vendredi 16 avril 2010

La Chine tente de stériliser 10 000 parents qui ne respectent pas la politique de l'enfant unique

L'agence de planification familiale a arrêté des centaines de personnes contre leur gré dans le cadre d'une campagne de stérilisation de 10 000 hommes et femmes qui sont soupçonnés d'avoir enfreint les strictes politiques chinoises de limitation de naissance.

Environ 1 3000 personnes sont détenues dans des bureaux bondés et dans de mauvaises conditions à travers la petite ville (un demi-million d'habitants) de P'ouning (Puning) dans la province de Canton (Kouangtong, Guandong) dans le Sud-Est de la Chine. Selon le Quotidien du Sud rural (南方农村报), ils sont forcés d'écouter des « conférences » sur les règles gouvernementales qui limitent la taille de la famille.

Les autorités de P'ouning ont lancé le 7 avril 2010 une campagne de 20 jours pour la limitation des naissances, car de nombreux couples ont quitté la région à la recherche de travail dans les usines et ont ainsi réussi à avoir plus d'enfants que ne le permettent les limites établies par le gouvernement.

Le district a l'intention de stériliser 9 559 femmes ou leur maris qui sont soupçonnés d'avoir l'intention de vouloir avoir un second ou même un troisième enfant. Le Quotidien du Sud rural rapporte que près de la moitié d'entre eux ont accepté de collaborer.


Source






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jeudi 15 avril 2010

Le cardinal Zenon Grocholewski insiste sur l'importance de l'enseignement religieux pour véritablement comprendre autrui

Le cardinal Zenon Grocholewski insiste sur l'importance de l'enseignement religieux catholique dans les écoles comme d’un « outil privilégié pour la compréhension et l'acceptation d’autrui »

Le 8 avril 2010, lors du 15e Forum européen sur l'enseignement de la religion qui se tenait à Rome, le préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, le cardinal Zenon Grocholewski a rappelé l'importance de l'enseignement de la religion dans les écoles « comme outil privilégié pour la compréhension et l'acceptation d’autrui ».

Le préfet a mis en garde contre « Un enseignement religieux qui se contente de présenter les différentes religions dans une perspective comparative qui peut causer de la confusion ou entraîner les élèves vers le relativisme et l'indifférence religieuse. »

Aujourd'hui, « dans un environnement multiethnique et multireligieux », il est pour le préfet « d’autant plus important d’avoir un enseignement confessionnel de haute qualité, capable de maintenir l'identité distincte de cet enseignement, de servir d’introduction aux élèves à la connaissance de la religion catholique et de créer ainsi les conditions nécessaires à la formation d’une identité bien ancrée seule capable de soutenir le dialogue avec les autres religions. » Il faut donc condamner le choix de « certains pays » qui « par leurs politiques ou lois scolaires cherchent à influencer le contenu de l'enseignement religieux et à réduire les droits des parents et des responsables religieux. »

Source : Ora di religione strumento di « educazione interculturale »

Voir aussi :

Lettre circulaire du 5 mai 2009 aux présidents des conférences épiscopales sur l'enseignement de la religion dans l'école .

Le Vatican désapprouve l’enseignement « neutre » de la religion.








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France — écoles privées plus performantes que les écoles publiques

Le ministère de l'Éducation nationale français a établi la « valeur ajoutée » des lycées français. Cette valeur est la différence, en positif ou en négatif, entre le pourcentage de bacheliers en 2009, c'est-à-dire du diplôme des études collégiales au Québec, et celui qu'on attend de lui, compte tenu des origines sociales des élèves, de leur âge et de leurs notes.

La liste des cent lycées les plus performants – toujours en fonction de leur valeur ajoutée en matière de réussite au bac – est une pierre dans le jardin du service public : les établissements privés sous contrat monopolisent 62 places sur les 100 premières. La valeur ajoutée tenant compte de leur recrutement, on ne peut leur opposer le reproche traditionnel d'être « des médecins qui ne soignent que les bien portants ». Si l'on s'intéresse aux seules 20 premières places, 13 sont occupées par le privé sous contrat. Les écoles indépendantes, également appelées écoles hors contrat, n'ont pas été évaluées. Le premier établissement public recensé est le lycée Gaston-Monnerville de Kourou (Guyane), à la 5e place, avec 95 % de réussite pour 71 % de taux attendu, soit une valeur ajoutée de 24 %.

Les "recettes" de ces établissements sont, pour l'essentiel, connues : stabilité et cohésion de l'équipe, attention portée aux élèves, haut niveau d'exigence, pratique des différentes formes d'accompagnement ou de soutien, moyens supplémentaires, ouverture aux familles, une forte implication des parents qui s'impliquent dans l'éducation de leurs enfants, un contrat tacite avec les enfants qui connaissent l'importance de cette implication de la part de leurs parents personnalité du proviseur…

Pour en savoir plus : émissions radio.

Les indicateurs en question.







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France — l'État ferme de plus en plus de classes dans les écoles privées malgré leur forte fréquentation

L'Etat ferme de plus en plus de classes sous contrat malgré des effectifs stables ou en progression : fort sentiment d'injustice chez les professeurs de l'Enseignement catholique sous contrat

Les enseignants protestent et expliquent leurs revendications. « Des actions seront menées ».</P>

Depuis quelques jours, les enseignants des écoles catholiques du réseau de Josselin manifestent contre les fermetures de postes qu'ils jugent abusives dans le Morbihan. « Non aux fermetures abusives de classes ! » crient tous les enseignants des écoles privées.

« Depuis quelques années, nous assistons à une dégradation progressive des moyens alloués à l'enseignement [privé subventionné] » ajoute David Salaun, directeur de l'école Saint-Gildas. Cette année encore, c'est au total 15 contrats de professeurs qui seront supprimés dans l'enseignement catholique dans le département breton du Morbihan malgré des effectifs stables.

Les conséquences sont dramatiques car des écoles qui devaient fermer un demi-poste se voient retirer un contrat entier ; des écoles qui ne s'attendaient pas à le faire doivent fermer des postes ; des écoles qui auraient dû ouvrir des postes ne le peuvent plus. « Entre les fermetures, les ouvertures non retenues ou moins importantes que prévu, cela représente une cinquantaine d'écoles, soit 20 % des établissements du département ! » annonce un autre enseignant.

Ces retraits vont, une fois encore, contribuer à la dégradation des conditions de travail des élèves et des enseignants alors que la situation est déjà tendue dans les établissements où de nombreuses classes sont surchargées. Une pétition est disponible dans chaque établissement que les parents pourront signer.






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mercredi 14 avril 2010

Alberta — les garçons et les filles séparés

À Calgary, l'école catholique Sacred Heart séparera les filles et les garçons à la prochaine rentrée prochaine. La mesure concerne les classes de la maternelle à la sixième année. Il s'agit de la première fois qu'une école de Calgary sépare les enfants dans un même établissement.

Dans quelques mois, les élèves seront donc séparés. Les filles et les garçons se retrouveront seulement aux récréations et aux événements spéciaux.

La directrice de l'établissement, Diane Chomik, souhaite adapter les méthodes d'enseignement au sexe de l'enfant. Les méthodes seront plus actives pour les garçons et plus calmes pour les filles. Mme Chomik estime que chaque élève pourra y gagner en confiance et ainsi obtenir de meilleurs résultats.

Cet argument a d'ailleurs gagné le cœur de la plupart des parents des élèves de l'école. C'est notamment le cas d'Elizabeth Kenyon. Cette dernière pense que son garçon sera plus concentré en classe. De son côté, Bernard Ashrer croit qu'il y aura moins de concurrence et que les enfants apprendront mieux.

Quelques parents réticents

Quelques parents, comme Katherine Chappell, pensent néanmoins retirer leurs enfants de l'école. La professeure en éducation Yvette d'Entremont n'est pas convaincue non plus. Elle reconnaît que dans l'ensemble, les filles et les garçons apprennent différemment, mais elle insiste pour dire que certaines filles aiment bouger et que certains garçons aiment s'asseoir et lire.

Mme d'Entremont ajoute que le fait d'avoir des garçons et des filles dans la même classe permet à un professeur de varier ses stratégies d'enseignement, ce qui est une bonne chose, estime-t-elle.

Le programme de l'école catholique Sacred Heart pourrait s'étendre à d'autres écoles catholiques s'il s'avère satisfaisant.






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Désintérêt croissant des femmes pour la pilule

Le magazine Elle a publié un article sur le désintérêt croissant des femmes pour la pilule. Bien que la pilule reste « le moyen de contraception le plus utilisé en France » — avec près de 60 % de femmes sous contraceptifs qui l'utilisent — un récent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) montre qu'une « défiance croissante se fait jour ».

Selon ce rapport, « la montée des préoccupations écologiques, qui développe une aspiration à des méthodes naturelles, et la crainte des effets à long terme d'une imprégnation hormonale (...) alimentent un climat de suspicion, voire de ras-le-bol » à l'égard de la contraception orale. Pour la sociologue Nathalie Bajos, directrice de recherche à l'Inserm, ce changement est dû à l'évolution des mentalités  : alors que la pilule était perçue comme outil de libération dans les années 70, ses contraintes sont aujourd'hui plus visibles, l'enjeu de « libération » ayant disparu. Le rapport de l'IGAS va dans ce sens : « la prise quotidienne de la pilule tend à être perçue comme une contrainte (...) et une lassitude tend à s'installer avec le temps. Un rapide calcul montre que la prise de la pilule par une femme pendant la durée de sa vie féconde, de 17 à 50 ans environ, représente la gestion au quotidien de plus de 8000 comprimés. Ceux-ci doivent être absorbés trois semaines sur quatre sans aucun oubli, sans épisode de diarrhée ou de vomissements, sans décalage horaire, en respectant rigoureusement l'intervalle de temps entre deux plaquettes. On comprend, au regard de ces faits très concrets, la difficulté d'effectuer un tel parcours sans faute ».

Alors que la France est plongée dans la politique du tout-pilule depuis les années 1970, la gynécologue Elisabeth Aubény, présidente de l'Association française pour la contraception, explique que « la pilule est devenue une obligation, d'où la difficulté pour certaines femmes d'adhérer à quelque chose qui leur paraît imposé ». À l'échelle mondiale, « seules 8 % des femmes sous contraception utilisaient la pilule » en 2007, ce qui fait de la France une exception. Si Nathalie Bajos évoque une norme contraceptive en France, selon une enquête de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), 1 femme sur 5 sous pilule oublie de la prendre au moins une fois par mois. Entre autres raisons d'une prise irrégulière, comme l'évolution des modes de vie, se trouve le fait que « la pilule n'est pas un médicament comme un autre » et qu'elle suscite chez certaines femmes une attitude ambivalente : « le désir ou non de grossesse est un sentiment très complexe dans lequel la femme met en jeu énormément de choses conscientes ou inconscientes » souligne Véronique Séhier, membre de la commission contraception du mouvement français du planning familial.

Un encadré complétant l'article fait état d'une étude publiée dans le British Medical Journal selon laquelle la pilule ne présenterait pas de danger pour la santé des femmes, mais diminuerait les risques de cancers des ovaires, et du colon. La prise de pilule entrainerait, toutes classes d'âges confondues, « une diminution de mortalité de 12 % ». D'autres sources indiquent pourtant des dangers liés à la pilule (Cf. Problèmes de santé liés à la contraception orale). Le Quotidien du médecin du 14 avril 2010 indique notamment que « l'effet délétère principal de la contraception orale estroprogestative (EP) en termes de fréquence est le risque de thrombose veineuse ». Elle est donc particulièrement contre-indiquée après une phlébite.

Sources : Elle (Catherine Robin) 09/04/10 - Le Quotidien du médecin (Pr. Christian Quéreux, Dr Odile Maurice) 14/04/10, via Généthique.






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mardi 13 avril 2010

États-Unis — La fin des humanités ?

La crise économique et le chômage amènent universités et étudiants révisent leur opinion sur les diplômes en lettres et sciences humaines.

Ayant constaté une chute de ses rentrées budgétaires de 20 % de 2007 à 2009, Centerary College, établissement privé situé à Shreveport (Louisiane) a décidé d’éliminer la moitié de ses 44 matières principales. Dans les trois à quatre ans qui viennent, les matières classiques telles que le latin, l’allemand et les arts dramatiques seront supprimées. Une sérieuse volte-face depuis le jour, en 2007, où Newsweek décernait à Centenary le titre de « faculté d’art, lettres et sciences humaines la plus attrayante », vantant la large palette de matières proposées.

En lieu et place, l’établissement pense proposer plusieurs cursus, des maîtrises en sciences de l’éducation ou en commerce international, par exemple. Ces filières plus proches du monde du travail sont de plus en plus appréciées, et se sont révélées d’autant plus rentables dans d’autres universités et écoles, notamment en période de récession. Un aspect que le directeur de l’université s’attache à minimiser : « Nous ne sommes pas partis à la chasse aux étudiants » explique David Rowe.

« Nous pensons que les étudiants ont besoin d’une culture générale, tant en lettres qu’en sciences, mais qu’ils ont également besoin d’une formation plus spécialisée dans un domaine précis ».

On n’en constate pas moins que la bataille entre les grosses têtes diplômées en lettre et les pragmatiques diplômés en science s’intensifie. Pour l’instant, les pragmatiques mènent, et tout particulièrement du fait de la crise et des coupes dans les budgets des étudiants comme dans celui des écoles qu’ils fréquentent. « Les étudiants veulent un diplôme qu’ils peuvent vendre » déclare Anthony P. Carnevale, directeur du Georgetown University Center on Education and the Workforce.

Selon une nouvelle étude publiée par Roger Baldwin, un professeur en sciences de l’éducation de l’université du Michigan, le nombre d’écoles spécialisées en arts, lettres et sciences humaines a été ramené de 212 en 1990 à 136 en 2009. Les sciences humaines sont les plus affectées dans les établissements au budget limité. Dans le Wisconsin, le Lutheran College a indiqué en mars dernier qu’il cesserait d’enseigner les sciences politiques, en raison d’un déficit de 3 millions de dollars. Dans les écoles et universités de recherche de premier plan, on sent également une pression en faveur de la multiplication des enseignements spécialisés. À Claremont McKenna, en Californie, on vante un nouveau cursus auxiliaire (« minor ») en économie financière, tandis qu’à l’école de commerce Fuqua de l’université de Duke, on vient d’ajouter une maîtrise en un an destiné aux diplômés en sciences humaines désireux de franchir la période de crise.

Un souci aisément compréhensible. Seuls 41 % des gens de 18 à 29 ans ont un emploi à plein temps, contre 50 % en 2006, selon une récente étude du Pew Research Center. Une étude de 2009 sur 220 000 étudiants en première année montrait que 56,5 % d’entre eux pensent qu’il est « très important » de choisir une université dont les diplômés obtiennent de bons emplois. « C’est un investissement énorme, et les étudiants doivent affronter une incertitude élevée quant aux occasions qui se présenteront à eux après l'université » explique Anne Colby, spécialiste à la Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching.

Au-delà de l’influence d’une situation économie difficile sur les choix en matière d’éducation, la tendance à offrir des formations plus pratiques est peut-être allée trop loin. Bien que les étudiants soient nombreux à rechercher les diplômes qui mèneront directement à un emploi, l’économie évolue si rapidement qu’il est difficile de prédire ce que sera le marché du travail dans dix, vingt ou trente ans. Il n’y a pas si longtemps, les technologies vertes, les énergies renouvelables et la santé n’étaient pas les domaines en expansion qu’ils sont aujourd’hui. Cette décennie à connu une multiplication des diplômés en gestion des affaires, mais rien ne garantit que ces formations leur apporteront la meilleure préparation à l’économie du futur.

Chez les défenseurs des lettres et sciences humaines, on se soucie de voir les étudiants qui se spécialisent dans des domaines précis insuffisamment formés à la pensée critique, et à formaliser, analyser et synthétiser l’information. Les formations commerciales préparent bien à travailler en équipe ou à faire des présentations, moins à effectuer des recherches approfondies ou rédiger en dehors des traditionnels communiqués d’entreprise, mémos ou présentations PowerPoint. « À mon sens, il faut en quatrième année proposer aussi bien des enseignements en lettres et sciences humaines que des formations spécialisées », indique José Luis Santos, professeur assistant dans la division Higher Education and Organizational Change à UCLA. « Les gens doivent arriver au diplôme avec des compétences en pensée critique, les employés étant de toute façon formés sur le lieu de travail aux besoins de leur secteur d’activité. »

Dans bien des secteurs à hauts salaires, on continue d’embaucher de préférence des étudiants sortant de formations en lettres et sciences humaines, confirme Caroline Ceniza-Levine, ancienne recruteuse pour Time Inc. et coach en parcours professionnel chez SixFigureStart. Quel que soit l’établissement fréquenté, il faut toujours en être sorti avec de bonnes notes, un réseau, et avoir effectué un certain nombre de stages en entreprises en rapport avec le but recherché. « Si vous ne le saviez pas, et que vous majorez en philosophie, vous êtes mal parti » indique Ceniza-Levine. « Quand bien même vous auriez obtenu votre diplôme de philo à Harvard, vous avez intérêt à avoir passé vos étés à travailler dans une banque ».

La tradition de la culture générale a peut-être tendance à disparaître dans le pays, mais dans les établissements de premier plan comme Harvard, Swarthmore, Middlebury et Williams, on reste fidèle à cet idéal. Dans ces écoles d’élite, on n’a pas modifié les programmes pour ajouter des cursus spécialisés. Grâce à leur budget généreux, ça n’a pas été nécessaire. Lorsque la situation économique se sera améliorée, il se pourrait paradoxalement que leurs étudiants soient les mieux armés. Les études en lettres et en sciences humaines sont peut-être considérées comme trop théoriques et passées de mode, mais elles apprennent aux étudiants à penser large — suffisamment pour voir au-delà de ce qu’on leur a enseigné, et à s’adapter au marché du travail.

Source : Newsweek (traduction originale de David Korn remaniée)






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Le cours Éthique et culture religieuse : transmission des connaissances ou endoctrinement ?

Le cours Éthique et culture religieuse : transmission des connaissances ou endoctrinement ?

Conférence de Joëlle Quérin

Le jeudi 15 avril 2010 à 19 h

Le cours éthique et culture religieuse (ÉCR) est au cœur d’une controverse politique et médiatique. Plusieurs lui reprochent d’avoir été improvisé à la hâte pour correspondre à certaines exigences politiques ou ministérielles. Joëlle Quérin nous démontrera que le cours ÉCR a été préparé depuis plusieurs années dans les différentes instances de l’État québécois et vise explicitement la transformation radicale de la société québécoise en la reprogrammant à partir du logiciel idéologique du multiculturalisme.

Joëlle Quérin poursuit un doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal et est l’auteure de plusieurs articles sur la question du multiculturalisme et des accommodements raisonnables au Québec. À titre de chercheure associée à l’Institut de recherche sur le Québec (IRQ), elle a produit une étude sur le cours Éthique et culture religieuse (ÉCR).

Après la conférence, il y aura une période de questions et d’interventions.

Lieu : Maison Ludger-Duvernay
82, rue Sherbrooke Ouest à Montréal

L’entrée est libre

RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
514-843-8851






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lundi 12 avril 2010

Calendrier scolaire : autre rebuffade pour la ministre de l’Éducation

Après le tollé suscité par d’éventuels changements au calendrier scolaire la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, essuie un autre revers. Le Conseil supérieur de l’Éducation dans un avis publié aujourd'hui ne recommande pas la modification du Régime pédagogique de l’éducation préscolaire primaire et secondaire. Cette modification aurait, entre autres, permis de remplacer le nombre de jours de classe prévus au calendrier scolaire par un nombre d'heures, et ainsi annuler l'interdiction d'enseigner les samedis et les dimanches.

Selon la ministre Courchesne, ce Projet de règlement modifiant le Régime pédagogique visait d'abord à accorder une plus grande marge de manœuvre aux écoles, et leur permettre de mieux atteindre les objectifs de réussite scolaire. On appris par la suite que ce projet devait surtout accommoder des écoles privées juives orthodoxes de Montréal, en leur permettant de continuer à faire une large place à l'enseignement religieux tout en les obligeant à se conformer à la loi.

« Aux yeux du Conseil, plusieurs des modifications du projet de règlement soulèvent aussi des interrogations quant à leur pertinence au regard du soutien à la réussite et à la persévérance scolaires, à leur cohérence avec d’autres dispositifs ainsi qu’à leur faisabilité », a soutenu le Conseil dans son avis.

Le 3 février dernier, la ministre de l'Éducation avait déposé en catimini son projet de règlement que nous avions révélé ici preuves à l'appui, ce qui avait provoqué l’ire des enseignants, des regroupements de parents et des associations et fédérations du milieu scolaire. À la mi-février, une motion demandant le retrait du projet de règlement, déposée par le Parti québécois et l'ADQ à l’Assemblée nationale, avait été battue.

L’avis du Conseil supérieur de l’Éducation a tenu compte « d’études documentaires et de consultations menées auprès d'acteurs de l'éducation engagés directement sur le terrain » de rappeler le Conseil. La ministre n'est pas tenue de suivre l'avis du Conseil.

L'avis du Conseil supérieur de l'Éducation (164 pages, PDF) ne mentionne pas les mots juifs ou orthodoxes, cependant il aborde d'autres aspects de la modification du Régime pédagogique comme l'entrée progressive au préscolaire (l'État réglemente encore plus et plus tôt la prise en charge des enfants).






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dimanche 11 avril 2010

Le « mythe » de la Révolution tranquille

Article du Droit de Gatineau sur la Révolution tranquille.

S'il devait résumer la Révolution tranquille en un seul mot, Gilles Paquet, professeur émérite de gestion à l'Université d'Ottawa, choisirait « mythe ».

Dans le cadre d'une série de conférences présentées à la Grande Bibliothèque de Montréal sous le thème La Révolution tranquille, 50 ans d'héritages, M. Paquet abordera demain l'empreinte qu'a laissée cette époque dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la culture.

Après un demi-siècle, le professeur Paquet estime qu'il faut « remettre les pendules à l'heure ». « Il y a une sorte de mythologie qui s'est créée au début, croit-il. [...] On a attribué trop facilement au volontarisme politique et aux bureaucrates des choses qui étaient enclenchées mécaniquement par le baby-boom. »

Les changements dans le système d'éducation issus de la Révolution tranquille sont parmi les facteurs qui expliquent, aux yeux de M. Paquet, le fort taux de décrochage au Québec. « Ce n'est pas parce que nos enfants ici sont plus fous qu'ailleurs. »

« Le problème, quand l'État prend le contrôle de quoi que ce soit, c'est qu'il veut centraliser. Le cours d'éthique et de culture religieuse est un cas patent d'une religion d'État qui va être enseignée partout. »

La Grande Noirceur et les fruits de la Révolution tranquille dans un cahier d'activité ECR

Page 56 — cahier-manuel d'éthique et de culture religieuse Entretiens II pour la 1re  secondaire des éditions La Pensée (autres pages ici)



Le conférencier se réjouit toutefois de la présence d'écoles privées au Québec, « Si on n'avait pas eu Daniel Johnson père, qui a continué à financer les écoles privées, on serait dans un merdier encore plus grand, croit M. Paquet. C'est la concurrence entre les deux systèmes qui nous sauve. »

En matière de soins de santé, Gilles Paquet affirme que la gratuité des services publics et l'absence de services privés ont été néfastes. « Si la suite royale du Château Laurier était gratuite, on aurait des files d'attente sans fin, image-t-il. Le pire, c'est qu'on a aussi rendu quasiment tabou le recours au privé. »

L'imposition d'une nouvelle contribution en santé, récemment annoncée par le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, se veut d'après M. Paquet « une approche bien timide » pour remédier aux problèmes du système.

De tout cela a découlé une « culture du bénéficiaire », selon le professeur. « On est tellement habitué d'avoir des acquis sociaux qu'on en devient dépendant. »

Une « fabulation »

L'image qui reste de la Révolution tranquille est donc beaucoup plus belle qu'elle ne devrait l'être, croit Gilles Paquet. « On vit dans le rêve, c'est une fabulation qui nous a véritablement fait plaisir, on s'est dit qu'on avait vécu une période extraordinaire. »

Il estime que l'Outaouais, de par sa proximité avec l'Ontario, était toutefois un peu à l'écart des autres régions du Québec. « L'Outaouais n'a jamais été embarqué aussi pleinement dans la mythologie et la fabulation, parce qu'on pouvait comparer avec ce qui se passait à côté tous les jours. »

Voir aussi :

Héritage de la Révolution tranquille : lent déclin démographique du Québec ?


Révolution tranquille : Entre imaginaire et réalité économique et sociale





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