vendredi 11 mai 2012

Japon — les adultes consomment désormais plus de couches que les bébés

Alors que 23% de la population japonaise est âgée de plus de 65 ans, le taux de vente de couches pour les adultes vient de dépasser pour la première fois celui pour les bébés.

Depuis aujourd’hui, au Japon, il ne fait plus de doute que la population nippone vieillie. Preuve à l’appui, puisque au pays du soleil levant, les ventes de couches pour adultes viennent pour la première fois de dépasser celles pour bébés. C’est Unicharm, le plus gros fabricant japonais de couches qui est à l’origine de cette annonce plutôt surprenante.
Japon : les adultes consomment plus de couches que les bébésDepuis 1987, date de son lancement sur le créneau des couches pour les adultes, c’est la première fois qu’Unicharm fait un tel constat. Le vieillissement de la population est devenu un véritable problème pour le gouvernement qui doit assurer le financement des retraites et des dépenses de santé avec une population active qui décline d'année en année. La baisse de la natalité est directement liée à ce phénomène.

Vieillissement de la population et baisse de la natalité

Au Japon, la population détient le record de longévité, mais ce n’est pas sans conséquence. Le taux des naissances continuant de chuter, dorénavant 23% des Japonais sont âgés de 65 ans ou plus. D’après une étude officielle publiée en janvier dernier ce taux devrait atteindre les 40% en 2060.
Un chercheur de l'Université du Tohoku, en se basant sur ses recherches a annoncé que le Japon risquait de ne plus avoir d'enfants d'ici un millier d'années. Pour parvenir à une telle affirmation il a mis au point une « pendule démographique ». Cette horloge démontre que le Japon compterait un enfant de moins toutes les 100 secondes. Selon cette théorie, le chercheur en arrive à la conclusion que le Japon n'aura plus aucun enfant en 3011.
Le Japon comptait 127,80 millions d'habitants au 1er octobre 2011, ce qui équivaudrait à un recul de 0,2 %, par rapport au 1er octobre 2010, selon le ministère des Affaires intérieures. Si les Japonais ne parviennent pas à annuler cette tendance sa population devrait chuter de près de 32 %, soit plus de 40 millions d'habitants en moins, entre 2010 et 2060.
Source : AFP




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Les suites du métro de Montréal paralysé par des bombes fumigènes, plusieurs étudiants suspects

Un sondage Léger-Marketing réalisé à la demande du Journal de Montréal dévoile ces résultats quelques heures après la paralysie du métro montréalais, et la semaine suivant les violentes manifestations à Victoriaville.

La tendance est sans équivoque. Le gouvernement gagne encore un peu plus les faveurs des Québécois sur la hausse des frais de scolarité, puisque 60 % des sondés soutiennent l’augmentation.

En revanche, le gel demandé par les étudiants fait de moins en moins d’adeptes. Leurs appuis sont en recul de 4 points par rapport au dernier sondage effectué le 4 mai, et descendent à 34 %.

« Sur le fond, le soutien aux étudiants continue de reculer, constate Christian Bourque, vice-président chez Léger-Marketing. Mais tout n’est pas rose non plus pour le gouvernement », nuance-t-il.

Entretemps, on en apprend davantage sur les auteurs présumés des incidents au gaz fumigène qui ont bloqué le métro montréalais.


Les suspects, désormais accusés, sont :
  1. François Vivier-Gagnon, 22 ans, étudiant à l'UQAM en sociologie.
  2. Vanessa L'Écuyer, étudiante à l'UQAM en sociologie.
  3. Roxanne Belisle, étudiante de l'UQAM.
  4. Geneviève Vaillancourt, étudiante de l'UQAM.

Vanessa L'Écuyer est membre du groupe radical Force étudiante critique, fondé en 2010, qui reproche à la CLASSE et aux fédérations d'être trop modérées.

Une autre étudiante de l'UQAM qui avait été soupçonnée par les policiers après la diffusion des photos, Émilie Cloutier Morin, ne fait finalement pas partie des quatre personnes qui se sont livrées après s'être reconnues. La Presse de Montréal avait d'abord identifié la mauvaise Vanessa L'Écuyer, la prenant pour une étudiante en sexologie.

Quatre étudiants de l'UQAM dont trois femmes, en sciences « molles » mais de la gauche dure.




Pour les gens de la CLASSE, la lutte contre la hausse des frais de scolarité est mal nommée, ce n'est pas une lutte des étudiants, mais « une lutte populaire, une lutte des classes ». Sur le fond, la CLASSE est-il si éloignée de Force étudiante critique ?




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Mémoire en appel de la Loyola High School et John Zucchi c. le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport


EXPOSÉ DES INTIMÉS

PARTIE I  —  LES FAITS

A. Aperçu

Les faits

1. L'État peut-il entrer à l'intérieur des quatre murs d'une école catholique confessionnelle et forcer celle-ci, le temps d'un cours, à abandonner son point de vue-catholique ? Et ce, dans un cours portant sur-la religion et l'éthique par surcroît ? Tel est l'enjeu du présent dossier.

2. Les intimés considèrent que cette question doit recevoir une réponse négative, car la thèse contraire irait à l'encontre des droits fondamentaux reconnus par les chartes québécoise et canadienne.

3. Cela dit, l'école intimée estime par ailleurs que le régime législatif et réglementaire actuel permet une solution du litige en droit administratif pur.

B. L'École secondaire Loyola

4. Fondée en 1534 par Ignace de Loyola, la Société (ou la Compagnie) de Jésus s'intéresse à l'éducation depuis ses débuts1.

5. En tant qu'ordre religieux, la Société de Jésus relève directement du pape et est tenue au respect des enseignements du magistère de l'Église catholique2.

6. L'intimée École secondaire Loyola (ci-après 1'« École») fut fondée en 18963. Elle est administrée par la Société de Jésus. Le président de l'École, l'aumônier et deux membres du personnel enseignant sont membres à part entière de la Société de Jésus4 .

7. Sur le plan juridique, l'École est une association personnifiée constituée en vertu de la Partie III de la Loi sur les compagnies, LR.Q., c. C-385.

8. L'École est par ailleurs régie par la Loi sur l'enseignement privé, L.R.O., c. E-9.1 et par les règlements adoptés sous son régime.

9. Le programme ministériel Éthique et Culture religieuse (ci-après « ECR »), mis en vigueur en 2008, comporte certains aspects qui ne permettent pas à l'École de le donner tout en restant fidèle à sa mission.

10. En effet, le proqrarnrne ECR, dans sa façon d'aborder l'étude des religions, dénature et jette un discrédit sur celles-ci6.

11. De plus, le programme ECR exige que l'École et ses enseignants abandonnent leur caractère et leur mission catholiques. En effet, le programme pour le secondaire énonce ce qui suit7:
« Posture professionnelle 
Pour favoriser chez les élèves une réflexion sur des questions éthiques ou une compréhension du phénomène religieux, l'enseignant fait preuve d'un jugement professionnel empreint d'objectivité et d'impartialité. Ainsi, pour ne pas influencer les élèves dans l'élaboration de leur point de vue, il s'abstient de donner le sien. »
12. Selon l'expert théologien Douglas Farrow, une école jésuite catholique serait en violation des règles canoniques qui la régissent en adoptant une telle posture professionnelle8.

13. I1 n'est par ailleurs pas contesté par l'appelant que le programme ECR forcerait effectivement l'École à abandonner son caractère et sa mission catholiques, le temps du cours.

« Demain, la Chine ne sera plus ! »

Affiche de propagande chinoise : la famille idéale,
deux parents et un enfant (garçon ?) 
C’est ce que clame la publicité des Éditions Fayard entourant l’essai d’Isabelle Attané, Au pays des enfants rares : la Chine vers une catastrophe démographique. C’est ce qui m’a incité à lire cet ouvrage qui décrit comment un tel scénario, contraire à toutes les prévisions, repose sur une seule et unique raison: une démographie trop lourde à porter, qui coupera les ailes du phénix chinois.

Après deux ans d’enquête, Isabelle Attané livre une radiographie décapante du «pays aux enfants rares».

Le titre réfère, bien entendu, à l’obsession des fils uniques, mais il y a aussi l’infanticide des filles, les ravages démographiques de la pauvreté, de la malnutrition et du sida. Autant de bombes à retardement.

En Chine, comme ailleurs, les parents souhaitent donner à leur enfant les meilleures qualités possibles; cela comprend des bons soins de santé et une bonne éducation.

« Mais la plus grande qualité que l’on souhaite à son enfant, c’est incontestablement d’être un garçon.  »

Les jeunes parents ne deviennent respectables que s’ils donnent un héritier à leurs ancêtres. « En donnant naissance à un fils, ils accomplissent le premier devoir du confucianisme: celui de piété filiale. »

Héritier d’une lignée familiale, ce fils unique est « investi d’une charge affective démesurée ».

En Chine, on trouve, à un extrême de l’échelle sociale, des enfants uniques formés à l’excellence dès le plus jeune âge et, à l’autre extrême, des millions d’enfants dépourvus de tout ou presque. « La santé, la possibilité de s’instruire, le droit à la parole, le respect de ses droits, le logement, le mariage… tout s’achète, tout se consomme; rien ne coule de source, rien ne revient de droit. »

Sinologue et démographe, Isabelle Attané note sans équivoque que l’avortement s’impose comme une solution largement acceptable quand le sexe n’est pas celui désiré.

« Chaque année, au bas mot, un demi-million de fillettes sont éliminées de la sorte. »

Il faut savoir que, dans la tradition chinoise, ce sont les fils qui sont tenus de prendre en charge leurs parents âgés. « Ce devoir d’assistance est d’ailleurs une obligation légale stipulée par loi sur le mariage de 1980 et par la Constitution de 1982. » On dit que l’enfant unique chinois a bien mauvaise réputation. Il serait égocentrique, capricieux et incapable d’accepter la moindre critique.

Mais il peut se permettre de se comporter en «petit empereur» car, depuis quelques années, « la Chine est devenue le pays du monde comptant la plus forte proportion d’hommes dans sa population, c’est-à-dire celui dans lequel, d’un point de vue strictement démographique, la situation des femmes est la plus mauvaise. »

En 2050, la main-d’œuvre de la Chine, celle qui fait aujourd’hui toute la force de son économie, aura été amputée de 160 millions d’actifs. Les fils uniques très/trop qualifiés auront de plus en plus de mal à s’intégrer sur le marché du travail.

Sans compter que les personnes âgées, auxquelles l’État n’est toujours pas en mesure d’accorder des conditions de vie décentes, deviendront un fardeau insoutenable pour les jeunes générations.

La Chine sera «vieille» avant d’être riche et, sur ses enfants devenus rares, pèseront des attentes démesurées.

Au pays des enfants rares : la Chine vers une catastrophe démographique,
par Isabelle Attané,
aux Éditions Fayard,
à Paris,
publié en 2011,
276 pages,
34,95 $.

Source



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mercredi 9 mai 2012

ECR — Nous serons en Cour d'appel le 7 mai 2012 pour la cause Loyola

Mise à jour


Notre correspondant s'est bien rendu à la Cour d'appel, il devrait nous transmettre son compte rendu dans les jours à venir.






À moins d'un changement de dernière minute, la cause qui oppose la Loyola High School et John Zucchi c. le Ministère de l'Éducation et des Sports du Québec se tiendra à la

Cour d'appel de Montréal,
Salle Lamer,
le 7 mai 2012,
100, rue Notre-Dame Est
Montréal (Québec) H2Y 4B6

Les trois magistrats qui présideront l'audience sont le juge Hilton, le juge Wagner et le juge Fournier.

L'audience commence à 9 h 30.

Nous y serons et ferons une relation de la séance devant le tribunal.








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Conférencier anti-intimidation insulte et intimide des élèves chrétiens

À Seattle le mois dernier, un éminent conférencier, Dan Savage, s’adresse à 2 800 élèves du secondaire et leur dit (voir la vidéo) sans ambages que la Bible est pleine de différents types de « conneries ». Ces déclarations incitent certains élèves à se lever et à quitter la conférence.

Écumant de sarcasme, l’activiste anti-intimidation apostrophe quelques-uns de ces élèves en disant qu’ils réagissent comme des mauviettes pour ajouter hypocritement qu’il regrette s’il a blessé par là les sentiments de certaines personnes, mais il a le droit de « se défendre » alors qu’il est le seul à avoir la parole, un micro très puissant, que les caméras sont pointées sur lui et que plusieurs écrans géants projettent son image de donneur de leçons à un public adolescent.



Passons sur l’exégèse très approximative de Dan Savage qui parle de la lapidation des jeunes filles non vierges comme s’il s’agissait d’une pratique néotestamentaire (Hou hou, Dan, jamais entendu parler de « que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre » ?) pour faire un amalgame facile entre l’opposition à l’homosexualité et la lapidation des filles non vierges... Le pire c’est que des élèves ignares applaudissent ce genre d’inepties dignes du petit collégien qui se croit génial parce qu’il est athée et a trouvé quelques « absurdités » dans l’Ancien Testament. Inutile de dire que Dan Savage est un militant homosexuel. Il ne craint pas d’intimider et d’offenser les autres pour défendre ses pratiques sexuelles.

Pour ce qui est de l’esclavage, Dan Savage devrait se souvenir que ce sont des chrétiens très croyants qui l’ont aboli. Pourquoi ? Rappelons que le Nouveau Testament demande aux maîtres d’être modérés et équitables en songeant qu’eux-mêmes ont « un Maître dans le ciel ». Bien plus, l’épître à Philémon, écrite au maître chrétien d’un esclave fugitif désormais baptisé, porte la semence d’une vraie révolution antiesclavagiste. Paul y recommande à son correspondant non seulement d’épargner le châtiment promis au fugitif, mais de le traiter fraternellement, comme lui-même, et de lui accorder « plus encore qu’il dit » ; ce qui signifie à coup sûr l’affranchissement pur et simple. Enfin, pourquoi des régimes athées comme l’URSS ont-ils dans les faits réinstauré l’esclavage dans les goulags, si c’est une question morale si simple ? Pourquoi l’esclavage était-il si commun jusqu’au XIXe siècle dans de très nombreuses sociétés qui luttèrent contre le mouvement chrétien abolitionniste ?



Il ne faut pas croire que M. Savage en est à un coup d’essai, qu’il s’agit d’un incident isolé.

Le plus grand succès de M. Savage dans le registre de l’intimidation dégradante est sans doute son néologisme « santorum » : « un mélange de lubrifiant et de matière fécale parfois le sous-produit du sexe anal ». Ce néologisme est en tête du palmarès Google (anglais) si vous recherchez le nom de famille de Rick Santorum. Il existe même une campagne pour faire admettre ce néologisme dans Wikipédia. Au cours de la campagne de réélection de Rick Santorum à son siège de sénateur de Pennsylvanie, M.  Savage avait suggéré que le candidat soit mis à mort en le traînant derrière un camion. Il s’est par la suite excusé pour cet incident, attribuant à l,abus d’alcool ses propos, un truc habituel des petits caïds et des intimidateurs.

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Éthique et culture religieuse : Pauline Marois en visite

Le 3 mai dernier, l'école secondaire Mont-Sainte-Anne (ESMSA) accueillait Pauline Marois, chef du PQ. Au cours d'une rencontre informelle d'une demi-heure devant une soixantaine d'étudiants d'histoire et d'éthique et culture religieuse de secondaire III et IV, la politicienne a, entre autres, abordé son long parcours et ses fonctions en plus de répondre aux questions des jeunes.

Mme Marois a d'abord expliqué aux élèves la position de son parti par rapport au sujet de l'heure : la grève étudiante. Elle a insisté sur le fait qu'elle appuyait « la » cause, mais pas les agissements radicaux qui les accompagnent parfois. Elle a aussi parlé de sa priorité, la souveraineté et brièvement émis son opinion relativement aux domaines de la santé, de la famille [selon elle, en fait le retour au travail des mères], de l'éducation et de l'environnement.

L'empreinte écologique, une question importante ?

Sur le point de partir, Mme Marois, scrutant son entourage pour voir si son agenda le permettait, a accepté de répondre à « une dernière petite question rapide » d'un jeune homme de 16 ans. La question également abordée au cours ECR : « Est-ce que vous connaissez votre empreinte écologique ? ». La réponse : « Euh, non, en fait je ne la connais pas. Je connais ça, mais je ne connais pas mon empreinte écologique », a répondu Mme Marois, ce qui a fait rire l’assistance.

L'école invitera-t-elle des représentants de tous les partis ?

On a l'impression que le cours ECR sert de prétexte pour aborder la politique et tous les lieux communs du prêt-à-penser écologique ou progressiste.  Est-ce vraiment une urgence pour une école qui forme si peu aux matières de base non controversées et s'éparpille de la sorte ?

Source





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Conséquence du boycott au Québec, augmentation de 260 % des demandes d'inscription de la part d'étudiants québécois à Moncton

Alors que le conflit étudiant au Québec entre dans sa 13e semaine, de plus en plus de jeunes se tournent vers les autres provinces pour s’assurer une place dans un établissement ouvert et fonctionnel en septembre.

En 2011, seulement 160 des 4899 étudiants de l’Université [francophone] de Moncton provenaient du Québec. En 2007, ils étaient 197.

Depuis un certain temps, de moins en moins de Québécois viennent étudier sur un campus acadien, mais la tendance devrait bientôt se renverser.

« Nous réagissons à la situation actuelle, a fait savoir la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, Marie-Linda Lord. Tout n’est pas réglé et la situation actuelle en inquiète plusieurs. Les étudiants sont en train de perdre leur semestre. »

Si l’on prend en considération les inscriptions québécoises de septembre 2011 et les demandes d’admission en date du 7 mai, on assiste à une augmentation de 260 %. Il faut cependant souligner que le chiffre des demandes d’inscriptions est toujours plus élevé que les inscriptions en tant que telles.

« Il y a un besoin et nous voulons bien répondre à la demande accrue. Nous visons avant tout les étudiants du cégep », a dit Mme Lord.

Voilà la raison pour laquelle il y aura bientôt un microsite destiné aux Québécois sur le site web de l’Université de Moncton. Tous les internautes auront accès à ce site, qui vantera les mérites de cet établissement d’enseignement.

Ses représentants communiqueront avec les conseillers en orientation de ces établissements scolaires.

« Nous prenons les mesures nécessaires pour que les étudiants puissent mieux nous connaître. Nous allons aussi profiter des médias sociaux pour publier notre invitation », a fait savoir Mme Lord.





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Nouvelle-Écosse — Élève suspendu pour avoir porté T-shirt pro-Jésus, puis réintégré

William Swinimer et son maillot inacceptable
Une commission scolaire sur la côte méridionale de la Nouvelle-Écosse est revenue sur sa décision après avoir déclenché une polémique dans le Canada anglais la semaine dernière en suspendant un élève de 12e année pour avoir porté un t-shirt chrétien.

La commission a permis à William Swinimer, 19 ans, de revenir à l’école ce lundi avec son maillot jaune vif qui déclare qu’« une vie sans Jésus est perdue », une allusion à Philippiens 3:8.

Swinimer avait porté son t-shirt pendant des mois malgré les plaintes d’enseignants qui affirmaient que ledit maillot pourrait offenser des non-chrétiens. Le 27 avril, le directeur de son école décidait de le suspendre pendant cinq jours. Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi on le stigmatisait ainsi alors que l’on ne disait rien contre les élèves qui portaient, par exemple, des maillots « Gloire à Satan  !  » ou « Salut à toi, Satan  !  » ou encore des allusions à la drogue ou des mots profanes.

Un maillot acceptable

Swinimer s’est présenté ce lundi à l’école avec son père. Mais, ils ont rapidement quitté les lieux quand ils ont appris que l’école avait prévu une conférence pour tous les écoliers sur le thème de « Comment exprimer ses convictions en public ». La conférence était animée par des « facilitateurs » de la controversée Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse ainsi que des fonctionnaires des ministères de la Justice et de l’Éducation de la province.

Le père, John Swinimer, a déclaré que son fils ne retournerait pas à l’école à moins que l'enseignement qu'on y prodigue se recentre sur les matières de base à l’ancienne.

Le pasteur des Swinimers, Varrick Day, a déclaré à la chaîne de journaux Postmedia que l’école jetait William dans la « fosse aux lions » en en faisant le centre d’intérêt d’une assemblée à laquelle tous les élèves devaient assister. Il a ajouté que la famille songe désormais à ne plus remettre les pieds dans cette école publique pour le reste de l’année scolaire.

Jon Goldberg du Conseil juif de l’Atlantique a déclaré au Chronicle Herald de Halifax que son association « croit que tout un chacun a le droit d’exprimer ses convictions religieuses et nous n’étions certainement pas offensés par le t-shirt en question. »

Le gouvernement néo-démocrate de la Nouvelle-Écosse soutenait l’école, mais le chef des Conservateurs progressistes, Jamie Baillie, pensait que l’école avait brimé les droits de Swinimer.







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lundi 7 mai 2012

Le Monopole scolaire «  ne se contente pas d’une centralisation administrative. Il vise une véritable centralisation spirituelle »

Tiré du dernier numéro d'Égards

Un des enseignements qu’il faut retirer de l’imposition de ce cours est que le despotisme démocratique ne se contente pas d’une centralisation administrative. Il vise une véritable centralisation spirituelle, dont l’école est le principal instrument. Le régime moderne n’est pas d’abord un régime politique (politiquement, l’État québécois est impotent et le prouve constamment devant les groupes de pression), il est essentiellement religieux. Chez les nations catholiques, comme la nation canadienne-française, l’étatisme comporte par surcroît, le plus souvent, un élément anticatholique virulent. L’État laïciste y possède encore plus qu’en pays protestants un caractère quasiment théocratique qui explique en partie le projet ÉCR. On y devine, agissante, une dogmatique implicite qui veut changer les cœurs, modifier les comportements, agir sur les mœurs, établir, en somme, une Contre-Église.

L’État a pris la place des parents comme procureur de l’école et des professeurs. L’étatisme profite d’un processus de désocialisation qui dure depuis plusieurs siècles et qui justifie l’État dans ses interventions. Mais ce processus, l’État, paradoxalement, le stimule toujours davantage en voulant y remédier. C’est le cercle vicieux de l’étatisme.

La transmission familiale a été remplacée, dès le plus jeune âge des enfants, par celle d’éducateurs professionnels, qui sont en gros, de la garderie jusqu’à l’université, des fonctionnaires. Les parents n’abandonnent pas leurs enfants aux experts par indifférence. La famille, quoi qu’on en dise, résiste. N’est-ce pas surtout parce qu’elle sert de refuge ? La famille est un lieu de plus en plus séparé de la société civile. La notion récente de cocooning correspond à sa nouvelle vocation. On fuit le monde extérieur et son stress, l’État ou l’entreprise, pour se retirer dans un « cocon » qui n’a pas de fonction sociale et s’oppose non seulement au métier, mais à la mission sociale et politique de la famille traditionnelle. La famille moderne désocialise et dépolitise. Comme l’écrivait Philippe Ariès :
[...] la famille a changé de sens. Elle apparaît beaucoup moins qu’autrefois comme l’élément fondamental d’une société. Elle est une manière de ne plus être seul contre une société qui sépare et qui isole.

Dans le contexte moderne, la famille a un sens antisocial.

Si la famille survit, ce n’est donc plus en tant que cellule sociale vivante, mais comme une institution diminuée. Les parents en tout ce qui touche la formation et l’éducation s’en sont remis aux spécialistes et n’ont guère conservé le sentiment d’avoir un héritage moral à transmettre. Et puis, il existe des raisons moins nobles ou plus pressantes de s’éloigner de ces tâches trop ardues prises en main par les experts : le manque de temps, l’ambition professionnelle, l’avidité.

Cependant, l’école à son tour s’est trouvée assez embêtée pour remplir une besogne qui la dépassait. La famille inapte à socialiser n’a jamais été remplacée. Ce mal est déjà ancien. Rebel without a Cause, le célèbre film de Nicholas Ray (1955), témoigne de cette crise. L’adolescence est une invention moderne, et même protestante. Mais la « solution » suggérée par Nicholas Ray, la restauration de l’autorité paternelle (on se souvient du père faible joué par Jim Backus) n’a pas été retenue par le gouvernement du Québec. L’État éducateur a remplacé petit à petit une famille incapable de socialiser ses membres et de leur transmettre son capital moral et spirituel.

Il est vrai que l’État moderne bénéficie en un sens de cette désocialisation générale; il doit toutefois en compenser les effets pervers. Le cours d’éthique et de culture religieuse, qui fait de l’école un « laboratoire social » et non un lieu de transmission du savoir, répond comme il peut, et d’ailleurs comme il veut, aux misères d’une société qui doit être enseignée parce qu’elle n’est plus vécue. Pour le sociologue Frédéric Le Play, contemporain d’un Empire britannique à l’apogée de sa puissance, « la cause fondamentale de la grandeur de l’Angleterre » ne se trouve ni dans la royauté, ni dans la noblesse, ni dans le parlement, ni même dans une « combinaison harmonieuse de ces trois éléments » :

Il existe donc dans la constitution britannique, écrit-il, un pouvoir qui est à la fois plus sage et plus stable que les trois principales autorités de son organisme politique; qui, aux bonnes époques, développe la prospérité en déférant l’action gouvernementale aux vertus de la royauté, aux talents de la noblesse et au mécanisme du parlement; qui, aux époques de défaillance de ces trois institutions, intervient plus directement pour conjurer l’effet des catastrophes intérieures ou des empiètements de l’étranger; qui enfin a fait grandir la nation anglaise plus qu’aucun peuple connu, depuis la fondation de l’Heptarchie, jusqu’à l’époque de gloire et de prospérité qui a immédiatement suivi la paix de 1815. Ce pouvoir prépondérant dans la constitution sociale de l’Angleterre est la famille anglo-saxonne (La Constitution de l’Angleterre, Livre II, ch. VII).

Les pères et les mères qui ont combattu pour la liberté religieuse dans l’affaire du cours ÉCR ont montré la voie d’une véritable restauration politique : elle commence par le rétablissement de l’autorité sociale des parents.
[...]

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