mardi 4 mai 2010

Les enfants de la réforme pédagogique : peu autonomes, médiocres en français, dissipés, mais ciyoyens du monde !

Un rapport du Monopole de l'Éducation du Québec révèle que les enfants issus du renouveau pédagogique sont peu autonomes, éprouvent des difficultés en français et peinent à se concentrer lors de cours magistraux, selon ce que rapportaient Rue Frontenac le jeudi et le journal La Presse, vendredi. Au cégep, les cours sont généralement d’une durée de trois heures, entrecoupés d’une ou deux pauses. « On a déjà de la misère à les motiver. Les élèves se considèrent comme des consommateurs de services éducatifs et c’est au prof de les faire réussir », affirme Mario Beauchemin de la Fédération des enseignants de cégeps.

Citoyens du monde et ouverts

Ces jeunes, qui feront leur entrée dans les cégeps de la province à l'automne 2010, auraient par contre de fortes aptitudes au travail en équipe, seraient des « citoyens du monde », feraient preuve d'ouverture (envers quoi ?) et auraient de la facilité à formuler leurs opinions. Le rapport ne dit pas si ces opinions sont bien étayées et originales au risque, parfois, d'être politiquement incorrectes et peu appréciées par la sacro-sainte équipe.

Ce rapport, préparé par le Comité d'analyse du Programme de formation de l'école québécoise, vise à dresser le portrait des compétences des élèves issus de la réforme alors qu'ils s'apprêtent à entrer au collégial.

Peu autonomes

Le Monopole de l'Éducation reconnaît que les jeunes ayant été soumis à la réforme pédagogique ne semblent pas avoir un niveau d'autonomie « à la hauteur des attentes ». Le ministère recommande donc aux enseignants de procéder à des examens d'évaluation en début d'année afin d'évaluer leurs connaissances et de s'adapter en fonction des faiblesses.

Encore plus de travail pour les professeurs de cégep !

Inévitablement, cette suggestion a fait bondir le président de la Fédération des enseignants et des enseignants de cégeps, Mario Beauchemin. Selon lui, cela ajoutera « à la lourdeur de la tâche » des enseignants et prédit leur grogne si ces tests devenaient obligatoires. Selon M. Beauchemin, si ces tests diagnostiques deviennent obligatoires, il y aura « une petite révolte » chez les enseignants du collégial.

Quant au président-directeur général de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, dont le petit-fils doit entrer au cégep dans deux ans, il a laissé tomber cet aveu à une journaliste de La Presse : « Quand je demande à mon fils : Alex sera-t-il prêt à entrer au collège ? Il ne le sait pas. »

Voir aussi Le cours ECR, école de l'unanimisme politiquement correct.



Le rapport du Monopole de l'Éducation : Profil général de l'élève issu du renouveau pédagogique au secondaire Fichier PDF

Mémoire des demandeurs à la Cour suprême

On trouvera ici le mémoire des demandeurs à la Cour suprême expliquant pourquoi, selon eux, leur cause est importante et devrait être entendue par le plus haut tribunal du pays. Pourquoi le refus d'exemption au cours d'ECR peut s'assimiler à un déni de droit fondamental. Le mémoire n'expose pas tous les arguments des requérants, uniquement pourquoi c'est une cause importante.

Le document PDF est relativement gros (6 Mo), il fait partie d'un dossier nettement plus long, ce qui explique pourquoi le premier numéro de page est le numéro « 100 ».






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Des évêques québécois pro-ECR contre Rome et la base catholique pratiquante

Richard Décarie, porte-parole de la Coalition pour la liberté en éducation, explique le choix des parents de porter leur cause devant la Cour suprême, tout en fustigeant les évêques du Québec pour leur position sur le cours Éthique et culture religieuse.

Cliquer pour lancer la lecture



Audio également disponible ici.

Quelques remarques :
  1. On ne s'attend pas à avoir de nouvelles de la Cour suprême avant la fin de l'été.

  2. Puisqu'on parle de ce carnet dans cet entretien, il est important de préciser que Pour une école libre est indépendant de la CLÉ et que son contenu n'est pas approuvé par la CLÉ, c'est le travail d'un groupe de parents libres qui partagent, il est vrai, de nombreuses affinités avec la CLÉ dans son combat pour la liberté en éducation.

  3. La CLÉ n'a pas cherché la division entre les Chevaliers de Colomb, l'année passée les Chevaliers de Colomb ont approuvé une résolution assez anodine en faveur des parents : la liberté de choix. Enfin, résolution anodine dans une situation normale. Au Québec, cette simple évocation a déplu à des représentants épiscopaux assez militants en ce qui concerne l'imposition du cours ECR. Et ces représentants et leurs partisans ont eu l'oreille attentive de Radio Ville-Marie comme l'avoue l'animateur (notons au passage qu'il n'a pas invité de ces Chevaliers de Colomb en faveur de la liberté de choix).

    Cette année, la CLÉ n'a pas du tout cherché un quelconque affrontement. Bien au contraire, c'est une résolution locale provenant du diocèse de Mgr Veillette qui a voulu mettre dos à dos les évêques (enfin l'interprétation des évêques en faveur du cours ECR qui sont contre le libre choix et les demandes d'exemption au cours ECR) et la CLÉ. Résolution de Mauricie qui reprend les mêmes « arguments » que Mgr Veillette : il ne faut pas de libre choix, car aujourd'hui enfin avec l'imposition d'ECR, il se passerait de merveilleuses choses dans les paroisses lors des cours de catéchèse ! C'est évidemment sans rapport : on peut améliorer la catéchèse tout en n'imposant pas le cours ECR !



    Mgr Martin Veillette et Mme Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine en 2008 lors de la signature d'une entente sur le patrimoine religieux et l'utilisation d'églises (vides) dont le changement d'usage est envisagé



    La CLÉ n'avait proposé aucune résolution qui diviserait les Chevaliers de Colomb. C'est le fait de ces conseils de la Mauricie. Malgré un jeu de coulisses peu élégant, une lettre envoyée d'autorité à tous les Colombiens par Mgr Veillette pour leur faire comprendre qu'ils avaient mal voté en 2009, les quelques délégués opposés au libre choix se sont fait rabrouer massivement cette année par les autres délégués rassemblés. Il est désormais clair qu'ils sont ultraminoritaires (5 sur plus de 400 délégués). Nous ne doutons pas toutefois que les opposants au libre-choix fassent tout pour revenir à la charge et imposer leur point de vue « éclairé ».




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Pas de télévision chez les tout-petits ferait des enfants plus minces, plus sociables et plus intelligents

Les tout-petits qui grandissent loin du petit écran deviennent des enfants non seulement plus minces, mais aussi plus intelligents et plus sociables. Des chercheurs québécois et américains ont en effet démontré qu'une exposition précoce à la télévision, même quand elle est conçue spécialement pour eux, peut priver les jeunes enfants d'apprentissages fondamentaux qui ont une incidence directe sur le type d'écoliers qu'ils deviendront.

« Entre l'âge de 2 et 4 ans, même une exposition marginale à la télévision retarde le développement de l'enfant », explique Linda S. Pagani, l'auteure principale de cette étude publiée hier dans Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine. La télévision « est une activité passive tant sur le plan physique, qu'intellectuel et social. Ces activités-là se font au détriment du jeu et de l'interaction avec le monde qui sont fondamentaux dans le développement du jeune enfant », poursuit la professeure à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal.

Or, de 0 à 5 ans, ce sont tous les fondements intellectuels de la personne en devenir qui se mettent en place. « Le cerveau triple de taille, et son réseautage est en expansion exponentielle. Comme pour les animaux, c'est aussi pendant cette période charnière que l'humain prend ses habitudes et fixe son comportement et ses préférences », rappelle celle qui est aussi chercheuse au CHU Sainte-Justine.

Plus de détails.





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L'immigration paiera-t-elle les retraites, enrichit-elle les pays d'accueil ?

Entrevue intéressante de Michèle Tribalat sur l'« immigration en France » dans le Devoir de lundi 3 mai.

Rien de bien neuf pour les lecteurs de ce carnet si ce n'est que le Devoir lui ouvre ses colonnes. Certains lecteurs du quotidien des intellectuels de Montréal ne peuvent donc s'empêcher de crier à la « xénophobie », au « racisme maquillé », à « l'extrême droite ». Même si Michèle Tribalat a écrit un livre contre le Front national, mais bon il ne faut pas trop en demander aux lecteurs bobos du Devoir, ils sont après tout cultivés et le fruit du Monopole de l'Éducation du Québec.

Que dit Michèle Tribalat ?

L'immigration étrangère est généralement présentée comme ayant un effet positif sur l'économie. Elle serait nécessaire pour favoriser la croissance, occuper les emplois dont les autochtones ne veulent plus, pallier le vieillissement, alléger la charge des inactifs et payer les retraites. Ces arguments sont devenus des postulats au nom desquels les organisations internationales et communautaires, les ONG, la plupart des médias font pression en faveur d'une libéralisation accrue de la politique migratoire. (Et au Québec d'une hausse constante de l'immigration, ce qui ne pourrait paradoxalement qu'empirer les choses en termes démographiques puisqu'il faudra importer encore plus d'immigrés quelques décennies plus tard pour maintenir le même taux d'actifs par rapport au nombre de retraités.)

L'économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main. Du même coup, l'impact global, économique et humain de l'immigration n'est plus étudié puisque ses bienfaits seraient prouvés et indiscutables.

L'impact sur le peuplement des territoires, en particulier, n'est guère étudié, car il risque de révéler l'ampleur de bouleversements dont il faudrait bien finir par parler et qui pourraient conforter les réticences à la politique du fait accompli.

En outre, les études réalisées sur l'impact économique, en termes de production de richesses, de répartition, d'emploi et de finances publiques ne confortent pas le postulat français d'une contribution indispensable de l'immigration.

Instituts au Canada anglais disent de même

C'est en substance ce que des instituts du Canada anglais ont déjà écrit, mais nous ne pensons pas que le Devoir ait rapporté leurs études sur le sujet.

C'est ainsi que, selon le C.D. Howe Institute, l'immigration ne serait pas une solution miracle pour éviter une crise dans la vieillissement de la population active au pays. Selon le directeur exécutif de l'institut de recherche, les politiques économique et sociale ont considérablement augmenté le nombre d'immigrants au pays, mais cette immigration massive a eu peu d'effets sur l'ensemble de la structure démographique au pays. L'institut suggère d'autres mesures pour contrer le problème du vieillissement de la population active, dont :
  1. Reporter l'âge de la retraite prévue de 65 ans à 70 ans ;
  2. Relever le taux de fécondité des Canadiens ;
  3. Stimuler la productivité.
Quant à l'Institut Fraser, pour lui, l’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général et les politiques d’immigration doivent être revues. L'institut souligne que les données officielles montrent que les immigrants récents gagnent un revenu substantiellement moins élevé que les personnes nées au Canada. Le système en place leur fournit des subventions à travers les taxes payées par ceux qui gagnent un revenu plus élevé. Le même rapport estime que les immigrants qui sont arrivés dans les douze années précédant 2002 ont imposé aux Canadiens un fardeau fiscal de 18,5 milliards $ en 2002 seulement.

Sur le plan démographique, l'étude rappelle qu’il faut actuellement cinq contribuables pour assumer le coût des prestations de retraite d’un récipiendaire au Canada et calcule que pour maintenir cette proportion, le nombre d’immigrants devrait augmenter à un point tel par rapport au niveau actuel que l’économie et la société canadienne ne pourraient pas les intégrer avec succès.

Immigrants peu qualifiés en Europe, qualifiés au Canada ?

Pour Mme Tribalat, les problèmes d'intégration sont accentués par le fait que les pays européens (contrairement au Canada) accueillent des immigrants souvent peu qualifiés. Michèle Tribalat poursuit dans le Devoir :
« Au Canada, vous n'acceptez que des immigrants qui ont de bons revenus ou des qualifications. Pour vous, l'effet sur les salaires est probablement positif puisqu'il permet de tirer vers le bas les plus hauts salaires et d'éviter les écarts trop grands. Cette immigration n'a probablement pas non plus d'effets négatifs sur les finances publiques. Les populations peu qualifiées qui immigrent en Europe ont un effet à la baisse sur les bas salaires. Ce qui accroît les inégalités. »
Cette prétendue différence avec le Canada explique sans doute le fait que le Devoir ait publié cette entrevue un peu iconoclaste.

S'il est vrai que le Canada maîtrise mieux ses flux migratoires que la France, il est faux de croire que tous les immigrés au Canada « ont de bons revenus ou des qualifications ».

Car seuls environ 40 à 54 %, selon les années, des immigrants au Canada appartiennent à la catégorie « économique », les autres étant des réfugiés ou faisant partie d'un regroupement familial, ces immigrants-là n'ont pas nécessairement des « bons revenus ou des qualifications ». C'est d'ailleurs souvent le contraire pour les réfugiés.

Hausse du taux de faible revenu chez les immigrants au Canada

En outre, les immigrants arrivés dans les années 1990 gagnent moins que ceux qui sont arrivés dans les années 1980. La hausse du taux de faible revenu dans les trois plus grandes villes du Canada, ainsi qu'en Ontario et en Colombie-Britannique, principalement celle survenue durant les années 1990 est concentrée en grande partie chez la population d'immigrants. Essentiellement, au cours des deux dernières décennies, le taux de faible revenu a baissé chez les Canadiens de naissance et augmenté chez les immigrants. (Statistiques Canada)

Les raisons invoquées (p. 29) pour expliquer ce déclin sont multiples :
  1. les immigrants récents ne proviennent plus principalement d'Europe et des États-Unis.

  2. Les antécédents professionnels de ces immigrés sont habituellement considérés d’une valeur inférieure par les employeurs canadiens.

  3. Les nouveaux immigrants pourraient provenir de pays d’origine où la qualité de l’enseignement est inférieure à celle offerte par les pays d’origine traditionnels et, par conséquent, le rendement des études pourrait baisser.

  4. Les « réseaux » auxquels ont accès les nouveaux immigrants pourraient s’être détériorés, particulièrement pour ceux de la catégorie économique, parce qu’ils possèdent moins de liens sur place au moment de leur arrivée.

  5. Le nombre grandissant de diplômés canadiens (le nombre de femmes titulaires d’un diplôme universitaire sur le marché du travail a quadruplé de 1980 à 2000, le nombre des hommes a doublé) sature le marché. En effet, les gains d’emploi médians des diplômés universitaires, particulièrement les jeunes diplômés, ont diminué au cours des deux dernières décennies. Les immigrants ayant atteint un niveau élevé de scolarité qui arrivent sur ce marché du travail saturé éprouvent des difficultés d'emploi liées à leur manque de contacts locaux et leur faible expérience locale.



Michèle Tribalat interrogée sur France 24





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lundi 3 mai 2010

Écoles californiennes — de mal en pis

L'administration Obama essaie de susciter de l'enthousiasme autour d’une nouvelle proposition qui viserait à remplacer un ensemble de normes d’éducation publique locales disparates par des normes fédérales unifiées.

Pour le magazine The Economist de Londres, le président Obama devrait cependant considérer un récit édifiant. Dans les années 1990, la Californie a également mis en place un ensemble de normes rigoureuses.

« Nous pensions que ces normes étaient les plus strictes », du même niveau que celles du Massachusetts et de l'Indiana, a déclaré Mike Petrilli de l'Institut Thomas B. Fordham, un cercle de pensée de Washington.

Mais il ne suffit pas d’établir des normes. En Californie, ces normes ne se sont jamais traduites dans une amélioration des résultats. Les écoles californiennes sont, à quelques exceptions près, lamentables selon The Economist. En outre, la crise financière de l'État est sur le point d’empirer la situation.

État lamentable des écoles publiques

C’est ainsi que les écoliers californiens de 8e année (14 ans) se sont classés 46e en mathématiques aux États-Unis l’an dernier. Seuls les écoliers de l'Alabama, du Mississippi et du District de Columbia ont fait pire. À l’exception de ces trois États, la Californie est également l’État qui envoie proportionnellement le moins de diplômés du secondaire à l’université.

Parmi les près de 1000 districts scolaires californiens, le Los Angeles Unified, le deuxième par sa taille dans le pays, fait l'objet d'une enquête par l'Office fédéral pour les droits civils afin de savoir si on y éduque correctement les élèves qui maîtrisent mal ou pas du tout l’anglais.

Rôle délétère d’un syndicat puissant

Eli Broad, un philanthrope de Los Angeles qui essaie de réformer l’enseignement en Californie blâme une série dysfonctionnements notamment « des conseils scolaires élus composés de m’as-tu-vu et les syndicats » et le fait que le syndicat des enseignants de l'État est à la fois le plus puissant et le plus « plus rétrograde » des États-Unis. Ce syndicat, la California Teachers Association (CTA), est le plus grand groupe de pression de l’État : il a dépensé quelque 210 millions de dollars lors de la dernière décennie – plus que tout autre groupe – pour influer sur la politique californienne.

La CTA a utilisé son argent pour tuer dans l’oeuf presque toutes les tentatives de réformes qui auraient pu transformer ces normes en réalité. Elle a contribué à défaire plusieurs référendums d’initiative populaire qui auraient, notamment, mis en place un système de bons scolaires en Californie et modifié la période d’essai des enseignants. Ce syndicat s’est assuré que l'État mette en place « des tests de sélection des enseignants ridiculement faciles » selon les paroles de M.Petrilli, le plus grand donateur au Parti démocratique de Californie.

Financement

Un autre facteur est l'argent. Bien que les dépenses scolaires représentent la plus grande partie du budget californien. La Californie se classait 46e aux États en termes de dépenses par élève. Les finances désastreuses de l’État et la crise récente se sont traduites par une chute de 11 % du financement par élève au cours des deux derniers exercices financiers. Cet exercice budgétaire, les districts scolaires ont été en mesure d'utiliser les fonds fédéraux du programme de relance pour atténuer les effets de cette baise. Mais ces fonds se tariront en juillet quand commencera la nouvelle année budgétaire.

Impact de l’immigration ignoré

En 2009, les étudiants asiatiques composaient 9 % de la population scolaire californienne. Plus de 75 % de ces étudiants ont eu des résultats qui les plaçaient dans les deux catégories les plus hautes (« compétent » et « avancé ») en mathématiques et en anglais. Seuls 25 % de ces étudiants échouaient.

Les élèves noirs constituent 7 % de la population scolaire californienne en 2009, seuls 35 % d'entre eux réussissaient en mathématiques et en anglais.

Quant aux élèves hispaniques qui représentent 50 % des écoliers californiens, leur taux de réussite est de 32 %. Il est vrai que le taux de réussite des hispaniques a légèrement augmenté ces deux dernières années. En 2003, par exemple, 81 % des élèves hispaniques échouaient encore aux tests de mathématiques et d’anglais. Mais on peut légitimement se demander si l’augmentation rapide du nombre d’hispaniques dans les écoles californiennes (environ 1 % par an depuis 1990) n’explique pas le déclin rapide des résultats des écoles californiennes pendant cette période et non pas uniquement un manque de financement et une certaine sclérose de la part des syndicats comme semble l’indiquer The Economist.





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dimanche 2 mai 2010

Lise Payette : « qu'on coupe complètement et totalement le ministère de l'Éducation »

Lise Payette, féministe et ministre péquiste sous le gouvernement de René Lévesque, écrivait ces mots étonnants — pour une péquiste — vendredi 30 avril dans Le Devoir. Le texte de Mme Payette ne semble pas empreint d'ironie.
Je suggère qu'on coupe complètement et totalement le ministère de l'Éducation, ce monstre dont tout le monde a perdu le contrôle, y compris la ministre responsable. Autant ce ministère paraissait essentiel dans les années 1960, autant il est devenu un poids qui empêche le monde de l'éducation d'avancer. Ça fait déjà plusieurs générations que ce ministère assassine les jeunes avec tous ses brillants fonctionnaires qui ont le pied sur le tuyau d'oxygène. Avides de pouvoir, bien décidés à ne pas en céder une parcelle aux autorités des écoles, les fonctionnaires du MELS imposent leur formidable prétention du haut de leurs certitudes.

De réforme en réforme, on aura réussi à bousiller plusieurs générations sans jamais rien proposer qui redonne l'envie d'apprendre, la curiosité de découvrir et le besoin de bien s'équiper pour affronter la vie qui vient devant. Il y a longtemps que plus personne ne parle de hausser la barre. On se contente de la descendre pour faire croire que tout baigne. On s'est d'abord assuré d'« écœurer » à tout jamais une armée complète d'enseignants chez qui on a éteint toute velléité d'éveiller des jeunes à la connaissance, puis on a « écœuré » les jeunes avec des éteignoirs de rêves qu'on a multipliés à profusion.

C'est sûr qu'il y aurait de belles économies à faire de ce côté. Fermer un ministère. Mettre la clef sur la porte. On peut imaginer qu'un nombre important de fonctionnaires rentreraient à la maison, car il faudrait éviter de les recaser ailleurs où ils ne manqueraient pas de refaire le même dommage que ce qu'ils ont réussi à faire à l'éducation. Le résultat immédiat serait une augmentation du taux de chômage dans la belle ville de Québec, mais comme il n'est actuellement que de 4 %, on ne sentirait pratiquement pas l'augmentation.

Qu'est-ce qu'on ferait des écoles ? On les laisserait s'administrer, une par une. Ce qui permettrait de savoir rapidement lesquelles vont bien et où il faut faire des changements.

Un ministère en moins ! Une ministre en moins, et un chauffeur et une voiture... Beaucoup d'économies. Un vrai coup d'air pur.





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samedi 1 mai 2010

Les bons scolaires permettent une meilleure intégration sociale

De nombreux Québécois et Européens pensent que toutes les écoles publiques américaines reflètent la composition ethnique de leur quartier ou de leur ville. C’est faux. De nombreuses écoles publiques américaines continuent d’être racialement homogènes avec souvent plus de 90 % des étudiants appartenant à un seul groupe ethnique. Et cela, sans que cela ne soit contraire à l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis de 1954 (Brown contre la Commission scolaire). En effet, ce jugement établit une différence entre la ségrégation ethnique de facto, née d’une distribution résidentielle particulière, et la ségrégation de jure, attribuable à des règlements anticonstitutionnels qui limitent l’inscription à un groupe ethnique particulier. Les banlieues cossues ont donc toujours aujourd’hui des écoles très homogènes sur le plan ethnique.

Les bons scolaires (encore appelés chèques-éducation ou bons d’études) correspondent à une subvention gouvernementale – souvent un remboursement d’impôts dans les faits – accordée par élève. Ils permettent aux parents d’inscrire leur enfant à l'école de leur choix, publique ou privée. Les bons scolaires rendent les écoles privées plus accessibles aux élèves de parents pauvres, si ces parents le désirent. Plusieurs études sur l’effet de ces bons scolaires ont été publiées aux États-Unis. Elles portent, notamment, sur les villes de Milwaukee, Cleveland et Washington.

Jay Greene et Marcus Winters se sont penchés sur un programme de bons scolaires mis en place à Washington. Leur étude révèle que les étudiants bénéficiaires de bons d’études, 94 % d’entre eux noirs, ont fréquenté des écoles privées plus intégrées racialement que les écoles publiques de la capitale américaine. Les auteurs signalent que ni les écoles publiques ni les écoles privées participantes à Washington ne reflètent la composition ethnique de la ville, mais le programme de bons d’études a permis de créer plus d’occasions d’intégration qu’il n’aurait été autrement possible.

Les recherches sur le programme de bons scolaires de Cleveland ont également démontré une plus grande intégration ethnique des bénéficiaires de ces bons. Le programme Cleveland Scholarship a été lancé pendant l’année scolaire de 1996-1997. Il offrait, à l'époque, 2 250 $ américains aux 51 écoles participantes pour chaque élève qui les fréquentait. Greene a constaté que près d’un cinquième (19 pour cent) des bénéficiaires de bons a fréquenté une école qui pratique l’intégration raciale alors que ce n’est le cas que de 5,2 % des élèves des écoles publiques de Cleveland. Les travaux de Greene ont également démontré que « 71 pour cent des élèves du système public de la métropole fréquentent des écoles qui sont racialement homogènes (plus de 90 % des élèves partagent le même profil ethnique), alors que ce n’est le cas que de 50 pour cent des élèves des établissements privés qui acceptent les bons scolaires. »

Au départ, les écoles religieuses n’avaient pas le droit de participer aux programmes de bons scolaires de Milwaukee. Cette interdiction a été levée par la suite et l’étude de ce programme révèle que les écoles religieuses qui acceptent les bons d’études sont aujourd’hui mieux intégrées que les écoles publiques de la ville. En 1990-1991, 341 élèves ont utilisé des bons pour s’inscrire à sept écoles, en 2001-2002, 10 882 élèves utilisaient ces bons pour fréquenter 106 écoles différentes. Alors que 54,4 % des écoles publiques de Milwaukee étaient ethniquement homogènes en 2001-2002, seuls 41,8 % des écoles privées religieuses participant au programme de bons l’étaient. Les bons scolaires ont permis à des étudiants qui, sinon, seraient restés dans des écoles ethniquement homogènes d’aller à des écoles religieuses privées qui l’étaient moins. Pendant l’année scolaire 2006-2007, 17 714 élèves ont participé au programme de bons d’études. Chaque école qui participe au programme reçoit 6 501 $ par élève inscrit à plein temps, elle ne doit ni faire passer de tests approuvés par le Ministère de l’Éducation ni, horresco referens, embaucher de professeurs diplômés par l’État. On comprend mieux l’opposition des syndicats et de la gauche à ces programmes de bons scolaires.

À la fin 2006, Greg Foster a passé en revue six études de haut niveau sur les programmes de bons scolaires à Milwaukee, Cleveland et Washington. Il en a conclu que chacune de ses études démontrait que les écoles privées qui participaient à ces programmes étaient moins ethniquement homogènes que les écoles publiques de la même ville. Les affirmations, selon lesquelles les bons d’études défavorisent les pauvres, les minorités ethniques ou encore les enfants avec des besoins éducatifs particuliers, sont sans fondement et ne correspondent pas aux travaux sérieux effectués en la matière. Toutes les études tendent à montrer, bien au contraire, que les programmes de bons d’études ont des effets extrêmement bénéfiques en termes de mixité sociale. Les parents qui bénéficient des bons scolaires choisissent leur école principalement pour des raisons liées à la qualité de l’enseignement et ils sont nettement plus satisfaits des prestations de leurs écoles que les parents des écoles publiques. Les parents des écoles qui acceptent les bons scolaires déclarent également que ces écoles fournissent un environnement plus sûr et plus sécurisant pour leurs enfants que les écoles publiques.

États-Unis — L’enseignement secondaire catholique est le plus performant

La National Catholic Educational Association (NCEA) vient de faire paraître ses statistiques pour l'année scolaire 2009/2010. La NCEA, dont la création remonte à 1904, est la plus grande association privée des professionnels de l'enseignement : elle regroupe 200 000 éducateurs catholiques au service de 7,6 millions d'élèves et d'étudiants (élémentaire, secondaire, supérieur et universités).

Selon ces statistiques, 99,1 % des élèves du secondaire catholique ont obtenu leur diplôme de fin d'études : les écoles religieuses non catholiques n'ont qu'un taux de réussite de 97,9 %, les écoles privées non religieuses, 95,7 % et le secteur public, 73,2 %.

Les élèves du secondaire catholique ont deux fois plus de chance de réussir leur cycle supérieur (quatre ans) que les élèves du secteur public : respectivement 84,7 % de réussite contre 44,1 %.

La réussite de l'enseignement secondaire catholique est écrasante si on la compare aux piètres résultats du secteur public. Mais il faut aussi faire litière d'un mythe : cet enseignement n'est pas élitiste et réservé aux familles disposant de moyens. Il éduque aussi un très grand nombre d'enfants de familles pauvres et défavorisées et, visiblement, leur permet, contrairement au secteur public, d'atteindre un excellent niveau d'éducation.

L'excellence du secondaire catholique est un phénomène constant depuis au moins ces 25 dernières années.





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vendredi 30 avril 2010

Les instances internationales servent-elles les pays occidentaux ?

Le Conseil économique et social de l'ONU a élu hier l'Iran (ainsi que le Zimbabwe) à la Commission de la condition de la femme , « par acclamation », pour un mandat de quatre ans à compter de 2011. L'ONU qualifie cette Commission de « principal organisme mondial d'élaboration des politiques » en matière des droits et des revendications des femmes, « dédié exclusivement à l'égalité entre les sexes et à la promotion des droits de la femme. »

Mark Steyn, auteur America Alone : La fin du monde tel que nous le connaissons, revient à la fin de la vidéo (en anglais) ci-dessous sur le rôle nocif et liberticide que ces agences internationales pourraient avoir à l'avenir.




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