vendredi 9 août 2013

Instruction et éducation...


« Moi, je crois qu’il faut revenir à des choses simples. Il faut distinguer entre l’instruction (c’est-à-dire le rôle des profs c’est d’instruire, c’est de transmettre le savoir) et l'éducation qui n‘est pas le rôle des profs. Je crois que ça a été une grave erreur d’appeler ministère de l’Éducation nationale. En 45 il fallait garder le titre: l’Instruction publique. Ce n’est pas aux profs d’éduquer, c’est aux parents. »

Éric ZEMMOUR


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« Ce n'est pas par hasard que Napoléon Bonaparte a créé le Monopole de la presse à trois ans d'écart du Monopole de l'éducation. »


Pic de natalité en Grande-Bretagne, les enfants coûtent trop pour les Allemands (m.-à-j. vidéo)


« L'Angleterre du baby-boom », titre l'Independent qui explique que « la population du Royaume-Uni augmente plus rapidement que partout ailleurs en Europe, après que le taux de natalité soit monté en flèche, au plus haut depuis 40 ans ».

Les raisons ? Davantage de mères d'une vingtaine d'années, l'immigration et la récession.

Mieux que la France, beaucoup mieux que l'Allemagne

L'année dernière, le Royaume-Uni a vu sa population augmenter de 419 000 personnes, pour atteindre 63,7 millions d'habitants. C'est plus que la France, habituellement championne du taux de natalité, mais dont la population n'a augmenté que de 319 000 personnes (65,48 millions au total) en 2012. Et plus que l'Allemagne, avec 166 000 nouveaux habitants (80,39 millions).

Pour le quotidien, ces centaines de milliers de nouveaux bébés « sont les abeilles ouvrières du futur ». « Bien sûr, ils vont augmenter la pression sur les places à l'école, les services de santé, le logement, les transports, la campagne... Mais sans eux, notre système de retraite court à sa perte, l'État-providence semble bancal et le financement des services publics va se ratatiner , note le I, la version allégée du Independent.

Avant d'ajouter : « Et de toute façon, les bébés sont drôles. Parfois. »

Un enfant sur quatre né d'une immigrante

L'immigration paraît être la première raison de cette explosion des naissances : un enfant sur quatre né l'an passé a une mère née à l'étranger (contre un sur six, il y a dix ans). L'autre facteur, c'est la crise économique. « Est-ce que les gens font plus souvent l'amour quand on est en récession ? » s'interroge le quotidien. Avec la crise, l'évolution du taux de natalité aux États-Unis et en Europe continentale a plutôt été à la baisse, en partie parce que mes familles ont moins d'argent. « Mais pas au Royaume-Uni, cependant », note le I : « Ici, certaines femmes privilégient la maternité à l'emploi. » Eh, oui, c'est une question de priorité, pas uniquement de politiques gouvernementales.

Pendant ce temps en Allemagne

Une étude allemande menée par la Stiftung für Zukunftsfragen révèle que la charge financière d’un enfant est la première raison pour laquelle les Allemands ne font pas plus d’enfants. Faire un enfant coûte cher et ce serait principalement pour cette raison que les Allemands choisissent de ne pas en faire. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dernièrement par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Alors qu’ils n’étaient que 58 % en 2011, aujourd'hui 67 % des personnes interrogées, hommes et femmes confondus, ont en effet avancé le coût trop élevé de la charge d’un enfant comme la principale raison de ne pas fonder une famille.

La chancelière Angela Merkel (à gauche) a pris des mesures pour augmenter le nombre de places, mais aussi mettre en place des allocations pour les parents qui choisissent d'élever leur enfant eux-mêmes.

Un vieillissement accéléré de la population

Cette tendance à la stérilité volontaire inquiète le gouvernement qui constate un vieillissement accéléré de la population allemande, en raison d’un taux de natalité extrêmement bas depuis de nombreuses années : 1,36 enfant par femme contre 2 en France en 2012.

Deux mesures ont pourtant été mises en place par le gouvernement allemand, visant à alléger légèrement le coût pointé du doigt par les parents : une nouvelle allocation de 140 euros par mois pour un enfant de moins de trois ans et une place garantie à chaque enfant de 1 ou de 2 ans dans les jardins d’enfants. Les parents allemands ne bénéficient en effet pas d’écoles maternelles, mais de jardins d’enfants payants dont le coût est estimé 250 et 500 dollars pour 45 heures de garde. Cette solution reste cependant l’alternative préférée à l’embauche d’une nourrice, trop onéreuse pour la plupart des parents. Ces derniers choisissent le plus souvent de poursuivre leur activité professionnelle malgré la naissance du bébé, afin de pouvoir assumer cette charge financière.

L’argent n’est pas la seule raison En outre, 813 000 nouvelles places dans les jardins d’enfants seront donc disponibles d’ici la rentrée 2013. Les couples allemands pourraient cependant ne pas être séduits : avoir des enfants coûtent nettement plus cher que 140 dollars alors que n'avoir pas d'enfant n'a aucun impact direct sur le montant de sa retraite personnelle, si ce n'est sans doute de pouvoir gagner plus d'argent et donc de bénéficier d'une plus haute retraite potentielle payée par les enfants des autres puisque le système de retraite allemand en est un par répartition. La charge financière d’un bébé n’est bien sûr pas l’unique raison avancée pour ne pas enfanter. L’incompatibilité entre carrière et famille, la peur de perdre son indépendance, de voyager (Deutschland ist eine Urlaubsgesellschaft) et bien sûr le fait de ne pas avoir trouvé le bon partenaire ont souvent été cité par les personnes interrogées comme d’excellentes raisons de ne pas avoir de descendance.

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Reportage sur une ville allemande qui se vide (Illingen en Sarre, près de la France, 16.000 habitants)

Le poids des retraites des enseignants dans le secteur public

Dans l'État d'Illinois (dont le président Barack Obama fut un sénateur) :
« pour chaque dollar consacré à l'éducation publique dans l'Illinois au cours des cinq dernières années, pas moins de 71 cents servent à financer les retraites des enseignants. »
Source

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Combien gagne un enseignant au Québec ?

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Le RitalinMC n'améliore pas les résultats scolaires, il semble parfois empirer les choses

 En 1997, une réforme politique a élargi la couverture d’assurance-médicaments au Québec. Elle a été accompagnée par une augmentation spectaculaire chez les adolescents par rapport au reste du Canada de l’utilisation du Ritalin, l'un des stimulants couramment prescrits pour traiter les troubles de l’attention (TDAH), augmentation également observée pour d’autres médicaments similaires. En théorie, plus de médicaments devraient signifier de meilleurs résultats dans des domaines tels que l’éducation où les enfants atteints de TDAH connaissent souvent des difficultés.

Janet Currie, professeur d’économie et d’affaires publiques à Princeton, au New Jersey, avec des collègues de l’Université de Toronto et de Cornell ont suivi 15 000 enfants et leur famille au Québec et ailleurs au Canada pendant 14 ans. Ils ont notamment étudié les résultats scolaires des élèves qui prenaient du Ritalin.

Cette étude estime que le Ritalin n’améliore pas les résultats scolaires des enfants à qui il est prescrit pour lutter contre leurs troubles de l’attention. Ils ont conclu que, non seulement il n’y a pas d’amélioration, mais qu’il y aurait une régression des résultats scolaires chez certains élèves.

À noter que 44 % du Ritalin prescrit au Canada est consommé au Québec, qui connaît par ailleurs l’un des taux de décrochage scolaire les plus élevés au pays. Les ordonnances de Ritalin auraient d’ailleurs triplé au Québec après l’adoption du régime public d’assurance-médicaments.



Dans le cas des enfants hyperactifs, cette augmentation de la consommation du médicament nuirait en effet à leur développement. En effet, plus les symptômes du TDAH sont aigus chez un enfant, pire sont ses résultats, quelle que soit la mesure. Mais même si les auteurs confirment une augmentation de l’utilisation du Ritalin, surtout parmi les enfants les plus affectés par le TDAH, les chercheurs n’ont constaté que « peu d’amélioration globale des résultats » dans le court terme. Après le changement de politique, les enfants à fort TDAH étaient encore plus susceptibles de connaître des difficultés à l’école, de redoubler une année et d’avoir des résultats inférieurs aux épreuves normalisées de mathématiques. Cet effet négatif se faisait plus sentir chez les garçons que chez les filles — les garçons étant également plus susceptibles d’abandonner l’école. Les enfants présentant des symptômes moyens du TDAH, en particulier les filles dans ce cas, ont connu une augmentation de 24 pour cent de leur mécontentement, une fois que le Ritalin a été plus couramment utilisé.

Au Québec, 70 % de toutes les prescriptions de Ritalin sont pour des garçons.

« Pourquoi autant de gars ? Est-ce que le fait d’être un gars est en soi un problème pédopsychiatrique qui implique d’avoir une médication ? Posez-vous la question, a ajouté Gérald Boutin, qui suggère plus de tolérance. C’est normal de bouger. On ne peut pas rester comme ça, à 7 ou 10 ans, assis sur son petit derrière. C’est affolant, ce serait inquiétant.

Trop souvent administré

Des spécialistes de la question déplorent que le médicament soit trop souvent administré au détriment d’autres formes d’aide comme le soutien à l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture, ou encore l’amélioration de la sociabilité en classe.

L’étude souligne également qu’il y a énormément de pression sur les parents pour qu’ils donnent du Ritalin à leurs enfants.

« On a la détente beaucoup trop rapide pour identifier les troubles déficitaires d’attention et d’hyperactivité. La deuxième chose, c’est qu’on y va beaucoup trop rapidement, on surmédicalise cette question-là présentement » a commenté au Journal de Montréal Égide Royer, professeur à la Faculté de l’éducation de l’Université Laval.

Effets secondaires

Les spécialistes de l’éducation ne sont pas surpris. Le médicament seul ne suffit pas. Et il a des effets secondaires reconnus. Ils ressentent « une certaine fatigue, un certain sentiment d’incomplétude. L’élève ne se sent pas non plus toujours très bien dans sa peau », selon Gérald Boutin, professeur à la Faculté de l’éducation de l’UQAM.

« Ça augmente la tension, mais ce n’est pas ça qui apprend à écrire et à lire à un jeune, a ajouté M. Boutin. Ce n’est pas ça non plus comme tel qui permet à un jeune de développer certaines habiletés sociales, à fonctionner avec les autres. »

Et les autres études ?

Il est difficile de concilier ces résultats avec la montagne d’études probantes qui tendent à démontrer que les médicaments contre le TDAH améliorent l’attention et la performance des élèves. Mais ces études portaient toutes sur des périodes relativement brèves, tandis que l’étude de Currie est l’une des premières à se pencher sur des années de résultats scolaires. Par ailleurs, l’attention extrême causée par le Ritalin peut aussi bien être néfaste que bénéfique. Bien que ces pilules vous aident à vous concentrer, elles ne déterminent pas l’objet de cette concentration. Des anecdotes abondent au sujet d’étudiants drogués au Adderall qui, impuissants se mettent à ranger leurs placards à 2 heures du matin plutôt que de travailler sur ce rapport à rendre le lendemain.

Currie et ses coauteurs spéculent que quelque chose de semblable pourrait se produire en classe. Du Ritalin peut calmer un enfant hyperactif, mais il peut tout aussi bien le laisser dans un état de transe en train de compter compulsivement des bonbons dans son coin. « Il se pourrait qu’on ait affaire des enfants ‘loin des yeux, loin du cœur’ qui ne reçoivent pas l’aide supplémentaire dont ils ont besoin », a déclaré Currie.

Une explication plus inquiétante serait que ces médicaments aggravent les symptômes du TDAH en provoquant des changements à long terme dans le cerveau. Les scientifiques pensent que le TDAH est causé par de faibles niveaux d’une substance chimique appelée la dopamine. Les médicaments comme le Ritalin agissent en ralentissant la vitesse à laquelle le corps élimine la dopamine dans le cerveau. Mais une étude publiée en mai a révélé que, après douze mois de prise de Ritalin, le corps des sujets s’était adapté et éliminait plus de dopamine, contrecarrant partiellement les effets du médicament.

Leçons à tirer

Il semble que l’on puisse tirer deux leçons. Tout d’abord, il existe un risque moral important, surtout pour un médicament prescrit après un processus particulièrement subjectif et permissif. Au cours de leurs recherches, Currie et ses collègues ont comparé le nombre d’ordonnances de Ritalin et de médicaments contre l’asthme. Seul le nombre de prescriptions de Ritalin a grimpé au Québec après l’adoption du régime public d’assurance-médicaments. Le taux d’ordonnances contre l’asthme est resté le même que dans le reste du Canada. Il devient évident que plus d’enfants au Québec prennent des médicaments contre le TDAH qu’ils ne devraient — simplement parce que ceux-ci étaient désormais plus accessibles — et que ces médicaments ne leur ont pas fait du bien.

L’autre leçon est que les sceptiques au sujet du Ritalin ont eu raison de se demander pourquoi tant d’enfants devaient prendre ce médicament, alors que leur santé ne posait pas de problème, simplement leur comportement. Et l’hyperactivité et le manque de concentration sont-ils une maladie, ou tout simplement la manière dont certains cerveaux fonctionnent ? Il se peut que la classe idéale calme et organisée soit contraire à la manière dont les enfants sont programmés. Créer cette classe idéale à doses de médicaments, surtout si ces médicaments ne semblent pas fonctionner à long terme, prive les enfants des compétences et de comportements dont ils ont besoin pour rester concentrés par eux-mêmes.




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mercredi 7 août 2013

Bouddhisme : les bonzes birmans veulent limiter les mariages interreligieux

Du quotidien La Croix :

« Une dizaine d’activistes opposés aux mariages interreligieux hèlent les jeunes à la sortie des cours pour leur faire signer une pétition. Beaucoup acceptent d’apposer leur paraphe au projet de loi des bonzes, qui vise notamment à restreindre les mariages entre musulmans et bouddhistes.

« Le but de cette législation est de permettre à notre religion et à notre ethnie de ne pas disparaître », explique Thura, 19 ans, étudiant en biochimie, signataire de la pétition. « Nous nous sentons responsables de la protection du bouddhisme », renchérit son ami Aung. En quelques heures, les bonzes qui organisent l’événement recueillent 2 600 signatures, disent-ils.

S’il était adopté en l’état, leur texte obligerait les hommes musulmans à se convertir au bouddhisme pour se marier à une bouddhiste. De son côté, la future épouse devrait obtenir l’autorisation de ses parents et de l’administration pour valider l’union. Les contrevenants s’exposeraient à dix années de prison. Le projet de loi émane du groupe de moines radicaux « 9-6-9 », qui a pris cette dénomination en référence aux neuf attributs du Bouddha, aux six du dhamma (ses enseignements) et aux neuf de la sangha (le clergé).



Policiers birmans restent impassibles alors que des moines bouddhistes attaquent des musulmans
(avec commentaires un peu simpliste du présentateur américain sur les religions)

Ce mouvement appelle au boycott des commerces tenus par les musulmans. Il considère que leur pression démographique est trop importante. Elle mettrait en péril la culture bouddhiste en Birmanie. « Ils font exprès de se marier à des bouddhistes pour les convertir, pas par amour, accuse Achin Dhama Pala, un moine posté sous un haut-parleur qui crache des airs entraînants, à la sortie de l’université de Mandalay. Les bouddhistes, les chrétiens et les hindous peuvent s’aimer. Je ne pense pas qu’un musulman puisse tomber amoureux d’une bouddhiste. »

Les relations entre les deux communautés ne cessent de se détériorer depuis un peu plus d’un an. Mi-2012, les affrontements entre musulmans et bouddhistes ont forcé plus de cent mille villageois à fuir leurs habitations à l’ouest du pays. Les violences se sont lentement étendues à d’autres régions. À ce jour, elles ont entraîné la mort de plus de deux cents personnes selon des bilans officiels. »

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Complément au cours d'ECR — le bouddhisme militariste

« J'aimerais mieux être bouddhiste, parce qu'ils ont cinq vies » dit l'enfant de 7 ans à son grand-père




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mardi 6 août 2013

La fonte des glaciers de l’Himalaya ne menace pas le sous-continent indien

Malgré un recul possible des glaciers de l'Himalaya au cours des prochaines décennies, l'approvisionnement en eau du sous-continent indien ne devrait pas être menacé, tout au moins d'ici la fin du siècle, selon une étude publiée dimanche dans Nature Geoscience.
 
Les auteurs, chercheurs à l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas, ont simulé ce qui pourrait se passer dans deux des principaux bassins hydrographiques de la région - l'un alimenté par l'Indus, l'autre par le Gange - à partir de deux scénarios différents de hausse des températures.

La mousson en Inde
Au cours du XXIe siècle, il ne devrait pas y avoir de pénurie d'eau, car la fonte additionnelle des glaces devrait notamment permettre de faire face à une hausse de la demande en eau dans une région du monde à forte croissance démographique qui connaît également une hausse du niveau de vie.

« Dans les deux cas, les glaciers vont reculer, mais le volume des eaux de ruissellement issues de la fonte des glaces est sur une tendance à la hausse au moins jusqu'à 2050", selon les auteurs de l'étude.

« Combinée à un changement favorable en terme de précipitations [autrement dit : plus de pluie due au réchauffement climatique], la disponibilité de la ressource en eau ne devrait pas décroître au cours du siècle », estiment les chercheurs. Pour eux, « les bassins qui dépendent de la mousson et de la fonte des glaciers continueront à pouvoir faire face à une demande croissante en eau ».

Cette nouvelle étude est basée sur des données hydrologiques régionales plus fines que celles utilisées lors de précédents travaux sur l'impact de la fonte des glaciers de l'Himalaya, précisent les scientifiques.

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Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens




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Québec — Le gouvernement aurait minutieusement orchestré la forte hausse des taxes scolaires

 La porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’enseignement primaire et secondaire et députée de Montarville, Nathalie Roy, a réagi lundi aux propos de la ministre péquiste de l’Éducation, qui a affirmé que les hausses des taxes scolaires n’étaient pas excessives et qui a refusé de critiquer les commissions scolaires d’avoir pigé à nouveau dans les poches des contribuables.

« Il fallait s’attendre à cette réaction de la ministre de l’Éducation, qui minimise l’importance des hausses de taxes scolaires, elle qui fait partie de ce gouvernement qui a ouvertement encouragé les commissions scolaires à hausser leurs taxes dans son dernier budget. Autant le PQ que les libéraux de Philippe Couillard savaient dès le mois de novembre dernier ce qui allait se produire. La seule façon pour les commissions scolaires de "hausser leurs revenus", tel que le gouvernement l’a textuellement écrit dans son budget, c’est de hausser les taxes. En donnant cette orientation dans son budget, le PQ a donc minutieusement orchestré ces hausses des taxes scolaires qui affectent entre autres des milliers de familles de la Montérégie, qui ont déjà commencé à recevoir leur facture », a rappelé la députée. Ainsi, à Saint-Amable le compte de taxe augmente-t-il en moyenne de plus de 19%, de près de 9% à Carignan, de plus de 15% à Longueuil et de 22% à St-Jean-sur-Richelieu, pour ne nommer que quelques villes.



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Comparer les fortes hausses de taxes scolaires




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mercredi 31 juillet 2013

États-Unis — une école contrainte par le fédéral de considérer une fille comme un garçon



Le ministère de la Justice fédérale a tant fait pression sur les autorités d’un district scolaire de Californie qu’une jeune élève faisant son entrée dans une école secondaire locale pourra utiliser les toilettes et les vestiaires des garçons, parce qu’elle se dit être un garçon. Son sexe biologique, précise-t-on, est féminin.

Les responsables de l’école ont reçu une lettre de l’administration Obama précisant que s’ils refusaient de respecter l’identité choisie de la jeune fille, ils se rendraient coupable de discrimination en raison du sexe à l’égard d’« élèves qui ne se conforment pas aux stéréotypes sexuels ».

Un nouvel accord signé au niveau du district scolaire ouvre désormais à chaque élève qui se dit « transgenre » la possibilité de profiter des toilettes et vestiaires du sexe opposé, et, mieux, de partager les dortoirs du sexe opposé au sien pendant les voyages scolaires. Ce qui pourrait bien faire naître des vocations « transgenres » chez quelques garçons un peu plus entreprenants que les autres…

C’est l’aboutissement de plusieurs années de contestations et de plaintes de la part de la famille d’une jeune fille qui dit se sentir garçon et qui vit comme tel avec l’appui de ses parents depuis qu’elle est en 5e année. C’est en 2011 que ses parents ont officiellement déposé plainte auprès du bureau des droits civils du ministère fédéral de l’Éducation en accusant le district californien d’Arcadia de violer les lois anti-discrimination en l’empêchant de dormir avec les garçons lors d’un voyage d’école et en la contraignant de passer la nuit à part avec un chaperon parental – sa mère en l’occurrence – dans une chambre dans le local des dortoirs des filles.

Celles-ci, paraît-il, se moquaient d’elle, et la jeune fille se serait endormie tous les soirs en pleurant…

C’est alors que ses parents décidèrent de la faire vivre comme un garçon et d’obtenir une injonction lui permettant de changer de prénom. Ses nouveaux camarades de classe ne sauront rien, ne l’ayant jamais connue fille.

C’est en 7e année que tout se gâte. Une nouvelle excursion est prévue, l’enfant pense pouvoir passer la nuit dans le dortoir des garçons. Mais la direction de l’école exige qu’elle ait une chambre particulière et qu’un de ses parents l’accompagne.

Le désespoir de la jeune fille aurait conduit ses parents à intenter un procès au district scolaire trois semaines avant la date prévue de la sortie ; on leur opposa un refus fondé sur une loi de la Californie permettant le maintien d’infrastructures séparées pour les deux sexes biologiques, accompagnée d’un avis juridique donné par le ministère californien de l’Éducation affirmant que cela n’excédait pas les limites raisonnables que l’on pouvait opposer face à des « auto-perceptions de genre de certains élèves ».

Tout cela n'est plus permis semble-t-il désormais puisque le ministère fédéral s'est rangé du côté des parents de la jeune fille, qui obtient le droit de partager les locaux des garçons, mais également, lorsqu’elle le souhaite, une chambre individuelle, le droit encore de participer à des activités réservées aux garçons, scolaires ou extrascolaires, tandis que tous les documents administratifs donnant son sexe de naissance et son prénom en tant que fille devront être placés sous scellés en vue de protéger son identité en tant que garçon.

Et ceci, non seulement pour elle, mais pour tout élève se trouvant dans ce cas dans le district d’Arcadia. Tous les élèves transgenres devront en outre bénéficier d’une « équipe de soutien » au sein de leur école pour faciliter leur collaboration avec les administrateurs scolaires afin de garantir que leurs désirs en matière d’identité de genre soient honorés.

Quant à la « discrimination de genre », elle devra figurer parmi les discriminations règlementairement proscrites et un programme de sensibilisation visant aussi bien les enseignants, les élèves et tous les employés que la discrimination basée sur « l’identité de genre, l’expression de genre, la transition de genre, le statut transgenre ou la non-conformité de genre » est strictement interdite.

Série de scénarios similaires

Coy Mathis (à gauche)
Cette histoire fait suite à une série de scénarios similaires à travers les États-Unis.

Ainsi, en juin, la division du Colorado des Droits civiques, un service du minis­tère de la Justice fédéral,  a décidé qu'interdire à un garçon­net de six ans qui se dit trans­genre l'accès aux toilettes des filles dans une école pri­maire publique consti­tuait une discri­mi­na­tion illégale. Le Fonds éducatif et de défense juridique des transsexuels a déposé la plainte au nom de la famille de l'élève de première année qui a abouti à cette décision. L'élève, Coy Mathis, est biologiquement mâle, mais s'habille en fille tout le temps.

Plus tôt ce mois-ci, à Pinellas  en Floride, un étudiant qui se dit transgenre s'est plaint à la presse locale qu'une école technique ne lui permettrait pas d'utiliser les toilettes des femmes. L'étudiant, Alex Wilson, est de sexe masculin et suit depuis quatre ans un traitement hormonal destiné à le transformer en une femme. Il n'a pas subi l'opération chirurgicale de changement de sexe.

L'école est intervenue après qu'un élève a protesté contre le fait que Wilson utilisait les toilettes des filles. L'école avait proposé à Wilson un cabinet particulier, mais celui-ci avait jugé l'offre inacceptable parce qu'il était situé, selon lui,  dans un bâtiment administratif peu pratique.



Entretemps, l'État du Massachusetts semble être devenu un foyer transgenre.

Un fascicule de onze pages de directives a récemment été distribué par le ministère de l'Éducation de l'État de Nouvelle-Angleterre qui  oblige les écoles d'accepter que les élèves qui se disent transgenres puissent utiliser les salles de bain qui leur plaisent. Ces règlements s'appliquent à toutes les écoles publiques de l'État, primaires, secondaires ainsi qu'aux cégeps (lycées en France).

Bel exemple de synchronisme : un étudiant à l'école secondaire Middleborough au Massachusetts  est devenu la première reine transgenre du bal de toute l'histoire de Middleborough, ville de 23.000 habitants, la capitale mondiale autoproclamée de la canneberge.


Reportage partial qui prend fait et cause pour la reine transgenre du bal (elle... elle... courageuse)

Curieusement, un élève qui se dit transgenre et qui avait envoyé une demande d'admission au Smith College, une prestigieuse université privée réservée aux femmes, habituellement très progressiste, s'est vu refuser l'entrée à cette institution qu'elle n'accepte que des femmes.

Smith College a renvoyé la demande de Calliope Wong — ainsi que les frais de dossier — plus tôt ce mois-ci.

Calliope Wong
« Comme vous vous en souviendrez sans doute de notre correspondance antérieure, Smith est un collège pour femmes, ce qui signifie que les candidates de premier cycle doivent être de sexe féminin au moment de leur demande», d'écrire la doyenne des admissions Debra Shaver dans une lettre adressée à Calliope Wong.

Calliope Wong se dit femme depuis plusieurs années. Cependant, Wong semble avoir coché la case indiquant le sexe masculin sur le formulaire FAFSA (demande gratuite pour une aide fédérale aux étudiants).

Le refus de Smith College signifie que les lois du Connecticut, l'État d'origine de Wong, s'appliquent. Or cet État considère Wong en tant qu'homme et ne le reconnaîtrait comme une femme qu'après une chirurgie de réassignation sexuelle.

L'automne passé Wong écrivait sur son carnet : « Oui, je suis né dans un corps avec des parties typiquement mâles, ». « Mais je m'identifie et je vis comme une femme. L'opinion scientifique et médicale prépondérante  appuie le fait que la personne que je suis au niveau de l'identité est différente de l'identité de genre typiquement associée à mon corps physique ».


Lettre de refus de Smith College 


Voir aussi

Un homme dans le vestiaire des filles ? Ne soyez pas transphobe !

L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre


 



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samedi 27 juillet 2013

Égypte — impact de la crise sur l'école

Lu dans le bulletin d'information n° 86 (juin 2013) de l'Œuvre d'Orient :

«En Égypte, la révolution n'a pas apporté les changements attendus, les tensions persistent. On craint des émeutes de la faim à l'automne. Les familles n'ont plus d'argent pour envoyer leurs enfants à l'école, sauf à l'école publique où l'apprentissage du Coran est obligatoire...

On apprend également qu'en Syrie beaucoup d'enfants sont déscolarisés depuis deux ans.








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vendredi 26 juillet 2013

Le philosophe Claude Obadia dénonce la théorie du genre


Par Claude OBADIA, agrégé de philosophie, professeur en classes préparatoires


La récente polémique autour de l'enseignement de la théorie du genre mérite qu'on s'y arrête.

Au premier abord, il s'agit d'appliquer à la question du genre une vision de l'homme et de la société selon laquelle les différences ne sont nullement naturelles, mais au contraire dues à la socialisation et à l'éducation.

Notre identité, selon ce point de vue, serait construite et conditionnée par des représentations sociales qu'il nous revient alors de « déconstruire », afin de retrouver ce qui, en nous, relève de la nature [et qui serait donc identique entre hommes et femmes, car les différences entre les sexes ne seraient selon cette théorie que sociales].

Par où l'on comprendra sans difficulté quels sont les ressorts de la théorie du genre.

Car il ne s'agit pas seulement de montrer que les femmes et les hommes se conforment à des stéréotypes culturels. Il s'agit de combattre la « domination masculine », appuyée sur la prétendue naturalité de ces types comportementaux.

En affirmant que, par nature, les hommes et les femmes ne diffèrent pas, donc que la nature ne veut pas de domination masculine, c'est bien une position militante que les partisans de la théorie du genre défendent.

Or, deux questions doivent ici être posées. Première question : est-il tellement certain que les différences entre les hommes et les femmes ne sont que des constructions culturelles ? Est-il tellement évident qu'hommes et femmes soient par nature identiques ?

Les défenseurs de la théorie du genre diront ici qu'ils n'ont jamais parlé d'identité.

On leur objectera alors que leur position est soit naïve, soit de mauvaise foi.

Car comment ne pas confondre les hommes et les femmes, si l'on part du principe que rien ne les distingue ?

Aussi est-il clair que la théorie du genre, selon laquelle les différences entre hommes et femmes, ne sont que des « constructions » sociales, repose sur un présupposé.

Ce dernier n'est autre que celui de l'identité naturelle des hommes et des femmes.

Car c'est la confusion de deux plans pourtant distincts qui est ici impliquée, celui de l'institution et celui de la nature.

Le principe républicain et démocratique veut que les hommes et les femmes soient égaux en droits. Mais l'égalité des hommes et des femmes n'est aucunement un fait de nature.

C'est une norme juridique. Vouloir prendre celle-ci pour celui-là revient à confondre une donnée naturelle et une construction culturelle. Seconde question : s'il faut défendre le principe de l'égalité des droits pour les hommes et les femmes, faut-il mener ce combat au nom de faits prétendument naturels ? N'est-ce pas là affirmer que les sociétés humaines doivent se conformer à l'ordre de la nature ?

Or, cela, nous ne pouvons l'accepter. Les raisons en sont multiples. Quand la nature détermine l'animal à satisfaire ses besoins, l'homme peut maîtriser ses instincts et opposer au déterminisme la force de sa volonté.

Quand la bête n'est que ce que la nature fait d'elle, l'homme est capable de culture, c'est-à-dire de faire quelque chose de lui-même.

Enfin, quand la force est la mesure des rapports qu'entretiennent les bêtes et que les plus faibles sont condamnés à y céder, l'homme, lui, proclame la force des faibles !

Cela s'appelle la justice, cela s'appelle la vertu ou bien encore le droit des faibles , autrement dit le devoir de les secourir et d'affirmer leur dignité.

Or, a-t-on jamais vu que la nature veuille d'une telle dignité ?

Qui osera soutenir que, par nature, le faible est fort et que l'homme en bonne santé n'est pas différent du malade ? Soyons sérieux. Si l'Europe doit à Athènes le paradigme de la démocratie, elle doit au judéochristianisme l'idée que l'homme est une « anti-nature », que l'humanité réside dans le combat que l'homme peut mener contre ses instincts et son irascibilité. Or, ne tient-on pas là, non seulement le fondement de l'humanisme européen, mais la dernière digue qu'il convient d'opposer à ceux qui, de près ou de loin, suspendent le respect de l'homme à telle ou telle condition ?

Gardons-nous donc de céder, sur cette question du genre comme sur d'autres, à l'illusion d'un fondement naturel de la société et des lois. Les femmes doivent jouir des mêmes droits que les hommes. Au nom de l'humanité et au nom de la culture, non de la nature.

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