jeudi 31 janvier 2013

L’enseignement de la culture religieuse en Russie, le patriarche se plaint

Le patriarche orthodoxe Cyrille s’alarme de voir que seulement 23,4 % des élèves choisissent le module culture orthodoxe dans les écoles moscovites (et 28,7 % au niveau national), dans le cadre de l’enseignement des « Fondamentaux des cultures religieuses et d’éthique laïque », obligatoire depuis septembre dernier.

Les élèves ont le choix entre des modules correspondant à leur religion (orthodoxe, juive, bouddhiste, musulmane) ou des modules « neutres » comme l’éthique laïque ou les bases des cultures religieuses du monde.

Or, selon les statistiques du ministère de l’Education, 47 % des élèves ont choisi les Fondamentaux d’une éthique laïque, 28,7 % les Fondamentaux de la culture orthodoxe, 20,3 % les bases des cultures religieuses dans le monde, 5,6 % les fondements culturels de l’islam, 1,2 % la culture bouddhiste, 0,1 % la culture juive.

Selon le patriarche, les parents ne sont pas libres, en fait, de choisir le module qui leur convient, ils sont influencés par des chefs d’établissement qui font pression sur eux pour qu’ils choisissent un module laïque. Tout en reconnaissant que c’est le patriarcat qui avait insisté pour qu’il y ait des modules non religieux afin de respecter les convictions de chacun, Cyrille demande que la loi ne soit pas utilisée pour détourner les enfants orthodoxes de l’étude de leur propre culture.

Le ministre de la Culture a déclaré qu’il allait s’employer à résoudre le problème, car « c’est l’un des principaux objectifs du gouvernement de soutenir les organisations qui promeuvent pratiquent les valeurs traditionnelles, historiques et culturelles ».

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La Russie rend obligatoire l’enseignement religieux dans les écoles

Russie — Succès mitigés des cours de religion chrétienne, fort succès des cours de religion musulmane





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lundi 28 janvier 2013

Japon — Les vieux priés de mourir, et vite !

Un mois à peine après le grand remaniement ministériel, le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a dû faire des excuses publiques pour éteindre la polémique. En cause, ses propos tenus lundi devant le Conseil national sur la réforme de la Sécurité sociale, où l'ancien Premier ministre avait invité les personnes en fin de vie à mourir rapidement, pour réduire les dépenses de santé.

Prônant clairement l’euthanasie, Taro Aso a ainsi estimé que les patients en fin de vie n’étaient que des « personnes avec des tubes » qu’il fallait autoriser à « mourir rapidement » si elles le désiraient. « Vous ne pouvez pas dormir tranquillement quand vous pensez que tout cela [le maintien en vie des patients, note du carnet] est payé par le gouvernement. Cela ne sera jamais résolu à moins qu’on ne laisse ces patients se dépêcher de mourir », a déploré le ministre.

Vu le vieillissement de la population, la sécurité sociale japonaise est aux abois. Le Japon compte en effet un tiers d'habitants (et d'électeurs...) de plus de 60 ans. Une facture lourde à digérer pour l'état nippon.

Le grand échiquier japonais, qui est également vice-Premier ministre, estime que les personnes âgées devraient avoir l'occasion de ne pas prolonger inutilement la fin de leur existence. Mourir à temps — et si possible plus tôt que tard — est à ses yeux une bonne économie. « Que Dieu vous préserve de continuer à vivre alors que vous voulez mourir », a déclaré Taro Aso. « Je ne pourrais pas me réveiller le matin en sachant que c'est l’État qui paie tout ça pour moi ».

Le ministre, qui est bien connu pour ne pas mâcher ses mots, a par ailleurs 72 ans. Il affirme avoir ordonné à ses proches de l'euthanasier quand son heure serait venue. Dans son discours, le ministre a ciblé les « gens pendus au bout d'un soluté » et leur entourage qu'il a culpabilisés avec des mots très durs : « La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si vous les incitez à se dépêcher de mourir ».

Quoi l'État n'est pas bienveillant et le meilleur garant de notre bien-être ?

L'État-providence confronté à ses contradictions internes : il encourage une faible natalité (les autres en auront et paieront), augmente les impôts et le poids de l'État, la population vieillit et vient un moment où l'État n'a plus assez de contribuables et d'argent et vous prie de vous dépêcher de mourir ?





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dimanche 27 janvier 2013

Les insuffisances du «bock-cotéisme»

Début de la recension du livre de Mathieu Bock-Côté, Fin de cycle, par le professeur de sociologie à la retraite Gary Caldwell dans la revue Égards...

« Xavier Gélinas, dans un numéro récent de la Dorchester Review, distinguait quatre écoles conservatrices dans le Québec contemporain, et le «bock-côtéisme» était l’une d’elles. Il m’incombe donc, en tant que contributeur de l’une des trois autres écoles (celle d’Égards), de me pencher sur ce que Mathieu Bock-Côté dit dans Fin de cycle. Aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012), qui est, je le présume, un recueil représentatif de sa pensée. Mais pourquoi m’adresser à ma descendance: Claire, Vincent, Éric, François, Alexis, Aude et Aimée? Eh bien, c’est qu’ils lisent Bock-Côté (sauf les deux dernières qui sont trop petites), ce qui est la preuve de son succès comme «intellectuel public» dans le meilleur sens du terme; et, à cet égard, je le félicite. D’ailleurs, en plus d’être un «intellectuel public», il est brillant… ce qui n’est pas le fait de tous ceux qui écrivent. Grâce à lui et à d’autres (on pense, par exemple, à Joseph Facal et à Jean-François Lisée) qui s’interrogent sur le sort du Québec, il existe un vrai débat dans l’espace public québécois, ce qui n’est pas le cas de toutes les sociétés contemporaines. L’existence d’un tel discours public est l’une des choses qui font que cette société mérite d’être conservée. Même si Bock-Côté ne daigne pas inclure Égards dans ce débat, je ne peux que respecter la vigueur, l’intérêt et la pertinence de sa contribution.

Pour ce qui est de la forme de ma critique – une lettre à ma descendance – je me l’autorise parce que le sujet me préoccupe au point où je veux que mes enfants et petits-enfants puissent, à leur tour, accéder à ce débat, y prendre part. Quant à la dimension autobiographique, elle ne devrait pas répugner à Bock-Côté, qui termine son livre par un exposé des sources de son conservatisme.

Originaire de Toronto, j’ai rencontré des Québécois pour la première fois à Varsovie en 1962. Nous étions tous dans la vingtaine, membres d’une délégation d’étudiants canadiens en Pologne. Je fus tellement impressionné par l’envergure intellectuelle, la conscience historique et sociale et la civilité de cette dizaine de Québécois que j’ai décidé de venir étudier à l’Université Laval. Après deux ans à Québec, et pleinement conscient que le Canada français faisait partie de mon patrimoine, j’ai décidé de me joindre à cette société. Subséquemment, j’y ai pris femme et nous avons fondé une famille. Je vis maintenant au Québec depuis cinquante ans, un demi-siècle; je suis donc arrivé presque au début de la Révolution tranquille, c’est-à-dire au début du «cycle» du livre de Mathieu Bock-Côté. Nous nous sommes installés à Ste-Edwidge-de-Clifton dans les Cantons-de-l’Est en 1972, il y a maintenant quarante ans! Je tenais à ce que nos enfants aient une identité canadienne, ce qui aurait été improbable en Ontario (voir Lament for a Nation de George Grant, 1965), et qu’ils puissent s’enraciner… ce qui s’est effectivement produit: ils sont francophones et vivent tous au Québec.

(…)


Suite dans la revue Égards...

Notre résumé des insuffisances 

Caldwell approuve la dénonciation par Bock-Côté du « progressisme thérapeutique », mais le jeune sociologue ne souffle mot des coûts sociaux et économiques associés à cette thérapie bureaucratique.

De même, l'ancien professeur de sociologie de Bishop's approuve son cadet quand celui-ci dénonce la « désoccidentalisation » mais, pour Caldwell, Bock-Côté cerne mal ce concept sans doute parce qu'il a la mémoire trop courte et ne remonte que, rarement, au-delà de la pensée de Raymond Aron. Le jeune sociologue devrait se pencher davantage sur la genèse plusieurs fois millénaire de notre civilisation.

Troisième grief : Bock-Côté a une vision tronquée de l'histoire du Québec et de son patrimoine avec un effacement, entre autres, de l'élément écossais primordial aux XVIIIe et XIXe siècles.

Quatrième grief : Bock-Côté connaît mal les institutions intermédiaires du Québec (l'ancienne démocratie scolaire, les caisses Desjardins, les paroisses), sa connaissance est lacunaire en la matière et il ne comprend pas les effets concrets délétères de la modernisation, de la bureaucratisation généralisée. Généralement, l'analyse de Bock-Coté semble trop abstraite, il ne dit mot par exemple du comportement moutonnier des députés lors de l'affaire Michaud qui se conclut par une condamnation qui ne respectait aucune règle de la tradition démocratique. Bock-Coté ne mentionne pas plus l'atrophie de la fonction critique de l'Université (francophone) québécoise qui devient plutôt la caisse de résonance (rémunérée) des politiques gouvernementales. Seuls des professeurs anglophones se sont, par exemple, opposés à l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse. Seul un collège anglophone, Loyola, a également osé braver ouvertement (il en va différemment dans les faits) le consensus de l'« élite bureaucratique ».

Enfin, Caldwell se demande si Bock-Coté n'est pas d'abord un indépendantiste avant d'être un conservateur. Sa pensée conservatrice ne servirait que d'instrument pour atteindre l'indépendance. Pour Caldwell, c'est l'inverse qui doit prévaloir : est-ce que l'indépendance permet au mieux de conserver l'unicité de ce pays ?

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Prof. George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance des parents

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Prof. Gilles Routhier, l'Église doit vivre sa kénose, sa mort christique et l'accepter

Mathieu Bock-Coté sur la bureaucratisation de l'accommodement

Bock-Côté : « Éthique et culture religieuse — Un utopisme malfaisant »





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Écoles privées qui ne respectent pas ouvertement les exigences du Monopole de l'Éducation du Québec

Enseignants sans autorisation du Monopole, frais de scolarité trop élevés selon le Monopole, programme pédagogique du Monopole non respecté et bulletins non conformes aux diktats du Monopole…

De nombreuses écoles privées détentrices d’un permis du ministère de l’Éducation continuent d’enfreindre la loi, révèle le plus récent rapport de la Commission consultative de l’enseignement privé (CCEP), rendu public en décembre dernier. Certaines reçoivent même une évaluation très sévère des inspecteurs de la CCEP, qui conseillent notamment la ministre de l’Éducation sur le renouvellement des permis ou de la subvention [agrément]. C’est le cas de l’académie Étoile du Nord de Laval, une école secondaire qui opère actuellement sans permis depuis que le ministère de l’Éducation le lui a révoqué en 2011, en raison de sa mauvaise situation financière. La CCEP renforce cette décision en soulevant d’importantes lacunes au dossier : absence de matière optionnelle en 4e secondaire, bulletins non conformes, équipements incomplets et graves problèmes financiers. L’École de sténographie judiciaire du Québec, qui souffre elle aussi d’un important déficit, ne convainc pas non plus la CCEP de lui renouveler son permis et sa subvention. L’établissement présente aussi des lacunes sur le plan des ressources humaines. Une seule personne cumule les fonctions liées à la direction générale et à la direction pédagogique, et elle n’a pas non plus les compétences pour occuper ces postes, souligne la commission.

Décisions sur dossier

Il faut se rappeler que l'inspection des écoles se fait sur base de dossiers et de documents. Dans son 43e rapport annuel, la CCEP n’a évalué que les dossiers des établissements, secteur jeunes ou collégial, qui ont présenté des demandes relatives à la délivrance d’un permis ou d’un agrément, à leur modification, à leur renouvellement ou à leur cession. Au total, 140 avis ont été rendus à la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, à qui il revient de prendre les décisions.

Cours d'éthique et de culture religieuse non enseigné

Une rare école pourra donc dire suivre le programme sans vraiment accorder à certaines matières toute l'attention voulue par le Monopole ou simplement l'enseigner d'une manière différente à celle imposée. C'est ainsi que trois écoles reprises dans ce rapport et qui apparemment se conforment aux règlements du Monopole n'enseignent pas à notre connaissance personnelle (pour avoir parlé aux directeurs et à des enseignants de ces écoles) le programme d'éthique et de culture religieuse (ECR), d'autres ne suivent pas les méthodes préconisées par les bureaucrates de Québec.

Sur base des dossiers fournis, la CCEP souligne pourtant que certaines écoles ne respectent pas et très ouvertement les exigences du Monopole de l'Éducation. C'est le cas de l'Académie Yéchiva Yavné qui « n'enseigne pas le programme éthique et culture religieuse au primaire dans son intégralité ». De même pour l'école communautaire Belz, « les grilles-matières déposées indiquent que les matières obligatoires sont enseignées, à l’exception du cours d’éthique et culture religieuse ». À l’Académie des Jeunes Filles Beth Tziril, le « cours d’éthique et culture religieuse n’est pas offert » [comprendre imposé]. Les écoles communautaires Skver, « au secondaire, le cours d’éthique et culture religieuse ainsi que les matières à option sont absents de la grille-matières des élèves. »

Quant au Stanstead College, « l’établissement devra offrir le programme d’éthique et culture religieuse ». Pour la Yéchiva Gedola-Merkaz Hatorahe, au secondaire, le cours d’éthique et culture religieuse, les options en 3e et en 4esecondaire et le cours Monde contemporain en 5e secondaire ne sont pas » imposés.

Signes d’impatience

Plusieurs établissements exigent des parents des droits de scolarité dépassant les montants maximaux prévus par la loi. On peut se demander, comme les célèbres économistes Jean-Luc Migué et Richard Marceau, pourquoi, dans une économie de marché, un gouvernement devrait limiter le prix que les gens sont prêts à payer de leur poche pour un bien ?

Parmi les écoles, privées donc, qui enfreignent les prix dictés par le Monopole de l'éducation, on retrouve le Collège de l’Ouest de l’Île inc., du Collège français primaire inc. et de l'école privée de Westmount Miss Edgar Miss Cramp, qui est sommée par la Commission de clarifier son contrat. En plus d’exiger des frais plus élevés que permis, l’École en pensionnat Marie-Anne à Rawdon tire aussi des bénéfices d’une subvention donnée par le ministère pour le transport scolaire, « ce qui est contraire à l’utilisation de cette mesure budgétaire », écrit la CCEP dans son rapport. La CCEP démontre aussi des signes d’impatience à l’égard des écoles qui, année après année, refusent de se conformer aux exigences du ministère. C’est le cas pour l’École Buissonnière, une école primaire d’Outremont, qui emploie des enseignants qui n’a toujours pas l’autorisation légale d’enseigner, et qui, elle aussi, continue d’exiger en droits de scolarité des montants supérieurs à ce que permet la loi. « La Commission déplore que cette situation ne soit pas encore réglée, puisque le même problème avait été signalé à l’établissement en 2010 et avait été à la base du refus de sa demande d’agrément pour le préscolaire en 2006 », écrit-on dans le rapport. Fait rare, la CCEP va même jusqu’à recommander à la ministre qu’elle prive l’établissement de ses subventions jusqu’à ce qu’il se conforme.

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Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée




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vendredi 25 janvier 2013

Cour suprême du Canada : affaire Lola, une victoire à la Pyrrhus pour ceux qui distinguent mariage et union libre ?

Mise à jour du vendredi 25 janvier

La Cour suprême du Canada met un terme à la saga judiciaire de Lola contre Éric en statuant que le régime québécois des conjoints de fait est constitutionnel. Selon le plus haut tribunal du pays, le fait d'exclure les unions de fait de certains droits accordés aux couples mariés, comme le prévoit le Code civil québécois, est également conforme à la Charte des droits et libertés.

Dans un jugement partagé de 5 juges (la juge en chef McLachlin et les juges puînés LeBel, Fish, Rothstein et Moldaver) contre 4 (les juges puînés Abella, Deschamps, Cromwell et Karakatsanis), le plus haut tribunal du pays donne raison au gouvernement du Québec dans cette affaire et consacre donc le statu quo en matière d'union libre pour 1,2 million de Québécois qui ont opté pour ce type d'union.

Pour le sociologue et commentateur Mathieu Bock-Côté :
« Pour une fois, les juges ont résisté à la tentation de faire la loi à la place du législateur, ils ont résisté à la tentation d’imposer leur vision du bien à la société, en transformant une de ses institutions fondamentales, le mariage, au nom d’une vision délirante de la «lutte contre les discriminations». Ils ont résisté à la tentation de dynamiter le mariage et de sacraliser l’union libre. Ils ont résisté à la tentation de dissoudre une réalité complexe dans une idéologie qui prétend réduire le réel à ses seules obsessions. Ils ont résisté au fantasme d’un égalitarisme absolu et malsain qui vient dissoudre toutes les institutions et qui plus est, aurait généralisé dans ce pays le mariage forcé. Les caprices des uns et des autres ne sont pas automatiquement des droits fondamentaux. »
Toutefois, même si la Cour suprême déboute Lola, elle a quand même rendu un jugement majoritaire selon lequel les conjoints de fait sont des personnes vulnérables victimes de discrimination au Québec, tout en précisant que cette discrimination serait « acceptable dans une société libre et démocratique ».

Elle risque par là d'ouvrir une boîte de Pandore. En effet, le plus haut tribunal du pays a statué que les relations conjugales libres ne relèvent plus de la liberté individuelle sur laquelle elle n'a rien à dire en absence de contrat, mais sont sujettes à un examen sous le prisme des catégories de personnes vulnérables et discriminées. En cela, ce jugement annonce peut-être des revendications ultérieures sous cet angle. Une victoire à la Pyrrhus ?

L'avocat de Lola, Me Guy Pratte (le frère d'André Pratte de La Presse) a d'ailleurs profité de ce jugement pour souhaiter que le législateur se saisisse de ce dossier et fasse en sorte que les conjoints de fait soient protégés en raison de leur « vulnérabilité », d'autant plus que plus d'un million de Québécois vivent en union libre.

Le ministre de la Justice du Québec, Bertrand St-Arnaud,  tout en se réjouissant officiellement de la décision de la Cour suprême a d'ailleurs déclaré qu'il serait peut-être temps d'amorcer une réflexion sur l'ensemble du droit familial au Québec, la dernière réforme sur la question datant de 1980. Il a refusé de dire quelles réformes il envisagerait.

Portrait des couples en union libre

— 31,5 % des couples québécois vivent en union libre; c'est 12,1 % dans le reste du Canada
— 51,9 % des ménages québécois sont mariés, contre 67 % des ménages canadiens
— 37,8 % des enfants âgés de 14 ans et moins vivent avec des parents en union libre; c'est 16,3 % pour le reste du pays

Source : Statistique Canada, septembre 2012
Union de fait p/r mariage

Les conjoints mariés ont accès à une série de protections, dont le droit de demander une pension alimentaire, la protection de la résidence familiale et le partage du patrimoine familial.

Par contre, au Québec, les conjoints de fait, en vertu du Code civil, n'ont aucun droit, ni devoir, ni obligation l'un envers l'autre. En cas de rupture, ils ne peuvent exercer aucun recours alimentaire, ni demander le partage du patrimoine familial, à moins d'avoir conclu une entente écrite en ce sens.

En ce qui concerne les enfants, la loi leur accorde les mêmes droits, peu importe qu'ils soient issus d'un mariage, d'une union civile ou d'une union de fait.

Historique

Dans cette affaire, Lola — prénom fictif pour « préserver l'anonymat de ses trois enfants mineurs nés de cette union » —  réclamait une pension alimentaire pour elle-même et l'accès au patrimoine financier de son ex-conjoint de fait, un homme d'affaires multimillionnaire.

La décision de 300 pages rendue vendredi par le plus haut tribunal du pays renverse donc un jugement antérieur de la Cour d'appel du Québec, qui avait donné en partie raison à Lola en novembre 2010. Les juges avaient alors statué qu'il est discriminatoire de priver les conjoints de fait qui se séparent de la possibilité d'obtenir une pension alimentaire pour leurs propres besoins.

Quelques semaines après le jugement de la Cour d'appel, le gouvernement du Québec a décidé de porter cette cause devant la Cour suprême. Le ministre de la Justice de l'époque, Jean-Marc Fournier, estimait que la décision rendue par la Cour d'appel brimait le droit des conjoints vivant en union libre. C'est-à-dire de décider eux-mêmes entre une union civile ou religieuse régie par le droit matrimonial ou encore une union libre sans principes d'obligation alimentaire entre les conjoints.

Selon Québec, la décision de la Cour d'appel alignait l'ensemble des types d'union disponible sur le modèle marital.

Équivalence des droits des conjoints mariés et de fait — la Cour suprême rendra sa décision vendredi


La Cour suprême a annoncé vendredi qu’elle rendra sa décision vendredi prochain, soit le 25 janvier, dans la cause baptisée Éric contre Lola, traitant des droits des conjoints de fait.

La cause, qui a fait l’objet de débats au Québec au cours des dernières années, a trait aux droits des conjoints de fait par rapport aux droits des personnes mariées ou vivant en union civile.

Dans cette cause, Lola et son conjoint de fait, un millionnaire, ont cohabité pendant sept ans et ont eu trois enfants. Après leur séparation, Lola a obtenu une pension alimentaire pour les enfants, mais pas pour elle-même. Elle s’est adressée aux tribunaux, notamment pour contester la constitutionnalité de plusieurs dispositions du Code civil du Québec. Elle veut ainsi obtenir pour les conjoints de fait les mêmes droits que ceux qui sont accordés aux conjoints mariés ou unis civilement.

En vertu du Code civil du Québec, les conjoints de fait n’ont ni droits, ni devoirs, ni obligations l’un envers l’autre découlant de la vie commune. Ils ne peuvent donc exercer de recours alimentaire l’un contre l’autre ni partager le patrimoine familial. Lors d’une rupture, une pension alimentaire est accordée pour les besoins du ou des enfants issus de l’union des conjoints de fait.

C’est sur le volet constitutionnel de la requête que la Cour suprême tranchera, vendredi prochain. La cause avait été entendue en janvier 2012 par la Cour suprême. Environ 1,2 million de Québécois vivent en union libre.

Cette prochaine décision a des échos sur les réseaux sociaux où certains lancent un « dernier avertissement aux intéressés... Il est encore temps de vous séparer de votre conjoint de fait. »

« Beaucoup de gens n'auraient pas vécu en union de fait s'ils avaient su qu'il y avait une obligation de pension alimentaire », rappelait Me Hénault à l'issue du jugement de la Cour d'appel.


Patrick Lagacé s'entretient avec Me Anne-France Goldwater, l'avocate de Lola





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jeudi 24 janvier 2013

Mario Dumont : pour Pauline Marois, l'État comme parent du berceau à l’université ?

« À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30
Extrait d'un article de Mario Dumont (ancien chef de l'ADQ) paru dans le Journal de Montréal du 22 janvier 2013 :

Du berceau à l’université

Je reconnais à Pauline Marois une cohérence en matière de petite enfance. C’est elle qui a amorcé la mise en place des centres de la petite enfance (CPE), à titre de ministre de la Famille. C’est aussi elle qui avait instauré la maternelle à temps plein. CPE, maternelle à temps plein et maintenant prématernelle: il s’agit d’initiatives qui sont toutes appuyées par la thèse que la prévention du décrochage scolaire doit se faire en bas âge.

Selon cette école de pensée, le jeune qui n’a pas été assez stimulé dans son enfance arrive à l’école avec une faiblesse qui va créer un retard tout au long de son parcours. Il perdra l’intérêt et la motivation, d’où la fatalité du décrochage à l’adolescence. Sans rejeter totalement cette vision, je crois qu’on en a beaucoup exagéré les bienfaits. J’ai parfois l’impression qu’avec Pauline Marois au pouvoir pendant 20 ans, on finirait par mettre l’État en charge de l’enfant dès sa sortie de la pouponnière pour ne jamais le lâcher… jusqu’à l’université gratuite!

Objectif oublié

Les CPE ont amélioré les conditions de travail des éducatrices et augmenté le nombre de places disponibles. [À un prix exorbitant et croissant, tout en oubliant les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants et qui ne reçoivent rien!] Mais l’objectif d’investir des sommes aussi colossales visait la réduction du décrochage scolaire. Intervenir dès la petite enfance pour garantir la réussite scolaire! Personne ne parle plus de cet objectif, pour la simple et bonne raison que cela ne s’est pas produit. Le décrochage n’a pas diminué.

Voir aussi

Pauline Marois embobine Guy A. Lepage sur le dossier des CPE

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Des garderies poursuivent l'État pour concurrence déloyale

Des garderies juives s'arment pour une bataille juridique contre le gouvernement (liberté religieuse)

Québec — Natalité pour six premiers mois de 2012 en léger déclin

Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains (l'économiste  Martin Coiteux)

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Défendre l’indéfendable… sans succès! (Nathalie Elgrably-Lévy de l'IEDM)

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Pourquoi le patriarcat a de l’avenir

« Éducation préscolaire: le Québec en avance, selon la TD »







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mercredi 23 janvier 2013

L'euthanasie sera source d'angoisse pour les plus vulnérables

Communiqué de l'Association des parents catholiques du Québec.

Montréal, le 23 janvier 2013. Le rapport du comité présidé par Me Jean-Pierre Ménard sur la question de la mort provoquée et assistée au Québec affirme (au résumé) : « Ce n'est plus la vie pour la vie qui mérite d'être maintenue, mais la vie dotée d'une certaine dignité. »

Un peuple qui accepte une telle position bascule dans la déshumanisation de sa nation, selon Jean Morse-Chevrier, présidente de l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ). Donner à d'autres le pouvoir d'infliger la mort mettra éventuellement dans l'angoisse toute personne vulnérable, à cause de l'érosion de la valeur de la vie que cela entraînerait, selon l'APCQ. Aussi, fait-elle appel à tous les députés québécois soucieux de protéger les personnes vulnérables de voter contre « l'aide médicale à mourir ».

Les experts justifient l'euthanasie en disant que le droit à la vie est égal à celui de la sécurité de la personne et de la liberté; mais, selon la présidente de l'APCQ, ni la sécurité de la personne ni la liberté ne peuvent exister sans la vie. Les auteurs du rapport balayent le caractère sacré de la vie en affirmant qu'il est d'inspiration religieuse. Mais le précepte de ne pas tuer son prochain est l'un des principes fondateurs de la civilisation, que ce précepte s'appuie sur des motifs religieux ou autres.

La Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU, qui reconnaît le droit à la vie, la liberté et la sûreté de la personne (art.3), se termine comme suit : « Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. » Il doit en être de même pour la Charte canadienne, selon l'APCQ, et, comme nation, nous devons protéger la vie sans laquelle aucun autre droit ne peut être revendiqué ni exercé même partiellement.

L'APCQ rejette aussi la justification de l'euthanasie par l'avortement, car, à ce jour, déplore-t-elle, la Cour suprême n'a pas reconnu à l'enfant à naître le statut juridique de « personne » ou « d'être humain » ce qui n'est clairement pas en cause dans l'euthanasie.

Exiger qu'une vie soit « digne » pour être « maintenue », comme le fait ce rapport, mène à la « déshumanisation de nos valeurs et ultimement de nos pratiques mettant tous et chacun en danger » souligne la présidente de l'APCQ. Soigner les malades et les mourants, alléger leurs souffrances demeure la voie préconisée par l'APCQ pour sauvegarder la vie, l'humanité, la confiance et la dignité à la fois des soignants et de ceux qui sont soignés.

-30-

Contact : Jean Morse-Chevrier : 514-276-8068 (APCQ); 819-661-7140 (cellulaire).





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Euthanasie — Et il faudrait faire confiance aux services médicaux débordés ?

Lu ici

Ça sera pas ce soir Madame, on manque de personnel...

J'imagine l'infirmière qui annonce subitement à une patiente que sa « mort médicalement assistée » doit être remise aux calendes grecques parce qu'une des infirmières ne s'est pas présentée et qu'on doit parer au plus urgent.

« Prenez un bon souper là, vous allez avoir besoin de forces pour demain. Je vous allume la tivi, Canadiens joue contre Bôston à soir. »




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Dix ans d'euthanasie en Belgique, rencontre avec Dr Catherine Dopchie

Le rapport Ménard – Une conception dangereuse du droit et une ignorance de la réalité médicale

Le non-dit pour mieux tromper sur l'euthanasie ?

De l'acharnement politique et juridique... en faveur de l'euthanasie plutôt que les soins palliatifs

Des médecins contre « l'assistance à mourir » par euthanasie

« Même si code criminel canadien interdit formellement l'euthanasie...»

Sondage — 81 % des Québécois craignent que, si l’euthanasie est légalisée, on ne mette fin à la vie des malades sans leur consentement

Grande Bretagne — proches non informés que leur parent est sur le chemin de l'euthanasie

Euthanasie — comité d'experts de la SRC partial ? Outil politique pour justifier un choix préétabli sur un sujet sensible ?





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Dix ans d'euthanasie en Belgique, rencontre avec Dr Catherine Dopchie


Lien direct si la vidéo de 8 minutes ne fonctionne pas.

En Belgique, ça fait dix ans que l'euthanasie a été dépénalisée. Dans certaines circonstances précises, une personne souffrant d'une maladie incurable peut demander une aide médicale pour mettre fin à ses jours. Cette année, plus de mille personnes l'ont demandé. Certains vous diront qu'en Belgique, tout est maîtrisé. Pour d'autres, le bilan est catastrophique. Rencontre avec la spécialiste belge des soins palliatifs, Dr Catherine Dopchie, oncologue.

« La fin de vie humainement assistée : un contrepoids argumentaire dans le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté » (allocution de 50 minutes)


   À l'occasion de son passage au Québec, Dr Catherine Dopchie, cancérologue et responsable d’une unité hospitalière de soins palliatifs en Belgique, parle des enjeux actuels sur la question de l'euthanasie.




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Le rapport Ménard – Une conception dangereuse du droit et une ignorance de la réalité médicale


Le Collectif des médecins du refus médical de l'euthanasie (CMRME) déplore la conception dangereuse du droit et l'ignorance de la réalité médicale qui se reflètent dans le rapport Ménard.

 Le CMRME, appuyé par plus de 300 médecins qui ont signé son manifeste, exhorte tous les Québécois à prendre conscience des dangers posés par ce rapport pour notre bien-être collectif et à demander à l'opposition (majoritaire à l'Assemblée nationale) de le condamner. « Ce rapport a été rédigé par des avocats soigneusement sélectionnés, qui présentent l'acte des médecins qui tuent leurs patients comme s'ils faisaient partie intégrante des soins appropriés en fin de vie », dit le docteur Catherine Ferrier, porte-parole du CMRME. « Ces avocats et les politiciens qui les ont nommés introduisent aussi l'expression “aide médicale à mourir”, comme s'il s'agissait d'autre chose que d'un homicide délibéré. Cet acte nous répugne, à nous les médecins, et devrait consterner les Québécois qui sont en faveur de la justice sociale et de communautés prenant soin des personnes les plus vulnérables. »



Le CMRME a été créé à l'automne 2012 par un groupe initial de 24 médecins québécois, incluant les docteurs Patrick Vinay, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, Abraham Fuks, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université McGill, Pierre Durand, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université Laval, Gerald Batist, Mark Basik et Caroline Girouard (tous trois oncologues de Montréal), Balfour Mount (pionnier des soins palliatifs), et beaucoup d'autres spécialistes des soins palliatifs, de la pédiatrie, de la médecine interne et de la médecine familiale. Depuis sa création, plus de 300 médecins et plus de 1 000 citoyens ont signé le manifeste du CMRME, dans lequel il s'oppose aux tentatives gouvernementales d'imposer l'euthanasie et le suicide assisté à la population en dépit des objections clairement exprimées d'une majorité de Québécois. « Ces pratiques ne sont absolument pas nécessaires. Les connaissances et moyens techniques permettant d'assurer la dignité et le confort de tous les patients, jusqu'au terme de leur vie, existent déjà », affirme le docteur Ferrier. « Les médecins fournissent une aide médicale aux mourants jour après jour, depuis longtemps. Nous ne voulons pas d'un pouvoir légal de tuer nos patients, et nous n'en avons pas besoin. »

Le docteur Ferrier dit que l'impossibilité, pour certains patients en fin de vie, d'avoir accès à des soins de confort éprouvés constitue une défaillance honteuse du système politico-médical du Québec. Elle ajoute que le Québec fut le berceau des soins palliatifs en Amérique du Nord mais est maintenant à la traîne de beaucoup d'autres provinces en ce qui concerne l'offre de ces soins aux mourants. Le docteur Ferrier considère aussi comme « extrêmement naïve » la recommandation du rapport Ménard d'instaurer des mesures de sauvegarde bureaucratiques pour encadrer l'homicide médical légalisé. Elle ajoute qu'il n'est pas nécessaire de promulguer des lois (comme le recommande le rapport Ménard) pour que soient respectés les droits des patients à donner un consentement éclairé et à refuser des traitements. En effet, de telles lois existent déjà. « Il est naïf de penser que la lourde procédure bureaucratique proposée par le rapport Ménard pour encadrer l'euthanasie légale serait respectée, alors qu'on nous dit que les lois en vigueur actuellement ne le sont pas. Il est naïf de croire qu'elle suffira à protéger les patients vulnérables d'une coercition (plus ou moins subtile) visant à leur faire choisir la mort. Le simple fait que la mort soit une option reconnue par la loi envoie aux patients âgés ou en fin de vie le message que la vie qu'il leur reste à vivre est un fardeau inutile pour leurs proches et le système de santé. Dans ce contexte, on ne peut ignorer la pénurie aiguë de lits dans nos hôpitaux, qui peut être observée chaque jour. » Le docteur Ferrier voit le rapport Ménard comme une tentative supplémentaire (et néfaste) de créer un faux consensus en faveur de la légalisation de l'euthanasie. Il n'y a pas de tel consensus au sein de la profession médicale ou de la société québécoise, dit le docteur Ferrier. La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSQMD) a recommandé la légalisation de l'euthanasie malgré le fait qu'au moins 60 % des mémoires présentés à la commission s'opposaient à l'euthanasie et au suicide assisté. « Nous ne pouvons que faire des hypothèses sur les motifs des politiciens, mais il ne semble pas que ces motifs incluent le désir d'améliorer la pratique médicale ou d'augmenter le bien-être de nos patients. Le CMRME exhorte tous les Québécois à faire des pressions sur les politiciens et à étouffer cette menace dans l'œuf. »


Qui est Le Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie – CMRME ?

Il s'agit de médecins qui considèrent que toute loi permettant aux médecins de mettre fin à la vie de leurs patients intentionnellement est contraire aux buts de la médecine et à l'intérêt des patients et met en péril des patients, surtout les personnes faibles, démunies ou qui ne peuvent pas élever la voix pour se défendre.

Renseignements : Dre Catherine Ferrier, tél. : 514-623-5737 infosoignertoujours.com catherine.ferriersympatico.ca 

Leur site.

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