mercredi 16 février 2011

L'Alliance évangélique du Canada porte plainte contre Radio-Canada pour propos stéréotypés et discriminatoires

L'Alliance évangélique du Canada (AEC) a déposé une plainte auprès du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) quant au contenu biaisé selon elle d'une émission de Radio-Canada appelée « Enquête ». Ils porteront également plainte auprès de la Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dont relèverait la SRC.

« Bien que les évangéliques aient fait montre d'une grande tolérance envers les commentaires, les critiques et mêmes les moqueries que nous essuyons à cause de nos convictions sincères, les journalistes sont toutefois toujours tenus de rapporter les nouvelles de façon impartiale et de faire un effort pour ce faire », a déclaré Don Hutchinson, vice-président et conseil juridique général de l'Alliance évangélique du Canada (EFC).

Dans son reportage intitulé « À la droite de Harper», diffusé le 10 février 2011, la journaliste Brigitte Bureau a présenté ce que le CEF nomme « un documentaire d'une demi-heure qui diffame les évangéliques canadiens. » Selon l'AEC, l'émission dépeint les évangéliques comme ayant un accès privilégié aux parlementaires, et représente les évangéliques chrétiens du Canada d'une façon stéréotypée et discriminatoire.

La militante sur laquelle la SRC axe son reportage lors d'une apposition
de mains et juste avant que la SRC la montre en pleine en pleine séance
de glossolalie, en train de parler en langues.

Le reportage se concentre de façon caricaturale sur des questions et des gestes qui sont controversés au sein même de la communauté évangélique canadienne et qui ne sont pas représentatifs de l'évangélisme canadien dans son ensemble.


« Si Mme Brigitte Bureau et ses producteurs avait fait une simple recherche sur internet, ils auraient constaté que les questions controversées sur lesquelles ils ont axé leur programme sont en fait des questions et des pratiques qui ne sont pas nécessairement représentatives de l'évangélisme canadien en général » d'ajouter Me Hutchinson dans un communiqué de presse.

« Bien que les évangéliques ne forment qu'une minorité au Canada, environ 12 % de la population, nous sommes une minorité très diverse. Le mouvement s'est développé au cours des cinquante dernières années pour englober une diversité croissante de croyances et de traditions. »

Me Hutchinson a observé sur un blogue sur le 14 février, que Radio-Canada avait atteint un « nouveau fond dans leur émission Enquête, et que la journaliste Brigitte Bureau avait créé des « nouvelles » plutôt que de rapporter les nouvelles.»

Me Hutchinson a souligné que le reportage de l'émission Enquête se concentrait sur une seule militante évangélique qui n'est pas une lobbyiste enregistrée. Mais « de nombreux groupes confessionnels, y compris l'AEC sont dûment enregistrés en vertu de la Loi sur l'enregistrement des lobbyistes et que leurs activités sont signalées et que le public peut avoir accès à ces registres » a-t-il ajouté. « Ces groupes participent au processus démocratique, sans chercher d'accès ou de privilèges spéciaux, tout en se conformant à la législation et aux règlements appropriés. »

« La représentation simpliste et sélective d'une minorité culturelle ou religieuse n'a jamais bénéficié à une société véritablement pluraliste et multiculturelle », a expliqué M. Hutchinson.


Voir le reportage litigieux de Radio-Canada.


La plainte de l'Alliance évangélique du Canada




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L'élève entêté du Saguenay insuffisamment « ouvert » au silence de la religion historique du Québec

Rien de scolaire, si ce n'est le ton insupportable de la journaliste-institutrice de Radio-Canada :


Le maire de la Ville de Saguenay, à l'antenne de Radio-Canada, annonce qu'il fera appel de la décision du Tribunal des droits de la personne qui lui ordonne de retirer le crucifix et tout symbole religieux des salles d'assemblées publiques, de cesser sa prière introductive de 20 secondes et de payer 30 000 $ à un militant laïque. La présentatrice accuse plusieurs fois à mots couverts le maire Tremblay d'être «  entêté  ». Radio-Canada a-t-elle jamais répété à un écologiste qui venait de perdre qu'il était entêté, que des homosexuels étaient têtus parce qu'ils faisaient de l'activisme politique et juridique (alors qu'ici le maire n'attaquait personne en justice, mais se défendait) ?

Rappelons que ces « Tribunaux » (Mark Steyn parle de « Kangaroo Courts » en anglais) de la Personne sont très critiqués au Canada tant au niveau provincial que fédéral. Voir notre dossier sur le sujet « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?

L'émission d'Isabelle Maréchal avec Éric Duhaime et Mathieu Bock-Côté à ce sujet est intéressante. Aucune de ces jeunes personnes ne se revendique comme catholique pratiquante pourtant toutes trouvent ce jugement excessif (ce n'est pas à un juge à décider ce que fait ou non cette assemblée) :

Écoutez l'émission :


Lien alternatif.

La première partie de l'émission est consacrée à l'affaire de la prière et du crucifix, dans la seconde Éric Duhaime s'avance imprudemment sur le sujet de l'immigration qui sauverait notre économie et notre démographie. Affirmations fortement contestées dans un essai à paraître et par une longue étude de l'Institut Fraser.

La conférence du maire de Saguenay



Le jugement au complet.




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L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues

Communiqué de l'Institut Fraser :

VANCOUVER (C.-B.) — L’immigration massive qui a eu lieu récemment a nui au niveau de vie canadien et pose problème en ce qui a trait à l’identité nationale, à la culture et au tissu social du pays. C’est la conclusion d’un nouveau livre publié aujourd’hui par l’Institut Fraser, le chef de file des organismes de recherche économique au Canada.

Fondé sur une série d’essais présentés lors d’une conférence sur l’immigration à Montréal en 2008, le livre The Effects of Mass Immigration on Canadian Living Standards and Society recommande l’adoption de changements substantiels à la politique canadienne en matière d’immigration, notamment quant au processus de sélection afin de limiter le nombre d’immigrants.

« Depuis 1990, le taux annuel d’immigration du Canada est le plus élevé au monde, menant à une hausse de la population de 3,9 millions de personnes entre 1990 et 2006. Cette immigration massive a eu des conséquences profondes sur les conditions économiques, démographiques, sociales et politiques du Canada, nuisant au bien-être des Canadiens en général, y compris les immigrants des vagues précédentes », a affirmé Herbert Grubel, senior fellow [membre expert] de l’Institut Fraser et co-auteur du livre.

« Malheureusement, la plupart des Canadiens sont insuffisamment informés quant à ces conséquences en partie à cause d’un code de rectitude politique qui tend à associer au racisme tout examen des politiques d’immigration et également parce que le système électoral canadien récompense les politiciens qui appuient le taux élevé d’immigration actuel. »


Pendant ce temps, loin d'informer ou de débattre, le gouvernement du Québec se lance dans une campagne pro-immigration unilatérale

Le livre offre au public canadien des renseignements bien documentés et solides sur le plan analytique à propos des conséquences positives et négatives substantielles que l’immigration massive a eues sur le pays.

L’ouvrage est divisé en cinq sections qui offrent une analyse en profondeur des aspects suivants :
  1. Les conséquences économiques et sociales des politiques d’immigration sur les habitants du Canada, des États-Unis et de la France.
  2. Les conséquences économiques de l’immigration massive au Canada.
  3. Une analyse des conséquences démographiques de l’immigration et de l’aide que l’immigration est censée apporter afin de contrer les projections de financement insuffisant des programmes sociaux canadiens.
  4. Les défis sociaux auxquels mène l’immigration massive, tels que des menaces à l’identité nationale, à la culture, à l’unité et à la sécurité.
  5. Une analyse des obstacles politiques et autres qui empêchent des changements aux politiques d’immigration actuelles au Canada et au Royaume-Uni.

Dans un chapitre traitant de l’immigration récente et du niveau de vie canadien, M. Grubel souligne que les données officielles montrent que les immigrants récents gagnent un revenu substantiellement moins élevé que les personnes nées au Canada. Le système en place leur fournit des subventions à travers les taxes payées par ceux qui gagnent un revenu plus élevé.

M. Grubel estime que les immigrants qui sont arrivés dans les douze années précédant 2002 ont imposé aux Canadiens un fardeau fiscal de 18,5 milliards $ en 2002 seulement.

Sur le plan démographique, les collaborateurs Marcel Merette, Robin Bannerjee et William Robson évaluent dans quelle mesure il est faisable de financer les programmes sociaux du gouvernement en haussant l’immigration. Ils montrent qu’il faut actuellement cinq contribuables pour assumer le coût des prestations de retraite d’un récipiendaire et calculent que pour maintenir cette proportion, le nombre d’immigrants devrait augmenter à un point tel par rapport au niveau actuel que l’économie et la société canadienne ne pourraient pas les intégrer avec succès.

« Selon une estimation, il faudrait que la population du Canada soit de 165,4 millions de personnes d’ici 2050 pour atteindre cet objectif, le nombre d’immigrants admis devant être de 7 millions cette année seulement. Les raisons de base expliquant ce résultat sont que les immigrants vieillissent au même rythme que tout le monde et, comme les autres Canadiens, sont admissibles à recevoir des prestations lors de leur retraite », selon M. Grubel.

Le collaborateur Stephen Gallagher discute des implications du fait qu’un nombre croissant d’immigrants récents ont conservé leur loyauté et leur attachement envers leur pays d’origine, plusieurs au point où ils vivent dans leur pays d’origine tout en étant citoyens du Canada. Ils jouissent ainsi des privilèges découlant de ce statut, y compris la détention d’un passeport canadien et la protection à l’étranger.

L’étendue de ce phénomène est devenue claire pendant la période d’hostilités entre Israël et le Hezbollah en 2006, lorsque des milliers de titulaires de passeports canadiens vivant au Liban ont demandé que le gouvernement les évacue sur la base de leurs droits en tant que citoyens canadiens.

Gallagher suggère que les immigrants ayant un passeport canadien et vivant à l’étranger ont transformé le Canada en « banlieue du monde », une résidence secondaire où une personne retourne seulement lorsque les conditions à l’étranger le justifient.

Salim Mansur se concentre sur la manière dont l’immigration massive et les politiques de multiculturalisme affaiblissent la culture et l’identité canadienne. Son chapitre aborde ce qu’il voit comme une haine de soi-même largement répandue dans les sociétés occidentales. Il anticipe des conflits incessants entre la société canadienne et un grand nombre d’immigrants de différentes cultures.

« Les efforts des citoyens d’Hérouxville pour protéger leur culture témoignent d’un conflit grandissant et des efforts visant à résister à l’affaiblissement de la culture québécoise et canadienne », a déclaré M. Grubel.

Le livre conclut que le Canada a besoin d’un meilleur processus de sélection des immigrants, puisque les coûts et les problèmes de l’immigration sont une conséquence directe du système de sélection actuel. Idéalement, le nouveau processus de sélection amènerait le revenu des immigrants plus près du revenu moyen des autres Canadiens. Dans ces conditions, les impôts versés par les immigrants ayant un revenu élevé seraient suffisants pour payer les prestations sociales reçues par ceux ayant un plus faible revenu, comme c’est le cas pour les autres Canadiens. Le coût fiscal assumé par les autres Canadiens en vertu du système actuel disparaîtrait.

« L’immigration est sans aucun doute l’un des enjeux politiques les plus importants auxquels le Canada doit faire face. Afin de mettre en œuvre les changements nécessaires aux politiques d’immigration et de garantir le bien-être de tous les Canadiens, les politiciens doivent entreprendre une discussion raisonnée sans craindre d’offenser certaines clientèles électorales », a affirmé M. Grubel.


Contact médias : Herbert G. Grubel
hgrubel@gmail.com
+1 (604) 980-7922


Le livre de 264 pages est téléchargeable gratuitement ici.






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mardi 15 février 2011

79 % des Québécois — et 90 % des Québécois francophones — estiment que la loi 101 est une nécessité au Québec

Sondage AngusReid récemment sur les déclarations de Maxime Bernier qui déclarait à Halifax que le Québec n'avait plus besoin de la Loi 101.

Le sondage (au complet ici) n'aborde pas directement le volet scolaire de la Loi 101, toutefois les résultats du sondage sont sans appel. En effet, 79 % des Québécois — et 90 % des Québécois francophones — estiment que la loi 101 est une nécessité au Québec.




La superficialité de la francisation par l'école pourrait expliquer le fait que les gens pensent que c'est le multiculturalisme (et donc l'immigration importante mal intégrée aujourd'hui au Québec) qui menace le plus le Québec, pas les Anglais, ni les États-Unis.








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Immigration record au Québec en 2010, on ne sait toujours pas si le Québec peut les intégrer

Le Québec a accueilli un nombre record d'immigrants en 2010, atteignant presque la limite qu'il s'est lui-même fixée. La croissance est rapide, puisque la province a reçu l'année dernière 21 % plus de nouveaux arrivants qu'il y a cinq ans à peine, soit une des plus fortes croissances parmi les grandes provinces du Canada.

En 2010, le gouvernement libéral dont la clientèle est composée de nombreux anglophones et allophones souhaitait recevoir entre 50 000 et 55 000 immigrants. Selon les chiffres du gouvernement fédéral, le nombre précis des immigrants est 53 981, ce chiffre exclut les réfugiés.

Montréal a attiré 86 % des immigrants.

Dans son rapport déposé en mai dernier, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, affirmait que le gouvernement «n'utilise pas d'indicateurs socioéconomiques pour bien cerner la capacité réelle du Québec» à intégrer ses immigrants. « Sans évaluation, le ministère ne peut s'assurer que la province est capable de supporter les hausses progressives des volumes d'immigration », écrivait-il.

Rappelons que le taux de chômage est très élevé parmi les immigrants antillais et africains.

En outre, en avril dernier, le gouvernement Charest a supprimé 30 classes de francisation des immigrants afin d'économiser cinq millions de dollars par année. Emploi-Québec a également aboli des classes de français en raison de réductions budgétaires, une économie de 600 000 $.




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Écoles libres en Grande-Bretagne

Pour un Québécois, le système éducatif anglais, tel qu'il existe aujourd'hui, est en soi une curiosité. Ainsi, il existe des écoles musulmanes, protestantes ou catholiques totalement publiques. Autre sujet d'étonnement, les établissements scolaires sont libres de recruter leurs enseignants. On pourrait continuer l'énumération. Mais mieux vaut parler tout de suite de l'avenir qui va le rendre, à nos yeux québécois, encore plus exotique.

Le gouvernement emmené par le conservateur David Cameron, mis en place dans la foulée des élections législatives de mai 2010, a en effet l'intention de « révolutionner » le paysage, pour reprendre les mots du premier ministre, notamment en y faisant souffler un vent de liberté sans précédent.

Dès l'été 2010, à peine installé, il a fait adopter au Parlement une loi qui élargit considérablement la notion d'école publique. L'idée est de permettre la création d'établissements scolaires qui échappent à la tutelle des collectivités locales mais sont financés par l'État. Et de leur donner une grande liberté dans des domaines jusque-là réglementés : rémunération des enseignants, programme scolaire, zone de recrutement des élèves, heures de cours et calendrier des vacances.

Pour d'aucuns les écoles libres sont « irresponsables » car elles ne sont redevables ni aux bureaucrates, ni aux syndicats d'enseignants, ni aux pédagogistes professionnels. Les partisans des écoles libres expliquent qu'elles sont redevables aux parents et qu'à défaut d'attirer suffisamment d'élèves elles fermeront contrairement aux écoles étatiques inefficaces où les enfants du bassin scolaire doivent aller, à moins que le ministère décide de les fermer, ce qui est rare.

Tony Blair avait ouvert cette voie en créant le statut d'« académie », qui autorisait cette indépendance et pour lequel pouvaient opter des collèges et des lycées. M. Cameron a souhaité faciliter encore le procédé : depuis septembre 2010, elles ont été 204 à faire ce choix, portant le nombre d'académies en Angleterre à 407, parmi celles-ci 371 sont des écoles secondaires, soit 11 % du nombre total des écoles publiques anglaises. D'après le gouvernement, à brève échéance, 250 autres académies devraient voir le jour.

Mais M. Cameron va plus loin que ses prédécesseurs travaillistes, en autorisant la création d' « écoles libres » sur le modèle des écoles à charte américaines : des parents, des enseignants, des groupes religieux ou encore des organisations caritatives peuvent désormais, s'ils le souhaitent, se porter candidats auprès du ministère de l'éducation pour ouvrir leur propre école.


Toby Young au sujet des écoles libres en 2010 (1 sur 4) [en anglais]

Huit projets ont déjà reçu le visa de l'administration, le 29 janvier, et devraient accueillir leurs premiers élèves en septembre 2011. D'autres devraient suivre très prochainement : le gouvernement pense qu'à la rentrée 2011, au total, au moins 35 écoles libres seront opérationnelles. Et que ce chiffre montera rapidement alors qu'à l'heure actuelle, près de 250 dossiers sont à l'étude. Les autorités devront donner la priorité à ces écoles libres et aux académies quand viendra le temps d'ouvrir des écoles primaires et secondaires dans leur juridiction.

Toby Young en 2010 (2 sur 4)
Toby Young en 2010 (3 sur 4)
Toby Young en 2010 (4 sur 4)

Ces écoles libres s'installent généralement dans des bâtiments existants, ici des bureaux, là une bibliothèque, ou un ancien hôpital. Certaines mettent l'accent sur l'apprentissage de l'anglais, dont elles triplent les heures d'enseignement. D'autres offrent des cours d'étiquette ou de yoga. Nombre d'entre elles sont à caractère religieux, hindou, sikh, protestant pour ne citer que quelques exemples. Pour obtenir « le financement public », précise Michael Gove, le ministre de l'éducation, il faut toutefois que leur programme soit « large et équilibré  ».

L'Église catholique a déclaré le 28 janvier qu'elle soutiendrait toute école catholique qui désirait ne plus être sous la houlette de l'administration publique locale et devenir une école libre.

Sources : Le Monde et The Daily Telegraph

Voir aussi :

Why do people hate Toby Young? Because he believes in education, not indoctrination.





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lundi 14 février 2011

Silence radio — Meurtrier en série aux États-Unis

Voir mise à jour, deux ans plus tard : Silence médiatique embarrassé autour d'un avortoir...

Billet du 14 février 2011

Dans le sillage de la folle fusillade de Tucson, on ne peut qu'observer que tous les meurtriers en série ne sont pas traités de la même façon aux États-Unis. Aucune conférence présidentielle, pas de longs services de commémoration à la télévision, pas de maillots avec des slogans bien tournés. Aucune discussion sur les potentielles causes sociales ou sociétales de ces meurtres en série. Pas de longs dossiers dans les hebdomadaires nationaux. Mais il s'agit des États-Unis, bien sûr.

Tiens, en y pensant bien, bizarrement toujours rien dans le Devoir ni sur le site de Radio-Canada ce lundi 14 février au matin non plus.

De quoi s'agit-il ?

Kermit Gosnell, un médecin américain pratiquant des avortements, a été inculpé mercredi 19 janvier 2011 pour les meurtres d'une femme et de sept bébés tués après leur naissance, alors qu'ils respiraient et bougeaient.

« Il exécutait régulièrement des avortements au-delà de la limite légale de 24 semaines. En conséquence, des bébés viables sont nés. Gosnell les a tués en plongeant des ciseaux dans leur moelle épinière », a indiqué le bureau du procureur de Philadelphie. Le Dr Gosnell avait « appris à ses employés à faire comme lui », a-t-il encore indiqué.

La femme concernée par la procédure est décédée d'une crise cardiaque provoquée par des narcotiques qui lui avaient été administrés dans le cadre d'un avortement tardif.

Le Dr Kermit Gosnell, âgé de 69 ans, a gagné des millions de dollars au cours des 30 dernières années en effectuant le plus d'avortements qu'il pouvait, dont de nombreux avortements tardifs et illégaux.

Depuis cette condamnation d'autres victimes de M. Gosnell l'accusent publiquement.

Robyn Reid, âgée de 15 ans, ne voulait pas se faire avorter. Mais quand sa grand-mère l'a emmenée de force à une clinique d'avortements un jour d'hiver 1998, Reid a pensé qu'il suffirait qu'elle dise au médecin qu'elle ne voulait pas avorter et puis filer.

Au lieu de quoi, Kermit Gosnell aboya : « Je n'ai pas de temps pour cela ! » Il a ensuite arraché ses vêtements, lui a donné une fessée, l'a jetée sur une civière sale, lui a attaché les bras et les jambes, lui a injecté des sédatifs jusqu'à ce qu'elle cesse de crier et perde conscience, a-t-elle déclaré au Philadelphia Daily News le 21 janvier 2011.

Nicole Gaither s'est fait avorter par Gosnell en 2001. Après quatre jours, la douleur post-opératoire était si intense qu'elle pouvait à peine marcher. Elle serait retournée à la clinique, où Gosnell insouciant lui aurait déclaré qu'il avait oublié des restes fœtaux en elle.

« Allons, levez-vous ! Ça ne fait pas si mal que cela ! » avant de procéder — sans aucune anesthésie — à une aspiration utérine.

En 2001, après avoir assisté au spectacle des patientes hébétées et ensanglantées du Dr Gossnel dans la salle de réveil de sa clinique, Davida Johnson a changé d'avis et ne voulait plus se débarrasser de son fœtus de 6 mois. Mais le personnel de la clinique ignora ses protestations dans la salle d'opération, la gifla, la ligota et lui donna des sédatifs jusqu'à la rendre inconsciente. À son réveil, elle n'était plus enceinte.

Quelques semaines plus tard, d'ajouter Davida, on lui a diagnostiqué une maladie vénérienne qui, selon elle, serait due aux instruments non stérilisés utilisés par Gosnell. Maintenant, elle ne pourrait plus mener de grossesses à terme ayant échoué à quatre reprises depuis son avortement.

Sources : Bureau du procureur général de Philadelphie et Philadelphia Daily News




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L'importance de l'amour des parents, et plus particulièrement de la mère


Selon Jen Pruessner, professeur de psychiatrie à l'Université McGill et directeur du Centre d'études sur le vieillissement de l'Institut Douglas, dès les premières années de la vie, l'amour des parents, tout particulièrement celui de la mère, inscrit son empreinte dans le cerveau des enfants. Rendus adultes, les enfants les plus dorlotés sont moins malades et réagissent mieux au stress.

L'équipe du professeur Pruessner a fait passer à 63 jeunes adultes en santé un questionnaire sur la qualité de leurs expériences familiales en bas âge. Ensuite, ils ont mesuré comment ils réagissaient à un test de stress couramment utilisé en recherche. Il s'agit de faire un discours devant un public, sur un sujet qui n'est dévoilé qu'à la dernière minute. Il s'agit d'une situation généralement très stressante. Le niveau de stress a été évalué à l'aide de questionnaires et en mesurant le niveau de cortisol après le discours non préparé. L'échantillon a été divisé en trois groupes, selon qu'ils avaient eu des soins et de l'affection maternels bas, moyens ou élevés. Le niveau de cortisol était plus faible pour les groupes de soins bas et élevés que pour le groupe de soins moyens.

Le cortisol est la principale hormone du stress du corps, le marqueur biologique du stress. Une concentration élevée de cortisol indique beaucoup de stress.  Il se distingue de l'adrénaline, une autre substance liée au stress, du fait qu'il est impossible de se rendre compte que le niveau de cortisol varie. L'adrénaline est liée à la réponse « se battre ou fuir », à l'accélération du rythme cardiaque. Il n'y avait pas de différence entre les rythmes cardiaques des trois groupes après le discours non préparé, parce que l'adrénaline n'est pas influencée par les expériences en bas âge. Le cortisol est une hormone sociale, contrairement à l'adrénaline, ce qui explique pourquoi les soins maternels influencent ce système.

Pour Jen Pruessner le manque d'affection en bas âge s'accompagne d'un supplément d'obésité, d'ulcères, d'hypertension, de diabète et de maladies chroniques. Il existe plusieurs mécanismes qui lient affection parentale et problèmes de santé. Le cortisol, notamment, a des effets sur des cellules ayant un rôle dans le gain de poids, dans le contrôle de la pression sanguine et dans l'atrophie du cerveau.

Les 16 premières années de vie sont les plus importantes. Elles incluent des années où il n'y a pas de souvenirs sémantiques, avant l'âge de 2 ans:  on ne se souvient pas de ce qui s'est passé, mais il reste des souvenirs émotionnels. Cette partie du cerveau est déjà présente et active, alors que la partie sémantique du cerveau, qui donne du sens à ce qui se passe, vient à maturation plus tard, après 2 ans.

Selon l'étude parue dans Psychiatry & Neuroscience, la mère a un impact plus fort à la fois pour les garçons et les filles. Le lien avec la mère est au départ biologique : elle porte le bébé, puis elle l'allaite. Les liens se forment naturellement. Ces motivations biologiques expliquent pourquoi les liens avec la mère sont plus forts, en bien ou en mal.


Sources : La Presse et Psychiatry & Neuroscience

Engert V, Efanov SI, Dedovik K, Duchesne A, Dagher A,
Pruessner JC
Perceived early-life maternal care and the cortisol response to repeated psychosocial stress (Res) 370





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vendredi 11 février 2011

Projets ECR sur les « davidiens » et « les travestis »

Description des étudiants (fin du secondaire en Beauce apparemment) sans correction orthographique :

« Ceci est un projet d'ECR qui montre sous une chanson comment les davidiens pensent que se déroulera la fin du monde. Et oui aussi étrange qu'il soit, ils pensent que les Européens détruiront les États-Unis, lorsque ceux-ci tomberont sur leurs chef (David Koresh) ils le crussifiront puisqu'il se prend pour le messie. Après sa mort il réssucitera et amènera tout ses fidèles vers son royaume sur le dos des anges. Cette vidéo est une réalisation du fameux jeune scénariste Michael Dulac, interprété par Joey Bougie et Alex Bélanger. Merci aussi à Marc-Olivier Lavallé Bourget pour son aide au montage et effets spéciaux. »



« Fait par Michael Dulac, Vincent Couture et Steeven Fortin. Cette vidéo est représenté sous forme de reportage de TVA pour un projet d'éthique culture religieuse à l'école. Elle est suposé vouloir dire qu'il ne faut pas rire des travestis XD. Aprécier puis commenter !!! »






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Jaya en Arabie Séoudite, à Antioche et à Bangkok, comparaison du traitement d'un manuel d'ECR pour la 5e primaire

Suivons Jaya l'hindoue québécoise (très représentative à 0,3 % de la population québécoise, mais voilà bien un sujet tabou !) qui sert de cicérone dans les manuels Modulo d'éthique et de culture religieuse destinés au 3e cycle du primaire (pour les enfants de 10 à 12 ans). Ces manuels sont agréés par le Monopole de l'Éducation du Québec (MELS) et ont été révisés sur le plan « scientifique » par le père du programme d'éthique et de culture religieuse, Fernand Ouellet. Ce choix d'une jeune indienne hindoue n'est sans doute pas étonnant quand on connaît un des intérêts de Fernand Ouellet : l'hindouisme.




Jaya en Arabie Séoudite

D'abord, l'image :


(Illustration du manuel d'ECR Symphonie, publié par Modulo, destiné au 3e cycle du primaire, manuel A, p. 30)

Quelques commentaires :
  1. la révélation est un fait, Mahomet a vraiment rencontré Dieu sous la forme de l'ange Gabriel, le mode est l'indicatif, nous avions déjà remarqué le même fait pour d'autres manuels.
  2. Le recensement de 2001 ne précise que 108 620 musulmans, pas 200 000. En 7 ans ont-ils vraiment doublé en nombre ? Quelle est la source de Modulo ?
  3. Jaya est hindoue, mais se trouve devant la grotte de Hira, lieu interdit aux non-musulmans.
  4. On appelle plutôt aujourd'hui ce mont comme celui de la lumière : Djebel an-Noûr.
  5. La pédanterie dans la graphie « Muhammad » plutôt que le traditionnel Mahomet et Arabie Saoudite, plutôt que Séoudite, qui est un anglicisme pour Jean Girodet dans Dictionnaire et pièges de la langue française.



Jaya à Antioche



(Illustration du manuel d'ECR Symphonie, publié par Modulo, destiné au 3e cycle du primaire, manuel A, p. 32)

Commentaires :
  1. Il s'agit d'une des pages du reportage de Jaya qui nous parle du christianisme, admirez la mosquée choisie pour l'illustrer !
  2. On y retrouve des verbes introducteurs (« Les chrétiens reconnaissent », « les disciples annoncèrent », « Les chrétiens croient ») dont la fonction est de relativiser l'histoire du Christ, exactement comme dans les manuels destinés au premier cycle du primaire. Mahomet a bien parlé à Dieu par le truchement de Gabriel, mais les chrétiens croient que le Christ est Fils de Dieu et ressuscité.
  3. Le fait que les chrétiens aient reçu ce nom à Antioche — ce qui est bien ce que disent les Actes 11:26 — ne signifie en rien que cet événement ait marqué le début de la religion chrétienne. Elle date d'avant, bien évidemment ! De la venue du Christ sur Terre (il prêche cette religion à des disciples) ou de la Pentecôte qui commémore la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, marque le début de leur évangélisation et le début de l'Église. D'ailleurs un peu plus loin, sur la même page, on nous apprend que la fondation des premières communautés a coïncidé avec le début du christianisme...


Jaya à Bangkok



(Illustration du manuel d'ECR Symphonie, publié par Modulo, destiné au 3e cycle du primaire, manuel A, p. 36)

Remarques :
  1. À nouveau aucune distance dans la relation : Siddharta Gautama fut « illuminé » et « Il comprit le sens de toute chose ». Pas « les disciples du Bouddha disent qu'il fut illuminé », « les bouddhistes croient que le Bouddha a compris le sens de toute chose ». Non, non, contrairement au Christ, ces choses sont énoncées ici comme des faits.
  2. La date de naissance de Siddharta Gautama est moins sûre que ce que laisse penser cette page (563 av. J.-C.) Selon la légende, il serait né plus de 200 ans avant le début du règne d'Açoka (273 av. J.-C.) Rappelons que la tradition palie situe la naissance du Bouddha à 624 av. J.-C. Récemment, dans un ouvrage faisant la recension des dates du Bouddha, la majorité des érudits qui se sont prononcés sur le sujet ont avancé que le Bouddha serait mort 20 ans avant ou après 400 av. J.-C. Quelques-uns donnent des dates ultérieures ou postérieures.