jeudi 29 avril 2010

Des libertariens inquiets de la dimension idéologique du volet « éthique » du cours ECR

Le site des Analystes d'inspiration libertaire (ou peut-être « lucide ») et qui regroupe des contributeurs comme Éric Duhaime (un habitué de Mario Dumont sur V et du Journal de Québec) s'intéresse au cours ECR.

Et c'est pour s'en inquiéter.

Ian Sénéchal écrit ainsi :
« J’ai récemment reçu une enveloppe brune que je partage avec vous. Ces pages ont été tirées du contenu d’un travail demandé à un étudiant d’Éthique et Culture Religieuse (ECR). Regardez ce que l’on montre à nos jeunes! Sommes-nous en train de perdre une génération pour sauver notre beau régime socialiste? »
Reynald Du Berger, un autre collaborateur du site, ajoute :
« Lidec, la maison d’édition agréée par le MÉLS qui a publié ce document se décrit comme “l’Éditeur qui répond à vos besoins pédagogiques”. Puisqu’il s’agit d’un document qui s’adresse à des jeunes dans le cadre d’un cours qui leur est imposé et que ce document suggère aux élèves d’adhérer à une pensée ou à des valeurs que l’auteur du document prétend universelles, et puisque ce cours traite d’éthique, l’honnêteté et la transparence étant des valeurs d’éthique universelles, le document devrait être signé, d’autant plus que l’auteur accuse Sam Hamad de maltraiter les assistés sociaux. Si j’étais parent, j’aimerais bien connaitre celui ou celle qui a pondu ça, et le ou la rendre imputable sur la place publique; ça aussi c’est de l’éthique. »
Les cahiers ECR publiés par LIDEC ne sont pas les seuls à aborder les sujets « éthiques » dans une optique partiale et orientée politiquement.

C'est également le cas des cahiers ECR des éditions La Pensée qui abordent abondamment et favorablement le féminisme (avec comme prétexte le thème du programme de la « justice », voir ici et ) ou même des manuels approuvés par le BAMD des éditions Grand-Duc qui donnent dans tous les sujets écologistes à la mode (en prenant comme prétexte le thème du programme « l'avenir de l'humanité ») et irénistes de gauche.

Les sites de ressources pédagogiques mis en place par les commissions scolaires font de même et pas uniquement en éthique et culture religieuse. Le correctivisme politique frappe aussi tout le domaine de l'Univers social qui regroupe la géographie, l'Histoire et l'éducation à la citoyenneté, nouveau programme fortement critiquée et le Monde contemporain un ensemble de contenus économiques, politiques et sociologiques.

Une des SAÉ (une leçon pour les rétrogrades, voir Parlez pédagogiste) en Monde contemporain aborde par exemple la question du Vivre ensemble en Palestine et en Israël. Oui, là encore l'inévitable « vivre-ensemble », comme en éthique et culture religieuse (voir ci-dessous un extrait de la SAÉ ECR sur le même thème : Partager en groupe et dans le consensus Israël et la Palestine

Cahier Dialogues II, secondaire V, éditions de la Pensée, p. 83



Mais revenons aux ressources mises à la disposition des enseignants par le site de ressources pédagogiques élaboré par le MELS et la C.S. Pointe-de-l'Île pour le cours d'Univers social, récemment ce site se penchait sur un sujet d'actualité : Michel Chartrand, mais c'est pour n'en parler qu'en bien dans le style thuriféraire de Radio-Canada, aucune critique, aucun lien vers son passé trouble de vieux communiste et de vieux fasciste que rappelait le Québécois libre. De l'hagiographie avec vos sous apparemment.

Il en va de même sur un autre thème de l'Univers social : la population (entendre principalement une réflexion politiquement correcte sur l'immigration), l'immense majorité des ressources mises à disposition des commissions scolaires sont marquées du sceau de prêt-à-penser du plus bel aloi de gauche.

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mercredi 28 avril 2010

Débat sur le cours ECR alors que la cause s'en va en Cour suprême

Dennis Watters un des artisans du cours d'éthique et de culture religieuse et Mme Jean Morse-Chevrier, présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, débattent avec Richard Martineau du cours ECR alors qu'une des causes en justice pour s'opposer à son opposition va être présentée à la Cour suprême.



M. Denis Watters

M. Watters avoue la nature superficielle des connaissances qui seront transmises.

On remarquera que M. Watters ne comprend pas M. Martineau quand celui-ci lui demande (à la 9e minute) si l'on peut en classe critiquer certains dérapages dans les religions, car il est bon de développer l'esprit critique des enfants.

M. Watters parle alors de dérapages dans des manuels non approuvés (mais qui peuvent et sont utilisés en classe) pour ensuite enchaîner sur le fait que le cours est un « instrument puissant pour habiliter les jeunes dans une société pluraliste », bref M. Watters avoue la dimension idéologique du programme, la transmission de connaissances n'est pas ce qui prime, mais l'habilitation à vivre dans une « société pluraliste ».

M. Watters dit se dissocier du programme ECR s'il prône le multiculturalisme. Et quelle est la preuve que ce n'est pas vrai pour cet esprit subtil ? « Le mot multiculturalisme apparaît comme un exemple parmi d'autres en cinquième secondaire » ! Bin, Denis, le mot pluraliste que tu préfères pour qualifier le programme n'apparaît pas plus tôt !

Suit une question étrange de Martineau sur quel Dieu est mentionné dans la Constitution canadienne quand vient le temps de parler de la Cour suprême.

Enfin, Denis Watters, quand on lui dit que l'école va remettre en question les valeurs des parents, ne peut que se féliciter de ce fait, car il permettra aux parents de discuter du cours à la maison et de revenir sur les différentes valeurs abordées en classe. L'école, dans cette optique, n'aide plus les parents dans l'éducation de leurs enfants. Elle sert à instiller le doute chez les enfants, doute que les parents auront la chance de dissiper à la maison, s'ils en ont le temps, s'ils en ont la formation et si leur ado leur parle de ces doutes ou de ces débats en classe.

Mme Jean Morse-Chevrier

Lors de ce débat, Jean Morse-Chevrier a rappelé que le Cardinal Grocholewski, préfet pour l'Éducation catholique à Rome, a renouvelé récemment la mise en garde qu'il avait faite le 5 mai 2009 à l'égard des cours soi-disant neutres qui mettent toutes les religions sur le même pied. Mme Chevrier a déclaré que l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) appuie cette position.

Interrogée par M. Martineau, elle a dit que certaines religions ont des assises plus solides que d'autres et que pour un croyant sa religion représente la vérité. Elle a soutenu que la façon dont le programme présente Jésus, tel qu'on le retrouve dans les manuels où Jésus est « un homme qui fait jaser », serait acceptable pour un musulman, mais pas pour un chrétien pour qui Jésus fait partie de la Trinité, une notion absente du programme d'ECR.

Elle a aussi défendu la position de Joëlle Quérin, dans le sens que le programme ECR impose une idéologie. En référant au volet d'éthique du programme, elle a indiqué que les jeunes étaient appelés à considérer toutes les positions comme valables au lieu de recevoir à l'école des lignes directrices sûres pour guider leur vie. Ce qui a valu à M. Martineau de reprendre le fait que les jeunes apprenaient à l'école que la position de maman et de papa était remise en question.

Mme Chevrier a maintenu que les jeunes doivent avoir droit à un enseignement religieux à l'école en accord avec leur propre croyance et que les éléments appartenant à d'autres religions peuvent être traités à la fin du secondaire, sans que la plupart des parents s'y opposent. Cela a fait dire à M. Martineau que les enfants doivent peut-être apprendre leur propre religion d'abord. En réponse à une question, Mme Chevrier a dit que les parents aimeraient mieux ne pas avoir de cours de religion que de voir imposés à leurs enfants des contenus religieux avec lesquels ils ne sont pas d'accord. Cependant, retirer complètement la religion des écoles serait de s'en laver les mains selon elle.






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Richard Décarie sur le recours en Cour Suprême pour obtenir l'exemption au cours ECR


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ECR — les parents forcés d'aller en Cour suprême du Canada

Nous venons de recevoir ce communiqué.

28 avril — Les parents forcés d'en appeler à la Cour suprême

Les parents de Drummondville qui s'opposent à l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse (ÉCR) à leurs enfants ont décidé de faire appel à la Cour suprême du Canada.

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) appuie ces parents convaincus qui ont le courage d'aller jusqu'au bout. Le président de la CLÉ, Sylvain Lamontagne, affirme que « pour les parents ce programme relativise leur religion et leurs valeurs morales, certains sociologues le qualifiant même d'endoctrinement. »

Pour le porte-parole de la CLÉ, Richard Décarie, « l'imposition de ce cours constitue une grave attaque sur le plan des droits parentaux et de la liberté de conscience, au point que même les États-Unis suivent la situation de près. »1

Cette perte de droit fondamental des parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants, est unique au Canada mais risque de faire jurisprudence incitant d'autres provinces à suivre l'exemple du Québec.

La CLÉ affirme que l’imposition étatique d’un régime d’éthique et de culture religieuse à tous les élèves des niveaux primaire et secondaire — autant au public qu’au privé —, outrepasse les pouvoirs légitimes du gouvernement, bafouant la liberté de conscience et de religion proclamée par la Charte canadienne (article 2a).

Les parents qui font appel sont soutenus par des associations comme les 104 000 Chevaliers de Colomb qui ont récemment réitérer leur soutien à la position de la CLÉ. La population québécoise est également fortement attachée à la liberté de choix en éducation, comme deux sondages Léger- Marketing successifs l'ont indiqué.

« C’est scandaleux que l’entêtement du gouvernement Charest oblige des parents à aller jusqu’en Cour suprême plutôt que de reconnaître le simple bon sens de la demande », affirmait également M. Lamontagne.

[1] Lire le Rapport international sur la liberté religieuse de 2009 du Bureau de la démocratie, des droits de la personne et du travail des États-Unis, un organisme relevant du Département d'État américain.


Plus d'information à venir.


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Ethics and Religious Culture - Parents forced to appeal to the Supreme Court

MONTREAL, April 28 /CNW Telbec/ - The Drummondville couple who requested that their children be exempt from Ethics and Religious Culture (ERC) classes have decided to appeal to the Supreme Court of Canada.

The Coalition for Freedom in Education (CLE) supports these principled parents who have the courage to fight for the children's education all the way to the Supreme Tribunal of the land. Coalition's Chair, Sylvain Lamontagne, declared that "as far as the parents are concerned, this curriculum trivializes their religion and moral values and treat them as no more important or true as any other, some sociologists have even publicly qualified it as indoctrination."

Coalition's spokesperson, Richard Décarie, said that "imposing this curriculum to all children is a serious onslaught on parental rights and freedom of conscience, so much so that even the United States government is closely monitoring the situation."(1)

The loss of the fundamental right for parents to choose the moral and religious education of their children at school - no exemptions have been granted - is currently limited to Québec. But, if this encroachment by the State goes unchallenged, it may set a precedent and encourage other provinces in Canada to follow Québec's lead.

The Coalition maintains that the State, by imposing a universal ethics and religious culture curriculum to all pupils throughout primary and secondary schools - be they public or private -, goes beyond the legitimate powers of a government and undermines the freedom of conscience and religion proclaimed by the Canadian Charter (section 2a).

The Québec couple appealing to the Supreme Court of Canada is supported by various associations such as the 104,000-strong Knights of Columbus of Québec who have recently reiterated their support for the position upheld by the Coalition for Freedom in Education. The Québec population is also strongly committed to the freedom of choice in moral and religious education as two successive Leger-Marketing polls have indicated.

(1) See "International Religious Freedom Report 2009" compiled by the
Bureau of Democracy, Human Rights and Labor of the United States, an
agency within the U.S. Department of State.

For further information: Richard DÉCARIE, spokesperson,
(514) 464-5930,
(514) 772-9205,

www.Coalition-CLE.org

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mardi 27 avril 2010

Françoise David déboutée une seconde fois dans l'affaire du cahier ECR

On se rappelera que Mme Françoise David avait déjà été déboutée par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision dans l'affaire qui l'opposait à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93,3 à Québec.

Cette fois-ci c'est le Conseil de presse du Québec qui rejette la plainte de la co-présidente du partie de gauche Québec solidaire.

Mais comme il s'agit d'une instance très québécoise, elle ne peut que faire la leçon à Sylvain Bouchard sur la manière de faire de la radio d'opinion :

« Le Conseil estime que la liberté d'expression, reconnue à l'animateur, l'autorisait à inciter des auditeurs à déchirer la page du cahier d'exercices [d'éthique et de culture religieuse]. Toutefois, sous l'angle de l'éthique journalistique, parce que les jeunes auditeurs étaient susceptibles de subir des réprimandes de leurs enseignants, l'invitation de l'animateur n'était pas la meilleure suggestion à faire dans les circonstances. Ce dernier aurait pu suggérer aux étudiants de manifester leur désaccord par bien d'autres moyens, comme celui d'un débat en classe permettant un plus large échange d’opinions. »
Indigné de constater que Françoise David, l'une des deux leaders de Québec solidaire, avait sa photo dans un cahier d'exercices du cours gouvernemental obligatoire d'Éthique et de culture religieuse ainsi que plusieurs pages consacrées à sa plateforme politique, l'hiver dernier, M. Bouchard avait notamment parlé de « propagande politique communiste » de la part de « profs gauchistes » en faveur d'une « soviétique et marxiste » rapellant par là les liens qui existent entre Québec Solidaire et le Parti communiste.

Sylvain Bouchard avait souligné qu'alors qu'on lui reprochait des propos injurieux, il n'avait fait que qualifier Mme David de « communiste », de « marxiste » ou de « soviétique ». « Je fais référence à ses choix idéologiques et non pas à la personne », avait-il expliqué, ajoutant que « c'est une caricature de ce qu'elle représente sur l'échiquier politique québécois ».

« J'aurais aimé que certains mentionnent que Québec solidaire a été l'allié du Parti communiste aux dernières élections, mais aucun média ne l'a écrit », avait-il alors déploré.

Sylvain Bouchard avait également demandé aux élèves de quatrième secondaire, à qui le cahier était destiné, d'arracher la page où se trouvait la photo et de la lui expédier dans le cadre d'un concours.

Dans un avis très clair daté, le secrétariat du Conseil canadien des normes de la radiotélévision estime qu'il n'y pas eu de manquement à un code qu'il administre.


Écoutez l'émission de l'époque (uniquement les extraits ECR) :



Françoise David dit merci aux éditions de la pensée (suite)
(page 199, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)



Françoise David dit merci aux éditions de la pensée


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lundi 26 avril 2010

Crucifix dans les écoles publiques allemandes

La future ministre régionale allemande, Aygül Özkan, qui sera la première femme d'origine turque à un tel poste, a provoqué un tollé dans son propre parti CDU (les « chrétiens-démocrates »...) en prônant lundi le retrait des crucifix des écoles publiques. Aygül Özkan, qui sera assermentée demain ministre des Affaires sociales de l'Etat régional de Basse-Saxe, a déclaré :
« Les symboles chrétiens n'ont pas leur place dans les écoles publiques. L'école doit être un lieu neutre ».
Mme Özkan, 38 ans, doit devenir mardi la première ministre d'origine turque en Allemagne. Le ministre-président de Basse-Saxe, Christian Wulff, a déclaré en réaction :
« Les symboles religieux, en particulier la croix, sont considérés par l'exécutif régional comme le signe d'une éducation empreinte de tolérance, sur fond de valeurs chrétiennes ».
Le « cercle des chrétiens engagés » du parti d'Angela Merkel a affirmé que :
« l'expérience consistant à faire d'une femme musulmane une ministre de la CDU en Basse-Saxe semble avoir échoué avant même d'avoir débuté ».
Klaus Wowereit, le maire social-démocrate de Berlin et militant homosexuel, a fait remarquer, lui, à Aygül Özkan que ses revendications avaient beaucoup plus de chances d’être entendues au SPD (parti de gauche).

Aygül Özkan a rejoint la CDU en 2004, parce que ses valeurs, « la famille, la solidarité, l’amour du prochain », lui sont les plus proches. Elle y a fait une carrière éclair et fut élue députée au parlement de la ville-État d’Hambourg en 2008.

Les parents d’Aygül étaient arrivés dans la métropole portuaire de l’Allemagne il y a 45 ans avec la vague des « Gastarbeiter », les « travailleurs invités » à venir donner un coup de main au miracle économique d’après-guerre.



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dimanche 25 avril 2010

John Carpay of the Canadian Constitution Fondation on Ethics and Religious Culture in Quebec


John Carpay addresses panel on Religious Freedom in Quebec for the Michael Coren Show.

This segment is part of the show which aired on September 09, 2009 on CTS TV.

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jeudi 22 avril 2010

L'Ontario reporte sine die son nouveau programme d'éducation sexuelle

Cédant sous les pressions de parents et éducateurs outrés, le gouvernement de l'Ontario fait marche arrière jeudi après-midi à propos de sa réforme de l'éducation sexuelle des jeunes de l'élémentaire.

De nombreux parents, notamment du système catholique, s'opposaient aux changements

Le nouveau programme avait été discrètement affiché sur le site du ministère de l'Éducation de l'Ontario en janvier 2010 sans résumé des changements par rapport à la version précédente du même programme qui datait de 1998. Le nouveau programme devait entrer en vigueur en septembre.

L'éducation sexuelle devait commencer en première année (à 6 ans) en nommant les génitaux et les autres parties du corps. En 3e année (8 ans) les écoliers devaient aborder l'« orientation sexuelle » et l'« identité sexuelle » ; arrivés en 7e année (12 ans) les élèves discuteraient de sexualité anale et orale et de l'utilisation des préservatifs.

Levée de boucliers

De nombreux parents, notamment du système catholique, s'opposaient aux changements.

Les évêques catholiques de l'Ontario et au moins un conseil scolaire catholique avaient vivement réagi à cette annonce. L'archevêque d'Ottawa, Terrence Prendergast, avait souhaité une « levée de boucliers » de la part des parents catholiques et l'Assemblée des évêques catholiques de l'Ontario avait déclaré que les écoles catholiques n'enseigneraient pas les éléments du programme qui violent l'enseignement catholique. En outre, Jan Bentham du conseil scolaire catholique anglophone d'Ottawa avait déclaré que le Premier ministre ontarien « semblait être mal informé » et que son conseil scolaire ne mettrait pas en œuvre le programme.

Des protestants influents en Ontario comme l'évangéliste Charles McVety dénoncent aussi ce programme.

Des membres de la communauté musulmane avaient également exprimé leur inconfort envers le nouveau programme. Ils soutenaient que l'enseignement de la sexualité doit se faire à la maison, selon les valeurs familiales.

Le premier ministre McGuinty indique maintenant que les changements seront reportés à une date indéterminée, afin de donner le temps au gouvernement de mieux consulter les parents.

Volte-face express

Cette volte-face survient moins de 24 heures après que le premier ministre eut déclaré publiquement que les écoles catholiques, qui sont subventionnées par la province, ne seraient pas exemptées.

À l'œuvre au secondaire, insister sur le plaisir dans l'éducation sexuelle

Comme le révélait le magazine Maclean's en septembre dernier (You’re teaching our kids WHAT?), on assiste déjà à une nouvelle tendance dans les cours d'éducation sexuelle : l'insistance sur le plaisir sexuel plutôt que l'enseignement de la physiologie et des maladies sexuellement transmissibles. Les propriétaires de sex shops ontariens voient une nouvelle clientèle : les professeurs d'éducation sexuelle qui demandent à ces commerçants de venir parler de sexe dans leur classe. Carlyle Jansen, une de ces propriétaires de boutique érotique a déjà présenté plus d'une douzaine d'ateliers dans les écoles ontariennes. Lors de ceux-ci, Mme Jansen encourage les jeunes adolescents à poser toutes les questions qu'ils veulent, qu'il s'agisse de masturbation, de la sexualité orale, de l'identité sexuelle, des sentiments homosexuels et des jouets sexuels qu'elle emporte avec elle afin d'illustrer ses propos. Comme le signale le magasine les parents qui apprennent ce qui se passe en classe ne sont pas tous contents de cette présentation des choses.



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Changement démographique en Belgique — Bruxelles musulmane dès 2030 ?

Selon le Baromètre du religieux 2008, les musulmans représentent un tiers de la population à Bruxelles. Au premier janvier 2008, la Capitale de L'Europe a passé le cap du million d'habitants après un creux d'une dizaine d'années.

Selon le dernier numéro de l'hebdomadaire Le Vif/L’Express, premier hebdomadaire d’information en Belgique francophone (près de 500 000 lecteurs), Bruxelles comptera en 2030 plus de 1 350 000 habitants et les musulmans y seront probablement majoritaires. Une véritable secousse pour l'une des villes les plus « métissées » — pour utiliser la novlangue — d'Europe. Et qui verra le visage de sa population profondément modifié. Comme Rotterdam, Marseille ou Malmö.

Les immigrés et leurs enfants remplacent les Belges de souche vieillissants et à faible natalité dont de nombreux quittent la capitale pour s'installer dans la campagne brabançonne voisine. « Un processus de substitution démographique » bien connu des spécialistes.

Sources : La Belgique terre religieuse.

Le Vif/L'Express







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