mardi 6 juin 2023

Propos transphobes et cisgenrés à la maternelle

Ce film de 1990 peut-il encore être diffusé aujourd'hui ? C'est un concentré de stéréotypes de genre (en plus d'être sexiste, misogyne et âgiste). 

Les filles jouent à la poupée, les garçons au camion. On y distribue même du lait à tous les enfants de la maternelle ce qui est un trait de racisme systémique blanc (l'intolérance au lactose augmente à partir de 3 ans dans les « populations » non européennes).

« Le Québec brûlera plus que jamais en raison de la crise climatique »

Titre sensationnaliste du Devoir qui se base sur « les experts » (pas des experts, hein)…

C’est possible, mais on ne voit pas de raisonnement derrière ce titre si ce n’est un début de saison sec qui concentre plus d’incendies que dans le passé récent. Il est encore bien trop tôt pour affirmer que 2023 dans son ensemble sera exceptionnel. Et même s’il l’était cela ne ferait pas une tendance climatique. Le réchauffement du climat doit augmenter l’évaporation et les précipitations (l’eau doit bien retomber quelque part), cela peut se solder par plus de sécheresse ou plus d’humidité selon les endroits…

L’article sensationnaliste du Devoir affirme que « les superficies brûlées annuellement pourraient être multipliées par deux, voire par quatre au cours des prochaines décennies ».

Dans un avenir proche donc. Qu’est-ce qui permet le Devoir d’affirmer cela sans ambages ? Les données récentes ne semblent pas déceler de tendance dans ce sens…

Voir les chiffres de la Base nationale de données sur les feux de forêt du Canada (BNDFFC).




Des modèles climatiques (comme ceux d’Ouranos) prévoient, en effet, depuis quelques années plus d’incendies à l’avenir au Québec avec le réchauffement du climat. Principalement parce que le réchauffement augmenterait les sécheresses et les coups de foudre (il y aurait bien une augmentation des précipitations, mais il y aurait aussi davantage d’évaporation). C’est plausible, mais cela reste des prévisions à long terme sujettes à erreur et, brutes, elles n’intègrent pas des mesures d’atténuation potentielles ou le changement de l’environnement (une sorte de rétroaction naturelle).

Car ce réchauffement s’accompagnerait également d’un déplacement des essences d’arbre vers le nord. Déplacement qui peut être accéléré (ou ralenti) par l’action des hommes après la récolte des résineux. Par exemple, un enrichissement de la composition forestière en feuillus permettrait de diminuer l’inflammabilité de la forêt nordique. Est-ce que le gouvernement promeut ces plantations de feuillus ? Si oui, depuis quand ? Plante-t-on toujours autant de résineux dans le Nord. On peut aussi imaginer que des conditions plus chaudes et donc clémentes s’accompagneront d’une plus grande occupation humaine de ces régions et donc à un déboisement, ce qui diminuera d’autant les surfaces susceptibles de prendre feu.

Rappelons que d’après ce même organisme Ouranos « Dans la forêt boréale de l’Abitibi et du centre du Québec, le cycle de feux est passé de 70 à 80 ans avant 1850, de 90 à 150 ans entre 1850 et 1920, et de 190 à 330 ans entre 1920 et 1999 (Bergeron et coll. 2001). Cette diminution de l’activité des feux est attribuée principalement à une réduction des périodes de sécheresse (Bergeron et Archambault 1993) et possiblement à l’emploi de meilleures méthodes et à des investissements plus importants dans le contrôle des feux au cours du 20e siècle (Bergeron et coll. 2006). Depuis les années 1970, en marge d’un réchauffement de la température (Girardin et al. 2007, Ouranos 2015), on observe une tendance à la hausse de la superficie brûlée au Canada (Girardin et al. 2007). » Or une forêt qui n’a pas brûlé depuis longtemps, grâce à l’allongement des cycles de feux, a plus de matière combustible et produit donc de plus grands feux.

D’après Yan Boulanger, chercheur de Ressources naturelles Canada, « Lorsqu’on met tout ça ensemble, au Canada, on observe des tendances positives dans les superficies brûlées depuis 1959 pour plusieurs régions. Au Québec, on a des tendances positives dans l’ouest de la province, mais elles ne sont pas significatives cela dit. » On n’a donc, à nouveau, pas de tendances observables très inquiétantes au Québec (contrairement au Nord-Ouest du Canada), certaines régions du Québec brûlent moins récemment (Sud et Est).

Les grands incendies du Lac-Saint-Jean

Mai 1870. Le printemps est particulièrement chaud. Les colons s’attendent à de bonnes récoltes ; ils ont même commencé à labourer plus tôt qu’à l’habitude. Le 17, 18 et 19 mai, la canicule frappe la région avec des températures records pour cette période de l’année. La foudre s’abat sur la forêt asséchée par la canicule.

Les colons ne parviennent pas à contenir l’incendie. Désespérés, certains se lancent dans la rivière pour échapper aux flammes.

Patrick Blanchet rapporte le témoignage d’une jeune fille victime du feu : « Alors, on se jeta tous dans la rivière. On avait de l’eau jusqu’au cou. Maman nous arrosait la tête avec des serviettes mouillées. On sortit de là lorsque le feu fut terminé. Tout était dévasté. »

Un autre habitant de la région écrit : « Tout à coup, on aperçut une voiture venant du bout d’en haut du rang, qui se sauvait devant le feu ; c’était Désiré Gagnon, avec sa famille, en petite charrette. Il criait : “Sauvons-nous, car c’est la fin du monde.” »

L’incendie est hors de contrôle, traversant les rivières et les lacs en brûlant tout sur son passage. En une journée, le feu se propage jusqu’à La Baie, à 120 kilomètres de son point de départ.

Au total, 380 000 hectares sont ravagés, soit trois fois et demie la surface du lac Saint-Jean. Le feu fait sept morts et une centaine de blessés. Cinq cents familles perdent tout ce qu’ils ont.

Rapidement, on blâma les colons qui auraient allumé le feu. Les journaux de l’époque s’en donnèrent à cœur joie. « Cet incendie est attribuable à la stupidité de certains fermiers qui ont mis le feu aux forêts », peut-on lire dans Quebec Morning Chronicle.

D’autres attribuent la tragédie à une colère divine. « “Il faudrait être aveugle pour ne pas voir dans ces divers fléaux qui fondent sur nous simultanément, un sérieux avertissement de la Providence. Nous sommes devenus égoïstes, orgueilleux, lâches”, rapporte un journal de l’époque.

Ce n’est pas le premier feu à ravager la région. En 1846, un grand brasier réduit en cendres les premières installations des colons.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean garde encore les cicatrices de cet incendie. “Il y a beaucoup de peuplements d’épinettes noires et de pins gris dans la région qui datent de 1870”, explique Réjean Gagnon, ancien professeur d’écologie forestière à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Il faudra attendre une vingtaine d’années avant que le Québec se dote de moyens pour combattre les incendies. C’est à la fin du 19e siècle que les premiers gardes-feu commencent à sillonner les forêts de la région.

Feux oubliés de 1996

1996 est une année record. « Le 13 juin 1996, il y avait 378 incendies de forêt en activité au Québec », explique Gérard Lacasse, de la SOPFEU, dans un article.

Pendant cet été-là, près de 700 000 hectares sont réduits en cendres, soit environ 16 fois l’île de Montréal.

En raison des vents du nord, la fumée de ces feux se rend jusqu’à la ville de New York. « Les gens se demandaient si ce n’était pas leur État qui passait au feu », explique M. Lemieux, géographe et professeur retraité de l’UQAC.

Mais le 18 juillet 1996, ces feux disparaissent de l’espace médiatique aussi vite qu’ils sont arrivés ; c’est le déluge et les inondations  qui commencent. 

L’été 2005 a été le plus chaud au Québec depuis 1947. Des orages allument des feux un peu partout dans la province. On enregistre un record de 1374 incendies sur le territoire. En juin 2005, un feu de 1100 hectares s’approche à moins d’un kilomètre de la ville de Chibougamau. Les autorités demandent à 185 habitants d’évacuer leur demeure de manière préventive.

Sur des vidéos, on voit un immense nuage de fumée s’élever au-dessus de la ville. Le ciel est rouge. C’est le branle-bas de combat. Des avions et des hélicoptères de la SOPFEU font des aller-retour pour combattre le feu. Ils sont 65 pompiers à combattre l’incendie. Finalement, des vents favorables éloignent le brasier de la ville.

Voir aussi

Depuis 35 ans, Parcs Canada brûle à dessein des milliers d’hectares de forêt. Le but : maintenir la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes canadiens (Québec Science, 2018)

Perspective : où y a-t-il des incendies aujourd’hui sur la Terre ? (m-à-j 2019)

Bobards — Incendies en Australie : cinq images qui ont trompé des milliers de personnes (2020)

Les feux en Australie sont-ils dus au “dérèglement” climatique, sont-ils les pires de l’histoire ? (2020)

Australie — Fortes pluies (100 mm) pour les zones de feux de brousse (m-à-j 2020)

Le climat change, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème écologique

Climat/Météo — Les catastrophes naturelles moins coûteuses et moins mortelles

Inquiets pour la planète contre inquiets pour leur patrie

Le village de Lac La Biche (3100 habitants) en Alberta a été victime d’un grand feu de forêt en 1919. Des données récentes suggèrent que l’incendie faisait probablement partie d’un vaste incendie qui couvrit environ 7,5 millions d’acres (environ 3 millions d’hectares ou 30,350 km², soit environ la superficie de la Belgique) et s’étendait de Boyle à Prince Albert, en Saskatchewan. La cause de l’incendie est inconnue. Après son passage à Lac La Biche le lundi après-midi du 19 mai 1919, le village fut complètement rasé à l’exception de quelques bâtiments.

Anthony Watts sur l'hystérie médiatique (et la récupération politique) au sujet des feux de forêt au Canada (10 juin 2023)

« Le premier ministre [Trudeau] a déclaré que le changement climatique provoquait de plus en plus d'incendies de forêt mais les données montre l'inverse », a déclaré Ross McKitrick, professeur d'économie environnementale à l'Université de Guelph. (10 juin 2023)

Près de 5 % des jeunes Français sont “illettrés”, selon le ministère de l’Éducation


D’après une étude du ministère de l’Éducation nationale, un jeune Français sur dix serait en « difficulté de lecture », tandis que la moitié d’entre eux sont en situation d’illettrisme.

L’Éducation nationale tire la sonnette d’alarme. Après une enquête menée sur les 750 000 participants à la Journée Défense et citoyenneté (JDC) en 2022, une note de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance), relayée par BFMTV ce mardi 6 juin, révèle que 11 % des Français âgés de 16 ans à 25 ans sont « en difficulté dans le domaine de la lecture ». Ces jeunes connaîtraient des problèmes de compréhension de l’écrit.

Une compréhension en lecture « inexistante »

Pire, la moitié de ces jeunes seraient « en situation d’illettrisme ». Ils auraient « une compréhension en lecture très faible, voire inexistante » et même un « déficit important de vocabulaire », selon l’étude. La DEPP démontre également 10 % de jeunes, possédant des « acquis limités », qui « parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension ». Toutefois, la lecture est pour eux une « activité laborieuse », qu’ils « savent mettre en œuvre pour en tirer profit ». Au contraire, 79,8 % des jeunes sont considérés comme des « lecteurs efficaces ».

La DEPP dévoile également une différence de niveau entre les filles et les garçons. Les participants masculins à la JDC sont 12,9 % à être en difficulté, contre 9,1 % pour les filles.

L’étude a enfin constaté des difficultés plus prononcées selon la situation géographique. Les départements du nord de la France sont les plus touchés par le phénomène, avec notamment 15,7 % de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne et 13,2 % dans la Somme. En Île-de-France, le niveau de difficulté oscille entre 6 % à Paris et 15,5 % en Seine–Saint-Denis.

lundi 5 juin 2023

Cinéma — Début désastreux pour La Petite Sirène noire en Chine, (m à j) elle boit la tasse ailleurs aussi

Les chiffres ne mentent pas. Et ils risquent de donner bien des maux de tête aux dirigeants de Disney. En soi, engranger 326 millions de dollars de recettes en deux semaines constitue un résultat enviable. Mais dans le cas de La Petite Sirène, cette montagne de billets verts ne répond clairement pas aux attentes.


Billet originel du 26 mai

S’attaquer à des monuments du cinéma est une tâche hautement risquée. Les remakes de Disney, tels que Mulan et Dumbo, ne font pas exception et alimentent les débats passionnés des cinéphiles. Ces adaptations suscitent des inquiétudes parmi ceux qui redoutent que leurs œuvres cultes, souvent liées à leur enfance, ne soient altérées et réinterprétées d’une manière qui ne correspondrait pas à leurs attentes. La dernière victime de cette « dynamique » est La Petite Sirène, dont la sortie imminente est entachée par un bien triste record.  

Le pire démarrage de l’histoire pour un film Disney ?

Finalement annoncé en 2019 après avoir subi plusieurs interruptions, le choix de Disney de sélectionner une actrice noire, Halle Bailey, pour incarner le rôle emblématique d’Ariel, déchaîne les passions. Pour ne rien arranger aux débats endiablés qui animent les réseaux sociaux, le sort ne semble pas sourire à Disney.

En effet, La Petite Sirène enregistre un triste record sur le marché cinématographique chinois. Les premiers chiffres de ventes pour les avant-premières indiquent un très faible intérêt de la part du public, avec seulement 13 000 dollars récoltés en 3 jours. Une somme dérisoire qui ferait de La Petite Sirène, selon le journaliste spécialisé Luiz Fernando, le pire démarrage de l’histoire pour un film Disney, mais aussi le plus gros échec d’Hollywood en Chine.

Des relations complexes entre Disney et la Chine

Ce n’est pas d’aujourd’hui : les relations entre Disney et la Chine ont toujours été pour le moins complexes. Depuis plusieurs années, la firme américaine cherche à étendre sa renommée sur l’un des plus grands marchés cinématographiques au monde : la Chine. La firme américaine s’était d’ailleurs pliée aux exigences du marché en censurant le baiser lesbien présent dans Buzz L’Éclair (2022) pour assurer sa diffusion.

Et même si historiquement, les productions Disney ne cartonnent pas en Chine, La Petite Sirène semble être la plus boudée de toutes. Pour mettre les chiffres en perspectives, Mulan (2020) avait rapporté 23 millions de dollars le jour de sa sortie en Chine, atteignant finalement 40,7 millions de dollars de recettes. L’année suivante, Cruella (2021) avait rapporté 1,6 million de dollars au moment de sa sortie et 24 millions de dollars au total. Bref, malheureusement pour Ariel, La Petite Sirène semble être encore très loin d’atteindre ces montants.

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Est-il judicieux d’écouter de la musique en étudiant?

Avez-vous entendu parler de l’effet Mozart, c’est-à-dire de l’idée qu’écouter du Mozart rendrait plus “intelligent” ? Un texte de Timothy Byron, Lecturer in Psychology, University of Wollongong.


Pour résumer, on pourrait dire que la musique améliore notre humeur, ce qui nous permet de mieux étudier, mais elle peut également nous distraire, ce qui nous empêche de bien travailler.

Par conséquent, si vous voulez étudier efficacement avec de la musique, vous devez réduire l’effet de distraction de la musique et profiter de votre bonne humeur.

La musique peut nous rendre de meilleure humeur

Vous avez peut-être entendu parler de l’effet Mozart, c’est-à-dire de l’idée qu’écouter du Mozart rendrait plus “intelligent”. Cette idée se fonde sur des recherches qui ont montré que l’écoute de musique classique complexe, comme celle de Mozart, améliorait les résultats de certains tests. Selon le chercheur, cette théorie repose sur la capacité de la musique à stimuler les parties de notre cerveau qui jouent un rôle dans les capacités mathématiques.

Toutefois, d’autres recherches ont permis de réfuter la théorie de l’effet Mozart : il n’y avait pas vraiment de rapport avec les mathématiques, mais les scientifiques ont montré que les meilleurs résultats étaient dus au fait que nous étions de meilleure humeur grâce à la musique.

Des recherches menées dans les années 1990 ont mis en évidence un “effet Blur” : les enfants qui écoutaient le groupe de BritPop Blur semblaient obtenir de meilleurs résultats aux tests. En fait, les chercheurs ont constaté que l’effet Blur était plus important que l’effet Mozart, simplement parce que ces enfants appréciaient davantage la musique pop comme Blur que la musique classique.

Le fait d’être de meilleure humeur signifie probablement que nous faisons un peu plus d’efforts et que nous sommes prêts à nous atteler à des tâches difficiles.

La musique peut nous distraire

D’un autre côté, la musique peut être une source de distraction dans certaines circonstances.

Lorsque vous étudiez, vous utilisez votre “mémoire de travail”, c’est-à-dire que vous conservez et manipulez plusieurs informations à la fois dans votre tête.

Les recherches montrent clairement que lorsqu’il y a de la musique en arrière-plan, et en particulier de la musique avec des voix, notre mémoire de travail se détériore. Cela aura pour conséquence une moins bonne compréhension de lecture par exemple.

Un chercheur australien, Bill Thompson, et ses collègues ont réalisé un travail très intéressant pour déterminer l’effet relatif de ces deux facteurs concurrents : l’humeur et la distraction.

Ils ont demandé à des participants d’effectuer une tâche de compréhension assez exigeante et d’écouter de la musique classique, soit lente, soit rapide, soit douce, soit forte.

Ils ont constaté que la seule fois où les performances diminuaient réellement, c’était lorsque les personnes écoutaient de la musique à la fois rapide et forte (c’est-à-dire 160 battements/minutes, à un volume équivalent à celui d’un aspirateur).

Même si cela a entraîné une baisse des performances, cette baisse n’était pas si importante que cela. D’autres recherches similaires n’ont pas non plus mis en évidence de grandes différences.

Alors, faut-il écouter de la musique en travaillant ? 

En résumé : les études suggèrent qu’il n’y a probablement pas de mal à écouter de la musique pendant que vous étudiez, à quelques conditions près.

C’est mieux si :

  • elle vous met de bonne humeur;
  • elle n’est ni trop rapide ni trop forte;
  • elle n’est pas trop “verbeuse” (le hip-hop, où les paroles sont rappées plutôt que chantées, serait encore plus distrayant).

Ces Français qui ont tout quitté pour vivre au Québec

Reportage français diffusé le 3 juin 2023.

« C’est une terre promise pour beaucoup de Français qui rêvent d’une vie meilleure : le Québec ! Un rêve américain, mais en version francophone avec de grands espaces, moins de stress et plus opportunités de travail. Depuis quelques années, le Québec séduit aussi bien les étudiants, les familles et tous ceux qui veulent prendre un nouveau départ. 50’ Inside vous emmène dans cette province coup de cœur des Français. »

Plusieurs imprécisions et clichés. Non, les Québécois ne descendent pas de malfrats et de prostituées. L'anglomanie est assez agaçante : l'émission s'appelle Inside, tout le reportage est émaillée d'un fond sonore en anglais, on insiste sur la possibilité d'envoyer ses enfants dans des écoles primaires pour y apprendre de manière intensive l'anglais..., le reportage suivant s'appelle "Les Cleaners" (pas nettoyeurs...) parce que ce sont des professionnels du nettoyage, etc.

Vidéo Rumble (censurée en France de Macron)

Pour la France


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Les Anglo-Saxons n'existaient pas, dit l'université de Cambridge à ses étudiants pour lutter contre le « nationalisme »

L’université Cambridge vise à « démanteler les mythes » autour des identités britanniques et anglaises, tout en cherchant à rendre son enseignement plus « antiraciste ».

La période anglo-saxonne a été marquée
par des épopées en vieil anglais telles que Beowulf
(ci-dessus la première page du Beowulf).

Cambridge enseigne aux étudiants que les Anglo-Saxons n’ont pas existé en tant que groupe ethnique distinct, dans le cadre d’efforts visant à saper les « mythes du nationalisme ».

L’histoire médiévale de la Grande-Bretagne est enseignée par le département anglo-saxon, nordique et celtique, mais les mots dans cet intitulé sont remis en cause dans le cadre d’efforts visant à rendre l’enseignement plus « antiraciste ».

Son enseignement vise à « démonter les fondements des mythes du nationalisme » en expliquant que les Anglo-Saxons n’étaient pas un groupe ethnique distinct, selon les informations fournies par le département.

L’approche du département vise également à montrer qu’il n’y a jamais eu d’identités ethniques écossaises, irlandaises et galloises « cohérentes » avec des racines anciennes.

L’accent mis sur la lutte contre le racisme s’inscrit dans un débat plus large sur l’utilisation continue de termes tels que « anglo-saxon », certains universitaires affirmant que l’ethnonyme est utilisé pour soutenir les idées « racistes » d’une identité anglaise de souche.

Les informations fournies par le département anglo-saxon, nordique et celtique (ASNC) expliquent son approche de l’enseignement : « Plusieurs des éléments discutés ci-dessus ont été développés pour rendre l’enseignement de l’ASNC plus antiraciste. »

Il s’agit notamment de répondre aux préoccupations récentes concernant l’utilisation du terme « anglo-saxon » et son lien perçu avec l’identité ethnique/raciale anglaise.

« D’autres aspects des modules historiques de l’ASNC abordent la question de la race et de l’ethnicité en se référant à la colonisation scandinave qui a commencé au IXe siècle.

« D’une manière générale, l’enseignement dispensé par l’ASNC cherche à démonter les fondements des mythes du nationalisme — à savoir qu’il n’y a jamais eu de peuple “britannique”, “anglais”, “écossais”, “gallois” ou “irlandais” doté d’une identité ethnique cohérente et ancienne — en montrant aux étudiants à quel point ces identités sont construites et contingentes, et l’ont toujours été. »

L’une des conférences porte sur la façon dont l’utilisation moderne du terme « anglo-saxon » a été mêlée à la « politique raciale autochtone », en remettant en question l’étendue de la colonisation par un groupe ethnique distinct qui pourrait être qualifié d’anglo-saxon.

Le terme fait généralement référence à un groupe culturel qui a émergé et prospéré entre la chute de la Grande-Bretagne romaine et la conquête normande, lorsque des peuples germaniques — les Angles, les Saxons et les Jutes — sont arrivés et ont forgé de nouveaux royaumes dans ce qui deviendrait plus tard l’Angleterre unie. C’est également à cette époque que l’on trouve des épopées en vieil anglais telles que Beowulf.

Toutefois, le terme anglo-saxon a récemment fait l’objet d’une controverse, certains universitaires affirmant que le terme anglo-saxon a été utilisé par des racistes — en particulier aux États-Unis — pour soutenir l’idée d’une ancienne identité anglaise blanche, et qu’il devrait donc être abandonné.

En 2019, la Société internationale des Anglo-saxons a voté pour changer son nom en Société internationale pour l’étude de l’Angleterre médiévale précoce, « en reconnaissance des connotations problématiques qui sont largement associées aux termes “anglo-saxon” ».

Cette décision a été prise à la suite de la démission de l’universitaire canadienne Mary Rambaran-Olm (ci-contre), qui a depuis écrit que le domaine des études anglo-saxonnes était d’une « blancheur inhérente ». [Chercheuse à l’Université de Toronto, son projet postdoctoral « est centré sur l’Angleterre et la race du début du Moyen Âge, et explore le riche monde interculturel de l’Angleterre du début du Moyen Âge. J’examine les nombreuses contributions des personnes non blanches au début de l’Angleterre, bien qu’elles figurent souvent dans les études comme une période uniformément blanche. Le projet ne met pas seulement en lumière les archives de la race et de l’Angleterre qui sont restées inexplorées ou ignorées, son objectif est de contribuer à des conversations plus larges sur la race et le Moyen Âge mondial. »  Eugyppius remarque : « Il n’y a rien de plus absurde et incohérent que l’idée d’un “Moyen Âge mondial”. Le Moyen Âge, ce sont ces siècles qui se situent entre l’Antiquité classique et la Renaissance. Ce sont les choses qui se situent au milieu, et ces points de repère n’existent que pour l’Europe. Tout ce qui concerne le “Japon médiéval” ou l’“Inde médiévale” se fait par analogie avec la périodisation européenne. Les “non-Blancs” n’étaient pas nombreux ou influents dans l’Angleterre du haut Moyen Âge, bien que les peuples et les structures politiques extra-européennes — en particulier le monde islamique et Byzance — aient naturellement joué un rôle dans l’histoire de l’Europe. Inversement, les Européens n’ont pas beaucoup contribué à la culture indienne classique, et c’est pourquoi il serait stupide de se plaindre que les histoires de l’empire Satavahana excluent injustement les contributions culturelles des Européens »…]

Elle a ensuite écrit dans le magazine Smithsonian que : « Le mythe anglo-saxon perpétue une fausse idée de ce que signifie être “natif” de la Grande-Bretagne. »

Une polémique importée des États-Unis et du Canada

Alors que certains affirment qu’un terme unique comme « anglo-saxon » est inexact, car l’âge des ténèbres a été une période de changements démographiques, y compris les invasions vikings, d’autres, comme le professeur Howard William de l’université de Chester, maintiennent que le terme reste utile d’un point de vue historique et archéologique.

Une déclaration signée par plus de 70 universitaires en 2020 affirmait que l’engouement pour le terme « anglo-saxon » était une importation américaine, avec une lettre ouverte déclarant : « Les conditions dans lesquelles le terme est utilisé sont très difficiles : “Les conditions dans lesquelles le terme s’utilise et la manière dont il est perçu sont très différentes aux États-Unis”.

« Au Royaume-Uni, la période a été soigneusement présentée et discutée dans des documentaires et des expositions populaires et réussies pendant de nombreuses années. »

« Le terme “anglo-saxon” est historiquement authentique dans la mesure où, dès le VIIIe siècle, il a été utilisé à l’extérieur pour désigner une population dominante du sud de la Grande-Bretagne. »

Source : The Telegraph

dimanche 4 juin 2023

Éditorial du Globe & Mail : « La pénurie de main-d'œuvre au Canada dont on nous rebat les oreilles relève surtout du mirage »

Personne ne prend les commandes au Burger King de l'aire de repos de l'autoroute 401 près de Port Hope en Ontario. Au lieu de cela, les clients utilisent un grand écran tactile pour choisir et payer leurs Whoppers et leurs frites.
 

Ce n'est là qu'un petit exemple de la manière dont les entreprises choisissent de s'adapter à la baisse du chômage, plutôt que de se plaindre d'une pénurie de main-d'œuvre qui n'est en grande partie qu'un mirage. Malheureusement, ce type d'innovation semble être l'exception, de nombreux groupes d'entreprises préférant faire pression pour obtenir une augmentation de la main-d'œuvre bon marché, sous la forme de travailleurs étrangers temporaires.

L'économie de base veut que le prix d'un produit augmente en cas de pénurie. Mais les salaires - au milieu de ce que les groupes d'entreprises présentent comme une pénurie de main-d'œuvre sans précédent - n'ont même pas suivi le rythme de l'inflation, et les craintes d'une pénurie de main-d'œuvre se sont multipliées. Le salaire horaire moyen a baissé depuis janvier 2020, une fois l'inflation prise en compte. Traduction : Les entreprises ont beau se plaindre d'une pénurie de main-d'œuvre, elles ne sont pas prêtes à investir de l'argent pour remédier au problème dont elles se plaignent.

La semaine dernière, Statistique Canada a publié un rapport sur les postes à pourvoir, qui étaient 2½ fois plus nombreux en 2022 qu'en 2016, ce qui donne à penser que les allégations de pénurie généralisée de main-d'œuvre ne sont pas tout à fait ce qu'elles semblent être.

Les taux varient considérablement en fonction du niveau d'études requis pour un emploi. Pour les postes exigeant au moins un baccalauréat [licence en Europe], il n'y a pas de pénurie générale de main-d'œuvre.

En revanche, il y avait un grand nombre de postes vacants pour les emplois ne nécessitant qu'un diplôme de fin d'études secondaires, voire moins. Pour ces emplois peu qualifiés, il y avait beaucoup plus de postes vacants que de chômeurs. Même si tous ces travailleurs avaient été instantanément embauchés, il y aurait eu 131 000 postes vacants au quatrième trimestre de l'année dernière, par exemple.

Malgré cette pénurie apparente, les salaires n'augmentent pas en conséquence. Cela pourrait s'expliquer en partie par le manque de pouvoir de fixation des prix de certains employeurs. Il se peut qu'ils ne soient pas en mesure d'augmenter suffisamment leurs propres prix pour absorber le coût des salaires plus élevés.

Le cœur de la réponse, cependant, est l'augmentation du nombre de travailleurs étrangers temporaires qui sont prêts à travailler pour des salaires de misère et ne sont pas en mesure de changer d'emploi aussi facilement que les résidents canadiens. Le nombre de ces travailleurs a explosé depuis la pandémie, passant de 73 360 à la fin de 2019 à 120 000 à la fin de 2022.

L'économiste Jim Stanford pense que des problèmes structurels plus profonds pourraient être en jeu, notamment l'omniprésence des sites d'offres d'emploi. Il n'est pas très coûteux de publier un emploi par voie électronique et le tri automatique réduit considérablement la charge administrative. Certains de ces postes vacants peuvent être des emplois temporaires.

À cela s'ajoute la nature peu agréable de certains emplois peu qualifiés, où les bas salaires et le taux de rotation élevé vont de pair. Selon M. Stanford, certains employeurs estiment probablement qu'il est plus avantageux de faire face à un taux de rotation élevé que de payer suffisamment leurs employés pour les dissuader de démissionner.

Si l'on ajoute ces deux facteurs, cette surabondance d'offres d'emploi peut en fait être une liste trompeuse qui anticipe les besoins qui apparaîtront lors de la prochaine vague de démissions, plutôt que le signe d'une véritable pénurie de main-d'œuvre.

Pourtant, il ne fait aucun doute que certains employeurs ont du mal à trouver des travailleurs et qu'ils font pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il augmente le nombre de travailleurs étrangers temporaires. Ottawa s'est rallié à ce discours sans réserve : Le ministère de l'immigration a invoqué des pénuries chroniques de main-d'œuvre pour justifier les règles révisées mises en place mercredi.

Ce discours masque une réalité inconfortable : l'augmentation rapide du nombre de travailleurs étrangers temporaires n'est rien d'autre qu'une subvention qui permet aux entreprises d'éviter de payer des salaires plus élevés - et, ce qui est tout aussi grave, réduit la pression exercée pour investir et innover afin de s'adapter aux besoins du marché du travail actuel. Cela a pour effet de freiner la croissance de la productivité.

Une diminution draconiennes du nombre de travailleurs étrangers temporaires serait perturbante, mais Ottawa devrait commencer à réduire progressivement le nombre d'entrées annuelles. Cette transition serait plus douce si le gouvernement s'inspirait de la politique de lutte contre le changement climatique et de mettre en place une bourse où les entreprises pourrait s'échanger des permis d'embauche de travailleurs temporaires. Les entreprises capables d'innover et de réduire leurs besoins en main-d'œuvre peu qualifiée pourraient vendre leurs quotas, tandis que celles qui n'y parviendraient pas devraient payer un prix pour obtenir le droit d'employer de travailleurs étrangers temporaires.

L'autre solution consiste pour Ottawa à poursuivre une politique qui freine la croissance des salaires, exploite les travailleurs étrangers et, pour faire bonne mesure, freine l'innovation et la productivité.

samedi 3 juin 2023

Allemagne — évolution de la proportion des immigrés (2005 p/r 2019)

Part des immigrés d’origine chez les moins de 16 ans dans chaque 𝘭𝘢𝘯𝘥𝘬𝘳𝘦𝘪𝘴 (district) allemand, avant Merkel (en 2005) et après 14 de ses 16 années au pouvoir (en 2019).


En 2005

Moins de 16 ans

Plus de 65 ans


En 2019
 
Moins de 16 ans

Plus de 65 ans

Clé
 

 

Suède — évolution de la proportion des immigrés (2002 p/r 2020)

Deux graphiques sur la proportion d’immigrés chez les plus de 65 ans en haut et chez les moins de 14 ans en bas.

 

 

En 2002

 

Plus de 65 ans. Les zones colorées en haut sont des migrants venus principalement de Finlande.

Moins de 14 ans.

 

En 2020

Les plus de 65 ans.   

Les moins de 14 ans.

Clé