jeudi 10 mars 2011

L'État tatillon « débusque » des centaines de garderies soudainement « illégales »

Mario Dumont reçoit Martyne Huot, directrice générale du Réseau Familles d'aujourd'hui, pour discuter des quatre-cent soixante-dix-sept garderies « illégales » qui auraient été débusquées par de vaillants fonctionnaires. Garderies qui ont donné satisfaction jusqu'à récemment, elles deviennent illégales parfois en passant de six à 7 enfants (un permis est obligatoire depuis quelques années pour plus de 6 enfants).

(Son est bon, mais image désynchronisée)

Lien sur V Télé (meilleure qualité, mais publicité  d'une vingtaine de secondes)



Un sondage similaire à celui où apparaissait la volonté des Québécois d'avoir plus de choix
dans les programmes de morales et de religion, plutôt que le cours unique d'ECR
 imposé au nom de la diversité


Réseau Familles d'aujourd'hui militent pour
« faire ouvrir de nouvelles places en garderie plus vite. Nous ne montons pas aux barricades ou ne faisons pas de manifestations. Nous tenons simplement à rendre cette loi universelle vraiment universelle et surtout proposer aux parents des choix avantageux pour eux, pour le gouvernement mais surtout et avant tout, avantageux pour les enfants.

« C’est quoi un choix avantageux pour les enfants et les parents? C’est de laisser les parents décider s'ils opteront pour des services de garde éducatifs (CPE) et si tel est le cas, leur assurer une place. Si les parents choisissent de rester avec leur enfant durant ses premières années de vie, qu’ils puissent le faire et toucher une somme raisonnable (bien moindre que le coût d’une place en garderie) ou encore pouvoir embaucher une aide familiale ou une gardienne à la maison et bénéficier d’un crédit d’impôt équivalent sans devoir financer l’État durant près de 16 mois dans certains cas.

« Pour nous, ces options font appel au gros bon sens. Elles sont raisonnables quant aux coûts engendrés (qui devraient déjà être prévus compte tenu de la nature universelle du programme de services de garde éducatifs) mais surtout favorisent un milieu adapté à chaque enfant, répond à plusieurs préoccupations sociales comme les impacts des CPE sur les jeunes poupons, la conciliation travail-famille, les soins des enfants administrés par le parent directement, etc. »

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ECR — Garçon dysphasique doit assister à quatre cours sur les rites funéraires, il sort en pleurs

Le chroniqueur Richard Martineau s'insurge contre la « maudite machine » éducative :

Juste comme on pense avoir touché le fond, on découvre qu’il y a un autre plancher en dessous.


Rites funéraires plutôt que français et des maths à 11 ans

Lisez cette lettre que j’ai reçue d’un lecteur de la rive Nord de Montréal, il y a quelques jours. On ne sait pas s’il faut rire ou pleurer devant un tel manque de logique…

« Ma copine est mère d'un garçon dysphasique. La dysphasie est caractérisée par un trouble de langage et une difficulté de compréhension. Son fils fréquente donc une école spécialisée en la matière.

« Son enseignante a décidé de donner une série de quatre cours sur les rites funéraires des différentes religions (oui, oui, vous avez bien lu). Je vous fais remarquer qu’on ne s’adresse pas ici à des étudiants de philosophie du collégial, mais bien à des élèves du primaire de 10-11 ans qui ont des difficultés d'apprentissage !

« Le fils de ma copine a un retard à combler sur la moyenne d'environ un an en français et de deux ans en mathématiques. Pourrait-on se concentrer là-dessus au lieu de leur montrer comment les musulmans et les bouddhistes enterrent leurs morts ? »


Le problème n'est pas le cours imposé pour l'administration, c'est l'enfant ou le parent


« Si François Legault veut s'attaquer à l'éducation, continue l’auteur de la lettre, il a tout un travail à faire et je ne crois pas que ça passe par une augmentation de salaire des profs. Il y a d’autres priorités plus pressantes.

« Le garçon de ma copine a beaucoup de difficulté à apprivoiser la mort (je crois que nous ne sommes pas tous égaux devant ce sujet). Résultat : il est sorti des deux premiers cours en pleurant.

« Solution bien caractéristique : on fait intervenir la psycho-éducatrice, parce que le problème n'est pas le choix du cours, mais nooon, c'est la réaction de l’enfant !!! Et si ma copine est en désaccord avec ce cours, elle fait partie du problème (du moins, c'est ce que l'on tente de lui faire croire).

« Bref, pour faire une histoire courte, son garçon ne veut plus aller à l'école le lundi, parce que le lundi, "on parle des morts"… »

Le monde à l'envers

C’est pas aberrant, ça ?

On a complètement perdu le sens des priorités. Au lieu de répondre aux besoins réels de l’enfant, on demande à l’enfant de se conformer à un programme concocté par des « lologues » !

C’est le monde à l’envers.

Cette situation est parfaitement représentative du mal qui ronge le Québec.

Ici, la machine n’est pas au service de l’individu, c’est l’individu qui est au service de la machine.

Le système est tellement gros, tellement lourd et tellement bordélique qu’il a complètement perdu le contact avec les citoyens. C’est un monstre qui tourne à vide, et qui ne se souvient plus pour quelle raison il a été construit.

Honteux

Apprendre à un enfant dysphasique les rites funéraires des autres religions, c’est comme lancer un livre de philosophie à un gars qui se noie.

Et le pire, c’est que si vous n’êtes pas d’accord, c’est VOUS, le problème !

Et après ça, on se demande pourquoi autant de jeunes décrochent et ne veulent plus rien savoir de l’école…

Source : Carnet de Richard Martineau




Il n'y aura pas d'exemption au cours ECR avait promis l'ex-ministre de l'Éducation, Mme Courchesne, car « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » (Le Soleil, 19 avril 2008). Il semble que le machine bureaucratique applique à la lettre ce diktat.


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Jeune écolière revient à la maison : on m'a appris que Dieu, Boudhha et Mahomet c'est la même chose

ECR — Marie s'est fait violer, elle a inventé l'histoire du Saint-Esprit, Joseph a gobé son histoire

ECR — L'ainé des enfants du procès de Drummondville tombe dans les pommes alors qu'on s'apprête à le contre-interroger

mardi 8 mars 2011

Belgique — Une première école secondaire évangélique

Une école secondaire protestante ouvre ses portes, à Monceau. Les réformés (branche plus institutionnelle, plus établie du protestantisme) n’y sont guère favorables.

Un lycée libre évangélique ouvre ses portes, dès septembre, à Monceau-sur-Sambre. C’est une première, en Communauté française (Wallonie et Bruxelles), où on ne dénombrait jusqu’à présent que trois écoles primaires de confession protestante : les Tournesols à Anderlecht, les Cèdres à Colfontaine, et l’Alliance à Monceau.

C’est ce dernier établissement qui a introduit une demande de reconnaissance officielle à la Communauté française pour étendre ses activités au degré secondaire. A l’instar de l’école musulmane en projet à Molenbeek.

Dans le primaire, d’autres ouvertures d’établissements évangéliques sont annoncées pour la rentrée : à Mouscron et à Charleroi. Liège pourrait suivre, dans les prochains mois…

Ces initiatives sont généralement portées par des regroupements d’églises évangéliques. Les projets scolaires répondent aux obligations gouvernementales, mais affichent clairement leur parti pris confessionnel.




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Quatre cents heures d'anglais de plus, centaine d'heures de français de moins ?

Le Professeur masqué a écouté la ministre de l'Éducation, son compte rendu :

Vous faites de l'insomnie? Vous cherchez le sommeil et ne le trouvez pas?  Quoi de mieux qu'une bonne entrevue à l'émission Lapierre-Larocque avec l'actuelle ministre de l'Éducation, Line Beauchamp! Près d'une dizaine de minutes soporifiques. Durant cette discussion qui est demeurée à la surface des sujets abordés, on a malgré tout appris quelques éléments intéressants.

L'anglais

Ainsi, concernant l'enseignement de l'anglais, la ministre a indiqué qu'il s'agirait d'un ajout de temps consacré à cette matière. Le nombre d'heures enseignées en anglais reste le même de la première à la cinquième année du primaire, mais on en ajoute 400 en sixième année. Il ne s'agirait donc pas d'enseigner de l'histoire en anglais, par exemple, mais bien de travailler concrètement à l'apprentissage de  la langue de Shakespeare avec pour conséquence de couper carrément du temps d'enseignement dans d'autres matières. À moins que je ne me trompe, mais cette mesure va demander de modifier le régime pédagogique actuel.

Le gouvernement, on le comprend, s'est garder de dire: on va couper une centaine d'heures en enseignement du français. Mais en indiquant qu'on peut faire tout le contenu de la sixième année en quatre mois et non en huit, se rend-il compte qu'il passe implicitement un puissant message: actuellement, il ne sert à rien d'aller  à l'école huit mois par année parce que tout peut être comprimé sans aucun problème. Pourquoi ne pas ramener toutes les années du primaire à quatre mois tant qu'à y être? Dans une société où l'on se questionne sur le rôle des parents, dont ceux qui motivent les absences ad nauseam de leur enfant, avouons qu'on n'en est plus à une contradiction près...

Par ailleurs, la ministre ne se contredit-elle pas dans ce dossier en maintenant l'enseignement de l'anglais tel qu'on le connait de la première à la cinquième année du primaire si c'est le mode intensif qui est le plus efficace pour les apprentissages de cette langue par les jeunes Québécois? Pourquoi ne pas alors donner ces heures utilisées inefficacement à d'autres matières qui se verront coupées en sixième année?

De plus, l'enseignement intensif de l'anglais sera obligatoire pour tous. À cet effet, la ministre cite inlassablement l'exemple du Saguenay, comme s'il était transférable partout ailleurs au Québec.

Enfin, la ministre nous laisse cinq ans pour implanter cette mesure. Ouf! On aura le temps de voir venir, comme on dit. Et surtout - pour le meilleur ou pour le pire - de changer de gouvernement...



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lundi 7 mars 2011

France — Malgré les cours d'éducation sexuelle introduit en 2001, les avortements chez les mineures augmentent

Plusieurs lobbies demandent à Québec de réintroduire les cours d'éducation sexuelle dans toutes les écoles du Québec, parmi leurs arguments : empêcher les avortements et la recrudescence des maladies comme celles dues au VPH (virus du papillome humain).

Cédant à ces groupes de pression, le gouvernement du Québec a décidé d'imposer ces cours à toutes les écoles du Québec. Imposer, car ils sont déjà optionnels au sein des différents cours (ECR, sciences) au programme.

Cours d'éducation sexuelle depuis 2001, +1 % par an d'avortements chez les mineures

En France, depuis 2001, les élèves doivent suivre chaque année trois séquences d'une heure d'éducation sexuelle de l'école primaire jusqu'au lycée. Sans que cela ait un effet sur le nombre d'avortements des adolescents, bien au contraire.

Selon les derniers chiffres, les avortements sont en hausse chez les femmes de moins de 25 ans en France. Environ 15 000 sont pratiqués tous les ans chez les mineures. Le nombre d'avortements est globalement stable en France (autour de 200 000 par an, 237 000 en 2009), le nombre d'avortements chez les mineures est en hausse (+1 % chaque année) seule classe d'âge où l'avortement augmente. Pour le professeur Israël Nisand (« pro-choix ») ces chiffres sont inacceptables, car « Ces petites [...] en sont encore meurtries dix ans plus tard ».

Solution préconisée par le professeur Nisand : encore plus de cours d'éducation sexuelle et un accès toujours plus grand à la contraception sans droit de regard des parents. Il cite le dispositif Info-Ado mis en place dans son service à Strasbourg qui permet de prescrire la pilule gratuitement et de façon confidentielle aux mineures via une feuille de Sécurité sociale anonyme. Il appelle les politiques à généraliser ce système, appuyé par la députée Bérangère Poletti qui compte, dans un rapport parlementaire prévu pour le printemps, proposer la mise en place, au niveau national, d'une contraception anonyme et gratuite pour les mineures.

Plus de cours, la solution ?

Pourtant, l'éducation sexuelle supplémentaire aura probablement peu d'effets sur bon nombre de ces jeunes adolescentes qui décrochent tôt et qui voient dans la maternité un ticket de sortie. Parmi les adolescentes concernées, elles sont dix fois plus nombreuses à avoir décroché de l'école. Or, en l'absence du rite de la scolarité qui permet de passer à l'âge adulte, la grossesse apparaît comme un moyen de quitter l'enfance. Un autre facteur joue aujourd'hui : de plus en plus de jeunes filles ont leur premier rapport sexuel dans un contexte très alcoolisé. Relativement peu conscientes de ce qu'elles font, elles sont bien incapables d'anticiper les conséquences de leur acte ou de prévoir un moyen de contraception. Les médecins sont aussi souvent confrontés à des jeunes filles qui ont volontairement déclenché une grossesse. « À la puberté, elles ne se sentent pas capables d'avoir un enfant, explique la sage-femme Florence Francillon. Alors, elles essayent de tomber enceinte pour tester leur potentiel reproductif. C'est plus un désir de grossesse qu'un désir d'enfant. »

Notons que plusieurs enquêtes tendent à prouver que les jeunes adolescents connaissent (et utilisent) déjà massivement les moyens de contraception, on est donc en droit de se demander si ces cours supplémentaires sur la contraception — prônant souvent de manière implicite une conception hédoniste de la sexualité adolescente — changeront grand-chose. C'est ainsi que dans la région méridionale française de PACA, une étude révélait en 2005 que 91 % des adolescents et jeunes adultes déclaraient avoir été sexuellement actifs au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête. 80 % d’entre eux affirmaient utiliser régulièrement un moyen de contraception lors de ces rapports. Concernant la pilule du lendemain, le fait que cette contraception dite d’urgence ne nécessitait pas l’obtention d’une ordonnance est très bien connu des jeunes de 15-24 ans : 93 % des filles et 87 % des garçons.

Plus de contraception, la solution ?

Et même si ce qui manquerait aux mineures c'était l'information sur la contraception, il n'est pas certain que cette information ferait baisser le nombre d'avortements parmi celles-ci.

C'est ainsi qu'en Espagne, les chiffres du Ministère de la Santé démontrent clairement que la pilule du lendemain n'a en rien réduit le nombre des avortements. (Ajoutons que certains critiques de la pilule du lendemain la considèrent en elle-même comme un médicament abortif.)

Une étude, diffusée sur le site internet espagnol Forum Libertas analyse ce qui s’est passé en Espagne dès l’introduction du médicament. En l’an 2000, l’année précédant son introduction, le nombre d’avortements s’élevait à 60 000. En 2005, pas moins de 506 000 pilules du lendemain ont été administrées, mais le nombre des avortements enregistrés cette année-là a augmenté jusqu’à 91 000.

Et si, justement, la connaissance de l'existence de plus de moyens de contraception augmentait le sentiment de sécurité, l'insouciance chez les adolescents et menait à une plus grande prise de risques et à plus d'avortements ?

Augmentation des cancers dus au VPH, même en Suède

Quant au VPH, s'il existe un vaccin sûr en quoi de longs cours sur la sexualité changeraient-ils grand-chose ? Québec prétend qu'il s'agit d'ailleurs « une importante percée médicale pour la santé des femmes », oubliant que le VPH touche de plus en plus les hommes...

La fellation et le cunnilingus ont pris le pas ces dernières années sur le tabac comme déclencheurs de cancers de la bouche et de la gorge aux États-Unis, surtout chez les jeunes, rapportent des médecins américains. Le responsable de ce phénomène serait le virus du papillome humain (VPH).

Celui-ci est connu pour engendrer de nombreuses infections transmissibles sexuellement et constitue la première cause du cancer du col de l'utérus chez la femme.

Aux États-Unis, les personnes infectées par le VPH courent 32 fois plus de risques de souffrir d'un cancer oropharyngé que le reste de la population. En comparaison, le risque pour les fumeurs est 3 fois plus élevé, a affirmé Maura Gillison, professeure de médecine à l'Université d'Ohio, lors de l'assemblée annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS), à Washington.

Alors qu'il faut plus de 26 partenaires sexuels pour tripler le risque d'infection au VPH par une relation vaginale, il suffit de six partenaires pour une relation orale.

En Suède, pays où il existe aussi des cours d'éducation sexuelle depuis de nombreuses décennies, le VPH représente 90 % des tumeurs oropharyngées alors qu'il ne représentait que 23 % dans les années 1970. Le nombre est plus bas, aux États-Unis où il n'existe aucun cours d'éducation sexuelle obligatoire, où ce taux orbite autour de 80 %. Est-ce que les cours d'éducation sexuelle permettent vraiment de prévenir les infections au VPH ?






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Retour du vouvoiement à l'école québécoise


Fini la décontraction, l'égalitarisme issus de la « Révolution tranquille », les « petits zamis » vont devoir vouvoyer les institutrices, enseignantes animatrices de classe.




Réflexions réticulaires sur le sujet

Vouvoiement à la française ou tutoiement à la québécoise ?

À tu et à toi




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Grande-Bretagne — bientôt le rationnement électrique « intelligent » ?

Le chef du réseau électrique britannique déclare que l’ère de l’électricité en permanence touche à sa fin.

Les familles devraient s’habituer à utiliser l’électricité quand elle sera disponible, plutôt qu’en permanence, a déclaré Steve Holliday, directeur général de National Grid, à l'antenne de la BBC 4.

M. Holliday se voyait questionné sur comment le pays pourrait garder les lumières allumées, quand il se reposerait plus sur les éoliennes, et quand les approvisionnements en gaz baisseraient. L’électricité fournie par les éoliennes doit être multipliée par six d’ici à 2020, mais les critiques se plaignent qu’elles ne produisent que lorsqu'il vente assez.

M. Holliday a déclaré au programme Today de Radio 4 que les gens allaient devoir changer leur comportement. « Nous continuons de penser que ça doit être là, et que ça doit nous donner du courant quand nous en avons besoin. À l'avenir, ça sera beaucoup plus intelligent que ça. »

« Nous allons devoir changer notre comportement et consommer l’électricité quand elle est disponible et, quand elle est disponible, à bon marché. »


Éolienne explose par grand vent au Danemark

M. Holliday s’exprimait à l’approche de son discours de mardi soir devant l’Académie royale des ingénieurs, dans lequel il a prévenu que le gouvernement « se tournerait vers les communautés et les particuliers pour qu’ils prennent l’électricité entre leurs propres mains. »

Source




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dimanche 6 mars 2011

Pourquoi autant de garderies dites « illégales » ?

Les listes d'attente s'allongent dans les services de garde à 7 $ 50 $ (coût réel) du Québec. Et les 15 000 places supplémentaires promises par Québec aux dernières élections tardent à se concrétiser.

Entre 2007 et 2009, le nombre moyen d'enfants inscrits sur la liste d'attente de chaque Centre de la petite enfance (CPE) est passé de 435 à 620, selon le dernier rapport annuel Situation des centres de la petite enfance, des garderies et de la garde en milieu familial du ministère de la Famille et des Aînés.

Selon La Presse, et avec son style inégalable, « Québec débusque de plus en plus de garderies illégales. Au cours des cinq dernières années, ses inspecteurs ont pris en défaut 479 établissements qui accueillaient plus de six enfants sans avoir de permis ».

Le nombre de « délinquants démasqués » augmenterait d'année en année. Le ministère de la Famille aurait découvert deux fois plus de « garderies clandestines » l'année dernière que trois ans auparavant : 120 en 2009-2010 contre 62 en 2006-2007. D'avril à décembre derniers — les statistiques les plus récentes &mdash,; « il en a débusqué 103. Il s'agit aussi bien de garderies qui se trouvaient dans des maisons privées que dans des locaux commerciaux » de rapporter le quotidien libéral de Montréal.

Pour Tommy Chouinard, le journaliste de La Presse, les propriétaires de garderies dites illégales sont « des gens sans scrupules ». N'est-ce pas un peu excessif, pourquoi offrir un service réclamé par des parents seraient-ils des gens sans scrupule ? Vaut-il mieux laisser poireauter des gens pendant 3 ans sur des listes d’attente ?

Ce qui est frappant dans ces chiffres, autant la pénurie que le marché noir né de l'étatisation des services de garde à l'enfance, c'est précisément que dans la grande presse personne ne semble se demander si ce ne sont pas des effets naturels, inhérents, de cette étatisation.

À ce sujet, L'Antagoniste s'interroge sur la manière dont « a réagi notre bon gouvernement devant cette pénurie ? »


« À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30
Pour ce site libertarien, « En adoptant la méthode soviétique soit en fermant 479 garderies illégales et en triplant le nombre d’inspecteurs pour faire la chasse aux garderies qui osent opérer sans avoir obtenu la permission du gouvernement ! Rappelons que selon la loi, toute garderie avec plus de 6 places, même si elle n’est pas subventionnée, se doit d’avoir un permis du gouvernement. [...] Durant la prohibition, l’intervention du gouvernement a créé un marché noir de l’alcool. Qui aurait cru que, quelques décennies plus tard, les politiciens allaient être assez stupides pour répéter le même schème, mais en remplaçant l’alcool par des… garderies !»




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Réaction contre l'imposition de l'année bilingue aux jeunes écoliers francophones québécois

Pour Christian Dufour, politologue à l'ENAP,
« La décision du premier ministre Jean Charest de bilinguiser intégralement la 6e année de l'école primaire francophone à la grandeur du Québec — cinq mois en français et cinq mois en anglais — résulte de la conjonction de deux facteurs.

Tout d'abord, il existe une soif évidente d'anglais, tout particulièrement dans ces régions massivement francophones où les anglophones sont absents, y compris la ville de Québec.

Joue également une idéologie du bilinguisme intolérante qui, indépendamment de la réalité québécoise et des contraintes de notre environnement nord-américain, veut imposer une nouvelle norme: désormais tous les Québécois doivent être bilingues par principe sous peine de ne pas être mondialisés, modernes et ouverts. Ne parler que le français devient la marque d'un statut inférieur. »
L'anglais, ouverture sur le « monde »

Notons au passage, que c'est exactement le discours de Gérard Deltell, chef de l'ADQ, qui désire « intensifi[er] l'enseignement de l'anglais afin que la prochaine génération soit fière de nos institutions francophones, mais bilingue et plus ouverte sur le monde. » Comme si l'anglais ouvrait sur le monde africain plus que le français, le monde hispanique plus que l'espagnol. Comme si les traductions n'existaient pas, comme si la connaissance intensifiée de l'anglais n'ouvrait pas surtout sur le monde anglo-saxon et non le monde tout court. Monde anglo-saxon dans lequel le Québec baigne pourtant déjà. Et puis comment être fier des « institutions francophones » si le signal donné c'est que l'anglais est la langue qui ouvre sur le monde, la connaissance, l'emploi ? On attend d'ailleurs de l'ADQ son plan pour renforcer la position du français au Québec. Mais là, silence radio. L'ADQ montre bien par là qu'il est un parti surtout ancré autour de Québec où l'anglais n'est en rien une menace immédiate au fait français.

Mesure excessive, manque de souplesse

Pour M. Dufour,
« une mesure excessive à sa face même, incompatible à terme avec le maintien de la claire prédominance du français sans exclusion de l'anglais au Québec. En effet, on veut imposer la 6e année bilingue aux jeunes du Saguenay et de Québec, mais également à Gatineau et dans le West Island, où vivent beaucoup de jeunes francophones souvent déjà bilingues et pour qui le défi linguistique est avant tout de vivre en français.

Il y a également ces écoles de l'île de Montréal où les jeunes issus de l'immigration apprennent tant bien que mal le français faute d'un nombre suffisant de francophones de langue maternelle, sans compter toutes ces parties de la grande région métropolitaine où l'apprentissage de l'anglais se fait tout naturellement au contact des anglophones. Vouloir bilinguiser la 6e année dans ces milieux est aberrant. »
Bilinguisme généralisé d'État, aucune mesure pour le français ?

Pour le politologue de l'ENAP,« M. Charest donne suite à la proposition de l'aile jeunesse du Parti libéral à laquelle il s'était opposé il y a deux ans, alors qu'il avait insisté sur le fait qu'il fallait avant tout protéger le français. » Mais, de s'indigner M. Dufour, où sont donc les mesures pour un meilleur enseignement du français — « un problème nettement plus grave que celui de l'anglais — alors que le gouvernement du Québec se lance dans une opération totalement inédite de promotion systémique de l'anglais ? »

« La bilinguisation intégrale de la 6e année rend compte d'une tendance de fond qui ne porte pas le Québec vers l'excellence mais nourrit la médiocrité d'une société tentée par l'abdication de ce qu'elle est.  » de conclure l'essayiste Dufour.

Complicité du PQ

Comme le souligne également M. Dufour, l'élément nouveau dans cette lutte linguistique, c'est « la complicité de ces souverainistes qui veulent nous faire croire qu'ils seront en mesure d'imposer le cégep en français à des adultes de 18 ans quand ils ne sont même pas capables de préserver l'enseignement en français à des enfants de 11 ans. »

Ce n'est pas étonnant. Le PQ n'a plus aucune structure philosophique, d'appareil intellectuel qui lui permette de contester le point de vue antinationaliste du PLQ.  Comme dans le cas du cours d'éthique et de culture religieuse, c'est de moins en moins l'identité du Québec, son caractère historique français, qui semble intéresser le PQ, mais c'est la volonté de « s'ouvrir sur le monde », le combat contre les éléments conservateurs dans la société québécoise et la lutte pour la « laïcité » (entendre le laïcisme le plus souvent) qui semblent mobiliser les ardeurs des apparatchiks du PQ.

« Et si l'anglais était une menace ? »

Si une langue étrangère (pas uniquement l'anglais bien sûr) peut être un enrichissement personnel (comme le développement de n'importe quelle autre compétence), c'est nettement moins vrai pour une société dans son ensemble. Rappelons que l'usage des langues dans une société se ramène nettement plus à un jeu à somme nulle qu'à un « enrichissement » irénique  de ladite société : plus on donne de place à une langue (à l'école, au travail, dans la famille, sur les frontons et panneaux) moins on en donne à une autre.

Valérie Lesage dans Le Soleil le rappelle dans un article intitulé « Et si l'anglais était une menace ? » :

« Si vous avez l'impression qu'on entend de moins en moins de chansons francophones sur certaines radios commerciales, ce n'est peut-être pas juste une impression mais un fait. Et il est drôlement temps qu'un coup de barre soit donné pour remettre en valeur la chanson d'expression française.

La semaine dernière, l'émission J.E. soulevait le problème dans un de ses reportages. Une étude de l'ADISQ menée en 2008 montre que des stations de radio de Corus et d'Astral Media se servent abondamment des montages anglophones, ce qui diminue la portée des quotas de musique francophone, établis par le CRTC à 55 % aux heures de grande écoute et à 65 % dans une semaine de diffusion. En liant trois pièces anglophones, desquelles seulement quelques secondes sont supprimées, les radios calculent qu'un montage vaut une chanson... qui dure en moyenne 11 minutes 11 secondes. »
Il existe un temps limité d'antenne, de jours de classe, plus l'État en donne à l'anglais en imposant celui-ci, moins il en donne au français.





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vendredi 4 mars 2011

Canada — se préoccuper plus du niveau record d'immigration

Le Centre pour une réforme des politiques d’immigration – CRPI s'inquiète vivement du niveau record d'immigration. Le 13 février, le ministre de l'Immigration Jason Kenney a annoncé que le Canada a reçu plus de 280 000 résidents permanents l'an dernier — un niveau jamais vu depuis plus de 50 ans et atteint qu'une seule fois au cours du siècle passé. En outre, en 2010, nous avons accepté plus de 182 000 travailleurs étrangers temporaires et 96 000 étudiants étrangers, dont la majorité va probablement essayer de rester en permanence.

Pourtant, sur le total de 558 000 nouveaux arrivants, seuls 48 815 étaient des travailleurs qualifiés selon les critères fédéraux. C'est sans doute la raison majeure pour que la performance économique des immigrants récents soit de loin inférieure à celle des immigrants antérieurs ou de ceux nés au Canada. Une étude qui sera publiée prochainement par deux membres du conseil consultatif du CRPI, Herbert Grubel et Patrick Grady, va montrer que le coût pour les contribuables canadiens de la faiblesse des revenus, du taux de chômage plus élevé et du taux de pauvreté plus élevé chez les immigrants récents dépasse largement les 15 milliards $ par an.

Il est clair que l'immigration de masse augmente la taille globale de la population, mais sans améliorer le niveau de vie des Canadiens en général. Les effets négatifs de l'immigration de masse sur la qualité de vie de ceux qui vivent dans les grandes villes sont particulièrement lourds en raison de pressions sur les services de soins de santé, les établissements d'enseignement, l'environnement et l'augmentation de la congestion. Un des plus grands experts au Canada sur l'immigration et le marché du travail, le professeur émérite Alan G. Green de l'Université Queen's, a fait remarquer que la politique actuelle d'utiliser les immigrants pour résoudre les problèmes économiques n'est plus valable, que nous avons suffisamment d'établissements d'enseignement pour répondre aux besoins du Canada en travailleurs qualifiés et que l'importation de ces personnes constitue un substitut pour l'éducation des travailleurs domestiques.

Malgré tout cela, le Canada continue à accepter le plus grand nombre d'immigrants légaux par habitant au monde – mais sans véritable justification pour ce faire. Jason Kenney a fait preuve de responsabilité en tentant de régler certains des problèmes de trafic de personnes et ceux reliés au programme en vertu duquel les parents et grands-parents peuvent être amenés au Canada. Il est maintenant temps pour lui de porter son attention sur les niveaux trop élevés d'immigration et de travailleurs étrangers temporaires.

Bien que la plupart des Canadiens soient bien disposés envers les nouveaux arrivants, ils sont de plus en plus préoccupés par leur nombre croissant, en particulier dans les grandes villes, et les coûts et problèmes d'intégration que cela occasionne. Tant que les Canadiens n'exigeront pas que le gouvernement réduise l'apport à des niveaux beaucoup plus modestes, ils ne devraient pas s'attendre à ce que la situation change.




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