On estime que 78 200 bébés sont nés au Québec en 2025, comparativement à 77 400 en 2024 (+ 800). Cette hausse est de faible ampleur (+ 1 %), et le contexte plus général reste celui d’une baisse du nombre de naissances depuis 2013.
La fécondité demeure extrêmement faible
L’indice synthétique de fécondité est estimé à 1,36 enfant par femme en 2025. Il s’agit d’une légère augmentation par rapport au creux historique de 1,35 enfant par femme survenu en 2024. Néanmoins, l’indice demeure parmi les plus faibles observés au Québec. Le précédent niveau le plus faible avait été enregistré en 1987 et l’indice s’établissait alors aussi à 1,36 enfant par femme. Au cours des dernières années, un maximum de 1,73 enfant par femme a été atteint en 2008 et en 2009. Depuis, la tendance est à la baisse. 
La fécondité du Québec est inférieure à celle de certains pays industrialisés, comme les États-Unis (1,56 enfant/femme), la France (1,53) et plus particulièrement Israël (2,89), mais elle est supérieure à celle d’autres, comme l’Italie (1,14) et la Corée du Sud (0,80 enfant/femme). À l’instar de ce qui s’observe au Québec, une hausse de la fécondité a aussi été observée dans trois des neuf pays où l’on dispose déjà de données pour l’année 2025. Dans les six autres, la baisse a continué. À l’échelle canadienne, la fécondité du Québec est supérieure à celle de la majorité des autres provinces, selon les données de 2024 (les plus récentes disponibles).
Le nombre de nouveau-nés ayant au moins un parent né à l’extérieur du Canada a augmenté en 2025, tandis que le nombre de naissances issues de deux parents nés au Canada a diminué, comme c’est généralement le cas depuis quelques années. Dans l’ensemble, 4 bébés sur 10 (42 %) nés au Québec en 2025 ont au moins un parent né dans un autre pays. Cette proportion tend à augmenter au fil du temps; elle était de 21 % en 2000. En 2025, les principaux pays d’origine des parents nés à l’étranger sont l’Algérie, la France, Haïti et le Maroc.
La contribution des mères nées à l’étranger à la natalité est encore plus importante à l’échelle canadienne selon une étude récente de Statistique Canada (Provencher 2025).
Au Canada, en 2024 (plus récentes données disponibles), 42 % des nouveau-nés ont une mère née à l’étranger. Cette proportion varie toutefois grandement selon la région. Les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique affichent les parts les plus élevées de naissances de mères nées à l’extérieur du Canada, soit un bébé sur deux (49 %), suivies de près par l’Alberta (46 %).
À l’opposé, elle est la plus faible dans les provinces. La proportion de naissances de mères nées à l’étranger est associée à la représentation des femmes immigrantes au sein de la population d’âge fécond. Selon les données du Recensement de 2021, la vaste majorité des immigrants vivaient dans un centre urbain et la RMR de Toronto est celle qui comptait la plus forte part d’immigrants au sein de sa population (47 %), suivie de Vancouver (42 %) et de Calgary (32 %) (Statistique Canada 2022a).
À l'opposé elle est plus faible dans les provinces de l’Atlantique et en Saskatchewan (environ 25 %). Le Québec (avec 34,1 %) se situe en position intermédiaire parmi l’ensemble des provinces, aux côtés du Manitoba (de l’ordre de 35 %).
Une comparaison avec neuf pays sélectionnés par Statistique Canada a permis de constater que le Canada affiche la plus forte proportion de naissances de mères d’origine étrangère, selon les données de 2023. Le Canada (39 %) devance ainsi, en ordre, l’Australie, l’Angleterre et le Pays de Galles, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis et la Suisse (de 30 à 37 %), de même que
la France, le Danemark et les Pays-Bas (de 21 % à 25 %).
La forte immigration des dernières années a eu un effet modeste sur le vieillissement de la population
La structure par âge de la population évolue selon une trajectoire prévisible qui dévie difficilement, puisqu’elle est déterminée par les effectifs des générations qui se sont succédé au fil du temps. Comme attendu, la part des personnes âgées de 65 ans et plus a ainsi augmenté de façon accélérée à partir de 2011 environ, soit lorsque les nombreux baby-boomers ont commencé à atteindre cette tranche d’âge et, par le fait même, à quitter le groupe des 20-64 ans, dont la part a décliné.
Le vieillissement de la population n’a ralenti que ponctuellement et modestement dans le contexte de forte immigration qu’a connu le Québec entre 2022 et 2024. Durant cette période, l’arrivée de nombreux migrants internationaux a entraîné une croissance notable des effectifs chez les 20-64 ans, qui rompait avec la relative stabilité de la décennie précédente, et a ainsi freiné la baisse du poids démographique de ce groupe d’âge au sein de la population. La part des personnes âgées n’a pas cessé d’augmenter pour autant, mais la hausse a été atténuée.
Légère baisse du nombre d'immigrants dits « non permanents » (RNP)
Encore relativement négligeable il y a une dizaine d’années, leur nombre a commencé à augmenter de manière notable à partir de 2016, et cette tendance s’est amplifiée après la pandémie. Alors qu’on en comptait moins de 100 000 jusqu’au début des années 2010, on estime que ce nombre était de 565 450 au début de 2025. La baisse de la dernière année porte leur effectif à 514 050 personnes au 1er janvier 2026. À cette date, les RNP représentent 5,7 % de la population québécoise, comparativement à 6,3 % un an auparavant.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire