lundi 27 décembre 2010

Le Québec, champion du RitalinMC

Les Québécois sont plus que jamais les champions du Ritalin, un psychotrope dont le nom scientifique est le méthylphénidate. En 2010, les Québécois ont consommé près de 32 millions de pilules de cette famille de médicaments, ce qui constitue un nouveau record.

­« C’est alarmant de savoir qu’autant d’enfants consomment ce médicament. On ne devrait pas être content, ni fier de ça », lance la psychologue Suzanne Vallières, qui est aussi chroniqueuse au Journal de Montréal. Le phénomène inquiète aussi le docteur en neurosciences Joël Monzée, qui a publié cette année un livre dans lequel il dénonce cette situation, qu’il assimile à du « dopage scolaire ». Ainsi, en France, la Ritaline, et en Belgique, la Rilatine, font-elles partie des substances réglementées assimilées aux stupéfiants.

Au cours de la période de 12 mois qui a pris fin le 30 novembre dernier, les Québécois ont consommé 31 864 061 comprimés de méthylphénidate, la famille de médicaments regroupant le Ritalin et ses génériques, selon des données obtenues auprès d’IMS-Brogan. Cela représente une hausse d’environ 10 % par rapport au record atteint en 2009.

Le nombre de prescriptions pour obtenir ces comprimés, qui sont remises surtout aux enfants agités à l’école chez qui on diagnostique un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), est aussi en hausse.

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, la consommation de ces médicaments est beaucoup plus importante au Québec qu’ailleurs au Canada.

Alors qu’elle compte pour moins du quart de la population, la province accapare désormais 35,3 % de l’ensemble des pilules et 44 % des ordonnances distribuées au pays.

Selon Suzanne Vallières, des enseignants mettent de la pression sur les parents pour que leurs enfants prennent des médicaments lorsque ceux-ci commencent à présenter un « trouble de comportement ».

La consommation de ces médicaments à l’âge adulte, ainsi que par des étudiants désirant accroître leur concentration durant les périodes d’examen, expliquerait aussi la croissance observée cette année.




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vendredi 24 décembre 2010

Les jeunes chimpanzés femelles jouent à la poupée

Deux éthologues américains ont aussi observé que si les jeunes primates jouent tous avec des bâtons, les femelles aiment les porter et les bercer.

Deux éthologues américains qui ont observé pendant quatorze ans la vie des chimpanzés de la communauté Kanyawara dans le parc national de Kibale en Ouganda. Les résultats de leur dernier travail, publiés cette semaine dans la revue Current Biology, montrent clairement que si les jeunes primates jouent tous avec des bâtons, les femelles aiment les porter, les bercer, comme des poupées, de manière maternelle sans équivoque. Il y a quelques années, des jeunes singes en captivité s'étaient vu offrir des monceaux de jouets de toutes sortes. Les femelles s'étaient précipitées vers les poupées, les mâles vers les tracteurs…

Ces découvertes, selon les deux éthologues, suggèrent que la tendance pour les jeunes filles à jouer plus fréquemment à la poupée que les garçons serait une « prédilection biologique » et non simplement le résultat d'une socialisation stéréotypée selon le sexe des sujets.




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mercredi 22 décembre 2010

Répression religieuse plus sévère dans les garderies que dans les écoles

Nous venons de recevoir ce communiqué de l'Association des parents catholiques du Québec.

Montréal, le 21 décembre 2010. L’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) déplore la décision gouvernementale de couper toute subvention aux garderies catholiques qui dispensent un enseignement religieux à l’intérieur de leur programme, par le biais de chansons, bricolages, bénédicités ou simples explications de la crèche ou d’une parole de Jésus.

« Les parents ont choisi, dans certains cas, d’envoyer leurs tout petits à des institutions qui ont une tradition catholique, à cause de la dimension religieuse qui s’y vit, » dit la présidente de l’APCQ, Madame Jean Morse-Chevrier. Le ministère de la Famille et des Aînés forme maintenant des surveillants pour faire le tour des garderies subventionnées, à partir de juin 2011, afin de s’assurer que les éducateurs ne transmettent aucun enseignement religieux. « On se croirait dans un état totalitaire, se plaint Madame Morse-Chevrier, puisque nos représentants élus s’arrogent le droit de décider à la place des parents du mode d’éducation des enfants. » Selon l’APCQ cette initiative de la part du gouvernement rappelle la même stratégie que celle exercée lors de l’imposition du cours d’éthique et culture religieuse. En effet, au nom du respect de la diversité, le gouvernement abolit de plus en plus la vraie diversité dans les institutions éducatives, selon Jean Morse-Chevrier. « Le Québec vire de plus en plus vers la répression religieuse et la discrimination contre les croyants de toute religion », décrie-t-elle.

Les parents, occupés à prendre soin de leurs petits et à travailler pour leur survie, devront payer en triple s’ils veulent contester cette décision gouvernementale, selon Madame Morse-Chevrier. Ils devront payer pour le soin des enfants, payer pour la garderie et payer pour toute contestation. Les parents vivent déjà une situation semblable dans les écoles, face au ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport. En effet, des parents de Drummondville voient leur contestation portée à la Cour suprême pour le simple droit d’exempter leurs enfants de la diversité religieuse et morale enseignée dans le programme scolaire d’éthique et culture religieuse.

Malgré cette contestation en cour, le gouvernement est allé de l’avant et a donné à toutes les garderies subventionnées la recommandation d’enseigner la diversité religieuse sans l’accord de leurs parents. Cette directive va encore plus loin que l’imposition du cours d’éthique et culture religieuse, puisque les écoles privées subventionnées peuvent au moins donner l’enseignement religieux.

L’APCQ encourage tous les parents à protester contre l'ingérence et le contrôle abusif du gouvernement dans les choix éducatifs des parents pour leurs enfants. Elle invite les parents à la contacter pour du support. « L'interdiction de toute activité et de tout enseignement religieux dans les garderies subventionnées est totalement contraire au rôle d'un gouvernement démocratique qui est de permettre la véritable diversité », selon Diane Joyal, présidente de la section de Montréal de l’APCQ.

-30-

Pour tout renseignement supplémentaire, s.v.p. contacter

Madame Jean Morse-Chevrier, présidente de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) au 819-661-7140 ou
Madame Diane Joyal, présidente de la section de Montréal de l’APCQ au 514-279-0670 ou 514-254-2779.




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Religion à la garderie : membres d'un comité-conseil disent avoir été ignorés

La Presse de Montréal révèle que les travaux ont été mouvementés au comité chargé de conseiller la ministre Yolande James sur sa directive interdisant l'enseignement religieux dans les garderies subventionnées. Un spécialiste des relations interculturelles a claqué la porte après la première réunion. La représentante des garderies juives l'a imité plus tard. Et la porte-parole des CPE catholiques s'est sentie flouée par un gouvernement qui, selon elle, a imposé ses vues au comité.

Dévoilée vendredi dernier, la directive a été plutôt mal accueillie par les principales intéressées - les garderies religieuses, que les médias traditionnels n'avaient pas interrogés depuis l'annonce de la ministre. Elles reprochent au gouvernement de les avoir invitées à un comité-conseil sans écouter leurs doléances. Certaines entendent faire pression sur le gouvernement pour qu'il revoie sa directive avant son entrée en vigueur, le 1er juin.

« Les parents ne sont pas prêts à accepter ça. Ils sont prêts à s'unir à d'autres groupes pour faire entendre leur voix », a affirmé à La Presse sœur Ethel Rousselle, responsable de trois des cinq CPE des sœurs salésiennes de Don Bosco.

Elle a siégé au comité-conseil créé par la ministre. « J'ai été déçue. J'ai accepté de faire partie de ce comité parce que je pensais qu'on pourrait travailler ensemble. Mais la directive était déjà toute tracée, les choses étaient pas mal décidées. Ç'a été difficile pour nous d'émettre des opinions. », a-t-elle affirmé. Sœur Rousselle a tout de même siégé au comité jusqu'à la fin des travaux.

Sœur Ethel Rousselle interrogée par la chaîne Sel+Lumière

Invité à titre de spécialiste des relations interculturelles, Pierre Anctil, lui, a quitté le comité après la première réunion quand il est apparu que tout était déjà décidé à l'avance : « Ce qui était assez clair, c'est que ce n'était pas négociable. C'était pour nous dire que la décision était prise et que toute forme d'expression religieuse était nuisible pour le développement et l'intégration des jeunes enfants », a dit le professeur au département d'histoire de l'Université d'Ottawa. M. Anctil, anthropologue, a présidé le Conseil des relations interculturelles du Québec, un organisme gouvernemental, en 2002-2003.

« J'ai expliqué au comité que cette question était délicate du point de vue des droits fondamentaux protégés par les chartes. Et la directive semble violer les droits fondamentaux. »

« Je pense que l'État prend des risques en s'immisçant dans ce genre de problématique, a-t-il ajouté. L'enseignement religieux au primaire et au secondaire est cautionné et financé par l'État, tant dans les écoles catholiques que juives, musulmanes, grecques orthodoxes ou arméniennes. Je ne vois pas de quel droit on l'empêcherait au préscolaire. »

Les écoles confessionnelles peuvent en effet enseigner la religion, pourvu qu'elles respectent le régime pédagogique défini par l'État. Notons que des communautés possèdent à la fois des garderies et des écoles subventionnées.

Application ardue, communauté juive déçue

Selon M. Anctil, la directive sera difficile à appliquer. Il craint « l'arbitraire » des inspecteurs du ministère de la Famille, dont le nombre triplera.

Rappelons que la directive interdit les activités d'enseignement religieux dans les CPE et les garderies subventionnées. Mais elle n'empêche pas « une manifestation culturelle particulière liée à une fête à connotation religieuse », comme Noël. Les objets religieux sont permis, à condition qu'ils ne soient pas trop nombreux et ne servent pas à l'enseignement d'une religion. Les employés peuvent prier « individuellement », tout comme les enfants, pourvu qu'ils ne soient pas «  supervisés» ou « encouragés » par le personnel. Les enfants peuvent bricoler une crèche ou une menora pourvu que le personnel n'en profite pas pour inculquer une croyance.

Appliquer la directive sera « la quadrature du cercle », estime Daniel Amar, directeur du Congrès juif canadien, section Québec. L'association des CPE de la communauté juive, qui relève du Congrès, s'est retirée du comité-conseil en cours de route. « On a senti que les choses n'allaient pas dans le sens du compromis souhaité », a dit M. Amar.

Selon M. Amar, « la communauté est déçue. On a le sentiment que la communauté juive fera les frais de la quête de la laïcité absolue ».

Sœurs salésiennes œuvrent depuis plus de 30 ans

Sœur Rousselle déplore que le gouvernement n'ait pas reconnu de « droits acquis » aux garderies « qui sont là depuis plus de 30 ans », comme celles des sœurs salésiennes de Don Bosco, « qui ont fait leurs preuves et qui n'ont jamais eu de plaintes ». Les garderies de la congrégation « n'ont jamais endoctriné les enfants », a-t-elle ajouté.

« Fêter Noël sans être capable de parler de Jésus, pour moi, ce n'est pas Noël. L'application de la directive est difficile à accepter. » Les CPE catholiques consacrent « une vingtaine de minutes par semaine à des activités à caractère religieux ». « Pourquoi être pénalisé pour un si court laps de temps ? » a-t-elle demandé.

Association des projets islamiques charitables indifférente

La directive laisse indifférente l'Association des projets islamiques charitables, qui gère une garderie à Laval. Elle était pourtant au centre des reportages qui sont à l'origine de la controverse. « Tout ce qui est objet religieux, texte religieux ou enseignement religieux, on ne l'applique pas chez nous. Alors la directive ne nous concerne pas directement », a affirmé son porte-parole, Samir Taleb, qui a siégé au comité-conseil.

Le comité-conseil était également composé d'« associations nationales », comme l'Association québécoise des CPE et l'Association des garderies privées du Québec. Un théologien et chargé de cours à l'UQAM, Frédéric Castel, a siégé au comité à titre de consultant, mais il n'a « pas participé à la conception de la directive », qu'il n'a pas voulu commenter non plus.

Une centaine de CPE et garderies subventionnées de différentes confessions, qui accueillent environ 2000 enfants, enseignent la religion, selon le ministère de la Famille.




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Anglais interdit dans les textes chinois (sauf exceptions avec traduction)

Pour préserver la « pureté » de la langue chinoise, les journaux, magazines, livres et sites internet en Chine ne devront plus utiliser de termes anglais au milieu de textes en chinois, a annoncé une agence gouvernementale. L'usage croissant de mots et d'abréviations de langue anglaise « nuit gravement à la standardisation et à la pureté de la langue écrite et orale chinoise », selon une directive émise lundi par l'Administration générale de la presse et de l'édition et publiée mercredi par la presse.

Cette pratique « détruit un environnement linguiste et culturel sain et harmonieux, et exerce une influence néfaste sur la société », estime encore cette institution. En conséquence, « il est interdit d'introduire des termes étrangers comme des mots ou abréviations anglais dans des publications en chinois et de créer des termes qui ne sont ni chinois, ni étrangers, à la signification peu claire ». Les sociétés qui contreviendront à cette directive s'exposent à des « sanctions administratives », qui ne sont pas précisées.

Un certain nombre d'acronymes anglais sont régulièrement utilisés par la presse chinoise, comme NBA pour la ligue américaine de basket-ball, GDP pour le produit national brut ou CPI pour l'indice des prix à la consommation. L'Administration a néanmoins laissé la possibilité que des termes étrangers puissent être utilisés « si nécessaire », suivis de leur traduction ou d'une explication en chinois.

Protéger la pureté de la langue chinoise contre l'utilisation envahissante de l'anglais est un sujet qui a suscité de vastes commentaires en Chine, où certains ont même parlé de « crise du chinois ».

Mardi, le China Youth Daily a publié les résultats d'une enquête sur ce sujet, d'après laquelle 80 % des 3 269 Chinois qui ont répondu étaient d'accord pour dire que leur langue natale était en crise, 52 % en imputant la faute aux « Chinois, qui de nos jours s'attachent plus à apprendre l'anglais qu'à apprendre le chinois ».

He Yang, professeur de chinois à l'Université Renmin de Chine, a conduit un projet de recherche en 2009, dans lequel 319 étudiants de quatre universités de Beijing ont été testés sur leur connaissance de la langue chinoise. Il s'est avéré que seuls 2 % d'entre eux ont obtenu un score de plus de 70 sur 100, et que 30 % ont même échoué au test.

Un peu plus tôt cette année, Huang Youyi, directeur adjoint du Groupe China International Publishing, avait rédigé une proposition en mars pour la session annuelle du Comité National de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois dans laquelle il a déclaré : « Des mesures et des réglementations devraient être adoptées pour empêcher l'anglais d'envahir la langue chinoise ».

Plus d'informations

Le Quotidien du peuple — Les mots étrangers utilisés dans la langue chinoise vont être standardisés




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France — moitié moins de candidats professeurs en un an


Robert Ménard se penche sur le manque de postulants en enseignement. Le métier de professeur ne ferait-il plus rêver ?



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lundi 20 décembre 2010

Débat Philippe Meirieu c. Philippe Nemo

Philippe Nemo (le plus petit) défend la transmission des savoirs et la liberté scolaire ; Phillippe Meirieu est un des pontes du constructivisme, il a donné son corps à l’Education Nationale pour que les élèves « construisent eux-mêmes leurs savoirs ».


Voir aussi

France — PISA et le rejet de la culture scolaire

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA




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Internet — des ados accros, des parents dépassés

Quel est le principal terrain de jeu des ados ? Le numérique. Internet, téléphone, SMS, MSN, Facebook, jeux vidéo... les jeunes Français de 11 à 17 ans sont des poly- connectés. C’est ce qui ressort du 4e baromètre « Enfants et Internet » réalisé par Calysto et l’association Voix de l’enfant. L’entreprise a réalisé 35 000 entretiens en face à face avec des 11-17 ans.

Plus de 90 % des ados ont accès à Internet à la maison. Les trois quarts ont un profil Facebook, sur lequel ils postent régulièrement des photos ou des vidéos personnelles. Mais la plupart d’entre eux (de 58 % pour les 15-17 ans à 87 % pour les 11-13 ans !) ne protègent aucune information personnelle. Au risque d’avoir de mauvaises surprises : 39 % des 15-17 ans ont déjà vu des données privées publiées à leur insu. Jamais très agréable... même si près de la moitié des ados de cette tranche d’âge reconnaissent l’avoir fait subir à d’autres. Par ailleurs, plus de neuf lycéens sur dix et plus de huit collégiens sur dix sont déjà tombés sur des contenus choquants en surfant sur le Web.

Face à cet enjeu d’éducation important qu’est le Web, les parents sont souvent aux abonnés absents.

À peine trois enfants sur dix discutent de l’utilisation qu’ils ont de cet outil avec leurs parents. La part de ces derniers qui installent le contrôle parental est minoritaire. « Les parents, bien que ce soit eux qui paient les factures, se déresponsabilisent par rapport à tous ces enjeux, déplore Thomas Rohmer, fondateur de Calysto. Il faut qu’ils cessent une fois pour toutes de croire que le Web est un univers virtuel&nbnsp;», et donc sans conséquence pour leurs enfants. Le prendre au sérieux, c’est le moyen pour que leurs ados appliquent les conseils dont ils les bercent depuis l’enfance. Du type: “On ne parle pas à un inconnu.”

En chiffres

30 %
A peine trois enfants de 11 à 17 ans sur dix discutent de ce qu'ils font sur Internet avec leurs parents

87 %
C'est le pourcentage de 11-13 ans qui jouent au moins une fois par jour aux jeux vidéos. Ils sont 80% chez les 15-17 ans.

85 % des 15-17 ans conçoivent et envoient des vidéos avec leur portable au moins une fois par jour

25 % des 11-13 ans passent plus de trois heures par jour devant les messageries type MSN




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Pourquoi les enfants n'aiment pas l'école !

Un spécialiste américain du cerveau explique que l'acquisition de la culture générale est la clé de la réussite scolaire.

« L'imagination est plus importante que le savoir. » La phrase a beau être signée Albert Einstein, nous sentons confusément qu'elle relève de ces gentilles lubies de génies incapables de comprendre ce qu'ils doivent à une école, certes rigide, mais qui les a faits ce qu'ils sont. Mais Daniel T. Willingham, qui cite ces mots au début d'un des chapitres de son livre, Pourquoi les enfants n'aiment pas l'école (La Librairie des écoles, traduit de l'anglais), ne se contente pas de signifier sa réticence à l'énoncé du physicien allemand. L'homme est professeur en psychologie cognitive à Harvard, spécialiste du fonctionnement du cerveau, et tout l'objet de son ouvrage est justement de démontrer, à partir de données scientifiques sur les rouages de la mémoire et de la réflexion, combien l'absence de connaissances interdit toute imagination, et tout apprentissage de compétences.

Pourquoi, diable, retenons-nous mieux un texte consacré à un sujet dont nous maîtrisons quelques notions, alors que toute donnée sur un domaine nouveau s'efface inexorablement de notre mémoire ? C'est à partir de ce genre d'interrogation simple, comme à partir d'exemples concrets, que Daniel Willigham construit son raisonnement. Est-ce une question de motivation, comme l'affirment nombre de pédagogues, en France ou, avant eux, aux États-Unis ? Absolument pas, répond le neuroscientifique, puisque des gens à qui l'on inculque les bases sur un sujet, le football ou les circuits électroniques, auquel ils ne connaissaient rien et qui donc ne les intéressait pas, retiennent mieux de nouvelles données que ceux qui n'ont pas reçu cette formation préalable.

La réponse relève du bon sens, mais elle a plus de force encore quand elle s'appuie sur des études précises : ce n'est pas la « motivation », la « proximité avec le sujet » qui détermine notre capacité à engranger des informations et à les comprendre, mais notre culture générale. Pas de compétences sans un savoir préalable. Apprendre à apprendre ne sert à rien sans un minimum de contenu. Pire, le psychologue démontre combien toute carence de culture générale creuse immédiatement les inégalités, puisque seul le riche s'enrichit:  plus on possède de connaissances, et plus on est capable d'en accumuler rapidement. D'où, explique-t-il, cette chute de niveau que l'on observe en CM1 (4e année du primaire) chez les élèves de milieu défavorisé pourtant capables de déchiffrer des textes, mais incapables d'en saisir les non-dits et les références implicites.

Dans un langage simple, et par de petits exercices de réflexion, Willingham fait comprendre à son lecteur le processus qui fait que le cerveau puise dans la « mémoire de long terme » les informations qui lui permettront de résoudre un problème dont les différentes données viennent de présenter à lui et solliciter sa «mémoire de travail», lieu de la réflexion.

Faciliter l'apprentissage

La mémoire de travail, vite saturée, a besoin de se référer à ce qui est connu, à ce qui est stocké dans la mémoire de long terme. Conclusion, il faut nourrir la mémoire de long terme, et pour ce faire, s'exercer pour « automatiser le processus qui permet de faire glisser les informations vers notre mémoire de travail ». Bref, pratiquer ces exercices systématiques que les « résistants » aux nouveaux programmes du primaire jugent abêtissants et indignes.

De ce genre de constat, Daniel Willingham tire quelques conseils aux professeurs sur la façon dont ils doivent construire leur pédagogie pour faciliter l'apprentissage chez leurs élèves. Il cite en exemple ce professeur qui, pour faire comprendre à ses élèves la condition des esclaves noirs américains, aidés dans leur fuite vers le nord par quelques abolitionnistes, mais obligés de se nourrir de biscuits, leur faisait fabriquer lesdits biscuits à base de farine et d'eau. On ne retient que ce à quoi l'on réfléchit, nous dit Willingham, et ces élèves ne se souviendront que de leur recette de cuisine. Le meilleur démenti aux Itinéraires de découvertes et autres Travaux personnels encadrés vantés par les tenants de l'école ludique.

Neuf questions

L'auteur part de neuf questions que se posent les enseignants — en commençant par celle posée dans le titre — et dont les réponses sont directement applicables en classe. Comment adapter mes cours aux différents types d'élèves ? Comment aider les élèves les plus lents  ? Vaut-il mieux enseigner des compétences ou des connaissances  ?... Willingham démonte ainsi de nombreux préjugés : Oui, l'apprentissage par cœur, la répétition et la culture générale sont nécessaires, parce qu'elles permettent aux élèves de mieux comprendre les nouvelles connaissances. Non, les pédagogies actives ne sont pas efficaces pour apprendre, car elles ne permettent pas de prévoir à quoi les élèves vont réfléchir. Non, les différences entre les élèves ne rendent pas nécessaires des enseignements "différenciés" et la science actuelle n'est pas parvenue à démontrer qu'il existait différents types d'intelligence. Non, les enfants, ne peuvent pas réfléchir à la manière des scientifiques car ils n'ont pas suffisamment de connaissances... De manière toujours nuancée, mais avec une argumentation implacable et beaucoup d'humour, l'auteur fait le point sur les théories pédagogiques et les pratiques de classe qui ont démontré leur efficacité.

L'auteur

Daniel T. Willingham est diplômé de Harvard en psychologie cognitive. Il est actuellement professeur de psychologie à l'Université de Virginie. Depuis 2000, il consacre ses recherches à l'application de la psychologie cognitive dans l'enseignement primaire et secondaire. Le succès de son livre aux Etats-Unis lui a fait créer son propre site : www.danielwillingham.com.

Sources : Le Figaro et l'éditeur

Pourquoi les enfants n'aiment pas l'école !
Comment fonctionne le cerveau des élèves ?
Les conséquences que les professeurs doivent en tirer

ISBN : 978-2-916788-23-4
Auteur(s) : Daniel T. Willingham, Marie Antilogus
Éditeur : Librairie des écoles
Illustrateur(s) :
Format : 15x23
Papier : offset 80 g/m²




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dimanche 19 décembre 2010

« Les chiens du gouvernement québécois vont surveiller la religion dans les garderies »

Extraits du blogue du Québécois libre où Martin Masse se penche sur la future police religieuse dans les garderies :

Au 20e siècle, l'un des principaux objectifs des États totalitaires a été d'éliminer les religions conventionnelles dans les écoles pour les remplacer par leurs propres dogmes officiels, fondés sur l'étatisme, la vénération des leaders et des théories bizarres comme le communisme et le fascisme justifiant leur pouvoir.

Sniffingdog Au 21e siècle, l'État totalitaire soft du Québec fait la même chose. Nous avons eu, en l'espace de quelques années, l'abolition des commissions scolaires confessionnelles et le remplacement des cours de religion dans les écoles par un cours d'endoctrinement au multiculturalisme et à la bien-pensance féministe et gauchiste.

On apprend ces derniers jours que la croisade antireligieuse s'étend. Le gouvernement provincial s'apprête en effet à éradiquer la religion dans les Centres de la petite enfance et les garderies subventionnées. L'État a, depuis une douzaine d'années, nationalisé l'ancien système de garderies libres qui existait et créé une nouvelle classe de fonctionnaires syndiqués pour s'occuper des enfants. Non content d'embrigader les enfants de 5 à 22 ans dans ses institutions primaires, secondaires, collégiales et universitaires, il vise maintenant à le faire à partir du berceau.

[...]

Chaque nouvelle extension du pouvoir de contrôle étatique s'accompagne évidemment de la création d'un nouveau bras armé pour imposer les nouvelles règles et sanctionner les récalcitrants. «À cette fin, le ministère est en train de procéder à l'embauche d'une quarantaine d'inspecteurs, qui s'ajouteront aux 18 déjà en fonction. Ils recevront tous une formation spéciale destinée à les rendre aptes à déceler les manquements à la directive.»

Ces chiens renifleurs se promèneront donc dans les garderies pour aller intimider tout le monde, vérifier si l'on permet à un enfant de dessiner un ange ou si on parle trop d'Allah pendant la période du Ramadan. En arrondissant les coûts de cette brigade à 100 000 $ par année en salaires, avantages sociaux, formation, déplacement et autres dépenses pour chaque molosse, ça fait 4 millions $ de plus par année que Québec dépensera pour empêcher les bambins d'être influencés par les croyances de leurs parents pendant que l'État s'occupe d'eux. Voilà sans doute une autre « fonction essentielle » de l'État qui en vaut le coût pour tous nos amis étatistes.

L'État n'aime pas la compétition. Les doctrines qui font découler la morale et le sens de la vie d'une autre source que les diktats des politiciens et des bureaucrates sont une menace à l'autorité de ceux-ci. Et plus un régime politique est autoritaire, plus il a tendance à brimer la liberté de croyance et à imposer ses propres dogmes. C'est une tendance qui s'observe depuis des siècles. Qu'on adhère à une religion spécifique, qu'on soit panthéiste, agnostique ou athée, nous sommes tous menacés par cette nouvelle offense étatiste.

Voir aussi

Le gouvernement québécois ne veut plus de religion dans les garderies communautaires

Garderies québécoises : un enfant sur 6 déprimé ou anxieux

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire




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