mercredi 14 avril 2021

Le grec et le latin, nouvelles cibles des « wokes »

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C’est la nouvelle lubie venue de l’Amérique woke : l’enseignement des lettres classiques, comprenez du grec et du latin, serait une machine à « fabriquer du suprématisme blanc »… Il faudrait donc, accrochez-vous bien, « détruire » (sic) ces disciplines. C’était il y a quelques semaines dans le New York Times, à l’occasion d’un grand portrait de Daniel Padilla Peralta, professeur à Princeton. Né à Saint-Domingue, arrivé en situation irrégulière aux États-Unis, celui-ci est devenu, à la suite d’une passion enfantine pour l’histoire antique, et avec l’aide de quelques mentors touchés par ses talents, historien de la Rome antique dans la célébrissime université. La preuve, s’il en fallait une de plus, que le grec et le latin ne sont pas réservés à une « élite » mais appartiennent à tout le monde, de quelque milieu qu’on vienne. Sauf que le professeur Padilla, parvenu au zénith du monde académique et de son influence, découvre que l’enseignement des « Classics », comme on les appelle outre-Atlantique, « nuit » — sauf à sa carrière, visiblement. Nuit ? Oui, car cet enseignement aurait servi, au cours des siècles, à « justifier l’esclavagisme, la “science de la race” [race science], le colonialisme, le nazisme et les autres fascismes du XXe siècle ». Méfiez-vous donc : traduire Eschyle ou Homère pourrait vous conduire, sans que vous vous en rendiez compte, à faire le salut hitlérien dans les années qui suivent…

On se pince devant ce qui ressemble à un délire complotiste. Là où le bât blesse, c’est que d’autres professeurs américains emboîtent le pas à Padilla quand il arme très sérieusement que « la production de “blanchité” [whiteness] réside dans la moelle des textes classiques », et qu’il est temps que le grec et le latin « descendent de leur piédestal ». Homère et Cicéron, bientôt « cancellés » ?

Éradicateurs déguisés en progressistes.

Il faudrait balayer, un par un, les arguments avancés par ces éradicateurs déguisés en progressistes. « Blanchité » ? Jamais les anciens Grecs et les anciens Romains ne se sont dénis comme « blancs », de même que, n’en déplaise aux nostalgiques de la pureté, leurs statues n’ont jamais été d’un marbre immaculé : elles étaient peintes, et de toutes les couleurs. « Suprématisme » ? Certains exaltés qui ont marché sur le Capitole après la défaite de Trump, disent nos épurateurs pour étayer leur thèse, se référaient à la célèbre sentence de Léonidas « Molôn labé » (« Viens et prends-les ») et portaient des casques grecs… Certes, mais d’autres étaient habillés en chaman ou en supporteur de foot…

Les nazis, rappellent-ils, ont utilisé de nombreuses références antiques. C’est vrai, mais Rosa Luxemburg (1871-1919), aussi. Grande figure communiste, elle avait cofondé la Ligue spartakiste en référence au gladiateur Spartacus, meneur de la plus grande rébellion d’esclaves de la République romaine. Les révolutionnaires français qui mirent fin à l’Ancien Régime connaissaient eux aussi, et sur le bout des doigts, leurs auteurs grecs et latins. Et Albert Camus, auteur du Mythe de Sisyphe, qui portait la culture classique en étendard, peut-il être taxé de fascisme ?

Soyons clairs : il ne s’agit pas de dire que l’Antiquité ne serait que ce soleil brûlant et régénérant auprès duquel Nietzsche appelait à nous réchauffer. Elle a ses nombreuses parts d’ombre, et personne ne le conteste. Oui, l’Antiquité était esclavagiste, mais au même titre que d’autres civilisations anciennes brillantes, qu’elles soient africaines, indiennes ou islamiques. Oui, Aristote a théorisé l’esclavage, mais étudier ses textes, est-ce les plébisciter ? Nos éradicateurs confondent enseignement et endoctrinement.

Ils feraient bien de relire les textes du grand sociologue afro-américain W.E.B. Du Bois (1868-1963) [ci-dessus]. Pour ce précurseur du combat pour les droits civiques des Noirs, il fallait au contraire s’emparer de la culture antique pour lutter contre les thèses esclavagistes, qui contrevenaient aux lumières du philosophe romain Sénèque : « Nous sommes les membres d’un grand corps, la nature nous a créés parents, nous a créés parents, nous tirant des mêmes principes et pour les mêmes fins. » 
 
Aussi la réduction des classiques gréco-latins à une machine à fabriquer du suprématisme, de la misogynie et des inégalités de toutes sortes dans un Occident obsédé par son déclin et la nostalgie d’une grandeur passée est-elle une grossière erreur… Aujourd’hui, ces textes sont étudiés partout, jusqu’en Chine ou au Japon, qui a construit son propre rapport à l’Antiquité, de l’architecture à la pop culture. 
 
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Maison de retraite pour LGBTQ : un public avec des comorbidités supérieures, plus de diabète, plus de mécanismes d'addiction, d'anxiété et de dépression

Pour la première fois au Royaume-Uni, une maison de retraite pour la communauté LGBT va ouvrir ses portes en 2021, grâce au soutien de la ville de Londres. Le bâtiment, avec restaurant, bar et terrasse sur le toit, a été dessiné par l’architecte Norman Foster.

C’est une première au Royaume-Uni. Le maire Sadiq Khan a confirmé l’obtention d’un prêt immobilier de 5,7 millions de livres sterling du fonds de logements social (Community Housing Funds), en vue de l’ouverture d’une maison de retraite unique en son genre. Situés dans le quartier de Vauxhall au sud de la Tamise, ces logements accueilleront des retraités de la communauté LGBT.

« Londres est une ville ouverte, diverse, inclusive et je suis ravi de voir ces projets aboutir avec l’aide de ce prêt […] Les séniors méritent de profiter de ces années dans le confort et la sécurité » a déclaré Sadiq Khan.

Les 19 logements, situés dans un immeuble imaginé par l’architecte britannique Norman Foster, seront composés d’une ou deux chambres. La résidence proposera des services haut de gamme avec un espace restaurant-bar, une terrasse sur toit et un jardin suspendu, ainsi que l’accès à des soins sur place 24 h/24 et 7J/7. Les premiers arrivants devraient emménager au milieu de l’été 2021.

Chez Tonic Housing, l’association à but non lucratif qui chapeaute le projet, on s’enthousiasme : « Tonic@Bankhous va créer une offre d’habitat unique qui célèbre l’identité LGBT+ et place la communauté au centre de la maison. Nous allons co-créer des événements et des activités avec des résidents basés sur leurs intérêts, ce qui inclut des collaborations avec d’autres organisations LGBT+ ».

Sécurité et soins adaptés

Stéphane Sauvé est ancien directeur d’Ephad. Il porte un projet similaire à celui de Tonic Housing, « La Maison des solidarités ». « Pendant mes années de direction, j’ai pu observer des discriminations envers la communauté homosexuelle ». Comme cette fois où personne n’a voulu danser avec Madame Martin, « lesbienne décomplexée », lors d’un thé dansant parce qu’elle était « contagieuse ».

« Si, par ignorance, je n’ai jamais été confronté à cette question, ce n’est pas à la fin de ma vie que je vais ouvrir mes chakras. Lorsque l’on a des valeurs morales, ce n’est pas à la fin de sa vie que l’on va changer d’idée », explique Stéphane Sauvé.

Outre la discrimination, la minorité LGBT présente des problèmes de santé à la fois similaires, mais aussi différents du reste du public de maison de retraite. « On le sait grâce aux études américaines. C’est un public avec des comorbidités supérieures, plus de diabète, plus de mécanismes de dépendance, d’anxiété et de dépression. Sans compter sur la partie de cette population atteinte de VIH et les traitements aux hormones chez les trans. On ne sait pas comment ça va vieillir. »

Un accompagnement pour la fin de vie

« J’ai 49 ans, je suis homosexuel, je n’ai pas d’enfants. Je me pose comme tout le monde la question de l’accompagnement », ajoute Stéphane Sauvé. La grande majorité de la communauté LGBT n’a pas d’enfant, et donc d’aidants pour la fin de vie. C’est un public plus isolé. »

Des raisons suffisantes, selon l’ancien directeur, pour balayer de la main les reproches communautaristes. « D’autant que l’environnement LBGT sera convivial aux hétéros ».

Ce n’est pas la première fois qu’un pays accueille ce type de maison de retraite. Des initiatives similaires existent au Canada, en Espagne, aux États-Unis et en Australie. En France, Nice, Lyon, Montreuil, Romainville et Paris ont également manifesté leur intérêt.

Les doctorants en économie dépriment

« La prévalence de symptômes de dépression chez les doctorants en économie est comparable à celle des populations en prison. »

Commanditée en 2018 par le service de santé de L’Université Harvard, l’étude sur la santé mentale des étudiants diplômés des huit programmes de doctorat en économie parmi les mieux classés des États-Unis (université du Michigan, Princeton, Harvard, Columbia, MIT, Berkeley, San Diego et Yale) est accablante :

  • Environ 18 % des élèves présentent des symptômes modérés à sévères de dépression et d’anxiété. Le taux national comparable de dépression est de 5,6 % et de 3,4 à 3,6 % pour les personnes âgées de 25 à 34 ans (Kocalevent et coll. [2013]). Une étude de la population allemande a révélé que le taux national comparable d’anxiété était de 5 % (Lowe et al. [2008]).
  • 11 % des élèves ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires pendant au moins plusieurs jours au cours des deux dernières semaines.
  • 25 % des étudiants ont, à un moment de leur vie, reçu un diagnostic de problème de santé mentale par un professionnel. 13 % ont été diagnostiqués avant de commencer le programme de doctorat, 12 % ont été diagnostiqués après.
  • Parmi ceux qui présentent des symptômes de dépression modérés à sévères, seulement 27 % reçoivent actuellement un traitement pour la dépression. 21 % de ceux qui présentent des symptômes d’anxiété modérés à sévères reçoivent un traitement contre l’anxiété, et seulement 27 % de ceux qui ont envisagé de se suicider au cours des 2 dernières semaines reçoivent une forme quelconque de traitement en santé mentale.
  • La prévalence des symptômes de dépression et d’anxiété chez les étudiants au doctorat en économie est comparable à la prévalence observée dans les populations incarcérées.
  • La solitude et l’isolement sont des problèmes majeurs. L’étudiant moyen au doctorat en économie se sent beaucoup plus seul et plus isolé qu’un Américain à la retraite.
  • Les femmes et les étudiants internationaux ont une prévalence plus élevée de problèmes de santé mentale que les hommes et les étudiants américains, respectivement.
  • Seuls 26 % des étudiants en économie déclarent avoir le sentiment que leur travail est toujours utile ou la plupart du temps, contre 63 % de l’ensemble de la population en âge de travailler. Seuls 19 % des étudiants en économie estiment qu’ils ont la possibilité d’avoir un impact positif sur leur communauté ou leur société, contre 53 % de la population.
  • Alors que 96 % des élèves déclarent avoir rencontré leur conseiller principal au moins une fois au cours des 2 derniers mois, les élèves rapportent la peur de faire une mauvaise impression, le doute sur la qualité de leurs pensées et idées et le manque de progrès depuis la réunion précédente. les principaux obstacles à des rencontres plus fréquentes avec les conseillers

Source


lundi 12 avril 2021

France — Enseignement à distance, la semaine calamiteuse

Emmanuel Macron participe, mardi, à une session d’enseignement à distance depuis l’Élysée.

Pépins, piratage, afflux de connexions, informations contradictoires… La semaine qui s’achève a été calamiteuse pour l’enseignement à distance.

Le contexte. Fin mars, la Cour des comptes a publié un bilan critique de l’enseignement à distance durant le premier confinement. Un an plus tard, on aurait pu croire que des leçons auraient été tirées. Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, avait promis que tout serait «prêt» cette semaine. Ce fut loin d’être le cas. L’enseignement à distance s’est encore fait dans des conditions déplorables.

Il y a eu deux problèmes:

  1. Le site du Cned s’est retrouvé indisponible mardi, et encore perturbé mercredi. Le ministre a pointé la responsabilité d’attaques informatiques «probablement venues de l'étranger». Il semble que des ordinateurs russes et chinois ont servi de relais pour une attaque par déni de service, qui consiste à faire tomber un site sous un afflux de connexions. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.
  2. Les Environnements numériques de travail (ENT) n’étaient pas assez bien dimensionnés pour accueillir un si grand nombre d’élèves mardi, et ont croulé sous la charge. Ils dépendent des régions et des départements, à qui le gouvernement a renvoyé la faute.

Ce qui n'a pas marché, ce sont les 'tuyaux', qui ne sont pas de la compétence de l’Éducation nationale. Cela relève des régions et des départements. Les collectivités locales nous avaient dit qu'elles étaient prêtes.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, mercredi.

Le point OVH. Tout aussi perturbant, fut la mention par Jean-Michel Blanquer d’un «opérateur privé qui a eu un incendie à Strasbourg il y a quelque temps et qui n'a pas pu faire face à l'afflux de connexions ce matin». Or OVH, puisque ce c’est de lui dont il s’agit, n’a pas de lien avec «Ma classe à la maison», et avec les ENT perturbés. Un problème technique? Accusez OVH !

La minorité «historique» anglophone du Québec comprend 258 605 personnes, la communauté anglophone 1 103 475

Article qui souligne l’échec cuisant de l’assimilation vers le français et le cheval de Troie qu’ont constitué les privilèges accordés à la « minorité historique anglophone » au Québec et ses institutions très richement dotées. Un texte du politologue Pierre Serré.

La loi 101 fut indéniablement bonne en son temps, le Québec partait de loin. Elle a cependant jeté les bases du recul actuel. Voici pourquoi.

  • La loi 101 repose sur 5 erreurs majeures. Elle aurait dû : définir les ayants droit (aux services publics en anglais) ; hormis l’école, nil [rien].
  • prévoir la possibilité d’une décroissance démographique de la « Minorité anglo-québécoise » ; nil.
  • éviter de soumettre le droit de travailler en français au droit d’être servi en anglais ; nil.
  • rendre le « français-langue de travail » réellement justiciable ; cuisant échec.
  • protéger l’intégralité du territoire québécois contre les migrations interprovinciales ; propriétés et terres s’offrent toujours à qui en a les moyens.

Conséquence, on sert en anglais sur demande. Ce libre choix a créé une dynamique demande/offre entraînant le développement fulgurant de la « Communauté anglophone ».

Des chiffres qui parlent

Avec 1 103 475 anglophones de « première langue officielle parlée » (PLOP), la « Communauté » excède de 845 000 la « Minorité » et ses 258 605 « citoyens canadiens de langue maternelle anglaise, nés au Québec de parents nés au Canada » (Statistique Canada, Recensement 2016, commande spéciale ; calculs n’engageant que l’auteur), dont seulement 140 000 avaient un ou deux parents anglophones. [Et être anglophone, né au Québec de parents nés au Canada, ce n’est pas très historique… Il faudrait au moins plus de deux générations nées ici.]

À 1,8 % de la population, la puissante minorité anglo-britannique qu’évoque la minorité anglo-québécoise est Histoire et folklore. Quant à la « Communauté anglophone », sans assise historique, elle est le prolongement en territoire québécois du Canada anglais majoritaire et multiculturel.

Provincial et fédéral ajoutent pêle-mêle à la « Minorité » les citoyens anglophones natifs des autres provinces (106 755 p.), immigrants (60 545 p.) et enfants d’immigrants (145 940 p.), recensés parlant l’anglais et une autre langue (48 477 p.), « anglicisés » francophones et allophones (209 771 p.), anglophones en public, mais non au foyer (236 626 p.) et non-citoyens (36 756 p.).

Disparue, la « Minorité » n’a pas causé l’anglicisation galopante : le Québec « anglicise sans Anglo-Québécois ». Par contre, elle dispose d’institutions devenues énormes, desservant 1,1 million d’anglophones, en croissance. Improbable qu’un renforcement du « français-langue de travail » puisse surpasser le puissant vacuum main-d’œuvre/clientèle des CUSM, McGill, Concordia, Dawson, etc. Quant aux institutions francophones, elles s’adaptèrent aux débordements de la demande anglophone.

Propositions

L’État créerait, dirigerait et financerait deux réseaux publics, l’un français, et l’autre, anglais, territorialisés et financés selon le poids relatif des non-ayants droit par rapport aux ayants droit.

Le réseau public français travaillerait uniquement en français, protégeant ainsi la langue de travail ; la traduction serait entièrement à la charge des demandeurs. Par définition, ce réseau desservirait tous les non-ayants droit. Le « français-langue de travail » serait justiciable. Parallèlement, un réseau public anglais desservirait les Anglo-Québécois.

Inutile d’identifier les ayants droit : tous pourraient accéder aux services dans la langue désirée, assumant « traduction/files d’attente » découlant du rapport demande/offre. Cette proposition préserve les services aux Anglo-Québécois comme les Québécois le font exemplairement, et place parmi les non-ayants droit les Canadiens anglais des autres provinces. Il est vital de protéger le territoire des migrations interprovinciales, particulièrement l’Outaouais et Montréal.

Après 40 ans de loi 101, la pérennité du français n’est toujours qu’un objectif. Le Québec a plutôt créé une « Communauté anglophone » et financé son expansion, anglicisant non anglophones et immigrants. L’indépendance n’y changerait rien. Le Québec sert de marchepied pour l’élite canadienne-anglaise.

Cette proposition, banale, protège le français et la minorité. La dynamique créée multiplierait main-d’œuvre et clientèle francophones. 

[Ces mesures nous semblent un strict minimum : il manque par exemple l’obligation de l’État de communiquer uniquement en français avec toutes les personnes morales qui résident au Québec y compris avec les professions libérales : docteurs, avocats, ingénieurs, dentistes, etc. Tous les dossiers communiqués à la RAMQ ou à toutes autres agences gouvernementales ne pourraient l’être qu’en français. Les diplômés de ces mêmes professions libérales devront soit suivre leur cursus universitaire en français soit passer des examens oraux et écrits très stricts en français pour démontrer leur capacité à servir correctement la clientèle québécoise et à communiquer avec l’administration québécoise dans la seule langue officielle du Québec. Cela devrait vite tarir la fascination pour l’éducation supérieure en anglais.]

Formation des fonctionnaires fédéraux en racialisme (pardon antiracisme...) et stéréotypes anti-blancs

Jeudi dernier, le Toronto Sun a dévoilé des documents qui montre à quel point l’idéologie woke est en train de contaminer nos institutions.

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Selon le Toronto Sun, tous les fonctionnaires fédéraux doivent désormais suivre une formation destinée à les sensibiliser au racisme.

Voici des extraits des documents que les employés de l’État fédéral doivent lire :

  • « Le racisme est aussi grave au Canada qu’aux États-Unis. »
  • « Au Canada, les Blancs détiennent le pouvoir en raison des modes de pensée eurocentriques, enracinés dans le colonialisme, qui perpétuent et privilégient l’hégémonie blanche. »
  • « Il existe des préjugés à l’égard des Blancs (exemple : les Blancs ne savent pas danser), mais cela n’est pas du racisme. »
  • « Le racisme et le colonialisme font partie des fondements de ce que nous appelons aujourd’hui le Canada. »
  • « La suprématie blanche est présente dans nos hypothèses institutionnelles et culturelles, qui attribuent une valeur, une moralité, une bonté et une humanité au groupe blanc, tout en attribuant aux personnes et aux communautés de couleur le rôle de sans valeur, d’immoraux, de mauvais et d’inhumains ainsi que non méritants. » 

 

 « Voici des caractéristiques de la culture de la suprématie blanche qui existe au Canada : 

  •  Le perfectionnisme 
  • La quantité au détriment de la qualité 
  • Le culte de la parole écrite
  •  Le paternalisme
  •  La peur du conflit
  •  L’individualisme 
  • Le progrès, c’est nécessairement plus
  •  Le droit au confort 
  • L’objectivité »

On reconnaîtra des thèses répandues notamment par la militante Judith Katz

 

Pour Brian Lilley du Toronto Sun, alors que les participants à cette formation, offerte par Affaires mondiales Canada, sont invités à remettre en question le nom même du pays, on les informe également de ne pas remettre en question d’autres questions telles que l’affirmation selon laquelle seuls les Blancs peuvent être racistes. Le premier « mythe » que le cours tente de déboulonner est que le racisme inversé existe et que des noirs ou des autochtones peuvent être racistes. Le début de cette section est repris ci-dessous :

Mythe n° 1 :  Le racisme inversé existe, et les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur peuvent être racistes envers les Blancs.

Bien qu’il existe des suppositions et des stéréotypes sur les Blancs, on considère qu’il s’agit de préjugés raciaux et non de racisme. Le préjugé racial désigne un ensemble d’attitudes discriminatoires ou méprisantes fondées sur des suppositions découlant de perceptions au sujet de la race ou de la couleur de la peau. Ainsi, des préjugés raciaux peuvent être entretenus à l’égard des Blancs (p. ex. « les Blancs ne savent pas danser »), mais cela ne constitue pas du racisme en raison des rapports de force systémiques.

Cette section suscite beaucoup de questions pour Brian Lilley.

Les blancs pauvres qui n’ont aucun pouvoir peuvent-ils alors être considérés comme racistes ? Selon ce cours, le racisme concerne la structure du pouvoir et l’autorité et il y a beaucoup de pauvres blancs, dont certains seront racistes, mais devrions-nous simplement les désigner comme ayant des « préjugés raciaux ».

Lectures essentielles selon le gouvernement du Canada, des ouvrages (majoritairement en anglais) et militants. C’est ainsi que l’« antiracisme » dont Kendi est l’exposant le plus sûr n’est pas simplement un nouveau nom pour un vieux concept. C’est plutôt la doctrine politique derrière les manifestations de rue, les « annulations », les attaques sur Twitter, les boycottages, les renversements de statues et l'intimidation des adversaires politiques. Ces nouveaux antiracistes considèrent que les systèmes politique, économique et policier américains sont gangrénés par des préjugés raciaux et que ces préjugés expliquent toute la différence de statut socio-économique entre les Noirs et les autres (y compris les Asiatiques), que le statu quo doit être combattu et que quiconque ne cherche pas à abattre cet état de fait est un collaborateur du racisme structurel de nos sociétés.

Les personnes qui ne sont pas blanches peuvent-elles être racistes les unes envers les autres ?

L’expérience de Brian Lilley, y compris de son éducation très multiculturelle, me dirait, oui, mais ce cours tente de prétendre que toutes les personnes de couleur sont unies dans une lutte pour la « libération ».

C’est en fait ce mot même, plusieurs autres phrases à la mode dans tout le document qui me disent que cette « formation » pour tous les travailleurs du service extérieur [ministère des Affaires étrangères] n’est rien de plus qu’une tentative d’inculquer une idéologie politique utilisant la race comme point d’entrée.


Les documents en question :

Voir aussi 

« Nous irons dans les écoles pour entamer un dialogue » sur le racisme systémique au Québec   

Éducation à la sexualité : « les craintes des parents sont légitimes »  

« La blanchité multiraciale » : comment les wokes expliquent que des non blancs votent pour Trump 

La théorie de la « fragilité blanche » (une nouvelle ordalie de l’eau utilisée pour découvrir les sorcières)

dimanche 11 avril 2021

Belgique — Homme qui se dit femme veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature

Eefje, un homme qui se dit femme, veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature : « Je n’abandonnerai pas, même s’il faut que j’aille jusqu’au Vatican. »

Eefje Spreuters (ci-dessus) est un homme qui se dit femme et qui aimerait entrer dans un monastère en tant que religieuse. « Partout où je postule, les sœurs sont enthousiastes, mais ce n’est pas autorisé selon les règles », a affirmé Eefje au micro de Radio 2 Anvers. « Selon l’Église catholique, vous ne pouvez pas changer de sexe. Elle considère que Eefje sera toujours un homme », précise le canoniste Rik Torfs.

« Je m’appelle Sœur Eefje », dit Eefje Spreuters originaire de Nijlen au téléphone à Radio 2 Anvers. Spreuters est né il y a 46 ans. Il vit ouvertement en tant que femme depuis 15 mois. « Je me suis toujours sentie femme et j’ai été élevée très religieusement, surtout par ma mère. J’ai voulu aller au monastère toute ma vie. En tant qu’homme, j’ai eu une vie difficile, maintenant je veux la paix », dit Eefje. La Gazet van Antwerpen (« La Gazette d’Anvers ») écrit aujourd’hui qu’Eefje, en tant qu’homme qui se dit femme n’est autorisée nulle part dans aucun couvent pour femmes.

« J’ai demandé aux religieuses de l’Ordre des Clarisses. La semaine dernière, j’ai eu des contacts avec les religieuses de Brecht, les Trappistines. Elles n’ont pas pu me répondre, car elles ne savaient pas si je pouvais entrer en tant que femme trans [homme qui se dit femme]. Je pensais que je le ferais lancer un ordre monastique auquel les religieuses ont répondu avec intérêt et enthousiasme. Si nécessaire, j’irai chez le Pape au Vatican. Ma vocation n’a jamais été aussi forte », dit Spreuters au micro de Radio 2.

Conversation avec Mgr Bonny

Pressé de répondre, le diocèse d’Anvers a déclaré qu’il s’abstiendrait de commenter. Monseigneur Johan Bonny souhaite d’abord entrer en contact avec Eefje pour un entretien.

« L’Église adhère au sexe biologique »

Le spécialiste en droit canon Rik Torfs de l’Université catholique de Louvain (Leuven) a expliqué à Radio 2 Anvers pourquoi les personnes transgenres ne sont pas les bienvenues dans les ordres monastiques. « Rome maintient le point de vue anthropologique selon lequel le sexe biologique dans lequel vous êtes né est immuable. Pour l’Église catholique, Eefje reste un homme et n’est pas le bienvenu dans un monastère de femmes », de déclarer Torfs sur Radio 2 Anvers. « Si Eefje le souhaite, elle peut jouer un rôle actif dans la communauté religieuse en tant qu’assistante de paroisse ou aumônier dans une prison ou un hôpital. Ces postes sont ouverts aux laïcs de tout sexe. »

Selon Torfs, le code canonique actuel ne prévoit pas les cas comme celui d’Eefje. « Le droit canon actuel remonte à 1983 lorsque ces questions sociales étaient beaucoup moins fréquentes. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de débat sur le rôle des personnes transgenres au sein de l’Église. Depuis plus de dix ans, des croyants originaires principalement des États-Unis se penchent sur ces questions. »

Un prêtre italien a déclaré être devenu une femme

« Je me souviens que dans les années 80 ou 90 en Italie il y avait un franciscain qui est entré en tant qu’homme, mais a décidé de vivre une vie de femme. Je ne me rappelle pas clairement comment cela s’est terminé avec “lui” », de conclure la canoniste Torfs.

Source : VRT

samedi 10 avril 2021

Comment le woke blanc se voit quand il pourfend la blanchité et le racisme systémique blanc




Nouvelle étude montre que les enfants sont moins susceptibles de transmettre la COVID-19

Des chercheurs canadiens affirment que les enfants pourraient être moins susceptibles que les adultes de transmettre la COVID-19. Ainsi, avec des mesures adéquates, les écoles, les garderies et les activités parascolaires pourraient devenir sécuritaires.

L’auteur principal de l’étude, Jared Bullard, un professeur associé en pédiatrie et en maladies infectieuses à l’Université du Manitoba, affirme que les travailleurs des garderies et des écoles ont un risque d’infection relativement faible, si l'on se fie aux données.

L’étude a été publiée dans le Canadian Medical Association vendredi, et portait sur 175 enfants et 130 adultes au Manitoba, qui avaient été infectés par la COVID-19. Elle cherchait à déterminer s’il y avait une différence de contagion entre les deux groupes.

Des échantillons ont été prélevés sur des participants et sur leurs contacts qui ont été infectés entre mars et décembre 2020.

Selon les résultats, les échantillons des enfants avaient moins tendance à provoquer une croissance du virus en culture et présentaient des concentrations plus basses de virus, ce qui suggère qu’ils ne sont pas le principal vecteur de transmission.

Nos conclusions ont des implications cliniques importantes et des conséquences pour la santé publique, affirme le Dr Bullard.

Des répercussions pour les enfants et les parents

Alors qu’un nombre croissant de régions se demandent si l’apprentissage en salle de classe, les garderies et les activités parascolaires devraient continuer ou reprendre, une meilleure compréhension de la contribution des enfants et des adolescents à la transmission du SRAS-CoV-2, comparativement aux adultes, est essentielle, indiquent les auteurs de l’étude.

C’est particulièrement important en raison de la probabilité plus élevée d’infections asymptomatiques dans ce groupe, poursuivent-ils.

Compte tenu des problèmes liés à l’isolement des enfants à la maison et de l’impact d’une longue quarantaine pour le développement de l’enfant et pour les parents qui pourraient perdre leur emploi ou leur revenu, un outil efficace pour réduire la durée des quarantaines serait un pas important pour la santé publique. selon les auteurs de l'étude.

Les échantillons ont été analysés par 14 chercheurs de plusieurs disciplines à l’Université du Manitoba, au Laboratoire provincial Cadham, au ministère de la Santé et au Laboratoire national de microbiologie.

Source : La Presse canadienne

Voir aussi

Aucun décès dû à une éclosion de Covid dans une école canadienne (janvier 2021)

Covid-19 : étude affirme que confinement et fermeture des commerces ont peu d'utilité une fois mesures plus douces prises  

Québec — Données inédites suggèrent fortement que les écoles ne sont pas un moteur de l’épidémie

 Covid — Baisse de cas malgré les Fêtes et les vacanciers dans le Sud (plateau dès avant couvre-feu) 

Suède — l’effet des écoles restées ouvertes pendant la pandémie sur la santé sur les élèves et les enseignants

Bobard — Selon le Wall Street Journal la Suède abandonne son modèle et met désormais en place des restrictions obligatoires 

Covid-19 : baisse radicale des cas en Inde depuis plusieurs mois malgré levée des restrictions

Vague de suicides dans le Nevada force une ouverture partielle des écoles

Suède et Suisse — Enfants peu à risques et peu contagieux

Étude — la fermeture des écoles et universités causerait plus de décès, mais aplatirait les courbes

Déclaration de Great Barrington (13 600 médecins et experts) sur la Covid-19 — il existe une autre façon de faire (mettre fin au long supplice pour tous, il faut considérer l’ensemble des effets des politiques actuelles et pas uniquement les cas de la Covid-19)

Covid : la Suède impassible face à la deuxième vague  

COVID-19 — les gens « de gauche » plus à risque de développer de l’anxiété

Plus d’un jeune sur trois souffre d’anxiété ou de dépression

« Il y a une augmentation de l’anxiété [chez les jeunes] dans nos cabinets, on voit que le recours à la médication augmente. La toxicomanie bat des records et on ne parle pas de l’usage pathologique de l’Internet », a fait savoir lundi le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de l’Association des pédiatres du Québec. Or, selon celle-ci dernier, les jeunes sont devenus des cibles faciles pour rassurer la population, inquiétée par le discours gouvernemental sur la résurgence des infections.

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Histoire du Canada français — Le Québec duplessiste (1936-1959)