dimanche 4 juin 2017

375e de Montréal, récupération multiculturaliste ? (m-à-j)

Nous avions déjà fait part de nos craintes de voir le 375e anniversaire de la fondation de Montréal récupéré politiquement par le parti du « vivre ensemble » multiculturel qui occulterait la fondation d’une ville française point d’appui d’une colonie française, d’un effort mené par des gens très pieux (Ville-Marie) et l’importance de cette ville du point de vue historique et linguistique pour la francophonie nord-américaine.

Denis Bombardier revient sur cette récupération :

TOUS DES IMMIGRANTS ?

Rien ne nous sera épargné­­. Montréal est en fête et cette commémoration de la fondation de Ville-Marie par nos ancêtres français permet au maire Denis Coderre de conclure que « nous sommes tous des immigrants ». Tous, mais d’abord et avant tout les Canadiens français de souche. On a bien compris­­ le message.

Le maire n’en est pas à un raccourci près lorsqu’il veut nous faire part de la réflexion qui inspire ses initiatives. Pour comprendre sa vision orthodoxe du multiculturalisme, ne l’oublions pas, puisque Denis Coderre­­ a été dans une vie antérieure ministre libéral à Ottawa. Le multiculturalisme s’est développé et s’est épanoui, si l’on peut dire, pour en arriver à cette création surprenante qu’est le Canada post national tant vanté et incarné par Justin Trudeau. Dans ses voyages à l’étranger, il commande l’admiration­­ de nombre de gens qui ignorent par ailleurs ce qu’est le Canada­­ en dehors des clichés. Et c’est à l’initiative de Pierre-Elliot Trudeau, père de la Charte des droits que le multiculturalisme, cette réponse au nationalisme québécois, s’est imposé. Que Denis Coderre prenne ses aises avec l’histoire et nos ancêtres français ne devrait donc pas nous surprendre.

EXPANSION FRANÇAISE

Le hic est que les Français venus coloniser­­ le Canada n’étaient pas des immigrants. Ils ne fuyaient pas leur pays. Ils voulaient l’agrandir jusqu’en ces contrées lointaines sur lesquelles ils misaient pour s’enrichir. Pour imposer leur civilisation également. Il s’agissait, pour ces navigateurs qui étaient des aventuriers et pour ces missionnaires animés d’une foi vibrante et conquérante, de prendre possession du territoire au nom du roi de France. Ils ne se déracinaient donc pas, ils s’installaient tout simplement dans des terres qu’ils s’appropriaient, parfois en négociant des traités avec certaines tribus. Comme les Anglais l’ont fait eux-mêmes à l’intérieur de leur empire.

PROCÈS

Le procès du colonialisme de ces grands empires a déjà été fait. Avec raison, d’ailleurs. Mais on ne peut pas réécrire l’histoire selon les critères moraux d’aujourd’hui. Les idéologues qui plaquent notre réa­lité actuelle à la lecture de celle du passé en arrivent, eux, à conclure que nous, les Blancs, sommes criminels de tous les malheurs du monde. En prenant possession de la Nouvelle­­-France, nous serions devenus­­ les initiateurs du génocide des autochtones et à ce jour, nous en demeurons les coupables.
Cette petite phrase prononcée par le maire Coderre pour bien montrer son ouverture aux communautés culturelles du Québec d’aujourd’hui est une façon de dénoncer insidieusement les Québécois qui se revendiquent de leur histoire, de leur culture propre et de leurs ancêtres, qui ont bâti ce pays. C’est une invitation à un déracinement collectif de la majorité francophone. Quel paradoxe tout de même de lancer le message aux immigrants de conserver leur culture d’origine et d’exiger des Québécois de souche qu’ils se fondent, eux, dans cette diversité culturelle canadienne en marche.

Et si les Québécois, par leur silence et leur mémoire défaillante, donnaient­­ raison au maire Coderre ?
« 375 ans d’accueil »

Le Devoir publiait vendredi une chronique de Cathy Wong, chroniqueuse au Devoir, à Radio-Canada et la plus jeune présidente du Conseil des Montréalaises, une instance consultative auprès de l’Administration municipale en ce qui a trait à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la condition féminine. Son article voulait célébrer la dimension autochtone de Montréal et les 375 années d’« accueil » de la communauté autochtone.
Tanite nita tshipa tshi uni-tshissitutatan (Où es-tu que je n’oublie pas)

La place Jacques-Cartier, la rue Amherst (ce gouverneur anglais qui avait suggéré de donner des couvertures souillées aux autochtones pour leur transmettre la variole), le boulevard de Maisonneuve sont tous des espaces publics qui témoignent d’un Montréal colonial. Où sont ceux qui valorisent notre histoire millénaire ? Dans cet esprit, la « Commission de toponymie sauvage de Montréal », une initiative citoyenne, s’est prêtée à une action de dénomination l’été dernier. Le temps d’une action intempestive, l’angle des rues Mackay et Sherbrooke se nommait désormais ȣgmakw, le nom du frêne abénaquis. Ce genre de geste citoyen nous rappelle que, en dehors des quatre murs d’un musée, les références aux Premières Nations sur le territoire montréalais sont encore limitées. Où es-tu que je n’oublie pas ? se demande [la poétesse montagnaise] Joséphine Bacon. L’effacement de l’histoire entraîne aussi l’effacement de la mémoire. Pour l’amour de notre ville, multiplions les lieux de reconnaissance des Premières Nations.


En quête de son identité autochtone, Joséphine Bacon nous renvoie à notre vivre-ensemble. Depuis 1642, les Premières Nations accueillent sur leur territoire des vagues de migration : les Français d’abord, ensuite les Anglais, les Italiens, les Haïtiens, les Chinois, etc. Depuis 375 ans, nous sommes tous des enfants de grandes migrations et le territoire autochtone d’Hochelaga continue à accueillir les trois quarts des immigrants du Québec.

« Accueil » des Français par les Iroquois autour de Montréal
Si les Français furent bien accueillis par les Montagnais, les Hurons et les Algonquins, ils furent mal accueillis par les ennemis de ceux-ci. Il n’y a pas de tradition uniforme d’accueil des Français de la part des autochtones. C’est un point de vue racialiste (les Autochtones unis par opposition aux blancs), un point de vue anachronique.

Cette chronique étrange de cette habituée du Devoir, de Radio-Canada et animatrice de l’émission Droit de cité à CIBL FM a d’abord suscité cette réaction de Mathieu Bock-Côté :


Une fraude historique, entretenue par l’école québécoise

Mathieu Bock-Coté revenait à la charge le lendemain :,

Le 375e anniversaire de Montréal nous rappelle à quel point l’histoire est l’objet d’immenses manipulations idéologiques.

L’une d’entre elles cherche à nous faire croire que nous serions tous des immigrants, mis à part les Amérindiens, seuls vrais fondateurs de la ville et du pays.

Les Français ? Ils n’auraient été qu’une vague migratoire parmi bien d’autres dans l’histoire de Montréal. Ensuite seraient venues d’autres vagues, les Anglais, les Écossais, les Irlandais, les Italiens, les Grecs et tant d’autres.

Immigrants ?

Il faut dire que ce n’est pas vraiment nouveau. Même au ministère de l’Éducation, on tient aussi ce discours à propos du Québec.
On déclasse symboliquement la Nouvelle-France d’un trait de plume. On fait disparaître la France et son effort de colonisation. On réécrit l’histoire. On en invente une nouvelle, mensongère, mais conforme aux canons de la rectitude politique. C’est une histoire multiculturaliste. Une histoire fabulée.

On comprend l’enjeu politique de cette réécriture.

Il s’agit de nier aujourd’hui que la majorité historique francophone soit le cœur de la nation. On veut en faire une communauté parmi d’autres, ayant le même statut que n’importe quelle communauté immigrée­­.

Cette thèse a des conséquences identitaires.

On justifie historiquement un nouveau droit fondamental, celui de ne pas s’intégrer à la nation d’accueil.

On veut transformer les Québécois­­ francophones en étrangers­­ chez eux.

Nouvelle-France


Prétendre que nous sommes tous des immigrants, c’est insulter l’histoire de ceux qui ont fondé, défriché et inventé ce pays.
C’est humilier la mémoire de la Nouvelle-France. C’est mépriser sa grandeur mystique et conquérante. C’est nier nos racines françaises.
C’est nier notre identité et ridicu­liser nos combats pour la préserver.

Redisons-le : nous ne sommes pas tous des immigrants.

Nous voulons bien accueillir dans des proportions raisonnables ceux qui veulent s’ajouter à nous pour peu qu’ils s’intègrent. Nous ne voulons­­ pas pour autant nous effacer­­ et disparaître.


Absence de timbre commémoratif


Postes Canada publie fréquemment des timbres qui commémorent des événements historiques. Voici ceux disponibles en cette veille de la Fête des Patriotes... Nous avions déjà parlé de l’historicité problématique liée à un de ces timbres célébrant Mathieu da Costa pour le mois de l’histoire des Noirs alors qu’on ne sait même pas si da Costa est venu au Canada...! Mais bon, rien donc sur l’aspect historique de la fondation de Montréal.



On apprenait cette dernière semaine de mai que Postes Canada venait de publier pour la première fois un timbre pour l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adha. Plus tôt cette année, Postes Canada et India Post ont décidé de produire la toute première émission conjointe de deux timbres soulignant le Diwali, la fête des Lumières célébrée par les hindous. Ils seront émis le même jour dans les deux pays à l’automne 2017. Postes Canada émettra également un timbre consacré à Hanoukka en l’honneur de la fête juive de huit jours qui a lieu en décembre. Selon Postes Canada « Les timbres consacrés à l’Aïd, à Diwali et à Hanoukka s’appuient sur la tradition de nos timbres de Noël. Ils témoignent de notre fierté de vivre dans un pays diversifié des points de vue religieux, culturel et traditionnel. »




« Je ne suis pas une immigrée, mais une descendante de colons »

L’essayiste américaine (la polémiste pour ses adversaires) Ann Coulter s’est également insurgée contre l’utilisation du slogan « Tous immigrés ! » de la part de ceux qui veulent ouvrir au maximum les frontières des pays occidentaux.

À l’accusation qu’elle était ignorante et que, descendante de colons, elle était une immigrante comme tous, Ann Coulter a répliqué que « Non, les immigrants déménagent dans un pays préexistant, les colons en créent un nouveau. Je ne vis pas dans la “Nation cherokee” ». (Nations des Chéraquis sous le régime français... Puisqu’on parle d’histoire.)


Éducation — Bilan d'un quinquenat socialiste en France

Une année scolaire s’achève, et une autre va redémarrer d’ici quelques mois, après de longues grandes vacances pour les scolaires. Dans le même temps, beaucoup, parmi le personnel enseignant, comme chez les parents d’élèves, ont poussé un gros « ouf » de soulagement à l’annonce du départ de Najat Vallaud-Belkacem, qui aura marqué l’histoire de la Ve République comme étant l’une des ministres les plus détestées par une large frange de la population.

Son remplaçant, M. Blanquer, semble vouloir aller à contre-courant de la pédagogie de Madame Belkacem. Effet d’annonce, effet Macron, ou réelle volonté de changement ?

—  Quel bilan tirez-vous du quinquennat Hollande en matière d’éducation ?

Anne Coffinier, présidente de la Fondation pour l’école — Le quinquennat Hollande s’est ouvert sur une promesse tonitruante : le recrutement de 60 000 professeurs supplémentaires, qui n’a en pratique pas pu être tenue, notamment parce qu’elle s’est heurtée à la crise des vocations enseignantes. Du coup, d’une part, l’on a dangereusement baissé le niveau de recrutement des enseignants titulaires dans certaines disciplines où les candidats sont rares et, d’autre part, l’on recourt à un nombre excessif de contractuels aucunement formés (comme l’a montré l’émission d’Envoyé spécial).

À cela s’est ajoutée la réforme des rythmes scolaires : un cauchemar pour les parents en termes d’organisation, avec un contenu pédagogique douteux, et un casse-tête coûteux pour les maires.

De plus, le quinquennat a vu la mise en œuvre d’une prétendue réforme du collège d’une part et des programmes d’autre part, dont la nocivité a été unanimement dénoncée. Cette réforme dictée par un égalitarisme aveugle a fait beaucoup de mal à l’école publique qui n’a pu maintenir les filières et les matières les plus exigeantes, sous prétexte que tous les élèves ne seraient pas capables de suivre des tels enseignements.

Pour finir, il faut noter la promotion obsessionnelle par l’Éducation nationale d’une approche moralisatrice (même si c’est une anti-morale) et déconstructiviste de tout sujet abordé à l’école. Najat Belkacem s’est adonnée à un véritable matraquage idéologique faisant feu de tout bois pour inculquer dès le plus jeune âge aux enfants les nouvelles tables de la Loi issues de la théorie du genre et de la sainte charte de la laïcité. Ces délires ont pris des proportions affligeantes et nombre de familles très attachées à l’école publique ont dû se replier sur l’école privée pour préserver leurs enfants de telles âneries.

Enfin, les ministères de Vincent Peillon comme de Najat Belkacem ont été marqués par une antagonisation voulue et revendiquée des relations entre la famille et l’école, puisque le gouvernement a officiellement confié à l’école publique la mission d’arracher les enfants à l’influence de leur famille. C’est dans cet état d’esprit que Najat Belkacem a lancé une véritable chasse aux sorcières contre les écoles indépendantes, parce qu’elles sont plus soucieuses d’être en harmonie avec la vision éducative des familles (dans le respect de l’ordre public et des bonnes mœurs, bien sûr) que d’être conformes aux attentes idéologiques de l’Éducation nationale.

Ainsi, des centaines et des centaines d’écoles indépendantes ont été inspectées en moins d’un an par de véritables commandos venus en nombre avec un esprit trop souvent inquisitorial et malveillant. C’est ainsi que de toutes petites écoles ont été inspectées de manière impromptue par des brigades constituées d’une dizaine d’inspecteurs ! Najat Belkacem a prétexté la nécessité de prévenir la radicalisation islamiste pour renforcer les inspections sur toutes les écoles indépendantes (alors que les terroristes français étaient tous, faut-il le rappeler, des enfants de l’Éducation nationale), et a fini par inspecter surtout les écoles catholiques indépendantes, alors qu’elle se résignait — impuissante — à voir fonctionner comme si de rien n’était l’école musulmane Al-Badr de l’imam Rahhaoui de Toulouse pourtant condamnée par le juge à la fermeture.

Que vous inspire la nomination du nouveau ministre de l’Éducation nationale ? Il semblerait que le ton et la pédagogie ne soient pas les mêmes qu’avec Belkacem, qui en fit même la grimace…

—  La nomination de J.M. Blanquer est en soi une assez bonne nouvelle. Il connaît le système éducatif, a une vraie volonté de réforme, et sait très bien ce que des écoles réellement libres peuvent apporter au pays et à son école publique. Tout dépendra de l’attitude des syndicats qui sont, hélas !, capables de bloquer ses réformes « par principe ». Jusqu’à présent, aucun ministre de l’Éducation nationale n’est arrivé à imposer sa volonté à cette administration. Y arrivera-t-il ? Saura-t-il neutraliser les forces corporatistes et sectaires si bien implantées dans ce ministère depuis si longtemps ?

— Comment se porte l’école, en cette fin d’année scolaire 2016-2017 ?

—  Mal, secouée par des réformes successives qui l’ont bouleversée sans régler le fond des problèmes. Les professeurs sont très fatigués, très las de cette situation. Ils savent qu’il faut tout réformer profondément, mais ont peur de souffrir encore et en vain, comme ce fut leur expérience ces 15 dernières années.

Ils ont perdu la confiance dans l’administration centrale et à notre sens, le seul moyen de réformer est de rendre l’initiative aux professeurs eux-mêmes, sans plus rien leur imposer de nouveau depuis la rue de Grenelle, si ce n’est d’être responsables de leurs méthodes et de leurs résultats. C’est l’esprit de ce que veut faire le nouveau Ministre, mais y arrivera-t-il ? Une telle liberté pour les professeurs et les écoles rimerait avec l’effondrement du pouvoir des syndicats qui se nourrissent de la centralisation, de l’uniformité statutaire, etc. Il faut libérer les professeurs de la chape de plomb que le pouvoir abusif des syndicats et de l’administration hypertrophiée fait peser sur eux sans leur apporter de soutien et de solution dans leur vie quotidienne de professeur. C’est en rendant aux professeurs leurs libertés professionnelles et en les jugeant sur leurs résultats professionnels et non plus sur leur conformité idéologique qu’on rendra de nouveau attractif le métier de professeur.

— Quels vont être les points clés pour les rentrées à venir ?

— La question est de savoir si les ambitions affichées par le duo Macron-Blanquer vont être suivies d’effet : relèvement du niveau du baccalauréat par exemple, davantage d’autonomie pour les directeurs d’établissement. L’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires, laissé à la discrétion des communes, est au moins une bonne chose, facile à mettre en place. Quels seront leurs rapports avec les syndicats ? C’est là la clef, comme pour les autres réformes de Macron d’ailleurs (cf. réforme du droit du travail).

Un moyen de forcer les syndicats à évoluer est de permettre à de vraies alternatives à l’Éducation nationale de se développer, conformément aux idées de Condorcet. Tant que l’école publique est seule à bénéficier du privilège de la gratuité, elle se met à l’abri de toute véritable concurrence et donc de toute obligation de se remettre en cause et d’être véritablement juste et performante. Si le Ministre veut sauver l’école publique, il faut qu’il la soumette à des stimulations extérieures et libère le choix des parents. En disant cela, je ne fais aucunement l’apologie d’une quelconque privatisation de l’Éducation nationale. Je soutiens juste que les privilèges dont l’Éducation nationale jouit jouent en fait contre elle et qu’il est temps de l’en libérer et de lui demander de faire ses preuves comme c’est le cas pour les écoles libres.

— Et au niveau de la Fondation pour l’école, quelles sont vos réussites de ces dernières années ? Et les perspectives qui s’ouvrent à vous ?

Les écoles indépendantes sont entrées dans le paysage. Les 93 créations d’écoles à la rentrée dernière montrent que la forme de l’école réellement libre est une forme qui convainc un nombre toujours croissant de personnes de tous milieux et de tous horizons.

Cet essor des écoles indépendantes s’inscrit dans une tendance profonde de la société civile à vouloir se réapproprier des pans entiers d’action assumés par l’État — souvent mal. C’est une sorte de logique de « reempowerment » qui est à l’œuvre, conformément au principe de subsidiarité.

Nous avons toujours cru à la Fondation pour l’école et à Créer son école que le meilleur service que l’on pouvait rendre à l’école publique était de la pousser à la réforme par une stimulation extérieure. L’effet positif de l’essor des écoles hors contrat sur les écoles sous contrat se fait déjà sentir. Sous peu, je ne doute pas qu’on verra un effet similaire sur les écoles publiques. Le fait que le Ministre Blanquer soit pragmatique et qu’il connaisse la réalité des écoles indépendantes françaises et étrangères est encourageant.

Il faut relever aussi que le thème de la liberté scolaire s’est invité de manière décisive dans la campagne, et ce à plusieurs reprises (rapports Fillon/Poisson, débat Marine Le Pen/Najat Vallaud-Belkacem, éléments de programme de Macron sur davantage de liberté et de souplesse au sein de l’Éducation Nationale…).

Au nombre des succès de cette année à mettre à l’actif de notre Fondation pour l’école, on trouve la censure par le Conseil constitutionnel du caractère inconstitutionnel du projet du Ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem de prendre le contrôle des créations d’écoles indépendantes en passant d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation.

S’agissant de nos projets et priorités pour ces deux prochaines années, ils portent sur deux axes : premièrement, le soutien pédagogique aux professeurs à travers la création d’une Plateforme numérique de partage de cours et le renforcement de nos actions de formation, et, deuxièmement, le renforcement de l’accessibilité au droit au libre choix de l’école.

— Le niveau scolaire a-t-il vraiment baissé en France ? Qu’est-ce qui permet de l’affirmer par delà l’idéologie ?

— Faire confiance aux retours de terrain et au bon sens, au-delà des indicatifs objectifs comme les classements type PISA ou TMISS. Nous avons tous, autour de nous, des enfants qui galèrent pour apprendre à lire, des parents déboussolés qui n’arrivent pas à aider leur fils ou leur fille dans leurs devoirs du soir aberrants, des parents de collégiens qui s’étonnent de ce que leurs classes de 3e (14-15 ans) ou leurs 4es (13-14 ans) n’ont lu qu’un livre en un an… Il faut faire confiance à tous ces échos qui nous renseignent, sur le fait que, oui, le niveau baisse. Il n’y a qu’à voir aussi le succès dans les titres de presse des séries d’articles/jeu-concours du type » Repassez votre certificat d’études ! » (L’internaute, Le Parisien, Valeurs actuelles, réédition des énoncés chez Larousse…) pour mesurer l’écart qui s’est creusé, depuis des décennies bien sûr, mais avec une accélération ces dernières années.

Si on veut creuser un peu plus, on peut s’amuser aussi à faire des comparatifs de programmes officiels… des sujets de maths, qui passent en quelques années de la 6e, puis à la 5e, puis à la 3e… tout cela, ce sont des signes d’abaissement du niveau !

Source

mercredi 31 mai 2017

Canada— un pays non blanc vers le milieu de ce siècle ?

Selon des experts démographes, le Canada connaît le taux de changement ethnique le plus rapide dans le monde occidental.

Près de 70 % des résidents de Vancouver seront des minorités visibles, ou des non-blancs, en moins de deux décennies, explique Eric Kaufmann, professeur à l’Université de Londres Birkbeck en Angleterre, sur la base de projections de Statistique Canada.

De plus, a déclaré Kaufmann, Patrice Dion, professeur de l’Université de Laval, a travaillé avec les responsables de Statistique Canada pour élaborer des projections qui suggèrent que le Canada dans son ensemble, au taux actuel d’immigration, sera près de 80 % non blanc en moins d’un siècle.

Près de sept habitants sur 10 de la ville de Vancouver seront des minorités visibles, ou des non-blancs, en moins de deux décennies, explique Eric Kaufmann, professeur à l’Université de Londres, Birkbeck, citant les projections de Statistiques Canada.

Bien que le rythme rapide des changements démographiques n’entravera probablement pas l’économie canadienne, a déclaré Kaufmann, il continuera d’avoir un grand effet sur la composition ethnique de villes telles que Toronto et Vancouver.

Ces deux villes canadiennes seront bientôt, ou sont déjà, devenues une « majorité minoritaire », un terme décrivant des lieux où une ou plusieurs minorités ethniques (par rapport à la population du pays) constituent la majorité de la population locale.

Le professeur Kaufmann a déclaré en outre que Patrice Dion, professeur à l’Université Laval, a travaillé avec les responsables de Statistiques Canada pour élaborer des projections qui suggèrent que le Canada dans son ensemble, avec le taux actuel d’immigration, sera à près de 80 % non blanc en moins d’un siècle. « Je pense qu’on peut raisonnablement conclure que le Canada sera composé de 20 % blancs, 65 % non blancs et 15 % de race mixte d’ici 2106 », de déclarer le professeur Kaufmann.

 

Selon une étude de 2017, publiée par Statistiques Canada et intitulée Immigration et diversité : projections de la population du Canada et de ses régions, 2011 à 2036, les immigrants représenteraient entre 24,5 % et 30,0 % de la population du Canada en 2036, par rapport à 20,7 % en 2011. En 2036, entre 55,7 % et 57,9 % des immigrants au Canada pourraient être nés en Asie, en hausse par rapport à la proportion de 44,8 % estimée en 2011, alors qu’entre 15,4 % et 17,8 % seraient originaires d’Europe, ce qui représente une baisse par rapport à 2011 (31,6 %). Ensemble, les immigrants et les personnes de deuxième génération pourraient représenter près d’une personne sur deux au pays (entre 44,2 % et 49,7 %) en 2036, en hausse par rapport à 2011 (38,2 %).

Selon les résultats des présentes projections, au sein de la population en âge de travailler (15 à 64 ans), les personnes de minorités visibles pourraient représenter entre 34,7 % et 39,9 % en 2036, en forte hausse par rapport à 2011 (19,6 %)

En 2036, le principal groupe de minorités visibles demeurerait, selon tous les scénarios de projections, celui des Sud-Asiatiques. Le groupe des Chinois demeurerait le deuxième en importance. Les groupes de minorités visibles qui connaîtraient les accroissements les plus rapides seraient cependant ceux des Arabes, des Philippins et des Asiatiques occidentaux en raison du fait qu’ils sont proportionnellement plus nombreux au sein de la population immigrante que dans la population en général.

La proportion de personnes se déclarant sans religion au sein de l’ensemble de la population augmenterait et pourrait représenter entre 28,2 % et 34,6 % en 2036 (24,0 % en 2011). Cette proportion serait semblable à celle des catholiques (entre 29,2 % et 32,8 % en 2036, en baisse par rapport à 2011 (38,8 %)). En 2036, la religion catholique demeurerait celle comptant le plus d’effectifs.
La population ayant une religion autre que chrétienne pourrait presque doubler d’ici 2036 et pourrait représenter entre 13 % et 16 % de la population canadienne, une proportion qui s’établissait à 9 % en 2011. Les confessions musulmane, hindoue et sikhe, surreprésentées dans l’immigration par rapport à leur poids démographique dans l’ensemble de la population, verraient le nombre de leurs adhérents s’accroître plus rapidement, même si celui-ci continuerait de ne représenter qu’une proportion modeste de l’ensemble de la population canadienne.

Source : Vancouver Sun

Voir aussi

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

mardi 30 mai 2017

Association de femmes contre les « droits des trangenres » ?

L’association Pour le droit des femmes (PDF) a dénoncé en comité parlementaire sénatorial le projet de loi C-16 au motif que l’adéquation de plus en plus souvent faite entre sexe et genre nuisait aux femmes. La présidente, Michèle Sirois, a rappelé le cas de l’haltérophile Laurel Hubbard qui est passée chez les femmes après sa transformation et qui domine depuis la compétition. « La participation croissante d’hommes se disant transgenres aux sports féminins met en péril la chance de jeunes filles et de femmes de gagner des épreuves sportives, et ce, à tous les niveaux. Les femmes ont donc toutes les raisons de contester l’arrivée d’athlètes de sexe masculin dans leur compétition. Avec C-16, cette contestation deviendra difficile parce que les équipes féminines s’exposeront à des poursuites. »



Mme Sirois a aussi soutenu, en évoquant l’exemple britannique, que le transfert de prisonniers transgenres dans les pénitenciers féminins menaçait la sécurité des femmes. En 2017, le transfert du violeur Martin Ponting, devenu Jessica Winfield, dans une prison pour femmes a suscité la colère chez ces dernières. Quant à la transgenre Paris Green, elle a été retournée dans une prison pour hommes quand il a été découvert qu’elle utilisait sa physionomie masculine pour avoir des rapports sexuels avec les autres détenues. La British Association of Gender Identity Specialists a écrit au Parlement britannique en 2015 qu’un nombre disproportionné de prédateurs sexuels condamnés les consultait et qu’un des moteurs principaux de leur désir de devenir femme était de faciliter leur accès à des victimes. Mme Sirois craint que C-16 ne permette plus d’avoir un débat lucide et véritablement ouvert sur le sujet.

Concernant les enfants, Mme Sirois a déclaré que « le projet de loi C-16, en banalisant le changement d’identité de genre, sans la définir, ouvre la porte aux pires dérives. On assiste à une augmentation fulgurante des demandes de changement de “genre” de la part d’enfants qui ne se conforment pas aux stéréotypes de genre, par exemple les petits garçons qui aiment les robes de princesse ou des adolescentes mal à l’aise avec leurs seins. » Or les études seraient pourtant très claires : « plus de 80 % des enfants qui présentent une dysphorie du genre deviennent des adultes confortables dans leurs corps. » Pour la présidente de l’association PDF, les mutilations, comme les mastectomies sur des adolescentes, l’administration de bloqueurs de puberté et la prise d’hormones à vie peuvent avoir comme effet la stérilisation, une sorte de castration chimique de ces enfants. Tout cela quasiment à leur insu, sans leur consentement éclairé. Elle a conclu son intervention en se demandant comment cela pourrait-il être dans l’intérêt supérieur des enfants.

Le Sénat n’aura finalement pas modifié le projet de loi gouvernemental interdisant la discrimination visant les personnes transgenres. Les craintes de ceux qui présagent une guerre des pronoms restent ainsi entières. Voir notre billet sur ce sujet. MM. Cameron et Pardy avaient proposé d’amender le C-16 pour y spécifier que le refus d’utiliser des pronoms non genrés ne constitue pas une violation de la loi. Les sénateurs n’ont pas retenu l’idée. Le projet de loi a été adopté en comité tel quel. Le projet de loi devrait être adopté sous peu, puisqu’il ne reste qu’à être voté en séance plénière au Sénat.

Statistiques

La Société américaine de chirurgie plastique (ASPS) a publié son premier rapport sur l’évolution du nombre de chirurgies transgenres effectuées aux États-Unis, opérations de plus en plus appelées « chirurgies de confirmation de genre ». Ces chiffres montrent une augmentation de près de 20 pour cent en 2016 par rapport à l’année précédente.

L’ASPS, qui représente 94 % de tous les chirurgiens plasticiens agréés aux États-Unis, a révélé que les membres de l’organisation ont effectué 3 256 chirurgies « transmasculine » et « transféminine » l’année dernière.

Contrairement à une perception répandue, le nombre d’opérations génitales transformant les organes génitaux masculins pour en faire des organes d’apparence féminine ou en transformant les organes génitaux féminins pour en faire des organes d’apparence féminine est minuscule. NBC News a rapporté que seules 15 chirurgies sur plus de 3 200 procédures en 2016, soit environ 0,5 %, étaient des opérations génitales, toutes réalisées sur des hommes qui cherchaient à « faire une transition ». Aucune opération génitale n’a été effectuée sur les femmes qui cherchent à « faire la transition ».

Chez les hommes à la femme, la grande majorité des procédures (92 pour cent) étaient des opérations du sein. Sept pour cent étaient faciales.

Ces chiffres sont quelque peu différents de ceux publiés par des organismes militants. L’an dernier, le National Center for Transgender Equality avait publié un rapport basé sur un sondage sur près de 28 000 Américains transgenres selon lequel la plupart des personnes transgenres n’effectuaient pas d’interventions chirurgicales de « réaffectation de genre », seuls 11 % des transgenres se disant « femme » ayant subi l’ablation de leurs testicules et 12 % ayant subi une vaginoplastie. Cependant, selon ce sondage, environ la moitié de ces transgenres auraient déclaré qu’ils aimeraient avoir de telles interventions, mais qu’ils manquaient d’argent pour ce faire.

L’ASPS a, toutefois, déclaré que s’il n’était pas possible d’attribuer une marge d’erreur à son enquête sur le nombre de « confirmations de genre », elle appliquait la même méthodologie qu’elle utilise par ailleurs depuis toujours dans son rapport statistique annuel.

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La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

Thomas entre Pauline Moreno et Debra Lobel qui affirment qu’il n’a pas subi de pressions dans sa décision de devenir « une fille »

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre

La censure contaminerait les milieux universitaires

Pétition pour amender le nouveau programme québécois d’éducation à la sexualité


lundi 29 mai 2017

Sondage — Les Québécois sont contre la légalisation du cannabis

Un sondage CROP mené pour le compte de Radio-Canada montre que 54 % des Québécois sont opposés à la légalisation du cannabis promise par le Premier ministre Justin Trudeau. Près d'un tiers des Québécois y sont même très défavorables, alors que c’est une personne sur cinq ailleurs dans le Canada anglais. Une fois de plus le Québec serait-il en fait plus prudent et plus conservateur que le Canada anglophone et que leur « élite » politique ?



Ce clivage entre le Québec et le reste du pays se répète pour ce qui est des craintes. Une majorité de Québécois (56 %) se disent inquiets, alors que, dans le Canada anglais, c’est la minorité qui est préoccupée (45 %).

La principale cause de prudence entourant la légalisation du cannabis est la possibilité d’une augmentation des accidents de la route causés par des conducteurs ayant les facultés affaiblies par la drogue. Cette inquiétude est citée par près de 60 % des répondants et 65 % des Québécois. Les gens redoutent également que les mineurs soient plus tentés d'essayer la marijuana et que les dangers de la consommation soient banalisés.

Quels sont les principaux aspects négatifs de la légalisation du cannabis?


Si ces craintes sont présentes tant au Québec que dans le Canada anglais, elles sont beaucoup plus marquées chez les Québécois.

À l’inverse, les répondants sont bien moins nombreux à trouver des côtés positifs au projet de loi. Quelque 19 % d’entre eux mentionnent même qu’il n’y aurait aucun effet positif à la légalisation du cannabis. Les Québécois sont encore plus sévères : ils sont 27 % à n’y voir rien de positif.

Les effets positifs le plus souvent cités sont le meilleur contrôle de la qualité du cannabis consommé, la hausse de revenus pour les gouvernements et la « déjudiciarisation », dont le fait de ne pas avoir de casier judiciaire pour la possession simple.

La lutte contre le crime organisé, la création d’emplois et le développement du tourisme ne soulèvent pas l’enthousiasme.

Quels sont les principaux aspects positifs de la légalisation du cannabis?



Le marché noir

Avec ce projet de loi, le gouvernement dit vouloir « empêcher le crime organisé de continuer de profiter du marché de cannabis illicite ». Si les trois quarts des Canadiens hors Québec sont d’accord avec cet énoncé, c’est loin d’être le cas au Québec, où seuls 46 % des répondants sont de cet avis. La majorité des Québécois pensent plutôt qu’il n’en sera rien.

La légalisation du cannabis va-t-elle enrayer le marché noir?



Cette situation n’étonne pas le sondeur Alain Giguère qui s'avance au-delà de la stricte neutralité en parlant de « prétexte » : « Il y a une attitude contre le projet de loi qui teinte tout ça, souligne-t-il. Ils sont contre et vont trouver n’importe quel prétexte pour dire que ça ne marchera pas. »

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vendredi 26 mai 2017

Université d’été 2017 de l’Observatoire Justice et Paix


L’université d’été propose 4 journées de formation et de réflexion autour de la thématique : Une identité réconciliée, du 8 au 11 juin 2017 dans les locaux de la paroisse  St Thomas d’Aquin à Québec, au 2125 rue Louis-Jolliet (G1V 2B7).

Après deux colloques sur le thème de la guérison de la mémoire au Québec, l’Observatoire Justice et Paix vous propose d‘aller plus loin dans la réflexion et de passer à une dynamique de formation. De plus, l’événement aura un objectif de mobilisation conforme à la mission de l’Observatoire d’offrir un lieu d’échange et de rencontres pour mieux intervenir dans les débats de sociétés.

L’université d’été s’adresse à toute personne intéressée par l’identité historique et actuelle du Québec. Divers intervenants animeront les journées de formation, dont Éric Bédard, historien, Mathieu Bock-Côté, sociologue, Serge Gagnon, historien, Denis Vaugeois, historien et ancien ministre des affaires culturelles du Québec et l’Abbé Martin Lagacé.

Pour entendre quelques-uns des intervenants discuter de l’Université d’été, cliquez sur la vidéo ci-dessous.



INSCRIPTIONS CLIQUEZ ICI.

Apportez votre lunch du midi.

Tarifs:

Formation complète régulier (4 jours et 3 soirs): 70$
Une seule journée de formation régulier: 20$
Formation complète étudiant: 40$
Une seule journée de formation: 15$

PROGRAMMATION:

(POUR LA BIOGRAPHIE DES CONFÉRENCIERS, CLIQUEZ ICI)

Jeudi 8 Juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Jean-Paul Desbiens et l’ethos québécois
Conférenciers : Louis-André Richard et Marcel Côté
Dîner
13h30

16h00
Jean-Paul Desbiens et l’ethos québécois
Conférenciers : Louis-André Richard et Marcel Côté

Jean-Paul Desbiens (7 mars 1927 – 23 juillet 2006), plus connu sous le pseudonyme de Frère Untel, est un écrivain, enseignant, philosophe et religieux québécois, qui a marqué la conscience sociale des québécois, notamment par ses célèbres insolences du Frère Untel.

Ce grand esprit, que nous présentera Louis-André Richard, a de précieuses lumières à nous apporter sur l’identité du peuple québécois
Pause
19h00

21h00
Soirée de poésie québécoise
Brève anthologie des anciens et des modernes

Vendredi 9 Juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Plaisir d’amour et crainte de Dieu
Conférencier : Serge Gagnon
Serge Gagnon, grand spécialiste de l’histoire des mœurs au 19ème siècle au Québec, nous apportera des éclairages précieux sur le rapport entre sexualité et religion dans notre histoire.
Dîner
13h30

16h00
Les Amérindiens : sommes-nous coupables ?
Conférencier : Denis Vaugeois
Cette question hante l’esprit des québécois. Denis Vaugeois, historien chevronné, nous aidera à sortir de ce complexe de culpabilité grâce à une approche historique renouvelée.
Pause
19h00

21h00
Soirée conférence :
Vivre et mourir dans la dignité : le défi euthanasique
Le 10 décembre 2015, la Loi concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur au Québec. Par cette loi, le gouvernement du Québec a légalisé, à certaines conditions, la pratique de l’euthanasie – mieux connue sous le vocable « aide médicale à mourir ». Après une année d’application de cette loi qui permet de provoquer la mort d’une personne, quels constats s’imposent?
Conférencier : Aubert Martin

Samedi 10 Juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Nation Canadienne-française : notion obsolète?
Conférenciers : Éric Bédard
De François-Xavier Garneau à la génération actuelle des historiens, Eric Bédard se propose de nous montrer comment la référence « canadienne française » s’est progressivement éclipsée de l’histoire comme référence commune, cela constitue-t-il une perte ou un progrès ?
Dîner
13h30

16h00


Le nationalisme canadien français de Lionel Groulx
Conférenciers : Père Martin Lagacé
Lionel Groulx, prêtre et historien fut le grand leader du redressement national canadien-français au 20ème siècle. Comment comprendre cette pensée aujourd’hui et sa pertinence ? C’est ce que nous propose notre conférencier l’abbé Martin Lagacé.
Pause
19h00

21h00
Soirée cinéma :
Pour la suite du monde, réalisé par Pierre Perrault et Michel Brault


Présentée par Noémie Brassard

Dimanche 11 juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Le nouveau régime
Conférencier : Mathieu Bock-Côté
Dîner
13h30

15h30
Le nouveau régime
Conférencier : Mathieu Bock-Côté
Mathieu Bock Côté, dans son dernier ouvrage «  Le nouveau régime », nous présente le monde qui se met en place depuis un quart de siècle au Québec comme dans l’ensemble de l’Occident. Loin de prolonger ou d’accomplir l’histoire qui l’a précédé, il marque au contraire une rupture radicale, sinon une « trahison », c’est-à-dire l’abandon pur et simple de ce qui a guidé jusqu’ici nos façons d’être en société, par l’instauration de ce qu’il appelle un nouveau régime. Celui-ci est fondé sur une vision entièrement nouvelle, celle d’un homme coupé de toutes racines, celle d’une cité qui cesse de se voir et d’agir comme communauté politique  pour n’être plus qu’un rassemblement de consommateurs semblables à tous les consommateurs de la planète.



Réseaux sociaux : un danger pour les ados, surtout Snapchat et Instagram ?

Une étude britannique indique que les réseaux sociaux sont une source d’anxiété pour les adolescents et perturbent leur sommeil.

Se dévoiler, s’exposer, se soumettre au jugement des autres... Les réseaux sociaux peuvent être une source d’anxiété. Selon une étude britannique publiée ce mercredi 24 mai dans le Figaro, les réseaux sociaux affectent la santé mentale et le bien-être des jeunes. Plus de 1 400 personnes âgées de 14 à 24 ans ont été interrogées. Sept utilisateurs sur dix déclarent avoir déjà reçu des messages négatifs, parfois des critiques portant sur le corps.

Un sommeil perturbé

Autre danger, l’impact sur le sommeil de cette connexion permanente. Certains adolescents se réveillent la nuit pour consulter leur ordiphone (téléphone intelligent). Le rapport pointe l’anxiété que suscite en particulier l’attente de réactions à un message posté. L’étude établit le classement des réseaux sociaux. Parmi les cinq les plus populaires en Europe, Snapchat et Instagram apparaissent comme étant ceux ayant les effets les plus négatifs.






lundi 22 mai 2017

France — le nouveau ministre veut remettre à l'honneur le latin, le grec, les classes bilangues

Grec, latin, classes bilangues [*] et sections européennes : ces enseignements et dispositifs vont-ils retrouver une place centrale au collège ? C’est ce que semble souhaiter le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Il remet ainsi en question les « avancées égalitaristes » de la ministre socialiste Nadjat Belkacem. « J’ai été choqué de la suppression de dispositifs qui marchaient bien », a déclaré le ministre à leur sujet. La chaîne de télévision publique France 2 s’est penchée sur ce que le nouveau ministre pourrait remettre à jour.

Lors de sa campagne, Emmanuel Macron lui-même y faisait référence : « partout, je veux remettre les classes bilangues, l’enseignement des humanités ». Le nouveau gouvernement ferait donc machine arrière sur la réforme du collège de 2015. Les établissements qui le souhaitent pourront à nouveau proposer des options « Langues anciennes ».

Une référence à la réforme du collège votée en 2015. Si les établissements avaient finalement obtenu le droit de maintenir les options latin et grec, le nombre d’heures qui leur étaient attribuées avait baissé, et elles avaient perdu du terrain au profit d’enseignements pluridisciplinaires. Quant aux classes d’excellence, l’ancien gouvernement entendait favoriser l’égalité entre tous les élèves « en les réformant » dans la langue de bois ministérielle ; en les vidant de leurs substances et en faisant du nivellement par le bas selon ses critiques.



Note

[*] Les classes bilangues permettent d’augmenter le volume horaire consacrée aux langues. De plus en plus aujourd’hui, ces classes bilangues consistent en la continuation de la langue démarrée en primaire en y ajoutant une autre (une des deux est souvent l’anglais, une exception toutefois pour un collège de l’académie de Metz, où les deux langues sont l’allemand et l’italien).

mercredi 17 mai 2017

Le 17 mai 1642, fondation de Ville-Marie (Montréal)

Le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l’île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd’hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l’Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d’une fortification et d’autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.

La ville de Montréal tient son nom de l’Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l’Île. En effet, en 1535, l’explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l’intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.





La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s’élève actuellement la nouvelle douane.

vendredi 12 mai 2017

Fumer du cannabis, ne serait-ce qu'une fois par mois, mine les résultats scolaires

Fumer du cannabis, ne serait-ce qu’une fois par mois, mine les résultats scolaires d’un adolescent, ses chances de poursuivre des études postsecondaires chutant s’il en consomme fréquemment, selon une étude de l’Université de Waterloo, en Ontario.

Les chercheurs ont suivi plus de 26 000 jeunes du secondaire (de la 9e à la 12e année) durant au moins deux ans, de 2012 à 2015.

Les élèves qui fumaient de la marijuana au moins une fois par mois avaient :
  • 4 fois plus de risque de sécher des cours ;
  • 2 à 4 fois moins de chances de faire leurs devoirs ;
  • environ 50 % moins de chances d’avoir de bonnes notes.
Chez les élèves qui fumaient de la marijuana chaque jour :

  • environ 50 % moins de chances de vouloir faire des études universitaires.
Selon le professeur de santé publique Scott Leatherdale, de l’Université de Waterloo, les résultats de l’étude démontrent « l’importance de la prévention et de retarder l’utilisation de la marijuana parmi les adolescents ».

Pour ce professeur, « Il y a plus de jeunes de nos jours qui fument de la marijuana que des cigarettes. Pourtant, les efforts de prévention en santé publique accusent du retard par rapport à ce qui est fait pour l’alcool et le tabac. »

Plus vulnérables

« De moins en moins de jeunes perçoivent la marijuana comme étant [une substance] dangereuse, ajoute la chercheuse et auteure principale de l’étude, Karen Patte. Pourtant, ce sont les jeunes qui sont les plus vulnérables. »

Nombre d’études ont montré dans le passé que le développement du cerveau avait lieu jusqu’au début de la vingtaine.

Ottawa veut légaliser la vente du cannabis à partir de juillet 2018, sauf pour les mineurs.

Alcool


L’étude de l’Université de Waterloo, publiée dans le Journal of School Health, a aussi mesuré les effets de la consommation d’alcool chez les élèves.

Or, contrairement à la marijuana, même ceux qui consommaient de l’alcool fréquemment disaient vouloir faire des études postsecondaires.

Le professeur Leatherdale ajoute, toutefois, que toute substance présente des risques pour la santé.

Voir aussi

Étude — La légalisation du cannabis inciterait les ados à en consommer.