samedi 10 février 2018

Histoire — « Deux siècles de régime républicain » en France

Le Cercle Pol Vandromme de Bruxelles a reçu Patrick Buisson le 31 janvier 2018. Essayiste, historien et politologue, le patron de la chaîne de télévision française Histoire brosse la fresque de plus de deux siècles de régime républicain en France en commençant par les massacres de Vendée et la très faible représentativité et légitimité de la Convention de 1792.

Il se penche ensuite sur le rôle des femmes (rejetées en partie par la Révolution et la République) et sur les fameuses « valeurs républicaines ». Il rappelle que seuls les ultra-royalistes étaient pour le suffrage universel (paysans, ouvriers et femmes) au XIXe siècle et non les républicains.



Patrick Buisson cite cet extrait de Jules Michelet, grand auteur du roman national révolutionnaire, sur les raisons pour lesquelles la Révolution devait se méfier des femmes à l’époque [1] :

La femme, qu’est-ce encore ? Le lit, l’influence toute-puissante des habitudes conjugales, la force invincible des soupirs et des pleurs sur l’oreiller... Le mari dort, fatigué. Mais elle, elle ne dort pas. Elle se tourne, se retourne ; elle parvient à l’éveiller. Chaque fois, profond soupir, parfois un sanglot. [...]

Ainsi, dans chaque famille, dans chaque maison, la contre-révolution avait un prédicateur ardent, zélé, infatigable, nullement suspect, sincère, naïvement passionné, qui pleurait, souffrait, ne disait pas une parole qui ne fût ou ne parût un éclat du cœur brisé. Force immense, vraiment invincible. À mesure que la Révolution, provoquée par les résistances, était obligée de frapper un coup, elle en recevait un autre : la réaction des pleurs, le soupir, le sanglot, le cri de la femme, plus perçant que les poignards.

Peu à peu, ce malheur immense commença à se révéler, ce cruel divorce : la femme, généralement, devenait l’obstacle et la contradiction du progrès révolutionnaire, que demandait le mari.

Pour Patrick Buisson, la démocratie actuelle en France réalise cette maxime de Valéry : « La démocratie c’est, d’une part, l’art d’empêcher les hommes de s’occuper de ce qui les regarde et, d’autre part, l’art de les faire choisir dans les domaines où ils n’entendent rien ».

Patrick Buisson souligne la fin du Progrès comme religion. « La liste des morts du progrès est interminable. Tout pouvait être justifié par la religion du progrès. » « Il ne s’agit pas de refuser le progrès, mais de mieux le canaliser ».

Enfin, l’ancien conseiller Sarkozy analyse la perte de prégnance des mythes qui ont sous-tendu la gauche pendant deux siècles : « les grandes mythologies politiques font l’histoire, ce n’est pas les guerres. Ce sont les mythes politiques. Eh bien, ceux qui ont permis le succès de la gauche pendant deux siècles sont en voie d’altération, de décomposition. »



[1] Éric Zemmour dira plus tard que la République actuelle n’a plus à craindre le vote des femmes, car l’Église n’est plus catholique aujourd’hui c’est le politiquement correct.

ECR : imposture et manipulation (2)

La chronique de Joseph Facal d’avant-hier sur le cours d’ECR lui ont suscité d’intéressants témoignages. Il relate ci-dessous le témoignage d'un élève en 3e année du secondaire au prénom fictif d'Olivier qui fréquente une école de la banlieue de Montréal et celui d'une mère d'élève.

Les profs, dit-il, « ne sont pas méchants, mais ils font quand même de la propagande ».

Au lieu de présenter objectivement le phénomène religieux, avec les arguments des croyants et des incroyants, les cours sont « profondément pro-religion ».

Les professeurs « ont peur de critiquer la religion de peur que les enfants d’immigrants aillent se plaindre à leurs parents ».

Amalgame

Le sujet de l’excision, dit Olivier, a été évoqué en classe. L’excision, c’est l’ablation partielle ou totale du clitoris.

On estime à environ 200 millions le nombre de femmes ayant subi cette mutilation dans le monde d’aujourd’hui­­­.

Quand les étudiants ont voulu en savoir plus, le professeur a dit « que ce n’était pas l’islam ».

L’excision est en effet pratiquée par des gens se réclamant de diverses religions, mais pourquoi avoir senti le besoin de faire cette précision particulière ? Je serais curieux de savoir.

On parle évidemment beaucoup de discrimination.

Le professeur, dit Olivier, amène toujours le sujet en évoquant l’apartheid sud-africain et les luttes des Afro-Américains dans les années 1960.

Puis, une fois qu’on a raconté cela aux jeunes – des pages d’histoire qu’il faut certes connaître –, le professeur, dit Olivier, fait « une association entre ça et les accommodements ».

Imaginez les amalgames, pour reprendre le mot à la mode, que vous pouvez provoquer, volontairement ou non, dans le cerveau de jeunes de 14 ans.

Les étudiants, dit Olivier, « quand ils sortent du cours font l’association être-contre-un accommodement-c’est-être-raciste ».

Tout cela est subtil : « c’est tout le long de l’année que ça se fait, petit pas par petit pas ».

Vertu ?

Une mère me raconte que sa fille a écrit dans un devoir : « Il est en droit de se demander si les paroles de vieux barbus écrites il y a plusieurs milliers d’années ont encore leurs places dans notre monde moderne où l’égalité, la liberté de penser et le droit de disposer de son corps et de sa sexualité sont un droit inaliénable ».

La mère ajoute : « Cette phrase révolutionnaire lui a valu la critique de son professeur et des élèves musulmans de sa classe. On l’a accusée d’être islamophobe, de ne pas être ouverte à la culture étrangère et d’attaquer­­­ la liberté religieuse. »

On me signale par ailleurs que les quatre attitudes face à la religion évoquées dans mon article de jeudi sont un exercice consistant à y associer le bon qualificatif. Merci pour la correction.

Mon propos demeure : ECR associe la discussion rationnelle du religieux au manque d’ouverture et de respect.

L’important est d’être du bon côté de la barrière idéologique et morale. C’est de l’endoctrinement.

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L'école québécoise : fabriquer un nouveau peuple

Mathieu Bock-Côté revient sur le programme d’éthique et culture religieuse imposé par le gouvernement québécois à tous les élèves québécois pendant toute leur scolarité (qu’ils soient inscrits dans une école publique ou une école privée catholique, voir Loyola) :

Joseph Facal a consacré une ré­cente chronique à l’endoctrine­ment de masse de la jeunesse québécoise dans le cadre du cours ECR. [Il en a consacré une seconde depuis lors.]

À la suite du témoignage d’un élève qui lui a fait parvenir des extraits troublants de son manuel scolai­re, Joseph Facal en est venu à l’essentiel : l’école québécoise est mise au service de la propagande multiculturaliste.

École

Elle fait la promotion de l’idéologie des accommodements raisonnables et caricature ceux qui s’y opposent comme des intolérants infréquentables. Grosse surprise !


Qu’on ne se demande pas ensuite pourquoi la jeunesse est aussi mal à l’aise avec la question identitaire : on l’a conditionnée à rejeter son identité, à diaboliser son histoire et à arracher ses racines. On l’a programmée dans cette perspective.


Elle a servi de génération-cobaye dans la fabrication d’une nouvelle société façonnée pour accueillir positivement l’immigration massive et la mondialisation. Et ce, même si l’intégration fonctionne mal.

Est-ce vraiment le rôle de l’école de politiser ainsi l’enseignement au service d’une idéologie ?

Derrière cela, il y a aussi une vision pas très démocratique de la société. En gros, le peuple réel, celui qui existe avec ses mœurs, ses habitudes, ses mentalités, son identité, sa culture, serait inadéquat. On le croit corrompu par le racisme, la xénophobie, l’intolérance et autres tares du même genre. Il faut donc le réformer, le rééduquer, le transformer.

Peuple

Bref, le peuple réel déçoit ses dirigeants parce qu’il ne chantonne pas l’hymne aux accommodements raisonnables, alors on va faire table rase en lui infligeant une campagne permanente de « sensibilisation à la diversité ».

Disons-le plus méchamment et plus clairement : on veut fabriquer un nouveau peuple. Et le cours ECR est au cœur du dispositif idéologique et pédagogique devant le fabriquer rapidement.

Si le PQ ou la CAQ remportent les prochaines élections, on est en droit d’espérer une chose simple dans les premiers mois de leur gouvernement : son abolition.

Voir aussi


Joëlle Quérin sur le cours d’éthique et de culture religieuse


Prof. Gary Caldwell sur le cours d’ECR (1ere partie)




L'immigration transforme rapidement la Rive-Sud de Montréal

Selon la Commission scolaire Marie-Victorin (Brossard, Saint-Lambert, Longueuil), 52 % des 35 842 élèves qu’elle accueille sont issus de l’immigration.

La proportion d’immigrants dans Montréal et ses banlieues continue de prendre de l’ampleur. Ainsi, dans son dernier rapport annuel, on apprend que la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) a accueilli 35 842 élèves jeunes et adultes dans 73 établissements pour la période 2016-2017.

Sur ces 35 842 élèves, 52 % sont issus de l’immigration selon les données présentées en printemps 2017 par la CSMV ; la majorité vient de pays comme la Colombie, la France, le Maroc, la Chine, Haïti et l’Algérie. La CSMV a recensé 108 langues maternelles ou parlées à la maison.

Les proportions d’élèves issus de l’immigration et résidant à Longueuil étaient plus variables : 57,3 % d’entre eux résidaient à Greenfield Park, 47,8 % dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil, 40 % dans l’arrondissement de Saint-Hubert, et 42 % étaient établis dans la Ville de Saint-Lambert.

Sources : Le Courrier du Sud et CSMV


vendredi 9 février 2018

Professeur de cégep suspendu pour prétendue « homophobie », la haine est peut-être ailleurs

Mise à jour du 9 février

Le Cégep du Vieux-Montréal a décidé de prolonger l’enquête qu’il mène sur le professeur de philosophie Jean Laberge et prolonge par conséquent sa suspension. L’établissement dit avoir recueilli « de nouveaux éléments ».

Jusqu’à nouvel ordre, Jean Laberge n’enseignera plus au Cégep du Vieux Montréal. Suspendu le 30 janvier en raison de publications prétendument homophobes sur Facebook, le professeur a vu l’enquête à son endroit être prolongée « pour une durée indéterminée », a indiqué Guylaine Fortin, la porte-parole du Cégep.

Le Cégep du Vieux Montréal n’a pas voulu préciser quels « nouveaux éléments » ont été recueillis pour justifier cette décision. Selon nos informations, au moins une autre plainte à l’endroit du professeur a été déposée auprès de la direction ces derniers jours. Il serait cette fois question de propos prétendument sexistes tenus en classe.

Notons que les jeunes gauchistes du Vieux Cégep avaient déjà par le passé dénoncé le professeur Laberge (avec d’autres professeurs pas assez à gauche) dans un « Catalogue des intervenant·es horribles du CVM ». On aimerait donc connaître quelles sont ces accusations et qui sont les étudiants (parfois bien peu modérés) qui rapportent ces propos prétendument sexistes.

Florilège des propos « horribles » que l’extrême gauche du Cégep du Vieux Montréal a relevés


Le racisme inverse n’existe pas, pas de discussion


Comportement « transphobe » de ce professeur d’un cours dont nous doutons même de sa pertinence pour ce qui n’est que le lycée en Europe

Jean Laberge a droit a plusieurs pages dans le document de dénonciation, il est la bête noire de la coterie LGBTQ2SAI+ du Cégep du Vieux Montréal. Les insultes anonymes sont légion.

On peut se demander devant cette mise au pilori si le Cégep du Vieux Montréal ne fait le jeu d’une minorité agissante très déterminée et qui est partie en croisade pour faire rentrer dans le rang les professeurs qui lui déplaisent. Cette coterie dresse des catalogues et appelle anonymement à la délation depuis plusieurs années :








Billet original du 5 février

Le professeur de philosophie Jean Laberge a été suspendu du Cégep du Vieux Montréal en attente d’éventuelles sanctions, a appris Radio-Canada. La direction lui reproche des propos  « homophobes » tenus en dehors de l’établissement, notamment sur sa page Facebook. Le professeur y déclare avoir une aversion pour l’homosexualité. Nous ne sommes pas sûrs si cet « aveu » vaut désormais « homophobie » de nos jours. Le professeur compte plaider le droit à la liberté d’expression.

Jean Laberge est un professeur « controversé » selon Radio-Canada. Fervent catholique, de droite, il se qualifie lui-même de « mouton noir » du Cégep du Vieux Montréal.

Depuis plusieurs mois, ses publications indisposent des étudiants et des collègues. Que ce soit sur sa page Facebook, publique, ou sur le site web du Huffington Post, où il tient un blogue. C’est un texte publié le 17 janvier sur son compte Facebook qui a provoqué la réaction de la direction du cégep. (Voir L’extrême gauche anti-québécoise et le « Catalogue des intervenant·es horribles du CVM.pdf ».)

Jean Laberge exprime sur sa page Facebook et son carnet son « aversion » pour l’homosexualité. Il parle de sa « peur » et son incompréhension de l’homosexualité, même s’il précise qu’il « les respecte » [les homosexuels]. Notez la nuance qui semble ne pas être avoir été perçue par les plumitifs de Radio-Canada.

Suspendu avec salaire



Le professeur a été suspendu mardi dernier, le temps de faire enquête. Il sera entendu par la direction mercredi et une décision devrait être rendue d’ici la fin de la semaine. Le cégep n’a pas voulu commenter l’affaire pour le moment.

Jean Laberge a écrit à ses collègues du département de philosophie pour qu’ils prennent sa défense, mais ceux-ci ont refusé.

Le professeur défend sa liberté d’expression

Joint chez lui par Radio-Canada, Jean Laberge ne comprend pas pourquoi on lui reproche des écrits publiés à l’extérieur de son travail. « C’est la dictature, c’est Big Brother, ça n’a aucun sens », dit-il.

Le professeur pense que le collège « commet une grave erreur » et lui cause « un préjudice considérable », en le privant de la liberté d’expression pour des propos qu’il n’a pas tenus en classe.
La devise du collège « Ouvert d’esprit » n’est que de la poudre aux yeux, de la fausse représentation.

Jean Laberge, dans un courriel à ses collègues du département de philosophie.

« Jean Laberge justifie son dégoût des homosexuels » [dixit Radio-Canada... il parle en réalité de l’homosexualité]

« J’ai un malaise depuis toujours envers l’homosexualité, nous dit-il au téléphone. Mais je ne déclare pas la guerre aux homosexuels. »

Il justifie son sentiment de dégoût de l’homosexualité par des raisons « d’inspiration chrétienne » et affirme n’avoir jamais partagé cela dans ses cours au cégep. « J’ai toujours observé un devoir strict de réserve. »

« J’ai des raisons de penser que l’homosexualité est une vision des choses qui est limitée, qui ne mène pas à l’épanouissement des êtres humains », dit le professeur de philosophie.

J’ai le droit de ne pas préférer l’homosexualité et j’invite les gens à ne pas choisir cette voie-là.

Jean Laberge, en entrevue à Radio-Canada.
« Je parle en tant que croyant », explique le professeur qui s’est déjà présenté au cégep avec une grande croix autour du cou, à l’époque du projet de Charte des valeurs. « Je ne cherche pas à convaincre, je cherche simplement à faire réfléchir », ajoute-t-il.

Ce n’est pas la première fois que Jean Laberge tient de tels propos. Sur le site du Huffington Post, en juillet 2017, il critiquait « le lobby des groupes LGBT », qui expliquerait, selon lui, « l’émasculation des hommes ».

Selon Radio-Canada « En 2013, la Cour suprême avait rabroué [[sic] étrange notion juridique... “condamné” est le terme] un militant anti-homosexualité (lui-même ancien homosexuel) pour ses écrits en statuant que tout n’était pas permis au nom de la liberté d’expression. » Il s’agit de l’arrêt de Whatcott. Selon cet arrêt, même dire la vérité et rappeler le taux important de maladies infectieuses liées à la sodomie (il y a d’excellentes raisons physiologiques à cela) peut être condamné si cela vise de manière « véhémente » un groupe particulier protégé par la loi. Voir Cour suprême — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction ».

La Cour avait toutefois précisé que, pour être interdits, les propos devaient avoir un caractère « haineux ». Mais cette notion est extrêmement vague et très subjective (cela fait du mauvais droit) et le juge Rothstein semble se contredire, car les tracts de Whatcott étaient laconiques et citaient surtout des annonces placées dans certains magazines LGBT, des statistiques et des passages de la Bible, mais ce juge parvient à condamner les simples citations que Whatcott en fait, qui seraient haineuses, et dire que ces mêmes passages dans la Bible ne sont pas haineux. Voir Arrêt Whatcott : la Bible pas « haineuse », mais le juge Rothstein a-t-il tout lu ? Reproduire une annonce d’une revue homo et un verset biblique : un discours haineux ?

Le professeur en droit des libertés de la personne à l’Université Laval, Louis-Philippe Lampron, rappelle que la Cour suprême ne considère pas comme haineux les propos qui portent atteinte à la dignité d’un groupe, qui les méprisent ou les ridiculisent.

« Ce n’est pas suffisant pour équivaloir à de la propagande haineuse, dit-il. Il faut qu’on s’approche de propos qui incitent les gens à la détestation et/ou la violence physique à l’égard de ce groupe-là. »

Notons qu’il y a dans le chef des juges canadiens un amalgame entre la détestation du péché (l’homosexualité ici) enseignée par les grandes religions et la détestation des homosexuels. L’argument sous-tendant cet amalgame serait que le comportement homosexuel (l’homosexualité condamnée par Whatcott) ne serait pas un choix, qu’il serait aussi enraciné en quelque sorte que la couleur de la peau, qu’il serait un comportement réflexif inné et inaltérable et qu’on ne peut donc discuter de sa validité. Argument discutable.

Arrêt Whatcott « controversé » et les craintes de l’époque semblent se réaliser

Gwen Landolt, vice-présidente nationale de REAL Women of Canada, avait qualifié la décision du juge Rothstein de « très déprimante » et de « mauvaise nouvelle ».

Mme Landolt a accusé la Cour suprême de « danser sur des charbons ardents, un pied ici et un pied là, en essayant de faire croire qu’elle fait une chose, alors qu’elle en fait une autre. »

« D’un côté, les juges disent : “Oh, non, non, non, nous ne bâillonnons pas vraiment la liberté de religion et la liberté d’expression et la liberté d’opinion”, mais en fait, ce qu’ils disent faire n’est pas ce qu’ils ont fait », a ajouté Gwen Landolt.

« Dans les faits, ce qu’ils ont fait, c’est de s’attaquer aux croyances religieuses et de donner préséance, à nouveau, comme ils ne cessent de faire, aux droits des homosexuels. »

Selon Landolt, la Cour a sévèrement brimé la liberté de religion en « manipulant et en déformant » la véritable intention de cette liberté « pour servir leur propre objectif, à savoir protéger les homosexuels. »

Pour Mme Landolt, les chrétiens feraient mieux de considérer cette décision comme un « coup de semonce », car ils vont être assaillis s’ils osent défendre la morale sexuelle chrétienne sur la place publique.

Haine et jubilation malsaine

Entretemps, sur la page Facebook du prof Laberge certains internautes s’en donnent à cœur joie avec des arguments qui valent leur pesant de cacahouètes (mal orthographiées).







Accros aux écrans : l'« héroïne numérique »

Aujourd’hui, les scientifiques en sont persuadés : les écrans sont dangereux pour nos enfants. Ils agissent sur leur cerveau, leur concentration. En France, des médecins lancent l’alerte. Aux États-Unis, d’anciens salariés racontent comment les industriels entretiennent la dépendance aux jeux sur téléphones intelligents (ordiphones), et des scientifiques dénoncent leur impact sur le développement de l’enfant. Que se passe-t-il réellement face aux écrans ?

Rayane a 3 ans. Pendant de longs mois, sa maman s’inquiète : toujours dans sa bulle, il ne parle plus et multiplie les crises de nerfs. Un jour, un médecin conseille à cette maman ne plus jamais laisser son enfant regarder de comptines sur son cellulaire. Rayane pouvait y passer des heures ! Au bout de quelques jours, sevré d’écran, Rayane redit « maman » pour la première fois depuis un an. Peu à peu, il redevient un petit garçon ouvert et joyeux.




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Le numérique, quelles conséquences pour l’école ?

Les aveux inquiétants de l'ex-président de Facebook (la mécanique des récompenses)

La blogosphère comparée aux réseaux sociaux

Malgré des prix fixés par ordinateur, les conductrices d'Uber gagnent moins que les conducteurs

Les hommes qui conduisent pour Uber gagnent en moyenne 7 % de plus que les femmes, d’après une étude menée auprès de plus d’un million de conducteurs et conductrices.

Alors que l’économie des petits boulots, devait être, selon certains, la solution pour une société égale entre les sexes, une nouvelle étude de l’Université Stanford sur Uber vient contrer cette prévision : les femmes conductrices gagnent moins que les hommes conducteurs. Après avoir interrogé plus de 1,8 million de conducteurs1, dont 27 % étaient des femmes, cette étude menée par l’Université de Stanford de Chicago et l’équipe économique d’Uber révèle que les hommes gagnent 7 % de plus par heure que les femmes. Elles gagnent en effet 1,24 $ américains, soit 1 €, de moins par heure que ses homologues masculins, cela fait en moyenne une perte de 130 $ américains par semaine.

Les cinq auteurs de l’étude, parmi lesquels on trouve les deux économistes en chef d’Uber, Jonathan Hall et John A. List ou encore le professeur d’économie Paul Oyer, la professeure-assistante en économie à Stanford Rebecca Diamond et Cody Cook de chez Uber, ont analysé les données récoltées par Uber sur ses chauffeurs et leurs gains.

Un algorithme distribue les courses et détermine le prix de la course

Selon les auteurs de l’étude interrogés par Freakonomics, Uber paie ses conducteurs en fonction d’une formule relativement simple et transparente qui tient compte de la longueur du trajet parcouru en milles, de la durée du trajet et, potentiellement, d’un multiplicateur de surchauffe quand la demande est excessivement élevée.

Ainsi, le tarif lui-même est déterminé par un algorithme qui ne tient pas compte du sexe du conducteur. La répartition des courses parmi les conducteurs disponibles ne tient, elle aussi, pas compte du sexe des conducteurs. La structure de rémunération est directement liée à la productivité des conducteurs et non négociée.

Cette transparence et cette simplicité de rémunération sont ce qui rend Uber si intéressant pour l’étude des écarts de rémunération entre les sexes.

Auteurs surpris

Rebecca Diamond pensait qu’il y avait des raisons de penser que l’écart salarial entre hommes et femmes chez Uber pouvait être faible, mais elle y est entrée avec un esprit très ouvert.

La prédiction de John List était plus ou moins que les hommes et les femmes gagneraient la même chose, mais s’il y avait une différence, il pensait que l’écart de rémunération favoriserait légèrement les femmes pour deux raisons. Primo, List savait que les femmes travaillaient moins d’heures par semaine, mais qu’elles pourraient choisir les meilleures heures pendant la semaine. Secundo, s’il y avait une discrimination, il pensait qu’elle aurait lieu dans le chef des clients et que ceux-ci préféreraient les conductrices aux conducteurs.

Aucune discrimination de la part des clients

List et Diamond déclarent à Freakonomics n’avoir trouvé aucune preuve de discrimination du côté des clients, ce qui signifie que les conducteurs ne préfèrent pas les hommes aux femmes ou les femmes aux hommes. Ils considèrent les hommes et les femmes de la même manière lorsqu’il s’agit d’être leur chauffeur. Les chercheurs n’ont pas constaté de différences globales dans les taux de refus entre les conducteurs masculins et féminins par les clients. Et si l’on considère ce paramètre dans la régression, il ne contribue pas à l’écart entre les sexes.

Les hommes travaillent plus et roulent plus vite

L’étude a révélé que la différence de salaire est liée à de simples facteurs d’habitudes chez les chauffeurs. Il faut notamment savoir que les chauffeurs hommes travailleraient 50 % plus souvent ce qui, logiquement, leur permet de toucher en moyenne 21,28 dollars par heure contre 20,04 dollars par heure pour les chauffeurs femmes.

Cette habitude de rouler plus leur permettrait également de mieux connaître le marché et de savoir où et quand il y a les meilleurs prix, Uber changeant les prix de la course en fonction de l’horaire, du lieu ou encore de la demande.

Et ce n’est pas tout : selon Uber les hommes ont tendance à rouler en moyenne 2,2 % plus rapidement que les femmes. Ils se rendent de fait plus rapidement à destination et peuvent plus rapidement accepter une nouvelle course. Si sur une journée cela ne fait pas une grande différence, sur le long terme cette habitude de conduire plus rapidement leur permet de gagner plus d’argent et vient s’ajouter à tous les autres paramètres.

Contrairement à l’intention de certains chercheurs, l’heure quand les courses sont effectuées n’est pas un facteur qui explique le fait que les hommes gagnent plus d’argent (ce serait plutôt l’inverse).

Des choix, des contraintes et des intérêts différents

Pour John List, auteur de l’étude et professeur en Économie à l’Université de Chicago, il faut prendre également certaines « contraintes » en compte. « Les femmes ont plus de contraintes — à savoir, emmener l’enfant à l’école le matin, devoir emmener Johnny à son match de football. Et je pense que ces contraintes conduisent alors les femmes à accumuler moins d’expérience », et donc d’argent.

Pour Rebecca Diamond de l’Université de Stanford, « [i]l est logique de payer les personnes qui font un travail plus productif. Il est normal de payer plus les gens qui travaillent plus d’heures. Je ne pense pas qu’il s’agit là de choses qu’il faudrait jamais changer parce qu’elles seraient un problème. Nous devrions rétribuer les gens en fonction de la productivité. »

Selon Rebecca Diamond, ces différences salariales s’expliquent fondamentalement par des choix différents des hommes et des femmes et non de la discrimination sur le lieu du travail, « à savoir comment les hommes et les femmes font des choix concernant leur vie, plus que simplement dans leur travail », comme les répartitions des tâches à la maison.





[1] Uber emploie à lui seul plus de 3 millions de conducteurs actifs dans le monde qui effectuent 15 millions de courses par jour.

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Liberté reconnue des pâtissiers qui refusaient de confectionner un gâteau pour un mariage homo

Un tribunal de Californie a reconnu lundi à une pâtissière le droit de refuser de vendre un gâteau de mariage à deux personnes de même sexe. Devant les deux lesbiennes préparant leur mariage, Cathy Miller avait invoqué ses « convictions religieuses » pour ne pas confectionner le gâteau. Le juge a expliqué :

« Aucun pâtissier n’a le droit de mettre ses produits dans une vitrine publique, d’ouvrir sa boutique puis de refuser des ventes pour des questions de race, religion, genre ou identité sexuelle. La différence ici est que le gâteau en question n’a pas encore été cuisiné et que l’État de Californie [qui a engagé les poursuites], veut forcer [la pâtissière Cathy] Miller à utiliser ses talents pour créer un gâteau qu’elle n’a pas encore fait tout en sachant que son œuvre sera affichée pour célébrer une union que sa religion interdit. Si ce tribunal forçait [Cathy Miller] à obtempérer, ce serait faire violence à l’essence de la liberté d’expression garantie dans le premier amendement de la Constitution. »

Un différend similaire oppose un couple d’hommes, aujourd’hui mariés, à un pâtissier du Colorado. La décision de la Cour suprême des États-Unis est attendue d’ici juin. Dans cette affaire devenue emblématique s’opposent un pâtissier de l’État du Colorado, Jack Phillips, et deux hommes aujourd’hui mariés, Dave Mullins et Charlie Craig. La transaction commerciale avortée remonte au 19 juillet 2012. Personne n’imaginait à l’époque qu’on en parlerait cinq ans plus tard au sommet du pouvoir judiciaire des États-Unis et que les protagonistes seraient à la Une de la presse nationale.

Invoquant sa foi chrétienne, Jack Phillips a tout bonnement expliqué dans sa pâtisserie en banlieue de Denver, « Masterpiece Cakeshop », qu’il ne pouvait prendre une commande venant de MM. Mullins et Craig. Les deux époux ont alors déposé plainte sur le fondement d’une loi du Colorado interdisant toute discrimination aux commerces accueillant le public.

jeudi 8 février 2018

Éducation: libre choix du privé ou du public aux parents

Sylvain Lévesque rappelle quelques faits intéressants dans le Journal de Québec. Rappelons que pour ce carnet, la liberté des parents doit aller au-delà de choisir une école dans le réseau public ou privé, les écoles devraient avoir plus de libertés en termes de recrutement, de pédagogie et de programme.

Québec solidaire promet, s’ils remportent les prochaines élections, de mettre fin au financement gouvernemental aux écoles privées. Le parti de gauche pense ainsi faire épargner 100 M$ à l’État tout en augmentant le soutien aux écoles publiques, elles qui recevraient 63 000 étudiants de plus au sein de leur réseau.

Quelques chiffres intéressants

  • 125 000 étudiants fréquentent les écoles privées du Québec (Source gouvernement).
  • Il en coûte environ 12 000 $ par enfant dans le réseau public, par élève au secondaire.
  • Dans les écoles privées, les parents assument 40 % des droits de scolarité de leur enfant, c’est-à-dire, une moyenne de 4500 $ par individu. (Voir ici tableau 1, page 13. Indexé pour 2017)


Une économie ?

Québec solidaire prétend qu’en coupant le financement public aux écoles privées, 50 % des 125 000 élèves ne pourraient encaisser cette hausse et s’inscriraient dans une école publique.

Sans aide gouvernementale, je m’excuse, mais beaucoup plus de parents n’auraient tout simplement plus les moyens d’envoyer leurs enfants dans ces écoles et n’auraient d’autre choix que de renoncer à ce choix. Est-ce 70 %, 80 % ou 90 % ? Je l’ignore, mais c’est certainement au-delà de 50 %.


Ceci étant dit, si le gouvernement se trouve à payer 100 % de la facture d’éducation au lieu du 60 % de 80 000 à 100 000 enfants supplémentaires, il est évident qu’au lieu d’avoir des économies, nous paierons collectivement davantage. En fait, 100 000 élèves de plus coûteraient 450 millions $ de plus. À ce montant, nous devons retrancher les subventions données aux écoles privées que nous ne verserions plus, c’est-à-dire (7500 $ x 25 000 élèves = 187,5 millions $).

De plus, est-ce que les écoles publiques actuelles ont la capacité d’accueillir 100 000 étudiants de plus à la prochaine rentrée ? Sinon, combien faudra-t-il investir pour agrandir les écoles ou pour en construire de nouvelles ?

Un choix individuel

Il est faux de prétendre que la majorité des parents qui font le choix de l’école privée sont tous des « riches ». Je connais plusieurs couples avec des revenus familiaux de 80 000 à 100 000 $ avant impôt qui ont fait ce choix. Ces parents, ils se serrent la ceinture, il renonce aux vacances d’été et aux petites sorties pour offrir à leurs enfants la meilleure éducation qui soit.

Comprenez-moi bien, je ne dis pas que les écoles publiques n’offrent pas une bonne qualité d’enseignement, mais l’encadrement des élèves y est en général supérieur dans les écoles privées, ne serait-ce que parce qu’il y a moins d’élèves à superviser. D’ailleurs, permettez-moi de vous souligner que je suis moi-même un produit de l’école publique.

Le modèle unique

Après le patriarcat [et patrimoine], c’est le mot privé qui fait hantise chez les solidaires. Ils ont un préjugé positif envers tout ce qui est étatique. Sans le privé, les écoles publiques auraient-elles ressenti de la pression pour développer des programmes à vocation comme le sport-étude, art-étude, ou encore les nombreux parcours internationaux et linguistiques ? Le secteur privé se distingue du public parce que pour avoir des clients, il se doit d’être performant sans quoi, les portes se fermeront.

Pourquoi un jeune politicien comme Gabriel Nadeau-Dubois voudrait-il empêcher des milliers d’enfants d’avoir accès à ce dont il a lui-même bénéficié au Collège Regina Assumpta de Montréal ? « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

L’État omniprésent, l’interdiction de tout ce qui priver et la création de monopoles gouvernementaux, c’est un peu ça la lente soviétisation du Québec. Jean-François Lisée n’a pas tort quand il parle du « Politburo ».
Voir aussi

Rappel : Les Québécois veulent des bons d’étude Sondage Léger : 55 % des Québécois (63 % des parents) se montrent très ouverts à la mise en place des chèques éducation, le gouvernement octroyant une somme fixe pour la scolarité de chaque enfant et laissant alors les parents choisir l’école publique ou privée qu’ils privilégient.

Bermude abroge le mariage de même sexe et le remplace par une union civile

L’abrogation du mariage de même sexe par l’île de Bermude serait une première dans le monde.


La législation remplaçant le « mariage homosexuel » par des « partenariats conjugaux » (des unions civiles) aux Bermudes a été promulguée par le gouverneur mercredi. Les critiques de cette loi l’ont qualifiée de recul sans précédent des droits civils sur le territoire insulaire britannique.

Le ministre de l’Intérieur Walton Brown a déclaré que la législation signée par le gouverneur John Rankin visait à équilibrer l’opposition au « mariage homosexuel » sur l’île socialement conservatrice tout en se conformant aux décisions des tribunaux européens [les vrais maîtres ?] qui garantissent la reconnaissance et la protection des couples de même sexe sur le territoire.

Le Sénat et la Chambre d’assemblée des Bermudes avaient adopté à une large majorité la loi en décembre et une majorité d’électeurs se sont opposés au « mariage homosexuel » lors d’un référendum.

« La loi vise à établir un juste équilibre entre deux groupes actuellement inconciliables aux Bermudes [et quelque part dans un tribunal non élu en Europe apparemment], en réaffirmant que le mariage doit être une union entre un homme et une femme tout en reconnaissant et en protégeant les droits des couples de même sexe », [...] Les couples dans une union civile officielle auront désormais des droits « équivalents » à ceux des couples hétérosexuels mariés, y compris le droit de prendre des décisions médicales au nom de leur partenaire, a indiqué Brown dans un communiqué publié par le gouvernement. Une demi-douzaine de « mariages de même sexe » ont été célébrés aux Bermudes depuis la légalisation de celui-ci par une décision de justice en mai 2017 et l’abrogation de celui-ci par la nouvelle loi [les tribunaux sont devenus les décideurs des questions de société, voir La Cour suprême du Canada : décideur politique de l’année 2014].

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