mercredi 8 mars 2023

Journée internationale des femmes — Des experts de 75 pays demandent l’abolition des mères porteuses (la GPA)

Une centaine d’experts de différentes disciplines et de 75 nationalités ont signé vendredi 3 mars la déclaration de Casablanca demandant aux États l’abolition de la GPA.


Juristes, médecins ou psychologues, chercheurs et praticiens, de toutes cultures et de tous continents, ils travaillent depuis longtemps sur le sujet de la gestation par autrui (GPA), et de ses effets sur les personnes comme dans la société. Ils sont parvenus à ce constat partagé que la dimension internationale de la GPA exige une réponse mondiale, et qu’une Convention internationale serait le seul moyen efficace d’obtenir l’abolition de la GPA (cf. GPA : « la seule solution est l’abolition »).

La GPA porte atteinte à la dignité humaine

Convaincus de la nécessité de travailler ensemble sur les moyens de susciter une telle initiative pour protéger femmes et enfants, ils ont décidé de rédiger une proposition de Convention internationale. Malgré les divergences, les experts ont fédéré leurs efforts afin d’avancer et de « défendre une cause juste », la dignité des enfants et de la femme (cf. La GPA : « une violence faite à toutes les femmes »), mais aussi « de l’humain dans sa globalité », se félicitent les organisateurs. « Un combat contre un paradigme ».

Parmi les participants de cette initiative mondiale, on retrouve notamment des Français comme Aude Mirkovic, maître de conférences en droit et porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance ou Olivia Sarton, avocate et directrice scientifique de l’association.

Les signataires de la déclaration de Casablanca sont « conscients de la souffrance des personnes qui ne peuvent pas procréer », mais aussi « de l’enjeu international d’une protection efficace de la dignité humaine » comme ils le mentionnent. Ils sont aussi « convaincus que le contrat de gestation pour autrui […], porte atteinte à la dignité humaine et contribue à la marchandisation des femmes et des enfants » (cf. GPA : la femme exploitée).

« Condamner la GPA dans toutes ses modalités et sous toutes ses formes »

Les experts demandent « aux États de condamner la GPA dans toutes ses modalités et sous toutes ses formes, qu’elle soit rémunérée ou non, et d’adopter des mesures pour combattre cette pratique ».

Cinq recommandations sont également adressées aux États : « interdire la GPA sur leur territoire », « refuser toute valeur juridique aux contrats comportant l’engagement pour une femme de porter et remettre un enfant », « sanctionner les personnes […] qui se proposent comme intermédiaires, qui recourent à la GPA sur leur territoire, les ressortissants qui recourent à la GPA en dehors de leur territoire », mais aussi « agir en vue de l’adoption d’un instrument juridique international emportant abolition universelle de la GPA ».

En annexe, un projet de Convention internationale est proposé. Il est « à la libre disposition des États qui voudront s’engager dans cette démarche », précisent les organisateurs.

« Aucun encadrement ne peut la rendre acceptable »

Le texte de la déclaration est délibérément bref. Il ne développe pas les motifs et n’exige pas de se mettre d’accord sur tout, mais de se concentrer sur le résultat, expliquent les organisateurs. « La Déclaration de Casablanca se démarque des autres initiatives internationales existant en matière de GPA, car elle demande l’abolition et non l’encadrement de la GPA » précisent-ils également.

« La GPA est intrinsèquement contraire à la dignité humaine et aux droits humains. Aucun encadrement, quel qu’il soit, ne peut la rendre acceptable. La GPA éthique est un leurre, car elle n’existe pas et ne peut pas exister » rappellent-ils (cf. « Ceux qui utilisent le mot éthique comme complément de la GPA sont des menteurs, des ignorants ou des candides »). « Le petit enfant est le grand oublié » ajoute Anne Schaub, psychologue en Belgique (cf. GPA : un enfant conçu avec le mauvais sperme abandonné).

Le Maroc, une référence

À ce jour, environ quinze pays autorisent la gestation par autrui, dont certains en Europe. La Russie, l’Ukraine (cf. GPA en Ukraine : deux naissances par semaine de commanditaires français), une partie du Mexique ou certains États des États-Unis le font sans condition, d’autres la limitent à leurs seuls ressortissants, ou encore à la « GPA altruiste » (cf. Royaume-Uni : augmentation du nombre de mères porteuses). Le Maroc, qui accueille le séminaire, fait, lui, figure de référence. Sa législation interdit et sanctionne pénalement le recours à la GPA. Quant à la France, la pratique est illégale, mais les enfants nés par GPA à l’étranger peuvent être inscrits à l’état civil (cf. GPA : la « complaisance » de la France ?).

Il n’existe pas de chiffres du nombre de GPA pratiquées au niveau mondial. En revanche, l’un des experts indique que, dans le monde, le marché de la GPA s’évalue à 27 milliards de Dollars. La répartition est particulièrement marquante : 63 % iraient vers les cliniques, 33 % vers les avocats et autres « prestataires », et seulement 1 % de ce marché reviendrait aux mères porteuses.

De nombreuses questions abordées

Au cours du séminaire, de nombreuses interventions ont permis d’apporter un éclairage pluriel et complémentaire sur ce sujet complexe.

Différents points ont été évoqués : la dignité de la mère porteuse, sa liberté et son consentement, mais aussi la négation de sa douleur. Le regard anthropologique sur la GPA, la dimension internationale du commerce des mères porteuses, les aspects juridiques de la GPA, la filiation de l’enfant né de la GPA ou encore les enjeux psychologiques de la GPA pour l’enfant, y compris lors de la vie prénatale, ont aussi été abordés.

Le début d’une dynamique

Cette réunion n’est que la première étape, le début d’une dynamique à développer. Sur le modèle, par exemple, de la COP sur le climat, suggèrent les organisateurs. Sensibiliser le grand public, mais aussi les pouvoirs publics et les institutions afin de promouvoir à terme un traité international mettant fin à la pratique de la GPA partout dans le monde, tel est l’objectif.

Les différents experts présents vont désormais aller à la rencontre des instances gouvernementales de leurs propres pays pour poursuivre le travail.

À Casablanca, Luis Ernesto Pedernera Reyna, membre et ancien président du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, ainsi que Suzanne Aho Assouma, membre et ancienne vice-présidente de cette même institution, étaient présents comme observateurs au séminaire. Un « bon signal », relèvent les organisateurs.

En attendant que l’ONU et les chefs d’État réfléchissent ensemble, il serait déjà bien que les États commencent par respecter les engagements actuels de leurs législations. Tel n’est pas le cas de la France. La loi française sanctionne en théorie, mais n’est pas appliquée (cf. GPA : Emmanuel Macron réaffirme « les lignes rouges ». Et en pratique ?).

Journée internationale de la femme — Tribunal décide que les hommes biologiques peuvent participer aux épreuves féminines de force athlétique

La 100 % Raw Powerlifting Federation a averti lundi que le sport pourrait être en péril pour les athlètes féminines à la suite de la décision d’un tribunal qui oblige USA Powerlifting (l’association américaine de force athlétique) à autoriser les femmes transgenres à concourir parmi les femmes biologiques.

« C’est terrible », a déclaré lundi le président Paul Bossi à l’antenne de Fox News. « Je suis assez bouleversé à ce sujet. Beaucoup de femmes haltérophiles de notre organisation sont bouleversées à ce sujet. »

« Les femmes travaillent vraiment, vraiment dur pour arriver là où elles sont et ce changement ici, ça va détruire non seulement la dynamophilie (autre nom de la force athlétique), mais ça va aussi se répercuter et détruire d’autres sports. »


Le tribunal du Minnesota, statuant en faveur de l’athlète transgenre JayCee Cooper (ci-dessus) né homme, a déclaré que la politique de longue date interdisant aux athlètes transgenres de concourir dans la catégorie féminine violait la loi sur les droits de l’homme du Minnesota sur le principe de « séparation et ségrégation ».

Bossi a déclaré « qu’il ne fait aucun doute » que les compétitrices affrontant un athlète masculin biologique du même âge et de la même expérience ne seraient pas à la hauteur.

« Nous n’avons eu qu’un seul incident où un homme qui a changé de sexe [qui se dit femme] a voulu concourir avec nous, il a participé et il a battu quatre records du monde. Nous avons dû la disqualifier par la suite. Nos statuts stipulent que l’on concourt dans la catégorie dans laquelle on est né… », a-t-il déclaré.

« Il y a une raison pour laquelle il y a le Titre IX. [Le Titre IX a permis le développement de compétitions sportives féminines dans les universités américaines.] Il y a une raison pour laquelle il y a des divisions masculines et féminines dans tout. Les hommes sont naturellement plus forts, ils accumulent 67 % de masse musculaire en plus. Ils produisent naturellement de la testostérone qui est un produit chimique inducteur musculaire que votre le corps libère… nous savons tous pourquoi les hommes se débrouillent si bien et sont tellement plus forts, voilà pourquoi. »

Illustration du soulevé de terre
 

Il a ajouté que les records de dynamophilie pour les hommes sont nettement plus élevés que ceux des femmes, le poids record des hommes en soulevé de terre avoisine 1 100 livres (501 kg) éclipsant les femmes, qui parviennent rarement à lever de 400 livres (180 kg).

Deux athlètes féminines ont fait part de préoccupations similaires plus tôt lundi sur l’antenne de Fox News déclarant que la décision du tribunal était « décourageante ».

« Les femmes font face à tellement de difficultés qu’elles le sont… Je me suis lancée dans la dynamophilie pour guérir de mon alcoolisme. Je suis sobre depuis quatre ans. Je me suis lancée dans la dynamophilie pour améliorer ma santé mentale il y a quelques années pendant COVID, donc devoir faire face à la dépendance, au COVID et maintenant à la concurrence d’hommes dans ma fédération… c’est déchirant et décourageant », a déclaré April Hutchinson, une haltérophile d’Équipe Canada.

L’ancien champion de natation de la NCAA, Marshi Smith, partage cet avis.

« Il semble que nous entrons maintenant dans une ère sombre où la vérité ne prévaut plus. Les juges du pays devraient rechercher la vérité et la justice », a-t-elle déclaré.

« Insinuer que les femmes devraient être capables de surmonter, par exemple, dans le sport de l’haltérophilie, un avantage masculin de 30 % à 60 % dans le sport, c’est scandaleux et d’essayer d’attribuer cet énorme écart à de meilleures installations d’entraînement ou à l’entraînement, est vraiment insultant pour les femmes. »


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Journée internationale des femmes — Homme argentin qui se dit femme reçoit Prix 2023 de la femme de courage   

Un nageur qui se dit femme pulvérise les records de natation féminine aux États-Unis

Silence des championnes quand on leur demande de commenter ce « jour historique » (était Un premier haltérophile qui se dit femme pourrait participer aux JO chez les femmes) 

Épreuve de natation serait discriminatoire à l’égard des noirs, selon une plainte

Sénat du Mississippi approuve loi interdisant aux hommes de participer à des événements sportifs féminins

Biden signe décret qui permet aux étudiants nés hommes de concourir chez les femmes s’ils se sentent femmes

Les jeunes enfants sont soumis à une campagne de promotion des travelos  

Espagne — une première fille trans repentie poursuit la Santé publique 

Écosse : démission de la Première ministre qui privilégiait le wokisme trans à l’indépendance  

Ontario — Exclu de son école catholique pour avoir dit qu’il n’y avait que deux genres, il est ensuite arrêté par la police  

France — 48 % des lycéens disent « ne pas se reconnaître dans les catégories femmes/hommes »  

Un quinquagénaire trans qui se dit « une princesse des glaces » participe à la cérémonie de patinage  

Cours sur la théorie du genre à 5 ans, sur la prise d’hormones et la chirurgie de changement de sexe…

Trudeau au show travelo 

Qu’est-ce qu’une femme ? (vidéo sous-titrée en français)  

Affiche subventionnée par Québec « contre la violence sexuelle » faite aux trans (m à j) 

Grande école de danse britannique supprime le ballet de son concours, car trop cisgenré et trop empreint d’« idées européennes blanches » 

États-Unis — Viol d’une élève dans les toilettes pour filles, sodomisée par un élève trans, couvert par des autorités scolaires (m à j) 

Ministère de la Justice du Québec finance les pronoms trans 

Belgique — Homme qui se dit femme veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature

Journée internationale des femmes — Homme argentin qui se dit femme reçoit Prix 2023 de la femme de courage

L’épouse du président des États-Unis, Jill Biden, et le secrétaire d’État des États-Unis (ministre des Affaires étrangères), Antony Blinken, ont décerné en ce 8 mars à un homme biologique le Prix international de la femme de courage.

Alba Rueda, 46 ans, est un activiste trans argentin qui se considère femme.

 Le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes.

Alba Rueda a reçu le Prix international de la femme de courage (en anglais : International Women of Courage Award) un prix américain décerné, chaque année par le département d’État américain, aux « femmes du monde entier qui ont fait preuve de leadership, de courage, d’ingéniosité et de volonté de se sacrifier pour les autres, en particulier pour une meilleure promotion des droits des femmes. »

Alba Rueda, actuellement envoyé spécial de l’Argentine pour l’orientation sexuelle et l’identité de genre au ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et du Culte, a été la première sous-secrétaire argentine aux politiques de diversité au nouveau ministère de la Femme, du Genre et de la Diversité.

Rueda a activement fait campagne pour changer le nom de la Conférence nationale des femmes en « Conférence plurinationale des femmes et des personnes lesbiennes, travesties, transgenres, bisexuelles, intersexuées et non binaires » afin d’inclure les identités diverses, dissidentes et racialisées. Son activisme l’a amené à se battre pour la loi sur l’égalité dans le mariage, la loi sur l’identité de genre et la loi Diana Sacayán et Lohana Berkins sur la promotion de l’accès à l’emploi formel des personnes travesties, transsexuelles et transgenres.

« Tout le monde sait que les hommes font les plus meilleures femmes ». Voir Tribunal décide que les hommes biologiques doivent être permis de participer aux épreuves féminines de force athlétique

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Autre lauréat 2023, la militante du très controversé régiment Azov, Youliia « Taïra » Paievska, qui aurait « fait preuve d'un courage moral et physique extraordinaire en défendant l'Ukraine contre l'agression russe incessante. » Sur ce régiment voir Radio-Canada : Le Canada a formé des éléments d’un régiment ukrainien lié à l’extrême droite


 

mardi 7 mars 2023

Inde — Le Premier ministre invité à mettre fin à la montée des violences contre les minorités chrétiennes

Du site des Missions Étrangères de Paris :

Un groupe d’anciens fonctionnaires appelle Modi à mettre fin aux attaques contre les chrétiens

Le 4 mars, un groupe de 93 anciens fonctionnaires et membres du Constitutional Conduct Group a adressé une lettre ouverte au Premier ministre indien Narendra Modi afin de l’appeler à mettre fin à la montée des violences contre les minorités chrétiennes dans le pays. L’Inde compte moins de 2,4 % de chrétiens. « Nous sommes profondément troublés par ce harcèlement continu contre les groupes minoritaires », ont dénoncé les signataires, dont certains ont été ambassadeurs en Europe.

 


 Des chrétiens indiens, le 8 janvier à la Nouvelle-Delhi lors d’une veillée aux chandelles contre les violences faites aux minorités.

Un groupe d’anciens fonctionnaires indiens a appelé le Premier ministre Narendra Modi à mettre fin à la montée des violences contre les minorités chrétiennes dans le pays. Dans une lettre datée du 4 mars, signée par 93 anciens fonctionnaires et membres du Constitutional Conduct Group, ils ont demandé au gouvernement BJP (Bharatiya Janata Party) pro-hindou d’assurer un traitement équitable et impartial vis-à-vis de la communauté chrétienne. « Il est urgent que vous, Premier ministre, leur donniez cette assurance », ont-ils insisté dans la lettre ouverte.

Selon le Forum chrétien unifié (UCF), une organisation œcuménique basée à New Delhi, l’Inde a enregistré 598 cas de violences contre les chrétiens dans 21 États du pays en 2022. Ce chiffre s’élevait à 279 en 2020 et à 505 en 2021, selon un rapport de l’UCF. Ces attaques, qui comprennent du boycottage social, des profanations d’églises et des arrestations de leaders chrétiens, ont eu lieu en majorité dans les États de l’Uttar Pradesh, du Madhya Pradesh, du Karnataka et du Gujarat, tous dirigés par le parti de Modo, ainsi qu’en Odisha, au Chhattisgarh et au Maharashtra, où le parti PJB est fortement présent.

« Nous sommes inquiets des actions toujours plus viles contre une petite minorité »

La plupart de ces États indiens ont voté des lois controversées anti-conversion, que les groupes nationalistes hindous utilisent pour cibler les chrétiens et leurs célébrations. « Nous sommes profondément troublés par ce harcèlement continu via des actions criminelles et des discours de haine, contre les groupes minoritaires dans le pays », ont déploré les signataires. Ils ont ajouté que « nous sommes inquiets des actes et des paroles de haine contre toutes les minorités, et des insultes et actions toujours plus viles contre une petite minorité religieuse, les chrétiens ».

Selon la lettre, la Constitution indienne stipule que tous les citoyens indiens, quelle que soit leur religion, sont égaux en droits. « Mais nous sommes forcés de protester contre la multiplication des affaires discriminatoires contre les chrétiens ces derniers temps », ont insisté les signataires. La lettre a également observé que les chrétiens sont régulièrement accusés de conversions forcées, alors qu’ils représentent moins de 2,4 % de la population indienne, sur 1,3 milliard d’habitants.

D’autant plus que cette proportion est restée plus ou moins la même depuis le recensement de 1951. « Pourtant, dans l’esprit de certains, ce chiffre minuscule est une menace pour les hindous qui forment plus de 80 % de la population », ont ajouté les anciens fonctionnaires, dont certains ont été ambassadeurs d’Inde dans plusieurs nations européennes.

(Avec Ucanews, via Belgicatho)

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Inde — Rites et prières hindous obligatoires dans les écoles publiques et privées

Inde — Pour la première fois, une formation complète des médecins en hindi et non plus en anglais 

En Inde, l’avortement sélectif des petites filles menace de plus en plus l’équilibre du pays 

Déboulonner Gandhi

Erreurs, imprécisions et omissions dans le manuel d’ECR pour la 6e primaire de Modulo (mythe Gandhi et al.)

Qui est Fernand Ouellet, père du cours d’éthique et de culture religieuse selon Jean-Pierre Proulx ?

Québec — Jamais autant de décès qu'en 2022, plus bas nombre de naissances depuis 2005

Nombre de naissances et de décès au Québec de 1995 à 2022


La population du Québec en

fin 1995 : 7,2 millions

fin 2005 : 7,6 millions

fin 2022 : 8,7 millions

Le taux de natalité du Québec (rapport entre nombre de naissances et population)

en 1947 :  31,1   

en 1960 :  27,5    ‰

en 1995 : 12,102 

en 2005 : 10,088 ‰

en 2022 :   9,329 

Il y avait donc à peu près 3 fois plus d’enfants par habitant entre 1947 et 1960 qu’en 2022.



lundi 6 mars 2023

Le statisticien Pierre Chaillot sur ce que les chiffres de la Covid révèlent

Pierre Chaillot est statisticien. Depuis le début de la crise du Covid, il a collecté scrupuleusement toutes les semaines l’intégralité des données officielles disponibles sur les sites d’EUROSTAT, de l’INSEE, de la DREES et des différents ministères. Mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc.

Deux ans d’un travail méticuleux, qu’il a rendu public régulièrement sur sa chaîne YouTube « Décoder l’éco », suivie par plus de 50 000 personnes.

Qu’a-t-il constaté ? De gigantesques anomalies.

En France comme dans tous les autres pays européens, la mortalité de l’année 2020 standardisée (c’est-à-dire étudiée par tranches d’âges et non pas en données brutes) est au niveau de celle de l’année 2015 soit la septième année la moins mortelle de toute l’histoire de France.

Quant à la mortalité de l’année 2021, elle au niveau de celle de 2018, la troisième moins mortelle de toute l’histoire de France.

Les chiffres présentés par les médias et les organes publics sont partiels et tronqués, aussi bien en ce qui concerne la mortalité que l’activité hospitalière ou l’efficacité vaccinale.

Il expose dans ce livre la totalité de ses recherches pour qu’enfin un débat scientifique serein puisse avoir lieu sur cette crise dont les conséquences sont loin d’être derrière nous.


Covid 19, ce que révèlent les chiffres officiels
Mortalité, tests, vaccins, hôpitaux, la vérité émerge
par Pierre Chaillot
paru le 18 janvier 2023,
chez l’Artilleur,
à Paris,
480 pp.,
ISBN : 978-2810011520


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New York Times : L’obligation de port du masque n’a servi à rien. En tirerons-nous des leçons ? 

Le Conseil de l’ordre des médecins donne raison au Dr Christian Perronne, désinformateur controversé pour Radio-Canada  

Gestion de la pandémie — La sédentarité a bondi chez les jeunes  

Danemark arrête la vaccination anti-covid pour les moins de 18 50 ans (sauf cas particuliers) 

Documents judiciaires révèlent que l’interdiction de voyager au Canada n’avait pas de fondement scientifique (m à j)

Le Dr James Thorp (vidéo ci-dessous), gynécologue-obstétricien et expert en santé reproductive des femmes, est co-auteur d’une étude évaluée par des pairs sur les effets dangereux des injections Covid sur la santé reproductive.

Cette étude basée sur les données de la FDA et du CDC montre une augmentation significative des fausses couches, des décès fœtaux, des troubles menstruels, etc.

« La promotion de ces vaccins expérimentaux Covid-19 dans le monde est la plus grande violation de l’éthique médicale de l’histoire de la médecine, peut-être même de l’humanité ».

 

 

Les jeunes enfants sont soumis à une campagne de promotion des travelos

Dans les écoles, les bibliothèques ou les médias, les petits Français sont soumis depuis quelques mois à une campagne de promotion des « drag-queen ». Quel est l'objectif si ce n'est de déstabiliser tous leurs repères dans une période où ces jeunes enfants se construisent ?

En Grande-Bretagne, un spectacle de travelos pour bébé provoque la colère et l’indignation

• Dans ce numéro destiné aux bébés, un homme à moitié nu et chaussé de cuissardes exécute un numéro de bondage (asservissement) devant des enfants et des parents lors d'un "événement sensoriel".

• Le cabaret "CabaBabaRave" se présente lui même comme « une "petite tranche de plaisir de l'après-midi" qui mêle cabaret et "moments sensoriels captivants pour les bébés" avant de "se terminer en rave". » (plus de détails en anglais)

dimanche 5 mars 2023

Mathieu Bock-Côté: «Quand la pseudoscience entend confisquer le débat sur l’immigration»

La chronique de Mathieu Bock-Côté dans le Figaro du 4 mars.

Lundi paraissait dans Le Monde une étonnante tribune de signataires se déclarant « scientifiques » et exigeant justement qu’au nom de la « science », les termes du débat sur l’immigration soient intégralement reformulés. On trouvait parmi les signataires la fine fleur du progressisme mondain et une masse de figures appartenant à ce qu’on pourrait appeler la « lumpenintelligentsia », mais réclamant néanmoins qu’on les écoute religieusement. Le titre de la tribune témoignait d’un esprit de sérieux quelque peu lyssenkiste : « Il est urgent de remettre de la raison et du débat démocratique dans le traitement des questions de migration ».

Leur propos se veut sans appel.

« Les chercheurs de toutes les disciplines sont d’accord : il n’y a pas de submersion migratoire, les régularisations et les sauvetages en mer n’ont jamais provoqué d’“appel d’air” et le grand remplacement de la population française est un mythe. Sociologues, politistes, économistes, juristes, démographes, géographes, historiens et philosophes sont unanimes sur ces questions. Malgré leurs efforts pour se faire entendre, les scientifiques se désolent de voir les résultats de la recherche ignorés ou détournés dans les débats publics et les discours politiques. » Rassurante unanimité ! Circulez, il n’y a rien à voir.

Le commun des mortels serait victime d’un système médiatique laissant croire partout à l’existence d’une mutation démographique à l’échelle occidentale.


Plus encore, « contrairement aux idées reçues, il n’y a pas davantage d’arrivées dans les pays développés ; les flux migratoires vers les pays du Sud global sont équivalents quantitativement ».

Autrement dit, le Sud ne remonterait pas davantage vers le nord que ce dernier ne migrerait vers le sud. Au pays de l’immigration massive qui n’existe pas, tout va bien, ce qui n’empêchera pas demain les idéologues immigrationnistes de chanter la diversité d’une France n’ayant plus rien à voir avec la France d’hier, sans qu’on sache, selon leur raisonnement, d’où cette diversité nouvelle provient.

Cela n’empêche pas plusieurs de ces « scientifiques », qui sont en fait des idéologues immigrationnistes, d’affirmer au même moment, mais dans d’autres lieux, que les mouvements migratoires de masse sont inévitables, qu’il est vain de vouloir les contenir, et qu’il vaudrait mieux « faire avec ». Pour reprendre les mots d’un des signataires de cette tribune qui s’exprimait ailleurs dans la presse cette semaine, « mener une politique rationnelle (…) demande du courage politique pour considérer la migration comme une donnée structurelle qu’il faut organiser plutôt que lui résister ».

Un autre signataire dira que la meilleure manière d’éviter d’avoir des immigrés irréguliers sur le territoire consiste à les régulariser. Il fallait y penser.

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Pour l’instant, nos « scientifiques » ont une proposition : ils souhaiteraient l’organisation d’une convention citoyenne sur la migration, qu’ils pourraient encadrer, éclairer, paramétrer. « Une convention citoyenne repose sur la montée en compétence des citoyens tirés au sort. Ces derniers écoutent et débattent avec des scientifiques et des experts de la société civile. »

Nos scientifiques ajoutent même que « davantage qu’un référendum, un débat citoyen a un rôle à jouer pour guider l’action publique ».

On retrouve alors un vieux réflexe de la gauche idéologique : elle hurle au dévoiement de la démocratie dès lors qu’elle ne maîtrise plus intégralement les termes du débat public.

Mais d’où vient le sentiment qu’ont plusieurs de devenir étrangers et minoritaires en leur propre pays ? Du fait qu’ils seraient enfermés dans une conception périmée de l’identité, associée à l’existence d’un peuple historique, auquel les immigrés seraient appelés à s’assimiler. Dès lors qu’on explique que ce peuple n’a jamais existé, que la majorité d’accueil est un concept fantasmé dont la définition a tellement changé au fil de l’histoire qu’elle est insaisissable, la possibilité d’une submersion migratoire vient de se dissoudre conceptuellement. Il suffit apparemment d’expliquer au peuple qu’il n’existe pas pour calmer sa peur de la disparition. Il arrive toutefois au peuple de ne pas croire à la théorie de son inexistence.

On pourrait se moquer longtemps, je le disais plus haut, du lyssenkisme de ces « scientifiques » auxquels font écho sur un autre sujet ceux qui nient l’existence des sexes et qui entendent les ramener exclusivement dans le domaine du genre. Leur manifeste ressemble à celui qu’on aurait pu produire à l’académie des sciences morales de L’URSS, en 1988, pour expliquer la valeur scientifique insurmontable du marxisme et le caractère impérissable du socialisme réel. C’est le propre des idéologies qui se prennent pour la science : plus le réel les dément, plus elles se radicalisent et se fâchent à l’idée qu’on les contredise.




samedi 4 mars 2023

Victoire par KO de Ron De Santis sur Disney

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le conflit qui a opposé le lobby LGBT+, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et le géant du divertissement, Disney. Et dans cette guerre culturelle, le pouvoir médiatique « woke » aura finalement été pourfendu par le pouvoir politique. L’image du jour, c’est Noël Le Graët évincé par le ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, élue miss menteuse par les supporters de Liverpool.

Dans la revue de presse, I-Média revient sur les Français racistes et envieux des riches selon Roselyne Bachelot, puis sur le Covid qui serait un incident de laboratoire selon le FBI dans un contexte tendu avec la Chine, mais aussi sur l’ARCOM qui met la pression sur CNews et enfin sur l’Intelligence Artificielle en route pour déclasser le journalisme.

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Walt Disney perd 33 % de sa valeur en bourse en un an 

Dingo chez Disney : militantisme pro-LGBTQ2SAI+ à tous les étages ? 

La nouvelle Blanche-Neige : une militante « métisse » d’extrême gauche obsédée par la censure 

La Reine des Neiges 2 et La Guerre des étoiles IX, fers de lance du credo progressiste de Disney

Disney+ fait précéder ses films « culturellement datés » d’un avertissement

Progrès : la nouvelle production de La Belle et la Bête de Disney donne le rôle de Belle à une femme noire, obèse et « queer »   

Superman woke fait un four (était La Guerre contre l’homme hétéro avec Playboy et Superman) 

Projet de loi de Floride interdirait les discussions sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre au primaire

Cinéma — le marché chinois a dépassé le nord-américain, part d’Hollywood s’effondre en Chine

Défense nationale du Canada : croire à l'égalité, mais pas à l'équité (la discrimination) c'est être raciste...

Sur le site de la Défense nationale du Canada, sont racistes ceux « qui croient à l'égalité, mais pas à l'équité ».  

Rappelons que dans le lexique woke  « équité » signifie arriver au même résultat (égalité des résultats, plutôt qu’égalités des chances) au prix de discriminations multiples contre les personnes issues de milieux considérés favorisés par l'histoire, le patriarcat, la colonisation, etc.  Bref, pas de chance pour le soldat mâle, blanc et hétérosexuel...


Source : https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/services/racisme-systemique-discrimination/outils-lutte-contre-racisme/racisme-ou-alliance.html 

Source: https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/services/racisme-systemique-discrimination/outils-lutte-contre-racisme/guide-conversations-courageuses.html

« Un autre mot pour woke, la gentillesse »

Entretemps pour Bob Rae, l'actuel Ambassadeur canadien aux Nations unies et ancien chef du Parti libéral du Canada, le wokisme c'est la gentillesse. Les réponses à ce gazouillis ne sont pas piquées des vers.