jeudi 19 novembre 2009

Exemption au cours ECR, Mgr Ouellet et les évêques inquiets ne sont pas seuls

Nous avons reçu ce communiqué :
Le 20 novembre 2009 - Le primat de l’église catholique canadienne, Mgr Marc Ouellet, a récemment été pris à partie dans la presse par plusieurs intervenants après sa chronique dans le Soleil du 11 octobre 2009 où il rappelait que les commissions scolaires ne peuvent désormais plus s'appuyer sur les évêques catholiques pour refuser les demandes d'exemption au cours d’éthique et de culture religieuse (ECR). Ces interventions ont tenté de faire croire que Mgr Ouellet était le seul à faire cette demande.

En mai 2009, un sondage Léger Marketing apprenait que, sur la question du cours ECR, 76 % des Québécois étaient pour la liberté de choix. De plus, plusieurs dénominations chrétiennes ont annoncé publiquement leur opposition au cours ECR, n’acceptant pas que l’État impose de la sorte sa vision pluraliste du phénomène religieux, tant dans les écoles publiques que privées.
  • Les 37 000 membres de l’Association de la communauté copte orthodoxe du grand Montréal ont unanimement demandé dans une résolution officielle que le cours d’ECR devienne optionnel;

  • Des associations culturelles des chrétiens du Moyen-Orient ont fait de même;

  • Des églises baptistes et évangéliques, très inquiètes de la teneur idéologique du cours, demandent cette même liberté en éducation morale et religieuse sans interférence de la part de l’État;

  • Les représentants des Chevaliers de Colomb, association regroupant plus de 104 000 membres en règle, réunis en congrès, ont également voté le 18 avril 2009 à l'unanimité en faveur de la liberté de choix des parents face au cours ECR qui leur est imposé.

  • L’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) a déjà exposé publiquement à plusieurs reprises ses objections au programme obligatoire ECR.

  • Des rabbins ont également demandé à ce que le cours ECR ne soit pas imposé aux jeunes enfants juifs.

Dans sa dernière déclaration de septembre 2009, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) exprimait de graves inquiétudes et déceptions à l’égard du cours d’ECR. Déjà en 2008, les évêques affirmaient qu’ils préféraient le régime à options à l’enseignement du cours unique d’ECR. L’AECQ identifiait alors des « limites et difficultés » qui affectaient le programme, « dont un certain nombre nous paraissent contournables » ce qui implique les améliorations superficielles apportées ne suffisent pas.

Le cardinal Ouellet n’est pas seul à penser que les écoles privées catholiques devraient pouvoir adapter le cours ECR à leur projet éducatif confessionnel, ce qui leur est interdit pour l'instant. C’est tout l’objet du procès que Loyola a intenté en 2009 contre le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport et dont le jugement est attendu sous peu.

Par ailleurs, l'éthicien Guy Durand vient aussi de publier une analyse du programme ECR où il affirme la nécessité pour le gouvernement d'accorder le droit d’exemption, pourtant inscrit dans la loi sur l’instruction publique, à ceux et celles qui le réclament par respect pour la liberté de conscience.

Mgr Ouellet est donc bien loin d’être isolé dans le désir de voir rétablie la liberté en éducation dans ce dossier, que ce soit par le biais de l’exemption, l’option à un autre cours à l’école publique ou l’adaptation du cours ECR dans les écoles privées confessionnelles.

M. Antoine Malek,
Président de l'Association de la communauté copte orthodoxe du Grand Montréal

M. Éric Lanthier,
pasteur protestant-évangélique,
Laval

Dr Raouf Ayas,
membre du Rassemblement des chrétiens du Moyen-Orient

Dre Jean Morse-Chevrier,
présidente, Association des parents catholiques du Québec






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mercredi 18 novembre 2009

Tu es catholique : tais-toi !

Lettre ouverte envoyée au Soleil.
Vous émettez une critique sur le cours d'éthique et de culture religieuse et vous êtes catholique : aucun rapport ! Il faudrait tous être « tendance », bien à gauche et ouverts à apprendre toutes les religions... à moitié. C'est ce que je constatais une fois de plus en lisant votre lettre, M. Castilloux.

Pourquoi suis-je obligée de soumettre mes enfants à l'apprentissage de sept ou huit religions dès la première année ? Je considère que l'école est là pour appuyer les parents dans l'éducation de leurs enfants, pas l'inverse. Mon mari et moi voulons élever nos enfants selon nos valeurs et celles de nos ancêtres, soit celles de la religion catholique. Point. Je ne veux pas que mes enfants assistent au cours d'éthique et de culture religieuse. On ne veut même pas m'entendre ! Cette liberté que je réclame dérange qui au juste ?

Pourquoi ne puis-je être libre d'élever mes enfants comme je l'entends? Les parents athées n'étaient pas obligés d'envoyer leurs enfants dans les cours de catéchèse, pourquoi les catholiques, eux, se voient obligés de soumettre une bouillabaisse religieuse à leurs enfants ? Ça veut dire quoi exactement démocratie ? Serais-je mieux traitée si je portais le voile ?


Nathalie Lessard, Québec






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Maires italiens mettent à l'amende les écoles qui n'accrocheraient plus de crucifix

Plusieurs maires en Italie s’insurgent contre le jugement de la Cour européenne des droits de l’Homme qui interdisait la présence de crucifix en classe parce qu’il restreindrait « le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions ». Ces maires ont récemment signé des arrêtés municipaux qui obligent leurs écoles locales à accrocher un crucifix dans chaque école publique, sous peine d'amende.

Le maire de Besana en Lombardie (Nord de l'Italie), Vittorio Gatti, a signé un arrêté qui prévoit une amende de 150 € pour tout contrevenant. Le maire Gatti a déclaré « Nous donnerons aux directeurs du temps pour s’adapter, mais l’arrêté doit être respecté. »

« Je ne suis pas pratiquant, a admis Gatti, mais je pense que la présence du crucifix ne signifie pas qu’on impose le catholicisme, il s’agit plutôt d’un symbole de notre culture et de nos traditions, de nos valeurs civiques qui sous-tendent notre ordre constitutionnel ».

Dans un communiqué publié sur le site internet de sa commune, le maire déclare encore que « Le crucifix est l’expression symbolique en Italie de l’origine religieuse de valeurs civiques aussi importantes que la tolérance, le respect mutuel, la valorisation de la personne, la liberté, la solidarité et le refus de toute discrimination. »

« Je pense avoir pris la bonne décision. J’ai toujours vu des crucifix dans les écoles et je crois qu’il faudrait respecter nos traditions et les défendre contre ceux qui ne savent même pas de quoi ils parlent » a déclaré le maire Gatti.

Le maire de Priverno, Umberto Macci, dans la province de Latina, dans la région du Latium près de Rome, a signé une ordonnance qui prévoit le maintien des crucifix dans les écoles primaires de sa commune, ainsi que l’apposition de crucifix dans les classes s’il en manquait sous peine d’une amende de 500 €. Dans son arrêté municipal, M. Macci fait référence « au Règlement de 1924 et 1927 sur le mobilier scolaire, qui prévoit l'exposition de crucifix dans les écoles » et a chargé les fonctionnaires de la police municipale afin de vérifier toute contravention. Le maire a précisé que le crucifix est « une expression de valeurs culturelles italiennes et de valeurs civiques fondamentales. »

Le maire d’Ascoli Piceno, Guido Castelli, dans la région des Marches (centre de l’Italie à 25 km de l’Adriatique), a également signé un arrêté municipal pour contrer les effets possibles de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui interdit d'exposer le crucifix dans les écoles italiennes. Guido Castelli a déclaré que le crucifix exprime « d’une manière symbolique, l’origine des valeurs religieuses de la Constitution de la République, je fais référence à la liberté, le respect mutuel, la valorisation de l'individu, la solidarité et le rejet de toute discrimination. »

Source






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mardi 17 novembre 2009

Encyclique Caritas in veritate et le cours d'éthique et de culture religieuse

Le 7 juillet 2009 a été présentée au Vatican la troisième encyclique de Benoît XVI, Caritas in veritate traitant des thèmes centrales que sont la crise sociale et environnementale, la mondialisation, les rapports humains au regard de la doctrine sociale. On y trouve aussi des passages qui concernent le dialogue interculturel et qui peuvent donc jeter une lumière particulière sur le programme d'éthique et de culture religieuse.
26. (…) Aujourd’hui, les occasions d’interaction entre les cultures ont singulièrement augmenté ouvrant de nouvelles perspectives au dialogue interculturel ; un dialogue qui, pour être réel, doit avoir pour point de départ la conscience profonde de l’identité spécifique des différents interlocuteurs. On ne doit toutefois pas négliger le fait que la marchandisation accrue des échanges culturels favorise aujourd’hui un double danger. On note, en premier lieu, un éclectisme culturel assumé souvent de façon non-critique : les cultures sont simplement mises côte à côte et considérées comme substantiellement équivalentes et interchangeables entre elles. Cela favorise un glissement vers un relativisme qui n’encourage pas le vrai dialogue interculturel ; sur le plan social, le relativisme culturel conduit effectivement les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration. En second lieu, il existe un danger constitué par le nivellement culturel et par l’uniformisation des comportements et des styles de vie. De cette manière, la signification profonde de la culture des différentes nations, des traditions des divers peuples, à l’intérieur desquelles la personne affronte les questions fondamentales de l’existence en vient à disparaître [62]. Éclectisme et nivellement culturel ont en commun de séparer la culture de la nature humaine. Ainsi, les cultures ne savent plus trouver leur mesure dans une nature qui les transcende [63], et elles finissent par réduire l’homme à un donné purement culturel. Quand cela advient, l’humanité court de nouveaux périls d’asservissement et de manipulation.


(…)



29.
Il y a encore un autre aspect de la réalité d’aujourd’hui, lié de façon très étroite au développement: c’est la négation du droit à la liberté religieuse.

(…)

la promotion programmée de l’indifférence religieuse ou de l’athéisme pratique de la part de nombreux pays s’oppose elle aussi aux exigences du développement des peuples, en leur soustrayant l’accès aux ressources spirituelles et humaines. (…) Quand l’État promeut, enseigne, ou même impose, des formes d’athéisme pratique, il soustrait à ses citoyens la force morale et spirituelle indispensable pour s’engager en faveur du développement humain intégral et il les empêche d’avancer avec un dynamisme renouvelé dans leur engagement pour donner une réponse humaine plus généreuse à l’amour de Dieu.






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Faut-il renier notre histoire et notre culture ?

Lettre ouverte envoyée à la Voix de l'Est :


Je regarde ailleurs qu’au Québec et je m’aperçois que c’est comme s’il y avait consensus entre certains gouvernements mondiaux pour faire mourir leur histoire chrétienne. C’est comme si celle-ci leur faisait horreur et c’est pareil ici.

Je ne suis pas une grande intellectuelle appelée à réfléchir aux grands débats de société, mais je ne suis quand même pas dupe et je vois très bien ce que le gouvernement actuel avec la collaboration du chef de l’opposition Mme Marois veulent faire de nos valeurs chrétiennes et de notre culture. Ils sont en train de suivre la tendance de certains pays pour détruire leur propre culture au profit du multiculturalisme. Même qu’on a demandé à Rome d’enlever la croix des écoles parce qu’une personne [note du carnet : une Finlandaise !] a fait une plainte à la cours européenne des droits de l’homme. La Cour de Strasbourg a jugé la présence de crucifix contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. En Belgique, au nom de la « neutralité » de l’enseignement officiel, la ville d’Anvers a invité ses écoles à bannir tout signe extérieur de religion. Saint Nicolas, qui rend traditionnellement visite aux écoliers, a donc été privé de croix sur sa mitre ou sa robe. C’est incroyable !

Faut-il aller jusqu'à renier notre propre culture, nos lois qui viennent de nos valeurs chrétiennes, nos propres saints pour laisser la place à une nouvelle culture et religion; le multiculturalisme? Devons-nous nous effacer en tant que société à majorité de tradition chrétienne (90 %) pour ne pas frustrer ceux qui ne pensent pas comme nous ? Devons-nous renier Jésus et sa croix qui est symbole d'amour, de paix et de liberté pour suivre d'autres idéologies ? Devons-nous aller jusqu’à renier notre histoire en faisant disparaître nos symboles religieux qui font partie de celle-ci pour ne pas frustrer des minorités, qui soit dit en passant ne sont pas obligés d’adhérer à nos croyances et à notre culture ? [Note du carnet : les immigrés sont souvent chrétiens au Québec et ce sont souvent des laïcistes qui utilisent le prétexte de cette présence immigrante pour éliminer tout signe chrétien.] Il me semble que c’est la moindre des choses que nous soyons respectés en tant que majorité qui a des valeurs chrétiennes. On va me qualifier d’intégriste et de fanatique parce que je pratique ma religion et que je parle ainsi, mais moi je vous dis que ce n'est pas parce qu’une personne pratique ou non sa religion qu’elle est intégriste pour autant. J’aimerais juste qu’on nous respecte dans notre culture et dans notre religion ici, chez nous, et que le gouvernement arrête de nous prendre pour des innocents en changeant nos lois sous prétexte qu’une personne ou qu’un petit groupe ne pense pas comme nous. Je crois que la majorité a le droit de ce faire entendre, d’être écoutée et d’être représenté par un gouvernement qui a les intérêts de celle-ci à cœur et ce n’est pas le cas actuellement.

Je crois qu’il est grand temps que nous nous levions pour dire au gouvernement que nous voulons être respectés dans ce que nous sommes.

Jeannelle Cantin
Farnham






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Bosquejo de una libertad de conciencia parcialmente aherrojada: Canadá




“Bosquejo de una Libertad de Conciencia Parcialmente Aherrojada: Canadá”
por el profesor Ernesto Caparros, profesor emérito, Université d’Ottawa


El texto de este discurso está aquí.






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lundi 16 novembre 2009

Livre sur le cours ECR : Au-delà des apparences

Guy Durand, célèbre éthicien, vient de publier un ouvrage sur le programme d'éthique et de culture religieuse.

Présentation de l'éditeur

Quel beau titre, quel objectif stimulant ! Mais malgré les apparences, quel salmigondis que le programme actuel !

On met sur le même pied religions, mythes, contes et fables. On présente les religions de manière superficielle, morcelée, partielle, parfois partiale. L’éthique est centrée sur la tolérance et la recherche de consensus : le programme donne peu de critères pour aider les jeunes à réfléchir et à décider. Loin de viser à transmettre un savoir ou des connaissances, le rôle du maître est réduit à celui d’accompagnateur et d’animateur neutre. Le programme souffre d’ailleurs de tous les défauts de la Réforme pédagogique et est loin de donner priorité à la culture chrétienne. Bref, il ne répond pas aux objectifs auxquels on s’attendait.

Au minimum s’impose donc de respecter la liberté de conscience et de religion des parents en accordant largement le droit à l’exemption.

Le propos ne se situe pas dans une perspective juridique, même s’il évoque ici et là le procès de Drummondville, mais bien éthique et psychopédagogique, voire incidemment politique. Dans l’analyse du volet religieux, l’auteur s’attarde au traitement fait au christianisme, parce que c’est la religion de la majorité et celle qu’il connaît le mieux.


Cours d'ECR — Au-delà des apparences
par Guy Durand
chez Guérin, éditeur
Montréal, 2009
160 pages
ISBN 978-2-7601-7141-1
12,00 $

Disponible dans toutes les bonnes librairies (si l'ouvrage n'est pas en magasin, commandez-le).

Le livre sera sûrement au kiosque de Guérin (emplacement 503, entre les stands de Gallimard et de Scholastic) au Salon du livre de Montréal en fin de semaine.

Peut également se commander en ligne Éditions Guérin section nouveautés.






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Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias

On sait que c'est un des derniers combats « progressistes » : l'acceptation de ce que certains appellent l'homoparentalité. L'État québécois s'attelle à « sensibiliser » les enfants du primaire et les futurs enseignants à ce sujet ultra marginal grâce aux sous des contribuables. Visiblement une priorité. Toujours plus de rééducation, moins d'instruction.

Cette campagne a également lieu en Angleterre et en France, notamment sur les plateaux de télévision.

Le député et philosophe de profession, Christian Vanneste, était invité à une émission généralement de qualité, C dans l’Air dont l’animateur Yves Calvi maîtrise parfaitement le bon niveau d’information et la sérénité des débats. Voici ce qu'en dit Christian Vanneste sur son carnet :
Contrairement à ma participation à l’émission sur le démantèlement de la jungle, j’ai eu le désagréable sentiment hier d’être tombé dans une embuscade. Je me suis retrouvé seul contre trois : l’avocate du lobby, le président de l’APGL [Association des parents gays et lesbiens], et un psychiatre étonnamment de leur avis. Je tire de cette épreuve deux conclusions.

D’abord, il est étrange, et finalement assez drôle que les promoteurs acharnés d’un comportement ultra minoritaire se soient retrouvés majoritaires sur le plateau et en possession des légitimités du droit, de la « Science » et de la société civile, alors que les 1800 membres de l’APGL pèsent peu en face des 6 millions de personnes représentées par l’Union Nationale des Associations Familiales, ou même des 36 000 membres des seules Associations Familiales Catholiques (que les médias — comme par hasard — ignorent), alors que la plupart des spécialistes de la pédopsychiatrie, comme Marcel Rufo, comme Edwige Antier, Aldo Naouri, que les psychiatres ou psychanalystes comme Caroline Eliacheff, Tony Anatrella, Michel Schneider pensent différemment de celui qui s’est exprimé hier soir.

La remarque pleine de mépris du président de l’APGL sur notre département, le Nord, résonnait comme un aveu. Le microcosme parisien, la tête du poisson qu’est notre pays donnait raison à Gramsci (le poisson pourrit toujours par la tête). L’avocate a même été plus explicite hors antenne. À ma remarque : dans ma province, je suis majoritaire, elle a rétorqué « La Province, ça s’éduque », révélant deux aspects de l’idéologie homosexuelle : nous sommes supérieurs et nous allons vous imposer nos idées. Aristocratie et totalitarisme. On ne peut mieux souligner la totale opposition de ce lobby à la Démocratie, d’autant plus pernicieux qu’elle va à l’encontre de l’Intérêt général et repose sur des contre-vérités.


Le désir d'enfant des paires homosexuelles



On peut en pleurer, on peut en rire. Je prends la seconde option. Notre « psy » a joué les Grock de la société. Comme le célèbre clown qui voulait bouger le piano plutôt que le tabouret, le « psy » veut bouger les sociétés plutôt que les minorités qui la minent. Une série de reportages orientés ont étayé ce contresens : la banlieue, 70 ans en arrière (en arrière de quoi ?), les 2 femmes idéales, couveuses d’un petit garçon modèle (le pauvre !). Des affirmations totalement inexactes sur les enfants « élevés » par des homosexuels, fondées sur des enquêtes présentées comme crédibles alors qu’elles reposent sur des panels quantitativement insuffisants et sur des comparaisons faussées sont venues le conforter. En fait, les homosexuels sont peu nombreux, leurs couples durent peu, l’infidélité et le nombre élevé de partenaires, l’absence de projet paternel sont fréquents chez les hommes qui cultivent pour beaucoup leur désir narcissique d’être d’éternels adolescents. Le repli sur soi, le désir maternel malmené chez les femmes, la présence souvent addictive du sexe (la pornographie ferait partie de la « culture Gay », si l’on en croit Pink TV), le nombre élevé de suicides forment un ensemble qui doit entraîner à l’évidence la compassion dès que la victimisation n’est plus utilisée comme une arme perverse de domination. Toutes ces donnés statistiques sont à la portée de n’importe quel lecteur objectif (Que Sais-je ? sur l’homosexualité, de Jacques Corraze, PUF). Que cette pensée minoritaire et dangereuse pour la société et son avenir soit présentée comme positive relève de l’exploit, et repose sur les vrais pouvoirs de notre société : les médias et l’argent.

Elle est d’ailleurs parfaitement étrangère à de nombreuses personnes qui vivent leur homosexualité d’une manière strictement privée et sans exprimer de revendications absurdes.


L'émission est ici.







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dimanche 15 novembre 2009

Jacques Brassard, l'ex-ministre opposé au cours ECR a son carnet en ligne

Jacques Brassard, l'ex-ministre opposé au cours ECR qui s'est vu montrer la porte par le directeur du Quotidien du Saguenay a désormais son carnet en ligne.

Citons ce passage sur le cours ECR extrait d'un entretien accordé à l'Intelligence conséquente en 2008 :
Jacques Brassard — Les vieilles valeurs et la morale judéo-chrétienne sont toujours présentes au sein du peuple. Ces valeurs morales sont au cœur, rappelons-le, de la civilisation occidentale. Mais, partout en Occident (donc au Québec aussi), chez les élites intellectuelles et la classe politique, le relativisme moral et culturel contamine tout. Tout est confondu, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux, et tout est justifiable : le fanatisme, l’extrémisme, l’à-plat-ventrisme, l’obscurantisme, la reddition. Même le terrorisme bénéficie de l’indulgence des progressistes car il est engendré, n’est-ce pas, par la misère. Ce qui est faux, mais de faire semblant de le croire justifie la complaisance à son égard. Rappelons-nous Pierre Falardeau se drapant dans les drapeaux du Hezbollah.

Le plus déplorable et le plus inquiétant, c’est que notre système d’éducation est infesté par cette idéologie relativiste. Le plus bel exemple, c’est le cours d’Éthique et de culture religieuse qui sera bientôt enseigné dans nos écoles. Le jeune et brillant intellectuel Mathieu Bock-Côté a bien raison de le qualifier « d’utopisme malfaisant ». « Certains esprits cocasses, écrit-il (et je suis bien d’accord avec lui), se réjouissent de la laïcisation de l’école alors qu’on s’apprête à la confier pour de bon à un nouveau clergé, au service de la religion multiculturelle avec ses dogmes et son catéchisme ». Cette nouvelle religion, qui s’enseigne déjà dans nos écoles, consiste en une macédoine socialo-écolo-pacifiste assaisonnée d’altermondialisme et de haine de soi — je veux dire d’exécration de la civilisation occidentale. Je constate chez mes petits-enfants l’adhésion à cette religion post-moderne. On n’est pas sorti du bois !






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samedi 14 novembre 2009

Belgique — Saint Nicolas sans croix

Après le drapeau québécois qu'il fallait dessiner sans croix dans une classe d'éthique et de culture religieuse pour être « ouvert », après le jugement de la Cour européenne des droits de l'Homme interdisant le crucifix dans les écoles italiennes, car il empêcherait les parents d'éduquer les enfants selon la volonté des parents non chrétiens (ne pas rire !), voici le saint Nicolas sans croix pour être « laïque ». Au nom de la « neutralité » de l’enseignement officiel, la ville d’Anvers a invité ses écoles à bannir tout signe extérieur de religion. Saint Nicolas, qui rend traditionnellement visite aux écoliers, a donc été privé de croix sur sa mitre ou sa robe.

Et c'est bien ce qu'ont également décidé les organisateurs de l'arrivée de saint Nicolas à Anvers ce samedi. Patron des écoliers, il est fêté le 6 décembre dans l'Europe du Nord. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux.



S'il est vrai, comme le dit un des organisateurs de cette manifestation, que Saint Nicolas n'avait pas de mitre dans les représentations très anciennes, il était bien sûr représenté orné de croix, ne fût-ce que pour indiquer son rang d'évêque.

« La mise sous silence de traditions catholiques n’est plus quelque chose de nouveau », réagit le porte-parole du cardinal Danneels, primat de Belgique, qui refuse de se mêler de ce débat.

Même les dessins distribués aux enfants de maternelle ont été débarrassés de ce symbole de la religion catholique.

« Nous suivons les directives de l’administration communale », confie Brigitte Goeyvarts, directrice de l’école communale maternelle ’t Beertje. « Mais même sans avis, nous aurions procédé de la même manière. Notre école respecte toutes les convictions et nous ne voulons pas que quelqu’un s’offusque de certains symboles. Nous fêtons encore la Saint-Nicolas et Noël, mais nous nous taisons sur l’origine religieuse de ces fêtes. » À Noël, il y aura donc bien un sapin dans l’école, mais pas de crèche…

Lors d’un débat télévisé, le directeur général de l’enseignement communal d’Anvers a déclaré que, si le principe de la directive reste de mise, les écoles auront la permission d’accorder une dérogation au patron des écoliers.

Pour dire vrai, nous sommes étonnés que le Père Fouettard n'ait pas aussi été éliminé : il est bien noir. Il représente à l'origine l'étranger du Sud. En néerlandais, le Père Fouettard s'appelle d'ailleurs « Zwarte Piet » (Pierrot le Noir). Il est inacceptable que ce personnage sinistre, car il dispense des coups de martinet aux vilains garnements, soit encore associé à une pigmentation de la peau particulière. C'est encourager de dangereux stéréotypes xénophobes chez les jeunes enfants de l'Europe du Nord.






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