lundi 31 janvier 2011

France — Haut Conseil à l'intégration et « Les défis de l'intégration à l'école »

Pour l'éditorialiste du Figaro de Paris, Ivan Rioufol, « l'immigration au cœur du désastre scolaire » français :
À ceux qui persistent à penser, à gauche, que l'intégration fonctionne et que l'immigration extra-européenne ne pose pas de problèmes, sinon à la marge, je conseille le rapport du Haut Conseil à l'intégration sur « Les défis de l'intégration à l'école », dont la version définitive vient d'être publiée. Si l'on admet que l'école est le révélateur de la société, le « malaise global » qui est décrit dans ce document, prudent, en dit beaucoup sur la faillite du vivre ensemble et sur les perspectives qu'ouvre cette réalité. Le plus affligeant est de constater, une fois de plus, le refus des évidences chez ceux qui défendent mordicus une constante ouverture sur l'immigration « qui enrichit la France » alors que cette donnée est au cœur du désastre scolaire. [...]

« Le bien commun est en danger », constate (page 91) le Haut conseil qui estime : « L'Éducation nationale est dans une situation d'urgence ». Il note : « Ces dernières années sont marquées par une affirmation de l'appartenance religieuse dans les comportements des élèves (...) Depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d'établissements, les cours d'histoire sont le lieu de contestations et d'affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune ». Parmi les observations, celle-ci (page 94) : « L'antisémitisme est souvent exprimé anonymement (...) Les tensions viennent souvent d'élèves qui s'affirment musulmans. L'antiaméricanisme est souvent lié à l'antisémitisme. La vision du monde qui semble s'opérer est binaire : d'un côté les opprimés, victimes de l'impérialisme des Occidentaux (...) et de l'autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du Tiers-monde ».




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La dimension antichrétienne de la Révolution et la tentative d'instauration d'une religion civile déiste





Le professeur Xavier Martin aborde la dimension antichrétienne de la Révolution française et la tentative de l'instauration d'une religion civile déiste.




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dimanche 30 janvier 2011

Japon — malaise démographique

Trois Premiers ministres en quatre ans, un déficit public abyssal (170 % du PIB), une population vieillissante et déclinante : le Japon traverse aujourd'hui une grave crise de confiance. Le monde bouge, mais le pays du Soleil levant semble figé dans un modèle statique. Au grand dam des jeunes Nippons.

Avec un taux de natalité de 1,3 enfant par femme, le Japon se prépare à une chute sévère de 30 % de sa population en 2050 (de 127 millions à 90 millions) et à un contraction de la demande intérieure et de la valeur immobilière. Dès lors, le poids sur les générations actives va s'accroître considérablement. Les jeunes sont les premiers touchés. « J'ai beaucoup voyagé dans mon métier, mais c'est au Japon que le discours des jeunes est le plus cynique sur le monde de l'entreprise, assure Masahiro Matsuoka au Télégramme de Brest, un courtier de 43 ans. Le conflit entre générations deviendra inévitable dans les prochaines décennies ». Pour exemple, et le chiffre est inégalé depuis 1945 : en mars 2010, 43,7 % des Japonais sortis de l'université n'ont pas trouvé d'emploi dans une entreprise.

La peur de régresser est la cause d'un malaise profond. En 2010, la Chine a délogé le Japon du titre de seconde puissance économique. Certes, le pays du Soleil levant a des atouts dans les voitures hybrides (numéro un mondial avec Toyota), dans le secteur des téléphones intelligents, les jeux vidéos ou l'industrie robotique. Mais son esprit individualiste lui joue des tours. Par exemple, sur le marché des téléphones portables nouvelle génération, le Japon contrôlait 80 % du marché mondial en 2005. Cinq ans après, il ne conserve plus que 20 % du marché.




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Me Olivier Itéanu : « L’anonymat sur Internet devrait être un nouveau droit de l’homme »

Me Olivier Itéanu est l’une des personnalités majeures de l’Internet en France et l’un des pionniers du droit de l’Internet en France. Il a été successivement président puis président d’honneur de l’ISOC France (Internet Society) de mai 2000 à février 2003. Il est l’avocat le plus cité dans la base de données de jurisprudence française sur les TIC Legalis.net (juillet 2010). Il est également administrateur et secrétaire général d’Eurocloud France, l’organisation professionnelle française qui regroupe les acteurs de l'informatique en nuage. Enfin, il a été désigné par l’Icann (société américaine qui gère les noms de domaine et adresses Internet) dans un groupe de travail chargé de réfléchir et proposer des évolutions au service appelé Whois, registre mondial des noms et de domaine et adresses Internet proposé dans le monde entier. Il fut le seul français membre de l’Icann.

Il nous présente son dernier livre, Identité numérique en questions, aux éditions Eyrolles, un aspect essentiel de l’évolution de nos démocraties, et de la liberté d’expression.





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samedi 29 janvier 2011

Étude — Le divorce affecte grandement la santé mentale des enfants

Selon une récente et très importante étude de l'Université de Toronto parue le 20 janvier 2011 dans Psychiatry Research, les pensées suicidaires soient un phénomène plus souvent vécu par les enfants de parents divorcés.

Pour établir cette corrélation, les chercheurs ont questionné 6 647 adultes, dont 695 avaient vécu le divorce de leurs parents avant l’âge de 18 ans.

L'étude révèle que les hommes issus de familles divorcées ont plus de trois fois plus de risques d'avoir des pensées suicidaires par rapport aux hommes dont les parents ne sont pas divorcés. Les filles adultes nées de familles divorcées avaient 83 % de risques supplémentaires d'avoir des idées suicidaires comparées aux femmes dont les parents n'étaient pas divorcés.

Il semble que l’idée du suicide soit fortement liée à des problèmes connexes et stressants, comme la perte d’emploi de la mère ou du père, des sévices et des problèmes de dépendance d’un parent.

De plus, chez les femmes n’ayant pas vécu ce type de problèmes à la suite d'un divorce durant leur enfance, les pensées suicidaires on n'a pu établir de lien significatif entre le divorce et les pensées suicidaires.

Par contre, chez les hommes, la pensée du suicide s’est avérée être deux fois plus fréquente chez ceux issus d'une famille ayant vécu un divorce, même en l'absence de tout facteur stressant lié au divorce.

Il semble donc que même le divorce « sans problème » soit vécu différemment par les hommes et les femmes.

Il existe une multiplicité d'hypothèses qui expliqueraient pourquoi les hommes sont plus durement affectés par le divorce de leurs parents. Toutefois, les chercheurs croient que cet impact pourrait être dû à l'absence de contacts étroits entre les garçons et leur père après un divorce. [Note du carnet : près de 20 % de pères ne voient plus leurs enfants après un divorce.] Des études précédentes ont établi un lien entre la perte de la figure paternelle et un développement défavorable de la personnalité chez les garçons.


Sources : Psychiatry Research et Université de Toronto





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vendredi 28 janvier 2011

Pétition en faveur de la liberté de choix des garderies et CPE

Nous avons reçu cette information sur une pétition qui circule au sujet de la réglementation liberticide que Québec veut imposer aux garderies confessionnelles.





Regroupement pour le choix en Garderie et CPE subventionné

Pétition contre la directive concernant les CPE et les Garderies subventionnées
Objet de la pétition :

Étant donné que le 17 décembre dernier, la ministre de la Famille, Mme Yolande James, annonçait que le gouvernement du Québec interdisait toute initiation à la religion, prière, récitation ou chant religieux dans les services de garde subventionnés, nous faisons circuler une pétition contre cette directive. Si vous êtes intéressé par l’impact de cette nouvelle directive interdisant toute référence à Dieu, vous êtes invités à signer la pétition et à la faire circuler dans vos réseaux.


Date limite : 31 janvier, 2011

Faites parvenir les feuilles signées :

1. à la Ministre de la Famille, Mme Yolande James
par télécopieur : 418 643-2640

ET AU

2. Regroupement pour le choix en garderie et CPE subventionné
par télécopieur : 514 948-2595
ou par la poste : 7400 boul St. Laurent, bureau 407
Montréal, QC H2R 2Y1





Faites circuler !

Voir aussi

Répression religieuse plus sévère dans les garderies que dans les écoles

Religion à la garderie : membres d'un comité-conseil disent avoir été ignorés

« Les chiens du gouvernement québécois vont surveiller la religion dans les garderies »

 Le gouvernement québécois ne veut plus de religion dans les garderies communautaire



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jeudi 27 janvier 2011

Apprentissage de l'anglais en Europe commence à des âges bien différents

Et les meilleurs en anglais ne sont pas nécessairement ceux qui commencent obligatoirement le plus tôt (l'Espagne commence très tôt, mais la Hollande relativement tard). Notons que l'anglais n'est pas nécessairement la seconde langue (voir la Belgique) et qu'il est bon de ne pas connaître que l'anglais : il est aussi intéressant pour un Bruxellois d'apprendre le néerlandais que l'anglais, pour un Alsacien l'allemand. Il existe également d'autres langues montantes comme le chinois, l'espagnol et l'arabe et même le portugais.


À Paris, en grande section de maternelle, les enfants scolarisés à Saint-Jean-de-Passy bénéficient actuellement d'une heure d'anglais par semaine dispensée par un intervenant étranger, moyennant un financement supplémentaire des parents. Ces exemples amusent Michel Morel, membre du bureau de l'association des professeurs de langues vivantes. « Ces écoles mettent des moyens importants dans l'apprentissage des langues vivantes, mais les parents qui peuvent se permettre de les payer sont rares. Comment peut-on envisager d'apprendre l'anglais à des bambins de 3 ans qui ont déjà des carences énormes dans leur propre langue? À cet âge, les connaissances de vocabulaire en français varient déjà de un à six. Le risque, c'est de leur faire perdre pied », estime-t-il.




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Mme Line Beauchamp: l'école Dar el Iman enseigne le cours d'éthique et de culture religieuse

Québec verse 555 500 $ par année en subventions à une école musulmane controversée de Montréal qui se réclame de la philosophie des Frères Musulmans, un groupe intégriste qui milite pour l’instauration de gouvernements islamistes et qui a donné naissance au Hamas en Palestine. Cette école a également des liens avec le voyagiste exclusif pour les pèlerinages à La Mecque.

Benoît Dutrizac revient sur cette affaire ci-dessous, Mme Line Beauchamp répète ce que son ministère a déjà dit : cette école enseigne le cours d'éthique et de culture religieuse. On ne sait pas comment, ni pendant combien de temps, ce n'est pas grave. Par ce simple fait, on ne pourrait l'accuser de liens louches avec des milieux intégristes. Cette défense naïve trahit bien toute la charge idéologique que le MELS et ses experts attachent au cours d'éthique et de culture religieuse qu'ils prétendent par ailleurs objectif ou neutre (c'est selon).

Notons également cette phrase d'une franchise révélatrice de la part de la ministre du Monopole de l'Éducation : « C’est une école qui respecte ce que je les oblige à faire. » Belle conception de la subsidiarité du rôle de l'État en matière d'éducation !



98,5 FM – Dutrizac l’après-midi – 26 janvier 2011

L’audio de l’extrait transcrit ci-dessous est disponible sur Point de Bascule.


L’entrevue intégrale est disponible sur le site du 98,5 FM en cliquant ICI.

0:00 – Benoît Dutrizac

On sait que le ministère de l’Éducation verse un demi-million, plus d’un demi-million en subventions à une école qui a des liens avec les Frères Musulmans, avec des groupes…, qui sert aussi de lien avec une agence de voyages qui envoie des musulmans en Arabie saoudite pour le pèlerinage. Là, nous, on finance quoi? On finance une école, on finance un groupe de militants, on finance une agence de voyages? L’école Dar al-Iman … faudrait peut-être voir ce qui se passe dans cette école-là.

0:27 – Line Beauchamp
Je l’ai regardé parce que bien sûr les articles nous interpellent. On finance une école. Tous les états financiers vérifiés … c’est vérifié par des comptables externes, etc., etc., nous montrent que ce pourquoi on donne l’argent est utilisé à des fins pédagogiques. L’autre chose, c’est que…, il y a un débat idéologique. Mais moi, à la fin, comme gouvernement là, on appelle ça une société de droit là, je fonctionne sur la base de nos lois et de nos règlements… Je veux juste finir en vous disant la chose suivante: l’organisme qui est contesté, parce que…, l’école là, la corporation qui gère l’école, moi je verse ça à ça, ce n’est pas là les Frères Musulmans ou le Conseil canadien musulman. C’est pas ça. Mais…

1:09 – Benoît Dutrizac
On n’a pas le temps de passer à travers, je peux vous dire qu’il y a des liens et ces liens sont documentés. Je peux vous dire que le site de l’ambassade saoudienne donne le numéro de téléphone de cette école-là pour voyager.

1:20 – Line Beauchamp
Je peux vous dire que Sécurité Publique Canada pis les services canadiens de sécurité ne mettent pas l’organisme que vous dénoncez sur leur liste des organismes à surveiller ou dangereux ou quoi que ce soit. C’est ça aussi que je peux vous dire. L’autre chose aussi, c’est que l’école…, la directrice pédagogique s’appelle madame Cormier. Il y a un bon nombre de professeurs qui sont ce qu’on appelle familièrement des « Québécois de souche ». On sait que c’est une école qui applique le Régime pédagogique québécois.

Je suis en train de vous dire que … il s’enseigne là le cours de Éthique et culture religieuse. Vous savez… L’école et les enfants qui sont là… C’est une école qui respecte ce que je les oblige à faire. Ce qu’on veut que tout enfant québécois apprenne... C’est une école qui enseigne l’histoire du Québec, Éthique et culture religieuse.

Voir aussi :

Dossier Dar al-Iman (Français - English)

Les ressources subventionnées de l'école Dar al-Iman utilisées par l'agence de voyages de la MAC et d'autres de ses filiales






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mercredi 26 janvier 2011

Le droit des parents prime sur l’inconsistance de l’État !


Source: http://www.acrn.ca/galerie-de-photos.html


Lorsque les écoles confessionnelles étaient subventionnées à 100 % par l'État, les parents s’impliquaient dans la vie scolaire des enfants.  Chez les protestants, les taux de décrochage était énormément plus bas que la moyenne nationale, pourquoi ?  Parce qu’il y avait un lien significatif, conséquent et rassurant entre le foyer, l’école et l’église.  Les enfants vivaient dans un environnement sécurisant et cohérent.  L’État devrait donc, là où le nombre le justifie, permettre aux parents d’établir une école confessionnelle, conforme aux règles de l’État, puisque toutes les écoles publiques sont confessionnellement agnostiques, maçonniques ou athées.

[...]

La difficulté d’ouvrir une école confessionnelle


Avez-vous tenté d’ouvrir une école privée, confessionnelle ou non?   Croyez-moi, c’est du sport !  D’abord, si vous n’avez pas 1,5 million en garantie, des locaux adéquats, un gymnase, une bibliothèque et un parc informatique, n’y pensez même pas.  Mais ce n’est pas tout, cela prend des enseignants qualifiés [note du carnet: à savoir ceux qualifiés selon le MELS et les syndicats], du personnel non enseignant qualifié, que votre école réponde à un besoin de la communauté, qu’elle ait l’appui et la participation du milieu, que vous soyez en mesure de prouver que votre établissement contribue à l’enrichissement pédagogique et que les parents vont y participer.

Ensuite, vous devez démontrer l’apport spécifique de l’établissement en termes d’enrichissement, de complémentarité ou de diversité.  Vous devez également démontrer que votre école va répondre au régime pédagogique  [note du carnet : portant controversé] et aux autres normes du ministère de l’Éducation.  Finalement, vous devez organiser du transport, vous assurer que vos inscriptions puissent couvrir au moins 1,5 million de dollars par année, ce qui veut dire l’inscription d’au moins 250 enfants.

Malgré tout cela, dans la réalité des faits, les subventions risquent de ne pas vous être accordées avant 5 ans.  Croyez-vous qu’une école confessionnelle peut voir le jour si simplement ?  Je l’ai vécu, croyez-moi, ça relève du miracle…

Le rôle d’un État démocratique


En démocratie, le rôle de l’État est de protéger les droits de ses citoyens, par sa constitution, sa charte des droits et libertés ainsi que par ses lois. 

Ainsi, l’État se doit de conserver le processus actuel pour autoriser une école confessionnelle à voir le jour.  Mais puisque ce processus est rigoureux et fastidieux, il doit s’assurer que le financement des écoles confessionnelles suive l’enfant au même titre que toute école publique.  Si certaines écoles posent un problème actuellement, ce n’est pas une question de processus, de fuite ou d’idéologie, c’est un manque de courage, de clarté et de fierté identitaire de la part de nos élus.  Que l’État protège nos foyers et nos droits…

Éric Lanthier,
Ex-membre du Conseil supérieur de l’éducation
1. Chantons Noël! » souhaite le ministre de l’Éducation, Allard, Marie; Breton, Pascale
La Presse; Actualités, vendredi, 13 décembre 2002, p. A4




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Confondant

Outre l’intégration des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), celle des élèves issus de l’immigration figure aussi parmi les sujets que les commissions scolaires de la grande région de Montréal aimeraient discuter prochainement avec la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp.

Mais voilà que Mme Beauchamp n'aime pas tellement ce sujet :
« À l’échelle du Québec, le succès à l’école est à peu près identique entre Québécois de souche et communautés culturelles, toutes communautés confondues », a déclaré la ministre Line Beauchamp, jugeant qu’il était « délicat » de « cataloguer les gens ».

C'est pourtant une question cruciale quand on considère une politique migratoire responsable ou des mesures de correction des inégalités scolaires. « Tout confondre » est profondément antiscientifique.

À Montréal-Nord, la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) présente, selon son Plan stratégique 2010- 2015, un taux de 25 % à 45 % d’élèves issus de l’immigration. Quant aux classes d’accueil, environ 5 % des élèves sur tout le territoire de la CSPI y sont inscrits, primaire et secondaire confondus – l’arabe, le créole et l’espagnol étant les langues maternelles qui s’y démarquent plus particulièrement.

Cette proportion devrait toutefois croître dans les prochaines années, puisque le nombre d’inscriptions à l’accueil ne cesse d’augmenter : 15 % annuellement, selon la CSPI.

Au secondaire, les classes d’accueil sont encore concentrés à Montréal-Nord et, de plus en plus, à Saint-Léonard. Au primaire et au préscolaire toutefois, on les retrouve partout sur le territoire de la CSPI.

Des milieux et des quartiers qui s’appauvrissent

Aux défis de l’intégration et de l’adaptation s’ajoute la question de la défavorisation progressive des familles du secteur. De 2006 à 2009 seulement, le nombre d’écoles en milieu défavorisé est passé de 17 à 26 pour les écoles primaires et de 3 à 5 au secondaire.

« Ce phénomène social s’accompagne de difficultés diverses chez les élèves issus de ces milieux », peut-on lire dans le Plan stratégique de la CSPI.

Certaines communautés culturelles gagnent nettement moins d'argent que la moyenne québécoise. Le revenu moyen des personnes d’origine haïtienne, par exemple, est de 23 044 $, selon les chiffres du dernier recensement – bien en deçà de la moyenne provinciale de 32 074 $, moyenne provinciale lui-même légèrement inférieur au revenu moyen montréalais de 32 945 $. La moitié de la communauté haïtienne gagne d’ailleurs moins que 18 303 $.

La moitié des Marocains et des Algériens gagnent mois de 16 300 $, eux qui sont pourtant nettement plus scolarisés que l’ensemble de la population. Là encore, le revenu est en moyenne de 10  000 $ moindre que celui de la province.

Par contre, le revenu moyen de la communauté russe est plus élevé que celui de l’ensemble de la population québécoise 43 080 $ contre 32 074 $.


Voir aussi

Essai québécois : L'immigration, le remède imaginaire

Six immigrants sur dix appartenant à la catégorie des gens d’affaires quittent rapidement le Québec

Anglicisation de Laval : le mythe des enfants de la Loi 101 ?





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