mercredi 6 décembre 2023

Saint Nicolas moderne


 

Voir aussi
 
Test Pisa : la Flandre recule davantage que la moyenne des pays de l’OCDE. En mathématiques, le recul de la Flandre est de 17 points (contre une baisse moyenne de 15 points dans l’OCDE) tandis qu’en sciences, la Flandre perd 11 points contre 4 seulement en moyenne pour le reste des pays étudiés.

Résultats Pisa : le niveau des élèves dégringole en maths et en français



Le 6 décembre, la Saint-Nicolas, début de la saison de Noël

Pour célébrer la Saint-Nicolas, le début de cette saison de Noël, nous vous offrons cette vidéo originale où des Américains n'ont cure du prétendu devoir de réserve des croyants dans l'espace public qui se doit d'être « neutre » (faire plaisir uniquement aux athées) afin de garantir le « vivre-ensemble » et autres calembredaines pour intellectuels de pacotille atteints de psittacisme. 

Cela se passe en Californie dans une foule multiculturelle chère à nos têtes pensantes. Comme on le verra ci-dessous, la voix des croyants (ils font partie de Journey of Faith) a du bon et le public semble ravi.


Dans le Nord et l'Est de la France, ainsi qu'en Belgique, la Saint-Nicolas est l'occasion de donner des cadeaux aux enfants. Saint Nicolas jouant le rôle du Père Noël, le Père fouettard lui est une figure antimoderne : il corrige les enfants qui n'ont pas été sages.

Dans les petites classes, on apprend parfois encore cette chanson :


Ô grand Saint Nicolas,
Patron des écoliers,
Apporte-moi des pommes
Dans mon petit panier.
Je serai toujours sage
Comme une petite image.
J'apprendrai mes leçons
Pour avoir des bonbons.
Venez, venez, Saint Nicolas,
Venez, venez, Saint Nicolas,
Venez, venez, Saint Nicolas, et tra la la...


ou

Ô grand Saint Nicolas,
Patron des écoliers,
Apportez-moi du sucre
 Dans mes petits souliers.
Je serai toujours sage
Comme un petit mouton,
Je dirai mes prières
Pour avoir des bonbons
Venez, venez, Saint Nicolas
Venez, venez, Saint Nicolas
Venez, venez, Saint Nicolas,
 tralalala.



(Jeunes écoliers flamands)




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 4 décembre 2023

Une enquête révèle que la progression de l'anglais en Finlande parmi les immigrés préoccupe de nombreux Finlandais

Un grand nombre de Finlandais se sentent mal à l'aise à l'idée que l'anglais gagne du terrain au détriment du finnois et du suédois, selon une enquête commandée par Oma Kieli.
 
Panneau en anglais à Helsinki

Environ 85 % des personnes interrogées ont déclaré être entièrement ou partiellement d'accord avec l'affirmation selon laquelle les entreprises devraient servir les consommateurs principalement en finnois ou en suédois. Seules 10 % des personnes interrogées ne sont pas d'accord avec cette affirmation.

Le fait que l'anglais soit la seule langue de service est considéré comme discriminatoire par 82 % des personnes interrogées et comme non discriminatoire par 16 % d'entre elles.

Près des trois quarts (72 %) des personnes interrogées sont d'accord avec l'affirmation selon laquelle la disponibilité généralisée de services en anglais découragera les immigrants de développer leurs compétences en finnois ou en suédois. Près d'un quart (23%) des personnes interrogées ont exprimé leur désaccord, total ou partiel, avec cette affirmation.

Les personnes interrogées ont également estimé de manière prédominante que l'apprentissage d'une des langues nationales le plus tôt possible permettra aux immigrants de s'intégrer plus rapidement dans la société, avec 91 % d'accord et 6 % de désaccord avec l'affirmation.

L'anglais a gagné du terrain au fil des ans dans l'enseignement et la vie professionnelle et cette évolution semble principalement perçue de manière négative.
 
Panneau en anglais à Helsinki
 
Plus de la moitié (61 %) des personnes interrogées sont d'accord et 29 % ne sont pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle la productivité du travail souffrira de l'utilisation de l'anglais sur un lieu de travail finlandais. On estime également que l'utilisation de l'anglais aura un impact négatif sur la qualité de l'éducation, 72 % des personnes interrogées étant d'accord et 21 % étant en désaccord avec l'affirmation selon laquelle l'enseignement dans une langue étrangère pour la plupart des étudiants nuira à la qualité de l'éducation en Finlande.

Les personnes interrogées ont également exprimé leur désapprobation quant aux efforts déployés pour présenter la Finlande comme un pays où les gens peuvent se débrouiller en anglais : 70 % des personnes interrogées étaient d'accord et 24 % n'étaient pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle il ne faut pas présenter la Finlande comme un pays où l'on peut vivre en anglais.

Les résultats suggèrent également une large appréciation des deux langues officielles, le finnois et le suédois. Pas moins de 85 % des personnes interrogées sont d'accord et 14 % ne sont pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle il est important que tous les Finlandais et les résidents permanents du pays connaissent le finnois ou le suédois.

L'enquête a été réalisée en septembre par Verian pour Oma Kieli, une organisation qui promeut le rôle du finnois et du suédois en tant que langues principales en Finlande. Les 1 338 personnes qui ont répondu à l'enquête représentent la population de plus de 18 ans de la Finlande continentale.

Les deuxième et troisième parties de l'enquête seront publiées ultérieurement et mettront en lumière les opinions du public sur les langues nationales, l'anglais dans différents secteurs de la société et la réglementation de la politique linguistique.


samedi 2 décembre 2023

Cirque parlementaire : la ministre Freeland refuse de donner le PIB/habitant (il baisse) et parle d'autre chose

Ottawa, le 27 novembre, comité permanent des Finances.

Question — quelle est l'évolution du PIB/habitant au Canada ?

Réponse de la ministre Freeland — votre parti a crié à l'acte terroriste et n'a pas soutenu l'Ukraine.

Mme Freeland après un appel au règlement est invitée par le président de la séance (le libéral Fonseca) de proposer une réponse en rapport avec la question...

Le PIB/habitant baisse au Canada depuis plusieurs trimestres. Dans une réponse précédant cet échange, M. Freeland parle du PIB brut (pas divisé par le nombre d'habitants) du Canada qui augmente.

Mme Freeland est la petite-fille de Mykhailo Khomiak (Ukrainien: Михайло Хомяк, plus tard anglicisé en Michael Chomiak) et d'Alexandra Loban. Ces deux grands-parents maternels se trouvaient alors dans un camp pour personnes déplacées dans la ville thermale de Bad Wörishofen en Bavière en Allemagne. Catholiques, Alexandra Loban est originaire de Rudniki, près de Stanislaviv (aujourd'hui Ivano-Frankivsk), et Michael Chomiak est né à Stroniatyn en Galicie. Pendant la seconde guerre mondiale, ce dernier fut éditeur d'un journal nazi antisémite en Pologne occupée, Krakivski Visti.

 

Transcription

Le député Philip Lawrence. – Il y a une question ici et vous n'y répondez pas. Je pense qu'il faut avoir de l'honnêteté intellectuelle dans cet échange. Je vous demande quel est le PIB par habitant. Notre PIB/habitant, par personne.

Chaque Canadien s'appauvrit. Il devient plus pauvre, Mme la Ministre. C'est un problème.

Je vous repose donc ma question. Un simple chiffre. Quel était le PIB/habitant au premier, au second ou au 3e trimestre ?

La ministre Freeland. –  Monsieur Lawrence... Nous avons eu des dialogues très respectueux et j'en suis reconnaissante. Mais je dois dire, après la performance de votre chef la semaine passée, alors qu'il lançait des accusations prématurées de terrorisme qui ont alarmé tous les Canadiens, et après le vote de votre parti refusant de soutenir l'Ukraine...


Le député Hallan.– Rappel au règlement, M. le président.

La ministre Freeland. –  ... c'est un peu fort de...

Le député Hallan.– Au début de la réunion, M. le président, vous indiquiez qu'il fallait donner le temps de répondre. Mais la réponse n'a aucun rapport avec la question.

Je vous invite à examiner la pertinence de sa réponse par rapport à la question posée.

Le président Fonseca. – Merci pour ce rappel au règlement. Oui, Mme la Ministre, être pertinente et...
M. le député Lawrence...continuez.

Le député Philip Lawrence. – Merci, Je répondrai à ma propre question puisque, malheureusement, vous vous y refusez - et je le dis avec le plus grand respect.

Au premier trimestre, c'était -0,6 (%), pour le second trimestre -0,28 (%).

La RBC prévoit, pour le 3e trimestre, une baisse par habitant de 0,31 (%).

Les Canadiens s'appauvrissent, Mme la Ministre.

Aux États-Unis, le PIB/habitant avoisine les 80 000 $,\N au Canada un peu plus de 50 000 $.
C'est un écart de 30 000 $. Cet écart n'a jamais été aussi grand.

Le PIB est étroitement lié à la richesse de la nation.Ce ne sont pas les super-riches, ce ne sont pas les Trudeau et les Morneau, qui en pâtissent. Ce sont les gens au bas de l'échelle. Si vous êtes un Morneau et vous perdez 10 % de votre richesse, cela fait un peu mal. Mais, si vous êtes une mère célibataire qui tente de boucler ses fins de mois, cela signifie que vous ne pouvez nourrir vos enfants.


Voir aussi

Le Québec a ainsi perdu quelque 5% de tous ses emplois à temps plein en 5 mois (1er décembre 2023)

67% des Canadiens considèrent que les cibles d'immigration sont trop élevées (novembre 2023)

« Malgré » une forte immigration, le niveau de vie au Canada est à la traîne : rapport de la TD (juillet 2023)

La hausse de l’immigration alimente la hausse des loyers (novembre 2023)

Baisse du PIB/habitant prévue pour l'Ontario (et sans doute le Québec) (novembre 2023)

jeudi 30 novembre 2023

Le Québec dépense plus en éducation qu’ailleurs au Canada

Le Québec vient au 2e rang pour l’argent consacré à l’éducation primaire et secondaire au Canada, toutes proportions gardées.
 
 
Les dépenses d’éducation par élève sont plus élevées au Québec qu’ailleurs, malgré les salaires moindres des enseignants.

La raison ? Les enseignants du primaire et du secondaire passent beaucoup moins de temps en classe à enseigner que dans les autres provinces, si bien qu’il faut bien plus de personnel pour offrir les mêmes services.

D’abord, le Québec vient au 2e rang pour l’argent consacré à l’éducation primaire et secondaire au Canada, toutes proportions gardées. La dépense par élève est de 17 411 $, soit 12 % de plus que la moyenne canadienne. L’Ontario est à 15 034 $ et l’Alberta, à 14 467 $. Le public et le privé sont inclus⁠.


67% des Canadiens considèrent que les cibles d'immigration sont trop élevées

« L’année prochaine, le Canada prévoit d’accueillir environ 500 000 nouveaux immigrants. Pensez-vous que ce chiffre est... »

  • Trop élevé : 67 %
  • À peu près juste : 23 %
  • Trop bas :  2 %
 
 
 Les chiffres sont plus bas au Québec :
  • Trop élevé : 60 %
  • À peu près juste : 26 %
  • Trop bas : 2 %
(11 % ne se prononcent pas au Québec)

Pour les gens nés au Canada :
  • Trop élevé : 68 %
  • À peu près juste : 22 %
  • Trop bas : 2 %
(8 % ne se prononcent pas)

Pour les gens nés à l’étranger :

  • Trop élevé : 62 %
  • À peu près juste : 29 %
  • Trop bas : 2 %
(6 % ne se prononcent pas)

Il est étonnant que les immigrants au Canada en général soient plus nombreux que les gens au Québec à trouver que les cibles d’immigration sont trop élevées… Les électeurs du BQ sont 80 % à penser que le taux d’immigration est trop élevé. Se pourrait-il que les anglophones/allophones du Québec soient plus pro-immigration qu’ailleurs, le sondage ne semble pas assez fin pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Le rejet le plus important vient de l’Ontario et de l’Alberta, à égalité, avec 70 % des personnes interrogées qui trouvent que les cibles d’immigration sont trop élevées. Puis l’Atlantique avec 68 %.

 
Source : Abacus Data/12 novembre 2023/n=2000/Sondage en ligne

Voir aussi
 
Sondages sur l’immigration au Canada (2011) [250 000 immigrants à l’époque, 50 % pour réduire ce nombre]
 

mercredi 29 novembre 2023

Noël est discriminatoire systémiquement selon la Commission canadienne des droits

Les députés de tous les partis politiques ont fait front commun mercredi pour dénoncer la Commission canadienne des droits de la personne, qui affirme que Noël est une fête discriminatoire à l’égard des minorités religieuses.  


 
«Honnêtement, au Québec, on va continuer de fêter Noël et on s’excusera pas de fêter Noël au Québec!» a pesté le ministre Simon Jolin-Barrette, après un vote des parlementaires québécois.

Les élus de l’Assemblée nationale se sont portés à la défense de la Fête de la nativité et ont adopté à l’unanimité une motion dénonçant l’organisme fédéral, qui estime que les jours fériés liés au christianisme comme Noël et Pâques représentent un exemple évident de «discrimination religieuse systémique». Plus encore, la Commission juge que cette «discrimination à l’égard des minorités religieuses au Canada est ancrée dans l’histoire du colonialisme au Canada».

Une motion envoyée au père Noël

Les politiciens de toutes les formations politiques ont tenu à affirmer haut et fort mercredi que Noël est une «tradition» célébrée au Québec depuis plusieurs générations. Ils ont d’ailleurs invité tous les Québécois «à s’unir» durant la période des Fêtes.

Ironiquement, la motion a été envoyée non seulement au Parlement d’Ottawa et à la Commission canadienne des droits de la personne, mais aussi au père Noël.

Noël n’est pas raciste

Le ministre responsable de la lutte contre le racisme, Christopher Skeete, n’a pas mâché ses mots lui non plus pour décrier la position de l’organisme de surveillance des droits de la personne au niveau fédéral.

«La Commission essaie de dire aux Canadiens et par extension aux Québécois que Noël, c’est raciste. Moi, je ne le pense pas et je pense que les Québécois sont avec moi», a-t-il lancé, au sortir du Salon bleu.

lundi 27 novembre 2023

Victoire en cour pour une prof réduite au silence pour avoir critiqué un livre sur les transgenres

« Victoire en cour pour une prof réduite au silence pour avoir critiqué un livre sur les transgenres»: c’est le National Post qui rapportait samedi cette cause passée inaperçue au Québec. Ça aurait dû faire beaucoup plus de bruit, tant cette histoire est révélatrice de notre époque.

Le 17 janvier 2022, la professeure Carolyn Burjoski (ci-contre) a été éjectée d’une réunion de sa commission scolaire à cause de ses commentaires sur des livres disponibles dans les écoles primaires. Elle critiquait le fait que certains livres faisaient passer comme "très simple"» et "très cool" de transitionner de fille à garçon ou de garçon à fille. Le président de la commission scolaire lui a interdit de parler. Elle a été exclue de la réunion. Il l’a traitée de «transphobe» dans les médias. Elle s’est ensuite fait dire de ne plus se présenter en classe et de rester chez elle, qu’elle ferait l’objet d’une enquête. Elle s’est fait interdire de communiquer avec ses élèves et ses collègues professeurs. Elle a pris sa retraite peu de temps après et a été hospitalisée pour un cas d’anxiété extrême.

«Ce qui s’est passé ici n’aurait jamais dû arriver dans une société démocratique», a déclaré le juge James Ramsay de la Cour supérieure de l’Ontario au sujet de l’attitude de la Commission scolaire. «Le code des droits de l’homme n’interdit pas la discussion publique de sujets liés au phénomène transgenre, ou au sujet des mineurs transgenres. Il n’interdit aucune discussion, sur aucun sujet.»

Dans un des livres qui inquiétaient la prof Burjoski, se déroule une scène où Shane, un garçon transgenre (donc née fille) est tout excité à l’idée de prendre de la testostérone. Quand le médecin lui annonce qu’avec la prise d’hormones, il ne pourra probablement pas avoir d’enfant, l’enfant répond: «C’est cool!». 

Madame Busjoski considérait que ce livre portait à confusion en ne tenant pas compte du fait que Shane, en vieillissant, pourrait regretter d’être stérile. «Ce livre fait croire aux enfants que ces interventions médicales sérieuses sont des solutions faciles à une détresse émotive et psychologique».

Dans sa décision, le juge affirme que «Le président de la commission scolaire a pris une décision arbitraire et terriblement erronée de réduire au silence l’expression légitime d’une opinion».

Droit de parole


Quand elle apprit la décision du juge, la prof a déclaré: «C’est une victoire significative, pas juste pour moi, mais pour tous ceux qui osent exprimer des inquiétudes publiquement». 

Dans une société démocratique, un prof a le droit de soulever des inquiétudes sans perdre son droit de parole, sans se faire renvoyer à la maison, sans être victime de diffamation.

Peu importe ce qu’on pense du débat sur la transition de genre, ce n’est pas en réduisant au silence ceux qui ne pensent pas comme nous qu’on va avoir un débat intelligent et éclairé.

Journal de Montréal

École, famille, immigration : que restera-t-il de la France d’avant dans la France d’après ?

Évoquer la France d’hier pour comprendre celle de demain et ausculter notre présent : c’est la tâche à laquelle se sont attelés Jérôme Fourquet et Jean-Pierre Le Goff dans le cadre des Rencontres du Figaro. (vidéo réservée aux abonnés).

LE FIGARO. - Vous avez publié, Jean-Pierre le Goff, La France d’hier il y a cinq ans et cette année vous poursuivez cette plongée dans le passé avec Mes années folles (Robert Laffont). Aujourd’hui, que reste-t-il de la France d’hier ?

Jean-Pierre LE GOFF. – Pas grand-chose, répondrais-je spontanément. Mais encore faut-il s’entendre sur ce qu’on appelle la France d’hier et de quelle période historique au juste il est question. La France d’hier dont je parle est celle de la seconde moitié du XXe siècle, des années 1950 et 1960, en sachant qu’entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 1960, il s’est produit une modernisation rapide du pays qui l’a profondément transformé.

Pour le dire de façon schématique, au lendemain de la guerre, la France reste encore un pays rural avec des traditions ancestrales, des valeurs de stabilité et de modération liées à la civilisation paysanne. Le christianisme continue d’imprégner la société et le catholicisme demeure la religion de la grande majorité des Français. Il existe également un mouvement ouvrier dynamique et structuré avec ses syndicats, ses associations d’entraide et d’éducation populaire, au sein duquel dominent le Parti communiste et la CGT. Au tournant des années 1950 et 1960, la France entre dans une nouvelle étape de la modernité marquée par le développement de la société de consommation, des loisirs et de ce qu’on appelle alors les « mass medias ».

La France d’hier, celle des années 1950-1960, c’est celle qui reste encore liée à une histoire ancestrale et qui, en même temps, se modernise rapidement pour aboutir à une nouvelle société qui va entraîner sur une échelle de masse des changements de mentalités et de comportements dans les domaines de la consommation, des loisirs et des mœurs. L’acquisition de nouveaux biens de consommation, la valorisation de la vie privée et des loisirs comme lieux de l’épanouissement participent d’un individualisme hédoniste qui se développe dès cette époque et commence à mettre en question la centralité du travail et la solidité des appartenances et des engagements collectifs. C’est précisément dans ce contexte de bouleversement rapide de la société française et de l’allongement de la scolarité que va se développer le «peuple adolescent» (expression que j’emprunte à Paul Yonnet). On ne comprend rien à mai 68 et à la révolution culturelle qui va suivre sans prendre en compte cette nouvelle situation historique dans l’ensemble de ses aspects. N’est-ce pas de cette France-là que nous avons hérité ?

Jérôme Fourquet , votre livre s’appelle La France d’après. Philippe de Villiers, en 2005, disait : «La France d’après, c’est la France d’après la France…»

samedi 25 novembre 2023

Les Canadiens doutent que la diversité soit toujours une force

Un sondage exclusif Léger/Postmedia publié ce samedi révèle que la plupart des Canadiens, y compris une forte pluralité de non-Blancs, veulent que les nouveaux arrivants acceptent les valeurs canadiennes, considèrent la diversité comme une « épée à double tranchant » et s’inquiètent de l’impact de la guerre entre Israël et le Hamas sur le Canada.

Malgré la déclaration fréquente du gouvernement Trudeau selon laquelle « la diversité est notre force », un nouveau sondage révèle que les Canadiens — blancs et non blancs — sont sceptiques à l’égard de cette maxime et pensent que la diversité peut entraîner des « problèmes » aussi au même titre que des avantages.

Une majorité des personnes interrogées dans le cadre du sondage Léger/Postmedia ont également approuvé l’idée selon laquelle les nouveaux arrivants devraient être encouragés à adopter les « valeurs et traditions » du Canada et à se débarrasser de toute identité culturelle « incompatible » avec celles-ci.

« Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une nouvelle condition avec laquelle nous sommes soudainement aux prises », a déclaré Andrew Enns, vice-président directeur de Léger.

Bien que la question n’apparaisse pas souvent dans les sondages, M. Enns a déclaré que ce n’était pas la première fois qu’il voyait une large adhésion des Canadiens à la notion selon laquelle « il devrait être un peu plus un creuset qu’une mosaïque ».

Parmi les personnes interrogées, 56 % sont adeptes d’une vision « nuancée » des avantages de la diversité. Tout en reconnaissant que « certains éléments de la diversité peuvent constituer une force », ils soutiennent l’idée qu’elle peut également être source de « problèmes » et de « conflits ».

Seuls 24 % des Canadiens considèrent la diversité comme une « force » incontestable, soit à peu près le même pourcentage que les 21 % qui la considèrent comme un « problème » prédominant.
 

Notamment, les Canadiens blancs et non blancs étaient presque parfaitement d’accord sur le sentiment que la diversité est une arme à double tranchant. Parmi les personnes de race blanche, 55 % ont soutenu la position selon laquelle « la diversité est à la fois bonne et mauvaise », tandis qu’elle a attiré une proportion légèrement plus élevée de personnes non blanches (56 %).

La même enquête a également révélé un large soutien à l’idée que les nouveaux arrivants au Canada devraient être encouragés à manifester un minimum d’adhésion aux « valeurs canadiennes » telles que la tolérance et le libéralisme.

Parmi les répondants, 51 % sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle les autorités canadiennes « devraient faire plus pour s’assurer que les nouveaux arrivants acceptent les valeurs canadiennes ». Une proportion encore plus importante (55 %) a approuvé l’idée que la politique d’immigration du Canada devrait être fondée sur « l’encouragement des nouveaux arrivants à adopter les valeurs et les traditions du courant dominant » et à laisser de côté toute croyance « qui pourrait être incompatible avec celles-ci ».

Ce sentiment, cependant, a montré une certaine disparité entre les groupes ethniques canadiens, avec 59 pour cent des Canadiens blancs dans le camp des « valeurs canadiennes », contre seulement 46 pour cent des non-Blancs.

Le sentiment contraire — les nouveaux arrivants devraient être encouragés à « maintenir et promouvoir leurs propres identités culturelles et religieuses » — a été approuvé par 23 % des Caucasiens et 38 % des non-Blancs.

Sur ce point, M. Enns a fait remarquer que les répondants non blancs ont pu diverger simplement en raison de l’ambiguïté de la signification des « valeurs canadiennes ».

Il y a seulement deux mois, le Canada a été le théâtre d’importantes manifestations, organisées de manière disproportionnée par des immigrés, appelant à l’expulsion de « l’idéologie du genre » des programmes des écoles publiques. Comme l’a dit M. Enns, il existe un conservatisme social au sein des communautés immigrées qui n’est pas toujours compatible avec les diverses tendances progressistes du Canada.

L’enquête nationale a été menée dans un contexte où les villes canadiennes sont régulièrement le théâtre de rassemblements liés au conflit entre Israël et le Hamas.

Bien que fréquemment décrites comme des manifestations « pro-palestiniennes », ces manifestations ont été presque entièrement organisées par des groupes tels que Samidoun, le Mouvement de la jeunesse palestinienne et Toronto4palestine — qui ont tous approuvé les massacres du 7 octobre et appelé à la destruction totale d’Israël.

Les orateurs officiels ne manquent pas non plus pour tenir un discours extrémiste, voire pro-terroriste. Ainsi, à Toronto, un orateur a appelé le Hamas à garder ses otages civils jusqu’à ce qu’il obtienne des concessions de la part d’Israël. Ou encore un imam de Montréal, Adil Charkaoui, qui, devant une rue remplie de manifestants, a prié « Allah, charge-toi des ennemis du peuple de Gaza. Allah, recense-les tous, puis extermine-les ».

La première question de l’enquête révèle que 78 % des Canadiens sont préoccupés par « l’impact du conflit entre Gaza et Israël sur les communautés canadiennes ».

Une proportion similaire (75 %) a également soutenu l’idée que les non-citoyens devraient être expulsés « s’ils expriment publiquement de la haine à l’égard d’un groupe minoritaire ou s’ils soutiennent une organisation terroriste ».


Cette dernière politique n’est préconisée par aucun grand parti politique canadien, mais elle est actuellement appliquée avec force dans une grande partie de l’Europe, notamment en Allemagne. Le mois dernier, le chancelier allemand Olaf Scholz a réagi aux incidents liés aux rassemblements pro-Hamas en déclarant que le pays devrait commencer à expulser « à grande échelle » les migrants qui ne remplissent pas les conditions requises.

Le sondage Léger a également révélé qu’une majorité de Canadiens rejettent les principes fondamentaux de l’« antiracisme », une idéologie qui fait désormais partie de la politique officielle du gouvernement fédéral. Par l’intermédiaire d’organismes tels que la Commission canadienne des droits de la personne et le tout nouveau Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme, le gouvernement fédéral a ouvertement défendu l’idée selon laquelle les institutions du pays sont « systémiquement racistes » et ne peuvent se racheter que par le biais de « systèmes et de soutiens délibérés » favorisant certains « groupes en quête d’équité ».

Seuls 24 % des personnes interrogées ont soutenu le statu quo sur ce programme, tandis que 50 % ont rejeté l’idée que « certains groupes minoritaires devraient se voir accorder des droits et des privilèges supplémentaires conformément aux notions de décolonisation, de lutte contre le racisme et d’équité ».

Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1 531 Canadiens âgés de plus de 18 ans. Les résultats ont été pondérés en fonction de l’âge, du sexe, de la langue maternelle, de la région, du niveau d’éducation et de la présence d’enfants dans le ménage. Les marges d’erreur traditionnelles ne s’appliquent pas aux sondages en ligne, mais, à titre de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille présente une marge d’erreur ne dépassant pas une marge de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.

Source : National Post