mardi 14 avril 2009

Capsules 17-18-19 de l'historien Réal Gaudreault

Capsule 17 : Désinformation politique



Résumé de Réal Gaudreault :
« Le cours ÉCR ainsi que le projet de déconfessionnalisation des structures scolaires vers la fin des années 90 résultent d’une tactique de désinformation spectaculaire auprès de la population québécoise. Il y avait supposément un consensus populaire. Est-ce bien vrai ? La vérité est toute autre. Voyons un peu. »

Quand Réal Gaudreault parle de l'école laïque qu'il accepterait en raison du caractère pluriethnique (en fait ce devrait être plurireligieux) de la population québécoise, il faut comprendre qu'il parle des écoles publiques, or même les écoles privées se sont vu « offrir » (novlangue du Monopole pour « imposer ») le nouveau cours gouvernemental d'ECR.



Capsule 18 : Main dans la main pour désinformer



Résumé de Réal Gaudreault :
« Politiciens, syndicalistes et philosophes ont tour à tour prêté leur voix à une idée commune : celle qui prétend que le projet de déconfessionnalisation des écoles québécoises et d’implantation du cours ÉCR découle d’un large consensus populaire. Qui sont ceux qui ont participé à ce sinistre projet ? En voici quelques-uns. »


Capsule 19 : Tous unis dans le même mensonge


Résumé de Réal Gaudreault :
« On nous disait donc que les Québécois ont manifesté leur accord presque unanime à l’implantation du cours ÉCR. Pourtant, les sondages prouvent le contraire. Plus que tous les autres, les députés et ministres du P.Q. ont manipulé l’opinion publique avec une facilité déconcertante. »
Sondages supplémentaires à ceux cités :
  1. 72 % des parents québécois en faveur de la liberté de choix en éducation morale et religieuse (octobre 2008)
  2. Louis O'Neill sur le 72 % des parents québécois en faveur de la liberté de choix en éducation morale et religieuse
  3. 57 % de la population serait d’accord pour que les parents « aient le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse » (décembre 2007)

Marche à Drummondville contre le cours d'ECR le 25 avril



Parents, réclamez le droit de choisir pour vos enfants

PARTICIPEZ À LA MARCHE
samedi le 25 avril 13h45

Rassemblement Parc de la Paix (coin boul. St-Joseph et St-Georges)

14 h 00   Départ de la marche
14 h 25   Retour à la Commission Scolaire des Chênes
14 h 30   Brèves allocutions
15 h 15   Pétitions, demandes d’exemption et de retrait
16 h 00   Départ des autobus

DRUMMONDVILLE

Soyez des nôtres !

(Une aide financière est apportée au transport des personnes venant en autocar)

Pour information :
Diane Hélie    infos‌‍@coalition-cle.org
819-477-8968 Coalition-CLE.org
APCQ Montréal
514-276-8068

dimanche 12 avril 2009

De mauvaises notes pour le Québec

L'inquiétant taux de décrochage au Québec (sous-titré en français) :



Pour plus de détails : taux de décrochage en hausse au Québec.

Autres nouvelles connexes :

Voir aussi le bulletin des écoles du Québec, comparez votre école à d'autres.

Pour la deuxième année consécutive, neuf des dix écoles qui s’améliorent le plus sont publiques, selon le Bulletin des écoles secondaires du Québec.

samedi 11 avril 2009

Conformisme et soumission au groupe en classe

« Un individu est susceptible d’adopter un jugement qu’il sait contraire au bon sens, à la réalité, sans qu’il y ait la moindre récompense ou punition. »



En 1956, le psychologue Asch étudie l’influence du groupe sur l’individu.

À cet effet, il invite plusieurs étudiants à participer à une expérience. Tous les étudiants sont complices de l’expérience, sauf un (le sujet, ou "naïf"). C’est le comportement de cet unique sujet qui est testé.




Neuf participants (8 complices + le naïf) sont assis et deux diapos sont projetées. Sur la première, 3 lignes de longueur différente. Sur la deuxième, une seule ligne. La tâche proposée est très simple : il faut retrouver les deux lignes de même longueur (l’ensemble est présenté comme un test de vision)

Chacun des étudiants répond à tour de rôle et à voix haute. Le sujet « naïf » est placé en avant-dernière position. On réalise une série d’essais (avec différents "naïfs" bien sûr).

Dans toute une série d’essais, les « complices » donnent volontairement une mauvaise réponse de manière unanime. Dans cette situation, au moins un tiers des sujets « naïfs » donnent une réponse identique à celle des « complices », pour se conformer au comportement du groupe majoritaire.

Refaites l’expérience en classe avec un groupe majoritaire composé d’un professeur, d'un manuel et des élèves qui régurgitent le prêt-à-penser.

Vidéo (avec sous titres en français) de l’expérience.





Description de l'expérience dans Psychologie sociale de Stéphanie Baggio.

Lire aussi le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois.

« Comment amène-t-on autrui à faire ce qu'on voudrait le voir faire ? La solution se trouve dans cette intro­duction aux techniques de la mani­­­pu­lation... » Le Monde.

vendredi 10 avril 2009

Rejoignez le nouveau groupe Facebook « Contre le cours ECR »

Rejoignez le nouveau groupe Facebook « Contre le cours ECR ».

Cliquez ici pour rejoindre le groupe et échanger des informations (il vous faudra un compte Facebook).

jeudi 9 avril 2009

De nouvelles capsules par Réal Gaudreault

Capsule 15 — Que de promesses non tenues !



Résumé de Réal Gaudreault
C'est par une conférence de presse dithyrambique que le ministre de l'Éducation, M. François Legault, présente la mise en place de la réforme scolaire en mai 2000. Les sophismes les plus extraordinaires sont exploités à outrance au point même où le système scolaire québécois y est qualifié de meilleur au monde. Moins de dix ans plus tard, c'est la catastrophe. Rien n'était vrai et rien n'a fonctionné comme prévu. Au lieu de tout arrêter, le MELS persiste et signe en allant de l'avant avec un cours de religion d'État : Éthique et culture religieuse.
Stoppons la réforme !

Collectif pour une éducation de qualité


Capsule 16 — Qu'est-ce que le constructivisme radical ?



Résumé de Réal Gaudreault
Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Le constructivisme radical est un élément central de la réforme pédagogique québécoise. Cette approche pédagogique est loin de faire l'unanimité parmi les experts québécois des facultés des sciences de l'éducation. Selon l'avis de plusieurs, elle est directement responsable du chaos qui règne dans notre système scolaire québécois. Non seulement cette approche ne produit pas les fruits espérés, mais pis encore, elle est le principal pilier du cours Éthique et culture religieuse. Incroyable, non ?
Le constructivisme radical ou comment bâtir une réforme de l'éducation sur du sable

lundi 6 avril 2009

Des églises évangéliques se retirent de la Table de concertation protestante en éducation

Nous reproduisons ci-dessous la lettre de retrait d'une série d'églises évangéliques de la Table de concertation protestante en éducation au vu de la molesse de cet organisme à protéger la liberté d'expression et les convictions religieuses de parents protestants face au cours d'Éthique et de culture religieuse.
Montréal, le vendredi 27 mars 2009
M. Francis Pearson
Président de la Table de concertation protestante en éducation

Mme Danielle Lajeunesse
Directrice générale de la Table de concertation protestante en éducation

1450, rue City Councillors, bureau 520
Montréal
(Québec)
H3A 2E6

Retrait de notre membership de la TCPÉ

Madame Lajeunesse, Monsieur Pearson,

Nous confirmons, par la présente, le départ de l’Association des Églises Protestantes La Bible Parle du Canada (AEPEBPC) à titre de membre de la Table de Concertation Protestante sur l’Éducation (TCPÉ) et par le fait-même, la représentativité de monsieur Éric Lanthier à titre de représentant de l’ AEPEBPC sur la TCPÉ.

Il est important de vous informer que notre décision de quitter la Table remonte à plusieurs années. L’A.E.P.E.B.P.C. recherche davantage à s'associer à un groupe de lobbyistes, activistes et pacifistes. Ensuite, malgré plusieurs interventions de notre part, la Table n’a pas voulu s’objecter à l’approche étatique du MELS. Elle n’a pas réclamé le droit d’exemption des élèves ni leur droit de retrait dans le cadre du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR). Considérant que la liberté de choisir est fondamentale, nous n’avons pas été satisfaits de la position peu musclée de la Table dans ce dossier.

Ainsi donc, considérant le manque de ferveur de la T.C.P.É. à rallier les troupes pour se prononcer avec conviction sur le sujet, nous jugeons qu’il est préférable de nous retirer de la Table et ce, après 15 années de partenariat. Ainsi notre association d’Églises préfère s’associer à des organismes qui représentent et défendent davantage nos convictions, nos croyances et nos priorités en matière d’éducation et du droit des parents.

Toutefois, malgré ces insatisfactions, nous tenons à vous remercier pour avoir soutenu auprès du gouvernement le droit des parents d’avoir des écoles confessionnelles subventionnées. Nous sommes sincèrement reconnaissants pour cela et souhaitons que vous poursuiviez en ce sens.

Étant conscients que nous avons bénéficié des services de la Table jusqu’à ce jour, nous joignons à cette lettre notre cotisation finale pour 2008-2009. Soyez assurés que nous nous retirons dans un esprit pacifique et dans le respect des individus qui composent cette Table, et demeurons disposés à d’éventuels échanges.

Au nom de l’AEPEBPC, Madame Lajeunesse, Monsieur Pearson, nous vous souhaitons bon courage dans la poursuite des objectifs de défense du droit des parents en éducation.

Clermont Deschênes, président

Jeffrey Laurin, fondateur

Éric Lanthier, représentant sortant

dimanche 5 avril 2009

Le Devoir trouve cette revue inquiétante, peut-elle dès lors vraiment être mauvaise ?


Louis CornellierLouis Cornellier, ci-contre, le professeur de littérature un peu confus qui défend bec et ongles le cours ECR et qui signe tant de pages dans le bulletin paroissial du Plateau Mont-Royal, j'ai nommé Le Devoir, s'est doctement prononcé sur la revue Égards qu'il trouve inquiétante.

Cette revue peut-elle dès lors vraiment être mauvaise ?

Son verdict :
Ils sont contre l’étatisme, la social-démocratie, la gauche, la théologie de la libération, l’ONU, le pacifisme, l’avortement et le mariage homosexuel,. Ils sont pour l’Église catholique, Jean-Paul II, la famille traditionnelle, la société civile, les écoles chrétiennes, la société de classes, la propriété privé, Soljenitsyne, Israël, et, plutôt fédéralistes, ils sont tentés par l’ADQ qui, toutefois, les a déçus. « Ils  », ce sont les collaborateurs d’Égards, la nouvelle « revue de la résistance conservatrice », qui plaide ouvertement en faveur d’un « œcuménisme de droite ».

À droite, le Québec avait ses populistes, ses démagogues et ses néo-libéraux. Il devra désormais compter avec les intellectuels d’Égards, qui incarnent une droite cultivée, très réactionnaire et fière de l’être. Multipliant les envolées lyriques antimodernes et les provocations à l’air du temps, les Richard Bastien, Luc Gagnon, Jean Renaud et leurs collègues traquent la « décadence » à coups d’arguments moraux et d’appels à la tradition.

Tranchants, ils ne craignent pas la pensée intempestive et ne ménagent surtout pas les susceptibilités modernes. Par exemple, l’abbé Raymond Gravel, « figure emblématique du prêtre alternatif contemporain », et Pierre Falardeau, qualifié de « barbare sans cervelle » qui a le mérite d’avoir « du chien », passent sous leurs fourches caudines.

Jean Renaud, un ancien des Éditions du Beffroi, assurément le plus profond et le plus impénitent de ces réactionnaires, défend le courage et la ténacité de Georges W. Bush et va même jusqu’à écrire qu’un « alignement intellectuel et politique sur l’Amérique conservatrice apparaît nécessaire à la droite canadienne-française si elle ne veut pas sombrer dans un verbalisme schizophrénique stérile ».

Qu’on ne s’y trompe pas : malgré ce que certains esprits progressistes superficiels pourraient croire, ces gens, qui savent écrire, n’ont pas que de mauvais arguments et ne sont pas des imbéciles. C’est ce qui est le plus inquiétant.
17 avril 2004 (page F9) du journal Le Devoir.


Le Devoir n'aime pas Égards, abonnez-vous y !




mardi 31 mars 2009

Réal Gaudreault, la réforme pédagogique et le règne de l'incompétence

Capsule 13



« Le cours Éthique et culture religieuse serait la pièce maîtresse et ultime de la réforme scolaire entreprise il y a une dizaine d’années. Pourtant, cette réforme était, selon les ministres péquistes de l’époque, l’outil à tous les maux de notre système d’éducation. Mais voilà, la réforme est un échec lamentable, un vrai gâchis selon certains spécialistes. Insatisfaits d’avoir tout gâché, nos savants penseurs de l’éducation nous reviennent en plus avec un cours de religion d’État. Wow! »



Capsule 14



« Le Québec apprécie plus que nulle part ailleurs l’incompétence. Pour s’en convaincre, notons que des neuf derniers ministres de l’Éducation depuis 1992, aucun n’a été enseignant dans une école. Plusieurs spécialistes de l’éducation au Québec s’opposent en bloc à cette réforme pédagogique qui a tout gâché. Toutefois, nombreux aussi sont les politiciens et technocrates qui persistent et signent afin que le Québec s’enfonce davantage dans la médiocrité. À quand le jour où on mettra tout ce beau monde à la porte une fois pour toutes? »

lundi 30 mars 2009

Les prétendus « sages » qui décident pour nous se préparent-ils à une défaite judiciaire ?

M. Denis Watters a coordonné les équipes de rédaction du cours controversé d'Éthique et de culture religieuse. L'an dernier, la ministre de l'Éducation (MELS), Michelle Courchesne, l'avait mandaté pour faire une tournée de la province afin de calmer les inquiétudes des parents à l'égard de ce cours. On ne peut pas dire que sa mission ait réussi. Depuis le 1er juillet dernier, Denis Watters n'est plus à l'emploi du ministère de l'Éducation.

Il y a quelques semaines déjà, Denis Watters déclarait au sujet des procès intentés contre le fait que le gouvernement – avant même d’avoir entendu les parents concernés – avait décidé de n’accorder aucune exemption aux cours d’éthique et de culture religion : « J’attends avec impatience la suite dans ce dossier. Je suis certain que la cause se rendra jusqu’en Cour suprême. »

En Cour suprême, avec les sous des 72 % de parents qui disent qu’il existe une autre solution plus tolérante : accepter le choix en matière d’éducation morale et religieuse.

Aujourd’hui, dans un article d’autopromotion dont le Devoir a le secret, celui-ci faisait l’éloge de son ancien journaliste et collaborateur occasionnel Jean-Pierre Proulx en laissant ses colonnes ouvertes au même Jean-Pierre Proulx ! On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même...

Bien sûr, la lecture de l’article est insupportable de prétention quand on comprend que, pour M. Proulx, seule sa manière d’envisager le dialogue, le pluralisme et l’éducation morale est la bonne. Tout cela au nom de la « démocratie », conçue chez Leroux comme un règne de l'« égalité » décrétée par des philosophes qui orientent l'État, et du « respect le plus absolu de la diversité »... Faisant croire que ses préférences et celles de ses amis experts sont celles du Québec et qu’elles vont dans le « sens de l’histoire »MC, notion que l’on croyait reléguée aux oubliettes de l’histoire après la défaite cinglante des monopoles philosophiques et politiques d’inspiration communiste.

Mais il faut savoir se faire violence et lire jusqu’au bout la prose autocongratulatrice de M. Proulx pour noter, à l’instar de M. Watters, qu’il semble douter de l’issue des procès engagés contre l’imposition de son bébé, le cours ECR : « la Cour suprême du Canada a dans ses arrêts sur les accommodements raisonnables, avalisé la thèse de la «croyance sincère» [de ceux qui demandent une exemption pour des raisons religieuses], ouvrant ainsi la porte à des décisions imprévisibles. »

Eh, oui. Il se pourrait bien que les parents gagnent contre l’État qui bénéficie pourtant de moyens nettement supérieurs (ne fût-ce qu'en termes de nombre d'avocats engagés dans ces procès, de recherchistes, d'experts universitaires qui lui sont quasiment tous directement ou indirectement redevables : vous voulez faire partie d'un comité, M. le professeur, être chargé d'une mission prestigieuse ?)

Notons que M. Proulx apprend aussi à respecter ces parents consciencieux qui se préoccupent de l’éducation morale de leurs enfants et qui veulent donc soustraire ceux-ci au programme pondu par M. Proulx et ses acolytes : il ne s’agit plus « des catholiques les plus intégristes » comme Radio-Canada le disait, mais de « nos concitoyens ». Il faut dire que l’opposition à ce cours vient de partout : protestants, catholiques, athées et agnostiques du MLQ, coptes, musulmans, juifs orthodoxes, nationalistes, etc.

Terminons par une citation d’un autre apologiste du cours d’éthique et de culture religieuse, également abonné aux pages d’opinions du Devoir.
« […] on doit […] concevoir une éducation où les droits qui légitiment la décision de la Cour suprême [à propos de l’affaire du kirpan accepté car « croyance sincère »], tout autant que la culture religieuse qui en exprime la requête, sont compris de tous et font partie de leur conception de la vie en commun. Car ces droits sont la base de notre démocratie, et l’enjeu actuel est d’en faire le fondement d’une éthique sociale fondée sur la reconnaissance et la mutualité. C’est à cette tâche qu’est appelé le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse »

Georges Leroux, Éthique, culture religieuse, dialogue, Fides, 2007, pp. 45-46


Il serait ironique que les adeptes du programme d’ECR soient mis en échec par ce qu'ils vénèrent (le respect des Chartes comme principale balise morale, « la foi sincère comme base légitime et suffisante de l’objection de conscience »). Les meilleurs élèves du cours ECR seraient alors ceux qui ont, non seulement, « bien compris cette décision de la Cour suprême », mais qui l’appliquent « dans leur conception de la vie en commun » et qui donc demandent, leurs devoirs faits, de ne plus voir leurs enfants subir l’idéologie du programme gouvernemental conçu par les experts cooptés du Monopole de l'Éducation.