dimanche 10 octobre 2021

Une loi sauvera-t-elle la liberté d’expression dans les universités britanniques ?

La liberté de gré ou de force ! Rassemblement Black Lives Matter dans le parc de Parker’s Piece, au sud de la ville universitaire de Cambridge, 6 juin 2020.

Face aux délires wokistes qui alimentent la chasse aux sorcières dans les universités britanniques, le Parlement planche sur un projet de loi visant à leur imposer… la liberté d’expression. Il pourrait sauver la carrière des chercheurs qui osent s’opposer à un conformisme mortifère. Une loi sauvera-t-elle la liberté d’expression dans les universités britanniques ? Voilà le débat qui anime campus et Parlement en cette rentrée. Chercheurs licenciés, étudiants soumis à des procédures disciplinaires pour propos déviants, programmes expurgés des « auteurs problématiques »… Au Royaume-Uni, les oukases du politiquement correct asphyxient la liberté académique. Au point que le gouvernement anglais a rédigé un projet de loi visant à protéger la liberté d’expression à l’université. Le texte, intitulé « Higher Education (Freedom of Speech) Bill », est actuellement en discussion aux Communes.

Renverser la vapeur

L’avenir de l’université menacé par la bonne pensée ? Le diagnostic est établi depuis belle lurette par l’universitaire Joanna Williams, fondatrice du think tank Cieo. Dans son essai Academic Freedom in an Age of Conformity (« La liberté académique à l’âge du conformisme »), publié en 2016, elle s’inquiétait déjà de la fin du savoir face à l’idéologie. La volonté d’édifier une université inclusive et diversitaire (sur le modèle américain) implique la suppression corollaire de tout questionnement des sujets sensibles. Alors le débat d’idées se sclérose, les productions intellectuelles se tarissent. Des pans entiers de la recherche se sont transformés en champs de mines. Gare à celui qui s’éloigne des clous du décolonialisme, de la théorie critique raciale, de l’idéologie transgenre ou du catastrophisme climatique — telle est grosso modo la liste extensible des sujets figés par l’idéologie dominante et ne souffrant plus qu’une approche manichéenne. Qui s’affranchit de la doxa risque gros, en sorte que s’insinue la plus toxique de toutes les censures : l’autocensure.

Pour renverser la vapeur, la loi actuellement débattue exige des universités reconnues par l’État, ainsi que des syndicats étudiants, qu’ils garantissent mais aussi promeuvent (via la publication de chartes sans ambiguïté) la liberté d’expression des personnels administratifs, des professeurs et chercheurs, des étudiants et des conférenciers extérieurs. Toute tentative de censure déclenchera des pénalités financières. Les victimes de procès en sorcellerie pourront, sans frais, porter plainte auprès de l’Office pour les étudiants, l’organisme qui supervise les universités sous la houlette du ministère de l’Éducation. Une opinion ou un propos hétérodoxes ne pourront entraver une carrière universitaire, empêcher une embauche, ou être le prétexte pour annuler l’intervention d’un conférencier. Enfin, l’Office pour les étudiants nommera un « directeur de la liberté d’expression », chargé de s’assurer du respect de la liberté académique et de recevoir les plaintes en cas de manquement.

 

De gauche à droite et de haut en bas : Joanna Williams, Arif Ahmed, Eric Kaufmann et Noah Carl.

De quelle sorte de censure parle-t-on ? Lisa Keogh, étudiante en droit à l’université Abertay (à Dundee en Écosse), a frôlé l’exclusion pour avoir, lors d’un séminaire sur « Le genre, le féminisme et la loi », affirmé qu’une femme est un individu équipé d’un vagin (propos vexatoire pour les transgenres hommes qui se considèrent femmes). Convoquée suite aux plaintes d’étudiants offensés, Lisa Keogh a eu le courage d’assumer ses propos anodins et a pu, à l’issue de plusieurs mois de polémique jusque dans la presse nationale, poursuivre son cursus. La mécanique est invariable. Une attaque en ligne et en meute, via les réseaux sociaux, vous dénonce, puis l’administration de l’université (qui n’aime pas le grabuge) vous convoque et éventuellement vous sanctionne. Quelle que soit l’issue de ces lynchages numériques, leurs conséquences sont terribles pour les accusés désignés comme infréquentables, contraints de se justifier et de prouver leur bonne foi. Un parcours du combattant qu’on ne souhaite à personne.

Le caractère délétère de ce climat est largement reconnu. Reste à savoir si la loi est le bon outil pour neutraliser les mouchards, flics et procureurs qui pullulent. Est-il satisfaisant de surveiller les surveillants ? Il y a bien un paradoxe dans la liberté forcée, une bizarrerie à nommer un vigile qui impose que chacun fasse ce qui lui plaît. Un gendarme de la liberté est une chimère. A-t-on jamais vu des libertaires fraterniser avec la force publique ?

Le plaisir d’argumenter

« L’enseignement supérieur est condamné si l’on ne peut exposer les étudiants à toutes sortes d’idées y compris les plus controversées et impopulaires. Il faut miser sur l’effet conjoint de cette nouvelle loi et d’un changement culturel plus profond, l’un favorisant l’autre », dit Joanna Williams, contactée fin juillet. Elle déplore néanmoins la définition restrictive de la liberté académique. « Le texte affirme que les universitaires peuvent exercer leur liberté dans le cadre de la loi et de leur domaine d’étude. Le rôle des chercheurs ne se limite pas à l’amphithéâtre où ils enseignent, il est vital qu’ils puissent participer sans retenue aux débats nationaux. » Joanna Williams relève également le paradoxe d’un gouvernement qui promeut la liberté d’expression à l’université, mais impose ses lois sur les discours de haine.

Eric Kaufmann, professeur de sciences politiques au Birkbeck College, à Londres, n’est pas de cet avis. Logique, puisque ses travaux ont inspiré le projet. Pour lui, la voie législative est le seul moyen de contrecarrer le conformisme mortifère qui étouffe l’université. Kaufmann a lui-même été victime d’une chasse aux sorcières, ses sujets d’étude (immigration, nationalisme, démographie) comptant parmi les thèmes explosifs que le wokisme entend soustraire au débat. En mai, il était dénoncé sur Twitter, accusé de racisme et de suprémacisme blanc (ce qui est cocasse pour un homme un quart chinois, un quart latino, dont le père est juif). Selon Kaufmann, les universités ne pourront pas résister à la pression des activistes sans une intervention extérieure. Il note du reste que la seule annonce du projet de loi a déjà amélioré le climat sur les campus.

Cet été, dans une tribune publiée dans le Daily Telegraph, le secrétaire d’État à l’Éducation Gavin Williamson se désolait des ravages de la cancel culture et appelait tout un chacun à se montrer intransigeant vis-à-vis de la « minorité intolérante ». Derniers auteurs déboulonnés : Isaac Newton et David Hume, trop eurocentriques. « Au fond, c’est une question de respect et de tolérance », concluait le ministre.

Respect et tolérance : ces deux mots ont conduit Arif Ahmed, professeur de philosophie à Cambridge, à mener une bataille aussi héroïque que victorieuse au sein de son université, une des plus prestigieuses du pays, mais aussi la plus woke. Depuis 2019, cet athéiste libertarien, spécialiste de Ludwig Wittgenstein, ourdit sa riposte aux censeurs. Cette année-là, deux événements portent une ombre sinistre sur la liberté académique. Comme d’habitude, sous la pression d’un groupe de redresseurs de torts, Jordan Peterson, professeur canadien de psychologie mondialement réputé, qui était invité à la faculté de théologie de Cambridge comme chercheur associé, se voit signifier du jour au lendemain qu’il n’est plus désiré. Les zélotes ont déniché une photo compromettante. Parmi les dizaines de milliers de clichés de Peterson avec ses fans, l’une montre un homme portant sur son T-shirt l’inscription « Fier d’être islamophobe ». Jugé coupable par association, Peterson intègre illico la liste noire des infréquentables. « Voilà la menace qui pèse sur la communauté scientifique, dit Arif Ahmed, rencontré à Cambridge dans son collège, Gonville & Caius. La photo ne reflétait en rien les opinions du Dr Peterson. Et quand bien même ! Ce sont des points de vue qui peuvent être vrais ou faux et méritent d’être débattus, mais là n’était pas le propos. L’objectif était de faire tomber un chercheur. Glaçant ! »

Autre victime, le sociologue Noah Carl. À 28 ans, il obtient un poste dans un projet de recherche prestigieux au St Edmund’s College de Cambridge. Mais bientôt des étudiants et universitaires vigilants protestent contre sa présence dans une lettre ouverte. Noah Carl a eu le malheur de s’exprimer en faveur de la liberté de recherche sur des sujets aussi tabous que la race, les gènes et le QI. Circonstance aggravante, Noah Carl est conservateur, espèce aussi peu appréciée dans les départements de sciences sociales qu’elle y est rare. « Une enquête interne, tenue secrète, a conclu qu’il devait être démis de ses fonctions. Parmi les motifs communiqués par le responsable de St Edmund’s College, figurait le fait que ses travaux risquaient d’être utilisés à des fins racistes et antireligieuses. Que vous risquiez de perdre votre poste parce que vos recherches “risquent d’être utilisées” par des gens mal intentionnés est une idée terrifiante qui piétine les fondements de l’enseignement supérieur », observe Arif Ahmed.

En mars 2020, à quelques jours du premier confinement en Angleterre, Cambridge annonce une révision de sa charte de la liberté d’expression. « Un amendement est ajouté, selon lequel jouir de son droit à la liberté d’expression ne doit pas vous dispenser de respecter les opinions et identités d’autrui. Le terme “respecter” était préoccupant, car aussi vague que contraignant, explique Ahmed. Respecter, c’est plus que tolérer, c’est, par exemple, ne pas se moquer. Respecter religions et modes de vie… on imagine les implications quant au débat sur l’idéologie transgenre. On peut tout à fait tolérer sans respecter. John Locke a abordé ce thème de la tolérance, en quoi il s’opposait à Hobbes. Hobbes pensait qu’il devait y avoir une religion d’État unique. Locke considérait que l’on pouvait tolérer une variété de religions : on peut être en désaccord profond sur le mode de vie, la religion ou la philosophie d’autrui et dans le même temps accepter son existence, la tolérer. Le respect est une notion subjective établie à l’aune de la susceptibilité de celui qui exige le respect. Les musulmans qui ont brûlé les Versets sataniques dans les années 1980 considéraient que Salman Rushdie manquait de respect. Il y a des extrémistes dans toutes les religions, ils pourraient instrumentaliser cet amendement pour faire taire tout dissident dans le lieu même où la dissidence se doit d’être autorisée, c’est-à-dire l’université. »

Le respect suppose une déférence qui annihile la pensée critique et s’inscrit à l’encontre de toute démarche académique. Arif Ahmed n’allait pas laisser faire. « L’université doit être le lieu de l’exploration, offrir la possibilité de se tromper, de tester des idées même stupides, d’argumenter, pour le plaisir d’argumenter », insiste-t-il. Il lance alors une campagne pour remplacer dans le texte le mot « respect » par le mot « tolérance ». Pour ce faire, il lui faut obtenir l’organisation d’un vote des universitaires de Cambridge sur la question. Et pour déclencher un vote, il doit recueillir 25 signatures de ses collègues. « Ça a été plus difficile que je ne l’imaginais. J’ai passé des coups de fil, envoyé des centaines d’emails, rencontré mes collègues. La plupart étaient d’accord avec moi, mais ne voulaient pas sortir du bois, craignant pour leur carrière. » Les 25 signatures néanmoins obtenues, un vote est organisé. Le 8 décembre 2020, l’« amendement tolérance » remporte 1 316 voix contre 162. « Je crois que ça a été la plus grande défaite que la direction de l’université ait jamais essuyée », conclut Arif Ahmed.

C’est une bataille gagnée, mais la guerre pour la liberté académique continue. Arif Ahmed accueille la loi comme une bonne nouvelle. Autre signe positif : il vient d’être nommé par la reine membre de l’Ordre de l’Empire britannique pour services rendus à l’éducation. Seul contre tous il y a quelque mois, le voilà honoré en haut lieu. Alors que nos universités sont en proie à la même offensive idéologique, ces développements devraient nous rendre optimistes — et combatifs. Face aux délires du wokisme anglo-saxon, une contre-offensive est possible.

Source : Causeur

Campagne électorale française : Mathieu Bock-Côté, Zemmour et Marion Maréchal

Mathieu Bock-Côté et Marion Maréchal (10/X/2021)

Extraits :

Marion Maréchal : « La démographie fait l’Histoire : près d’un tiers des enfants nés en France ont au moins un parent né dans un pays extraeuropéen. On risque une partition de la France »

Selon Marion Maréchal, « la droite s’est laissé imposer le cadre moral de la gauche » pendant des années.

Appel au « massacre » d’Éric Zemmour et de ses partisans : « Si cet appel haineux avait concerné n’importe quelle autre figure de la vie politique, l’ensemble du pays se serait mobilisé » souligne MBC qui constate que malheureusement très peu de gens se sont indignés.

Zemmour, le déclin français (sondage), l’immigration zéro

Zemmour : « “Fasciste” l’accusation inventée par Staline. […] Je ne suis ni raciste ni homophobe, […] la gauche passe son temps à inventer des concepts pour criminaliser l’adversaire. »

 


samedi 9 octobre 2021

Histoire — 10 octobre 1818, destruction du Champ-d’Asile, État français fondé sur le sol américain

Après la seconde chute de Napoléon, quelques soldats français, que la proscription ou le désespoir chassaient de leur patrie, allèrent se réfugier en Amérique. Un acte du congrès législatif des États-Unis leur accorda quatre-vingt-douze mille acres dans le territoire d’Alabama, sur le Mohilé et le Tombeck-Bee, à raison de deux francs l’acre, payables en quatorze ans, sans intérêt, pour y former une colonie. Chaque soldat devait y recevoir une part de terre correspondante à son grade : mais en touchant le sol étranger, la plupart des exilés s’étaient trouvés dans la position la plus difficile, et dans un dénuement absolu.

Un séjour de quelques mois à New York, à Philadelphie, à Boston, les avait constitués débiteurs envers leurs hôtes. Des spéculateurs américains profitèrent de la circonstance et offrirent aux Français de leur acheter, à vil prix, les terres à eux concédées : ceux-ci, n’ayant pas la liberté du choix, acceptèrent, et cédèrent tous leurs droits.

François-Antoine Lallemand, l’un des deux bonapartistes
fondateurs de la colonie française

Il en résulta que la colonie naissante se composa, pour les sept huitièmes, d’Américains, tandis que, dans le plan primitif, on ne devait y admettre que des Français. Quelques-uns de ceux qui avaient vendu leurs terres se rendirent à Galveston, où le général Humbert s’était établi ; d’autres, au nombre de cent cinquante à trois cents, allèrent, sous la direction des généraux Lallemand (François-Antoine et son frère Henri), fonder une colonie purement française, à dix ou douze lieues ouest de Galveston, entre les rivières de la Norte et de la Trinité, dans un territoire abandonné de la province du Texas, et dont la possession était incertaine entre les Espagnols, les Indiens et les Américains.

Le produit de la vente des terres de l’Alabama et quelques avances faites par les chefs de l’entreprise firent les frais de l’expédition et de l’établissement. Arrivés sur ce territoire, qu’ils appelèrent du nom de Champ-d’Asile, les exilés se donnèrent un gouvernement militaire, se distribuèrent en cohortes, dont chacune avait son chef, et dans lesquelles on ne pouvait admettre que des Français, ou des hommes qui eussent servi dans l’armée française. Dans le partage des terres, chaque officier eut vingt arpents, avec tous les instruments nécessaires au défrichement.


Champ-d’Asile : travaux des colons pour l’établissement de leur ville. Estampe de Charles-Abraham Chasselat (1782-1843) gravée par Joseph-Claude Pomel

Peu de jours après leur établissement, ils publièrent un manifeste, où, se déclarant état indépendant, ils annonçaient qu’ils respecteraient les nations voisines, mais qu’ils étaient disposés à se défendre au péril de leur vie contre toute agression injuste. Ce manifeste grossit encore le nombre des réfugiés. La fertilité du sol, la douceur du climat, et le voisinage d’une rivière favorisaient l’essor et la durée de leur colonie : mais ils n’avaient point de femmes pour adoucir les ennuis de l’exil ; ils étaient peu habitués aux rudes travaux du défrichement. Une centaine d’esclaves qu’ils avaient achetés désertèrent chez les sauvages : le découragement se répandit parmi les colons. D’ailleurs, leur arrivée avait excité, surtout chez les Espagnols du voisinage, des inquiétudes que leur manifeste n’était pas propre à dissiper. Le bruit se répandit que les réfugiés du Texas entretenaient des correspondances avec les mécontents du Mexique.

Le vice-roi de ce pays, Apodaca, résolut de détruire cet établissement, ainsi que celui de Galveston. Six ou sept cents Espagnols, conduits par le général Castenada, se présentèrent devant Galveston, qui fut évacué. Les colons du Texas, encore mal établis, divisés, découragés, assaillis par les Indiens, abandonnèrent le Champ-d’Asile, qui n’eut ainsi qu’une existence de quelques mois. Plusieurs Français retournèrent dans l’Alabama, où ils s’établirent et fondèrent une ville.

D’après « Éphémérides universelles, ou Tableau religieux, politique, littéraire, scientifique et anecdotique, présentant, pour chaque jour de l’année, un extrait des annales de toutes les nations et de tous les siècles, depuis les temps historiques jusqu’à nos jours » (Tome 10), paru en 1832).

vendredi 8 octobre 2021

8 octobre 1517 — fondation du Havre, port des découvreurs

Le 8 octobre 1517, François Ier fonda en Normandie « Le Havre-de-Grâce », aujourd’hui Le Havre.

Le 8 octobre 1517, François Ier signe la charte de fondation de la ville. La « grosse tour » en défend l’entrée. Le site est entouré de marais, et il n’est pas question à l’origine de créer une ville dans ce milieu insalubre. Pourtant, sur l’initiative de Du Chillou, François Ier donne exemption de taille et de franc-salé aux futurs habitants du Havre. Les armes de la ville sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se déplace lui-même en août 1520 et rend les privilèges du Havre (essentiellement le quartier Notre-Dame) perpétuels, essentiellement des exonérations d’impôts.

En juin 1523, Giovanni da Verrazano part du Havre à bord de la Dauphine pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York qu’il nomme Nouvelle Angoulême en hommage à François Ier le commanditaire de l’expédition.

Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie protestante au Brésil (Fort-Coligny). Aujourd’hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.

En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.

À la fin du XVIe siècle, le trafic avec le Nouveau Monde prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Un des principaux acteurs de ce négoce est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 1550-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre ; il fut pilote et cartographe et en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.



Zemmour : Arrêter la puberté des enfants est criminel et le ministre de l'Éducation adoube cela ! (m à j)

Éric Zemmour en déplacement en Corse le 8 octobre : « Ce que fait M.Blanquer est indigne […] Les transitions de genre, c’est ignoble ! » 



 

Billet originel du 7 octobre

Extrait sur l’éducation, Blanquer, le lobby LGBTQ et les jeunes (6 minutes 23).


Éric Zemmour sur la théorie du genre à l’école : « Il faut arrêter de se soumettre aux injonctions abominables des militants LGBT. Ils n’ont rien à faire à l’école et Monsieur Blanquer est complaisant avec eux ! »

« Je pense que ces jeunes-là sont victimes d’une propagande. On ne se posait pas ces questions auparavant. Et Monsieur Blanquer est responsable de céder à cette propagande. »

Voir aussi 

Royaume-Uni : femme de 23 ans attaque la clinique où elle a subi une “transition de genre" à 16 ans

Zemmour : je suis tombé dans le panneau de J-M Blanquer 

France — Traitement inégalitaire pour les lycéens des écoles libres au bac 2021 

Alors que la « culturophobie » menace l’école, le ministre Blanquer lutte contre la transphobie 

France — L’Éducation nationale se dit pro-innovation mais ne l’est pas dans les actes 

Cours d'éducation à la sexualité, l'imposition de la théorie du genre est cruciale...

Québec — Éducation à la sexualité : des exemptions « très strictes », mais pas pour raisons religieuses

Surdiagnostics de dysphorie de genre chez des enfants : 35 psychologues démissionnent 

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? 
 
Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Programme pour enfants de Radio-Canada (CBC) traite J.K. Rowling de transphobe 

« Des centaines de jeunes transgenres souhaitent retrouver le sexe de leur naissance »

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Royaume-Uni : vers une facilitation du changement d’état-civil pour les transsexuels ?

France — Enseignement à distance, la semaine calamiteuse 

France — Fin de la liberté d’instruire ses enfants à la maison sauf stricte et subjective autorisation gouvernementale (sous Macron et Blanquer)

Michel Desmurget: “Le télé-enseignement est une parodie éducative”

France — Nouveau bac : fin de l’anonymat et du diplôme national, davantage de bachotage, pas plus d’excellence ?

France — La droite conservatrice se trompe-t-elle au sujet de Blanquer ?

France — le ministre de l’Éducation Blanquer bouscule la « gauche pédago »  (jeu de rôles)

Réforme Blanquer : en 2021, le programme de philosophie « sera féminisé et deviendra plus multiculturel qu’il ne l’est actuellement » 

France — la Théorie du genre enseignée (rien n’a changé avec Blanquer) 

France — Chute inquiétante du niveau des élèves dans les quartiers immigrés

Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

France — dédoublement des classes en banlieues, fermeture de 200 à 300 classes en milieu rural

France — Classes dédoublées en banlieues immigrées, l’intendance ne suit pas 

Pour Barbara Lefebvre, M. Blanquer le ministre de l’Éducation en France, a tenu à sa nomination un langage conservateur. mais il ne changera rien sur le fond  

France — Le grand oral du bac risque d’être une fabrique de conformisme

France — Les écoles hors contrat, coupables de mieux réussir que l’État ? 

France — malgré des moyens très importants, constat d’échec des politiques d’éducation prioritaires

Colombie-Britannique : cour suprême interdit aux parents de s'opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

États-Unis — Trois lycéennes portent plainte pour empêcher athlètes transgenres de concourir avec filles

Trudeau défendra toujours les enfants LGDP... LGT... LBT, ....LGBTQ2+

Intrépide, le Premier ministre Justin Trudeau va encore plus loin... Il mentionne par écrit des « personnes 2ELGBTQQIA+ » qui partout au pays agiraient.

Il n'a, cependant, pas encore osé placer cet acronyme très progressiste dans la conversation. Il est vrai qu'il a déjà assez de difficultés avec LGBTQ2+...

Billet originel du 15 septembre 2021

Samedi, Trudeau s’est exprimé clairement sur le fait qu’il lutterait contre la « haine » et qu’il ne s’excuserait donc jamais parce que « je défends les droits des enfants LGDP… LGT… LBT,.... [on lui souffle] LGBTQ2+ de ne pas devoir subir une thérapie de conversion »…


Une thérapie de conversion, parfois appelée thérapie de réorientation sexuelle ou bien encore thérapie réparatrice par ses défenseurs, est un ensemble de traitements d’origines diverses utilisés dans le but controversé de tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne de l’homosexualité ou de la bisexualité à l’hétérosexualité.

Trudeau ne défend pas le droit des enfants de ne pas subir de telles thérapies, il interdit ces thérapies même pour des enfants qui voudraient en bénéficier… Bref, un enfant qui serait dégoûté par son attirance pour le même sexe ne pourra plus demander à ce que l’on aide afin de corriger ce qu’il considère comme indésirable.

New York supprime les classes réservées aux élèves doués dans les écoles publiques car Blancs et Asiatiques y sont surreprésentés

Le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, va réformer les très sélectives, mais aussi ségréguées racialement, classes d’enseignement pour les élèves doués et talentueux de sa ville. Il s’agit d’un changement radical pour le plus grand système scolaire public du pays, qui pourrait constituer l’acte le plus important du maire dans les derniers mois de son mandat.

Le maire Bill de Blasio a résisté à la réforme du programme pour élèves doués et talentueux de la ville de New York pendant près de huit ans. Son échevine de l’éducation, Meisha Porter, à sa droite, l’a persuadé de remanier ce système.

Le programme pour les élèves doués et talentueux du primaire que New York applique depuis plusieurs décennies n’existera plus pour les nouveaux élèves de la maternelle à la rentrée prochaine, et sera d’ici quelques années complètement éliminé, ont déclaré des responsables de la ville au New York Times. 

Les élèves actuellement inscrits dans les classes pour élèves doués deviendront la dernière cohorte du système actuel, qui sera remplacé par un programme proposant un apprentissage accéléré à tous les élèves des dernières années de l’école primaire. 

L’élimination progressive du programme existant supprimera une composante majeure de ce que beaucoup considèrent comme le système éducatif à deux vitesses de la ville, dans lequel un groupe relativement restreint d’élèves, essentiellement blancs et asiatiques, a accès aux écoles les plus performantes, tandis que de nombreux enfants noirs et latinos restent dans des écoles en difficulté. 

Environ 75 pour cent des quelque 16 000 élèves des classes pour élèves doués des écoles primaires de New York sont blancs ou d’origine asiatique. Ces groupes représentent environ 25 pour cent de l’ensemble du système scolaire, qui dessert environ 1 million d’élèves. Pendant des années, ces élèves ont suivi des programmes de maternelle pour enfants doués à la suite d’un test standardisé. 

Le changement présente un défi fâcheux pour M. Eric Adams, lui-même noir, le candidat démocrate à la mairie, qui devrait mettre en œuvre un tout nouveau système éducatif surdoué au cours de sa première année de mandat.

« Eric évaluera le plan et se réserve le droit de mettre en œuvre des politiques basées sur les besoins des élèves et des parents, s’il devait être élu maire », a déclaré Evan Thies, porte-parole de la campagne de M. Adams. « Il est clair que la direction de l’Éducation doit améliorer les résultats des enfants des zones à faible revenu. »

M. Adams a endossé une approche très différente dans le dossier des élèves doués ou talentueux : conserver ces classes, mais en augmenter le nombre dans les quartiers populaires. Bien que cette idée ait été remise en question par certains chercheurs, qui ont déclaré que cela ne changerait pas grand-chose pour l’intégration, elle est populaire auprès de certains parents, y compris les familles noires et latinos qui souhaitent avoir plus choix pour les élèves doués.

Source : New York Times


jeudi 7 octobre 2021

Hongrie et Pologne opposent leur veto aux conclusions de l'Union européenne pour protéger leurs écoliers de la propagande LGBT

Judit Varga
Aujourd’hui, les ministres de la Justice de l’UE ont discuté des conclusions du Conseil sur la stratégie de la Commission européenne en matière « de droits de l’enfant ». Le ministre polonais de la Justice Zbigniew Ziobro avait décidé de mettre son veto.
 
La ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a pris la même décision et a rejoint le veto polonais. « Comme certains États membres ont insisté jusqu’à la dernière minute pour autoriser l’entrée de militants LGBTQ dans nos écoles, nous avons dû exercer notre droit de veto avec mon collègue polonais », a-t-il souligné. 
 
S’opposer à la violence contre les enfants ou à la prostitution enfantine, ou garantir les droits des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux ou des handicaps, y compris rejeter toute forme de discrimination, toutes ces choses n’étaient pas plus importantes pour eux que de « garantir des droits supplémentaires aux lobbies LGBTQ », a écrit le ministre, qualifiant les événements d’incroyables. 
 
« Nous ne céderons pas aux pressions du lobby LGBTQ. »

Suprématie de la Constitution polonaise sur le droit de l’Union européenne

Le tribunal constitutionnel polonais a décidé, jeudi 7 octobre, que certains articles des Traités européens sont incompatibles avec sa Constitution nationale et sapent la souveraineté du pays. « Des organes européens agissent au-delà de leurs compétences », a ainsi déclaré la présidente du Tribunal Julia Przylebska.

La présidente a ensuite énuméré une série d’articles des Traités qui sont, selon ses juges, en contradiction avec la loi suprême polonaise, et a dénoncé « l’ingérence de la Cour de justice de l’UE dans le système juridique polonais ».

La plus haute instance juridique du pays, qui avait reporté sa décision quatre fois d’affilée, affirme ainsi la primauté du droit polonais sur le droit européen,

Sources : Le Monde, Reuters et Magyar Hirlap (quotidien hongrois, circulation de 37 000 exemplaires par jour)

Il y a urgence à sauver l’instruction pour les générations futures


Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’École, est interrogé dans Famille chrétienne :

— Alors que vous étiez directeur général d’une grande multinationale, vous venez de prendre la présidence de la Fondation pour l’école, pourquoi cet engagement ?

— Dans mon métier, j’étais en « bout de chaîne » de l’éducatif, et je rencontre beaucoup de jeunes ingénieurs diplômés. Or ces dernières années, je suis frappé par leurs lacunes en français et en culture générale, ils ont tous des « trous dans la raquette ». J’ai ainsi pris conscience, dans mon quotidien, des problèmes de l’éducation dont j’entendais avant parler de loin. Je me suis dit qu’il était temps de m’engager et d’agir grâce à cette fondation, reconnue d’utilité publique. L’éducation est un bien commun, au même titre que l’art ou la culture, il en va de la responsabilité sociale de la nation, il faut tous s’y mettre !

— Comment agit concrètement la Fondation pour l’école ?

— Nous apportons des aides financières ou organisationnelles aux écoles indépendantes qui sont 1 600 aujourd’hui en France. Adaptées, spécialisées ou innovantes, ces écoles dites « hors contrat » (mais toutes déclarées et bien plus contrôlées que la moyenne !) ne touchent pas un centime de l’État ni des mairies. Pourtant, elles répondent à des besoins spécifiques, par exemple pour des enfants dyslexiques, harcelés, à haut potentiel ou porteurs d’un handicap. Il faut les aider par tous les moyens, mais pas n’importe comment. Aussi, nous finançons des actions spécifiques, uniquement sur devis : un agrandissement, un préau, un achat de livres… En 2020, nous avons aidé financièrement 198 écoles pour un montant de 3,5 millions d’euros. Nous formons des maîtres par un cursus de deux ans reconnu au RNCP (1) et nos formations professionnelles sont certifiées Qualiopi. Par ailleurs, nous partageons les bonnes pratiques des écoles entre elles, notamment grâce au salon Libsco dont la seconde édition a lieu le 16 octobre.

— Comment financez-vous vos actions ?

— Nous vivons à 100 % grâce aux dons privés et aux legs, c’est pourquoi nous invitons tous ceux qui pensent que l’éducation est notre bien commun à être généreux ! Il y a urgence à sauver l’éducation pour les générations futures, et la Fondation pour l’école est un bon moyen d’y parvenir. Chaque euro est dépensé de manière concrète, les établissements aidés par notre fondation sont à but non lucratif, et s’engagent à respecter notre Charte des écoles (rester à taille humaine, éducation à la solidarité véritable, croissance globale de la personne, etc.). Et si nous ne bénéficions d’aucune aide publique, nous sommes néanmoins devenus le premier interlocuteur de l’État et des services de l’Éducation nationale en matière d’écoles indépendantes, et il n’est pas rare que nos interlocuteurs reconnaissent la qualité de notre travail. Aujourd’hui, les écoles indépendantes scolarisent près de 85 000 élèves, il est donc important de les aider et de les soutenir, ce que la Fondation pour l’école accomplit au quotidien, grâce à la générosité de personnes privées.

(1) Répertoire national des certifications professionnelles.


La défense des intérêts du Québec version Bloc Québécois : pas d'exemption religieuse à la vaccination obligatoire

Le Bloc québécois a décidé de se faire entendre. Il y a urgence. Le BQ, donc, demande au gouvernement fédéral de reculer sur l'exemption à la vaccination obligatoire contre la COVID-19 de ses fonctionnaires pour des motifs religieux.

Martin Champoux, porte-parole du Bloc québécois en matière de laïcité [de laïcisme plutôt], veut que les libéraux écartent toute exemption pour motifs religieux. Selon lui, la santé publique ne doit pas être compromise par des croyances personnelles. 

Les gens ont-ils encore le droit d'avoir une opinion distincte de celle exprimée par l'État quant à ce que l'on veut leur injecter ? Et si les gens sont déjà immunisés parce qu'ils ont attrapé le virus plus tôt, doivent-ils quand même obéir aux désirs des bureaucrates fédéraux ? Quid s'ils sont en bonne santé et jeunes et donc peu susceptible de souffrir de la Covid ? Pourquoi cette intolérance de la part de Trudeau et de son allié le BQ ? Sommes-nous devant la peste bubonique qu'il faille, toute affaire cessante, appuyer les exemptions pour objection de conscience ? En quoi est-ce une priorité pour le BQ ?

« Alors que le gouvernement [Trudeau] propose des mesures sanitaires extraordinaires basées sur la science [le passeport vaccinal n'est pas une mesure basée sur la science puisque les vaccinés peuvent contaminer d'autres gens!], ce grave manque de cohérence porterait lourdement atteinte à la cohésion sociale. Ottawa doit reculer et réserver l'exemption à la vaccination obligatoire aux personnes qui ne peuvent se conformer aux règles pour des raisons de santé », a déclaré M. Champoux par voie de communiqué.

Voir aussi  

L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande aussi) [6 et 7 octobre 2021]

Le vaccin d'AstraZeneca suspendu pour les moins de 55 ans [Le Soleil 29 mars 2021 : « Après avoir clamé sur tous les fronts que le vaccin d’AstraZeneca est efficace et sécuritaire, les autorités fédérales et provinciales en suspendent maintenant l’utilisation pour les personnes de moins de 55 ans. »]

«Un nombre important de cas d'échec du vaccin Janssen a été rapporté, avec notamment des formes graves (décès, réanimation) ainsi qu'une surreprésentation des patients vaccinés par Janssen en réanimation dans deux CHU» (Centres Hospitaliers Universitaires), à Marseille (sud) et Tours (ouest), note l'ANSM dans son rapport périodique de surveillance des vaccins.

Du Dr Martin Blacher, médecin français spécialiste en santé publique : «Ce passe sanitaire est une hérésie car ce sont les vaccinés qui contaminent les non-vaccinés »

Comparez à l'enseignant d'art dramatique Trudeau :

Trudeau : les non vaccinés assis à côté de vaccinés mettent ces derniers en danger

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Une étude révèle que l'immunité naturelle serait supérieure à la vaccination