lundi 15 octobre 2012

La proportion d'accidents vasculaires-cérébraux chez les moins de 55 ans est en hausse, alors qu'elle baisse chez les plus âgés

L'attaque cérébrale n'est plus l'apanage de la vieillesse: elle concerne de plus en plus de jeunes. C'est le constat alarmant d'une large étude américaine publiée le 10 octobre dans la revue Neurology. En dix ans, la proportion d'accidents vasculaires-cérébraux (AVC) dans la population du Kentucky (est des États-Unis) est ainsi passée de 12,9 à 18,6 % chez les 20-54 ans ; dans le même temps, l'âge moyen des AVC a légèrement rajeuni, passant de 71,2 à 69,2 ans. Parmi les facteurs explicatifs figurent une mauvaise hygiène de vie et la consommation de drogues.

« Une part de cette hausse est sans aucun doute liée à une meilleur détection des AVC grâce à la généralisation de l'IRM, même si cela ne peut être la seule explication », commente le professeur Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint Joseph (Paris). Autre observation de l'équipe américaine, l'incidence croissante n'est pas due aux AVC hémorragiques, plus fréquents dans cette tranche d'âge, mais à la hausse significative des accidents coronariens, habituellement rencontrés chez les plus âgés. C'est pourquoi, sans mettre clairement en évidence les causes de cet accroissement des AVC, les auteurs de l'étude pointent du doigt le boom des facteurs de risque cardio-vasculaires chez les plus jeunes, en premier lieu le diabète et l'obésité.

La consommation de drogues est également évoquée. En effet en 2005, un peu plus de 20 % des patients âgés de 20-54 ans ayant eu un AVC pour la première fois consommaient de la drogue, par rapport à 2,2 % chez les plus de 55 ans.

Femmes jeunes: prudence!

« Cette étude est vraiment inquiétante car elle confirme les données publiées en mars dernier pour la France qui montrent que le taux d'AVC augmente chez les moins de 65 ans alors qu'il diminue chez les plus de 65 ans. Nous étions arrivés aux mêmes conclusions que celles de l'étude américaine en incriminant l'augmentation de l'obésité et du diabète mais aussi en posant la question des drogues illicites », explique au Figaro le professeur France Woimant, neurologue à l'hôpital Lariboisière à Paris. Pour la spécialiste, cette évolution est à surveiller de près. Car si la mortalité par AVC a nettement diminué, l'attaque cérébrale reste la première cause de handicap chez l'adulte. « Or, si ces chiffres se confirment, cela signifie une augmentation du nombre de jeunes dépendants », s'alarme-t-elle. Pour éviter d'en arriver là, une seule solution : maîtriser les facteurs de risques.

Les spécialistes mettent particulièrement en garde les femmes jeunes. « La combinaison migraine, tabac et pilule est explosive pour le cerveau », insiste Mathieu Zuber. Et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les AVC, le président de la société française neurovasculaire, le Pr Thierry Moulin rappelle que l'hypertension artérielle demeure le principal facteur de risque maîtrisable. Réduire de deux points sa pression artérielle, c'est diminuer de 40 % son risque d'AVC.






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Le cannabis facilite le décrochage scolaire et le développement de la schizophrénie

Selon Alexandre Baratta, psychiatre et praticien hospitalier :

« Les répercussions de la consommation de cannabis sont nombreuses et polymorphes. Elles sont de type sanitaires avec des répercussions familiales (éclatement de la cellule) et sociales (isolement, absentéisme scolaire ou professionnel). En tant que psychiatre, j’insisterais surtout sur les effets neurotoxiques du cannabis. Les troubles psychiques les plus fréquents sont également les moins graves. S’ils ne rendent pas fous, ils favorisent largement les décrochages scolaires. Apathie, abrasion des capacités d’abstraction, ralentissement du traitement des informations, recrudescence d’angoisse, troubles du sommeil, voir véritable dépression. Autant de troubles de nature à entraver le développement scolaire harmonieux des adolescents. Lorsque la consommation s’emballe, peuvent se surajouter une problématique de dépendance physique. Un mythe bien ancré auprès des jeunes voudrait que ce ne soit pas possible avec le cannabis. Ce phénomène est certes moins fréquent qu’avec l’héroïne, mais il existe bel et bien. Sueurs, irritabilité, tremblements, insomnie massive lorsque l’adolescent interrompt brusquement les joints. Autant de symptômes observés chez de jeunes consommateurs surpris par l’importance des troubles.

Mais le risque représenté par le cannabis est représenté par la schizophrénie. Il est largement reconnu par la communauté médicale que le cannabis est le plus gros pourvoyeur d’entrée en schizophrénie. Véritable coupure à la réalité, cette maladie mentale n’a pas de traitement curatif à ce jour. Si des traitements symptomatiques existent (les anti-psychotiques), leur efficacité sous entend une prise régulière et au long cours, tout comme un diabétique doit réaliser une injection d’insuline quotidiennement. Cette maladie mentale se manifeste par un panel de signes cliniques associant entre autre: comportement bizarre, isolement autistique, intime conviction d’être l’objet de persécutions mystiques, ou encore hallucinations auditives : nous pourrions souhaiter mieux à des adolescents préparant l’épreuve du baccalauréat. Certaines voix s’élèvent et protestent : l’alcool qui est une substance elle aussi neurotoxique est entièrement légalisée. Alors, pourquoi autant de bruit autour du cannabis ? Cette question en rappelle une autre qui pourrait faire sourire : de quoi mieux vaut-il mourir ? De la peste ou de la tuberculose ? Question qui pourrait faire sourire si la situation n’était pas si grave.
 »

Voir aussi

Cannabis : les ravages du laisser-faire

Le cannabis, pas si cool !

Le cannabis affaiblirait les défenses immunitaires

Une étude souligne les effets néfastes du cannabis sur le cerveau des adolescents

Québec : 40 % des élèves du secondaire se droguent (2007)





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Financement des écoles privées – Une affaire explosive

Chronique sensée de l'ancien ministre du PQ Joseph Facal dans le Journal de Montréal de ce jour :

Le débat sur le financement public des écoles privées refait périodiquement surface au Québec depuis un demi-siècle. La nouvelle ministre de l’Éducation a choisi de l’aborder sous deux angles liés entre eux. Elle se questionne d’abord sur la sélection que pratiqueraient les écoles privées : les fonds publics ne devraient-ils pas aller vers des services auxquels tous peuvent avoir accès ? Elle avance ensuite que le passage au réseau privé des meilleurs élèves concentre les élèves en difficulté dans un réseau public à bout de souffle.

Faits

Rappelons quelques faits têtus. D’abord, la sélection existe déjà dans le réseau public : écoles internationales, programmes sports-études, etc. Ensuite, la plupart des écoles privées ne sélectionnent pas : seules celles situées dans les régions densément peuplées le font. Il y a sélection là où la demande est supérieure à l’offre. Le réseau privé n’est pas non plus fermé à l’idée de faire plus pour les élèves en difficulté. Toutefois, les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée au niveau secondaire le font parce qu’ils cherchent une éducation plus exigeante et mieux encadrée. Si l’école privée baissait de régime pour s’ajuster aux élèves en difficulté ou si ces derniers échouaient massivement parce qu’ils ne peuvent suivre le rythme, tout le monde serait perdant. Il faudrait être particulièrement imaginatif pour accueillir sans diluer. À mon avis, c’est l’intégration massive des élèves en difficulté dans les classes régulières du réseau public qui fut une erreur. L’intention était généreuse : ne pas stigmatiser un élève plus lent en le mettant à part. Déployée à grande échelle, l’expérience a clairement échoué.

Avantageux ?

De vieilles objections attendent aussi qu’on leur réponde. La fin ou une forte réduction du financement étatique du réseau privé ramènerait vers le réseau public des dizaines de milliers d’élèves. Leur éducation, financée présentement à 60 % par les fonds publics, serait dorénavant financée à 100 % par l’État. Sauverait-on de l’argent ? Non. Aurait-on plus de ressources pour les élèves en difficulté ? Rien n’est moins sûr. Où logerait-on cet afflux massif de nouveaux élèves ? Mystère et boule de gomme. Justement parce qu’elle est financée par les fonds publics, l’école privée québécoise est accessible à la classe moyenne. Y envoyer son enfant coûte, par année, la différence entre apporter son lunch au bureau plutôt que de manger au restaurant trois midis par semaine. Tous les parents n’ont pas les mêmes priorités. Voyez le fabuleux paradoxe : faite au nom de l’anti-élitisme, l’abolition du financement public ferait des écoles privées qui survivraient le refuge d’une super élite de l’argent et non d’une élite du mérite scolaire. Quel message dévastateur on enverrait ! La popularité de l’école privée n’est pas la cause des difficultés du réseau public. Elle en est la conséquence. Cette question très émotive a le potentiel pour devenir une véritable bombe nucléaire.





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Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents

Nous avons reçu ce  communiqué de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ).


Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents

MONTRÉAL, le 15 oct. 2012 – La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) tient à réagir à la déclaration de la ministre de l’Éducation, Mme Marie Malavoy, sur la fin du financement gouvernemental des écoles privées du Québec qui sélectionnent leurs élèves. La CLÉ s’inscrit en faux contre ces menaces alors que l’école privée remplit une fonction primordiale, de manière efficace et de façon économique.
Pour la CLÉ, le gouvernement est garant de l'accès pour tous à une éducation qui correspond aux choix des parents et des élèves, que ce soit dans les écoles privées ou dans un réseau public qui devrait gagner en autonomie. Il n’est pas productif de menacer de la sorte les parents qui ont à cœur l’éducation de leurs enfants. La CLÉ en appelle à un dialogue constructif et à renforcer la diversité et la concurrence scolaire.
Cette diversité doit exister tant dans l’administration des écoles que dans l’offre de programmes. Un sondage Léger-Marketing tenu du 27 au 29 février 2012 indiquait que 54 % des Québécois désirent que les écoles bénéficient d’une plus grande liberté dans le choix des programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner.
La CLÉ regrette la philosophie égalitariste qui inspire la ministre de l’Éducation dont l'issue pourrait être un ‘nivellement par le bas’. Le Québec a besoin d’écoles d’excellence. Cette excellence peut s’exprimer dans de nombreux domaines scolaires : sportif, artistique, technique ou académique.
Pour le secrétaire de la CLÉ, Patrick Andries, « la meilleure manière d’éviter que l’école privée ne devienne la chasse gardée des plus nantis est d’en faciliter l’accès pour tous. L'État doit faciliter cet accès et ne pas l'entraver. » Or, comme l’indiquaient l’économiste Jean-Luc Migué et le professeur Richard Marceau dans leur ouvrage Le Monopole public de l'Éducation, les règles et restrictions imposées à l'école privée par le gouvernement du Québec sont en grande partie responsables de la sélection pratiquée par l’école privée. 
La Coalition pour la liberté en éducation préconise une plus grande diversité de l'offre scolaire et la remise de l’argent du financement entre les mains des parents (bons scolaires), ou de leur accorder des crédits d'impôts, d’accroître la liberté dans les programmes et de soutenir toutes les écoles (privées comme publiques) qui accueillent des élèves en difficulté ou à risques.

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Pour information :         Richard DÉCARIE, porte-parole
                                    Cel. : 514-701-7254
                                    Coalition-CLE.org






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samedi 13 octobre 2012

L'école privée comme moyen d'appropriation et de valorisation de l'éducation

Les parents qui désirent envoyer leur enfant dans une école privée, qui le prépare aux examens, qui visitent différentes institutions, qui attendent les résultats avec impatience, qui bien souvent se serrent la ceinture pour intégrer cette nouvelle facture à leur budget annuel, eh bien, ces parents envoient un message à leur enfant. Ils disent: l'école, l'éducation, ta réussite nous tiennent à cœur. Ces enfants sont bien souvent des élèves moyens, mais des élèves moyens conscients des sacrifices et des coûts consentis par leurs parents. Ce sont des adolescents à qui l'on répète: wow, tu es chanceux, tu as une bonne école, de bons profs, de bons amis! Profites-en, ce sont de belles années!

Et ces jeunes s'identifient à cette culture scolaire, à ses couleurs, à ses équipes sportives, à sa réussite à laquelle ils sont fiers de contribuer; voilà ce qu'on appelle communément le «sentiment d'appartenance» et qui est si flou quand on fréquente une polyvalente qui rassemble quelques milliers d'élèves.

Si, dans les années 1960, le Québec avait un urgent besoin de se moderniser et de mettre en place de grandes écoles pour accueillir rapidement tous ces jeunes que le rapport Parent se promettait de scolariser, aujourd'hui, la donne a passablement changée, car on a pu constater que l'idée, bonne sur papier, ne réussissait qu'à «produire» 60% de diplômés. Tous n'ont pas su se conformer à ce moule, à cette usine à adolescents souvent bien impersonnelle. Le Québec d'aujourd'hui commence à souffrir de «structurite» aiguë comme l'illustre le discours caquiste et sa volonté de faire le ménage dans les régies régionales et les commissions scolaires. Les gens ont soif de proximité, d'emprise et d'imputabilité. Les écoles primaires ont été bien moins touchées par la concurrence des établissements privés et à mon avis, c'est leur petite taille et leur aspect «école de quartier» qui ont joué à leur avantage. Alors privé ou public, ce que les parents souhaitent par-dessus tout, c'est que leur enfant s'intègre dans un milieu chaleureux, où il développera un sentiment d'appartenance de sorte qu'il aura envie de s'y rendre chaque matin, retrouver les siens et des activités stimulantes.

L'école privée, tout comme les programmes spécialisés au public, c'est bien plus qu'une question de sélection des élèves, c'est une implication des parents dans la vie de leur enfant, car avant l'école, il y a la famille. Et l'éducation, ça se promeut dès le berceau.

Source: Kathleen Shannon




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France — Appui à l'adoption par les homosexuels en net déclin


L’institut Ifop vient de réaliser un sondage pour Le Figaro, qui montre que l’approbation du l’adoption par les homosexuels est en chute libre en France : on passe de 58 % d’opinions favorables en juin 2011 à 48 % en octobre 2012 ! C’est moins qu’en mai 2004 où l’adoption était approuvée par 49 % de Français.

Une tendance à la baisse déjà observée cet été et très forte chez certains groupes d’électeurs comme les sympathisants UMP (centre-droite de Sarkozy), dont la minorité favorable à l’adoption passe de 38 % en août 2012 à 21 % ce mois-ci.



L'appui au « mariage » fléchit lui aussi. Le sens de l’Histoire des progressistes n’existerait-il donc pas ?


Voir aussi

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

Le philosophe Redeker : le mariage homosexuel, une parodie

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Le mariage ne vise pas seulement à gérer les diverses situations affectives, il organise la filiation et la famille.

« Nous, enfants nés sous X, on ressent plus fort d'avoir failli être privé de père et de mère »

Les études sur l'homoparentalité seraient truffées d'erreurs

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Les foyers homosexuels sont victimes d’un plus grand niveau de violences et affectés de plus de troubles sociaux et psychologiques, comme la maltraitance physique des enfants




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Fermer toutes les écoles privées ne suffit pas à assez abaisser le nombre d'élèves en difficulté pour satisfaire Mme Malavoy !


« Quand vous êtes rendu à 25 %, voire 30 % des élèves qui ont des difficultés ou qui sont à risques, vous comprenez que la situation devient extrêmement lourde. Si vous en aviez peut-être 10 %, là vous êtes capables avec de l'aide de faire fonctionner votre classe. » 
La ministre Madame Malavoy
à l'antenne de Radio-Canada ce vendredi (voir début vidéo)
Voyons voir.

Le nombre d'EHDAA est passé de 14,8 % en 2003-2004 à 20,1 % en 2011-2012 dans le réseau public. Notons d'abord que le nombre des enfants en difficulté (les EHDAA) a augmenté de 36 % en 8 ans... Il serait bon d'avoir une explication sur ces chiffres. Notons aussi la notion subjective d’élèves « à risques ».  Pour la même période, selon la Presse, ce taux est passé de 2,5 à 2,6 % dans les écoles privées. Selon Jean-Marc St-Jacques, dans la même émission de Radio-Canada, ce taux serait plutôt de 10 % dans le privé (bien qu'il ne soit pas clair si cela comprend les enfants à risques ou non). Le représentant des écoles privées déclare également que la proportion d'enfants en difficulté au primaire dans le réseau (semi-) privé est supérieure à celle du réseau gouvernemental. Comme le souligne M. St-Jacques, parmi ces enfants en difficulté et à risque, on trouve des enfants immigrés (ils maîtrisent parfois mal le français) qui vont dans les écoles semi-privées comme les écoles gouvernementales.

Mais, admettons le 25 % d'élèves qui ont des difficultés ou qui sont à risques de Madame Malavoy et faisons comme si les écoles privées n'avaient aucun élève en difficulté ou à risque.

Que se passe-t-il si tous les élèves du privé venaient renforcer le système gouvernemental ? Étant donné le nombre des jeunes élèves au primaire et au secondaire dans les deux réseaux que l'on retrouve au Tableau 2, page 134, d'Indicateurs de l'éducation, édition 2011.

Primaire
 Secondaire 
(jeunes)
Primaire + 
Secondaire
Commissions scolaires
429 950 369 759 799 709
Établissements privés
32 136 88 779 120 915
Total 920 624
25 % en difficulté et à risques au public 199 927
Pourcentage en difficulté et à risques après fusion 21,72 %

On observe que même si tous les élèves du semi-privé rejoignent le système gouvernemental et qu'aucun de ces élèves du privé n'est en difficulté ni à risques, le taux des élèves en difficulté ou à risques ne tombe qu'à 21,72 %. Loin, très loin des 10 % de Madame Malavoy. Le nombre d'élèves dans le semi-privé n'est tout simplement pas suffisant pour peser assez à la baisse et satisfaire les conditions de Mme Malavoy.

Voir aussi

Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec

Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %

L'école gouvernementale coûte deux fois plus cher que l'école (semi-)privée

Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée






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vendredi 12 octobre 2012

L'école gouvernementale coûte deux fois plus cher que l'école (semi-)privée

Le projet évoqué par le gouvernement Marois de restreindre l'accès à l'école privée subventionnée en limitant toute forme de sélection des élèves pourrait faire du tort au Trésor public et entraîner des ponctions supplémentaires dans les poches des contribuables.

C'est ce qu'a dit craindre Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FÉEP), au cours d'une entrevue accordée à Argent.

M. St-Jacques a mis en évidence le fait qu'il coûtait beaucoup plus cher au gouvernement de financer l'éducation d'un élève dans le réseau gouvernemental (dit "public") que dans le réseau semi-privé. « Un élève au privé, le gouvernement paie 60 % des coûts. Au public, c'est 100 % », a-t-il expliqué.

Selon la FÉEP, en tenant compte des coûts administratifs plus bas, un élève dans le privé coûte à Québec 48 % de ce que coûte un élève dans le réseau gouvernemental, soit deux fois moins cher. En moyenne, un parent paie 3000 $ pour envoyer son enfant dans une école privée subventionnée, et 7000 $ dans une école non subventionnée.

Résultats pernicieux

Selon M. St-Jacques, la mesure pourrait avoir l'effet pernicieux de rendre l'école privée élitiste, réservée seulement à des élèves non seulement bons, mais ayant aussi des parents très riches.

Douzaine d'écoles privées dédiées aux élèves en difficulté

En ce moment, selon M. St-Jacques, l'école semi-privée dessert surtout la classe moyenne et dans force régions, elle ne pratique aucune sélectivité, en raison de la diminution du nombre d'enfants. Une douzaine d'écoles privées au Québec sont même dédiées aux élèves en difficulté.

Dans une étude datant de 2007 menée pour le compte du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Bernard Vermot-Desroches, souligne que le budget du Québec est accaparé à hauteur de 25 % par l'éducation.

Au total, environ 3,2 % du budget provincial de l'éducation va au secteur privé, ce qui représente seulement 4,5 % des subventions gouvernementales versées à l'ensemble des réseaux de l'éducation.

Culture « anti-excellence »

M. St-Jacques a dit ignorer ce qui arriverait d'établissements renommés comme Jean-de-Brébeuf, à Montréal, si on leur coupait leurs subventions. «&nbs^p;On a besoin d'établissements comme ça si on veut que le Québec avance », a-t-il dit.

Un cadeau aux commissions scolaires ?

Selon M. St-Jacques, il ne faut pas exclure que le gouvernement Marois veuille s'attaquer aux écoles privées pour des raisons idéologiques, puisqu'il n'existe pas d'espoirs d'économies avec cette proposition.

Diane De Courcy, ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal, a été élue sous la bannière du PQ dans Crémazie lors de la dernière élection « On connaît bien ses positions », s'est-il borné à dire, précisant que l'affaiblissement du privé pourrait profiter à certaines grosses commissions scolaires.

En fin d'après-midi, l'attachée de presse de Mme Malavoy, Suzanne Beauvais, a tenu à minimiser l'avancement du projet, disant qu'il ne s'agissait que d'une « réflexion ».




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Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %

Pour Nestor Turcotte, enseignant à la retraite :
L'Australie a un authentique système d'écoles privées. Certains citoyens, liés surtout par leurs croyances religieuses, s'unissent pour bâtir leurs propres écoles. Ils les subventionnent à 100 % tout en payant des impôts pour faire vivre le système public d'éducation.

Au Québec, il y a des écoles nommées privées, mais que l'État subventionne à la hauteur de 60 %. Ces écoles sélectionnent leurs élèves en leur faisant subir des examens d'admission. Ces institutions scolaires choisissent leurs élèves. Elles demandent aux parents de payer une partie les frais d'exploitation de l'école et elles demandent à l'État de fournir le reste. Il faut noter que les parents de ces élèves continuent à payer des impôts pour maintenir le système public des écoles. Les parents qui envoient leurs enfants à l'école privée paient donc à deux endroits : ils paient pour le public et ils paient aussi pour le privé.

La nouvelle ministre de l'Éducation veut que les écoles privées soient ouvertes à tous. En d'autres mots, elle demande aux écoles dites «privées» d'abandonner la sélection des élèves et de prendre tous les jeunes qui veulent fréquenter l'institution. Si cela devait advenir, la nouvelle école ne porterait que le titre d'école privée. Cette dernière serait en fait une école publique (puisqu'elle serait ouverte à tous) subventionnée à la hauteur de 60 % et subventionnée à la hauteur de 40 % par les parents. Pourquoi les parents enverraient-ils alors leurs enfants à une école privée ouverte à tous, tout en payant pour le régime public et pour le régime privé?

Si la nouvelle école privée de la nouvelle ministre de l'Éducation devient ouverte à tout le monde, elle doit demander à son gouvernement de la subventionner à 100 %. S'il n'y a aucun critère d'admission à l'école privée, pourquoi le Ministère de l'Éducation ne subventionnerait-il pas cette nouvelle école devenue publique, à la hauteur des subventions de toutes les autres écoles du Québec?

Qu'est-ce qui pousserait les parents à envoyer leurs enfants à ces nouvelles écoles privées si ces nouvelles écoles n'en portent que le nom? La qualité de l'enseignement? Le choix des professeurs? L'encadrement scolaire? Pourquoi ces écoles continueraient-elles d'exister sous un vocable qui ne veut plus rien dire?

Il n'y a qu'une façon de régler cette question : permettre la création d'écoles privées totalement subventionnées par les parents, comme c'est le cas en Australie. Les parents qui ont les moyens ou qui n'ont pas les moyens et qui souhaiteraient y envoyer leurs enfants le feraient. Il y aurait peu d'écoles privées au Québec, mais ce serait d'authentiques écoles privées.

En Australie, j'ai pu constater que ce ne sont pas uniquement les riches qui envoient leurs enfants aux écoles totalement privées. Certains parents n'hésitent pas à faire d'énormes sacrifices pour donner à leurs enfants une formation de qualité.

L'école où j'ai enseigné était catholique. Elle était totalement privée, mais ouverte à toutes les confessions. Pour ces parents, une solide instruction et une éducation de qualité n'avaient pas de prix. Un modèle que le Québec pourrait copier.

Voir aussi

Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec

Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée





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Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec

La Presse nous apprend que, selon la ministre du Monopole de l'Éducation, Marie Malavoy, les écoles privées devront cesser de sélectionner leurs élèves si elles souhaitent continuer d'obtenir du financement de l'État.

En entrevue à La Presse, elle a confié qu'une « petite révolution » attend les écoles privées. Elles devront abandonner les examens d'admission, qui se déroulent à cette période-ci chaque année, si elles souhaitent continuer de recevoir des subventions. « Il n'y aurait plus de sélection, sauf pour les écoles qui veulent maintenir un régime complètement privé », a déclaré Mme Malavoy.

La ministre entend ainsi mettre de l'avant les orientations que le Parti québécois a adoptées en congrès en ce qui a trait au financement des écoles privées. Pour recevoir la part de financement de 60 % [un maximum] qui provient du gouvernement, comme c'est le cas actuellement, les écoles privées devront accueillir tous les élèves, sans distinction, dit Mme Malavoy.

« Les écoles qui voudront faire de la sélection, garder seulement les meilleurs [élèves], seront entièrement privées. » La ministre compte mettre ce dossier de l'avant dès cette année. Consciente du changement de cap majeur qui se dessine, elle ne fixe pas d'échéance pour le moment. Elle dit vouloir prendre le temps de le faire « correctement » avec les établissements d'enseignement privés afin que « tout le monde soit dans le coup » [Toujours le mot pour rire].

Selon la Presse, les écoles privées ont souvent été critiquées parce qu'elles accueillent principalement des élèves qui réussissent bien. Les enseignants du réseau public se plaignent d'avoir vu leur tâche s'alourdir au cours des dernières années avec l'accroissement du nombre d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage (EHDAA) dans leurs classes. Les EHDAA regroupent les handicapés (moteurs et intellectuels), les élèves aux troubles graves du comportement et plus généralement les « élèves à risques »). Les élèves à risque présentent des difficultés variées pouvant mener à un échec (drogue, grossesse, mauvaise maîtrise du français, etc.), des retards d'apprentissage, des troubles émotifs comme l'anxiété ou des troubles légers du comportement.

Le nombre de EHDAA est passé de 14,8 % en 2003-2004 à 20,1 % en 2011-2012 dans le réseau public. Pour la même période, il est passé de 2,5 à 2,6 % dans les écoles privées. Le gouvernement Charest avait souhaité que le privé accepte davantage d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage. Un comité formé en ce sens devait remettre son rapport en décembre dernier, mais les travaux sont restés lettre morte.

Restreindre le choix, encourager la sélection financière

Les mesures envisagées par Mme Malavoy ne risquent-elles pas de mener à la fermeture de certaines écoles ou à une hausse substantielle des droits d'inscription ? Ne verra-t-on donc pas en fait augmenter la sélection, non plus basée sur les résultats scolaires, mais sur la revenu des parents ? Un résultat paradoxal pour le moins.

Il faut plutôt, comme dans les autres domaines de notre société, encourager la concurrence et la diversité de l'offre. Si trop peu d'écoles semi-privées s'adressent aux élèves en difficulté, il faut les aider sans pour cela vouloir que toutes les écoles semi-privées du Québec soient privées de sélection. Bref, sortir d'une pensée binaire (tous avec des EHDAA ou pas un sou). Il existe des mécanismes que l'on peut mettre en place pour ce faire.

Il faudrait plutôt financer les enfants et leur progrès

Il est sans doute à la fois injuste et inefficace de ne pas établir de liens entre performance scolaire, le type de clientèle et les moyens alloués. Mais on peut neutraliser facilement les différences sociologiques entre écoles privées et publiques, d’une part, et les différences de qualité de l’effort éducatif entre les établissements, d’autre part par plusieurs mesures. Tout d'abord, comme on le fait déjà actuellement, on peut allouer plus de ressources aux écoles recueillant de nombreux EHDAA. Ensuite, pour récompenser les progrès des écoles et des élèves,  en indexant les financements non sur le nombre des élèves inscrits, mais sur la progression scolaire dans le temps des élèves d’un établissement donné. Pour cela, il suffit d’évaluer les mêmes élèves en début et fin d’année et de faire dépendre les financements reçus de leur progression, quel que soit par ailleurs leur niveau absolu.

Une autre solution, dans le contexte d'un bon scolaire universel, consiste à faire varier le chèque éducatif qui suit l'enfant et de fournir plus d'argent aux enfants en difficulté. Si plus d'argent est associé à la formation de ces enfants, des écoles privées les accueilleront. Une réticence : à nouveau financer plus et donc récompenser les comportements qui pourraient être la cause de ces difficultés. Les bons parents et contribuables civiques finançant ainsi les parents ou les élèves moins scrupuleux. Pour éviter cet écueil, peut-être faudrait-il distinguer le type de difficulté des enfants pour distinguer un handicap permanent et un facteur de risque qui peut être corrigé (la prise de drogues,  les comportements turbulents, l'absentéisme fréquent, la maîtrise du français chez les immigrants) afin de récompenser le progrès et l'effort.

Soixante pour cent de financement c'est peu

Les écoles semi-privées du Québec reçoivent au maximum 60 % de subventions, ces chiffres ne comprennent pas tous les frais que doivent payer les parents pour les activités demandées aux élèves. Soixante pour cent c'est peu et l'on peut comprendre que certaines écoles ne veulent pas accueillir trop d'élèves en difficultés avec si peu de subventions.

Rappelons que les parents qui envoient leur enfant à l'école privée payent deux fois pour leurs enfants : ils s'acquittent de leurs impôts (souvent plus élevés) et de leurs taxes scolaires comme tout le monde et puis déboursent une nouvelle fois pour choisir une école semi-privée (en réalité les écoles privés ont peu de liberté, nous y reviendrons).

L'école publique manque-t-elle de moyens ?

L'école publique manque-t-elle vraiment de moyens ? Ou s'agit-il non pas d'une question d'argent, mais d'idéologie et de ressentiment : il faut plus d'élèves difficiles, turbulents, de familles monoparentales dans les écoles privées pour éviter tout « élitisme » ?

En 2008-2009, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) avait été estimée à 7,7 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 7,1 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,6 % en Ontario et à 5,6 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces. 


Dépense globale d’éducation par rapport au PIB, Québec (le plus haut) et régions du Canada (en %)

Rappelons également que les dépenses par élève sont en hausse constante au Québec. Entre 2004 et 2008, la dépense par élève a augmenté de 18 % en dollars constants. Ces augmentations s’expliquent par de nouvelles mesures de réinvestissement et de développement (programmes de lutte au décrochage scolaire, réduction de la taille des classes au préscolaire et au premier cycle du primaire, augmentation du temps d’enseignement au primaire, soutien aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [EHDAA], ajout de ressources pour la formation continue, etc.) [Plus détails ici]

Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2008-2009

En outre, le nombre moyen d’élèves par enseignant au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,5 en 2008-2009. Il est le plus bas du Canada. Rappelons que les provinces de l'Ouest ont les meilleurs résultats dans les classements internationaux et interprovinciaux et que les résultats des élèves québécois baissent.


Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada


Pourquoi cette croissance des EHDAA ?

Avant de réagir de manière précipitée, ne vaudrait-il pas mieux se pencher sur cette augmentation du nombre d'enfants en difficulté ? Y a-t-il vraiment crise ou inclut-on de manière plus généreuse des enfants dans cette catégorie en considérant désormais plus de facteurs comme des causes potentielles de risque ?

S'il y a vraiment augmentation de ces difficultés quelles en sont les raisons ? Ne vaut-il pas mieux traiter le mal à sa racine que de priver les gens de liberté ? Pour rappel, selon une étude de l'Université de Montréal publiée en 2009, près de 15 % des Québécois de moins de 6 ans souffrent de degrés atypiques de dépression, on assisterait à une « Épidémie de détresse chez les enfants en CPE ».

Pourquoi être contre la sélection ?

Il y a quelque chose d'étrange dans les propos de Mme Malavoy : elle semble être contre la sélection. Toute sélection ? Même l'école privée de musique qui désire prendre des élèves qui ont un bon potentiel musical ? Ce serait ridicule, la consécration de la médiocrité idéologique.  Pourquoi en irait-il autrement pour d'autres matières (sport, culture générale, sciences)  ?

Aussi contre les écoles confessionnelles ?

Dans cet entretien, la ministre parle de toute sélection, est-ce à dire qu'elle maintient sa volonté de serrer la vis aux écoles privées religieuses comme le menaçait le programme électoral du PQ ?
6.1 L’éducation 
Un gouvernement souverainiste : 
j) Cessera de subventionner les écoles privées axées essentiellement sur l’enseignement de la religion qui ne respectent pas le régime pédagogique ainsi que les écoles dont les admissions sont fondées sur l’appartenance confessionnelle;

Commissions scolaires menacées, centralisation croissante

Critiquées de toutes parts, les commissions scolaires doivent par ailleurs s'attendre à une remise en question, prévient aussi la ministre de l'Éducation. Il n'est toutefois pas question de les abolir. Les commissions scolaires représentent un palier décisionnel important, mais il faudra revoir certaines façons de faire, affirme sans plaisanter Mme Malavoy. « Je veux qu'elles demeurent, mais on ne passera pas à côté d'une réflexion en profondeur. Il en va de leur survie. » Parmi ces remises en question, Mme Malavoy propose une plus grande centralisation, notamment en diminuant le nombre de commissions scolaires, en regroupant certains services et en revoyant à la baisse la part de 5 % de leur budget alloué à l'administration. En outre, les prochains présidents des commissions scolaires seront élus et non pas nommés. « C'est un autre grand chantier, la démocratie [sic] scolaire », résume la ministre qui dit vouloir travailler dans un esprit de collaboration.  Rappelons que, déjà sous Mme Courchesne, les commissions scolaires s'étaient plaintes d'une centralisation croissante de la part du Monopole de l'Éducation.

C'est bien évidemment antinomique d'une véritable « démocratie scolaire ». Nous pensons que la démocratie scolaire viendra d'une plus grande liberté de chaque établissement et non pas d'une centralisation croissante et d'élections qui n'intéressent personne. Comment de plus grandes commissions scolaires vont-elles rapprocher les parents du fonctionnement de leur école alors qu'actuellement les élections scolaires ne réunissent pas dix pour cent des électeurs ?

Voir aussi

Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée

Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %




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