dimanche 12 décembre 2010

Le cannabis affaiblirait les défenses immunitaires

Le fait de fumer de la marijuana diminue les fonctions immunes de l'organisme et augmente ainsi les risques d'avoir un cancer ou une autre infection, montre une étude américaine.

Le Dr Prakash Nagarkatti et ses collègues de l'Université de Caroline du Sud ont étudié au microscope des cannabinoïdes, un groupe de composés présents dans le cannabis.

Ces cannabinoïdes sont aussi présents dans le THC (delta-9 tétrahydrocannabinol), utilisé dans le domaine médical en tant qu'analgésique.

Le Dr Nagarkatti pense que la clé de cette inhibition est un type unique de cellules immunes, qui n'ont été découvertes que récemment par des immunologistes, appelées cellules suppressives dérivées de myéloïdes (MDSC ou Myeloid-derived suppressor cell).

Contrairement à la plupart des cellules immunitaires qui luttent contre les infections et protègent contre les cancers, les MDSC participent activement à la suppression du système immunitaire. La présence de ces cellules est connue pour augmenter chez les patients cancéreux et on pense que les MDSC peut supprimer la réponse immunitaire au traitement du cancer et favoriser le développement du cancer. L'équipe du Dr Nagarkatti a démontré que les cannabinoïdes peuvent déclencher un nombre massif de MDSC par l'activation des récepteurs des cannabinoïdes. Cette recherche révèle, pour la première fois, que la marijuana peut bien affaiblir le système immunitaire.

« Le cannabis est l'un des stupéfiants les plus consommé dans le monde pourtant des études ont déjà suggéré son effet de suppression de certaines fonctions immunitaires, rendant l'utilisateur plus sensibles à certaines infections », explique le Dr Nagarkatti.

Ces résultats soulèvent la question d’une susceptibilité accrue à certains types de cancers ou d’infections. Dans une étude connexe, également publiée dans la même revue, le Dr Christian Vosshenrich de l'Institut Pasteur (Paris), révèle que lorsque les cellules cancéreuses se développent, elles produisent une molécule appelée interleukine-1 β (IL-1β), qui déclenche également les MDSC.

Il a été démontré que la présence des MDSC s'intensifie chez les patients atteints de cancer et qu'ils seraient aussi responsables de l'inhibition du système immunitaire dans le traitement du cancer, favorisant la croissance de la tumeur.

Les auteurs de ses travaux publiés dans l'European Journal of Immunology ont démontré que les cannabinoïdes stimulaient les MDSC en activant les récepteurs cannabinoïdes.

Voir aussi

Cannabinoid receptor activation leads to massive mobilization of myeloid-derived suppressor cells with potent immunosuppressive properties (en anglais)




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samedi 11 décembre 2010

Les traits du système finlandais que copie l'étranger n'expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes

Nathalie Bulle revient sur le succès des Finlandais aux tests PISA. Extraits sur ces aspects trop souvent ignorés.

Le modèle éducatif finlandais fait figure d’exception par sa réussite qui le détache nettement des autres systèmes éducatifs. Certains caractères du système finlandais, qui satisfont les orientations préconisées par l’OCDE, sont d’autant plus aisément valorisés à l’étranger que ce petit pays de cinq millions d’habitants, situé à l’extrême nord de l’Europe, isolé par sa langue, le finnois, dans l’espace européen, tend à se soustraire aux explorations approfondies. Or les caractères du système éducatif finlandais qui inspirent les politiques scolaires dans le reste du monde, non seulement ne rendent pas raison du succès de la Finlande à PISA, mais sont au contraire à la source de graves problèmes. Pour expliquer ce succès, il s’agit de comprendre ce qui démarque le modèle finlandais du modèle nordique dans son ensemble, et les jeunes finlandais des jeunes scandinaves.

PISA évalue, avons-nous défendu, un certain potentiel académique de la population scolaire. Ce potentiel ne dépend pas, ou peu, des compétences académiques spécifiques effectivement développées par les systèmes éducatifs. Il est dépendant de la faiblesse de l’échec scolaire précoce et, corrélativement, de la réussite des premiers apprentissages. Or, des facteurs institutionnels et culturels expliquent l’avance importante et relativement stable de l’école finlandaise sur ces deux plans.

Élèves finlandais
[...]

Notons, par ailleurs, que l’apprentissage de la lecture pose moins de problèmes en Finlande que dans d’autres contextes linguistiques et culturels. La correspondance graphèmes/phonèmes très forte en finlandais facilite les premières phases de l’apprentissage. Elle engage à faire appel à des méthodes de nature syllabique, utilisées également pour l’apprentissage de la lecture dans d’autres langues maternelles comme le suédois, et prévient toute querelle de méthodes à cet égard.

[...]

La culture de discipline de la population finlandaise la démarque en effet des autres sociétés nordiques. La Finlande a toujours été un pays frontière entre l’est et l’ouest. La naissance de la nation finlandaise a été réalisée sous l’Empire Russe au XIXe siècle. D’où la présence d’éléments de l’est un peu partout en Finlande qui ne rend pas paradoxale sa situation aux côtés de la Corée et du Japon dans les comparaisons internationales. Mais encore, le passage très rapide d’une société agricole à une société industrielle, puis postindustrielle, rend compte du caractère particulier de l’Etat providence finlandais : d’un coté industriel et individualiste, de l’autre agraire et collectiviste. La culture finnoise connaît, pour ces raisons, un caractère discipliné et un esprit collectif forts.

[...]

Les enseignants sont décrits comme pédagogiquement conservateurs, en dépit du tournant progressiste pris par la philosophie scolaire finlandaise dans les années 1980s. En 1996, un rapport britannique a révélé le caractère traditionnel de l’organisation de l’enseignement dans les écoles malgré la réforme du curriculum. Ce dernier était dans la majorité des cas de type frontal (voir relation frontale), destiné à toute la classe avec peu de formes individualisées, « centrées sur l’élève ». [Note du carnet : Bref, les profs ne sont pas de gentils animateurs, ils enseignent surtout à l'ancienne, en maîtres.]

Il n’y a pas de « miracle » finlandais conclut Simola : le modèle d’élève décrit dans PISA 2000, très fortement orienté vers le futur, semble reposer en Finlande largement sur le passé, un monde en train de disparaître, une société préindustrielle et agraire, une éthique d’obéissance peut-être la plus forte parmi les sociétés européennes. La réforme de l’école unique pédagogiquement progressiste a par ailleurs été véhiculée en Finlande par des professeurs plutôt conservateurs, avec des résultats plus satisfaisants qu’ailleurs.

[...]

Bons résultats aux tests PISA, insuffisance à l'arrivée à l'université

Ce succès en termes de potentiel académique ne se traduit pas de manière comparable en performances académiques. Comme le souligne le professeur George Malaty, PISA ne nécessite pas l’apprentissage des mathématiques comme structure : « Nous savons que nous n’aurions aucun succès à PISA si on demandait aux élèves une compréhension des concepts ou des relations mathématiques. Le plus difficile pour nos élèves est de faire une démonstration, ce qui est compréhensible puisqu’on n’apprend pas les mathématiques comme structure dans nos écoles [finlandaises]. » Au XXe siècle, jusqu’à la fin des années 1960s, le curriculum de mathématiques comportait de l’algèbre et de la géométrie.

Puis vint la réforme des mathématiques modernes et, à partir des années quatre-vingts, le mouvement de contre-réforme. Ce dernier a conduit à une focalisation sur les seules « compétences », notamment arithmétiques [note du carnet: compétences orientées ici vers la vie quotidienne, ce qui prépare bien à ce qu'évalue PISA], pour faire face aux critiques développées contre les mathématiques modernes. L’opposition de la transmission de compétences à celles de connaissances, à l’apprentissage des structures mathématiques, a conduit à inculquer simplement des règles pratiques aux élèves en les entraînant à les utiliser et à « donner les bonnes réponses ».

Le Basic Education Act de 1998 a défendu par ailleurs l’idée que l’« éducation de base » devait procurer à chaque enfant les connaissances et compétences nécessaires à la vie quotidienne. Comme cet enseignement ne suppose pas un apprentissage des fondements des mathématiques, les élèves ne peuvent conduire des démonstrations,ni développer des bases nécessaires à la poursuite ultérieure des études dans l’enseignement supérieur. C’est pourquoi les résultats des élèves finlandais à PISA, au niveau de l’enseignement obligatoire, contrastent avec l’avis porté par les professeurs de mathématiques de l’enseignement supérieur. Il y a un consensus parmi eux quant à la faiblesse des élèves dans cette discipline.

 [...]

 Les traits du système finlandais qui inspirent les politiques scolaires à l’étranger ne sont pas à l’origine du succès de la Finlande à PISA. Ces traits sont au contraire à la source de problèmes rencontrés par les élèves finlandais, notamment au niveau de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, l’affaiblissement des élèves français est directement lié aux politiques éducatives menées notamment depuis deux décennies en France, politiques qui suivent certaines orientations dominantes de la philosophie scolaire promue par l’OCDE.




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vendredi 10 décembre 2010

France — PISA et le rejet de la culture scolaire


Débat entre Jacques Julliard et Luc Ferry sur le niveau de l'école française en 2010, son déclin et les causes profondes de celui-ci.

Notons que le niveau de maîtrise de la langue baisse aussi au Québec où pourtant l'immigration est plus sélectionnée qu'en France. En effet, l'indice PISA correspondant y est passé de 536 en 2000, à 525 en 2003 puis à 522 en 2006 et 2009.

Voir aussi :

Tests PISA en éducation - Le Canada perd des plumes dans le peloton de tête

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA



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L'éducation sexuelle à l'école, que peuvent décider les parents face à l'État ?

Québec va remettre au programme scolaire les cours d'éducation sexuelle, disparus du cursus depuis 2001. En outre, les cours ne seront plus réservés aux élèves du secondaire : ceux du primaire se le verront imposer également, confirme le cabinet de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, qui ajoute que ces cours pourraient faire progressivement leur apparition dès la rentrée 2011.

Mme Conradi, présidente de la très idéologique Fédération des femmes du Québec, se réjouit de voir que le primaire sera aussi touché. « Plus les jeunes ont de l'information, plus ils peuvent prendre des décisions éclairées. Ce n'est pas parce qu'on parle de sexualité aux enfants qu'ils seront poussés plus vite vers une vie sexuelle active », assure-t-elle. Affirmation dont on attend la démonstration.

Pouvoir parental mis à mal

Père d'un élève de 11 ans à l'École internationale de Montréal, Chris Bannester ne se réjouit pas de l'imposition par l'État de l'éducation sexuelle au primaire. Cette semaine, un incident l'a amené à se questionner sur le rôle de l'école dans la formation sexuelle des jeunes. Mardi, son fils de 11 ans a visité l'exposition Sexe: l'expo qui dit tout avec sa classe au Centre des sciences de Montréal.

Aguiche officielle de l'Expo portant sur l'homosexualité à l'école

Cette exposition, qui parle « sans tabou » (autrement dit de manière politiquement correcte et avec ses tabous propres) de plusieurs sujets liés à la sexualité, s'adresserait à un public d'adolescents de 12 à 16 ans. Mais l'École internationale de Montréal a décidé d'y amener ses élèves de sixième année (de 11 ans donc). « Est-ce que mon enfant a le droit de se développer à son propre rythme et de ne pas être prêt, à 11 ans, à apprendre toutes ces choses ? » demande M. Bannester.

La directrice de l'École internationale de Montréal, Isabelle Marcotte, explique avoir décidé d'emmener les enfants à l'exposition parce que les enseignants ont jugé que c'était «pertinent». «Quelques parents étaient inquiets, dit-elle. On leur a bien expliqué que les enfants qui ne voulaient pas voir l'exposition pouvaient voir autre chose. [Note du carnet : quand et où ? Quid de la pression du groupe ?] Ça se peut qu'un jeune n'ait pas la maturité pour voir ça mais, en même temps, le contenu est très scientifique. »  (Voir la vidéo ci-dessus.)

Gouvernement s'impose dans le développement intime des enfants

M. Bannester estime au contraire que les élèves du primaire ne sont pas prêts. « Pourquoi le gouvernement s'infiltrerait-il dans le développement intime des enfants ? Au secondaire, les jeunes sont rendus là. Mais au primaire ? »

La pornographie comme épouvantail

Mme Robert, une sexologue interrogée par la Presse, se veut rassurante : « Il est moins dangereux qu'un enfant reçoive de la bonne information trop tôt que de tomber sur des scènes de pornographie alors qu'il n'a eu aucune préparation. Il ne faut pas jouer à l'autruche. Selon moi, la décision du gouvernement est excellente. » On reconnaît la tactique habituelle pour forcer l'adoption rapide d'un sujet sensible : faire peur, agir sur les sentiments, agiter le spectre de la pornographie que les parents ne pourraient contrôler.

Malgré tout, on ne comprend pas très bien Mme Robert : à quel âge faudra-t-il reculer les cours d'éducation sexuelle pour être sûr qu'aucun enfant n'ait jamais vu des scènes pornographiques auparavant ? Est-ce que l'information scientifique est la « bonne information » pour préparer les enfants ? Si ce n'est le cas et que l'information n'est pas qu'anatomique, quel contenu moral et philosophique fera-t-on passer ? Comment peut-on être sûr que tous les parents l'accepteront ?; Qui décidera en dernier recours de ce qui est acceptable pour les enfants : l'État avec toute sa machine qui impose ses décisions ainsi que sa kyrielle d'experts ou les parents isolés de ces enfants ?

Une partie de l'éducation sexuelle dans le cours ECR

Rappelons qu'une partie de ce cours est donné en éthique et culture religieuse aujourd'hui, voir page 536 du Programme avec l'indication pédagogique suivante : « Faire prendre conscience aux élèves qu’il existe, selon les individus ou les groupes, différentes façons de comprendre l’ordre social [parmi les exemples on cite la sexualité, y compris donc l'homosexualité] et d’y réagir. »

Cahier d'activités Voyage vers les valeurs pour secondaire II aux éditions École nouvelle


Ailleurs (page 540), sous le thème du « patrimoine religieux québécois », on parlera de « tabous, les relations sexuelles avant le mariage, etc. » Des tabous, quelle horreur ! Ainsi que « des comportements et des codes moraux  » de la Grande Noirceur : « des comportements familiaux, amoureux, économiques ou écologiques ».

Page 58 — cahier-manuel d'éthique et de culture religieuse Entretiens II pour la 1re  secondaire des éditions La Pensée

Autres images : « famille monochrome, rictus, pénurie et ânonnements »

On revient sur le sujet plus tard dans la formation de l'élève québécois en abordant (page 543 du Programme) « les rapports entre les hommes et les femmes, la sexualité, la complémentarité de l’homme et de la femme ».

Quant à la lutte contre l'hétérosexisme, elle bénéficie d'une grande transversalité  dans les écoles : visionnement obligatoire ici en classe d'ECR du film C.R.A.Z.Y qui provoque des remous parmi les enfants d'immigrés, ailleurs la lecture de Pedro & Me en classe d'anglais. Les deux ouvrages visant à sensibiliser les élèves à l'homosexualité comme une pratique légitime. Enfin dans une petite ville, le cours d'histoire sur l'humanisme de la Renaissance sert à un professeur de prétexte pour critiquer l'obscurantisme catholique de l'époque et épiloguer sur le fait que « Dieu a aussi créé les homosexuels »...

Le Monopole sera-t-il aussi souple qu'en 1992 ?

Est-ce que le Monopole de l'Éducation sera aussi souple qu'en 1992 quand viendra le moment d'octroyer des exemptions au nouveau cours d'éducation sexuelle ?

À l'époque, la position exprimée par le Ministre Michel Pagé, du Ministère de l’Éducation, établissait la position officielle du MELS, sur le cours obligatoire d’Éducation sexuelle, à l’effet que bien qu’il s’agisse d’un cours obligatoire, article 15 § 4 de la Loi sur l'instruction publique pouvait toujours être appliqué et invoqué par la demanderesse pour donner un cours équivalent à la maison. Il est intéressant de noter que le Ministre Pagé, en 1992, indiquait que : « l’école devra prévoir un encadrement particulier pour l’élève ainsi dispensé. Par exemple, l’élève pourrait s’adonner à des travaux à la bibliothèque. » (Voir sa lettre ici).

Socialiser de plus en plus et instruire de moins en moins ?

On se souvient que les compétences semblent avoir fait passer trop souvent à la trappe les connaissances « encyclopédiques » des élèves. Que le cours d'ECR prescrit la transmission de peu de connaissances, mais surtout la modification d'attitudes vis-à-vis de la diversité (religieuse, mais aussi sexuelle et morale).

Le gouvernement prévoit un nouveau cours d'éducation sexuelle dès le primaire. On ne connaît pas encore les détails de celui-ci. Y aura-t-il débat ou verra-t-on encore les experts « donner » un nouveau programme «  au Québec » dont les jeunes écoliers pourront « profiter », le tout sans exemption ni avis des parents ?

Enfin, quel cours sabrera-t-on pour imposer ce nouvel élément de la socialisation des enfants captifs de l'école programmée par l'État ?





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jeudi 9 décembre 2010

La DPJ intervient, dans le meilleur intérêt de l'enfant, vraiment ?

Mario Dumont reçoit Alain Roy, professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université de Montréal pour discuter d'une affaire étonnante pour le moins qui se passe dans l'Outaouais.


Un couple a deux enfants, un garçon de 10 ans et sa sœur de 11 ans. Les parents vivent une rupture extrêmement difficile en 2009. On décide d'une garde partagée entre le père et la mère.

Alors que les enfants sont chez la mère, en décembre 2009, le parâtre, le nouveau conjoint de la mère, se montre très violent. À la suite de ces événements, le père se voit accorder la garde exclusive de ses enfants. La mère n'a plus que des droits d'accès sous la surveillance de la DPJ. Le contact des enfants avec leur mère s'est détérioré, alors que du côté paternel la relation parentale est harmonieuse.

Croyant que l'intérêt des enfants (renouer avec leur mère) est compromis par le conflit parental, une juge de l'Outaouais a décidé en octobre 2010 que ces enfants seraient mieux dans des familles d'accueil qu'avec leur père avec lequel ces enfants s'entendent bien. Selon la DPJ, une fois en famille d'accueil les enfants seront en milieu « neutre » et ainsi retirés du conflit parental pour, par la suite, reconstruire une relation harmonieuse avec la mère.

Les enfants sont d'abord placés dans une même famille d'accueil. Un mois plus tard, ils sont cependant séparés par décision de la DPJ apparemment pour briser la cohésion qui existerait entre les enfants, laquelle cohésion ferait obstacle à l'établissement d'une relation plus saine avec la mère.

Le rétablissement de la relation de la mère, pourtant reconnue pour avoir des carences parentales, semble primer sur l'intérêt des enfants de vivre harmonieusement ensemble et avec leur père.

À noter que — à nouveau — la DPJ refuse de s'expliquer « pour des raisons de confidentialité ».


Mario Dumont s'entretient avec un père séparé de ses enfants par la DPJ



Suite du témoignage du père, entretien avec l'ex-juge Andrée Ruffo





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FAÉ : « Résultats québécois à l'enquête PISA 2009 : on ne s'emballe pas ! »

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) considère que la publication de l'enquête du programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) 2009 de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) soulève certains problèmes sur les résultats des élèves québécois, problèmes qui ne doivent surtout pas être sous-estimés.

Baisse constante en lecture depuis l'implantation de la réforme

Bien que l'enquête révèle que le rendement moyen des élèves québécois en sciences et en mathématique demeure relativement stable, au-dessus de la moyenne des autres pays étudiés, la situation est cependant tout autre en ce qui a trait au rendement moyen des élèves en lecture. En effet, l'indice est passé de 536 en 2000, à 525 en 2003 puis à 522 en 2006 et 2009. Bien que, là encore, les résultats des élèves québécois les situent au-dessus de la moyenne des résultats des élèves des autres pays étudiés, force est de constater que le rendement moyen subit une baisse constante depuis l'année 2000. Il semble que le Québec ne parvienne pas à enrayer le déclin constant du rendement moyen en lecture depuis dix ans, soit depuis l'implantation de la réforme. Or, l'enquête PISA établit formellement un lien entre de faibles habiletés de lecture et une plus grande propension au décrochage scolaire.

Inquiétude légitime

« Ces résultats en lecture devraient sinon nous inquiéter, du moins nous alerter. À tout le moins, la ministre de l'Éducation devrait en tenir compte dans la planification et la mise en place des mesures de lutte au décrochage scolaire », de déclarer le président de la Fédération, monsieur Pierre St-Germain.

Pour la FAE, l'enquête PISA ne permet pas de fournir une réponse adéquate aux préoccupations de la population et des parents québécois parce qu'elle ne considère que les compétences.

« Il faut le souligner, l'enquête PISA ne mesure aucunement l'état de l'acquisition des connaissances. Or, c'est là une des grandes faiblesses de la réforme actuelle. En aucun temps, les résultats diffusés ne permettent de conclure que la place accordée à l'acquisition de connaissances au Québec est satisfaisante » d'ajouter Pierre St-Germain.

Pour la FAE, le rang mondial encore avantageux occupé par les élèves québécois ne doit pas faire illusion et masquer l'impact négatif qu'a eu la réforme mise en place il y a de cela dix ans.

La FAE regroupe neuf syndicats de l'enseignement qui représentent quelque 32 000 enseignantes et enseignants (le tiers du personnel enseignant au Québec) du préscolaire, du primaire, du secondaire, du milieu carcéral, de la formation professionnelle et de l'éducation des adultes ainsi que le personnel scolaire des écoles Peter Hall et du Centre académique Fournier.

Voir aussi :

Tests PISA en éducation - Le Canada perd des plumes dans le peloton de tête

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA





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mercredi 8 décembre 2010

Cancun — politique de l'enfant unique planétaire « pour sauver la planète » ?

Lors du sommet sur le réchauffement climatique qui se tient actuellement à Cancun, le millionnaire Texan Ted Turner, fondateur de CNN, a proposé la mise en place d'une politique internationale de l'enfant unique similaire à celle qui a cours en Chine. M. Turner a ajouté que les pauvres pourraient vendre leurs droits de fertilité et tirer ainsi profit du fait de ne pas procréer.

Ted Turner était l'invité dimanche d'un déjeuner organisé par l'économiste Brian O'Neill du Centre américain pour la recherche atmosphérique qui y présentait une étude portant sur l'impact de la démographie sur les émissions de gaz à effet de serre. O'Neill, pour sa part, a déclaré qu'il suffisait de mieux diffuser la contraception pour commencer à faire baisser la population.

Bill Gates, le fondateur de Microsoft, avait fait des remarques semblables à celles de Brian O'Neill, le 18 février 2010, lors de la Conférence TED2010 de Long Beach en Californie dans un discours intitulé « Innovating to Zero! » (Innover vers zéro !). Environ quatre minutes et demi après le début de son discours Gates déclare : « Voyons d'abord la population. Le monde compte aujourd'hui 6,8 milliards de gens. Il se dirige vers environ 9 milliards. Or, si nous faisons un excellent travail sur de nouveaux vaccins, les soins de santé, la contraception, nous abaissons cela de 10 ou 15 pour cent. »

Source : Globe and Mail




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mardi 7 décembre 2010

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA

Extraits d'un entretien avec Nathalie Bulle, chercheuse au CNRS au Groupe d’étude des méthodes de l’analyse sociologique, autour de son dernier ouvrage.
L'école et son double
Essai sur l'évolution pédagogique en France,
Hermann, Paris, 2009

324 pages



Les points forts du modèle finlandais sont, me semble-t-il, la reconnaissance sociale du métier d’enseignant, l’adaptation relative à la diversité des élèves et le soutien précoce des difficultés scolaires. Mais au-delà de ces caractères, son succès est relatif et limité. Il n’est pas celui qu’on croit.

Considérons l’enquête internationale PISA où les résultats des élèves finlandais se distinguent depuis quelques années. Ce succès est relatif parce que, comme le notent des professeurs de l’APMEP (l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public), la différence globale observée entre la France et la Finlande disparaîtrait totalement si l’on mettait de côté, en France, les 10 % de jeunes qui réussissent le moins bien. [Pensez au grand nombre de décrocheurs au Québec qui n'entrent pas en ligne de compte ou aux nombreux absents québécois des tests interprovinciaux.] Or, si l’on tient compte des différences spécifiques des populations des deux pays, la meilleure performance de l’école finlandaise perd tout sens. Mais encore, cette meilleure performance est elle-même limitée car, comme le notent encore les membres de l’APMEP, PISA n’évalue pas la qualité générale des systèmes éducatifs en jeu. Elle n’évalue pas les compétences en mathématiques par exemple, mais se limite à ce que l’OCDE juge essentiel pour la vie ordinaire de tout citoyen (ce qui est nommé officiellement “mathematical literacy” [compétence en mathématiques]). Les contenus des questions de PISA, qui s’adressent à des élèves de 15 ans, couvrent seulement environ 15 % des contenus des programmes du collège français, c’est-à-dire du programme étudié par plus de 85 % des jeunes concernés. Le niveau des compétences testées serait en réalité adapté au niveau de la première année du collège et non de sa dernière année. Le travail sur les fractions, la résolution d’équations ou le raisonnement géométrique n’y figurent pas. Le système finlandais est, d’un point de vue pédagogique, inspiré par le modèle anglo-saxon.

Sorti des mathématiques de tous les jours, ses performances sont plutôt très moyennes, comme l’attestent d’autres enquêtes internationales visant à évaluer des compétences plus générales (IEA 1981, TIMSS 1999) ou des enquêtes infranationales menées par exemple dans des instituts polytechniques (l’une d’elles montre que 65 % des étudiants finlandais testés, soit 1560 sur 2400 n’ont pu résoudre un problème élémentaire nécessitant la différence de deux fractions et la division du résultat par un entier). Les professeurs de l’enseignement supérieur en Finlande, dans les universités et écoles d’ingénieur, s’alarment en réalité de la chute du niveau des étudiants et dénoncent le cercle vicieux qui consiste à devoir retravailler des concepts qui auraient dû être maîtrisés au lycée et qui ne l’ont pas été parce qu’au lycée le temps a dû être employé à revoir des concepts qui auraient dû être acquis au collège. Ils dénoncent la faiblesse ou l’absence des bases communes de connaissances sur lesquelles il est possible de construire au niveau supérieur. Rappelons que notre enseignement était, il y a un quart de siècle encore, l’un des meilleurs au monde.

L’enquête internationale menée par L’IEA (International Project for the Evaluation of Educational Achievement) en 1981, testant le niveau atteint par les élèves après huit années de scolarité obligatoire, rend compte des excellents résultats en mathématiques des élèves français, qui étaient, sur de nombreux sujets supérieurs à la moyenne du quartile supérieur (les 25 % les meilleurs), les neufs pays enquêtés étant, outre la France, l’Angleterre, la Belgique, l’Écosse, les États-Unis, la Finlande, le Japon, les Pays-Bas, et la Suède.


Voir aussi

N.Bulle (2010), L’imaginaire réformateur. PISA et les politiques de l’école, Le Débat (mars-avril).





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Tests PISA en éducation - Le Canada perd des plumes dans le peloton de tête

Les élèves canadiens sont en recul, même s'ils se classent largement au-dessus de la moyenne. Pourtant, sur dix ans, leurs résultats baissent dans tous les domaines, s'il faut en croire les études PISA qui seront rendues publiques aujourd'hui à Paris par l'OCDE. Ces tests évaluent tous les trois ans les capacités des jeunes de 15 ans en lecture, en mathématiques et en sciences.

Dans cette dernière matière, le Canada dégringole de la 3e à la 8e place, loin derrière Shanghai et la Finlande qui obtiennent respectivement la première et la seconde. Avec une note en sciences qui passe de 534 à 529, le Canada reste parmi les meilleurs. Mais, sur dix ans, sa note a chuté de 11 points.

Le Canada est aussi en léger recul en lecture. Il perd une place par rapport à 2007 et arrive cinquième derrière Shanghai, la Corée, la Finlande et Hong Kong. Sa note passe de 527 à 524, un écart qui n'est pas significatif compte tenu des marges d'erreur. Plus inquiétant, cette baisse atteint dix points depuis l'an 2000 et elle serait surtout manifeste parmi les meilleurs élèves.

En mathématiques, les résultats des jeunes Canadiens sont stables depuis trois ans. Même si le Canada passe de la 7e à la 10e place, sa note générale ne bouge pas (527). Il est cependant loin derrière les meilleurs: Shanghai (600), Singapour (562) et Hong Kong (555). Ici aussi, la baisse est manifeste sur le long terme: sept points de moins depuis dix ans.

Entre 2000 et 2009, les résultats du Canada sont donc demeurés stables. Toutefois, le classement relatif du pays a reculé dans les trois domaines d'évaluation. Statistique Canada explique ce recul par une amélioration notable du rendement d'autres pays et par la participation de nouveaux pays qui ont un rendement élevé.

La lecture

En lecture - le domaine d’évaluation principal de l’étude - le rendement moyen des élèves canadiens s’est situé nettement au-dessus de la moyenne. Seulement quatre des 65 pays qui ont participé au PISA 2009 ont affiché un rendement supérieur au Canada: Shanghai (Chine), Corée du Sud, Finlande et Hong Kong (Chine). En 2000, seule la Finlande le surpassait.

Au Québec, le score en lecture a baissé de façon significative depuis 2000. Il demeure toutefois au-dessus de la moyenne de l’OCDE et égal à la moyenne canadienne. Dans ce domaine, les élèves de l’Ontario et de l’Alberta sont les plus forts, tandis que ceux de l’Île-du-Prince-Édouard sont les seuls à obtenir des résultats sous la moyenne de l’OCDE.

Le Canada est l'un des seuls pays dont les scores élevés au PISA s'accompagnent d'une forte égalité, ce qui signifie que l'écart qui existe entre le rendement des élèves les plus forts et celui des plus faibles est relativement restreint.

Classement en mathématiques par pays, provinces, et économies

1. Shanghai (Chine)
2. Singapour
3. Hong Kong (Chine)
4. Corée du Sud
5. Taipei (Chine)
6. Québec
7. Finlande
8. Liechtenstein
9. Suisse
10. Japon
11. Alberta
12. Canada

Classement en lecture

1. Shanghai (Chine)
2. Corée du Sud
3. Finlande
4. Hong Kong (Chine)
5. Alberta
6. Ontario
7. Singapour
8. Colombie-Britannique
9. Canada
10. Québec

Classement en sciences

1. Shanghai (Chine)
2. Finlande
3. Hong Kong
4. Alberta
5. Singapour
6. Japon
7. Corée du Sud
8. Colombie-Britannique
(..)
14. Québec

Voir aussi

Classement des provinces canadiennes au PISA 2006

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA




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samedi 4 décembre 2010

ECR : cours de l'insignifiance, du fourre-tout politiquement correct ?

Denise Bombardier revient dans les colonnes du Devoir sur la dernière controverse liée au cours d'éthique et de culture religieuse.

Un débat passionnel avait entouré l'introduction du cours d'éthique et de culture religieuse dans nos écoles il y a quelques années. Plusieurs opposants y assuraient que ce cours, remplaçant le cours de religion disparu avec la laïcisation du système scolaire public, véhiculerait n'importe quoi. Eh bien, un fait divers révélé cette semaine par Le Journal de Montréal tend à leur donner raison.

Une enseignante a concocté un questionnaire en s'inspirant des interrogations de ses élèves de treize ans (2e secondaire) au sujet de la sexualité. Pour « faire tomber les préjugés », s'est-elle justifiée, elle a soumis une série d'énoncés vrais ou faux. Cela va ainsi : « Les personnes noires ont de plus gros pénis. » « Le sperme est sucré et fait maigrir. » « Quand j'ai mes règles, je dois accepter la pénétration anale si je veux une relation sexuelle. » L'enseignante de la commission scolaire Marie-Victorin, sur la rive sud de Montréal, fait l'objet d'une enquête administrative et a été retirée temporairement de sa classe, mais elle a apparemment des appuis parmi les élèves. Ce qui n'est pas surprenant, car les enseignants les plus populaires auprès des ados sont souvent les plus complaisants à leur endroit. Rares sont les profs sévères ou qui ne tombent pas dans le jeunisme qui ont la cote auprès des jeunes.

Ce fait divers n'en est pas un dans la mesure où il nous éclaire sur une forme d'errance pédagogique et sur les préoccupations des enfants du siècle. Évidemment, son questionnaire révèle un jugement défaillant, une ignorance de la psychologie des ados, qui vivent leurs fantasmes sexuels alimentés par Internet d'abord sur un mode plus hard que les ados de l'eau bénite, qui eux s'agitaient autour de la masturbation ou du French kiss.

Cette prof n'a pas semblé comprendre qu'en soumettant un pareil exercice, elle légitimait d'une certaine manière une vision rocambolesque de la psychologie et de la sexualité. Il y a d'autres façons de combattre les préjugés à l'endroit des Noirs dans un cours d'éthique et de culture religieuse que d'assurer les enfants de la taille moyenne du vit noir. On peut aussi informer les jeunes sur les régimes amaigrissants sans mettre par écrit les délires d'une jeune fille obsédée par l'obésité et atteinte du syndrome de Monica Lewinsky.

Les chantres de la libération sexuelle post-péché mortel doivent déchanter. Ce questionnaire, inspiré par les ados et légitimé par l'enseignante, montre bien que l'obsession sexuelle demeure le moteur de la vie et que, tabou ou non, péché ou pas, le sexe alimente les fantasmes. La supposée libération sexuelle n'a réglé que des interdits légaux et sociaux. La sexualité demeure un mystère que chaque génération expérimente à sa manière. Le dérapage de cette enseignante devrait suffire à remettre le cours d'éducation sexuelle à l'école, donné par des enseignants formés à cet effet. Soit en psychologie, soit en sexologie.

Ce fameux cours d'éthique et de culture religieuse, vécu par nombre d'élèves comme une pause-café et considéré par trop de profs comme un fourre-tout, est probablement le cours le plus difficile à donner, celui qui devrait être réservé aux profs les plus instruits dans le sens ancien du terme.

Plusieurs lecteurs, au fil des mois, nous ont fait part de leurs doléances au sujet des contenus de ce cours. L'orientation idéologique y est souvent dénoncée et il appert que le multiculturalisme y est présenté comme un modèle social, idéal et surtout idéalisé. « Toutes les cultures se valent » est un thème majeur, quand il n'est pas affirmé que certaines cultures primitives sont supérieures à la nôtre. Étonnons-nous après de la confusion de certains jeunes qui en arrivent à croire qu'il serait préférable pour eux de vivre aux îles Trobriand, dans le Pacifique, plutôt qu'à Montréal dans la barbarie québécoise.

Et que dire du relativisme lorsqu'il s'agit de l'enseignement des religions ? Est-on bien sûr que le vaudou, le spiritisme et la foi catholique soient interchangeables, comme le rapportait à une amie sa petite-fille de quatorze ans ? « Qui t'a dit ça ? », a demandé sa grand-mère. « Ma prof.» « Quelle prof ? », a insisté mon amie. « Celle de mon cours d'éthique, c'est la plus cool », a répliqué l'adolescente. « On parle de Dieu, de Bouddha, de Jean Charest, d'Occupation double, de Tout le monde en parle. » Ma copine ne s'en est pas remise.

C'est à se demander si l'enseignement religieux, qu'on ne va pas regretter, mais où l'on a retenu suffisamment d'informations sur la Terre sainte, le chemin de croix et l'Immaculée Conception pour décoder les chefs-d'œuvre de Michel-Ange, de Rubens, de Parmesan et de Velázquez, n'a pas été remplacé par une religion de l'insignifiance. Des enseignants très qualifiés sont responsables de ce cours, certes, mais trop d'enseignants recyclés se sont retrouvés là au gré des contraintes des conventions collectives.

D'autres, avec autant de bonne foi que de superficialité intellectuelle, se croient dans ce que l'on appelle dans le jargon des médias une émission de service, sorte de talk-show interactif où le contenu véhiculé par le maître s'inspire des préoccupations des jeunes. L'éthique en prend pour son rhume et la culture religieuse passe à la trappe.





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