mercredi 10 août 2011

La CLÉ lance une nouvelle campagne de financement pour 2011-2012

Nous reproduisons ci-dessous un message sur le lancement d'une nouvelle campagne de financement.


11 août 2011 — La CLÉ lance sa campagne de financement 2011-2012.

Grâce à nos très nombreux donateurs, la CLÉ a réussi à dépasser son objectif de financement de 100.000 $ pour 2010-2011.

La CLÉ a décidé de lancer une nouvelle campagne de financement de 50.000 $ pour 2011 et 2012 car

  1. Les frais juridiques liés à notre présence en Cour suprême ont dépassé de plusieurs milliers de dollars notre budget initial.
  2. Nous devons créer un fonds juridique afin de défendre d’autres parents qui voient leur liberté en éducation menacée que cela soit, par exemple mais pas uniquement, pour défendre l'accord passé avec le MELS il y a quelques années qui permet aux élèves qui le veulent d'être dispensés du cours d'éducation sexuelle — cours qui sera réintroduit sous peu dans les écoles québécoises — ou pour défendre les parents qui veulent limiter l'emprise de l'État dans les garderies et les CPE.
Il existe deux manières de nous nous faire parvenir vos dons :
  • Première procédure. Elle n’a pas changé. Utilisez-la si vous désirez contribuer au fonds juridique pour la cause en Cour Suprême de la famille Lavallée qui a connu un dépassement imprévu des coûts :
— Faire chèque à l’ordre de : Institut Rocher pour la liberté en éducation
— Inscrire au bas du chèque : Liberté religieuse
  • Deuxième procédure pour créer un fonds juridique pour nous aider à défendre la liberté des parents en éducation dans d'autres causes :
— Faire chèque à l’ordre de : Institut Rocher
— Inscrire au bas du chèque : Fond pour la CLÉ

Dans les 2 cas, un reçu fiscal vous sera envoyé pour tous les dons de 50 $ et plus.

L’adresse où envoyer les dons reste la même :

Coalition CLÉ
C.P. 3315
Valcourt
(Québec)
J0E 2L0





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lundi 8 août 2011

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine

Le plus récent ouvrage du célèbre chroniqueur culturel canadien Mark Steyn vient de sortir ce lundi en Amérique du Nord. Il est déjà numéro un sur Amazon.ca et Amazon.com dans la catégorie des essais politiques (il l'est aussi à la 13e place dans sa forme électronique aux États-Unis).

Mark Steyn est né en 1959 à Toronto d'une mère belge, il vit aujourd'hui au Nouveau Hampshire. Ses points de vue tranchés sont publiés dans le monde entier. Aux États-Unis, ses articles sont parus dans The Chicago Sun-Times, The Washington Times, The Orange County Register, The National Review, The New Criterion et The Atlantic Monthly. Au Canada, il fut un des principaux éditorialistes du défunt magazine politique le Western Standard, et le critique culturel de l'hebdomadaire Maclean's, qui détient le plus fort tirage du pays. On retrouve également sa signature dans de nombreuses publications internationales.

Ses chroniques dans Maclean's, reprises de son ouvrage America Alone (traduit en français), lui ont valu d'être traîné devant plusieurs commissions des droits de la personne du Canada par des groupes radicaux musulmans. Mark Steyn a condamné avec virulence le fonctionnement de ces commissions.

Mark Steyn manie avec régal la langue anglaise, sa prose foisonne de jeux de mots, de néologismes assassins, de phrases courtes et percutantes qui rendent la traduction de ses textes difficiles. Cette prose jouissive n'est pas sans rappeler celle du regretté Philippe Muray ou même celle du grand Rabelais (Mark Steyn ne dédaigne pas d'aborder la sexualité).

Dans son dernier ouvrage, After America, Mark Steyn se penche avec une plume trempée dans le vitriol sur l’européanisation croissante des États-Unis, du socialisme infantilisant, de la tyrannie du correctivisme politique, de la diplômanie, de l'émasculation de l'homo americanus et de nombreuses autres tares du progressisme. Malgré tout ce vitriol, malgré ce déclin par trop visible, on rit.

Comme ce carnet est voué à l'éducation, nous vous proposons ci-dessous deux extraits traduits d'After America sur ce sujet.

« En 1940, la majorité de la population américaine n'avait pas été à l'école pendant plus de huit années.

En 2008, 40 pour cent des jeunes âgés de 18 à 24 ans étaient inscrits à une université.

Nous nous dirigeons vers un monde où l'Américain moyen serait deux fois plus âgé au moment où il termine ses études qu'il ne l'était en 1940, il aura passé deux fois plus de temps sur les bancs de l'école — et, en théorie, il aura bénéficié de deux fois plus d'attention de la part de sa maîtresse d'école : le taux d'élèves par enseignant est deux fois plus bas que ce qu'il était il y a un siècle. Depuis 1970, le nombre d'employés dans les écoles publiques a même augmenté dix fois plus vite que le nombre d'élèves qui s'y inscrivaient sans avantage perceptible pour ce qui est du rendement des élèves..

[…]

Aujourd'hui, les « enseignants » ne prennent aucun risque avec leurs jeunes protégés, au point qu'ils en gardent autant que possible jusqu'à l'âge adulte. Quels dragons cet allongement constant des études a-t-il permis d'occire ? En 1940, avant que ce processus ne s'enclenche, les Américains avaient un taux d'alphabétisation de plus de 97 pour cent. Soixante-dix ans plus tard, lors d'une manifestation d'étudiants pour protester contre les coupes budgétaires à l'Université de Washington, les manifestants agitaient des pancartes où l'on pouvait lire ce slogan :

QU'ELLES ECOLES ? NOS ÉCOLES !1

[...] Des étudiants en lettres ?

L'éducation est le plus grand défaut structurel des États-Unis. Aucun pays n'a besoin d'envoyer la majorité (pour ne pas parler de « tous » comme le désire le président Obama) de ses enfants à l'université et aucun pays ne devrait le faire : tous les élèves n'ont pas les aptitudes requises, tous les enfants ne veulent pas y aller et tous les élèves qui veulent y aller ne devraient pas y aller. Pour la majorité qui s'y retrouve,   l'université est une perte de temps et d'argent. Des « professaillons » prétendent enseigner à des flemmards qui prétendent apprendre et les employeurs prétendent qu'il s'agit d'une formation. »

Israël — privatisation croissante de l'éducation

Confronté aux mêmes difficultés financières qu'ailleurs, l'État-providence est remis en question en Israël. Trois priorités caractérise cette plus grande responsabilisation fiscales des citoyens : la réduction du secteur public, la baisse de la pression fiscale et l’encouragement au secteur privé.

Résultat : les écoles font appel aux parents d’élèves pour financer une partie de leurs activités, les caisses de maladie font payer les malades pour l’achat de médicaments tandis que les crédits bancaires pour accéder à la propriété ont remplacé les prêts hypothécaires subventionnés.

La privatisation des services publics entamée en 2001 a d’abord concerné le système éducatif : alors que le nombre d’élèves a augmenté de 7 % entre 2001 et 2005, le budget affecté aux heures d’enseignement a diminué de 15 %. Pour faire face aux défaillances de l’État, la part des ménages dans le financement de l’éducation va en s’accroissant, alors que la gratuité de l’enseignement jusqu’à 16 ans deviendrait de plus en plus relative.

Les directeurs d’école se trouvent dans l’obligation de rechercher d'autres sources de financement pour assurer des activités réalisées dans le cadre scolaire, et les parents sont mis à contribution pour ne pas subir une baisse de la qualité ou de la quantité des services fournis à leurs enfants. Dorénavant, plus du quart des dépenses nationales d’éducation est financé par des sources privées, c’est-à-dire principalement par les parents d’élèves et les étudiants. La réduction continue des heures d’enseignement a obligé aussi les parents à accroître leur budget pour des activités extrascolaires, cours particuliers et clubs divers.

Source : CCFI




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dimanche 7 août 2011

Australie — pas de preuve d'une baisse du couvert corallien

Vidéo de vulgarisation pour les jeunes
On répète aux enfants (comme aux adultes) que le « changement climatique » (le climat change sans cesse !) et « la pollution du méchant carbone » (la nourriture des plantes !) sont responsables de la disparition prochaine des récifs coralliens et plus particulièrement de la Grande Barrière de corail au large de l'Australie.

Or voici qu'une étude quantitative importante de l'Institut australien des sciences de la mer remet en question cet élément de la vulgate catastrophiste.

Selon Osborne et al. (2011), « le changement climatique est largement considéré comme la plus grande menace pour les écosystèmes des récifs coralliens ». Par conséquent, et notant en outre que « l'ampleur et l'étendue du blanchissement sur la Grande Barrière de corail [GBC] depuis 1998 est sans précédent (Oliver et al., 2009), ils ont décidé de quantifier l'évolution du couvert corallien vivant de la Grande barrière pendant la période critique allant de 1995 à 2009 que les alarmistes affirment avoir été la décennie et demie la plus chaude depuis au moins mille ans.

Dans le cadre de la recherche continue de l'Institut australien des sciences de la mer, des colonies coralliennes réparties sur 47 récifs ont été sondées sur une base annuelle entre 1995 et 2009 dans six secteurs latitudinaux le long des 1300 km de la GBC.

Les quatre chercheurs de l'Institut australien des sciences de la mer concluent que « le couvert corallien a augmenté dans six sous-régions et diminué dans sept sous-régions », dans certains cas ces changements « sont très dynamique alors que d'autres sont très stables. » Quant à l'ensemble du système récifal, ils signalent que « dans l'ensemble le couvert corallien régional est resté stable (en moyenne 29 % et allant de 23 % à 33 % selon les années) sans diminution notable entre 1995 et 2009. » Les chercheurs affirment en outre clairement qu'ils n'ont trouvé « aucune preuve d'une baisse générale et systématique du couvert corallien depuis 1995.  »

« Les épidémies d'étoiles de mer Couronne d'épines (Acanthaster planci) [qui se nourrissent de coraux] et les tempêtes ont été responsables de plus de perte des coraux durant cette période que le blanchiment ou les maladies, et ce malgré deux épisodes massifs de blanchissement et une augmentation de l'incidence de maladie du corail » d'ajouter les quatre chercheurs australiens dans leur rapport.

Malgré toutes les influences négatives prétendument inédites dues aux changements climatiques au cours de la dernière décennie et demie, les coraux de la Grande Barrière semblent avoir tenu bon et maintiennent une présence stable tout le long des 1300 km.

Ces bonnes nouvelles ne facilitent pas les choses pour le gouvernement travailliste australien qui essaie d'imposer une taxe sur le carbone malgré une très vive opposition de la population qui ne voit pas pourquoi rendre l'Australie moins compétitive de la sorte alors que l'effet sur le climat de cette dîme écologiste est au mieux négligeable et sans doute proche de nul.


Andrew Bolt sur la taxe sur le carbone en Australie
(en anglais australien, puis avec l'invité, une pointe d'accent sud-africain)

Pour le Professeur Murray Salby, titulaire de la chaire sur le climat à l'Université Macquarie d'Australie, une grande partie de la hausse du dioxyde de carbone dans l'atmosphère pourrait être naturelle et ne serait pas due à un réchauffement anthropique.

Selon le prof. Salby, « Quiconque croit que la science liée à cette chose complexe [qu'est le climat] est chose réglée vit dans un monde imaginaire. » Les modèles climatiques utilisés par les partisans du réchauffement planétaire suggèrent que nous devrions avoir deux fois le réchauffement que nous mesurons  actuellement. (Écouter sa conférence en anglais)



Ces déclarations font suite à un autre article de chercheurs de l'Université de l'Alabama (UA) à Huntsville qui suggèrent que le réchauffement planétaire ne se produit pas aussi rapidement que ce que les modèles climatiques prédisent.

Roy Spencer, chercheur principal au Centre des sciences de la Terre de l'UA, et son collègue Danny Braswell affirment que les observations du satellite Terra de la NASA démontrent que, lorsque le climat se réchauffe, l'atmosphère terrestre libère davantage d'énergie vers l'espace que ce que les modélisateurs ont programmé dans les modèles utilisés pour prévoir les changements climatiques
.



Le professeur et climatologue Tim Ball parle avec Ezra Levant de cet article de l'Université d'Alabama





Sources :

Disturbance and the Dynamics of Coral Cover on the Great Barrier Reef (1995–2009) par Kate Osborne, Andrew M. Dolman, Scott C. Burgess et Kerryn A. Johns de l'Institut australien des sciences de la mer.

On the Misdiagnosis of Climate Feedbacks from Variations in Earth's Radiant Energy Balance par Roy W. Spencer et William D. Braswell, Université de l'Alabama à Huntsville.

Espagne — bilan désastreux pour les socialistes, il ne reste que l'idéologie et le chômage

Jose Luis Rodriguez Zapatero, à droite, le soir des élections régionales le 22 mai 2011
Les élections législatives anticipées en Espagne suscitent beaucoup de commentaires. Le conservateur espagnol De la cigüeña de la Torre résume ainsi le bilan des socialistes de Zapatero :

« Cinq millions de chômeurs [21,29 % !], l’unité nationale en grave danger, tout le crédit international perdu, sur le point d’être l'objet d'une intervention économique extérieure ; à force de mensonges et d'idéologie, l’échec du PSOE lors des dernières élections municipales et régionales n’allait être rien à côté des élections législatives qui approchaient. Les siens ont donc jeté Zapatero par-dessus bord comme d’un bateau l’on jette les détritus. [...] Toute sa politique, sauf la haine de l’Église, était un mensonge dont il ne reste rien. Il ne nous reste que le mariage homosexuel, le divorce express, l’avortement comme un « droit », la persécution de la Vallée de Morts, le célèbre monument aux morts des deux camps de la Guerre civile, l’Éducation pour la citoyenneté [dont nous avons abondamment parlé, notamment ici et ], à l’intérieur du plus retentissant échec scolaire, la prétendue et sectaire Mémoire Historique [N.d.t. qui a entraîné une « réécriture officielle » de l’Histoire de la Guerre Civile, et monter les gens les uns contre les autres. Tout à coup, plus de « vivre ensemble », mais la division exacerbée], la suppression des honneurs militaires au Saint Sacrement [N.d.t. Les autorités militaires espagnoles avaient réussi à les conserver jusqu’en 2010 !], l’interdiction des messes… [...] Et bien il s’en est donc allé. Il ne va pas être le candidat lors des prochaines élections. Pour lesquelles, s’il se présentait, même Sonsoles, son épouse, ne voterait pas pour lui. Il a touché le fond. Jusqu’à sa propre famille. Aujourd’hui l’Espagne respire, plus que soulagée de sa disparition. »

Nicolas Bonnal trace un bilan tout aussi sombre :
« Il y a dix ans l’Espagne connaissait un taux de croissance annuel de 3 ou 4 % ; le chômage avait fortement reculé[...].

Sur le plan économique, l’Espagne est ruinée, avec un déficit budgétaire de l’ordre de 9 à 10 % (du temps d’Aznar, le superavit ou excédent était permanent), 5 millions de chômeurs, trois ans de décroissance et une dette globale qui lui a permis de rejoindre le groupe peu envié des EPIIG [Espagne, Portugal, Italie, Irlande et Grèce] qui menace de couler l’Europe d’ici peu. L’immobilier facile (le « ladrillo ») a aussi ruiné le pays et les ménages ; la belle terre espagnole s’est recouverte de projets pompeux et les communautés, provinces, municipalités, ces mini-États, comme dit Aznar, héritiers du socialisme aussi, rivalisent de projets monstrueux et pharaoniques (un métro à Grenade [ville de 240 000 habitants, et pour 500 millions d'euros encore !).

Le tout s’est fait dans une indifférence gouvernementale exécrable : Zapatero s’est contenté d’oublier l’euro, d’ignorer la crise, en se moquant de ses adversaires. Aujourd’hui, il part avant de prendre sa raclée méritée aux prochaines élections (28 % pour le PSOE de Zapatero contre 44 % pour le Parti populaire, l'opposition de droite) [...].

L'idéologie illuminée

Plus exaspérantes encore, les idées politiques, sociétales, « illuminées » de ce politicien dont les modèles sont l’utopie, la maçonnerie déjantée et le féminisme le plus rouge. Zapatero a déconsidéré l’État et les institutions en discutant d’égal à égal avec [les terroristes Basques de l']ETA, en légalisant l’immigration clandestine (qui est passée ailleurs en Europe), le mariage homosexuel, en faisant adopter un loi ubuesque sur la mémoire historique du pays (bon vieux révisionnisme de l’extrême-gauche), en nommant de ministres ridiculement incompétents au seul motif qu’ils étaient des femmes, en radicalisant la guerre des sexes dans un pays déjà frappé par le post-catholicisme et la culture almodovarienne (on reviendra un jour sur ce point).



Merci à Carlota pour la traduction du texte espagnol.




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samedi 6 août 2011

Les écoles catholiques privées du Liban : « blindés de la langue française »

Le journal libanais L'Orient-Le Jour nous apprend qu'une classe entière de jeunes Libanais du Liban-Sud ont pu passer une semaine en France à la suite d'un concours.

La supérieure générale de la Congrégation des sœurs des Saints-Cœurs :
« Nous sommes les blindés de la langue française, vous pouvez compter sur nous »
Le contingent français de la Finul (forces intérimaires des Nations-Unies au Liban) avait lancé dans toute la zone du sud du fleuve Litani (l'antique Léontes) un concours destiné aux élèves des classes de 7e et 6e. Plus de 3 000 élèves ont pris part à ce concours. Ces écoliers devaient se présenter et parler d’eux-mêmes, de leurs vies et activités, sous une forme imagée ou écrite, leur permettant de s’exprimer en quelques mots ou par un ensemble de dessins.

Dans son discours marquant le départ pour la France des gagnants, le général Xavier de Woillemont, chef d’état-major de la Finul, a indiqué que les Casques bleus français estiment que ce genre de programmes constitue un facteur de paix et de stabilité. Il a souligné que « la francophonie n’est pas seulement une participation linguistique, c’est aussi un mélange de cultures et de valeurs humaines portant la paix en soi. C’est cette paix qui est au cœur de la mission de la Finul au Liban-Sud ».

Pour sa part, Didier Chabert, représentant l’ambassade de France, a noté que la participation massive au concours a révélé l’importance que le peuple libanais accorde à l’apprentissage de la langue française, mettant l’accent sur l’histoire du Liban et son valeureux héritage à travers sa culture bilingue.

Arrivés en France, la mairie de la ville d'accueil a organisé une cérémonie officielle à laquelle a notamment pris part le colonel Jérôme Pupa, qui avait lancé le concours de la francophonie avant son départ du Liban.

Prenant la parole, mère Daniella Harrouk, supérieure générale de la Congrégation des Saints-Cœurs, a surpris l’assistance en déclarant : « Nous sommes les blindés de la langue française, vous pouvez compter sur nous », faisant ainsi allusion aux plus de 43 000 élèves qui apprennent le français dans les écoles de l’institution.

De son côté, le maire Philippe Jovan a mis l’accent sur les relations historiques entre le Liban et la France, précisant que « le français n’est pas seulement une langue, mais aussi une histoire et une civilisation ».

Le colonel Pupa a souhaité, pour sa part, que ce voyage marque le début d’une importante série d’activités et de programmes qui contribueront à développer la francophonie. Quatre jours en France, c’était une belle initiative du contingent français de la Finul pour promouvoir sa langue maternelle et c’était aussi une occasion pour ces vingt élèves du caza de Marjeyoun de découvrir la France et échapper à leur quotidien difficile, dans une zone qui n’a quasiment jamais connu la paix.

L'effondrement de la francophone égyptienne, son impact

Au sujet de l'influence de la francophonie sur les pays arabes et leur ancrage à la civilisation occidentale. Notons, a contrario, l'effet de l'élimination des élites francophones en Égypte.

Les Égyptiens sont très fiers d'avoir eu très tôt un élite « moderne », y compris sur le plan religieux. Et cela, disent-ils, depuis Napoléon via Mehemet Ali, mais en fait surtout depuis la fin du XIXe siècle. C'est relativement exact, mais cette élite égyptienne devait beaucoup à l'environnement (français et européen, grec, libanais, juif…) intellectuel et entrepreneurial, religieusement varié et francophone, qui a été détruit par la conjonction du nassérisme (socialisme national panarabe) et de la calamiteuse franco-britannique expédition de 1956. Cette élite a été en gros remplacée par la montée de la petite bourgeoisie musulmane, masculine, nationaliste et souvent fonctionnaire ou du secteur public, donc peu soucieuse de la dérive policière et militaire ou de l’écroulement économique. Elle était également peu soucieuse, malgré quelques proclamations, de la vie concrète du peuple. L’intendance sociale a été abandonnée notamment aux Frères Musulmans, que l'on veillait à emprisonner ou pendre s’ils devenaient politiquement gênants.

Mais Nasser reste populaire, ayant fait de grands et beaux discours dont les peuples se souviennent encore aujourd’hui. Quant à la libéralisation économique partielle menée par ses successeurs, elle a certes accéléré la croissance économique, mais surtout au bénéfice des enfants de cette même élite. On voit bien aujourd’hui les réticences des militaires et des entreprises nationales face aux demandes populaires.

Devenue panarabe, non francophone, fonctionnarisée, l'Égypte (comme d'autres pays arabes nationalistes) envoya au Maghreb des bataillons d'enseignants qui devaient arabiser cette région peuplée en grande partie de Berbères et devenue indépendante. Ces enseignants, souvent médiocres, mais qui connaissaient l'arabe et le coran, eurent une influence notable dans l'apparition de l'islamisme en Algérie.[Voir Pierre Vermeren, historien]





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vendredi 5 août 2011

France — École traditionaliste subventionnée à partir de 60 $ par mois

L’abbé Loddé de la FSSP (traditionaliste en union avec Rome) annonce son retour en France, il succède à un laïc, Yann de Caqueray, à la direction de l'école L’Espérance. L’Espérance est un établissement catholique traditionnel vendéen (Ouest de la France), qui accueille des élèves de 6 à 18 ans – dont la plupart en internat. Sa particularité est d’être subventionné par l'État. L’avantage, explique l’abbé Loddé, est que « les professeurs sont payés par la République française [en réalité les contribuables et donc les parents], ce qui évite aux familles de se ruiner ». En effet, la demi-pension y est d'environ 60 $ par mois – une somme symbolique comparée à ce que demandent les autres établissements du même type non subventionné.

L'inconvénient est que l’école n’est pas « totalement libre dans le choix des professeurs et des programmes ». L'abbé Loddé déplore cette imposition du programme : « Nous sommes parfois obligés d’enseigner des contre-vérités », mais il affirme aussitôt pouvoir « rectifier » - pour le plus grand profit des élèves : « un jour ou l’autre ils entendront des idées contraires aux leurs : autant que ce soit des gens bien informés qui leur expliquent et leur disent tout de suite le danger de certaines idéologies ».




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jeudi 4 août 2011

Anders Breivik, fruit de l'éducation multiculturaliste, par lui-même

Marc du foisonnant site Enquête et Débat se penche sur Anders Behring Breivik, le tueur d'Oslo. Il analyse son manifeste de 1500 pages pour voir si ses écrits et revendications sont conformes à ce que les médias progressistes ont voulu retenir de celui-ci.


Rappelons que, selon son avocat Me Lippestad, cité dans le New York Times du 26 juillet 2011, Anders Breivik affirme avoir ciblé le Parti travailliste au pouvoir et non les immigrants musulmans en Norvège.



Il est difficile de faire la part des choses lorsque l’on parle du drame norvégien. La plupart des médias distribuent à tour de bras des dénominations censées définir sa personnalité et, par là, ses motivations. Tantôt taxé de fondamentaliste chrétien , de terroriste solitaire, de néo-nazi, d’individu lié à l’extrême droite, d’islamophobe, ou encore simplement de tueur fou, des récupérations politiques s’en suivent et vont bon train (voir par exemple les déclarations du MRAP dans cet article). Mais que dit-il lui-même sur ses points de vues idéologiques et sur les raisons qui l’ont poussé à agir? Prendre sa parole pour argent comptant n’est certes pas un gage d’objectivité, mais offre néanmoins un contrepoint intéressant aux opinions dominantes.

Les citations utilisées dans cet article proviennent des deux interviews contenues dans le manifeste 2083 : Une déclaration d’indépendance européenne, dont l’une est partiellement retranscrite en anglais dans le World Time. Les pages de références sont données pour ceux qui voudraient les consulter directement.

Anders Breivik se dit-il fondamentaliste chrétien ?

Bien que le serment des Chevaliers du Temple (ordre auquel il appartient depuis 2002) tel qu’il est reproduit dans 2083 contienne une stance ayant trait à la foi chrétienne (p. 973), il décrit son parcours religieux (résumé dans son CV p. 1228) comme suit : « Je suis passé de religieux modéré à agnostique modéré ». Qui plus est, Breivik affirme que la foi chrétienne n’est pas un pré-requis pour faire partie de son ordre : « vous devez être chrétien pratiquant, chrétien agnostique ou chrétien athée (culturellement chrétien). Le facteur culturel est plus important que votre relation à Dieu, Jésus ou le Saint-Esprit ». Ou encore : « Moi-même et bien d’autres n’ont pas forcément de relation directe avec Jésus Christ ou Dieu. Nous croyons néanmoins que le christianisme est une plateforme culturelle, sociale, identitaire et morale. C’est cela qui fait de nous des chrétiens » (pp. 1143-4). Il semble donc que son geste n’ait pas de motifs religieux au sens strict, mais par contre un motif culturel fort. Être chrétien, selon lui, c’est surtout « vouloir protéger l’héritage culturel européen » (p. 1191).



Ezra Levant sur l'insistance de la CBC à rapidement cataloguer Anders Breivik comme un « fondamentaliste chrétien » (à partir de 4 minutes 40)


Se considère-t-il comme terroriste ?

S’il est raisonnable de dire que Breivik est effectivement un terroriste, puisqu’il en utilise les méthodes, il est assez frappant de constater qu’il ne se considère pas comme tel. Un paragraphe de sa propre interview pose la question : « N’êtes-vous pas inquiet du fait que 95 % des Européens vont vous détester ouvertement et vous appeler un terroriste ? » Sa réponse consiste à mettre en avant la portée ‘éducative’ de son geste : « Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour nos frères et sœurs [européens], bien que cela les conduise à nous détester. C’est un peu comme un parent donnant une fessée à son enfant ignorant » (p. 1211). Le vendredi 22 juillet, alors qu’il est sur le point d’aller déposer une bombe de plusieurs centaines de kilos au centre d’Oslo et faire presque une centaine de morts, il écrit dans son journal : « Imaginez que les représentants de l’autorité me rendent visite dans les prochains jours. Ils se feraient sans doute de fausses idées et penseraient que je suis un terroriste, mdr :o ) ».

Se considère-t-il comme un néo-nazi ou affilié à des groupes nationaux-socialistes ?

Clairement pas. À plusieurs reprises il fustige les néo-nazis, les traitants « d’individus égarés » (pp. 1185-6), ou de tenants d’une idéologie morte n’ayant aucun rapport avec le contexte politique actuel (p. 1196). Il exclut une potentielle coopération avec eux dans le futur: « Il sera extrêmement compliqué de coopérer avec un groupe de gens qui perçoivent notre allié le plus proche (les juifs/Israël) comme leurs ennemis jurés. Leur obsession des juifs et leur soutien aux régimes islamiques restreindront sévèrement toute coopération directe. Ils sont aveuglés par leur haine des juifs à tel point qu’ils ne parviennent pas à voir la menace imminente que représente l’islam pour l’Europe ». Il se dit également partisan du sionisme (qui est, selon lui, respectable en tant que «  nationalisme israélien ») (p. 1195) et est en désaccord complet avec les vues négationnistes.

[Notons qu'Anders Breivik a comme personnages historiques favoris Winston Churchill et Max Manus, un célèbre résistant antinazi norvégien. On peut faire mieux pour un nazi. Anders Breivik ne semble pas non plus un nationaliste norvégien étroit : plutôt que de parler en norvégien, il voulait s'adresser à huis clos en anglais — la langue de la globalization — à ses juges norvégiens.]

Est-il lié à l’extrême droite ?

Quoi que l’on entende par le terme « extrême droite », il semble qu’il ait agi seul, et qu’aucun groupuscule ou parti extrémiste n’ait commandité cet attentat; on peut donc dire qu’il n’est ‘lié’ à aucun parti, en tout cas en ce qui concerne cette tuerie. Il déclare à plusieurs reprises dans ses entrevues avoir agi seul (mentionnant notamment les ‘sacrifices’ qu’il a dû faire au niveau social, le poids de la solitude et de sa ‘double vie’). Politiquement, il se déclare « culturellement conservateur, révolutionnaire conservateur, école de pensée de Vienne, économiquement libéral ». Son geste ignoble semble donc bien être le fruit de sa propre initiative. L’organisation à laquelle il dit appartenir, les Chevaliers de l’ordre du Temple, n’a pas prémédité ni organisé l’attaque. Lors de la formation qu’il a suivie avec eux, il dit: « On ne nous a pas demandé d’attaquer des cibles spécifiques, au contraire. On nous a plutôt encouragés à utiliser l’information distribuée pour contribuer à la construction et à l’expansion du ‘mouvement culturel conservateur anti-jihad’ » (p. 1207). Cette information correspond à ce qu’il a déclaré plus tard à la police norvégienne.

Est-il islamophobe ?

En dépit de la malhonnêteté intrinsèque de ce terme et de son implication politique visant à supprimer toute critique de l’islam en Occident (en assimilant cette critique à une forme de racisme [Note du carnet : ou même de maladie, une phobie]), il est clair que Breivik ne porte pas l’islam en grande estime, du moins en tant qu’idéologie politique. Il l’assimile à une forme de fascisme : « Le monde islamique … devrait être complètement isolé et l’islam re-classifié et banni en tant qu’idéologie politique fasciste/impérialiste et génocidaire » (p. 1212). Dans 2083, il explique de manière laborieuse comment l’islam politique peut potentiellement « détruire l’Europe de l’intérieur » ; il définit à ce propos trois phases, basées sur des statistiques démographiques, qui décrivent les trois stades de la guerre civile européenne qui découlera de la prolifération des musulmans en Europe (p. 1182). Il tient donc l’islam pour indirectement responsable de la désintégration de la culture européenne. ‘Indirectement’, car selon lui cette invasion serait la conséquence de la destruction de l’Europe culturelle et intellectuelle voulue et activement poursuivie par les ‘marxistes de la culture’, dont les armes sont entre autres le féminisme et l’immigration de masse. L’islam ne serait en fin de compte qu’une « infection secondaire » (p. 1183) causée par la destruction de la culture européenne. Mais comme il s’agit d’une idéologie « violente et agressive » cherchant la « domination », elle doit être combattue — non pas pour ses vues religieuses, mais à cause de son projet politique. Il encourage ainsi d’autres « minorités non-musulmanes », comme les hindous, les juifs ou les bouddhistes à rejoindre le combat (p. 1213). Breivik n’est donc « islamophobe » que dans la mesure où ce terme fait référence à un projet politique, et non à un dogme religieux ou à une culture en soi.

On peut d’ailleurs mentionner cette citation : « Je ne hais pas les musulmans du tout. Je vois bien qu’il y a des personnes musulmanes fantastiques aujourd’hui en Europe. En fait, j’ai eu plusieurs amis musulmans au cours des années, dont certains que je respecte toujours. Mais cela ne veut pas dire que je vais accepter une présence islamique en Europe. Les individus musulmans qui ne se seront pas assimilés à 100 % d’ici à 2020 [date marquant la fin de la ''phase 1'' de la guerre civile européenne, NdT.] seront déportés aussitôt que nous aurons le pouvoir » (pp. 1210-11).

Se dit-il raciste ?

Au contraire : « De par le fait que j’ai été exposé à des décennies d’endoctrinement multiculturel, je ressens le besoin d’insister sur le fait que je ne suis pas raciste et ne l’ai jamais été », ce qu’il justifie en disant qu’il a eu « plusieurs amis non-norvégiens et musulmans » (p. 1215). En ce qui concerne la ‘diversité’, il dit : « Je suis mû par mon amour de l’Europe, de la culture européenne et de tous les Européens. Cela ne veut pas dire que je m’oppose à la diversité. Mais apprécier la diversité ne signifie pas participer au génocide de sa propre culture et de son peuple en acceptant par exemple la guerre démographique islamique » (p. 1211). Il dit ailleurs : « je me considère comme anti-raciste, anti-fasciste et anti-nazi. C’est pourquoi je m’oppose au communisme culturel et au multiculturalisme européen. Ce sont eux les nazis, les fascistes et les racistes ! J’ai vu beaucoup de racisme en mon temps, mais il était à 90 % dirigé contre les Européens » (p. 1188).

Est-il homophobe ?

« Je n’ai pas de réserves à l’égard [des homosexuels]. Pourquoi me sentirais-je concerné par ce qu’il font dans leur vie privée ? Cependant, je m’oppose à « l’hystérie médiatique gay »… Dans bien des cas, des « groupes victimisés » sont sujets à de la discrimination positive en politique, dans les médias ou dans d’autres secteurs … La glorification de « groupes favorisés » dans la « hiérarchie victimaire » de l’EUSSR a été trop loin » (p. 1188). Encore une fois, il semble que Breivik se sente plus concerné par l’impact de l’homosexualité sur sa culture (via les médias et les politiques de discrimination positive) que par la dimension morale de l’homosexualité. La différence est de taille, puisque du coup l’objet de sa critique n’est pas l’homosexualité comme pratique (comme cela aurait pu être le cas pour un religieux fondamentaliste), mais comme enjeu politique.

Est-il franc-maçon ?

Selon ses interviews, les francs-maçons sont « un groupe d’individus décadents qui n’ont pas la volonté de faire de sacrifice substantiel pour rien ni personne ». Néanmoins, ils sont décrits plus loin comme de « distingués représentants et curateurs (gardiens de notre héritage culturel), et remplissent de ce fait un rôle essentiel… Nous les saluons pour leurs efforts quotidiens, mais nous n’accepterons aucune critique de leur part ni d’aucune autre organisation soi-disant ‘chevaleresque’ » (p. 1193). S’il a apparemment fait partie de cette organisation pendant un temps, il est difficile de croire que cela ait un lien quelconque avec son geste.

Pourquoi cette explosion de violence insensée de la part d’un homme qui ne se dit ni nazi, ni raciste, ni fondamentaliste ? Dans ses entrevues, il parle de l’échec du pacifisme : « Le pacifisme de Gandhi a fonctionné contre les Britanniques en Inde parce que les chrétiens européens ne sont pas des barbares primitifs… Mais le pacifisme ne marche pas du tout contre une entité islamique. Dès que les musulmans sont en majorité (ce qui arrivera à moins de commencer des campagnes de déportation à temps) ils frappent et finissent par massacrer [les non-musulmans], comme l’histoire l’a montré à bien des reprises » (p. 1204). Pour lui, le pacifisme est même une cause des problèmes d’immigration que connaît l’Europe : « Durant les dernières 55 années de dialogue pacifiste, les multiculturalistes ont été autorisés à ouvrir les portes de nos terres ancestrales et de les inonder de 30 millions de musulmans, et ils continuent encore aujourd’hui. Devons-nous continuer le dialogue pendant 40 ans et voir où ça nous mène…? Seul un individu suicidaire accepterait cela ».

Il parle aussi de l’échec des moyens démocratiques pour contrecarrer ce problème : « La lutte démocratique pour sauver l’Europe a été perdue » (p. 1190), ce qui le conduit à affirmer qu’il faut trouver d’autres moyens de résister à l’establishment. De fait, il considère la violence comme inévitable : « Nous utilisons des moyens brutaux parce que nous avons essayé absolument tout le reste. À l’intérieur des frontières du système totalitaire de l’EUSSR, nous n’avons plus le choix » (p. 1211). Il est persuadé qu’une « opération spectaculaire les accablera [les marxistes culturels] et forcera le débat public ».

De ces quelques citations, il apparaît que le choix de la violence est la conséquence d’une succession de facteurs plus ou moins liés : 1) l’échec du pacifisme et de la politique d’apaisement avec la minorité islamique, 2) la faillite de moyens démocratiques pour cesser la stratégie pacifiste et réguler l’immigration et 3) le sentiment d’être face à une entité politique totalitaire et oppressante (l’« EUSSR »), qui n’est sensible qu’à la violence. Cela expliquera en partie (sans bien sûr le justifier) ce choix d’attaquer un bâtiment administratif et une jeunesse socialiste (‘marxiste’), et non pas, par exemple, une mosquée et ses occupants.

Ce triste événement marque plus que jamais l’importance centrale de la liberté d’expression et de pensée, car il semble bien que c’est leur absence (ou le sentiment de leur absence) qui a conduit Breivik vers l’isolement et la conviction qu’il n’y a d’autre choix que de tuer des innocents pour leurs vues politiques.




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mercredi 3 août 2011

Ezra Levant invite Mark Steyn au sujet de son nouveau livre After America

Deux délinquants canadiens anglophones, selon les commissions des droits de la personne du Canada, à l’œuvre.

Mark Steyn parle de son nouveau livre After America et de l'européanisation croissante des États-Unis d'Amérique, et ce n'est pas un compliment dans sa bouche.




Mark Steyn aborde la conformité des zélotes de la « diversité », le prêt-à-penser des élites, la dangereuse centralisation croissante, la surdiplômanie et les mille milliards de dettes universitaires aux États-Unis, le million de $ investis dans l'éducation d'Obama (Occidental College, Columbia University, Harvard University), Anders Breivik et de nombreux autres sujets. Ezra Levant termine l'émission par un extrait du livre de Mark Steyn (pages 132 & 133) dont nous vous présentons ci-dessous un extrait traduit.


Notre traduction :

Que pensez-vous de l'immigration illégale ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous des mariages homos ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de l'islam ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de la burka, des crimes d'honneur, de la mutilation génitale des femmes, de la lapidation pour adultère, de la peine capitale pour les homosexuels ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de la guerre ?

La guerre n'est jamais la réponse.

Qu'en est-il si la question est « Comment les États-Unis sont devenus indépendants ? »

Nous disons juste « donnez une chance à la paix ».

Est-ce tout ce que vous dites ?

Avons-nous déjà parlé de « célébrer la diversité » ?

Dans Fahrenheit 451, Ray Bradbury a écrit : « Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. »

Changement climatique ? Il n'y pas lieu de poser des questions, il n'y a pas deux camps : il y a le camp de « l'environnement » et il y a les « négationnistes ». L'immigration illégale ? Il y a le camp de la « diversité » et il y a les racistes. Depuis le jardin d'enfants, les « éducateurs » américains enseignent aux enfants qui leur sont confiés les mots du prêt-à-penser qui n'admet qu'un camp : La paix, Montag. La paix séduisante du confort et du contentement de soi.

After America
"Get ready for Armageddon"
par  Mark Steyn
chez Regnery Publishing
août 2011
400 pages

ISBN-10 : 1596981008

Lire aussi 

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine (long extrait traduit en exclusivité!)




Allemagne — 2 millions d’enfants mineurs en moins en dix ans

L’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union européenne, a perdu 2,1 millions d’enfants de moins de 18 ans en dix ans, selon des statistiques de l’Office fédéral publiées mercredi.

En 2010, le pays comptait 13,1 millions d’enfants mineurs sur une population totale de 81,7 millions, contre 15,2 millions en 2000, selon un communiqué de Destatis. Un nombre croissant de ces jeunes enfants sont les enfants d'immigrés. L'indice synthétique de fécondité allemand était de 1,36 enfant par femme en 2009.

Destatis s’attend en outre à ce que la population allemande, passée sous la barre des 82 millions fin 2009, chute encore pour s’établir entre 65 et 70 millions d’ici à 2060.

Certains auteurs considèrent que l'État-Providence tend à éliminer toute utilité économique tangible aux enfants et pousse les gens à se dire qu'il vaut mieux dépenser son argent à ses vacances, à sa carrière, à son confort ; les autres faisant les enfants qui financeront les retraites, qui soutiendront l'économie à l'avenir.

Paradoxalement, le taux de fécondité à long terme allemand a diminué alors que la prospérité économique s'améliorait : depuis le début des années 1970, ce taux est resté constamment faible et n'a guère été affecté par les fluctuations économiques. Le démographe Herwig Birg parle d'un « paradoxe démo-économique » : plus une famille peut se permettre des enfants moins elle a d'enfants en moyenne. Seules les familles très aisées font exception à cette règle : elles ont un peu plus d'enfants que la moyenne.

Plus de programmes, moins d'enfants

Selon le rapport sur la famille 2009 (Familienreport 2009), l'État allemand offre 156 services aux familles. Tout a commencé avec la prestation pour enfants, introduite en 1955, qui s'élevait à 25 marks pour le troisième enfant. Prestation offerte dès le premier enfant depuis 1975. S'y sont ajoutées les déductions fiscales et des allocations familiales pour les assistés sociaux, les allocations de naissance pour les hauts revenus, la prise en compte du temps passé à éduquer ses enfants pour le calcul des retraites, la gratuité de l'assurance-santé des enfants dans le fonds statutaire. Aux États-Unis, le taux de natalité est de 2,1, et il n'y aucune politique de soutien à la natalité. Selon le démographe Herwig Birg, « Les gens en Allemagne sont endormis par une confiance injustifiée dans la protection sociale » qu'offre l'État-providence.

« L'État paie, les naissances baissent »
À gauche, la ligne rouge représente les naissances qui passent de 767 000 en 2000 à 665 000 en 2009. Sur le même graphique les barres représentent les dépenses liées à l'allocation à la naissance introduite en 2007 : 1,71 milliard en 2007, 4,48 milliards en 2010. En bas à droite, le montant moyen de l'allocation à la naissance : 1168 € pour un père, 856 € pour une mère par mois pendant un maximum de 14 mois.

À la défense de la politique d'allocation à la naissance, il faut préciser que si les naissances baissent en Allemagne c'est aussi que le nombre de femmes en âge d'enfanter diminue sans cesse en Allemagne.

Fécondité des immigrants

En 2008, selon l'Office fédéral de la statistique Destatis, parmi les femmes nées de 1959 à 1973 en Allemagne, la fécondité était en moyenne de 1,44 enfant, parmi les immigrantes cette fécondité était de 1,95 enfant par femme, les femmes de nationalité turque de cette cohorte ayant en moyenne 2,60 enfants. Les femmes allemandes nées en Allemagne entre 1974-1992 avaient le moins d'enfants (0,33 enfant/femme), alors que celles qui en avaient le plus étaient les femmes turques nées de 1933 à 1958 (3,59 enfants/femme).

Pour 2004, l'Office fédéral de la statistique a déterminé la religion des parents d'enfants nés cette année. Sur les près de 706.000 naissances en 2004, environ 125.000 — soit environ 18 % — venaient d'une famille catholique et 101.000 de parents protestants. En outre, 64.000 enfants nés cette année-là en Allemagne avaient deux parents musulmans.





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