dimanche 5 août 2012

30% d'illettrés et de semi-illletrés de lecteurs inefficaces et lents en France ?

Chaque année, lors de la Journée Défense et Citoyenneté (ex JAPD), des tests de lecture sont effectués parmi les appelés afin de tester le niveau national. Le cru 2011, d’après un document officiel de l’Éducation Nationale, indique que 30 % de ceux qui l’ont passé sont illettrés ; sachant que ces jeunes ont 17 ans et qu’ils ont passé 12 ans dans le système éducatif français, qui engloutit chaque année 17 % du budget de l’État.

Belle performance ! Pourtant, les auteurs du rapport se congratulent de satisfécits mutuels, à tel point que l’on pourrait passer à côté de cet échec cuisant, et croire à une belle victoire de l’équipe olympique française de lecture. Le rapport annonce en effet 80,3 % de lecteurs efficaces, ce qui fait tout de même 19,7 % de lecteurs inefficaces, car il ne faut pas dire illettrés.

Mais parmi ces 80 %, 10,3% sont des profils 5c, c’est-à-dire « une population de lecteurs qui, malgré des déficits importants des processus automatisés impliqués dans l’identification des mots, réussit les traitements complexes de l’écrit, et cela en s’appuyant sur une compétence lexicale avérée. Leur lecture est fonctionnelle grâce à une stratégie de compensation fructueuse. Ils ont su adapter leur vitesse de lecture, relire et maintenir un effort particulier d’attention en dépit de leur mauvaise automatisation des mécanismes de base de la lecture. » Voilà une présentation plutôt bienveillante pour signifier que ces profils ne savent pas lire correctement mais qu’ils arrivent à corriger leurs lacunes grâce à une compréhension globale du texte. Le texte qui était lu étant soit un article de magazine télé, soit un texte de base. On n’ose imaginer les résultats avec des textes littéraires, voire même des articles de journaux.

La suite de la présentation du profil 5c est nettement moins positive :

« La faible vitesse avec laquelle ils traitent les écrits marque la différence entre eux et les lecteurs du profil 5d. Les lecteurs du profil 5c sont efficaces mais plus lents : en moyenne, les jeunes du profil 5c mettent 2,5 secondes à déchiffrer une paire de mots, contre 1,3 seconde pour les jeunes du profil 5d. La question qui se pose pour ces jeunes reste celle des effets d’un éventuel éloignement des pratiques de lecture et d’écriture : les mécanismes de base étant insuffisamment automatisés, s’ils s’éloignent de toute pratique, l’érosion de la compétence peut les entraîner vers une perte d’efficacité importante dans l’usage des écrits. Les sollicitations de leur environnement professionnel et social seront donc déterminantes. »

Nouveau scandale dans le système éducatif d'Afrique du Sud, pour Nadine Gordimer l'éducation est « un désastre »

Angie Motshekga, ministre de l'Éducation de base

L'écrivain sud-africain Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature en 1991, a jugé récemment que le système éducatif de son pays « était un désastre » après le scandale de la pénurie de manuels scolaires.

Plus de 5.000 écoles rurales, soit environ 1,7 million d'élèves, n'ont pas de manuels scolaires depuis la rentrée scolaire de janvier. Le manque de manuels est la pointe émergée de l'iceberg: ailleurs ce sont les enseignants qui manquent ou sont absents, les toilettes qui ne fonctionnent pas, les chaises qui manquent, etc.

« Notre système éducatif est bon pour la casse. C'est le foutoir. Je ne peux pas croire que les trois-quarts de l'année se sont écoulés et que tant d'écoles, notamment dans les zones rurales, sont sans manuels », a dit Mme Gordiner, 88 ans, à la radio publique SAFM.

« Il est de la responsabilité du ministre (de l'Education) de faire en sorte que les livres soient commandés à temps et livrés. Comment pouvez-vous apprendre aux gens à lire s'il n'y a pas de livres à lire », a-t-elle demandé ?

De plus en plus de gens demandent au président Jacob Zuma de limoger sa ministre de l'Éducation Angie Motshekga. Il a dit attendre le rapport final d'une commission d'enquête sur l'affaire qui lui a été remis cette semaine. D’après News 24, une société contrôlée par des hommes d’affaires reliés à l'ANC (le parti au pouvoir depuis la fin de l’Apartheid, il y a 18 ans) connectés et d’anciens mandarins gouvernementaux de haut niveau auraient été sélectionné illégalement pour un appel d'offres de manuels scolaires 320 millions de rands (40 millions de dollars canadiens) et aurait bâclé sa réalisation. Die Beeld parle pour sa part dans un article ultérieur d’un contrat de 700 millions de rands (85 millions de dollars) à une société nommée EduSolutions dont la majorité des patrons sont issus du gouvernement ANC. L’émission d’enquête Carte Blanche aurait découvert que d’Edusolutions sous-traitaient la livraison des manuels à des tiers dont les connexions politiques semblent primer sur l’efficacité ou l’expérience en logistique. L’émission montre un hangar rempli de manuels qui auraient dû être livrés à des écoliers du Kwazoulou-natal.

L'éducation, aujourd'hui premier budget de l'État en Afrique du Sud. L'Afrique du Sud dépense 6,1 % de son produit national brut à l'éducation, une plus grande portion que la plupart des autres pays, mais ses résultats sont constamment parmi les plus mauvais.

Selon le dernier Indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial, l'Afrique du Sud se classait 129e sur 139 pays en matière d'éducation primaire et 137e en sciences et mathématiques.

Voir aussi

Discrimination raciale officielle dans les universités sud-africaines

Afrique du Sud – Pour la sixième année de suite, le taux de réussite aux examens de fin d'études secondaires diminue

Curiosité du jour : augmenter de 25 % les notes de tous les finissants sud-africains ?






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Les nouveaux ayatollahs...


Éditorial de Valeurs actuelles.

« Arrêtez d’emm… les Français ! », s’écriait Georges Pompidou voilà plus de quarante ans. Depuis, le mal n’a cessé de s’aggraver. Chaque jour, des ligues de vertu, plus nombreuses et plus procédurières que jamais, rivalisent d’ingéniosité pour nous rendre la vie impossible. De toutes parts, des voix s’élèvent pour dire : « Assez ! »

Plus il y a d'interdits, professait Lao-tseu, plus le peuple s’appauvrit. S’il avait vécu aujourd’hui et non voici vingt-cinq siècles, le malheureux serait accablé. On croule sous la réglementation. En 2008, la France cumulait 10.500 lois et 127.000 décrets, à quoi s’ajoutent 17.000 textes communautaires, le tout aboutissant à une véritable « logorrhée législative et réglementaire » , selon les mots même du conseil d'État.

À bien y réfléchir, notre vie ressemble à une addition d’interdits, au point, qui sait, de provoquer une addiction à l’interdit. En résumé, tout ce qui n’est pas prohibé est obligatoire, et inversement. Cela fait songer au mot de Churchill : « En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En URSS, tout est interdit, même ce qui est permis. »

Dresser la liste noire établie par les ayatollahs du « politiquement correct » et de son prolongement, l’ «hygiéniquement correct » revient à faire un inventaire à la Prévert où le père Ubu donnerait la réplique à Franz Kafka.

1963, Braudel et les lycéens français

Le manuel de 1963
En 1963 l’Éducation Nationale a commandé à Fernand Braudel, alors jeune et peu connu historien, la rédaction du manuel d’histoire destiné aux classes terminales des lycées [dernière année de cégep au Québec]. L’historien de la Méditerranée au temps de Philippe II s’est mis à l’œuvre, avec un plaisir non dissimulé, pour réaliser un manuel alors conforme aux programmes. Ce manuel, dont la qualité est indéniable, fut ensuite constamment réédité sous le titre de Grammaire des civilisations. Il s’agit en effet d’une étude des civilisations d’Afrique, d’Asie et d’Europe. On le trouve aujourd’hui en collection Champs chez Flammarion.

J’invite ceux qui ont ce livre dans leur bibliothèque à le feuilleter, et encore mieux, à le lire. Datant d’il y a cinquante ans un certain nombre de points sont à actualiser : on ne parle plus de l’URSS de nos jours, et les découvertes scientifiques ont permis d’améliorer la connaissance des civilisations anciennes. Toutefois, il reste un grand classique, offrant une vision large et panoramique de l’histoire du monde. En tant que tel, et comme son rédacteur est un de nos plus grands historiens, il conserve un intérêt réel.

Mais ce livre est d’abord un manuel, destiné à des lycéens de 17-18 ans. C’est là qu’un certain problème se pose aujourd’hui : bien rares sont les lycéens capable de lire ce livre en 2012. Dans l’édition Flammarion il pèse plus de 600 pages, écrit dans une police de taille 8. Bien évidemment il n’y a aucune photographie ni aucun document. La comparaison avec un manuel actuel d’histoire est effrayante. En cinquante ans la chute du niveau est réel, la baisse des exigences indéniables. Des lycéens d’aujourd’hui sont incapables de lire un manuel destiné à leurs grands-parents. Plus grave encore, je doute que des étudiants en histoire de niveau maîtrise puissent se frotter à ce texte dense quant à la typographie et à la réflexion. Quant aux étudiants qui obtiennent le capès [Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré], et même l’agrégation, en histoire peu d’entre eux lisent des livres de ce genre. Si les futurs ou nouveaux professeurs sont incapables de comprendre ces livres, il n’y a rien d’étonnant à ce que les élèves ne puissent y entrer. La comparaison des manuels suffit à prendre la mesure de la déchéance intellectuelle de notre pays. Inutile de présenter des études ou des statistiques qui essayent bien souvent de gommer l’effroyable réalité.

Pourquoi cette baisse ? Il faut bien alors s’interroger sur les effets réels de la démocratisation de l’enseignement, et se demander si la France a gagné à ce mouvement. Ne nous leurrons pas : bien rare étaient les élèves de 17 ans qui pouvaient lire le texte de Braudel en 1963. Ceux qui étaient en terminale, et qui passaient ensuite le baccalauréat, étaient une élite, une aristocratie infime. Si en 2012 ce livre n’est plus accessible c’est entre autre parce que l’on a envoyé au lycée des élèves dont le niveau est bien trop faible pour pouvoir suivre. Il a donc bien fallu baisser le niveau pour assouvir la soif égalitaire de la démocratisation. Ce faisant, nous nous sommes rendus incapables de former une élite. Et en plus nous avons rendu impossible la formation correcte de cette masse plus nombreuse. Il n’est pas donné à tout le monde de rester 7 heures par jour assis à une table, à écouter un professeur donner un cours et à prendre des notes. Cela requiert des aptitudes, une appétence, des possibilités qui ne sont pas présentes chez tous les lycéens. Or, par la démocratisation acharnée du système éducatif, nous avons voulu faire rentrer dans le même moule, plier aux mêmes règles et aux mêmes contraintes, des personnes variées et différentes. C’est ainsi que nombreux sont les lycéens qui perdent leur temps, leurs années et leur jeunesse parce qu’on leur impose les bancs de l’école, alors qu’ils seraient plus à même de révéler leur talent et de s’épanouir si on leur proposait une formation professionnelle dès l’âge de 14 ou 15 ans.

Revoir la formation

Se former en entreprise est une réelle possibilité. C’est apprendre sur le tas, apprendre en faisant. Rien n’exclut qu’il y ait aussi des cours de mathématiques ou de français, et même de littérature ou d’histoire. Rien n’exclut que l’on cherche aussi à les élever vers des domaines plus intellectuels, mais de façon différente. La démocratisation et la massification du système éducatif ont non seulement empêché la formation d’une élite de France, ce qui est extrêmement grave, mais cela a aussi détruit des générations d’enfants à qui l’on a obligé de suivre une formation en décalage complet avec leur appétence. Dans ce jeu stupide, tout le monde fut perdant.

Un professeur latiniste me montrait le texte fameux de Paul-Émile à la bataille du lac Trasimène. Ce texte figurait dans le manuel de 4e de 1998. Aujourd’hui, c’est-à-dire quatorze ans plus tard, non seulement il n’est plus étudié en 4 e, mais il n’est même pas présent dans le manuel des lycéens. Ici aussi la baisse des exigences est quantifiable et visible. Mais peu de parents s’en doute.

Accorder la liberté

Pour y remédier il serait nécessaire de faire un secondaire à trois niveaux. Restaurer l’apprentissage dès l’âge de 12-13 ans, si utile pour des enfants inaptes à l’école mais qui ont tant de talents à développer ailleurs. Solidifier les filières professionnelles et technologiques du lycée, afin que les élèves qui s’y destinent soient réellement formés, et que cela ne soit pas vu comme des filières poubelles. Réserver les filières générales à l’élite intellectuelle, et faire de ce lycée l’antichambre des études supérieures, ou le baccalauréat soit le premier grade universitaire. Bien évidemment, il serait aussi nécessaire de supprimer l’examen du bac et de permettre à chaque établissement d’avoir une grande souplesse dans le programme à suivre. On pourrait définir un programme commun à suivre, afin de faciliter une nécessaire harmonisation, qui durerait environ la moitié de l’année, et l’autre moitié pourrait être des figures libres, afin que les établissements et les professeurs puissent s’adapter au niveau et aux espérances de leurs élèves. Cela s’appelle la liberté éducative. Hélas, l’école en France a choisi le chemin de l’égalité, ce qui la conduit à toujours rejeter la liberté.

Supprimer les concours

L’entrée dans le supérieur pourrait alors se faire sur dossier, avec éventuellement une lettre de recommandation du lycée. La première année servirait à faire un deuxième écrémage, afin d’éliminer et de réorienter les étudiants qui ne sont pas à leur place, qui ne veulent pas suffisamment travailler, ou qui ne sont pas au niveau. On pourrait ainsi supprimer les concours, qui non seulement ne permettent pas de sélectionner les meilleurs candidats, mais qui en plus transforment l’année scolaire en parenthèse de bachotage, ce qui ne permet ni d’approfondir des matières ni de se former réellement. Supprimer les concours redonnerait tout leur sens aux examens, et serait beaucoup plus utile aux étudiants.

Pour ceux qui ont peur de la formation professionnelle je les invite à regarder ce reportage sur la cuisine de l’Élysée, réalisé pour le magazine Michelin. Le chef actuel des cuisines de l’Élysée explique comment il est entré dans cette maison sous la présidence de Pompidou comme simple commis, comment il a gravi un à un les différents échelons, pour être, désormais, le chef des cuisines. Qui niera que c’est là un bel exemple de réussite professionnelle ? Cela ne fut possible que parce qu’il n’y avait pas le collège unique. Dans notre système actuel cette personne aurait été obligée de suivre l’enseignement jusqu’en terminale, de faire un bac S [cégep scientifique], et finalement de perdre son temps et ses envies. Que de talents gâchés nous perdons depuis si longtemps !

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mardi 24 juillet 2012

Histoire — De Gaulle et son « Vivre le Québec libre ! »

Reportage de 25 minutes sur la visite du général de Gaulle en 1967 à Québec, son parcours le long du Chemin du Roy, sa visite à Montréal, son fameux discours sur le balcon de l'hôtel de ville de la métropole et la réaction du Canada anglais et des Britanniques.






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lundi 16 juillet 2012

Idée reçue : « Au Moyen-Âge, les paysans sont accablés d’impôts »

Le récit mythologique des Lumières veut que le paysan de cet âge des ténèbres qu'aurait été le Moyen Âge ait été « taillable et corvéable à merci » et qu'il fallait mettre fin à cette « féodalité ».

La ponction fiscale est de tout temps. Elle n’est pas plus lourde au Moyen Age que dans l’Antiquité ou les temps modernes, selon Jacques Heers[1]. Les paysans médiévaux doivent supporter corvées, banalités, cens, taille, champart, gabelle et dîme. Certes, énoncé comme cela, ces taxes et impôts paraissent bien nombreux.

Cependant, le paysan du XXIe siècle supporte quant à lui l’impôt sur le revenu, la taxe foncière, la taxe d’habitation, la TIPP sur l’essence, les timbres fiscaux pour les formalités administratives, les droits de succession, les frais de notaires sur les biens immobiliers, les prélèvements sociaux, les prélèvements libératoires sur les produits financiers et surtout notre bonne TVA qui grève absolument tous les biens et services. Est-il mieux loti que son lointain ancêtre ?

La Moisson de Pierre Bruegel dit l'Ancien vers 1565

Les corvées au Moyen âge représentent 1 à 2 jours de travail par an, 6 au maximum. Elles consistent à entretenir les ponts, les routes, à curer les fossés : c’est une forme de contribution locale, qui relève aujourd’hui des communes. Peu à peu les droits féodaux tombèrent en désuétude et furent remplacés par les impôts d’État. Mais à la fin de l’Ancien Régime, les propriétaires bourgeois qui avaient des terres mirent un zèle extraordinaire à faire revivre les anciens droits auxquels ces terres avaient pu être soumises par le passé. Ils ne cherchaient cependant pas à assurer la contrepartie de protection assurée par l'ancienne noblesse qui était devenue la charge du pouvoir central ni à exonérer leurs paysans des impôts d’État ! Les paysans étaient alors doublement imposés. Voilà pourquoi sous la Révolution française, les droits qui n’avaient plus de « féodaux » que le nom avaient mauvaise réputation et furent abolis avec grand soulagement.

[1] Jacques Heers, spécialiste de l’histoire du Moyen-Age, il est directeur des études Médiévales à Paris IV. Il est l'auteur de Le Moyen Âge, une imposture.





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vendredi 13 juillet 2012

Complicité de la hiérarchie de l'institution pour dissimuler de nombreux cas de pédophilie

Non, il ne s'agit pas de prêtres. On n'en parlera sans doute moins donc. Va-t-on tenter de ruiner l'établissement où ces actes pédophiles ont été commis et cachés pendant si longtemps ? Va-t-on se répandre en généralisation sur les moeurs de tous les entraîneurs de jeunes athlètes qui seraient des frustrés ?

Probablement pas puisqu'il s'agit de l'ancien entraîneur-chef de l'équipe de football de l'Université Penn State Joe Paterno et plusieurs autres dirigeants de l'institution. Ils font les frais d'un rapport d'enquête interne extrêmement incriminant sur un scandale de pédophilie qui a ébranlé les États-Unis. Bien qu'il s'agisse d'une université, l'affaire concerne de mineurs d'âge qui fréquentaient le complexe sportif de l'université.

Le rapport de 267 pages révèle que M. Paterno et des responsables de l'Université ont « dissimulé des faits cruciaux » sur les agressions sexuelles de l'ancien entraîneur-adjoint Jerry Sandusky dans le but de protéger la réputation de l'institution au détriment des victimes.

Menée par l'ancien directeur du FBI Louis Freeh, l'enquête de huit mois a été amorcée en novembre dernier, quelques semaines après l'arrestation de M. Sandusky. Ce dernier, qui avait pris sa retraite en 1999, a été reconnu coupable le 22 juin dernier de 45 chefs d'accusation criminels relativement à des agressions sexuelles sur 10 enfants. Les faits qui lui sont reprochés ont été commis entre 1994 et 2008.

L'ancien coordonnateur défensif de 68 ans attend toujours le prononcé de sa sentence. Il risque jusqu'à 373 ans de prison.

Huit jeunes hommes sont venus témoigner au procès de Jerry Sandusky. Ils ont déclaré qu'il avait abusé d'eux alors qu'ils étaient petits, parfois sur le campus. Des témoignages ont également permis d'établir que l'accusé utilisait le prestige que lui conférait son statut au sein de l'Université pour manipuler les enfants.

L'ex-entraîneur Sandusky avait mis en place un programme à destination de jeunes défavorisés et c'est par ce biais qu'il avait choisi ses victimes. Plusieurs ont raconté en détail lors du procès les attouchements ou viols commis, parfois sous la douche, par celui qui était pour beaucoup de ces garçons un substitut de figure paternelle. L'ancien instructeur adjoint Mike McQueary a mentionné avoir Sandusky surpris en compagnie d'une victime âgée de 10 ans dans les douches de l'établissement scolaire en 2002. Le jeune enfant avait les mains haut placées contre le mur alors que Sandusky œuvrait derrière lui. M. McQueary avait rapporté à son supérieur cet incident, mais aucune mesure n'avait été prise à la suite de ce témoignage et la police n'avait pas été contactée.

Le scandale avait mené aux congédiements de Joe Paterno et du président de l'Université, Graham Spanier. Le rapport conclut que ces derniers, de même que le directeur sportif Tim Curley et le vice-président Gary Schultz, « n'ont pas réussi, pendant une décennie, à protéger des enfants contre un prédateur sexuel ».

Le rapport Freeh précise que « Dans le but d'éviter les conséquences d'une mauvaise publicité, les plus puissants dirigeants de l'Université - Sapnier, Schultz, Paterno et Curley - ont dissimulé des faits cruciaux entourant les agressions sexuelles de Sandusky, et ce, à répétition. »

Le rapport poursuit sa critique du programme de football, l'un des plus respectés aux États-Unis, en précisant que M. Paterno et les dirigeants de l'Université avaient permis à M. Sandusky de prendre sa retraite « non pas à titre de présumé prédateur d'enfants, mais à titre de membre respectable de l'héritage de Penn State . Cette manoeuvre avait permis à Sandusky de balayer le sort de ses victimes sous le tapis et de se retirer honorablement, ajoute le document.

« Pendant 14 ans, les hommes les plus puissants de Penn State se sont gardés de prendre la moindre mesure de protection des enfants victimes de Sandusky », a martelé M. Freeh lors d'une conférence de presse.

L'équipe de l'enquêteur Louis Freeh a interrogé 430 employés et anciens employés de l'Université, y compris toutes les personnes associées au programme de football.

Voir aussi

États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Canada — La pédophilie : une orientation sexuelle comme l'hétérosexualité pour des experts

Scouts Canada s'excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l'enseignement

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l'hétérosexualité pour des experts

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment

Deux poids, deux mesures ? (artistes pédophiles excusés par des journaleux)

Mark Steyn: Penn State's institutional wickedness (avec des détails scandaleux)




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jeudi 12 juillet 2012

Les énergies vertes : un tonneau des Danaïdes



Le Québec doit mettre en place un « programme de tarifs de rachat garantis » s'il veut que les énergies émergentes se taillent une place viable sur le marché énergétique québécois. Telle est la recommandation centrale du rapport de l'Équipe spéciale sur les nouvelles énergies renouvelables, dont Québec avait confié la présidence à l'écologiste militant Steven Guilbeault, du groupe Équiterre, à l'été 2009.

Le système de tarifs garantis préconisé par ce rapport a d'abord été institué dans les pays européens, comme l'Allemagne et l'Espagne. Ce système impose aux distributeurs d'acheter leur électricité à prix fixes garantis par la loi pour de longues périodes et d'acheter toutes les quantités d'énergie provenant des technologies émergentes. Bref, d'assurer des subventions massives à long terme. Ces tarifs garantis ont stimulé les productions vertes, entraîné des baisses de prix en raison de la croissance des marchés et fait passer ces pays au premier plan des « producteurs verts » à l'électricité chère et subventionnée.

Exclure l'hydro, la grande éolienne et les économies d'énergie...

Les principales énergies renouvelables émergentes qui seraient subventionnées de la sorte sont les biocarburants (éthanol et biodiesel principalement), le biogaz tiré des déchets ou des fumiers, les biocombustibles comme les granules, les écorces ou les rebuts d'exploitation forestière, les différentes formes d'énergie solaire (photovoltaïque, le solaire thermique actif, la géothermie, les hydroliennes et les petites éoliennes de moins de 300 kW), l'hydrogène et les réseaux de chaleur. L'équipe spéciale a mis de côté la « grande éolienne », qu'il considère comme une « énergie mature » au Québec, au même titre que l'hydroélectricité. Mais il a écarté les économies d'énergie que des consommateurs auraient pu revendre à Hydro-Québec à un prix avantageux, comme on le fait aux États-Unis.

Pour le solaire s'il est rentable, contre des subventions mal placées

Notons d'abord que nous n'avons rien contre le solaire en tant que tel, bien au contraire. Si nous pouvons vraiment produire de l'électricité à moindre coût grâce à cette source d'énergie, c'est une excellente nouvelle. D'après certains, le coût de l'énergie photovoltaïque devrait pouvoir être produite à un prix égal à celui de l'électricité du réseau conventionnel d'ici 2020 (ceci nous apparaît cependant optimiste) principalement par l'industrialisation de la filière et des progrès techniques sur les capteurs et l'électronique. Le problème est de savoir si les Québécois doivent payer aujourd'hui plus cher leur électricité (déjà en grande partie verte grâce à l'hydo) pour subventionner cette filière et à qui profiteraient ces subventions.

La politique allemande de subventions au solaire profite aux Chinois

Comme Équiterre prend comme exemple l'Allemagne et l'Espagne, il est sans doute intéressant de se pencher sur ces pays et voir les résultats de ces politiques de subventions et plus particulièrement dans le domaine de l'énergie solaire.

En principe, l'industrie allemande du solaire et ses salariés devraient pouvoir profiter à plein de la sortie du nucléaire du pays. Or, c'est au scénario inverse que l'on assiste actuellement : heures supplémentaires non rémunérées, contrats intérimaires au détriment de postes fixes, licenciements... Et le grand gagnant de l'énergie solaire subventionnée par l'Allemagne semble avoir été la Chine...

Des entreprises comme Suntech et Yingli dominent désormais le marché mondial du photo-voltaïque. Les Chinois génèrent déjà près de la moitié des ventes mondiales et près de 60 pour cent des bénéfices dans l'industrie, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil en gestion PRTM. Cela place le Chinois parmi les « grands gagnants » de la dernière année, conclut l'étude. Huit entreprises de Chine et Taïwan sont sur parmi les dix joueurs les plus dynamiques dans l'industrie. Il n'ya plus de sociétés allemandes sur la liste, toutefois.

Cela signifie que la concurrence chinoise est aujourd'hui nettement plus susceptible de bénéficier des milliards investis dans les tarifs de rachat en Allemagne que les producteurs nationaux. Les consommateurs d'électricité allemands subventionnent donc massivement les producteurs chinois de panneaux solaires. Selon l'Institut rhénan pour la recherche économique, la moyenne des ménages allemands verse environ 123 € < par an pour subventionner l'électricité verte.

Le photovoltaïque est de loin la méthode la plus coûteuse et la plus inefficace de production d'énergie. Il consomme des milliards, et pourtant il produit seulement 2 pour cent des besoins énergétiques de l'Allemagne. Un programme de conservation de l'électricité serait au moins aussi rentable et nettement moins cher.

Les producteurs de panneaux solaires chinois bénéficient également du soutien de leur gouvernement. Mais la Chine ne favorise pas l'industrie via les consommateurs — elle aide directement les entreprises. Le pays finance le développement de grandes capacités de production, qui permettent aux fabricants de réduire davantage leurs coûts. 





Faillites dans le domaine solaire

Le vétéran allemand du solaire, le groupe Solon, est devenu le 15 décembre 2011, la première grosse faillite du secteur solaire en Allemagne. Le groupe déjà en difficulté, qui avait fermé une usine aux Etats-Unis, vient d'annoncer qu'il avait échoué à conclure un accord avec ses banques créancières et de potentiels investisseurs, et s'est déclaré en faillite, espérant pouvoir se restructurer à l'issue du processus. Selon la presse, elle aurait accumulé plus de 400 millions d'euros de dettes.

Pour les analystes, Solon risque fort d'être la première d'une série de faillites dans l'industrie solaire allemande et européenne.

C'est aussi la première qui frappe un groupe solaire allemand coté. Solon avait été en 1998 le premier fabricant allemand de panneaux photovoltaïques à entrer en Bourse.

Une semaine plus tard, l'entreprise allemande spécialisée dans l'énergie solaire thermique Solar Millenium a également annoncé qu'elle déposait son bilan. Solar Millenium, basé dans le sud de l'Allemagne et qui comptait un peu plus de 300 salariés en avril 2011, a expliqué être à court de liquidités en raison de retards pris dans des projets aux États-Unis et dans le financement d'un grand projet de centrale solaire en Espagne.

Il ne s'agit pas des seuls groupes allemands menacés par la chute des prix des panneaux,  résultat de la concurrence asiatique et du ralentissement du marché allemand et européen : ses compatriotes Q-Cells, Solarworld (qui a fermé deux sites), Phoenix Solar et Conergy sont, de l'avis des analystes, également tous très menacés.

La situation n'est guère meilleure de ce côté de l'Atlantique : déjà trois groupes solaires américains ont mis la clé sous la porte, en tête Solyndra, pourtant très richement financé par le gouvernement américain et de grands fonds privés, mais aussi Evergreen Solar et SpectraWatt. Le leader First Solar vient de réviser ses prévisions à la baisse et annoncé des suppressions d'emplois et de nombreux grands groupes ralentissent leur production.

Les industriels estiment que seule une poignée de grands acteurs survivront à la guerre des prix, et même chez les producteurs chinois, la guerre de prix fait de tels ravages que la moitié d'entre eux aurait déjà fermé, selon une récente étude parue dans la presse chinoise. Les États-Unis envisagent eux d'imposer des taxes douanières sur les panneaux chinois pour protéger leurs fabricants locaux.

Fin des subventions au solaire

Berlin a réduit ses subventions à l’industrie solaire, le gouvernement ayant pris clairement parti pour l’éolien dans sa nouvelle politique énergétique et ciblé ses subventions vers cette industrie. De nouvelles usines ne devraient donc plus être financées à partir de juillet 2012, lorsque la capacité nouvellement installée en Allemagne atteindra la limite de 1 000 mégawatts.

Le pionnier BP se retire du solaire

Le soleil vert de BP
Les dirigeants de BP reconnaissent que la décision a été difficile à prendre. Mais ils ont tranché et annoncé la nouvelle à leur personnel  avant de l'officialiser le 20 décembre 2011 : le groupe britannique va sortir du marché de l'énergie solaire. La filiale BP Solar, qui employait 900 personnes en début d'année, va être fermée, et ses actifs seront cédés.

BP était pourtant l'un des pionniers de l'aventure solaire. Dans ses présentations, BP Solar se targue d'avoir « quarante ans d'expérience » dans ce domaine, et d'avoir vendu au fil du temps des installations représentant plus de 1.300 mégawatts dans quelque 160 pays.

En 2001, le groupe avait même abandonné le nom de British Petroleum pour se rebaptiser « Beyond Petroleum » (« Au-delà du pétrole »), insistant sur son engagement dans le solaire, l'éolien, les biocarburants, etc. Il avait alors promis d'équiper l'intégralité de ses stations-service de panneaux solaires.

En 2000, il se situait déjà au deuxième rang mondial des fabricants de cellules photovoltaïques.

Mais face à la concurrence chinoise et au durcissement du marché, BP Solar a fermé peu à peu l'essentiel de ses activités de production, notamment aux États-Unis et en Espagne, pour se concentrer sur la réalisation de projets à partir de modules fabriqués par d'autres.

Mais jugeant impossible d'atteindre des niveaux de rentabilité corrects dans ce nouvel environnement, la direction de BP a préféré tirer un trait définitif sur cette diversification. Tout en maintenant sa présence dans les autres énergies vertes.

Côté pétrole, en revanche, les nouvelles sont plutôt positives pour BP. Le groupe a décroché récemment les droits sur cinq nouveaux blocs d'exploration en eaux profondes au large de l'Angola, où il compte investir en masse ces prochaines années. Ses rivaux Statoil, Total, ConocoPhillips, Cobalt International, ENI et Repsol ont également obtenu des permis. L'enjeu est majeur : l'Angola est déjà l'un des grands pays producteurs d'Afrique, et les experts estiment que la structure géologique des fonds marins pourrait être similaire à celle, très prolifique, identifiée au large du Brésil.

Difficultés dans l'éolien allemand


Confrontés à leurs difficultés, les anciens rois du soleil se consoleront peut-être du fait que leurs homologues dans l'éolien sont également aux prises à de graves difficultés.

L'éolien est également subventionné en Allemagne et il connaît des ratés importants dans le raccordement des éoliennes au large d'Héligoland dans la Mer du Nord, un des sites les plus venteux d'Europe, au réseau continental à 85 km de là.  Nordex, l'un des pionniers dans l'industrie, a plongé dans le rouge au premier semestre de l'année 2011, le forçant à éliminer plus de 100 emplois et à réduire ses coûts de 50 M € (70 M $). En 2010, les fabricants d'éoliennes allemands dans leur ensemble ont vu baisser les revenus et d'emplois pour la première fois.


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Tempête dans la gazouillosphère québécoise : « Les filles attachent moins d'importance au salaire que les garçons »

Selon le Huffington Post Québec (dont nous avons pu déjà goûter du peu de sérieux), François Legault aurait commis « une gaffe » sur Twitter et aurait déchaîné « de vives critiques et risées sur Twitter » pour ses propos « sexistes ».

Précisons tout de suite que M. Legault a déjà tenu des propos très approximatifs que nous avons dénoncés ici.

De quoi s'agit-il ? Qu'est-ce qui a donc bien pu troubler le landerneau gazouillant québécois ?

La discussion partait de la proposition de M. Legault d'augmenter le salaire des enseignants, tout en haussant les exigences des facultés d'éducation. (Nous ne sommes pas convaincus qu'il s'agisse d'une solution efficace : plus d'autonomie tant au niveau administratif que sur le programme pourrait  améliorer les écoles à moins de frais et plus sûrement, voir ici, ici et .)

M. Legault a lancé que les garçons choisissaient moins la profession d'enseignant « entre autres à cause du salaire moins élevé », ce à quoi le chroniqueur Vincent Marissal a répondu.



Le tweet de Legault est alors qualifié de sexiste par plusieurs internautes :

Laurence Yanakis
  Monsieur Legault, vos propos sont sexistes... pour ne pas dire autre chose...




Enord Telasco
Si François Legault continue avec ses twittes sexistes, il se cassera les dents aux prochaines élections.












Personnellement, nous trouvons la remarque de Vincent Marissal bien plus caricaturale que la réplique de M. Legault, même si celle-ci heurte les préjugés des bien-pensants.

En effet, ce que la différence de priorité que M. Legault mentionne peut se défendre alors que la « question » de Marissal est à la limite insultante, car les femmes peuvent avoir d'excellentes raisons de privilégier d'autres valeurs que le simple salaire, la maternité par exemple. Maternité essentielle à la reproduction de la société et qui les éloignent du travail pendant quelques années. Elles ont donc intérêt à choisir des carrières à faible obsolescence et qui offre plus de souplesse : l'enseignement plutôt que l'informatique par exemple.  C'est ce que le professeur Thomas Sowell explique ci-dessous.


Le chef de la CAQ a publié mercredi matin sur son compte Twitter un lien vers une étude de l'OCDE qui soutiendrait que la « rémunération joue moins dans la considération du champ d'étude pour les femmes que chez les hommes ». Étude qui s'en plaint et vise à inciter les gouvernements à intervenir pour que cela change (et certains osent prétendre que l'OCDE est de « droite »).

François Legault a également publié un lien vers une entrevue du journal Le Devoir avec la psychologue Susan Pinker qui affirme que « les femmes ne seront jamais des copies conformes des hommes ».

Notons qu'il est bien connu que la féminisation de la profession médicale (près de 65 % des étudiants en médecine sont des filles) a des effets négatifs : les femmes ont tendance à travailler moins longtemps que les hommes et évitent de fonder des cabinets. Il s'agit là de faits. Pour citer une médecin qui s'exprimait dans les colonnes du Devoir :
« Les filles, du moins celles qui choisissent la médecine, et je m'y inclus, sont moins portées à l'entrepreneuriat nécessaire pour ouvrir et gérer un cabinet. [...] La féminisation de la pratique a amené d'autres changements qui contribuent à la pénurie de médecins. Ne vous fâchez pas : je ne veux pas faire diminuer le nombre de filles en médecine, mais seulement analyser les causes de la pénurie d'omnipraticiens. Les femmes prennent souvent plus de temps pour évaluer un patient, ce qui est bien, mais elles voient moins de patients dans une journée. Les femmes médecins ont un conjoint qui travaille. Elles ne subissent donc pas la pression pour « produire » plus, voir plus de patients. »
Cette féminisation de la médecine inquiète une pionnière du féminisme en médecine comme la docteur Monique Boivin. Celle-ci pense que « quand il y aura assez de femmes, on baissera les prix pour en arriver à une médecine bon marché. Pour une raison fort simple : les femmes revendiquent moins. » Elle en veut pour preuve la perte de prestige de la profession d'infirmière massivement féminisée.

Pour Mme Boivin, « les filles investissent en masse la médecine avec la mentalité de la nouvelle génération, soit la culture du moi, du "je m'occupe d'abord de ma vie privée" ».

Voir aussi

Idées fausses sur les différences salariales entre hommes et femmes

Wall Street Journal : « Il n'y a pas d'écart salarial hommes-femmes »