mardi 4 février 2014

Démographie russe — le solde naturel est redevenu positif

La Russie en 2013 aura donc connu une hausse naturelle de population, le nombre de naissances dépassant celui des décès, et ce pour la première fois depuis 1991.

Décembre 2013 aura vu 157.904 naissances contre 152.066 en décembre 2012, soit 5.838 naissances en plus, et 157.641 décès, contre 159.239 en décembre 2012 soit 1.598 décès en moins. Au final en décembre 2013, la population russe aura donc augmenté naturellement de 263 habitants contre une baisse de 7.173 en décembre 2012.

Sur l’année 2013, le pays aura connu 1.901.182 naissances contre 1.896.263 l’année dernière, soit 4.919 naissances en plus, et 1.878.269 décès contre 1.898.836 l’année dernière, soit 20.657 décès en moins. La population a donc naturellement (sans immigration) augmenté de 22.913 habitants, un record bien inattendu et imprévu, même pour les démographes les plus optimistes.

Brève synthèse de l’évolution démographique russe de 1992 à nos jours

   Année    Naissances  DécèsSolde  
1991  1.794.626  1.690.657   +103.969
19921.587.6441.807.441-219.797
19931.378.9832.129.339-750.356
19941.408.1592.301.366-893.207
19951.363.8062.203.811-840.005
19961.304.6382.082.249-777.611
19971.259.9432.015.779-755.836
19981.283.2921.988.744-705.452
19991.214.6892.144.316-929.627
20001.266.8002.225.332-958.532
20011.311.6042.254.856-943.252
20021.397.0002.332.300-935.300
20031.483.2002.370.300-887.100
20041.502.4772.295.402-792.925
20051.457.3762.303.935-846.559
20051.457.3762.303.935-846.559
20061.479.6372.166.703-687.066
20071.610.1002.080.400-470.300
20081.717.5002.081.000-363.500
20091.764.0002.010.500-246.500
20101.789.6002.031.000-241.400
20111.793.8281.925.036-131.208
20121.896.2631.898.836-2.573
2013  1.901.182  1.878.269   +22.913

Pour la première fois depuis 1991 donc, la population n’augmente plus qu’avec l’apport de l’immigration, ce qui était le cas depuis 2009. Les chiffres de l’immigration sont connus uniquement pour les 11 premiers mois de l’année et 271.828 personnes sont devenues résidentes temporaires ou permanentes ou bien des citoyens de la Fédération de Russie.

Ce taux migratoire légal et permanent est assez stable et maîtrisé selon les chiffres publiés :

   Année   Migrations
2000+213.610
2001+72.284
2002+77.927
2003+35.126
2004+39.632
2005+107.432
2006+132.319
2007+239.943
2008+242.106
2009+247.449
2010+158.078
2011+319.071
2012+249.930
2013+271.828(sur 11 mois)


Prévisions et ajustements

On y voit plus clair désormais dans la nouvelle matrice des pronostics démographiques pour 2030 de l’État russe qui comprend trois scénarios : un scénario bas envisageant une population de 131.862.200 personnes en 2030 (la précédente prévision de 2006 envisageait 128.000.000 habitants en 2030), un scénario médian envisageant une population de 141.612.000 personnes en 2030 (contre 139.372.000 habitants en 2030 pour la précédente prévision de 2006) et un scénario haut envisageant une population de 151.229.100 habitants en 2030, contre 148.000.000 en 2030 selon la précédente prévision de 2006.

Le scénario haut envisageait également une population de 143.793.700 habitants au 1er janvier 2014, mais grâce une hausse naturelle de population de 76.400 personnes et une immigration de 360.400 personnes. Avec une population de 143.657.134 habitants au 1er janvier 2014 obtenue par une hausse naturelle de population de 22.913 habitants, et une immigration de 271.828 sur 11 mois, la Russie semble donc pour l’instant plutôt se diriger vers le scénario haut.


Indice synthétique de fécondité en 2011 (2,1 enfants/femme pour assurer le renouvellement des générations)
La Russie d'Europe sauf Caucase musulman en fort déficit


Et après ?

Le taux de fécondité est passé de 1,195 enfants/femme en 2000 à 1,69 enfant/femme en 2012 (le niveau québécois) et sans doute autour de 1,75 en 2013 (plus haut qu’au Québec). Fait intéressant, ce taux est repassé au-dessus de 2 enfants/femmes dans les campagnes russes pour la première fois depuis 1995 : 2,056 en 2011, 2,215 en 2012 et sans encore doute plus en 2013, les chiffres n’étant pas encore disponibles.

La baisse des avortements, le recul de l’âge du premier enfant, ainsi que la hausse du taux de fécondité devraient donc sans doute permettre à la Russie de voir se maintenir un nombre de naissances assez élevé pour la prochaine année. L’année 2014 devrait par conséquent sans doute voir une nouvelle hausse naturelle de population sauf imprévu ne vient bousculer les tendances en cours d’établissement.

Pour expliquer cette hausse imprévisible du nombre de naissances, certains mentionnent une tendance culturelle à faire des enfants, incitée par une promotion de la part de l’État russe depuis quelques années qui semble avoir démontré son efficacité et qui pourrait continuer à produire des effets positifs, peut-être même au-delà de toutes les prévisions.

Si la bataille pour 2013 est gagnée, cela ne signifie pas pour autant que les problèmes sont réglés bien entendu.

La pyramide des âges russes ne laisse planer aucun doute à ce sujet. Si en 2010, les 20-25 ans étaient 11.840.532, les 25-30 ans 11.615.850 et les 30-35 ans 10.540.290, à titre comparatif, en 2020, les 20-25 ans seront 6.242.375, les 25-30 ans 7.736.651 et les 30-35 ans 11.446.098. C'est le résultat de l'importante contraction démographie subie après la chute de l'URSS et de l'effondrement économique et social qui s'en suivit.

Ces trois classes d’âges représentaient en 2010 31.093.033 habitants contre 25.425.024 en 2020.

Le volume de naissance que ces trois classes d’âges seront en état de produire sera donc inévitablement plus faible.

À l’horizon 2015, le nombre de naissances devrait recommencer à grandement diminuer jusqu’à l’horizon 2030-2035, soit le moment où les nombreuses naissances des années post-2005 arriveront à leur 25 ans et donc en gros en âge de se reproduire. Cette baisse plausible des naissances pour la période 2015-2030 devrait cependant s’accompagner d’une baisse forte de la mortalité comme c’est le cas depuis 2010, de façon soutenue. La population ne devrait ainsi pas trop diminuer, grâce à l’immigration, mais aussi à l’espérance de vie qui augmente considérablement (64 ans en 2003, 67 ans en 2007 et 70 ans en 2012), entrainant dans les années qui viennent un vieillissement de la population.

Source : Voix de la Russie

Voir aussi

Russie — la démographie expliquerait-elle le retour au conservatisme ?

La Russie entend limiter l'avortement pour éviter une contraction démographique

La crise démographique russe est en train de passer de mode

Russie — Poutine veut trois enfants par femme

Russie — Relance de la démographie

Québec — Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

Québec — Taux de natalité et indice de fécondité en légère baisse pour la troisième année

Russie — augmentation de la natalité de 2,8 % en 2009





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Phobie scolaire : le nouveau mal du monopole scolaire

 Ils sont entre 1 et 5 % des élèves scolarisés dans les pays occidentaux et leur maladie est encore en tabou en France. Cette nouvelle pathologie, appelée phobie scolaire, montre que le moule unique de l’éducation nationale, dans sa réalité concrète, ne convient pas à tous les enfants et même qu’il en rend malade un nombre significatif et, apparemment, croissant. Dès lors, pour les parents, le parcours du combattant commence, car il faut trouver, dans l’urgence, un nouveau mode d’instruction pour leur enfant : hors contrat [sans subventions gouvernementales, avec plus de liberté pédagogique qu'au Québec], école à la maison avec ou sans cours par correspondance, année à l’étranger, etc. Une mère décrit cette maladie trop peu connue dans un livre témoignage. C’est l’un des premiers sur la phobie scolaire.

Dans le livre Le jour où je n'ai pas pu aller au col­lège, Anne-Marie Rocco, jour­na­liste au maga­zine Challenges, et sa fille Justine Touchard, étudiante, racontent leur com­bat face à la pho­bie sco­laire, un mal méconnu qui touche de nom­breux élèves décro­cheurs. Entretien avec Anne-Marie Rocco.

Pourquoi votre fille a-t-elle cessé un jour de se rendre au collège (12-15 ans) ?

Ce n'est pas une déci­sion ration­nelle. En 2007, au début de sa classe de 3e [14 ans], Justine n'arrivait tout sim­ple­ment plus à aller au col­lège. Elle dor­mait très mal, fon­dait régu­liè­re­ment en larmes et par­tait chaque matin avec la boule au ventre. Début octobre, c'est devenu insur­mon­table. Plusieurs para­mètres se sont super­po­sés : Justine avait eu quelques mésa­ven­tures avec des cama­rades qui se moquaient d'elle et puis la pres­sion sco­laire était trop impor­tante. A mon niveau, je me sou­viens notam­ment de la réunion parents-professeurs du début d'année : le pro­vi­seur et les pro­fes­seurs ont pré­senté le bre­vet comme un objec­tif majeur. Ils en par­laient comme d'un doc­to­rat, en créant un stress inutile. Comme ma fille man­quait de confiance en elle, elle a cra­qué et s'est retrou­vée dans une situa­tion de blo­cage à la fin du pre­mier trimestre.

Comment a réagi l'équipe éducative ?

Sur le moment, elle a été assez com­pré­hen­sive. L'établissement, un col­lège privé sous contrat, se ren­dait compte du mal-être de Justine et était dis­posé à ce qu'elle reste quelques jours à la mai­son. Mais pas trop long­temps, à cause du bre­vet... [Examens facultatifs à la fin de la 3e, secondaire IV.] Son pro­fes­seur prin­ci­pal, très à l'écoute, a fait en sorte que Justine soit tenue infor­mée quo­ti­dien­ne­ment par ses cama­rades des tra­vaux effec­tués en classe. Problème : au bout de quelques semaines, Justine ne vou­lait tou­jours pas retour­ner en cours et le col­lège a com­mencé à s'impatienter.

Nous avons donc dû faire un choix et nous avons coupé les ponts avec ce col­lège. J'ai cher­ché des établis­se­ments dif­fé­rents, des péda­go­gies alter­na­tives... Et je dois dire qu'entre les « boîtes à bac » hors contrat [qui prépare principalement au bac français/D.E.C. québécois] et les établis­se­ments cal­qués sur le modèle de l'Éducation natio­nale, c'est le désert. Justine a donc ter­miné son année avec le CNED, avant de décro­cher le bre­vet en can­di­dat libre. Au bout de deux ans de cours par cor­res­pon­dance et après une psy­cho­thé­ra­pie, elle a consenti à retour­ner dans un lycée public à taille humaine, au sein d'une classe lit­té­raire en sous-effectif. Justine a eu des moments dif­fi­ciles, mais son retour en classe s'est fait en dou­ceur. Aujourd'hui, elle pré­pare un BTS en com­mu­ni­ca­tion. Elle va mieux, mais ses pro­blèmes ne sont pas encore réglés.

N'est-ce pas un effet de mode de par­ler de « pho­bie sco­laire » ? Que sait-on de cette pathologie ?

Le phé­no­mène, qui recouvre plu­sieurs types de patho­lo­gies, reste encore flou. Mais ce n'est pas un effet de mode ! Notre livre le prouve : il est le pre­mier et le seul témoi­gnage per­son­nel. Il existe un autre ouvrage sur le sujet, coécrit par deux femmes méde­cins de l'hôpital Robert Debré, beau­coup plus médi­cal. Par ailleurs, je consi­dère que je fais par­tie des parents très bien infor­més et je n'avais jamais entendu par­ler de pho­bie sco­laire avant qu'un psy­chiatre n'emploie l'expression pour qua­li­fier la situa­tion de Justine. J'ai alors com­pris que nous n'étions pas seuls : beau­coup d'autres familles sont confron­tées au phénomène.

[...]

Le jour où je n'ai pas pu aller au collège
par Anne-Marie Rocco et Justine Touchard
aux éditions Flammarion
paru le 28 août 2013
à Paris
319 pages
ISBN-13: 978-2081295926


Sources : VousNousIls et Liberté scolaire




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lundi 3 février 2014

Parlez-vous le français socialiste ?

Phrases alambiquées ou absurdes, non-sens, novlangue… Le pouvoir socialiste en France martyrise la langue française. Petit lexique.

En françaisEn socialisteCitation
Donner aux élèves la même éducation
Bâtir du commun
« Il revient à l'École française de contribuer à bâtir du commun. » (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l'école)
L'avenir des jeunes Français
Leur devenir de citoyen
« Il s'agit d'accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen. » (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l'école)
Personnel scolaire chargé de veiller à la discipline
Groupes académiques climat scolaire
« Afin de rendre effective cette lutte contre les violences, des “groupes académiques climat scolaire” sont par ailleurs déjà constitués pour aider localement chaque école et établissement. » (Site du ministère de l'Éducation nationale).
Détruire l'identité sexuée
Déconstruire les stéréotypes de genre
« La création du programme “ABCD de l'égalité”, qui s'adresse à l'ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 [5e secondaire] et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre. » (Site du ministère de la Santé, décembre 2012)
Égalité hommes-femmes
Égalité femmes-hommes
« Pour une raison toute bête, explique-t-on au ministère des Droits des femmes, c'est par ordre alphabétique. Il n'y a pas de raison que les femmes soient en deuxième position ! »
L'école maternelle
La première école
« Changer le nom en “petite école” ou “première école”, c'est neutraliser d'une certaine manière la charge affective maternante du mot “maternelle”. » (Sandrine Mazetier, députée PS, le 1er février 2013)
Travailler pour le pays
Faire France
« Il s'agira donc, désormais, de “faire France” en reconnaissant la richesse des identités multiples.» («Refonder la politique d'intégration », 2013)
Bâtir une société harmonieuse
Faire de l'en-commun
« De la conception à la gestion des espaces publics, comment construire un “en-commun”.» («Refonder la politique d'intégration », 2013)
Se lancer dans des projets
Produire des possibles
« Il faut changer de paradigme, proposer une nouvelle forme d'action publique, pour produire des “possibles” à l'intersection des valeurs de la République et du respect des gens eux-mêmes et de leurs capacités à coproduire de l'action publique. » (« Refonder la politique d'intégration », 2013)
La France évolue
Les dynamiques plurielles de la société
« L'histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des “grands hommes” mâles, blancs et hétérosexuels. Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le “panthéon” des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société.» («Refonder la politique d'intégration », 2013)
Couple homosexuel dans l'impossibilité de procréer
Confronté à «l'infertilité sociale»
« La présente proposition de loi a pour objet d'ouvrir l'assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu'il s'agisse d'une infertilité médicale ou “sociale”. » (Proposition de loi déposée au Sénat par cinq sénateurs socialistes le 19 juillet 2013)
Être enceinte
Être en état de grossesse médicalement constaté
« La collaboratrice libérale en état de grossesse médicalement constatée a le droit de suspendre sa collaboration » (Projet de loi pour l'égalité entre les hommes et les femmes, septembre 2013)
Les parents et les médecins
Les acteurs impliqués dans la conception
« Aujourd'hui, la filiation biologique n'est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l'éducation des enfants. » (Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012)
Construire la société française
Le Nous inclusif et solidaire
« L'enjeu est dès lors de rendre possible l'identification à une communauté politique plurielle, c'est-à-dire une communauté concrètement caractérisée par des identités diverses et hétérogènes - que ce soit en raison d'une histoire faite d'immigration, de colonisation ou tout simplement et plus généralement de la pluralité des identités sociales et politiques et des croyances morales qui traversent la société —, mais néanmoins capable de s'identifier positivement à un “Nous”. Ce que nous nommerons un Nous inclusif et solidaire. » (« Refonder la politique d'intégration », 2013)



Michel Schneider, psychanalyste, décrypte ce nouveau langage dans Le Point de cette semaine.

Langue de bois, nommer ainsi celle des socialistes serait insultant pour le bois. Novlangue alors ? C’est trop dire. Cette langue d’État n’est pas comme celle de 1984 le masque d’une double pensée, mais le révélateur d’une pensée zéro.

Quelques spécimens, en commençant par le sommet : la parole de notre président se dégrade. Conférence de presse du 14 janvier. Absence systématique de prononciation des liaisons, phrases fautives ou absurdes (« Je ne suis pas gagné par le libéralisme, c’est tout le contraire », ce qui a autant de sens que « le capitalisme est l’exploitation de l’homme par l’homme, le communisme, tout le contraire »). Platitudes d’un comique involontaire : « En Afrique, il fait très chaud. » Espérons que le président ne cédera pas aux communicants qui l’invitent à se refaire une cote de popularité en parlant de plus en plus.

Les ministres ensuite, dont la langue est simple à déchiffrer : ce qu’elle dit est le contraire de ce qu’elle veut dire. Faire (faire France, faire sens, faire laïcité…) révèle l’incapacité à faire quoi que ce soit dans le réel. Un signal fort dit le manque de volonté. Simple désigne une usine à gaz réglementaire. Juste, comme dans TVA juste, désigne quelque chose de socialement injuste. C’est vrai que accompagne presque toujours une erreur ou un mensonge. Partenaires sont nommés les adversaires sociaux. Mariage pour tous cumule inexactitude (la loi ne l’ouvre qu’aux homosexuels) et exagération (7 000 sur un total de 238 000 en 2013). Pacte ne désigne qu’une annonce unilatérale sans contrepartie et trahit une naïve volonté d’armistice.

Au déni des lendemains qui déchantent s’ajoutent abus, ridicules et obscurités. Pluriels absurdes (les territoires, les outre-mers). Non-sens : croissance négative pour dire récession. Phrases alambiquées : on n’est plus enceinte mais en état de grossesse, pas capable mais en capacité, non pauvre, mais en situation de précarité, expressions qui donnent à ceux qui les prononcent l’illusion d’avoir quelque chose à dire parce qu’ils font des phrases plus longues. Emploi du double sujet : « Mon gouvernement, il est au travail », comme si les politiques s’empressaient d’assurer leur moi incertain en doublant à tout bout de champ le sujet grammatical. Évitement quasi phobique : écouter signifie reculer devant les demandes (bonnets rouges, pigeons…) ; observatoire désigne l’État s’observant observer une réalité qui lui échappe ; responsabiliser veut dire laisser faire quand les socialistes s’adressent aux patrons, et punir pour les clients de la prostitution ; stigmatiser remplace le récent « discriminer » pour dire le fait de nommer une personne ou une catégorie ; reconstituer de l’en-commun se substitue au ridicule « vivre-ensemble » et à ce mot honni, « peuple ».

Le socialisme est un nominalisme. Exemplaire bêtise : supprimons les mots, les choses suivront. D’où, pour éradiquer la domination masculine, la féminisation forcée des titres et l’inversion de l’ordre des mots (ne plus dire égalité hommes-femmes mais femmes-hommes.) J’avais retenu de l’arithmétique qu’une égalité se lit dans les deux sens : je me trompais. Dernière lubie d’un socialisme devenu sociétisme par sa volonté de révolutionner les rapports de vie privée faute de réformer la chose publique, la suppression dans les Codes de l’expression bon père de famille.

Pensez ! une triple horreur, le bon qui ne serait pas le monopole des femmes, les pères, ces antiques despotes, et la famille, un archaïsme qu’il faut déconstruire. Les politiques abaissent un pays en abaissant son langage.

Albert Camus se fixait comme but politique d’« élever le pays en élevant son langage ». Nul n’est tenu à une langue relevée, mais élevée, oui. Par l’effort de dire comme il faut ce qui est. « La France est en mesure de considérer et de traiter les problèmes, non pas sous une forme plus ou moins haletante et changeante, mais en tant que desseins continus et décisions de longue portée. » C’était aussi un 14 janvier, mais en 1963, qu’un président disait ces mots. Il s’appelait de Gaulle et avait une autre idée que son lointain successeur non seulement de la France, mais de la manière de lui parler.

« Il faut aimer la France », conseillait ou concédait Hollande. Messieurs les socialistes, aimez les premiers, et de grâce ne martyrisez pas sa langue pour lui faire dire vos fantasmes.

Voir aussi

Sélection novlangue de la semaine (en construction)

Sélection novlangue de la semaine (2)

Novlangue au Monopole : le mot athée désormais tabou

Ne dites plus... parlez pédagogiste...

Lexique du Plateau

Novlangue — OQLF prescrit « action positive » plutôt que « discrimination positive »


vendredi 31 janvier 2014

De la violence de la théorie du genre à la négation du droit et de la réalité

Le docteur en philosophie et juriste, Drieu Godefridi (ci-contre), publie sous peu un ouvrage intitulé De la violence de genre à la négation du droit aux éditions Texquis. Comme président de l'Institut Hayek, il a publié régulièrement des articles dans la presse francophone et dans la presse anglo-saxonne. Il est actuellement à la tête d'une entreprise européenne qu'il a créée il y a dix ans.

Écoutez son instructif entretien ci-dessous (46 minutes) :



Lien direct si le lecteur ne fonctionne pas : http://kiwi6.com/file/waw66602s1 ou http://k007.kiwi6.com/hotlink/waw66602s1/p.mp3, ou encore http://youtu.be/WGLLQ01mtN8

Thèmes abordés :

  • Judith Butler
  • La théorie du genre
  • Le tabou de l'inceste doit tomber pour Judith Butler
  • La Convention d'Istanbul (2011)
  • Violence psychologique conjugale
  • Idéologie sous-jacente aux lois contre la violence psychologique
  • Retour par ces lois de l'adultère dans le droit
  • Conséquences liberticides de cette idéologie
  • « Le silence comme violence conjugale »
  • Euthanasie des enfants (après leur naissance !) en Belgique
  • Le triomphe de l'hédonisme
  • Islam en Belgique contre l'homosexualité, l'euthanasie ?
  • Hypocrisie moderne : sacralité de la vie des criminels, indifférence devant l'avortement et l'euthanasie des enfants ou des vieillards.


Comme mise de mise en bouche, nous vous offrons ce texte de l'auteur:

Le « genre » est mort, vive l’inceste ?

par Drieu Godefridi (*)

Des parlementaires français de droite s’alarment du mariage et de l’adoption par des homosexuels, de même qu’ils s’inquiétaient, il y a un an, que des manuels scolaires présentent la sexualité comme un choix, plutôt qu’une détermination biologique. Mais n’est-ce pas le gouvernement qui était l’émanation de leur majorité — le gouvernement de M. Fillon — qui donnait en 2011 son aval enthousiaste à la Convention d’Istanbul, ce triomphe juridique de la théorie du genre qui entrera prochainement en vigueur pour faire obligation à tous les États membres du Conseil de l’Europe d’ « éradiquer (sic) toute pratique fondée sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes » ?

Qu’est-ce, au juste, que cette théorie du genre ? La meilleure synthèse de la théorie du genre réside dans un ouvrage relativement récent et formidablement dense, Trouble dans le genre, par l’universitaire américaine Judith Butler (1990). Dans cet ouvrage séminal, à l’influence exponentielle, Butler explique que la culture produit non seulement le genre — c’est-à-dire les concepts de ce qui est masculin ou féminin — mais le sexe lui-même. Loin d’être une réalité biologique, le sexe ne serait que le sous-produit culturel du genre. La distinction des sexes, leur binarité (homme-femme), et même le désir sexuel ne sont, dans cette perspective, que des conventions, des illusions culturelles « naturalisées&nbsp:» dans l’intérêt des lobbys dominants de l’hétérosexualité et du phallogocentrisme (c.-à-d., la domination masculine). Tel est le pitch [sic, littéralement «  baratin »] idéologique de la théorie du genre. 

Dès lors que le sexe et le genre ont été rendus à leur vérité culturelle, il devient pensable de les désincarcérer l’un de l’autre et d’opter, par exemple, en dépit d’un sexe d’homme, pour le genre féminin, ou le contraire, en d’infinies variations qui s’actualisent pour « défaire le genre  (titre d’un autre ouvrage de Butler).

La théorie du genre achoppe sur de réelles difficultés logiques que nous n’avons pas à aborder ici, disons seulement quel est le terme de son inexorable logique. C’est par le tabou de l’homosexualité et le tabou de l’inceste, selon Butler, que le concept de sexe hétérosexuel et phallogocentrique s’impose à l’âme des plus jeunes enfants. Nous ne pourrons nous en dépêtrer, explique-t-elle, que lorsque nous aurons détruit le tabou de l’homosexualité. On ne voit toutefois pas comme extirper le tabou de l’homosexualité sans démâter le tabou de l’inceste, puisque celui-ci, dans la théorie de Butler, est notre seul accès à celui-là (elle explique que le tabou de l’inceste présuppose le tabou de l’homosexualité). Et Butler de célébrer, en toute cohérence et accord avec Michel Foucault, les plaisirs buissonniers et quotidiens de l’échange sexuel intergénérationnel (Judith Butler, Trouble dans le genre, p. 203).


DE LA VIOLENCE DE GENRE À LA NÉGATION DU DROIT
Cinquième livre de Drieu Godefridi
160 pages
aux éditions TEXQUIS
à Bruxelles
Sortie : 1 mars 2013
ISBN-10: 2930650044

Voir aussi

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Violences conjugales : les hommes battus oubliés en France comme au Québec ?

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

La campagne gouvernementale sur la violence faite aux femmes que désirait Mme David







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Théorie du genre — les socialistes français étaient nettement plus francs en 2011

Le journaliste du Figaro Yves Thréard abordait la théorie du genre (le gouvernement socialiste veut que l'on parle d'études de genre) dans l’émission « C dans l’air » de France 5 du 30 janvier 2014. Il rappelle que les socialistes étaient nettement plus francs en 2011 sur leurs intentions dans ce domaine.
Le journaliste comprend les parents qui disent que leurs enfants vont à l'école pour apprendre à lire, à écrire et à compter. « Si on envie de remettre en question la construction de noter société,  c'est à nous de le faire parce que nous sommes les parents, parce que nous sommes éducateurs, ce n'est pas à l'école qui est le lieu de la transmission des savoirs » d'ajouter Yves Thréard.




Najat Vallaud-Belkacem affirme aujourd'hui qu'elle est contre la théorie du genre. Le regard noir et fixe, elle ajoute que « la théorie du genre n’existe pas ». Tout cela serait un complot destiné à déstabiliser l’« école de la République » ! Rien de moins.  Pourtant dans un entretien accordé le 31 août 2011 au journal 20 Minutes, la même Najat Vallaud-Belkacem, à l’époque secrétaire nationale du PS et porte-parole de Ségolène Royal tenait un autre discours.


Extrait de l'entretien avec Mme Belkacem en 2011



Le journal 20 Minutes demande : « En quoi la « théorie du genre » peut-elle aider à changer la société ? ».

Et Najat Vallaud-Belkacem de répondre en défendant la théorie qui n’existe pas que « La théorie du genre, qui explique « l’identité sexuelle » des individus […] », aurait notamment « pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité et de faire preuve de pédagogie sur ces sujets ». Najat Vallaud-Belkacem conclut : « Le vrai problème de société que nous devons régler aujourd’hui, c’est l’homophobie ».

Notons qu'ensuite Mme Belkacem prétend que les agressions homophobes se développent aujourd'hui dans le milieu scolaire, le tout sans preuve. Car, d'une part, si on en croit les chiffres ontariens ce nombre est très minoritaire par rapport aux autres causes d'intimidation à l'école et, d'autre part, comme le faisait remarquer le philosophe Alain Finkielkraut, c'est paradoxalement alors que l'homosexualité est de plus en plus acceptée dans la société que l'État veut imposer des cours contre l'homophobie.


« Oui, le genre, ça existe et nous allons l’enseigner dans les écoles »
Laura Slimani, présidente des Jeunes socialistes, 1er février 2014

 


Nous reviendrons sur le sujet, mais ces mêmes éléments de la chasse aux « stéréotypes sexués » sont enseignés dans les écoles québécoises.



 
Éric Zemmour (opposé à un Domenach très remonté) mentionne également une Mme Belkacem qui revendiquait fièrement le terme de théorie du genre il y a deux ans

Voir aussi

« Il ne revient pas à l'école de changer les mentalités »

Québec — Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

France — la nouvelle religion de l'indifférenciation imposée par l'État de gauche

Allemagne — Parents inquiets protestent contre l'imposition de la théorie du genre

La théorie du genre : la réduction de l'altérité et la rééducation des enfants

Ontario — Intimidation à l'école : insultes sur le physique, les notes, l'origine culturelle et linguistique bien avant l'« homophobie 

Québec — Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population

Le Monopole de l'Éducation du Québec au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias (philosophe français)

Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels  »






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« Il ne revient pas à l'école de changer les mentalités »

Au sujet de la théorie du genre et des propos de la sénatrice socialiste française Rossignol qui avait déclaré que les enfants n'appartenaient pas aux parents (sous-entendu mais bien à l'État qui leur impose par la Loi une éducation donnée alors que la garde de leurs enfants peut être retiré à des parents), le philosophe Alain Finkielkraut a voulu s'inscrire en faux contre cette volonté de rééducation étatiste (voir la vidéo ci-dessous).

« Il ne revient pas à l'école de changer les mentalités », selon le philosophe Alain Finkielkraut, interrogé sur la rumeur qui bouscule l'école cette semaine. « Il lui revient d'introduire les enfants dans un monde plus vieux qu'eux ». Il estime d'ailleurs que personne ne connaissait le genre il y a deux ou trois ans, « mis à part quelques universitaires ».

Finkielkraut a rappelé ces paroles de Jules Ferry, le père de la laïcité militante à l'école en France : « Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ».

S'il ne soutient pas les appels à retirer les enfants de l'école, il se demande quelle urgence a poussé l'Education à mettre en place l'ABCD de l'égalité. Il pense par ailleurs que « l'égalité est là » : « La France n'est pas le pays des Beautés désespérées [Desperate Housewives en France!] ». Citant des jeunes femmes qui doivent dissimuler leurs formes dans certaines cités, il estime qu'il « faut réhabiliter le droit à la féminité, c'est celui là qui est contesté aujourd'hui en France ».

Voir aussi

George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance

Gérard Bouchard au procès ECR : Le rôle de l’école d’État pour façonner les enfants

L’État a-t-il vraiment fait progresser l’éducation au Québec ?

Le Devoir : « L'école n'est pas au service des parents. »

Condorcet : « la liberté de ces opinions ne serait plus qu’illusoire, si la société s’emparait des générations naissantes pour leur dicter ce qu’elles doivent croire ».

Respect des stéréotypes conjuguaux : meilleurs rapports sexuels au sein du couple

Québec : Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

France — Retrait important des parents force le ministre à désavouer la théorie du genre

La théorie du genre : la réduction de l'altérité et la rééducation des enfants

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

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La théorie du genre imposée à tous en Europe par l'État : « s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités »

Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment

Priorité de l'État : vous devez trouver homosexuels, bisexuels et transsexuels «normaux» !

mercredi 29 janvier 2014

France — Retrait important des parents force le ministre à désavouer la théorie du genre

Inquiet de l’écho reçu par l’initiative de Farida Belghoul invitant les parents à retirer leurs enfants de l’école un jour par mois pour protester contre l’enseignement de la théorie du genre, le ministre socialiste français de l’Éducation Vincent Peillon a lancé aujourd’hui une contre-offensive médiatique afin de mettre fin à ce qu’il nomme une « rumeur mensongère ». Dans le même temps, le ministre s’est vu forcé de dénoncer la théorie du genre et ne vouloir que lutter contre les « stéréotypes sexuels ». Il y a quelques mois encore il déclarait qu'il n'y a pas de théorie du genre.


Le ministre Peillon à l’Assemblée nationale française : c'est la faute aux négationnistes, ils promeuvent la haine... Et, un point Godwin, un !

Les ministres socialistes ressortent les arguments éculés sur la lutte contre les « stéréotypes » sexuels pour expliquer que les femmes gagneraient moins d'argent que les hommes et que les filles choisissent moins les études d'ingénieurs que les garçons. C'est négliger les études économiques, psychologiques et sociales (plus les filles vivent dans des sociétés libres et prospères, plus elles choisissent des métiers stéréotypés ! Voir ci-dessous.)

« J'aimerais avoir un emploi technique. »
Tiré des travaux de Svein Sjøberg et Camilla Schreiner de l'Université d'Oslo

Plus d’un tiers d’élèves étaient absents dans une école strasbourgeoise de zone d’éducation prioritaire (banlieue immigrée). Ce mouvement gagne de nombreuses académies (grandes commissions scolaires). Pour le Figaro, il s’agit d’une « Étonnante force de frappe. Au[sic] quatre coins de France, de l’Oise à l’Académie de Lyon en passant par Paris, de nombreux enseignants et directeurs d’école ont alerté leur hiérarchie» »par ce mouvement de retrait.

La lutte « aux stéréotypes sexuels » dès l’école primaire, une priorité

L’Observatoire de la théorie du genre réplique :
« Depuis quelques jours et suite à la circulation de textos entre parents d’élèves, le ministère de l’Éducation nationale communique pour dénoncer une soi-disant rumeur concernant l’enseignement de la « théorie du genre » à l’école. Si le contenu de certains textos [des parents], notamment ceux sélectionnés par les médias, est excessif et caricatural, cela ne signifie pas, contrairement à ce que prétend la communication du ministère que rien n’est vrai. 
Les parents ont, malheureusement, plusieurs raisons de se montrer vigilants. Depuis presque un an, l’Observatoire de la théorie du genre analyse et surveille la politique menée par le gouvernement en faveur de la reconnaissance et de la promotion du concept « d’identité de genre ». 
 On ne peut que constater que Najat Vallaud Belkacem, ministre déléguée aux droits des femmes, Christiane Taubira, ministre de la Justice et Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, ont commandé des études et des rapports à des « militants » qui s’inspirent des théoriciens les plus radicaux de la théorie du genre. Dans la diffusion de cette « théorie », l’Éducation nationale joue un rôle moteur avec plusieurs dispositifs, comme :
  • Le dispositif « ABCD égalité » qui de façon insidieuse s’inspire des théories de « l'éducation neutre » telle qu’elle se pratique en Suède.
  • L’expérimentation, soutenue par Najat Vallaud Belkacem, de crèches « neutres » s”inspirant de la crèche Egalia à Stockholm. 
  • La promotion faite par Vincent Peillon, dans une circulaire adressée à l’ensemble des recteurs le 4 janvier dernier, de l’association « Ligne Azur » qui intervient auprès des enfants notamment sur la question de l’identité sexuelle et l’identité de genre en affirmant sur ses supports pédagogiques : « que l’identité de genre c’est le sentiment d’être un homme ou une femme. Pour certains, le sexe biologique coïncide avec ce ressenti ». Sic !

Support pédagogique de la Ligne Azur (à partir de 11-12 ans)

  • La diffusion dans le cadre du programme « École et cinéma » du film militant « TOMBOY » [garçon manqué], où l’on invite des enfants de CE2 [3e année du primaire], CM1 [4e primaire], CM2 [5e primaire] à s’identifier à une petite fille qui se fait passer pour un petit garçon.

  • Les recommandations du principal syndicat d’enseignants du primaire d’utiliser en classe des livres « non-genrés » comme « Papa porte une robe ».

Voilà quelques-uns des motifs pour lesquels, les parents ont des raisons de s’inquiéter. Le ministère semble d’ailleurs loin d’être à l’aise sur cette question puisqu’il entretient le plus grand secret sur ces dispositifs. Il refuse, par exemple, de communiquer la liste des établissements expérimentant le programme « ABCD égalité » ; il exclut les parents des évaluations de ce dispositif et dans certaines académies, il interdit aux enseignants et aux directeurs d’établissement de répondre aux légitimes questions des parents, les renvoyant vers les inspecteurs académiques. »

L’État doit « Agir sur les mentalités dès le plus jeune âge » pour diminuer la violence, réduire les différences salariales


Voir aussi :

La théorie du genre : la réduction de l'altérité et la rééducation des enfants

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre

La théorie du genre imposée à tous en Europe par l'État : « s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités »

Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment

Wall Street Journal : « Il n'y a pas d'écart salarial hommes-femmes »

Conseil de crèche sur le thème du GENRE (masculin/féminin)



Professeur de sciences et vie parle de la théorie du genre enseignée à la fin du secondaire (analyse de manuels)


Zemmour & Naulleau sur Le Nouvel ordre sexuel de Serge Hefez


 Manuels scolaires : « On ne naît pas homme ou femme, mais on le devient »
France 2 – JT 20h – 11/VII/2011

mardi 28 janvier 2014

France — Des sénateurs veulent interdire l'instruction à la maison et tuer l'enseignement par correspondance

L'avis d'Anne Coffinier sur la tentative d'interdire l'instruction à la maison en France (sauf cas de force majeure).

« Une proposition de loi interdisant l’école à domicile, et tuant par voie de conséquence aussi l’enseignement à distance, a été déposée au Sénat le 18 décembre dernier (http://www.senat.fr/leg/ppl13-245.html) par un groupe de sénateurs UMP [centre-droit]. Le seul cas où l’instruction hors école serait autorisée serait celui d’une maladie ou d’un handicap physique ou mental si grave qu’il rend « impossible » une scolarisation en structure collective. Bref, d’un noble droit, l’instruction à domicile se voit transformée en exception honteuse sur le banc des accusés.

Cette proposition de loi doit être combattue par toute personne attachée à la liberté scolaire. Elle fait changer la France de régime en matière d’éducation : on passerait d’un régime d’instruction obligatoire à une régime de scolarisation obligatoire en structure collective. Elle viole un principe constitutionnel français (liberté d’enseignement, intégrée au bloc de constitutionnalité en 1977) ainsi que l’article 26-3 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : «  Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ».

Le prétexte invoqué est d’assurer la socialisation des enfants. Il ne tient pas. Les études américaines montrent que les enfants ayant étudié à la maison sont au moins aussi doués pour les relations sociales que les autres. Le fort développement actuel de la pathologie intitulée la phobie scolaire montre a contrario que l’école peut être une cause directe de désocialisation.

Cette proposition de loi repose bien plutôt sur une suspicion de principe à l’égard des parents et une idéalisation irréaliste de l’État éducateur. Vu les résultats scolaires de l’Éducation nationale en France, c’est quand même hautement paradoxal.

Il nous semble aussi que cette proposition découle d’une vision faisant primer la fonction politique de l’école (qui serait d’assurer le vivre ensemble et une égalitarisation de la société, même si cela doit se faire par un nivellement par le bas) sur sa mission classique qui est tout simplement d’instruire. Les parents sont attachés à cette conception traditionnelle de l’école — transmettre des connaissances — et sont en profond décalage avec les élites politiques qui, sous l’influence des sciences de l’éducation, sont surtout préoccupées d’instrumentalisation de l’école à des fins politiques : faire advenir un homme nouveau, qui ne soit surtout pas un héritier, mais bien plutôt un citoyen arraché à tous les « déterminismes » sociaux, familiaux, culturels, religieux suite à l’action de l’État.

Avec Condorcet, nous pensons que la concurrence de l’école publique est une condition sine qua non de la qualité de toute école d’État, laquelle a besoin d’être stimulée de l’extérieur pour maintenir un haut niveau scolaire et éviter tout sectarisme.

Anne Coffinier, directeur général de la Fondation pour l’école »





Voir aussi

France — Projet de loi interdisant l'instruction à domicile sauf cas de force majeure

Condorcet : « Il faut donc que la puissance publique se borne à régler l’instruction, en abandonnant aux familles le reste de l’éducation. »

Philosophie — Conférence sur Condorcet et l'instruction publique

Socialization of Home School Children par Thomas C. Smedley (Mémoire de maîtrise)

Le texte du projet de loi N° 245 de la session ordinaire 2013-2014.

L’école infantilise-t-elle les adolescents ?

France — la nouvelle religion de l'indifférenciation imposée par l'État de gauche

France — « L'école malade de la gauche »

Oh, non ! J'ai oublié de socialiser les enfants !

La théorie du genre : la réduction de l'altérité et la rééducation des enfants



Prof. Alain Finkielkraut — la théorie du genre (02-VI-2013)


  • La théorie du genre: tout est culturel, réduire au maximum la part du biologique, constructivisme généralisé (on peut choisir être plus ou moins homme, plus ou moins femme).
  • Ne pas confondre stéréotypes et traditions (la galanterie française) que l'on peut vouloir chérir.
  • Avec la théorie du genre, on assiste à une réduction paradoxale de la différence et de l'altérité. La différence, l'altérité c'est ce que je ne peux pas être. La théorie du genre nie cette impossibilité.
  • L'éducation à l'homophobie ne doit pas se faire aux enfants (peut-être aux adolescents).
  • C'est au moment que l'opposition à l'homosexualité diminue que l'on veut imposer la lutte à l'homophobie dans nos écoles.
  • « Déconstruire la complémentarité homme-femme ».
  • Ces réalités ultraminoritaires n'ont pas leur place à l'école (surtout primaire).

Voir aussi

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre





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samedi 25 janvier 2014

Université de Montréal résilie son abonnement à 70 % des revues savantes d'un éditeur

Les abonnements de l’Université de Montréal à 1 142 périodiques de la collection Wiley Online Library, qui en compte 1 510 au total, seront annulés à la fin du mois de janvier 2014. Les articles publiés dans ces périodiques à partir de ce moment ne seront donc plus disponibles en ligne à l’UdeM. L’accès aux numéros antérieurs sera toutefois préservé intégralement.

Ce geste est le résultat d’une réflexion enclenchée depuis un long moment déjà. Les compressions imposées par le gouvernement du Québec n’ont fait qu’accélérer cette décision. Le constat est simple : les bibliothèques sont acculées au pied du mur en raison des augmentations annuelles du prix des abonnements aux périodiques, qui se situent entre 3 % et 6 %. Elles ne peuvent réduire davantage les achats de livres pour absorber ces hausses de prix. Ce constat, de même que la solution, auraient été les mêmes d’ici quelques années, de toute façon.

Mentionnons, par ailleurs, que les bibliothèques de l’Université McGill sont aussi abonnées aux périodiques de John Wiley & Sons. En 2014, pour le même prix, l’Université de Montréal n’a droit qu’à 368 périodiques alors que l’Université McGill profite des 1 510 titres de cette collection. L’éditeur refuse de nous accorder les mêmes conditions sous prétexte que l’Université McGill a souscrit son abonnement à Wiley Online Library depuis plus longtemps. Pour avoir accès à la collection complète, l’UdeM devrait débourser, cette année, un supplément de 243 000 $, et ce, malgré une utilisation 45 % moins élevée.

« Le caractère essentiel des périodiques permet aux éditeurs commerciaux de tenir la clientèle universitaire captive depuis plusieurs années. Ils peuvent fixer les prix à leur guise d’autant plus que le marché est concentré dans les mains de cinq multinationales. John Wiley & Sons est l’une de ces multinationales avec lesquelles nous devons traiter », explique Stéphanie Gagnon, directrice des collections des bibliothèques de l’UdeM.

Depuis 1986, le budget consacré aux périodiques dans les grandes universités nord-américaines a crû quatre fois plus vite que l’inflation. Ce rythme étant intenable à long terme, une crise était inévitable. C’est ce qui a motivé la Direction des bibliothèques de l’UdeM à mener, l’automne dernier, une campagne de sensibilisation auprès de sa communauté.

« La communauté de recherche doit se mobiliser pour espérer obtenir de meilleures conditions financières, car peu d’éditeurs risqueront qu’un soulèvement les prive de leur matière première gratuite et de leur main-d’œuvre bénévole. Mais il est clair que les bibliothèques n’y arriveront pas seules parce qu’elles ne font pas le poids face à l’oligopole des éditeurs commerciaux », estime Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable.

La Direction des bibliothèques réalise pleinement les impacts de ces annulations sur l’enseignement et la recherche puisque les abonnements maintenus représentent 71,4 % de l’utilisation en 2012. Désireuse de les atténuer quelque peu, elle a décidé d’abolir les frais de 3 $ pour l’obtention d’un article par le Prêt entre bibliothèques (PEB).

Au cours des prochains mois, le professeur Vincent Larivière, expert en bibliométrie et en infométrie à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, peaufinera la méthodologie employée pour la sélection des périodiques à conserver. Suivra une vaste consultation auprès de la communauté des chercheurs qui, en 2015, conduira vraisemblablement à certaines mises à jour.

EN BREF

En 2012, l’éditeur John Wiley & Sons a déclaré des profits de 437 millions pour des revenus de 1 milliard de dollars canadiens.
L'effort financier demandé par le gouvernement du Québec aux universités s’est traduit à l’UdeM par des compressions au budget de la documentation en 2012-2013 et en 2013-2014.

Les bibliothèques de l’UdeM renouvelleront l’abonnement à 368 périodiques sur les 1 510 que contient l’ensemble Wiley Online Library. Pour le même prix, l’Université McGill est abonnée à la collection complète.

Les numéros de périodiques publiés avant 2014 continueront d’être accessibles.

Les abonnements maintenus représentent 71,4 % de l’utilisation en 2012.

Les articles de périodiques peuvent être commandés par l’entremise du prêt entre bibliothèques (PEB). La livraison s’effectue par courriel à l’intérieur de cinq jours ouvrables. Les frais de 3 $ par demande sont abolis pour amoindrir l’impact de ces annulations.

La méthodologie pour la sélection des titres sera peaufinée et suivie d’une consultation auprès des chercheurs. La liste des titres retenus sera ajustée dès 2015.

Source




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