mercredi 7 mars 2012

Leger-Marketing Poll: Quebecers want school vouchers and ERC optional or scrapped

We received this Press Release from the CLE.

A recent Leger-Marketing poll conducted for the Coalition for Freedom in Education (CLE) shows that 55% of Quebecers favour the introduction of school vouchers by which the government allocates a fixed amount of money for the education of each child and then lets the parents choose the school they prefer be it private or public. The Coalition supports this mechanism which gives parents more educational choice independently of their income.

More than three years after the Québec government imposed the Ethics and Religious Culture (ERC) as a compulsory program in Québec schools, only four out of ten Quebecers want the ERC course to remain compulsory. The majority of Quebeckers oppose the compulsory nature of ERC: a quarter of them would prefer it to become optional while another 29% would scrap it altogether and replace it with a course like French or Mathematics. This desire to return to basics is probably not altogether unrelated with the sharp decline in skills observed in the latest Pan-Canadian Assessment Program (PCAP-2010) which indicated that pupils in Québec have experienced sharp declines in reading skills (from the 1st place to the 7th spot) and in science (dropping from the second to last place).

According to the president of the Coalition for Freedom in Education, Sylvain Lamontagne, “these results show clearly that there is no consensus around the compulsory nature of the ERC program and that a majority of Quebecers want more freedom in education. Why does a government that prides itself in imposing this one-size-fits-all program in the name of diversity show no more respect for parents and their diversity?”

Over half of Quebecers (54%) think schools should have greater freedom in choosing the curriculum they teach and in how to teach it. For Patrick Andries, secretary of the CLE, “Québec parents are in line with results published by international bodies like the OECD that identify teaching freedom as an essential component to a quality education.” One should not only stress the administrative autonomy of schools and the evaluation of teachers. Indeed as the OECD states, “[i]n countries where schools have greater autonomy over what is taught and how students are assessed, students tend to perform better.1” For the Coalition, granting additional freedom in what schools teach and how they teach it will better meet the future needs of Québec, while at the same time better respect the rights of parents.


The survey was conducted from February 27 to 29 2012 by Leger Marketing. The sample size was 1,001 people over 18 years from all regions of Quebec. The weighted sample chosen has a margin of error of ± 3.1% in 19 out of 20 cases.




[1] “School autonomy and accountability: Are they related to student performance?”, OECD, October 2011.


See also

Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.



mardi 6 mars 2012

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli

Nous avons reçu ce communiqué de presse de la part de la CLÉ.

Un récent sondage Léger-Marketing pour la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) confirme que 55 % des Québécois se montrent très ouverts à la mise en place des chèques éducation, le gouvernement octroyant une somme fixe pour la scolarité de chaque enfant et laissant alors les parents choisir l’école publique ou privée qu’ils privilégient. La CLÉ salue cette possibilité de libre choix offerte à tous les parents, qu’ils soient nantis ou moins fortunés.



Plus de trois ans après l’imposition unilatérale du cours, seuls quatre Québécois sur dix sont pour le maintien du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) comme matière obligatoire. La majorité des Québécois s’opposent à son caractère obligatoire : un quart des Québécois pense que le cours ECR devrait être optionnel, alors que 29 % des Québécois pensent qu’il devrait plutôt être simplement remplacé par des cours de mathématiques ou de français. Cette volonté est sans doute en rapport avec les derniers résultats de l’étude du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (PPCE-2010) qui indiquaient que les élèves du Québec ont connu de forts reculs en lecture (passant de la 1re place à la 7e) et en sciences (de la 2e à l’avant-dernière place).

Selon le président de la CLÉ, M. Sylvain Lamontagne, « au regard de ces résultats, il est évident que le cours ECR ne fait pas consensus et qu’une majorité des Québécois souhaitent avoir plus liberté. Pourquoi un gouvernement qui se targue d’imposer ce cours unique par respect de la diversité, ne montre-t-il pas plus de respect envers les parents ? »



En effet, un peu plus de la moitié de la population québécoise (54 %) pense que les écoles devraient avoir une plus grande liberté dans le choix des programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner. Pour Patrick Andries, secrétaire de la CLÉ, « au Québec, les parents sont en phase avec les résultats d’organismes internationaux comme l’OCDE qui identifient la liberté de pédagogie et de programmes scolaires comme un composant nécessaire à une éducation de qualité ». Il ne s’agit pas seulement de rendre plus autonomes les écoles ou de mieux encadrer les enseignants car, comme le déclare l’OCDE, « [d]ans les pays où les établissements d’enseignement jouissent d’une grande autonomie dans le choix des programmes et des modes d’évaluation, les élèves ont tendance à obtenir de meilleurs résultats. »[1] Pour la CLÉ, un supplément de liberté dans ces domaines permettra de mieux répondre aux besoins du Québec de demain tout en respectant mieux les droits des parents.



Ce sondage a été réalisé par Léger Marketing auprès de 1001 personnes de plus de 18 ans, dans toutes les régions du Québec, du 27 au 29 février 2012. L’échantillon pondéré choisi a une marge d’erreur de ± 3,1 % dans 19 cas sur 20.


[1] http://www.oecd.org/dataoecd/54/0/48989573.pdf , « Autonomie et responsabilisation  des établissements d’enseignement : quel impact sur la performance des élèves ? », OCDE, octobre 2011.




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Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Selon les derniers chiffres de l'Institut de la statistique du Québec, il est né en 2011 88 500 enfants au Québec. Soit 200 enfants de plus qu'en 2012.

Prévision : le communiqué du gouvernement (s'il y en a un) puis les gros médias consensuels se concentreront sur ces chiffres bruts pour clamer un nouveau succès démographique dû à la généreuse politique familiale du Québec...

Rappel à la réalité :

La natalité a repris du poil de la bête partout au Canada sans cette politique ruineuse québécoise (les coûts explosent et les dernières ententes avec les CPE n'arrangeront rien).

Cette politique est discriminatoire : elle favorise les femmes qui retournent au travail et pénalise les femmes qui restent à la maison. Cette discrimination est volontaire.

Il faut reporter le nombre de naissance à la taille de la population, or si au 1er janvier 2010 la population du Québec était de 7 864 437 habitants, au 1er janvier 2011 elle était de 7 940 218.

Cela veut donc dire que le taux de natalité qui est le rapport entre le nombre annuel de naissances et la population totale exprimée en pour mille (‰) a de nouveau baissé !

En effet, 88 500 divisé par 7 940 218 est égal à environ 11,146 ‰ pour 2011.

Alors que ce chiffre était en 2010 de 88 300 divisé par 7 864 437, soit 11,228 ‰.


Le graphique ci-dessous permet de mieux apprécier l'évolution de la natalité québécoise et de mettre en perspective le prétendu « baby-boom » que nous vivrions selon certains chroniqueurs. Le « baby-boom » de l'après-guerre pendant lequel le nombre d'enfants par femme était d'environ quatre enfants y est indiqué par la mention « pic de natalité ».

Évolution de la natalité au Québec de 1900 à 2010


Le taux de natalité n'est pas la meilleure mesure de la vitalité démographique puisque l'espérance de vie influe sur ce taux : une population nombreuse de femmes âgées qui n'a plus d'enfants déprime le taux de natalité. L'indice synthétique de fécondité est une meilleure mesure puisqu'il permet d'établir le nombre moyen d'enfants par femme. Ces chiffres ne seront pas disponibles avant quelques mois.

Investissements croissants dont le rendement diminue ?

Très fortes subventions aux garderies,
rien pour les pour les parents qui gardent leurs enfants[1]
La croissance démographique du Québec semble donc s'essouffler alors que des sommes considérables et sans cesse croissantes sont investies dans sa politique « familiale » non universelle qui consiste principalement à encourager les mères à retourner au travail par le biais de garderies fortement subventionnées.

En effet, une garderie privée subventionnée reçoit de l'État 34,50 $ par jour pour chaque enfant de plus de 18 mois et 51,70 $ pour chaque poupon, d'après les données de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ). C'est 37,80 $ et 58,60 $ dans le cas d'un centre de la petite enfance (CPE).

À ces subventions s'ajoutent les aides directes aux familles pauvres ou monoparentales. Il ne s'agit pas à proprement parler de mesures natalistes universelles. En 2009, les services éducatifs à l’enfance représentaient une aide d’un peu plus de 2,4 milliards de dollars, à laquelle il fallait ajouter le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde qui permettait de verser 194 millions de dollars aux familles utilisant la garde à tarif régulier.
La politique familiale du Québec :
pénaliser les femmes qui restent au foyer ?[2]

Entre 2003 et 2009, l’aide financière accordée aux familles par le gouvernement du Québec a augmenté de plus de 58 %. Cette aide financière comprend l'aide à la garde des enfants (2,6 milliards [source, page 33]), le régime québécois d’assurance parentale (1,2 milliard), l'allocation de soutien aux enfants plus généreuse pour les familles monoparentales ou pauvres (2,2 milliards) et la prime au travail (255 millions). Pendant cette période, le taux de natalité a augmenté de 14,8 % et le taux de fécondité de 16,7 %.

Rappelons que le programme d'allocation universelle à la naissance avait coûté de 1989 à 1996 1,406 milliard de dollars pour toute cette période soit environ 240 millions de nos dollars de 2011 par an. La fécondité était alors passée de 1,415 enfant par femme en 1988 à 1,611 en 1996, soit une augmentation moyenne de 13,8 %. L'abolition par le Parti québécois de ce programme en 1997 et l'instauration des garderies dites à 5 $ a été suivie d'un abaissement de la fécondité ; l'indice synthétique de fécondité avait alors atteint en 2002 1,475 enfant par femme. Il faut noter que l'économie n'a enregistré aucun recul pendant toute la période de 1997 à 2008, celle-ci ne peut donc expliquer la baisse de la natalité de 1997 à 2002.

Emprunter pour payer les garderies, frais des ententes de la fin 2010

Le gouvernement québécois a emprunté 219 millions $ en 2009 (dernière année disponible pour les chiffres du vérificateur général) pour financer les services de garde à l’enfance et leurs immobilisations. Ces emprunts augmentent de façon constante depuis 2006.

En outre, le régime de retraite des employés des CPE et des garderies privées conventionnées accusait un déficit de 66,7 millions $ au 31 décembre 2009. Il s’agit d’une promesse de paiements futurs que le gouvernement devra un jour honorer. Soit en puisant dans les poches de contribuables, soit en haussant le tarif des garderies.

Pire : ces chiffres n’incluent pas les coûts de l’entente collective des quelque 10 000 éducatrices en milieu familial nouvellement syndiquées par la CSN et la CSQ à la fin 2010. Selon les estimations, cette convention collective coûtera au bas mot 200 à 300 millions $ supplémentaires à l’État, dès 2011.

Perte de libertés

Rappelons enfin que la « politique familiale » étatiste du Québec s'accompagne d'une perte de liberté et de choix des parents. C'est ainsi qu'on interdit désormais tout acte religieux ou explication d'un fait religieux dans les garderies subventionnées mêmes dans les petites garderies familiales alors que si les parents recevaient directement des allocations de garderie (ou étaient moins imposés) égales aux subventions perçues par les garderies ils pourraient plus facilement choisir des garderies religieuses ou non, selon leur préférence.




[1] Affiche soviétique des années 30. « À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »

[2] Affiche soviétique de 1932. Traduction : « Le 8 mars, jour de l'insurrection contre l'esclavage des travailleuses de cuisine. À bas l'oppression et la mesquinerie de la vie domestique ! »


Voir aussi

(en 2010) Deuxième baisse successive de la fécondité au Québec, les coûts de la politique dite familiale ne font qu'augmenter

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

L'État-providence québécois insoutenable sans les transferts fédéraux

Natalité québécoise toujours à plat, plus de vieux que de jeunes désormais

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Natalité en hausse au Canada en 2008

Assurance parentale : la facture explose de 400 millions de $

Québec — taux de natalité baisse, coûts de la politique dite familiale augmentent sans cesse





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Universités — Appel à la violence d'un comédien subventionné (pléonasme) de gauche (idem) ?

En pleine tournée de promotion pour L’empire Bo$$é, une comédie sur la corruption dans le monde des affaires, Claude Legault ne mâche pas ses mots pour décrier les politiques du premier ministre québécois.

« Les étudiants ont raison de reven­diquer. Jean Charest est en train de jeter aux poubelles le plan de société qu’on s’est donné il y a plusieurs années. On commence à se coller sur le modèle américain. Ça fait peur », dit-il en entrevue au Journal de Montréal. Claude Legault est vraiment un grand comique : les frais de scolarité au Québec seront toujours parmi les plus bas en Amérique du Nord, même après les hausses du gouvernement du Québec.

Claude Lgeault a déclaré aux sujets des étudiants en colère : « S’ils sont fâchés pis qu’ils ont envie de décâlisser des bagnoles à l’envers parce qu’on ne les écoute pas, eh bien qu’ils le fassent. »

L'étudiant québécois débourse 9 000 dollars, alors qu'il en coûte 90 000 au cégep et à l'université pour lui offrir les cinq années d'études après le DES. Ce sont les deux ordres de gouvernement, et principalement celui du Québec, qui absorbent le gros de la facture. En fait, en proportion de nos moyens financiers, l'effort de notre secteur public en faveur de l'enseignement universitaire est le plus élevé de la planète, juste derrière celui du Danemark et celui de la Norvège. Subvention payée par tous  les contribuables, même ceux dont les enfants ne seront pas diplômés, des gens pourtant plus pauvres en moyenne que les parents des diplômés !

Notons que les faibles frais de scolarité au Québec appauvrissent les universités québécois et ne garantissent pas une plus forte fréquentation et encore moins une plus forte diplomation qu'ailleurs.

Rien ne semble indiquer qu’une hausse des frais de scolarité réduise l’accessibilité aux études universitaires. Il suffit de se pencher sur la situation en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Ces deux provinces ont les frais de scolarité les plus élevés du Canada, tout en ayant également le plus haut taux de fréquentation universitaire. Du côté du Québec, les frais de scolarité et la fréquentation universitaire sont tous les deux parmi les plus bas au Canada.

À ce sujet, une étude de Statistique Canada a confirmé que la hausse des frais de scolarité n’avait pas d’impact sur la fréquentation des universités. Entre 1993 et 2001, les frais de scolarité ont augmenté de 77 % au Canada. S'il est vrai que le taux de fréquentation universitaire dépend fortement des revenus et des études des parents, durant cette même période, les jeunes issus de familles à revenu moyen ou faible n’étaient pas moins susceptibles de fréquenter l’université en 2001 qu’ils ne l’étaient en 1993.

En fait, comme le révèle le tableau ci-dessus, les jeunes Québécois ne souffrent pas principalement d'un problème d'accès aux études universitaires, mais bien plutôt d'un problème de persévérance jusqu'au diplôme.  Est-ce que les fortes subventions n'encouragent pas indirectement ce décrochage universitaire dont les frais sont épongés par tous les contribuables ?



L'acteur Claude Legault rejette l’argument voulant que les étudiants d’ici sortent gagnants quand on compare les frais de scolarité en vigueur au Québec à ceux des autres provinces. « On s’en câlisse des autres provinces ! On n’est pas obligé de leur ressembler ! lance-t-il. Pourquoi on n’aurait pas le droit d’être différent. Pourquoi il faudrait tous être pareils ? » Parions que cet acteur est pour une réponse « collective » au Québec aux grands problèmes sociaux, là tous seront soumis à la même solution. On ne l'a pas vu s'insurger contre le monopole de l'Éducation par exemple qui impose à tous le même programme scolaire décrié, le même cours ECR controversé ou la même pédagogie « renouvelée ».

Claude Legault donne carte blanche aux étudiants qui ont décidé de boycotter leurs cours. « Les étudiants ont le droit d’aller jusqu’au bout s’ils ne veulent pas payer plus, déclare-t-il. S’ils sont fâchés pis qu’ils ont envie de décâlisser des bagnoles à l’envers parce qu’on ne les écoute pas, eh bien qu’ils le fassent. Il faut arrêter d’être passif. Je leur dis : ‘Lâchez pas.’ Ça ne fera peut-être pas bouger Charest, mais ça va peut-être le faire tomber. »


Voir aussi

Les faibles frais de scolarité appauvrissent les universités québécoises et ne garantissent pas un meilleur accès





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lundi 5 mars 2012

Recension de Economic Facts and Fallacies de Thomas Sowell

Ce livre de Thomas Sowell vise à démystifier certains sujets pour lesquels beaucoup d’individus (journalistes, politiciens, etc.) entretiennent des mythes qui perdurent et qui mènent à des politiques publiques inefficaces, voire néfastes.

Dans son premier chapitre, Sowell s’attaque à la planification urbaine. Les villes et banlieues ne se développent pas comme les planificateurs le voudraient, mais ce développement n’est toutefois pas désordonné, il respecte les préférences des gens. Les fonctionnaires font plus de tort que de bien en forçant les gens à s’adapter à leur vision et à agir contre leur gré. Pour Sowell, les gens ne sont pas des objets inanimés – des pions – prêts à faire partie d’un plan expérimental.

La congestion routière est généralement causée par la gratuité des routes, qui fait en sorte que les usagers les utilisent davantage que s’ils avaient à en assumer tous les coûts, incluant les coûts reliés à la congestion routière, soit plus de 1.500 $ par année/conducteur à Los Angeles selon une étude citée dans le livre. Les experts-planificateurs quant à eux voient la congestion comme un bon moyen de forcer les gens à délaisser leur auto pour prendre le transport en commun. Les politiciens et fonctionnaires des villes y voient un bon moyen de freiner l’exode des citadins vers les banlieues, hors de leur zone de taxation. Cependant, ces politiques engendrent des problèmes économiques significatifs pour la population. Par exemple, à Cincinnati (et dans la plupart des villes), les résidents peuvent rejoindre en voiture les lieux de 99 % des emplois offerts dans la région en 20 minutes ou moins (hors pointe). Avec le transport en commun, c’est moins de 50 % en 40 minutes. En forçant les gens vers le transport en commun, on réduit leur accès à beaucoup d’emplois.

Le deuxième chapitre concerne les différences salariales entre les hommes et les femmes. Durant les premières décennies du XXe siècle, quand la présence des femmes aux études supérieures et dans des occupations de « haut niveau » était plus élevée que dans les années 1950s, l’âge médian des femmes à leur mariage était aussi plus élevé. C’est lorsque l’âge du mariage s’est mis à diminuer que la présence des femmes dans des disciplines professionnelles mieux rémunérées a décru.

La raison la plus importante pour laquelle les femmes ont des salaires inférieurs aux hommes n’est pas qu’elles sont payées moins pour faire le même travail, mais plutôt que leur distribution d’emplois est différente, qu’elles travaillent moins d’heures et que la continuité de leur travail est souvent interrompue. Les femmes qui ont un diplôme universitaire, célibataires, sans enfant, qui travaillent à plein temps et qui ont entre 40 et 64 ans gagnent 18 % de plus que les hommes. Les femmes diplômées en ingénierie, journalisme, gestion de portefeuille et en technologies médicales gagnent plus que les hommes pratiquant ces professions, mais les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes dans ces professions. Une étude datant de 1994 et portant sur les gradués d’école de droit a démontré que les salaires de départ des femmes étaient supérieurs de plus de 4 % à ceux des hommes. Une étude du New England Journal of Medecine a montré qu’en 1990, après ajustement pour la spécialité, le type de pratique et d’autres caractéristiques, il n’y avait aucune différence salariale entre les jeunes médecins masculins et féminins.

En moyenne, à âge et éducation égaux, les hommes mariés ont des salaires plus élevés que les hommes célibataires. C’est que le temps que les célibataires dépensent à faire les courses, préparer les repas, faire le ménage, sortir dans les bars et restaurant, est disponible en entier ou en partie aux hommes mariés pour faire avancer leur carrière, et ce grâce à la contribution de leur épouse, qui se retrouve à faire un « investissement » dans la carrière de son mari. Ceci étant dit, les femmes bénéficient de ces salaires plus élevés, car elles sont responsables de 80 % des dépenses des ménages.


Au troisième chapitre, Sowell traite des mythes associés au réputé système d’éducation universitaire américain, au sein duquel Sowell œuvre. Il souligne que les coûts associés à l’éducation universitaire ont augmenté beaucoup plus rapidement que l’inflation et que le revenu disponible des ménages. Plus il y eut d’argent disponible pour l’éducation provenant de subventions gouvernementales, de dons privés et de prêts étudiants, plus les écoles sans but lucratif ont augmenté leur bureaucratie et leurs dépenses inutiles. Une entreprise recherchant le profit cherchera à accomplir une tâche le plus efficacement possible en utilisant le moins de ressources possible, alors que pour les écoles à but non lucratif, c’est souvent le contraire puisque le salaire et le prestige des dirigeants y sont corrélés au nombre d’employés et à la taille du budget.

Were parents right? Poll shows the more you are grounded in your religion, the more you know about other religions

A series of Canadian Newspapers published the same story a week ago. It all started with The Gazette of Montreal. This series of articles prompted this answer from a reader.

Dear Sir,

I read with interest your article entitled “Group shows exposure to other religions likely to increase interest in own faith”1 which you say confirms the “top court's statement that exposure to different faiths does not interfere with people's own religious traditions”.
I believe a few things need to be clarified.

First, the Quebec parents whose case was rejected by the Supreme Court never said that mere exposure to facts about other religions interfered with their passing on their faith; they said that the way the government was presenting those religions was doing so. The Ethics and Religious Culture program does not consist of a simple presentation of world religions. Instead, it adopts an approach that discredits religion in the eyes of the student by requiring the teacher to always present the religious content in juxtaposition with mythical and supernatural beings. In textbooks, this often leads to the presentation of Christ and other religious figures beside cartoon characters, for example. A common typical exercise in class is to invent one’s own religion.

Second, the top court's did not really say that “exposure to different faiths does not interfere with people's own religious traditions” but rather that the parents did not prove that it did interfere and that even if there was a little bit of “cognitive dissonance” associated to the ERC course, this was all for a good cause: learning to be “tolerant”. Tolerant to what the Court did not say precisely.

Lastly, finding a correlation between two variables in a poll does not prove causality. In fact, the poll could just as well be interpreted as saying that the more one is interested in one’s own religion, the more one is knowledgeable about other religions. And that is quite different to saying that the more you are exposed to other religions, the more you believe in your parents’ faith. You may, as an adult, be knowledgeable about your religion (incidentally not necessarily your parent’s one) and have more knowledge about religions in general. This seems a reasonable finding: a Christian will know quite a lot about Judaism for instance. But this does not mean that being forced as a child to be exposed to more religions (especially in a relativistic course) will make you more of a believer of your parent’s religion. And this is what was at stake in this court case. In fact, one could use the same poll to say that the parents were right: it is best for children to first become grounded in a given religion, this is apparently the best way to be interested in other religions as an adult.


P. Andries





1. See http://www.montrealgazette.com/story_print.html?id=6208552


See also

Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.


L'intégration ratée des immigrants au Québec

Tania Longpré, enseignante de francisation aux adultes Commission scolaire de Montréal, livre son témoignage de l'intégration ratée de nombreux immigrants au Québec.






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samedi 3 mars 2012

Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter!

Marc Le Bris n’a qu’un regret : le temps qu’il a fait perdre à ses premiers élèves, les efforts surhumains qu’il leur demandait pour un résultat ridicule, les souffrances inutiles infligées à eux et à leurs parents, et son regret est la raison de ce livre. (Et la raison de ce petit « digest » est que, depuis 2004, rien n’a changé, si ce n’est en pire, et que ni parents ni instituteurs n’osent se révolter, convaincus que « les professeurs d’université savent mieux que nous »). Le Bris a rectifié le tir.

Après un profond mépris pour « les vieux et leurs vieilles méthodes » et l’essai des nouvelles, est venu le refus des diktats « modernes » de pédagogues en chambre qui continuent – depuis plus de trente ans! – à imposer des méthodes aux résultats de plus en plus désastreux. [Québec : Chute importante des résultats en lecture des élèves francophones aux derniers tests interprovinciaux]

Mais comment parents et jeunes instituteurs le sauraient-ils ? Les méthodes comparatives sont interdites et on offre un riche « choix » de méthodes « modernes » au jeune instituteur.

Ces méthodes seraient « naturelles » : phonologique, par hypothèses, idéovisuelle, par voie directe…

En réalité, elles sont tout, sauf naturelles : elles demandent au petit enfant de retrouver en quelques mois – de préférence en groupe et autour de « situations – problèmes » – un cheminement de pensée qui a demandé des milliers d’années à l’humanité !

« L’enfant construit lui-même ses apprentissages ». C’est le constructivisme. Nos petits élèves ne reçoivent plus la culture de l’humanité, ils passent leur temps à essayer de la réinventer… ce n’est pas rapide, ce n’est pas sûr et c’est traumatisant pour celui qui n’« invente » pas. C’est traumatisant pour ses parents qui ne comprennent pas « la méthode par hypothèses », méthode contraire à la psychologie du jeune enfant. Il a besoin de certitudes, de répétitions, de passer du simple au compliqué … et de respect pour ses parents !

Et pour que l’enfant « construise » son apprentissage, on fait trop souvent des activités aussi variées que des gâteaux, des sorties nombreuses, des maquettes, des peintures et des sculptures… quand ce n’est pas une pièce de théâtre inventée par toute la classe. Les gosses apprendraient à lire, à écrire, à calculer… en faisant officiellement autre chose et cela s’appelle « les compétences transversales ». Il faut lire la recette avant de faire un gâteau, non ? Il faut peser les ingrédients, donc calculer ! Il faut veiller à ce que tout soit bien mélangé, cuit à bonne température, donc faire de la physique et de la chimie ! Et les parents applaudissent devant tant d’ingéniosité.

Le Bris est franchement vieux jeu en constatant qu’un enfant apprend à lire… en lisant et en lisant beaucoup, pas seulement une recette ou un mode d’emploi.

L’enseignant « moderne » passera des nuits à préparer des « situations-problèmes » permettant ces « compétences transversales » et… à la fin de l’année ses élèves ne sauront ni lire ni écrire ni compter… mais là, heureusement, le ministère peut expliquer que « chaque enfant évolue à son rythme » et que « ça va se débloquer » … à l’occasion d’une bonne petite activité de groupe bien choisie ? Le plus sûrement grâce à une logopède [orthophoniste], des leçons particulières ! [Note du carnet: où l'on emploie des méthodes traditionnelles...]

Il y a encore des enfants qui n’ont pas besoin d’être « débloqués » : leurs instituteurs se débrouillent, jonglent entre des méthodes imposées et les réalités qu’ils affrontent.

La réalité, c’est que l’effort est indispensable pour apprendre, qu’un apprentissage efficace est rigoureux et passe du simple au compliqué. On apprend en se concentrant sur un sujet, en répétant, en faisant de très nombreux exercices. On n’apprend pas en jouant, sauf au berceau et grâce à maman.

Par les méthodes « modernes », on arrive par exemple à la situation suivante :

« Un étudiant en licence a sorti devant moi sa calculette pour prendre un millième de trois millions. Celui-là n’avait même pas la numération décimale dans la tête. C’est la faute de l’école primaire. Ça ne me fait pas rire : c’est un peu ma faute.

Des têtes bien pleines ou des têtes bien faites? Avez-vous jamais vu une tête vide qui soit bien faite ? » (pp.160-161)

Les enquêtes internationales PISA et PIRL nous montrent que l’enseignement français est à peine moins lamentable que celui du sud de la Belgique. Quand on sait que ces enquêtes sont largement biaisées par le fait que les enseignants corrigent eux-mêmes les travaux (!!), que des « instructions » précises sont données aux correcteurs… on peut se demander quel est le VRAI niveau de « nos chères têtes blondes ». On peut surtout craindre le pire…

Et je transcris quelques pages instructives du livre de Marc LE BRIS :

« Cher lecteur, vous supporterez bien un peu de la grammaire moderne qu’on fait subir à vos enfants :
Trouver le groupe complément d’objet direct dans la phrase suivante : « Le groupe d’enfants promène le petit chien dans le jardin. »

A. METHODE MODERNE

1. Permutations (sur le mode « Belle marquise… »)

Le groupe d’enfants dans le jardin promène le petit chien.
Le groupe d’enfants le petit chien dans le jardin promène.
Le groupe d’enfants le petit chien promène dans le jardin.
On peut faire passer « dans le jardin » de l’autre côté du verbe conjugué « promène » mais pas « le petit chien », « le petit chien » est donc un complément fixe (non déplaçable).

2. Inventer une autre phrase (cadavres exquis)

Le petit chien ronge un os. Le petit chien est un coquin.
Dans le jardin se couvre de rosée. Impossible!
« Le petit chien » peut devenir sujet dans une autre phrase inventée : il est direct. « Dans le jardin » ne peut pas servir de sujet dans une autre phrase inventée, c’est un complément indirect.

3. Voix passive (subjectivation de l’objet)

Le petit chien est promené par les enfants dans le jardin.
« Le petit chien » est devenu le sujet du verbe à la voix passive.
Conclusion : « le petit chien » est fixe car il ne peut pas passer de l’autre côté du verbe conjugué. Il est direct car il peut devenir le groupe sujet d’une autre phrase inventée, et il devient sujet à la voix passive. « Le petit chien » est le complément d’objet direct. Récré!

B. MÉTHODE ANCIENNE (mécanique, fausse, un peu bête, réactionnaire… À proscrire)

Le groupe d’enfants promène quoi ? « Le petit chien » ! « Le petit chien » est le complément d’objet direct de « promène ».

Je dois tout de même être plus précis sur les raisons qui poussent les modernes à dénigrer la méthode ancienne. La méthode de la question « quoi? » n’est pas exhaustive, elle provoque quelques erreurs, en cas d’exception, si le verbe n’est pas un verbe d’action mais un verbe d’état. C’est à cause de l’attribut du sujet qu’il ne faut pas poser la question « quoi? »
« Le petit chien ronge un os. » Le petit chien ronge quoi ? « Un os ». « Un os » est C.O.D.

« Le petit chien est un coquin. » Le petit chien est quoi ? « Un coquin ». Mais « un coquin » est attribut du sujet du verbe d’état, et pas du tout C.O.D. Ça vient du verbe. Il suffit de s’entraîner à faire attention au verbe ou de mettre au féminin, « la petite chienne est une coquine  », et en même temps de voir par le sens s’il y a une action et un objet à cette action. Ce qui deviendra ensuite la seule méthode. La méthode du débutant qui n’a pas encore compris, celle de la découverte, celle qui sert à comprendre, n’est pas forcément la plus vraie.

En fait, nos modernes didacticiens nous obligent à travailler comme des soldats en manœuvres, en traînant un sac plein de cailloux inutiles. Ils ajoutent des difficultés au débutant, parce qu’ils le veulent immédiatement parfait. Ils cherchent des méthodes de découverte qui soient exhaustives, qui évitent tout de suite toutes les exceptions et les cas particuliers (comme les verbes d’état pour le C.O.D.) et qui, en même temps, fassent comprendre d’un coup toute la finesse, la quintessence de l’objet étudié.

Je dis qu’il faut commencer par le commencement et qu’il y a forcément des méthodes pour débutants qui ne sont pas immédiatement complètes. Il faut bien prendre les choses par un bout. Avec les systèmes proposés par nos modernes, l’exception devient plus importante que la règle. Ils ergotent et font ergoter sur les détails avant de s’attaquer au cœur de l’affaire. C’est aussi comme ça qu’on en arrive à des situations où, abreuvés de détails innombrables, les élèves modernes n’ont plus l’essence des objets étudiés. (pp. 169-171)

LE BRIS nous explique comment le niveau fait pour « monter » alors que – ne soyons pas tous sourds et aveugles – il dégringole. À la page 280 de son livre, il donne un communiqué de presse du collectif « Sauver les lettres »

« Voici le texte de la dictée qui servait, jeudi 29 juin 2000, à évaluer la maîtrise de l’orthographe grammaticale et lexicale dans les académies de Paris, Créteil et Versailles.

Le petit Gavroche

Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne pensait pas à lui et sa mère ne l’aimait point. C’était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins. Il n’avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d’amour; mais il était joyeux parce qu’il était libre.

V. Hugo


Soit un texte de 63 mots (dont trois fois « père » et « mère » et cinq fois « pas » et « de »), aux accords enfantins et sans aucun mot difficile si on excepte l’accent circonflexe de gîte. Pour mémoire, jusqu’en 1999, le texte de dictée ne comptait jamais moins de 150 mots – et souvent plus de 200 – et comportait davantage de difficultés sans pour autant constituer, loin de là, un répertoire des difficultés de la langue française.

Mais laissons ceux qui sont payés pour cela nous rassurer : « Le niveau monte. » Pour s’en persuader, on a même modifié la façon de noter. Voici comment il importe désormais de faire :

Consignes aux correcteurs

On attribuera ½ point pour la graphie correcte des mots suivants « mais », « à », « aimait », « ces », pluriel dans « enfants dignes », « pitié », « tous », « sont », « orphelins », « gîte », « était », « parce qu’ ».

On enlèvera un maximum de 2 points pour d’autres fautes commises, à raison d’1/2 point par faute.

On l’attendait depuis l’instauration du nouveau brevet des collèges, c’est fait. Désormais, la dictée est évaluée non plus en sanctionnant les mots mal orthographiés mais en attribuant des points quand ils le sont correctement!

C’est pourquoi la copie suivante et ses 29 fautes :

Pour temps il avais un paire et une mer. Mais son pair ne pensé pas à lui et sa maire ne l’aimait poing. S’étaient un de ses enfants dinieux de pitié antre tous ki on perd et mêre ait qui sont orphelins. Ils n’avaie pas deux gîte, pas de pin, pas de feus, pas d’amoure; mais ile était joiieu parce qu’il été libres.

Devait obtenir 13,5/20! »

LE BRIS recommande aux parents et instituteurs qui veulent instruire leurs enfants:

M.BOSCHER e.a., Methode Boscher, la journée des tout-petits, Belin 1984

M.SOMMER, T.CUCHE, Lire avec Léo et Léa, Belin 2004

ARDIOT, WANAULD, BUDIN, Calcul, cours élémentaire, Hachette, 1960

Source Mia Vossen




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jeudi 1 mars 2012

Teacher and principal: "ERC courses are considered irrelevant by most students and teachers whom I know."

Extracts from a letter published in The Gazette :

The recent unanimous Supreme Court of Canada decision confirming the compulsory attendance of all students in Quebec’s Ethics and Religious Culture course came as a surprise to me. I had assumed that parents’ rights to introduce the concept of religion to their children would remain superior to the state’s inclination to do so.

Previous moral and religious courses gave parents the right to choose a variation of the course (morality without religion) that contained no direct reference to or instruction about religion. This parental right has been unilaterally removed as a result of the requirement by Quebec’s Education Ministry that all children attend ERC courses throughout elementary school and for four of the five high-school years. Surely there is a better use of all this academic time than ERC.

I find it unfortunate that the highest court in the land examined this case from such a narrow perspective: whether or not Catholic parents had the right to have their children exempted from this course. The parents were concerned that the ERC course was interfering with their children’s indoctrination into the Catholic religion.

But why should specific information about competing beliefs be taught in elementary schools? And why should schools suggest that any of these religions is worthy of blind belief, much less all of them?

These ERC courses are considered irrelevant by most students and teachers whom I know. Most teachers do not want to teach religion, for personal and professional reasons, and feel unprepared to do so. They might be religious and fear that they will not be able to maintain objectivity. Or they might be agnostic and fear that they might not be able to stifle their obvious doubt at some of the beliefs that some religions promote.

I know this: they all worry that something they say or do may bring the wrath of parents, or administrators, upon them.
Witness the unfortunate music teacher publicly chastised recently by both the Quebec minister of education and the minister of culture because he had removed a reference to god from one of Edith Piaf’s songs.

Detailed teaching of religions should be removed from elementary schools, because it is not an age-appropriate topic. References to religions, on the other hand, should be acceptable at any time, whether in history, English, music or any other course in which they occur as a natural part of the lesson.

The ethics part of the ERC course could easily become part of each school’s anti-bullying program. With great fanfare the Quebec government recently introduced a law that now obliges schools to have anti-bullying programs (therein downloading yet another responsibility to schools without providing any extra funding).

Most anti-bullying programs are excellent, and do more than just preach. They teach social skills that can help all children. Teachers need only one day of training to become familiar with the theory and practice of these programs. Teachers are provided with lesson plans that can be easily adapted to their classroom situations.

[...]

The amount of time and money that is presently devoted to the teaching of religion could and should be channelled into new and more sophisticated anti-bullying programs at both the elementary- and secondary-school levels.

It is not so much the proselytizing of the ERC course that I object to; it is the waste of teaching and learning time that occurs when bureaucrats in their bunkers in Quebec City see themselves as the arbiters of a new kind of theocracy.


Ronald Ewing of Ulverton is a retired teacher and principal who worked for 30 years for the Eastern Townships School Board.




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Supreme Court — Break with Common Law Putting the Onus on Parents rather than the State





Michael Coren and Father Raymond de Souza on the Supreme Court’s decision that you will be told what to teach your kids when it comes to religion.

(A few imprecisions and lack of details by Father Raymond de Souza but good that — at long last! — SUN TV speaks about it...)


Two articles on this topic in Convivium


QUEBEC'S RELIGIOUS STATE
By Prof. Douglas Farrow

If the Quebec government is compelling school kids to invent fantasy religions, is the endgame to have us all worshipping the state and nothing but the state?


STANDING UP TO POWER
By Prof. John Zucchi

When Quebec politicians are assaulting religious freedom in private schools, daycares and even private assemblies it's time to get off our knees.


ERC Activities

My Dream Religion (make up your own!)


Wicca ceremony being enacted in Montreal school

Ode to all religions (atheists must be happy!)




I am a boy [ ]... I am a girl [ ].... I don't know yet [ ]




Witches, just regular women



The Bad Old Days and the Good Times you live in





Praying Mother Earth in Elementary School, very nice.
But no Our Father says Author, Mrs Cloutier



For 13 year old : Draw up a plan so as to accept gays and their differences
« Religious Groups still have a lot of work to do to accept gays »




Etc..





See also

Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.




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