Le jury de Besançon fait, pour sa part, remarquer que « les mots familiers tels que “cool” n’ont pas lieu d’apparaître dans une copie de concours qui vise à recruter de futurs experts qui auront responsable d’enseigner la langue française aux plus jeunes élèves ».
À Marseille, la moyenne générale des aspirants professeurs des écoles dans la partie « lexique et compréhension lexicale » est de 1,84/4. Une note assez basse pour faire dire aux jurys « que le point faible des candidats demeure le lexique. Cela avait déjà été observé l’année dernière, mais le constat est à nouveau alarmant cette année, en atteste la moyenne obtenue à cette partie. » Ces mêmes correcteurs dénoncent l’« inculture littéraire et artistique » de « nombre de candidats ». À Limoges, les correcteurs alertent sur le nombre de pénalités infligées pour des problèmes de langue, « dans toutes les épreuves puisque toutes les copies sont pénalisées, avec des caractéristiques plus fortes en français (45 % obtiennent la pénalité maximale) et en épreuve d’application (41,4 % obtiennent la pénalité maximale) qu’en mathématiques (26,4 % obtiennent la pénalité maximale) ».
« Des propos vagues et sans consistance »
À Clermont-Ferrand, même constat. Un nombre « significatif » de copies accuse une expression qui « n’est pas bonne, voire fautive à l’excès » ; certaines « ont mis en évidence une faiblesse des connaissances dans le domaine de la langue française. » Des candidats, note le jury, répondent « à peu près au hasard aux questions posées. Ce sont aussi l’identification et l’analyse de l’emploi des temps verbaux qui ne sont pas du tout réussies, collectivement. » Les correcteurs se désolent que « plusieurs copies […] se soient contentées de généralités passe-partout, souvent empruntées à l’expérience personnelle, et donc sans réelle pertinence dans un développement de cette sorte » soit « de propos vagues et sans consistance, semblables à ceux que l’on pourrait entendre dans une conversation relâchée ».
En mathématiques, le niveau ne semble guère meilleur. Le jury de Besançon note même que « le nombre de copies affichant des non-réponses est en nette augmentation » ; alors que le sujet est jugé « accessible » et que les « formules de calcul sont données », les résultats très faibles des candidats interrogent les correcteurs « sur la qualité de maîtrise par les candidats des contenus des programmes de l’épreuve et des notions mathématiques convoquées ». Et même ici, le niveau de langue « relâché » semble poser problème, puisque « des expressions familières, une grande impropriété lexicale, une langue pauvre, au lexique répétitif et sans pertinence, ainsi qu’une mauvaise orthographe » émaillent les copies de mathématiques. À Strasbourg, de « très nombreux candidats ne connaissent pas la définition d’un nombre décimal ». Difficile dans ces conditions de faire monter le niveau.
Source : Marianne
Le 15 novembre, l’ancien patron des services secrets et ambassadeur a prononcé un discours sur l’immigration à l’Amicale gaulliste du Sénat. Un texte exceptionnel que Le Figaro s’est procuré. Pierre Brochand y résume tous les enjeux que fait peser une immigration incontrôlée et propose des solutions.
Pierre Brochand a été directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008, ainsi qu’ambassadeur de France, notamment, en Hongrie et en Israël. Il est intervenu lors d’un colloque de la Fondation Res Publica sur le thème : « Pour une véritable politique de l’immigration ».
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| Immigrés qui ont pris un taxi pour arriver à la frontière du Québec en provenance des États-Unis et se disent « réfugiés ». Ils sont acceptés à grands frais par le Canada et le Québec. |
Intervention de Monsieur Pierre Brochand, Ambassadeur de France
15 novembre 2022 — Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l’Amicale gaulliste,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Je vous remercie de votre invitation. Elle est un grand honneur, pour quelqu’un qui a commencé à servir la France sous le Général de Gaulle et en garde, évidemment, une admiration inconditionnelle.
Vous m’avez demandé de parler d’immigration et j’ai suggéré qu’on ajoute « enjeu central ». J’aurais pu aussi bien proposer « enjeu principal ».
Pour deux raisons :
Mais, faute de temps, je négligerai ce second aspect, qui se traduit concrètement par une tiers-mondisation rampante de la société française et sa régression continue dans des domaines clés, tels que l’éducation, la productivité, les services publics, la sécurité, la civilité, etc.
En d’autres termes, si tout ce qui va mal en France n’est pas la faute de l’immigration, tant s’en faut, elle y participe dans une mesure, à mon avis, très sous-estimée.
Disant cela, je précise aussitôt que mon sujet n’est pas l’immigration en général, laquelle n’est pas du tout un mal en soi, mais bien l’immigration très particulière que nous subissons depuis 50 ans.
Qui suis-je pour sonner le tocsin ?
A priori, je n’y étais pas destiné, puisque j’ai suivi un parcours exclusivement extérieur. Mais, avec le temps, je me suis aperçu, non sans angoisse, que les dures leçons, tirées de mes expériences au-dehors, s’avéraient de plus en plus pertinentes au-dedans, dès lors que, par le jeu de l’immigration, ce « dehors » était devenu notre « dedans ».
Quels sont ces enseignements ou ces vérités pas toujours bonnes à dire ?
D’abord, que le réel du monde n’est ni joli ni joyeux, et qu’il est suicidaire de l’insulter, car, tel un boomerang, il se venge au centuple. Ensuite, que, dans l’action, le pire des péchés est de prendre ses désirs pour des réalités. Que, si le pire n’est pas toujours sûr, il vaut mieux le prévoir pour le prévenir. Que les sociétés « multi » sont toutes vouées à se déchirer. Que nous ne sommes pas plus « malins » que les Libanais ou les Yougoslaves, pour faire « vivre ensemble » des gens qui ne le souhaitent pas.
Et, enfin surtout, que, dans les relations entre groupes humains, personne ne fait de cadeaux à personne, que les conseilleurs — fussent-ils le New York Times ou SOS Méditerranée — ne sont jamais les payeurs et que, si nous ne prenons pas en charge nos intérêts vitaux, nul ne le fera à notre place.
Deux indications complémentaires :
Ceci posé, je diviserai mon intervention en trois parties :
Douglas MURRAY. — C’est un changement, mais il s’inscrit dans une trajectoire déjà ancienne. Dans les années 1990, la migration nette moyenne vers le Royaume-Uni était de quelques dizaines de milliers de personnes par an. Dans les années qui ont suivi la victoire des travaillistes au pouvoir en 1997, ce chiffre est passé à des centaines de milliers par an. L’année dernière, il a atteint le chiffre record d’un demi-million. Bien sûr, ces phénomènes ont un effet et avec le temps, la population change. J’ai décrit cela après la publication du dernier recensement, il y a dix ans, et j’ai écrit sur les effets plus larges pour la Grande-Bretagne et notre continent tout entier dans L’Étrange Suicide de l’Europe. Mais les gens ne savent toujours pas quoi faire en matière d’immigration. C’est la même chose partout dans le monde développé. Les politiciens sont trop faibles pour faire appliquer la loi, la population change et quiconque dit qu’il n’aime pas cela est dénoncé comme raciste. Je trouve remarquable que nous ayons fait si peu de chemin face à des changements aussi énormes. Nous avons l’impression d’être coincés dans le même piège, partout et toujours.
[Immigration nette d’un demi-million cela signifie qu’au cours de l’année se terminant en juin 2022 : 1,1 million de personnes ont migré vers le Royaume-Uni et 560 000 personnes en ont émigré, laissant une migration nette de 504 000 personnes. Les Anglais quittent donc en grand nombre leur pays et sont remplacés par deux fois plus d’étrangers. Voir aussi Angleterre : le nombre de musulmans a doublé en 10 ans, les chrétiens ne sont plus majoritaires]
— N’est-ce pas une évolution logique puisque la Grande-Bretagne est un ancien empire et conserve le Commonwealth ?
Douglas MURRAY. — Pas nécessairement, bien que certaines personnes aiment avancer cet argument, généralement avec délectation. Ils disent « L’empire contre-attaque », comme si la citation d’un film de La Guerre des étoiles était suffisamment spirituelle pour repousser une véritable discussion. Je ne vois aucune raison pour expliquer le laxisme de la Grande-Bretagne à l’égard de ses frontières à partir des années 1950. Avant cela, nous avons eu une population très homogène pendant un millier d’années. Mais une fois que les politiciens ont perdu le contrôle de l’immigration — et dans certains cas l’ont favorisée — ils n’ont jamais pu le reprendre. Puis deux choses se sont produites en même temps. Nous avons largement sous-estimé le nombre de personnes qui voulaient venir sur nos côtes et nous avons largement surestimé notre capacité à intégrer ces personnes.
— La mutation démographique actuelle s’accompagne-t-elle de bouleversements culturels et politiques ?
Douglas MURRAY. — Bien sûr. La migration affecte tout. Elle affecte les modes de scrutin, les modèles sociétaux, les attitudes, l’harmonie sociale et les décisions que le pays est en mesure de prendre. Par exemple, il est bien connu (depuis une fuite du ministère de la Défense, il y a quelques années) qu’il y a certaines questions de politique étrangère dans lesquelles la Grande-Bretagne — comme la France — ne pourra jamais s’impliquer. En raison des populations qui existent aujourd’hui dans notre pays, si le Pakistan entre en révolution par exemple — ce qui pourrait tout à fait arriver — que pourrait ou voudrait faire le gouvernement britannique, compte tenu de la population de notre pays ? Sur un plan national, lorsqu’un film a été projeté dans certains cinémas au début de l’année et a été accusé de blasphémer l’islam, des foules de musulmans en colère ont protesté et le film a été retiré. La police pense que c’est une grande victoire pour la paix. Je pense que c’est une terrible capitulation devant des gens qui ne devraient pas être ici s’ils ne comprennent pas la liberté d’expression.
Mais il s’agit aussi de l’âme d’une nation. Une telle âme ne se transmet pas du jour au lendemain. Les personnes qui ont grandi dans un pays, qui ont une relation profonde avec ce pays, ont un lien différent de celui de quelqu’un qui est arrivé hier. C’est inévitable. Donc, plus il y a d’immigration, plus votre pays change, plus ses attitudes changent — et cela inclut ses vertus, soit dit en passant. Je suis seulement surpris que les gens soient si réticents à reconnaître cela. Je ne peux que supposer que c’est parce qu’ils souhaitent qu’il n’en soit pas ainsi. Mais souhaiter qu’une chose soit vraie n’est pas la même chose qu’elle le soit. Nos pays parlent de l’intégration comme s’il s’agissait d’une science bien comprise. En fait, l’intégration est une non-science très instable.
— Le porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak — lui-même de religion hindoue et d’origine indienne — a déclaré : « De toute évidence, le Royaume-Uni est un pays diversifié, c’est quelque chose qui devrait être salué », « cela inclut la diversité des religions ». Certains peuples occidentaux expriment la crainte de voir leur héritage culturel et politique disparaître.
Douglas MURRAY. — Je ne vois pas pourquoi les gens n’auraient pas le droit de s’inquiéter de leur héritage politique et culturel. Le reste du monde l’est. Si un recensement venait d’être effectué en Inde et qu’il révélait que Delhi, Jaipur, Mumbai et Bangalore avaient désormais des populations indiennes minoritaires, je pense que les Indiens se demanderaient pourquoi. Bien sûr, c’est compliqué. D’une certaine manière, c’est une bonne chose que notre système soit ouvert et diversifié. Je suis fier qu’une personne d’origine indienne puisse devenir Premier ministre au Royaume-Uni, même s’il est impossible d’imaginer qu’un homme blanc d’origine britannique puisse atteindre le même poste en Inde. Pourtant, comme je l’ai souvent dit, et comme on me l’a reproché à l’infini, les avantages de la diversité ne sont pas inépuisables. Il y a un stade où vous avez effectivement dilué votre culture à tel point que vous n’êtes plus ce que vous étiez. Ou même reconnaissable. Certaines personnes s’en réjouissent. Ce n’est pas mon cas, en grande partie parce que j’aime mon pays et ma société, et ce que nous étions, et que je n’apprécie pas que ce qui s’est passé avec l’immigration se soit produit contre les souhaits clairs, déclarés et répétés à chaque élection, de l’opinion publique.
— Même si les flux migratoires sont maîtrisés à l’avenir, la question de l’intégration se pose dans la plupart des sociétés occidentales. Comment relever ce défi ?
Douglas MURRAY. — Trois choses seulement comptent en matière d’immigration : la vitesse, la culture et le nombre. Si la vitesse et le nombre sont trop importants, vous ne pouvez pas y faire face et tous les politiciens transfèrent simplement le problème à leurs successeurs. La question de la « culture » est difficile. Personnellement, je préférerais que l’immigration provienne de cultures similaires plutôt que de cultures très différentes. Mais ceux d’entre nous qui avaient ce point de vue ont manifestement perdu, dans la vaste mêlée d’activistes de gauche et d’autres qui ont déclaré publiquement qu’ils aimaient le désordre de l’immigration du XXe siècle parce que (comme l’a dit un apparatchik travailliste) il « met le nez de la droite dans la diversité ». Nous verrons assez rapidement s’ils continuent à apprécier ce spectacle et s’ils pensent toujours que les risques qu’ils ont fait courir à l’avenir de notre société en valaient la peine.
Un texte de Jacques Julliard, paru dans Le Figaro le 5 décembre 2022. Jacques Julliard est éditorialiste à l’hebdomadaire « Marianne ».
Comme aujourd’hui les choses changent, et avec quelle vitesse ! Les choses, ou plutôt la perception que nous en avons. Tenez : naguère encore, il était du dernier ridicule de soupirer, s’agissant de la France, que « c’était mieux avant » : c’était là le fait d’un esprit immobile et même rétrograde. Aujourd’hui, qui ne souscrirait au jugement implicite contenu dans le titre du livre brillant de Franz-olivier Giesbert La Belle Époque (Éditions Gallimard, 20 octobre 2022), qui traite des années Pompidou et Giscard, c’est-à-dire de nos années 1970 ? En parler comme de la « belle époque », c’est sous-entendre que la nôtre l’est beaucoup moins.
Les reculades françaises
Commençons par le commencement, c’est-à-dire la natalité. C’est la vigueur de cette natalité qui a fait de la France la première puissance européenne à l’époque de Louis XIV, de la Révolution française, de Napoléon Ier, de Napoléon III [c’était déjà nettement moins le cas], et encore près de nous de Charles de Gaulle. Las ! En 2020, avec 740 000 bébés, la France a enregistré son niveau le plus bas depuis 1945, même si un léger sursaut, dû peut-être au confinement, a été enregistré l’année suivante. En tout cas, l’avantage relatif de la France par rapport aux autres puissances européennes n’a cessé de diminuer. Elle est en train de perdre la bataille des berceaux.
Continuons avec l’éducation, qui est plus que jamais la mère de toutes les batailles. Tout le monde ou presque connaît les classements PISA (programme international pour le suivi des acquis des élèves) qui mesurent les performances des différents pays. J’ai beau avoir été un très médiocre élève en mathématiques, mon cœur saigne qu’au pays de Blaise Pascal, d’Évariste Galois et d’Henri Poincaré, la France ne soit classée qu’au vingt-troisième rang dans cette discipline reine, loin derrière la plupart des grands pays asiatiques, mais aussi des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la Pologne (enquêtes 2018).
Dans les disciplines littéraires, et notamment l’enseignement du français, les choses ne vont pas mieux. Il est invraisemblable que des « méthodes de psychologie inacceptables », telles que la lecture globale, selon le conseil scientifique de l’éducation nationale, continuent d’être utilisées en cours préparatoire (selon Caroline Beyer dans Le Figaro du 2 novembre dernier), alors que depuis des années elles ont fait la preuve de leur nocivité.
Dans mes rêves les plus fous, j’imagine le président de la République me nommant pour une durée limitée d’un mois, — que dis-je ? d’une semaine — ministre de l’éducation nationale, le temps de donner rue de Grenelle et dans ses tentacules un grand coup de balai au royaume de l’incompétence et de l’imposture. Mais non, il a nommé Pap Ndiaye. Comment attendre le redressement de la part d’un homme qui apparemment ne croit guère à l’universalisme républicain, et qui ne s’en cache pas quand il est à l’étranger ? Quand donc Emmanuel Macron, beaucoup plus politicien qu’on ne le dit, cessera-t-il de se servir de la nomination des ministres comme prétexte à « faire des coups » au lieu de nommer des gens compétents et énergiques ?
Dépêchons-nous, mes enfants, dépêchons-nous, comme disait Péguy. Au tour de l’industrie maintenant. Il a fallu que la France, qui était en train de perdre sa primauté européenne en matière agricole (cette agriculture qui a fait la IIIe République) devienne simultanément un pays industriellement sinistré, par le choix de nos élites, nées malines, qui avaient inventé, à la fin du siècle dernier « l’industrie sans usines », le tout-au-tertiaire. Résultat, la part de l’industrie dans le PNB est passée en un quart de siècle de 20 à 10 %, un score digne du tiers-monde. Le décrochage d’avec nos amis allemands est devenu irrémédiable.
Les écologistes, des étourneaux malfaisants
J’ai gardé pour la fin — il y aurait tant d’autres secteurs à considérer le pompon, le chef-d’œuvre absolu de nos écologistes, ces étourneaux malfaisants, à savoir le saccage de notre parc nucléaire, encore un don posthume du général de Gaulle.
La crise mondiale de l’énergie, qui ne fait que commencer, nous permet de mesurer l’imbécillité à l’état pur que fut le renoncement volontaire à notre avance dans ce domaine. Fessenheim est un nom qui a tout pour devenir le symbole de la sottise des élites. Qu’il me soit permis de saluer ici la mémoire de mon ami très cher, Georges Besse, le concepteur de Pierrelatte, l’un des pères du nucléaire pacifique, l’un de ces grands capitaines d’industrie au service de l’état, à qui on demanda en catastrophe de sauver la régie Renault, autre symbole de l’état entrepreneur qui devrait avoir les faveurs de la gauche. Ce qu’il fit avec son énergie, son patriotisme, son sens de l’état. C’est cet homme exceptionnel que les Brigades rouges à la française (Rouillan, Ménigon et compagnie) assassinèrent lâchement, stupidement, ignoblement.
À quoi il faut ajouter l’incurie d’EDF, incapable d’assurer l’entretien des centrales nucléaires dans un délai raisonnable : actuellement 21 réacteurs — 21 sur 56 — sont en réparation.
La fin, vraiment la fin ? Pas tout à fait : il manquait la contribution propre d’Emmanuel Macron à ce masochisme suicidaire, à savoir la destruction méthodique de l’État, qui commence par la suppression de l’ENA (on ne saura jamais pourquoi), qui continue par celle des grands corps administratifs (diplomatiques, préfectoraux, inspection). Cet appauvrissement délibéré des moyens d’action de l’état s’accompagne d’un recours massif aux cabinets de conseil extérieurs, qui viennent valider l’idée que cet État n’a plus les ressources pour diagnostiquer ses propres insuffisances et pour y porter remède. En libéral pur égaré dans la politique, l’actuel président de la République pense que « l’État est le problème ».
C’est du reste, à ma connaissance, le seul homme politique français à user du terme d’« État profond » propre à la droite populiste américaine.
J’ajoute enfin à ce bilan des abandons de la période récente, la dégradation dans les élites du climat intellectuel et des outils conceptuels dont Mai 68 avait fait une joyeuse ripaille. C’est ainsi que nous avons vu le sexe se dégrader et s’exaspérer en genre, la libération des femmes en féminisme sécessionniste, l’anticolonialisme en nostalgie décoloniale, l’antiracisme en racisme identitaire, l’universalisme en différentialisme, le projet autogestionnaire en individualisme forcené. Les idées meurent aussi en une interminable agonie, et sous prétexte d’extension, se gigantisent et s’affaissent sous leur propre poids. C’est cette dégénérescence que nous vivons.
Si l’on ne voulait qu’une preuve de ce déclin français, c’est dans les échecs de notre politique étrangère qu’il faudrait aller la chercher : dans leurs rapports, les États ne font pas de sentiment et ne respectent que la force. Certes, il faut tenir compte de la maladresse propre d’Emmanuel Macron, de ses foucades et de ses inconséquences. Mais au-delà, la liste de ses déconvenues s’allonge chaque jour. La France a été obligée de quitter le Mali, où elle est remplacée par la Russie, ou plutôt Wagner ; au Liban, après les rodomontades du président, nous ne comptons plus guère.
Le pire affront nous a été infligé par nos chers alliés australiens, mais aussi américains et britanniques, avec l’annulation brutale (15 septembre 2021) de la commande de douze sous-marins par l’Australie à la France au profit des Américains. Agit-on ainsi avec un État que l’on respecte ? Il y a une trentaine d’années, l’Allemagne — qui s’en souvient ? — était qualifiée d’« homme malade de l’Europe ». Aujourd’hui, c’est la France qui est passible d’un tel qualificatif, et du reste l’Allemagne fait preuve d’une désinvolture croissante à l’égard du prétendu « couple franco-allemand », auquel nous sommes désormais les seuls à nous référer. Que d’humiliations en si peu de temps.
Sottise des gens intelligents
Or ce tableau trop long et pourtant très incomplet n’avait qu’un but : montrer que le déclin français, que tout le monde a fini par reconnaître, n’est pas dû à des causes extérieures, auxquelles il eût été impossible de résister. Notre déclin, nous l’avons fabriqué de nos propres mains, par démagogie sans doute, mais surtout par inintelligence des situations, et même, disons le mot au pays qui s’enorgueillit sans cesse du rôle de ses intellectuels, de la sottise la plus difficile à combattre, celle des gens intelligents.
Prenons l’exemple de la natalité. Certes, il existe dans le monde développé une tendance générale à sa réduction. Mais les marges restent importantes. Or s’il a existé en France quelque chose de commun à la IIIe République, au régime de Vichy, et à la IVe République, c’est bien, contre vents et marées, l’encouragement à la natalité. C’est cette continuité politique qui est rompue en 2014, sous François Hollande, quand on décide de subordonner les allocations familiales à des conditions de ressources. Même chose en ce qui concerne le quotient familial. Pourquoi, sur cette lancée, ne pas supprimer la gratuité de l’enseignement obligatoire ? Après tout, si les plus riches n’ont pas besoin de l’aide de l’État pour nourrir leurs enfants, ils n’en ont pas besoin non plus pour les faire éduquer. En revanche l’universalisme des aides a une signification profondément ressentie : c’est la volonté de mettre en œuvre, au-delà des inégalités, une société cohérente.
Quand l’égalitarisme l’emporte sur l’universalisme, c’est l’essence même de la République qui est secrètement mise en cause.
Il ne serait pas difficile de démontrer — je laisse au lecteur le soin de le faire — que, dans tous les cas évoqués plus haut, l’école, le nucléaire, ce sont des choix délibérés, au nom d’autres objectifs, qui ont conduit au déclin. Partout si « le niveau baisse », c’est qu’on l’a bien voulu.
La politique en question
Est-il possible d’inverser la tendance ? L’exemple allemand, évoqué partout, en est la preuve. Dans un pays aux mille ressources, le problème cardinal est de les mobiliser et de les fédérer.
Les partis en sont-ils capables ? Je réponds clairement non, par incapacité structurelle. Malgré le rôle que leur reconnaît la Constitution de la Ve République, leur concours à l’expression du suffrage, ils sont organisés pour défendre les intérêts de clientèles particulières. Cela n’est pas déshonorant, mais ne répond pas à la question posée. Il s’agit en effet de subordonner tous les intérêts particuliers à l’intérêt général.
Ce n’est pas par hasard, ni même par antiparlementarisme systématique, qu’à l’aube du Consulat, du Second Empire, de la Ve République gaullienne, les partis ont été plus ou moins énergiquement écartés des affaires par un homme et son équipe, appuyé sur un large consensus populaire, vérifié par plébiscite ou référendum. Et l’espèce de parlementarisme rampant qui se fait aujourd’hui en France, du fait de l’absence de majorité absolue autour du chef de l’état, ne fait que confirmer l’incapacité des partis dans des circonstances exceptionnelles.
On ne voit ni à gauche ni à droite l’apparition d’un grand dessein ou d’un leader incontestable. D’évidence, Emmanuel Macron s’est montré incapable, faute de continuité ou peut être d’imagination, d’être l’homme d’un dessein national. À défaut d’être de Gaulle, il eût pu au moins être Pompidou ou Giscard. C’est raté. Seul, dans l’opposition, Jean-Luc Mélenchon était susceptible, à l’image de son mentor d’hier François Mitterrand, de fédérer autour d’un projet patriotique d’abord toute la gauche, et dans la foulée toute la France. Il ne l’a pas voulu.
Tant pis pour lui, tant pis pour nous. Ce que les Français ressentent, c’est l’impuissance de la classe politique tout entière, ou peut-être de l’instance politique elle-même.
Pour un nouveau patriotisme
Il est tout de même stupéfiant que dans tous les baromètres mesurant la popularité des hommes politiques, aucun d’entre eux, qu’il soit de gauche de droite ou du centre, de la majorité ou de l’opposition, n’obtienne un solde positif. Tous dans le rouge !
Le sens d’un pareil désaveu, même s’il n’est pas nouveau, est clair : la France ne se redressera pas sans un investissement massif des citoyens — on disait naguère la société civile dans le politique proprement dit, et non dans la seule revendication catégorielle. On n’oubliera pas que le retour de De Gaulle au pouvoir (1958) fut précédé, accompagné, conforté par l’investissement dans la politique des grandes centrales syndicales, la multiplication des associations à but civique, une floraison soudaine de clubs. Il ne s’agit nullement de renforcer la gauche ou la droite, mais d’inventer ou de redécouvrir un nouveau patriotisme, prenant des chemins inattendus. En 1958, parallèlement au retour du Général, fut fondé le club Jean-Moulin, dont les animateurs, parmi lesquels Daniel Cordier, ancien secrétaire du héros de la Résistance intérieure, pensaient devoir s’opposer à l’autoritarisme du Général. Au bout d’un certain temps, ils devinrent les cadres intellectuels et techniques du nouveau régime. Aujourd’hui j’espère, je réclame, je pressens la naissance dans le peuple et dans les élites d’une nouvelle citoyenneté, d’un nouveau patriotisme qui, dépassant sans les récuser les critères traditionnels de la gauche et de la droite, permettrait la renaissance d’un projet national. Après, il ne resterait plus à son tour à l’histoire qu’à faire son travail.
La professeur de danse écartée de Sciences-Po Paris : « Ils ont remplacé les termes "homme-femme" par "leader-follower" [en anglais, car c'est l'élite!] J'ai continué à dire "homme" et "femme". Un élève a porté plainte. La direction m'a dit que je devais m'excuser ou partir. »
Selon une enquête du ministère de l’Éducation nationale, le nombre moyen d’erreurs sur une même dictée a presque doublé en 34 ans.
Les performances en orthographe des élèves de fin d’école élémentaire sont toujours en baisse en 2021, mais de façon moins marquée qu’en 2015, selon une étude publiée mardi par le ministère de l’Éducation.
Selon cette enquête sur l’orthographe, menée à quatre reprises depuis 1987 avec la même dictée pour des élèves de CM2 (élèves de 10 ou 11 ans en moyenne), le nombre moyen d’erreurs a augmenté régulièrement, passant en 34 ans de 10,7 erreurs à 19,4, indique l’agence des statistiques du ministère de l’Éducation (Depp).
Le soir tombait. Papa et maman, inquiets, se demandaient pourquoi leurs quatre garçons n’étaient pas rentrés. — Les gamins se sont certainement perdus, dit maman. S’ils n’ont pas encore retrouvé leur chemin, nous les verrons arriver très fatigués à la maison. — Pourquoi ne pas téléphoner à Martine ? Elle les a peut-être vus ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! À ce moment, le chien se mit à aboyer.
(dictée utilisée lors de cette étude)
Entre 1987 et 2007, le nombre de fautes était passé de 10,7 à 14,7 (+4). Puis il s’est établi à 18 en 2015 (+3,3). La baisse constatée des résultats pour chaque période se poursuit donc en 2021, mais de façon moins marquée que sur la période précédente (+1,4).
C’est l’orthographe grammaticale (règles d’accord entre le sujet et le verbe, accords dans le groupe nominal, accords du participe passé) qui concentre l’essentiel des difficultés. Sur ce point cependant, la baisse observée entre 1987 et 2015 ne se poursuit pas en 2021.
Par exemple, l’accord de l’adjectif « inquiets » de la dictée passe de 46,2 % de réussite en 1987 à 25,3 % en 2021. Mais après une forte baisse jusqu’en 2015, une stabilité est observée en 2021. Les erreurs lexicales, elles, restent les moins fréquentes. Cette baisse des résultats continue par ailleurs de concerner l’ensemble des élèves, quels que soient leur sexe et leur âge. [Quid des enfants de la campagne, des écoles privées, etc. ?]
Les filles sont cependant plus performantes que les garçons : elles font en moyenne 17,7 erreurs contre 21,1 pour les garçons. Mais la différence du nombre d’erreurs entre filles et garçons, qui avait été stable entre 1987 et 2007, puis en hausse entre 2007 et 2015, tend à nouveau à se stabiliser en 2021.
Environnement « social »
Les différences de performances à la dictée continuent en outre d’être liées à l’environnement « social » des élèves selon l’AFP. [On ne sait pas trop ce que « social » recouvre ici, issus de l’immigration, et de laquelle (asiatique, nord-africaine, européenne) si c’est le cas ?] Ainsi le groupe composé des élèves d’écoles les moins favorisées fait en moyenne 21,9 erreurs, contre 15,5 dans le quart composé des écoles accueillant les élèves les plus favorisés.
Les deux groupes médians ont, eux, des performances assez proches (environ 19 erreurs), montrant que c’est dans les écoles les plus favorisées et les moins favorisées que le poids de l’origine sociale des élèves est le plus important.
Raisons de cette chute
Françoise Picot, ancienne institutrice et inspectrice honoraire de l’Éducation nationale, explique au Figaro les raisons de cette baisse.
Mme Picot pense qu’il y a trois raisons principales qui permettent d’expliquer ce résultat. Elles sont intimement liées au comportement des élèves et à l’enseignement de l’orthographe.
Ajoutons à cela la chute dans les habitudes de lecture (les jeunes lisent nettement moins qu'avant) et la moindre importance accordée dans la société française en mutation au bien parler et au bien écrire le français.
Quelles sont les principales difficultés rencontrées lors de cette dictée utilisée pour l’enquête ?
Ce n’est pas la première fois qu’on parle de cette dictée, puisqu’on a des comparaisons sur ce même texte pendant plusieurs années. Dans cette dictée, les mots ne sont pas trop difficiles lexicalement. Il n’y a pas de mots que les élèves ne connaissent pas : « Maman », « Papa », « chien ». Ce qui pose problème actuellement, c’est que lorsque les élèves écrivent, ils savent que le verbe s’accorde avec son sujet pourtant ils ne marquent pas l’accord. Ils ne marquent pas les relations entre les mots parce que ce n’est pas automatisé chez eux.
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Rutgers professor says that “white people are committed to being villains” and falsely claims that Africans arrived in North America before white Europeans.
— Christopher F. Rufo ⚔️ (@realchrisrufo) December 6, 2022
“Whiteness is going to have an end date,” she warns. “We gotta take these muthafuckers out.” pic.twitter.com/263DDPRTwl
Brittney Cooper est professeur titulaire d’études sur les femmes et le genre, auteure, professeure, militante et critique culturelle. Ses domaines de recherche et de travail comprennent les organisations de femmes noires, les intellectuelles noires et le féminisme hip-hop. Salaire moyen pour un professeur titulaire à Rutgers : 145 421 $ américains par an.
Des chercheurs de l’Université de Sherbrooke se sont penchés sur la santé cardiométabolique des jeunes élèves au Québec. Ils observent une baisse importante des capacités physiques des enfants et adolescents de 6 à 17 ans.
De 2012 à 2017, le chercheur Mario Leone et son équipe se sont rendus dans six villes du Québec, soit Montréal, Québec, Laval, Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay, pour soumettre 3700 jeunes au test Léger navette, mieux connu sous le nom du test du BIP.
Ce test consiste à faire courir les participants sur une distance de 20 mètres, à répétition, à un rythme qui augmente chaque minute. L’inventeur de ce test reconnu mondialement, Luc Léger l’avait fait passer aux enfants du primaire et du secondaire en 1982.
Il est aussi coauteur de l’étude qui sera publiée dans la revue scientifique Frontiers in Public Health.
« On est retournés faire passer le test de la même façon, dans les mêmes villes, pour les mêmes groupes d’âge et je vous dirais même que dans certains cas on s’est probablement pointés dans les mêmes écoles. La situation est catastrophique. On s’en doutait, mais là, on en est certains », lance Mario Leone.
Des jeunes moins résistants à l’effort
Comparativement aux données de 1982, les chercheurs observent une diminution de la capacité VO2 max de 20 % à la fin de l’adolescence et une diminution de 30 % de la capacité fonctionnelle, c’est-à-dire la capacité d’effectuer une activité d’intensité modérée à intense.
« Ça a diminué de telle sorte que chez les garçons, à 17 ans, tu as 58 % des jeunes qui ont un niveau qui les expose à des problèmes de santé. Chez les filles, c’est encore pire. C’est 70 % des filles qui, à 17 ans, sont exposées à développer des problèmes cardiométaboliques importants dans les années à venir », a affirmé le Dr Mario Leone en entrevue à l’émission Première heure, diffusée sur ICI PREMIÈRE.
Les résultats de la recherche démontrent également que 20 % des garçons et 30 % des filles ont réussi deux paliers ou moins lors du test, ce qui correspond à un effort faible à modéré pendant deux minutes. Et 10 % du groupe est tout simplement incapable de réussir un seul palier.
Des effets sur le réseau de la santé
Mario Leone s’inquiète pour la santé des jeunes, mais aussi pour les répercussions que cette dégradation aura sur le système de santé dans les années à venir.
« On regarde beaucoup en avant chez les personnes âgées en se disant : “la population vieillit, ça va coûter plus cher”. Il faut aussi regarder ce qui s’en vient. Ce sont des jeunes qui vont devoir avoir des traitements pendant les 50, 60, 70 prochaines années », estime le professeur associé à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.
La recherche s’est aussi intéressée au poids, à la taille et à l’indice de masse corporelle des participants. Elle a permis de constater que les adolescents pèsent en moyenne environ 7 kg de plus qu’en 1982, mais que leur taille moyenne n’a pas changé.
« Aujourd’hui, on note chez des jeunes de 8, 9, 10 ans, des cas de diabète de type 2 de façon assez régulière, alors que ce n’était pas le cas dans les années 1980. On voit des adolescents qui ont des problèmes d’hypertension artérielle », illustre Mario Leone.
Au banc des accusés, l’augmentation de la sédentarité
« On sait très bien que depuis l’avènement des ordinateurs, des téléphones cellulaires, des jeux vidéo, le nombre de minutes et d’heures dédiées à des activités sédentaires a augmenté de façon exponentielle. Le temps que les jeunes passaient dehors ou dans des activités physiques est maintenant investi dans la sédentarité », se désole Mario Leone.
Le temps passé devant les écrans est sans doute en cause, mais il faut aussi, selon lui, prendre en compte le contexte socio-économique pour expliquer cette tendance.
Une des solutions : ajouter des heures d’éducation physique
Mario Leone estime tout de même qu’il est possible de renverser la vapeur. Il propose notamment d’ajouter des heures d’éducation physique au primaire et au secondaire. Sans augmenter le nombre d’heures à l’école. En coupant dans quelles matières ?
Il faut aussi, selon lui, « se doter d’outils de surveillance qui permettent d’enquêter sur la condition physique des jeunes plus souvent qu’aux 40 ans », dit-il.