vendredi 5 mars 2010

L'ADQ demande à Courchesne d'arrêter de louvoyer quant à l'abandon de la réforme pédagogique

L'Action démocratique du Québec croit que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne (à droite), doit clarifier sa position sur la réforme scolaire.

Commentant un reportage indiquant que le gouvernement pourrait modifier une nouvelle fois le bulletin scolaire, la leader parlementaire adéquiste et respsonsable du dossier de l'enseignement, Sylvie Roy, a demandé à Mme Courchesne de mettre un terme à ce virage de la pédagogie québécoise.

Selon Mme Roy, la ministre devrait cesser de donner l'impression qu'elle passe par quatre chemins pour abandonner la réforme rebaptisée « renouveau pédagogique ».

« Ça ne fonctionne pas la réforme, on devrait en prendre acte, a-t-elle dit. Les notes diminuent, les parents ne s'y retrouvent plus. Il faudrait qu'on arrête d'évaluer les compétences transversales et qu'on évalue les connaissances des jeunes. »

La députée adéquiste a affirmé que, la suite logique de la « simplification » et « l'uniformisation » du bulletin annoncée récemment par le Monopole de l'Éducation serait pour Mme Courchesne, serait de reléguer le virage pédagogique aux oubliettes pour revenir à un enseignement traditionnel basé sur les connaissances.

« En abandonnant l'évaluation des compétences transversales, c'est le symbole de la réforme qu'elle met de côté, a-t-elle dit. Moi, maintenant, j'aimerais qu'elle dise que c'est fini la réforme. Autrement, elle donne l'impression de vouloir pièce par pièce jeter la réforme. Je ne sais pas ce qu'elle a l'intention de faire mais j'aimerais le savoir. »

En 2007, les libéraux avait rétabli le bulletin chiffré qui avait disparu avec l'introduction de la réforme sept ans plus tôt.






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Une politique pour la femme progressiste ou pour la famille ?

Extrait d'une chronique tirée de l'édition du Nic du 7 février dernier
La brochure « Programme de soutien à des projets issus de la communauté en matière de conciliation travail-famille » — OUF ! — réalisée par le ministère de la Famille et des Aînés (pourquoi diable séparer les « aînés » de la « famille » ?!) a de quoi rendre hilare le plus pessimiste… J’aime les utopistes-progressistes qui élaborent ce genre de brochures. Ma foi, les vrais humoristes, ce sont eux! Je plains les femmes qui fondent leurs espoirs « d’égalité » sur ce genre de théories, car elles en bavent un coup puis, bien endoctrinées, elles se résignent à n’avoir qu’un enfant, ou peut-être deux.
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Des profs fuient le cours d'éthique et de culture religieuse

Le Journal de Montréal révélait au mois de février que des enseignants évitaient de donner le cours d'ECR.

Les « allègements de tâche » réclamés par les profs semblent permettre à plusieurs d'entre eux d'éviter de donner le controversé cours d'éthique et culture religieuse. Dans l'école où a travaillé le Journal, la plupart des enseignants qui confiaient ainsi une partie de leur travail à un suppléant en profitaient pour lui demander de donner cette matière à leur place. Ces allègements sont censés favoriser la conciliation travail-famille, souligne le directeur. « Mais un enseignant m'a déjà demandé une seule période d'allègement. Et c'était pour refiler le cours d'éthique à un remplaçant », dit-il, un brin découragé.






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Abrogation des congés scolaires

La question scolaire a de nouveau retenu l’attention des évêques catholiques du Québec réunis en assemblée plénière. Communiqué de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.

La publication par la ministre de l’Éducation, le 3 février dernier, d’un projet de règlement pour modifier le régime pédagogique des écoles du Québec a suscité plusieurs expressions d’inquiétude dans la population. Les évêques comprennent cette réaction car le règlement proposé soulève en effet plusieurs questions.

Si ce règlement entrait en vigueur, l’article du régime pédagogique contenant la liste des congés obligatoires pour les élèves disparaîtrait. La ministre a reconnu que cela avait pour objectif, notamment, de permettre l’organisation d’activités pédagogiques le samedi ou le dimanche, si nécessaire ou souhaité par telle ou telle communauté locale.

Mais la mesure surprend par son ampleur: pour permettre des exceptions les fins de semaine, on abolirait tous les congés et fêtes du calendrier scolaire! Qui alors établirait ce calendrier s’il n’y a plus de référence commune pour tout le Québec? Et que signifierait, pour la vie de famille en particulier, le fait de ne plus reconnaître même le besoin d’au moins une journée de repos hebdomadaire commune à tous, laquelle, dans notre culture et notre tradition, est le dimanche ? Et que dire de ces fêtes profondément ancrées dans notre imaginaire et nos coutumes que sont Noël, le Jour de l’An, le Vendredi saint et la Saint-Jean? Quelles implications le silence sur ces célébrations fondatrices de notre identité commune aurait-il ?

Ces questions, et d’autres, ne peuvent être ignorées. Dans son projet de règlement, la ministre invite toutes les personnes ayant des commentaires à formuler à lui écrire avant le 19 mars. Les évêques le feront et rendront leur lettre publique.

L’Assemblée des évêques catholiques du Québec est un lieu d’échange et de concertation où les évêques s’apportent une aide mutuelle dans l’accomplissement de leur ministère et dans leur engagement dans la société. Trente évêques en sont membres actuellement. Ils se réunissent en assemblée plénière deux fois par année, en mars et en septembre, généralement à Trois-Rivières, au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Les écoles hors contrat françaises peuvent choisir leur programme et leur pédagogie

Les écoles indépendantes ou hors contrat en France sont entièrement libres d'élaborer leurs propres programmes et pédagogie. Elles peuvent donc choisir leurs manuels et leurs horaires. En pratique, afin de préparer les élèves qui les fréquentent à l'examen du baccalauréat national, les écoles indépendantes se conforment le plus souvent au programme de l'Éducation nationale les deux dernières années du secondaire français (le cégep québécois).

Pour ce qui est du contenu des connaissances et savoirs à faire acquérir aux élèves, ces écoles n'ont qu'une seule obligation légale : que leurs élèves aient, au terme de la période soumise à l'obligation scolaire, le niveau scolaire défini par le décret N° 99-224 du 23 mars 1999 relatif au contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d'enseignement privés hors contrat. Il s'agit là d'un court texte de bon sens que ces écoles libres respectent sans difficulté.



École primaire indépendante Charles de Foucauld à Saint-Maur


Groupe scolaire Saint-Dominique


Les écoles indépendantes françaises alimentent-elles un communautarisme qui pourrait nuire à l’unité et à la concorde nationales ?


À cette question, Jean-Noël Dumont, professeur de philosophie, directeur du Collège Supérieur de Lyon et administrateur de la Fondation pour l’école, répond que l'on distingue classiquement la société, qui repose sur la loi et un fondement contractuel, et la communauté, qui repose sur la coutume et un fondement « sacré » ou, au moins, antérieur aux volontés particulières. Ainsi l'État a-t-il les caractères d'une société, la nation ceux d'une communauté.

Les écoles indépendantes reposent donc pour M. Dumont sur l’idée qu'on ne peut éduquer que dans une communauté, c'est-à-dire dans la transmission cohérente de valeurs, dans une identité symbolique forte. On sait assez que des consignes contradictoires, que la mésentente des adultes, contribuent à la détresse des enfants. À l'idée de communauté, on oppose celle de république.

« L'école républicaine » est censée être le creuset qui permet l'identité nationale. Or il faut remarquer qu'à ses grandes heures, que l'on ne cesse de rappeler avec nostalgie, l'école que l'on dit républicaine s'appuyait sur un sentiment national fort, autrement dit des valeurs cohérentes et des appartenances symboliques fortes. Le professeur Dumont rappelle que Péguy évoquait en une page fameuse les « hussards noirs de la République » qu'étaient ses instituteurs. Or, précise-t-il, ces instituteurs qui bouffaient du curé lui donnaient pourtant l'impression de dire la même chose que les curés. Ils étaient d'ailleurs souvent des protestants français. Même si les discours différaient, une seule voix se faisait entendre dans une seule langue. Cette école était nationale, et même nationaliste, plus que républicaine.

Qu'en est-il à présent ?

Selon le directeur Dumont, l'école républicaine semble bien impuissante à être un creuset. Loin d'offrir une vision du monde cohérente, elle est le miroir des doutes et des désaccords.Comment éduquer dans un tel brouhaha ?

Les communautés éducatives constituées par les écoles indépendantes feraient-elles alors de mauvais citoyens ?

Pour le philosophe Dumont, on peut au contraire penser que c'est à travers une communauté que se forge un sens du bien commun. N'est-ce pas déjà le cas dans les familles ? Il est vrai que certains régimes totalitaires ou révolutionnaires ont vu dans les familles des communautés dangereusement indépendantes qu'il fallait dissoudre pour une plus grande unité de l'État... Un enfant qui apprend au sein d'une communauté le sens du service, de la responsabilité et du partage, peut bien hausser ces dispositions vers la cité. Ainsi la communauté est-elle le chemin de l'intégration, car fera-t-on une société avec des individus sans appartenances ? La famille et l'école ne peuvent remplir leur mission que si elles sont paisiblement des communautés. Cette mission est bien celle d'y apprendre la participation au bien commun. Au lieu de dénoncer les communautés, chrétiennes dans le cas des écoles de la Fondation pour l’école, et de les enfermer dans la désapprobation, un État avisé ferait mieux, selon le professeur Dumont, en reconnaissant leurs services, ce qui, en retour, leur permet de ne pas se vivre comme fermées sur elles-mêmes. Car il est clair que les communautés éducatives ne doivent pas se penser comme un refuge identitaire. Pour le philosophe, elles ont pour mission de conduire les enfants hors de la communauté vers la société, ce qui permettra aussi à cette société de ne pas être une société anonyme.






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Les élèves japonais nettoient à nouveau leurs toilettes

L'aube se lève. Les élèves ne sont pas encore entrés en classe. Ils sont dans les toilettes. Pour les nettoyer. On leur a distribué des brosses. Vêtus de la tenue de sport réglementaire, ils sont des centaines à frotter avec énergie. Une partie d'entre eux, à genoux, sérieux et concentrés, passent les brosses dans les cuvettes des WC. « Vérifiez avec la main pour détecter la saleté cachée », ordonne un professeur.

La scène, décrite par le grand quotidien Asahi Shimbun, se déroule dans le collège public de Yuki, une ville moyenne proche de Tokyo ; mais elle pourrait se passer presque n'importe où au Japon. Le nettoyage des écoles, y compris les toilettes, par les élèves revient en vogue.

La presque totalité des écoliers et collégiens est concernée

D'après une enquête effectuée par un groupe d'entreprises, de fabricants de WC ou de sociétés de nettoyage, 95 % des écoles primaires et 97 % des collèges appliquent la méthode.

L'objectif est avant tout spirituel : enseigner l'humilité et l'ijime, l'esprit collectif caractéristique de la culture japonaise. « En accomplissant une tâche qui rebute la plupart des gens, nous apprenons à être modestes », explique Hidesaburo Kagiyama, 76 ans, fondateur de l'association Société pour la création d'un beau Japon, dont le but est d'enseigner la technique parfaite du nettoyage, et qui a formé les élèves du collège de Yuki. « Nettoyer les toilettes polit nos esprits », dit cet ancien chef de PME à la retraite, qui du temps de sa vie active donnait l'exemple en mettant lui-même la main aux sanitaires de sa firme de distribution de pièces détachées automobiles.

La pratique, courante dans le Japon militarisé d'avant-guerre avait pourtant disparu dans les années 1980, à l'époque de l'explosion de la prospérité japonaise. Le ménage avait été confié aux concierges ou à des sociétés privées. Signe des temps ? Ce retour aux vertus traditionnelles revient au moment où les Japonais ont pour la première fois de leur ère démocratique voté l'an dernier pour le centre gauche. Un basculement politique qui exprime une réaction contre la montée des inégalités et la nostalgie d'une société plus solidaire. Le travail insalubre exigé des enfants semble illustrer ce désir égalitaire. Un rapide sondage auprès d'un échantillon informel de parents d'élèves donne 100 % d'opinions favorables. Certains se montrent même surpris par la question. « Qu'est-ce qui vous choque ? Que les enfants fassent le ménage ou qu'ils s'occupent des sanitaires ? » Demande Yoko, une mère de famille mariée à un cadre bancaire, cherchant à déchiffrer les méandres de l'esprit occidental.

Source : Le Figaro






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jeudi 4 mars 2010

La vitesse d'un monopole : dix ans pour revenir à des bulletins traditionnels

Les bulletins des écoles québécoises seront simplifiés l'année prochaine. Malgré les réactions tièdes des directeurs d’écoles et de certains enseignants, Québec va de l’avant avec son nouveau bulletin scolaire uniforme.

Est-ce la fin des dérapages de la réforme : les petites maisons de couleur, les bonshommes sourire, les appréciations du genre « L'élève situe sa conscience citoyenne dans un contexte planétaire » ?

L’évaluation des compétences transversales serait reléguée au second plan pour privilégier celle des connaissances, a assuré la ministre. Même en éthique et culture religieuse dont le contenu prescrit est si maigre ? Le contenu du nouveau bulletin fait actuellement l’objet de consultations entre différents intervenants du milieu de l’éducation. Il devrait être dévoilé à la fin de mars.

Le nouveau bulletin prévoirait un « bilan » à la fin de chaque année. Le Ministère jonglerait aussi avec l'idée de revenir à des bulletins qui feraient carrément abstraction du concept de « cycle ».

Ces changements sont largement inspirés de l'entente intervenue entre la Commission scolaire et l'Alliance des professeurs de Montréal, en janvier dernier.

Le syndicat d'enseignants et la partie patronale avaient alors suggéré qu'une seule note figure au bulletin par matière, plutôt que par compétence.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, promet une nouvelle fois que les parents pourront enfin s’y retrouver plus aisément et juger des progrès de leurs enfants. Ce faisant Mme Courchesne ne semble pas se faire beaucoup d'amis parmi les partisans de la réforme pédagogique du Monopole de l'Éducation, voir Sébastien Basse et Martine Rioux.

Il aura fallu près de dix ans pour revenir au point de départ. Vingt ans de recul (!) pour le président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), François Paquet. Quels furent les dégâts imposés par le Monopole de l'Éducation depuis dix ans pendant tout cet épisode de la « réforme pédagogique » ?

À la lumière du mécontentement qu'a suscité cette réforme depuis son imposition, les Québécois ne comprennent-ils pas les désavantages d'un Monopole : l'impossibilité d'échapper aux expérimentations à répétitions décidées d'en haut, manque de concurrence, de liberté ?






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Claude Ryan contre le Rapport Proulx

Extraits d'un article de feu Claude Ryan, ancien ministre de l'Éducation du Québec, qui réagissait au rapport Proulx base de l'imposition du programme d'éthique et de culture religieuse et des modifications à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, modifications effectuées pour imposer ce même programme.

La religion et l'école dans une société pluraliste

Revue générale de droit en 2000

Le Rapport Proulx et l'avenir de la dimension religieuse dans le système scolaire du Québec
Claude Ryan
Ancien ministre de l'Éducation du Québec,
Montréal

RÉSUMÉ

Dans cette analyse du Rapport Proulx sur l'avenir de la religion dans le système scolaire public du Québec, l'ancien ministre de l'Éducation dans le gouvernement du Québec et ancien directeur du quotidien Le Devoir projette un regard critique sur le Rapport, d'un point de vue à la fois pratique et théorique.

Selon l'auteur, le Groupe de travail présidé par Jean-Pierre Proulx a fondé ses conclusions sur une analyse très superficielle de la situation présente de la population québécoise d'âge scolaire. Le Groupe s'est surtout appuyé sur les résultats d'un sondage d'opinion réalisé sous la direction de nul autre que le président lui-même du Groupe. On cherche en vain dans le Rapport une analyse approfondie des besoins et des aspirations de la jeunesse du Québec au plan moral et spirituel.

Ryan considère que les principales recommandations du Rapport sont inspirées d'une conception de l'école qui ne laisse pas de place à la religion dans l'école si ce n'est à titre de matière d'intérêt culturel. Si les auteurs du Rapport avaient étudié de plus près l'expérience d'autres pays, ils auraient découvert que, dans plusieurs pays, notamment en Europe de l'Ouest, des modèles faisant une place plus généreuse à la religion dans l'école publique sont appliqués sans qu'il semble en découler des situations incompatibles avec le respect des droits humains fondamentaux.

Le Groupe de travail recommande que l'enseignement religieux soit remplacé par des programmes traitant de la religion comme phénomène culturel. Ce serait là, selon Ryan, une formule peu acceptable pour les élèves et les parents qui veulent un enseignement religieux en harmonie avec leurs croyances. À cette proposition inspirée d'une vision abstraite, Ryan préfère le système actuel sous lequel l'élève et ses parents ont un mot à dire dans le choix du type d'enseignement religieux et/ou moral que recevra l'élève. Ryan pense de même que le statut de chaque école devrait être déterminé autant que possible en consultation avec les parents au lieu d'être abandonné au seul pouvoir des politiciens et des bureaucrates.

Ryan s'oppose aussi à une recommandation majeure du Groupe de travail voulant que soit modifiée, afin de donner libre cours aux visées neutralistes du Rapport, une disposition de la Charte des droits et libertés de la personne garantissant aux parents le libre choix entre renseignement religieux et moral confessionnel et l'enseignement moral dans les écoles publiques. L'article 41 de la Charte devrait, selon Ryan, être maintenu dans sa teneur et sa forme actuelle.



ABSTRACT

In this analysis of the Proulx Report on the future of religion in Québec's public school System, the former Minister of Education in the Québec government and former editor ofthe Montréal daily newspaper Le Devoir takes a critical look at the Report from both a practical and a theoretical standpoint In the author's judgment, the Proulx Task Force based its conclusions on a very superficial study of the présent situation of Québec's school age population. The best they had to show, he suggests, was the resuit of an opinion poll conducted under the authority of none other than the Chairman of the Task Force himself.

One looks in vain in the Report for a thorough analysis of the spiritual needs and aspirations of Québec's youth. Ryan considers that the main recommendations of the Report were based on a concept ofthe public school which leaves no place for religion in the school except : as a subject of cultural interest. If the Task Force had examined the experience of other countries in this regard, it would have found that other models, more respect fui ofthe beliefs and preferences of parents, are being applied in several Western European countries with no apparent incompatibility with fundamental human rights.

The Proulx Task Force would replace religious instruction with courses on religion as a cultural phenomenon. This would be, in Ryan's view, an inadequate substitute for the teaching of religion in harmony with the beliefs of students and their parents. To this abstract view, Ryan prefers the existing System under which the student and his parents are given a say in deciding which type of religious and/or moral instruction the child should receive. Ryan also thinks that the status of each school ought to be determined Ryan as far as possible in consultation with the parents rather than being left to the sole power of bureaucrats and politicians. Ryan further opposes a key recommandation of the Proulx Task Force according to which a disposition of the Québec Charter of Human Rights and Liberties guaranteeing the freedom of choice of students and parents regarding religious and/or moral instruction in public schools, ought to be modifted in order to accommodate the neutralist conclusions of its Report.

Section 41 of the Québec Charter should be maintained in its present substance and form, says Ryan.

Extraits :

[...]

Je fus étonné, en reprenant l'examen de ce dossier, de constater qu'un changement significatif s'était produit dans le discours gouvernemental sur la religion et l'école, entre le début et la fin de l'année 1997. Le 26 mars 1997, plaidant en faveur de l'abrogation de l'article 93, la ministre de l'Éducation, Pauline Marois, se voulant rassurante, faisait à l'Assemblée nationale une déclaration officielle définissant les orientations qu'entendait suivre le gouvernement concernant la place de la religion dans l'école. Elle donnait l'assurance que le gouvernement continuerait de respecter la liberté de choix des parents concernant l'enseignement religieux dans les écoles publiques. Elle promettait que tout futur changement en ce domaine très délicat devrait, s'il devenait nécessaire, être instauré de manière graduelle. « La gestion des attentes des citoyens en matière religieuse appelle ainsi une démarche progressive, ajustée et adaptée aux possibilités du moment et des milieux », ajoutait la ministre. «À la longue, cette approche pragmatique se révèle plus féconde que les solutions parfaitement logiques sur papier, mais qui résistent mal à l'épreuve du terrain ». La ministre terminait son exposé en promettant que serait maintenue la liberté de choix entre enseignement religieux et moral confessionnel et enseignement moral laïc garantie aux parents en vertu de l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

Six mois plus tard, en octobre 1997, madame Marois procédait à la formation du Groupe de travail présidé par Jean-Pierre Proulx. Si l'on examine le mandat du Groupe de travail, on n'y trouve aucune trace des orientations définies en mars de la même année.

[...]

Mais il ne contenait aucune allusion aux orientations annoncées à peine six mois plus tôt. On trouve un rappel de ces orientations dans les premières pages du Rapport Proulx. Le texte de la déclaration ministérielle de mars 1997 est même publié en annexe du Rapport. Mais le Groupe de travail a dû considérer qu'il s'agissait là d'une matière ayant surtout un intérêt historique puisqu'il n'y apporte aucune attention dans le reste de son Rapport.

[...]

A. UNE MÉTHODOLOGIE CONTESTABLE

Je tiens à noter, pour le déplorer, que le Rapport Proulx a été conçu en vase clos. Vu l'importance du mandat confie au Groupe de travail, on se serait attendu à ce que celui-ci se déclare disposé à rencontrer les groupes intéressés et tienne des auditions à travers le Québec afin de pouvoir échanger plus facilement avec des éléments représentatifs de la population. Le mandat du Groupe de travail n'interdisait pas ce type de consultation. Mais il n'en faisait pas une obligation Nous apprenons en lisant le Rapport que, de fait, le Groupe de travail n'a tenu aucune audition, ni privée ni publique. Il se borna plutôt à solliciter l'avis écrit de quelque 80 organismes ayant a ses yeux une envergure nationale. De ce total, 24 organismes seulement firent parvenir un mémoire. La récolte fut encore plus mince du côté des milieux étudiants. Sur 26 conseils étudiants invités à produire un mémoire, seulement deux donnèrent suite à l'invitation du Groupe de travail.

Ces limites soulèvent des interrogations sérieuses sur la valeur représentative des conclusions du Groupe de travail.

[...]

Au nom des libertés de conscience et de religion et du droit à l'égalité, certains exigent qu'il existe un seul modèle d'école publique à travers tout le territoire. Suivant cette conception, l'école doit être neutre. La religion ne doit avoir aucune place dans son programme d'études, si ce n'est à titre de matière présentant un intérêt culturel. En se réclamant des mêmes principes, d'autres, au contraire, soutiennent que l'école n'est pas une simple créature de l'État, mais qu'elle est également le relais direct de la famille auprès de l'enfant et qu'elle est au surplus une institution locale. Selon cette conception, l'école doit faire place, dans son programme d'études et ses activités, aux valeurs religieuses et morales de l'élève et de ses parents. Le débat entre ces deux conceptions est familier. Il a des racines anciennes. Le Groupe de travail conclut qu'il devrait être tranché par le gouvernement en faveur de la première conception. Je ne suis pas de cet avis. Je préfère un système qui permette aux parents et aux commissions scolaires d'avoir un mot important à dire dans les décisions relatives à la place de la religion dans l'école. Le Rapport Proulx penche trop fortement à mon avis vers une conception de l'éducation qui privilégie la formation du citoyen au détriment du développement intégré de la personne humaine vue dans toute sa réalité. Il reconnaît en principe que l'éducation au sens large doit viser le développement intégral de l'enfant. Mais le rôle de l'école en tant qu'agent de cohésion sociale est souligné dans son Rapport d'une manière qui met trop en veilleuse sa mission éducative plus large auprès de la personne de l'élève.


B. UN PORTRAIT PEU SATISFAISANT DE LA SITUATION ACTUELLE

Je ne puis davantage retenir un certain malaise devant la conception que le Rapport Proulx présente des relations entre la religion et la société dans une démocratie libérale.

Tous reconnaîtront que la religion est fondamentalement une expérience personnelle. Mais la religion ne peut être confinée à la seule sphère privée. Son objet, le salut, n'est pas seulement individuel, il embrasse toute l'humanité. Étant diffusive par sa nature même, la religion tend à se communiquer, à se traduire en des actes. Elle est aussi, qu'on le veuille ou non, sociale. Lorsqu'il s'agit d'éducation, la religion et l'ordre politique sont appelés de manière inévitable à se croiser et à interagir au sein d'une société libre. On ne saurait mettre sous le tapis les problèmes qui en découlent. Ces problèmes peuvent se résoudre soit par la prétention de l'autorité politique à occuper seule tout le terrain décisionnel en ce qui touche l'éducation, soit par une approche véritablement pluraliste par laquelle on cherche plutôt à concilier la poursuite d'objectifs sociaux légitimes avec le respect des convictions religieuses des parents.

[...]

C. LES EXPÉRIENCES ÉTRANGÈRES

Je voudrais enfin contester d'un point de vue historique et sociologique le jugement négatif que porte le Groupe de travail au sujet de la place explicite que la Loi sur l'instruction publique accorde aux religions catholique et protestante. À partir d'une perspective libérale abstraite, la position du Groupe de travail apparaît empreinte de logique. Mais les choses sont autrement plus complexes si Ton emprunte plutôt une perspective historique, sociologique, culturelle et politique. En quoi est-il injuste de reconnaître le rôle de leadership que les religions catholique et protestante ont joué dans notre histoire, si une telle reconnaissance sied à une majorité de la population et est formulée avec tout le respect nécessaire à l'endroit des autres religions? S'agissant du catholicisme en particulier, en quoi est-il injuste de faire une place explicite dans nos écoles à une religion qui, avec ses verrues réelles et ses reculs récents mais aussi avec son incomparable héritage théologique et moral, demeure la religion officiellement déclarée de près de neuf Québécois sur dix ? À en croire le Rapport, l'évocation de ces deux religions dans nos lois serait rétrograde. Il suffit pourtant de jeter un regard sur l'expérience d'autres pays pour en venir à un jugement plus nuancé.

[...]

En Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, au Danemark, en Hollande et en Irlande, les catholiques ont également le droit de maintenir des écoles confessionnelles privées ayant accès à un soutien financier substantiel de l'État. Le droit à un enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques est en outre reconnu dans la majorité des pays d'Europe occidentale. Cet enseignement est obligatoire en Allemagne, en Finlande, en Irlande, en Norvège et en Autriche. Il est offert sur une base optionnelle dans les écoles publiques de Belgique, d'Italie, de Pologne, d'Espagne et de Hongrie.

[...]

Les pays que je viens de mentionner sont tous liés par diverses chartes internationales ou européennes traitant de libertés et de droits. Pour des raisons variables, ils ont choisi; pour reprendre les termes du Rapport, divers modèles communautaires et pluralistes d'organisation scolaire plutôt que le modèle républicain et unitaire mis de l'avant par le Groupe de travail. A ma connaissance, ces pays ne considèrent pas que leur législation scolaire est contraire aux chartes de droits. Je ne sache pas non plus qu'ils aient été trouvés en défaut à cet égard par les tribunaux compétents.

II. Les recommandations du Rapport Proulx

Pour des raisons que l'on comprendra facilement à la lumière des pages précédentes, je m'oppose à la conclusion, majeure du Rapport Proulx, suivant laquelle il ne devrait plus y avoir de place dans l'avenir pour l'enseignement explicite de la religion dans les écoles publiques. Je soutiens, comme le Rapport le fait aussi, que l'éducation doit viser le développement complet et harmonieux de l'enfant. Mais je me dissocie du Groupe de travail lorsqu'il conclut que l'école à toutes fins utiles devrait être libérée de toute présence le moindrement explicite des valeurs religieuses des parents.

Je ne mets aucunement en doute que la vocation première de l'école soit d'introduire l'enfant dans le vaste univers des connaissances ou, si l'on préfère, de développer l'intelligence de l'enfant. Mais l'enfant est un être humain. Il n’est pas seulement un intellect. Il en est encore à un stade peu avance de sa formation où il demeure largement dépendant de ses parents. Aussi plusieurs parents insistent non sans justification pour que l'expérience scolaire de l'enfant se déroule dans une atmosphère qui prenne en compte tous les aspects de sa personnalité sous l'éclairage des valeurs spirituelles qu'ils jugent essentielles pour son développement.

A. CONFESSIONNALITÉ ET DROITS DE LA PERSONNE

Même si elle vient assez loin dans la liste des recommandations du Rapport, je traiterai tout de suite de la Recommandation 12 ayant trait à l'article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne.

[...]

Conscient que ceux qui voudraient conserver l'enseignement religieux dans les écoles publiques pourraient se réclamer de l'article 41 de la Charte, le Groupe de travail recommande que l'article soit récrit de manière à ressembler davantage à des dispositions similaires que l'on trouve dans d'importants documents internationaux tels la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international r des droits civils et politiques. Suivant la modification proposée, l'article 41 serait modifié de manière à reconnaître le droit des parents à s'assurer que leurs enfants recevront un enseignement moral et religieux conforme à leurs convictions.

À première vue, cette proposition paraît raisonnable, voire attrayante. Mais si elle était retenue, les conséquences risqueraient d'être considérables. La nouvelle formulation signifierait en effet, suivant la jurisprudence internationale que cite le Groupe de travail, que les parents, pour exercer leur droit, seraient libres d'inscrire leurs enfants à des écoles privées et de se reposer sur leurs propres ressources et/ou sur le soutien plus ou moins assuré de l'État pour financer de telles écoles. À moins qu'il ne soit accompagné de solides garanties concernant le financement public des écoles privées, le changement proposé par le Groupe de travail ouvrirait la porte, s'il était retenu, à la laïcisation complète des écoles publiques et aussi, éventuellement, à la marginalisation, sinon à l'élimination à petit feu des établissements privés d'enseignement, conformément au vœu souvent exprimé par nombre de partisans de l'école publique unitaire.

Quoi qu'il doive advenir sur ce dernier sujet, je suis d'avis qu'il faudrait non seulement maintenir l'article 41 de la Charte québécoise, mais le renforcer en lui rendant applicable l'article 52 de la même Charte. [À savoir : 52. Aucune disposition d'une loi, même postérieure à la Charte, ne peut déroger aux articles 1 à 38, sauf dans la mesure prévue par ces articles, à moins que cette loi n'énonce expressément que cette disposition s'applique malgré la Charte.]

B. ENSEIGNEMENT RELIGIEUX OU ENSEIGNEMENT CULTUREL SUR LES RELIGIONS ?

En toute logique, je dois également m'opposer au remplacement de l'enseignement religieux et moral par un enseignement culturel sur les religions. En principe, je n'ai rien contre un enseignement culturel sur les religions. Mais deux difficultés doivent retenir l'attention à cet égard. En premier lieu, je ne puis concevoir que l'on veuille remplacer l'enseignement religieux proprement dit par un enseignement culturel sur les religions. L'initiation des jeunes aux valeurs fondamentales de leur religion et la présentation d'un enseignement culturel sur les religions sont deux exercices distincts. Ces deux exercices ne sont pas interchangeables.

Interrogé au sujet de l'idée d'un cours sur l'histoire des religions qui serait appelé à remplacer l'enseignement religieux, le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, eut cette réponse éloquente : « Voici un exemple parfait d'une solution déraisonnable. Cette idée d'un cours sur l'histoire des religions qui remplacerait ou prétendrait remplacer l'initiation à la foi, à la vie chrétienne par une étude prétendument scientifique et neutre des religions, est à mon avis une parfaite utopie ».

Une deuxième source de difficulté a trait aux implications pratiques pratiques de la proposition. Tout d'abord, où trouverait-on la place requise pour un cours sur l'enseignement culturel des religions dans une grille horaire déjà surchargée? En second lieu, vu la rareté des ressources disponibles, ne serait-il pas plus réaliste de faire une place plus explicite à la religion comme phénomène culturel à l'intérieur de cours déjà existants dans des matières comme l'histoire, la géographie et le développement personnel de l'élève ?

En résumé, je maintiendrais le droit des parents de choisir entre l'enseignement religieux et moral confessionnel et l'enseignement moral laïc. Par respect pour la réalité historique et sociologique et à moins que l'on ne démontre de manière probante que ces mentions sont réellement génératrices de discrimination, je serais enclin à maintenir aussi la mention explicite des religions catholique et protestante dans la Loi sur l'instruction publique et la Loi sur le Conseil supérieur de l'éducation. Je souhaiterais cependant que soit mieux assuré le droit des parents d'autres confessions religieuses de requérir pour leurs enfants un enseignement moral et religieux conforme à leurs convictions. L'exercice de ce droit serait toutefois sujet à certaines règles administratives concernant le nombre requis d'enfants et la compatibilité des enseignements des religions concernées avec les normes généralement reconnues de conduite responsable chez l'être humain.

[...]

CONCLUSION

[...]

Un professeur de droit ou de science politique, ou encore un journaliste, peut-être fondé de juger un projet de loi à la lumière de sa discipline ou de sa propre perception de la réalité. Il peut également arriver que, du point de vue qui est le sien, il ait raison. Mais il se peut également qu'il soit dans l'erreur quant à d'autres dimensions non moins importantes qui doivent être prises en compte pour en arriver à une décision d'ordre politique. L'art de la politique — car la politique est un art, non une science — consiste non pas à chercher à obtenir une note optimale de la part des professeurs d'université ou des commentateurs, mais à effectuer une synthèse qui permettra de résoudre un problème sur la base d'une honnête considération de tous les faits, de tous les intérêts et de tous les points de vue en cause.

Cette approche est la façon la plus sûre d'en arriver à des décisions qui, sans être parfaites, auront une chance raisonnable d'être équitables, applicables et largement acceptées. L'autre approche, dont le Rapport Proulx fournit un exemple, consiste à proclamer un principe et à l'appliquer rigidement à une situation donnée sans tenir suffisamment compte de la riche diversité du monde réel. Cette approche est sans doute attrayante dans une perspective libérale abstraite. Mais si elle devait être retenue comme méthode obligée pour le règlement de problèmes sociaux et économiques complexes, elle pourrait facilement conduire à des formes de conformisme idéologique et de timidité politique qui pourraient s'avérer plus asphyxiantes pour la pleine réalisation de la liberté dans une société pluraliste que l'approche pragmatique généralement préférée par les acteurs politiques.

« Le délit de violence psychologique est liberticide et contre-productif »

Dans le fameux cahier d'éthique et de culture religieuse où apparaissait un entretien complaisant avec Mme Françoise David, seule politicienne bénéficiant de ce privilège, on revenait à plusieurs reprises sur la violence faite aux femmes.

On pouvait ainsi lire : « Des milliers de femmes sont victimes chaque année de violence physique, sexuelle ou psychologique de la part d'un conjoint ou ex-conjoint, d'un collègue de travail ou de toute autre personne. » (p. 197, Dialogue II, les éditions de la Pensée)

Au bas de la page 198 du même cahier, Mme David déclare que les élèves « auront besoin d'une analyse féministe dans leur vie. Pour comprendre pourquoi ce sont les femmes qui risquent le plus d'être violentées par un homme, pourquoi ce sont les femmes qui ont de moins bons salaires ». Nous avons déjà répondu aux idées parfois fausses ou simplistes colportées par les féministes sur l'écart salarial ici.

Pour ce qui est de la violence conjugale, le manuel présente à nouveau une vision tronquée de la réalité. Il ne dit rien des hommes qui pourraient être victimes de ces mêmes violences, pas plus qu'il ne parle de l'amplitude de ce phénomène. Ces omissions ne permettront pas aux élèves de bien appréhender les faits, le livre ne leur présente qu'une partie de la vérité, car il est vrai, bien sûr, que la violence contre les femmes existe bien.

Pour tous les étudiants en ECR (et nous savons qu'ils sont nombreux) qui nous lisent un petit extrait audio au sujet d'un projet de loi en France qui considère désormais que la violence psychologique faite aux femmes doit être combattue comme la violence physique.

Gageons que ce genre de discussions n'a pas souvent lieu dans les classes d'éthique et de culture religieuse quand on parle du féminisme ou de la violence faite aux seules femmes.



Plus de détails ici.







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L'immigration, les yeux grands fermés

Le 11 mars sortira aux éditions Denoël « Les yeux grands-fermés (L’immigration en France) » de Michèle Tribalat, démographe et directrice de recherche à l’INED.

Dans cet essai, cette démographe de l'immigration tente d'alerter les décideurs sur l'impact des politiques d'immigration. Elle milite à contre-courant, contre la tendance des médias et des ONG à prôner la libéralisation de l'immigration sans en évaluer les conséquences pour l'économie et la société. Elle se bat pour la possibilité de refaire des enquêtes permettant de mesurer, par exemple, si la proportion des mariages mixtes entre Français et personnes d'origine étrangère se sont poursuivis depuis les années 1990.

Pour Michelle Tribalat, l'« emprise morale de l’antiracisme se traduit par la rétention, l’arrangement des faits, l’abstention, sans compter la faible incitation à une connaissance dégagée de tout enjeu idéologique ». Lire ici sur Marianne 2 une dénonciation récente par Michelle Tribalat d'arrangements des faits démographiques de la France dans le journal Le Monde (et la réplique du Monde, pas toujours convaincante).

Présentation par l’éditeur

L’immigration étrangère est généralement présentée comme ayant un effet positif sur l’économie. Elle serait nécessaire pour favoriser la croissance, occuper les emplois dont les Français ne veulent plus, pallier le vieillissement, alléger la charge des inactifs et payer les retraites. Ces arguments sont devenus des postulats au nom desquels les organisations internationales et communautaires, les ONG, la plupart des médias font pression en faveur d’une libéralisation accrue de la politique migratoire. L’économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main.

Du même coup l’impact global, économique et humain de l’immigration n'est plus étudié. Les rares études françaises sur la question sont prudemment étouffées, y compris par leurs commanditaires. L’impact sur le peuplement des territoires, en particulier, n’est guère étudié, car il risque de révéler l’ampleur de bouleversements dont il faudrait bien finir par parler et qui pourraient conforter les réticences à la politique du fait accompli.

Pourtant, en dehors de l’Hexagone, les débats scientifiques sont vifs, aux États-Unis notamment. Les études réalisées sur l’impact économique, en termes de production de richesses, de répartition, d’emploi et de finances publiques ne confortent pas le postulat français d’une contribution indispensable de l’immigration. Mais l’écho de ces débats n’a guère franchi nos frontières.

En France, les inquiets sont désavoués, suspectés au mieux d’ignorance, au pire de racisme. Dans cet ouvrage, Michèle Tribalat apporte des éléments de connaissance le plus souvent évités. Évoquant les aspects bénéfiques mais aussi négatifs, elle dresse un tableau objectif du phénomène et démontre que le débat sur l’immigration ne se résume pas à une affaire de bons sentiments.

Suite : France — Pouvoirs publics, médias et experts relativisent l'immigration et présentent ses effets sous un jour favorable , entretien avec Michèle Tribalat à l'occasion de la sortie de son livre.







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