samedi 3 avril 2010

C'était bien la peine d'être le témoin gouvernemental pour imposer le cours ECR !

On se rappellera que Gilles Routhier est ce témoin gouvernemental embauché par les avocats du Monopole de l'Éducation pour empêcher deux parents catholiques d'obtenir une exemption au cours d'éthique et de culture religion.

Il a également défendu publiquement le point de vue selon lequel l'Église doit vivre sa Pâques et sa mort en quelque sorte. Il est professeur d'université et enseignerait sa théologie à l'Université Laval. Le juge Dubois s'est longuement appuyé sur le témoignage Gilles Routhier, témoignage qui frisait la malhonnêteté intellectuelle selon le théologien et éthicien Guy Durand, pour débouter en première instance les parents de Drummondville qui demandaient que leurs enfants soient exemptés du cours d'éthique et culture religieuse.

Voilà maintenant que la Presse nous apprend qu'il ne pense pas que le nouveau cours ECR éveillera les élèves à la spiritualité. C'était bien la peine d'empêcher — en se portant volontaire à titre de témoin gouvernemental — des parents catholiques d'en soustraire leurs enfants puisqu'eux pensaient au contraire que le nouveau cours était néfaste à la transmission de la foi ! Il y a des examens de conscience qui se perdent...

Voici donc l'extrait de l'article de La Presse :
Selon Gilles Routhier, théologien à l'Université de Montréal, ce chiffre indique que les institutions ne sont plus les lieux où la population apprend à être catholique. « C'est beaucoup plus dans la culture qu'à l'école ou à l'église, dit M. Routhier. Je ne mets donc pas trop le salut dans le nouveau cours. Là où on apprend les choses, c'est à travers les produits culturels, la dissémination dans la culture. Il y a 30 ou 40 ans, c'était à travers l'église, l'école et la famille. Ce qui m'apparaît de plus en plus manifeste, c'est que les institutions ne contrôlent plus le message. On est presque rendu comme au moment du ministère public de Jésus. Les gens s'interrogent. Jésus demandait parfois à ses disciples comment les gens le percevaient. On revient dans cette position, au débat. »
Notons que le même Gilles Routhier s'était déjà demandé — après le procès où il servit le gouvernement — si le programme ECR n'était pas relativiste, le débat était ouvert selon lui.

Quant au très controversé Raymond Gravel, il fonde ses espoirs sur le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse : «C'est un élément fondamental du dogme catholique», déplore Raymond Gravel, prêtre du diocèse de Joliette. «Je fais parfois des séances de discussion avec des groupes catholiques et ça me renverse toujours de voir combien les gens sont mal informés. Plusieurs personnes croient aussi en la réincarnation! J'espère que le nouveau cours d'éthique et culture religieuse informera mieux les jeunes.»

On se demande si Raymond Gravel a lu les manuels et vu à quel point il y a peu de contenu doctrinal chrétien ou même d'extraits des évangiles... Rappelons que les professeurs doivent plutôt se concentrer sur le « phénomène religieux » (les rites, les interdits alimentaires, les objets, l'architecture) et que le reste est vraiment optionnel et partagé entre plusieurs courants religieux et même l'athéisme à la fin du secondaire. Enfin, la culture religieuse n'est qu'un volet du cours ECR, l'autre étant l'éthique (qui n'enseigne pas de morale sauf l'ouverture et le dialogue tolérant).

On apprend aussi dans l'article que les jeunes se disent de plus en plus athées, agnostiques et sans religion. On se demande bien si l'école québécoise laïque et ses professeurs y seraient pour quelque chose...

Pour un point de vue plus orthodoxe, lire Claude Ryan contre le Rapport Proulx.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

Extrait d'un article de la Gazette de Colorado Springs qui aborde un sujet peu commun dans la presse francophone ces jours-ci.

« On pelote les élèves dans les écoles américaines. On les viole. On leur court après, on les séduit et ils pensent être amoureux, » indiquait un communiqué de presse d'Associated Press en 2007 au sujet d'une enquête que l'agence de presse avait menée pendant un an. L'agence dévoilait également que les administrateurs des écoles publiques transféraient systématiquement les professeurs responsables de ces sévices d'un district scolaire à l'autre.

Selon Carol Shakeshaft, auteur d'une étude pour le ministère de l'Éducation américain et commandé par le Congrès en 2002, « les atteintes et sévices sexuels perpétrés sur les élèves dans les écoles sont probablement 100 fois plus fréquents que ceux commis par des prêtres. »

Sherryll Kraizer, directrice générale du programme Child Safe dont le siège est à Denver, a déclaré à la rédaction de la Gazette qu'il est courant pour les directeurs d'école et les enseignants de ne pas respecter les lois qui les obligent à signaler les atteintes sexuelles.

« Je le vois fréquemment », a déclaré Mme Kraizer, une experte souvent utilisée par les procureurs et les avocats de la défense dans des affaires de pédophilie. « Il y a des lois contre le défaut de déclaration de sévices sexuels, mais la loi n'est presque jamais appliquée. Presque jamais. »


Voir aussi France — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 2 avril 2010

La science climatique à l'école

Article intéressant d'un ancien professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Reynald Du Berger.

Quand j’étais professeur à l’UQAC, je visitais régulièrement les écoles secondaires de la région du Saguenay Lac-St-Jean car des professeurs de sciences m’invitaient à parler à leurs élèves des tremblements de terre ou des carrières en sciences de la Terre.

Récemment, par l’entremise du programme « Innovateurs à l’école » des enseignantes en sciences d’une école polyvalente de la région de Québec m’invitaient à faire 4 présentations de 75 minutes sur le changement climatique devant leurs élèves de secondaire IV et V.

J’avais omis de signaler aux enseignantes mon « orientation climatique », ce qui n’est pas dans mon habitude, et contre mes principes, car le plus souvent, je présente d’abord mon exposé aux enseignants avant de le livrer à leurs élèves, d’abord question de respect et aussi afin de ne pas les heurter ni aller à l’encontre de leur enseignement. Cette fois, j’avais pris un risque.

Mon exposé s’intitule « La science défaillante et la religion florissante du changement climatique ». Ça peut donc se présenter aussi bien dans le cadre d’un cours de sciences que dans celui du nouveau cours d’éthique et culture religieuse. D’entrée de jeu, je leur dis que je ne prétends pas leur révéler la vérité sur les changements climatiques, je veux seulement semer le doute dans leur esprit, sur une question qui était scientifique à l’origine et qui a dérivé vers le politique pour devenir enfin dogmatique.

Je leur expose et explique des faits et données scientifiques dont la plupart découlent de mesures ou d’analyses récentes, qui jettent de sérieux doutes sur les affirmations et conclusions du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son rapport le plus récent de 2007. Je leur présente par exemple la «  crosse de hockey » de Mann (graphique partiellement reproduit dans leur manuel à la page 488) et qui prétend montrer l’évolution de la température moyenne du Globe au cours de 1000 dernières années. Je mets en relief la faiblesse des données dendrochronologiques sur lesquelles elle repose, les abus et erreurs de traitements statistiques qu’on leur a fait subir (rigoureusement et habilement mises au jour récemment par deux chercheurs statisticiens canadiens) et les importants et pourtant bien documentés épisodes du Réchauffement [Optimum] médiéval et du Petit âge glaciaire qu’on a sournoisement occultés afin que le « manche » de la crosse demeure suffisamment droit pour que la « palette » de l’influence humaine demeure en relief donc alarmante.



Cette crosse est une vraie crosse en effet, au sens propre français comme au sens figuré québécois. J’expose ensuite les donnés sur lesquelles les modèles du GIEC sont basés en attirant l’attention sur les lacunes, les faiblesses et les sources d’erreurs. Je leur montre enfin les données du satellite ERBE (Earth Radiation Budget Experiment), lesquelles analysées en 2009 par Lindzen du MIT, contredisent totalement les résultats issus des modèles climatiques du GIEC.



Vidéo du professeur Richard Lindzen du MIT, 26 octobre 2009


Je leur montre des photos illustrant la désinformation dans les médias (banquises se disloquant avec fracas issues des spectaculaires films antarctiques de Lemire et des émissions pathétiques commentées par Charles Tisseyre) puis ensuite à leur propre école et c’est alors que je leur demande d’ouvrir leur manuel de sciences à la page 488 où la « palette » de la crosse de hockey est reproduite puis à la page 490 où on leur présente un nounours polaire en larmes, seul et triste sur son petit glaçon à la dérive (c’est la photo qui illustre ce billet), tandis que tout fond autour de lui avec la légende « La fonte de la banquise menace la vie de l’ours polaire…. le glacier qui repose sur le Groenland est aussi en voie de se liquéfier ce qui risque de faire augmenter le niveau de la mer et d’engloutir les zones côtières ».

Je leur présente alors les dernières données sur le Groenland qui montrent que la calotte glaciaire s’y épaissit présentement au rythme « alarmant » de 5,4 cm par année, que la population d’ours polaires telle qu’évaluée par les images satellites est en nette croissance, et que dans certaines régions, on craint même la surpopulation!

On me demande alors d’où viennent ces diagrammes. Sûrement pas de Sélection du Reader’s Digest, ni du magazine l’Actualité, encore moins des délires environnementaux aussi pathétiques que pseudo-scientifiques de Charles « cet-équilibre-fragile » Tisseyre. Elles proviennent de Journal of Geophysical Research ou Geophysical Research Letters ou Nature ou Climate Research, bref des quelques revues scientifiques avec comités de lecture dans lesquelles la majorité des recherches en sciences du climat sont publiées. Et je n’aborde même pas la question de la crédibilité scientifique de Steven Guilbeault, le conseiller officiel de la Ministre de l’environnement, pas plus que celle du Climategate.

À l’aide de l’exemple de la bouteille de Perrier, je leur démontre comment l’augmentation de température fait augmenter le CO2 atmosphérique et non l’inverse.

Je termine sur une leçon d’éthique en recherche scientifique qui rejoint en partie mes propos dans mon premier billet sur ce blogue, dans lequel je dénonçais des collègues biologistes de l’UQAC à qui l’attitude alarmiste et culpabilisante en matière climatique profite lucrativement. Je leur dis que s’il y a une question dans l’examen final du Ministère sur ce sujet, il faut répondre ce qui est dans le manuel et non pas ce que je leur dis, s’ils ne veulent pas avoir zéro… tout comme Galilée a admis devant le tribunal de l’Inquisition que la Terre était immobile et que le soleil tournait autour, pour ne pas avoir zéro lui non plus (ce qui à cette époque correspondait à avoir la tête tranchée) … ils ont éclaté de rire. [Note du carnet : Galilée a surtout perdu son procès parce qu'il ne pouvait prouver sa théorie. Galilée annonçait ainsi qu'il n'y avait qu'une seule marée à Venise, or on savait qu'il y avait deux marées aux pieds des édifices de la Sérénissime ! Au passage, Saint Augustin (354-430) attribuait déjà les marées à la Lune. Voir Galilée et son raisonnement circulaire et ses procès.]

La journaliste et écrivain Véronique Anger vient de publier un article intéressant sur l’Inquisition climatique.

En quittant la classe, je dis à un élève « tu sais, ce manuel, c’est pas la Bible ». Il me répond candidement « je lis pas la Bible non plus »… à quand une vraie réforme ?


Articles connexes :

Gare à l'hystérie climatique, par Richard S. Lindzen du MIT

Phil Jones à la BBC : pas de réchauffement depuis 1995

La police verte

L'unamisme grégaire en sciences

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

On a nationalisé nos enfants !

Article de Nathalie Elgrably-Lévy publié hier le 1er avril 2010 dans le Journal de Montréal (p. 23).

L’enseignement religieux dans les écoles indispose. Après l’avoir supprimé dans les écoles publiques, on s’attaque maintenant aux écoles privées subventionnées.

Or, pourquoi pareil acharnement ? À l’instar du réseau public, les écoles privées acceptent de se faire imposer les programmes, l’approche pédagogique, les bulletins et autres directives ministérielles. Elles font l’objet d’inspections et doivent prouver qu’elles se conforment à toutes les exigences.

Certes, les écoles privées sont financées à 60 % par l’État. Toutefois, si l’on considère le degré élevé de standardisation et les rares prérogatives dont jouissent ces établissements, il serait plus honnête de dire que les écoles privées n’existent pas ! On a plutôt l’impression qu’il s’agit d’écoles publiques financées à 40 % par les parents.

Or, pourquoi les parents défraieraient-ils plusieurs milliers de dollars sinon parce que ces établissements répondent à des besoins que écoles publiques laïques négligent ? Certains mettent l’accent sur les sports, ou les langues ; d’autres garantissent un milieu de vie sain ou préparent au baccalauréat français. Évidemment, certains dispensent un enseignement religieux. Pourquoi est-il donc acceptable que des écoles offrent des cours de tout acabit, exception faite des cours de religion ?

On dit que la religion est un choix privé qui ne devrait pas être financé par l’État. La formule, certes ronflante, repose sur une logique boiteuse. Dans notre système étatique, l’argent de nos impôts sert à financer une multitude de programmes et de services que nous n’approuvons pas nécessairement. Les pacifistes paient pour l’armée. Les végétariens subventionnent l’industrie porcine. Des militants pro-vie supportent financièrement les avortements tandis que les impôts de citoyens sans enfants sont destinés à la publication d’un guide sur les devoirs.

À chaque instant, les uns financent les désirs des autres, et on trouve cela normal. Dans le vocabulaire néosocialiste, c’est ce qu’on appelle la « solidarité » ! Or, si la solidarité justifie qu’on finance, par exemple, le festival du cowboy, pourquoi tant d’indignation face à l’enseignement religieux ?

Et puis, rappelons que, dans les faits, l’État ne paie rien. Ce sont les contribuables qui financent tout. Les parents croyants qui souhaitent un enseignement religieux paient aussi leur juste part d’impôt. En vertu de quel principe n’auraient-ils donc pas également droit au service éducatif de leur choix ?

Certes, il est légitime de soumettre tous les élèves de la province à des examens uniformes pour l’enseignement séculaire. C’est un moyen efficace de s’assurer que les objectifs pédagogiques sont atteints. Si les résultats sont probants, en quoi un enseignement religieux additionnel constitue-t-il un problème ?

Mais nos bureaucrates semblent malheureusement plus préoccupés par la méthode que par le résultat. En plus de décider des objectifs communs à respecter, ils veulent imposer leur conception de l’école ainsi que le type d’enseignement qu’ils jugent moralement acceptable. Dans les faits, l’État a volé aux parents la liberté de choisir l’éducation de leurs enfants. La classe politique, convaincue de sa supériorité morale, agit comme si les jeunes Québécois étaient la propriété de l’État et veut imposer sa volonté. C’est la dictature dans l’enseignement !

Or, pourquoi un modèle étatique universel serait-il supérieur à un système où les écoles laïques côtoieraient les écoles confessionnelles ? Une société qui respecte les principes, les convictions et les choix de chacun, sans nuire à personne, serait incontestablement préférable à une société où un groupe impose par la force sa volonté à l’ensemble de la population. Mais nos dirigeants semblent insensibles au gros bon sens. À l’insu des parents, ils ont « nationalisés » la jeunesse québécoise pour assurer le règne de l’école publique laïque. C’est du néosocialisme, et c’est carrément sauvage !

Voir aussi Priorité du PQ : restreindre le choix en éducation ?






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 29 mars 2010

Deux poids, deux mesures ?


Patrice Lagacé revient aussi sur ce silence complice, sur cette minimisation de l'élite médiatique pour protéger un des leurs :

«Imaginez la biographie d'un ancien ministre important. Et là, à la page 151, disons, l'ex-politicien confie ceci à propos d'un garçon de son quartier: «On a parlé un peu, lui et moi, et rapidement, d'une certaine façon, il est devenu mon chum. Il avait 14 ans, mais il n'avait pas 14 ans. Je veux dire qu'il savait ce qu'il faisait.»

Combien de temps, avant l'opprobre?

Ou imaginez une ancienne gloire du hockey publiant sa bio. Et la légende raconterait qu'une fille du voisinage, une fille de 14 ans, lui a fait de l'oeil, qu'elle est devenue, «d'une certaine façon», sa blonde!


Combien de temps avant les mises en échec?

Pas longtemps. Garanti.

C'est pourtant ce que relate André Brassard, metteur en scène de génie, qui a donné vie aux textes de Michel Tremblay, dans sa biographie, Brassard, publiée tout récemment chez Libre Expression.

Et l'aveu est passé totalement sous le radar. Au-delà de l'anecdote, c'est ça qui est consternant. Le silence.

Personne, absolument personne, depuis la publication de la biographie du dramaturge des Belles-soeurs, n'a relevé cet aveu troublant qui le place dangereusement en banlieue de la pédophilie. Malgré ce que Brassard peut en dire, dans le paragraphe suivant.

Pourtant, l'ouvrage a fait l'objet de recensions dans la plupart des grands médias. Pas un mot là-dessus. On astique plutôt la statue du grand homme, sans fausse note.

Pas un mot? Pardon, la bande de Six dans la cité, à Radio-Canada, évoquant la biographie d'André Brassard, en a parlé. Nathalie Petrowski (ma collègue de La Presse) parle de «sa vie très rock and roll», note son arrestation pour détournement de mineurs et souligne la «franchise brutale» du metteur en scène.

«À un moment donné, lance Nathalie, il dit une phrase, je n'en reviens pas, à un moment donné, il a un chum de 14 ans, alors il dit: «Il avait 14 ans. Mais il n'avait pas 14 ans. Il savait ce qu'il faisait.»»

L'anecdote relatée par Nathalie est accueillie par une sorte de haussement d'épaules par ses camarades.

René Homier-Roy utilise une pirouette pour passer à un autre aspect de la biographie d'André Brassard: «Ce qu'il veut dire, c'est que c'était probablement une vieille âme!»

Catherine Perrin: «Il le dit: «Soyons clairs, je ne suis pas pédophile.» Il aime les jeunes garçons. Mais les jeunes garçons qui sont des adultes, dans un sens.»

C'est vrai: dans le paragraphe suivant, Brassard dit qu'il n'est pas intéressé par les enfants. «Je ne suis pas pédophile. Mais disons que les p'tits gars en haut de 16 ans m'ont toujours plu. Tant qu'ils ont du poil.»

Il le dit, Catherine, mais désolé, c'est de l'aveuglement volontaire de prendre ça pour du cash. Seul un psychiatre pourrait nous dire si, cliniquement, Brassard est un pédophile. Votre crédulité ressemble à celle de ces pauvres internautes qui reçoivent des courriels d'appels à l'aide de princesses africaines... et qui leur envoient du fric.

Disons que l'explication de Brassard - «Il savait ce qu'il faisait» - ressemble à s'y méprendre aux explications débiles d'autres pédophiles qui ont dû témoigner dans des causes impliquant des mineurs.

Le seul qui a pourfendu l'aveu de Brassard, c'est Sylvain Bouchard, animateur du FM 93, à Québec. Il a passé un savon, cette semaine, à Six dans la cité, pour délit de complaisance. Je ne peux que constater qu'il a raison.

Mais cette complaisance s'étend à tout le monde, ou presque, dans les médias. Ce n'est pas banal, même si on savait le penchant de Brassard pour les jeunes prostitués: il avoue que les petits gars en haut de 16 ans lui ont toujours plu, sans vergogne. Et la chose passe comme une lettre à la poste!»











Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

L'Espagne poursuivie par des parents devant la Cour européenne

Trois cents objecteurs de conscience traînent l'Espagne devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour s'opposer à l'imposition par le gouvernement socialiste espagnol de cours obligatoires qu'ils considèrent comme « antichrétiens ».

Les opposants, parmi lesquels on trouve 105 jeunes, ont déclaré que le cours obligatoire d'éducation à la citoyenneté introduit par le gouvernement socialiste espagnol en 2007 viole les droits fondamentaux des parents et de leurs enfants en obligeant les élèves à suivre un cours qui promeut une vision de la sexualité et de l'avortement qui s'oppose à leurs convictions religieuses.

Les opposants se sont tournés vers la CEDH après que 54 000 parents ont porté devant les tribunaux espagnols contre le gouvernement à propos de ces leçons, obligatoires pour les enfants de 10 à 16 ans.

Les familles espagnoles ont été contraintes de faire appel à la CEDH en réponse au manque évident de bonne volonté de la part de l'État espagnol dans un conflit qui duré depuis plusieurs années, a déclaré José Louis Bazan de l'organisme Profesionales por la ética.

La défense des droits fondamentaux des personnes devrait prendre le pas sur l'idéologie soutenue par un gouvernement a affirmé M Bazan.

Pedro Zerolo, figure de proue du mouvement homosexuel en Espagne, et membre du conseil exécutif du parti socialiste au pouvoir a déclaré que le gouvernement continuerait à soutenir une éducation qui promeut « la diversité sexuelle ».

Les plaignants se sont opposés à ce que l'État enseigne que l'homosexualité est une chose normale. Un manuel de 3e année du primaire (8 ans) utilisé en Andalousie dit par exemple que la nature nous a donné un sexe et que nous pouvons l'utiliser avec une autre fille, un autre garçon ou un animal.

Le recours à la CEDH a pour but de forcer l'État espagnol à respecter la neutralité idéologique dans le système éducatif public afin d'éviter toute atteinte aux droits fondamentaux. Les plaignants demandent également une compensation pour préjudice moral.

Les plaignants dans leur requête estiment que les écoles doivent travailler dans un climat serein, consensuel et respectueux de la liberté de tous. Le programme d'Éducation à la citoyenneté a créé une grave fracture dans l'éducation espagnole en raison du manque total de dialogue de la part du gouvernement.

Voir aussi Espagne — les tribunaux régionaux continuent d'accorder le droit d'exemption.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 28 mars 2010

Campagne de financement de la CLÉ : les fonds commencent à rentrer



Voilà plusieurs semaines qu'on n'avait plus de nouvelles de la campagne de financement de la CLÉ pour son fonds juridique.

Il semble que l'argent rentre actuellement assez vite et qu'il pourrait permettre d'envisager une nouvelle phase dans le combat juridique de la CLÉ.

On nous indique, par ailleurs, que le thermomètre n'a pas encore été mis à jour pour refléter les dons collectés lors de récents soupers-bénéfice.


Faites un don déductible d'impôts directement par internet via un site sécurisé. Les instructions pour les dons par chèque et internet sont ici.







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 27 mars 2010

Mathieu Bock-Coté sur la bureaucratisation de l'accommodement



Émission de Mario Dumont du mardi 16 mars 2010 sur V télé






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Mario Dumont : Mme Courchesne a « dit le contraire de la vérité » sur l'affaire du calendrier scolaire


Extrait d'une des lettres envoyées par les directions des écoles juives
Nous avions été parmi les premiers à attirer l'attention des internautes au tout début de février, extrait du Bulletin officiel à l'appui, sur les modifications que Mme Courchesne voulait apporter au calendrier scolaire.

Mme Courchesne avait d'abord présenté ces changements sous le couvert de la persévérance scolaire et de l'aide à la formation professionnelle. Pressée de questions, la ministre avait ensuite avoué le véritable but du changement de calendrier scolaire : rendre légales des écoles juives jusque-là illégales. Comme Guy Durand l'a expliqué, il y avait d'autres moyens : la dérogation. Mais peut-être que Mme Courchesne craignait que cela soit trop visible, trop explicite, elle a donc préféré faire dans le subtil : remplacer les articles 16 à 19 du Régime pédagogique par des articles 16 à 18 modifiés, abrogeant de la sorte implicitement l'article 19 où se trouvent énumérés les congés scolaires. Tout cela sans consultation préalables avec les parents et les autres acteurs sociaux comme les écoles, les Églises, etc.

Rappelons aussi la souplesse à géométrie extrêmement variable de la ministre de l'Éducation quand il s'agit d'accommoder des parents : changer les règlements pour des écoles juives, signaler à tous qu'il n'y aura pas d'exemption au cours ECR même si la loi permet de le faire (article 222 de la Loi sur l'instruction publique). Nous avec ces parents-là, Monsieur, « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » (Le Soleil, 19 avril 2008).



Pour Mario Dumont, Mme Courchesne n'a pas hésité à dire le contraire de la vérité (vidéo du 24 mars 2010)


Obtenues par La Presse canadienne en vertu de la Loi d'accès à l'information, deux lettres datées du 28 juillet et du 29 septembre 2009 font état de rencontres ayant réuni les deux parties au cours de l'été. Signées par les directions de sept écoles juives orthodoxes, elles sont adressées à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.

Les documents suggèrent que la réforme a été taillée sur mesure pour répondre à leurs revendications. Les comptes rendus des entretiens font largement état des « exigences » religieuses des écoles juives, reliées au calendrier scolaire. « Compte tenu des exigences imposées par la religion des personnes fréquentant nos établissements », les matières obligatoires seront enseignées le dimanche ou au cours de l'été « tel que discuté » lors de notre rencontre, d'écrire les directeurs d'écoles.

Lorsque le calendrier scolaire sera modifié en tenant compte du fait que « les fêtes juives ne correspondent pas aux fêtes séculières », il ne constituera plus un obstacle au respect du régime pédagogique, poursuivent-ils.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Italie — l'hiver démographique

Un rapport rendu public mardi par le Centre international d'études familiales basé à Milan constate que 53,4 % des familles italiennes n'ont pas d'enfants. 21,9 % des familles ont un seul enfant, et 19 % en ont deux. Ce qui ne laisse que 5,7 % de foyers avec 3 enfants et plus... Avec de tels chiffres, on ne s'étonnera pas du taux de fertilité italien qui atteint seulement 1,31 enfant par femme – pour un taux de renouvellement des générations, dans les pays développés, de 2,1.

Cela signifie qu'à chaque nouvelle génération, l'Italie perd un tiers de sa population : trois personnes sont remplacées par deux. En termes de population totale, les effets de cette décroissance se manifestent de manière moins évidente en raison de l'allongement de la durée de la vie. Dans la réalité, c'est un lent suicide collectif.

Les raisons avancées par les familles pour leur hésitation à donner la vie sont avant tout économiques, précise l'étude. Si 16,4 % des familles sont effectivement en dessous du seuil de pauvreté, 37,2 % assurent avoir des difficultés de fins de mois et 22 % supplémentaires avouent des problèmes financiers occasionnels. Les autres raisons « externes » invoquées sont l'exigüité du logement, la précarité du travail et l'absence de solutions de garde pour les enfants. Mais pour la majorité, soit 57,8 % des foyers sans enfants, cette situation résulte d'un «  choix personnel » que les foyers expliquent par la peur de l'avenir et les difficultés liées à l'éducation des enfants. De fait, le revenu moyen des Italiens a augmenté depuis l'arrivée de l'euro, mais la dépense moyenne pour un enfant représente environ 35,3 % des dépenses familiales totales.

Il faut ajouter qu'il n'y a quasiment pas d'allocations familiales en Italie et qu'en outre le taux d'imposition est identique quel que soit le nombre d'enfants au foyer alors que les pensions versées ne prennent pas en compte le nombre d'enfants élevés par les retraités. Les gens ayant des enfants élevant ainsi à leurs dépends les futurs contribuables qui paieront les retraites et les frais médicaux de ceux qui ont décidés de ne pas en avoir. En termes économiques, les familles avec enfants sont les dindons de la farce.

Famille nombreuse égale donc, la plupart du temps : obligation de vivre avec un seul salaire, sans aide et en supportant des impôts sur le revenus disproportionnés. Aucun gouvernement italien n'a a ce jour changé cet état de choses – même si les campagnes électorales parlent beaucoup de la famille.

L'effondrement démographique a commencé dans les années 1970 avec la révolution sexuelle, l'accès facilité aux moyens contraceptifs puis la légalisation de l'avortement.

Que faire face à cette véritable catastrophe nationale ? Créer des allocations familiales, répond le rapport ; et encore avantager fiscalement les familles en fonction de leur nombre d'enfants.

Sans véritable surprise, on apprend que Gianfranco Fini, aujourd'hui président de la chambre italienne des députés et néofasciste converti, voit la solution dans la forte accélération de la procédure de naturalisation des enfants nés de parents immigrés. À l'heure qu'il est, ceux-ci – les immigrés de fraîche date – représentent déjà quelque 7,5 % de la population italienne selon les statistiques officielles. Et c'est leur arrivée qui a provoqué un modeste redressement du taux de natalité…

Aujourd'hui, l'âge médian des femmes italiennes est de 44,8 ans, un âge où la probabilité de concevoir se trouve déjà très réduite ce qui signifie que la moitié des Italiennes ont désormais peu ou pas de chances du tout d'avoir un autre enfant.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)