lundi 12 octobre 2009

Reconstruction multiculturelle de l’identité québécoise : les censures à lever

Extraits de l'article « La nouvelle identité multiculturelle et la bruxellisation de Montréal » de Mathieu Bock-Côté paru dans le numéro d'octobre 2009 de l'Action nationale.
La première censure à lever est celle qui est posée sur la question de l’immigration, ce qui n’ira pas sans risque, ce qui ne se fera pas sans courage. Depuis les propos de Jacques Parizeau sur le rôle du vote ethnique dans la défaite référendaire de 1995, l’immigration est un tabou au Québec et nul ne peut contester la propagande officielle qui l’entoure sans risquer les pires épithètes. Pour avoir seulement contesté la hausse des quotas d’immigration, sans même plaider pour leur réduction, Mario Dumont au printemps 2008, a subi les foudres de la caste médiatique qui l’a accusé sans gêne de racisme et de xénophobie, de pratiquer une politique assimilable à celle de l’extrême-droite, Maka Kotto, le député péquiste, allant jusqu'à assimiler le discours de l’ADQ au « lepénisme » français, comme si la question de l’immigration, dans une société moderne, ne relevait pas de la discussion publique et devait être confiée aux seuls experts qui partagent tous sans surprise la même vision de ses bienfaits et de sa nécessité – un mythe déconstruit fort brillamment par Benoit Dubreuil en rappelant la contradiction publique entre un discours célébrant à la fois la nécessité économique d’une immigration massive et le constant rappel des ratés de l’intégration au marché du travail des communautés immigrantes. Il ne fallait pas se surprendre, d’ailleurs, que 51 % des Québécois, dans un climat marqué par la censure intégrale de la question de l’immigration et la diabolisation de ceux prenant le risque de la transgresser, trouve néanmoins le moyen d’appuyer le chef adéquiste en allant même plus loin que lui. Le mythe de l’intégration réussie doit se dégonfler. Si la plupart des immigrés s’intègrent bien à la nouvelle identité montréalaise, ils ne s’intègrent qu’en une proportion encore trop faible à l’identité québécoise. Comme l’a soutenu Christian Dufour, le Québec ne devrait pas se sentir « condamné à approuver automatiquement l’augmentation des niveaux d’immigration ». L’immigration n’a pas vocation à augmenter systématiquement et si le Québec peut continuer à accueillir une part raisonnable d’immigrés chaque année, il n’a pas pour autant à se définir obligatoirement comme un pays d’immigration où cette dernière aurait pour vocation de remplacer la population d’accueil. On ne parlera jamais sérieusement de la question de l’identité québécoise si on ne pose pas au même moment celle de nos capacités réelles d’intégration, qui ne sont certainement pas aussi élevées que nous le répètent les zélateurs de la religion multiculturelle.

La deuxième censure est celle posée par le multiculturalisme qui, au Québec comme ailleurs, entraîne les peuples à se laisser culpabiliser, à se reconnaître dans une image dégradée de leur histoire, de leur passé, ce qui les convainc conséquemment de renoncer à leur héritage historique propre pour plutôt se fondre dans la nouvelle civilisation multiculturelle. La méthode est simple : la criminalisation de l’expérience historique de nos sociétés, jugées coupables de racisme, de sexisme et d’homophobie justifie leur déconstruction administrative et leur reconstruction intégrale selon les préceptes de l’égalitarisme identitaire. C’est parce que toute la tradition est contaminée qu’elle doit être liquidée et que la société doit s’emplir d’une nouvelle définition d’elle-même. La nation est appelée à se convertir au multiculturalisme et les immigrés n’auraient pas à prendre le pli de la première mais bien du second. Le multiculturalisme entend convertir la démocratie à la politique de la reconnaissance en en faisant le critère pour évaluer son libéralisme, avec pour conséquence l’appel à décentrer la communauté politique de son héritage fondateur pour plutôt la recomposer selon la dynamique du pluralisme identitaire. C’est cette censure qui cherche à nous convaincre qu’il est illégitime d’intégrer les immigrés non seulement aux chartes de droits et aux valeurs qu’elles incarnent, mais aussi et surtout au substrat culturel de la nation, à son identité historique. Il faudra réaffirmer la légitimité d’une définition de la société québécoise, de la communauté politique québécoise, en tant qu’expérience historique appelée à exprimer un peuple particulier n’ayant aucune vocation à se dissoudre dans les paramètres de l’universalisme progressiste.

La troisième censure est celle de la paix linguistique. Le Québec ne vit pas une situation de paix linguistique en ce moment. Loin de là. Sa métropole est plutôt soumise à une transformation linguistique incessante qui sous le signe du progrès du bilinguisme, neutralise pratiquement le français comme norme politique, culturelle, économique et administrative. Mais cette réalité, les élites ne veulent pas la reconnaître et préfèrent rationaliser systématiquement la régression sociologique de l’identité québécoise dans la métropole en y reconnaissant plutôt le signe d’une hybridation identitaire sans précédent qui donnerait sa véritable originalité à la métropole. C’est seulement en reconnaissant le caractère très critique de la situation linguistique qu’il sera possible de penser les mesures qui s’imposent pour assurer un authentiquement redressement national, parmi celles-ci, la francisation des services gouvernementaux dans les rapports avec les communautés immigrées, l’extension de la loi 101 au niveau collégial et la réorientation complète du projet des deux CHU pour assurer la pleine mission nationale de la médecine francophone.

Dernière censure, certainement pas la moindre, la censure progressiste héritée de la Révolution tranquille qui évide la langue française de la culture du Québec historique et qui a entrainé la désoccidentalisation progressive de l’identité québécoise en quelques décennies. Un peu comme si le Québec n’avait d’autre matière pour définir son identité que la langue française et les valeurs progressistes assimilées aux gains de la Révolution tranquille, comme la laïcité ou l’égalité homme-femme. Fernand Dumont l’a écrit à plusieurs reprises, une langue est aussi une culture, un univers de sens où s’ouvre la possibilité d’un destin partagé. Quelquefois, on peut croire que la langue française est tout ce qui reste de la culture québécoise tout comme la souveraineté est tout ce qui reste du nationalisme québécois. Il faut pourtant assumer de nouveau l’épaisseur historique de cette culture, ce qui nous entraine vers la question de l’école, qui transmet de moins en moins la culture québécoise pour plutôt servir de laboratoire où fabriquer un nouveau peuple conforme à l’idéologie progressiste. Le nouveau cours d’histoire est exemplaire de cette dénationalisation de l’identité québécoise, comme l’a noté Charles-Philippe Courtois dans une étude publiée par l’Institut de recherche sur le Québec. De la même manière, le cours Éthique et culture religieuse travaille à neutraliser le patrimoine historique constitutif de l’identité québécoise en transformant l’école en laboratoire d’un multiculturalisme radical qui inversera la dynamique d’intégration pour rassembler le Québec dans une culture droit-de-l’hommiste sous le signe de la Charte des droits. Devenir Québécois devrait impliquer l’intériorisation du patrimoine culturel et historique de la nation, ce qui veut dire qu’il devrait être transmis de manière décomplexé et qu’il devrait s’accoupler avec une éventuelle citoyenneté traduisant politiquement l’appartenance au Québec.






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dimanche 11 octobre 2009

« Éthique et culture religieuse : la nouvelle religion d'État au Québec. »

Article de Samizdat (Cамиздат) sur le cours d'éthique et de culture religieuse. Extraits ci-dessous. Les intertitres sont de nous.
Alors neutre ou pas neutre le cours ECR ?

Au Québec, nos élites postmodernes semblent à ce point sûres de leur pouvoir sur l'État et la société québécoise qu'elles ne se gênent pas de faire des aveux contradictoires et même dommageables pour leur cause, soit l'imposition du programme d'Éthique et culture religieuse sur tout le système scolaire du Québec.

À titre d'exemple, Denis Watters , autrefois responsable du cours d'ECR au Ministère de l'Éducation, a déclaré publiquement, le 24 avril 2008, sur les ondes de Radio-Canada, à l'émission Maisonneuve à l'écoute, que le programme d'ECR n'est pas neutre :
Maisonneuve — Mais ce qu'on semble nous dire, du côté de mes deux intervenants précédents, c'est que ce n'est pas neutre comme cours.

Denis Watters— C'est-à-dire, ce n'est pas un programme neutre, et je le dis haut et fort : ce n'est pas un programme neutre, en ce sens que c'est un programme qui poursuit la reconnaissance de l'autre et la poursuite du bien commun. Alors, ce sont nos deux grandes balises qui font en sorte que l'enseignant ne pourra pas traiter les choses de n'importe quelle façon. Il ne pourra pas non plus permettre que des actions, que des propos provenant des élèves, qui sont inacceptables, puissent avoir cours.
Cette dernière phrase est intéressante, car s'il y a de la part d'élèves des propos ou gestes jugés inacceptables sur quelle base jugera-t-on de ce qui est acceptable ou inacceptable ? À quel texte sacré se réfèrera-t-on pour établir ce jugement si progressiste ? On voit bien dans la citation qui précède que les auteurs d'ECR, reconnaissent ouvertement la non-neutralité religieuse de ce programme, mais lorsqu'ils sont dans un contexte où de telles affirmations peuvent avoir des conséquences juridiques ou politiques, ils changent rapidement de refrain et nient, nient, nient qu'ECR soit une religion[3]. Par exemple, lors du procès des demandes d'exemption à Drummondville, le témoin expert de l'État québécois, M. Georges Leroux niait tout haut et fort (2009) :
D'abord, nous devons constater, contrairement à ce que soutiennent les requérants, que le programme [ECR] est neutre eu égard aux convictions religieuses et aux positions morales : il ne présente aucune doctrine et ne favorise aucun positionnement moral particulier.
[...]

Aucun respect pour la volonté des parents : ils perpétuent des « préjugés »

Suite à ma présentation aux audiences de la Commission Bouchard/Taylor, le commissaire Gérard Bouchard m'a adressé le commentaire suivant (30 octobre 2007) :
« Une chose m'étonne dans votre [conviction] c'est que vous ne vous montriez pas plus sensible à l'argument de la diversité. Les jeunes enfants, aujourd'hui, avant même qu'ils entrent à la maternelle, ils sont tout de suite confrontés à la diversité religieuse et vous vous voudriez qu'ils attendent qu'ils aient l'âge de 18 ans avant qu'on leur enseigne exactement ce que c'est ces religions-là, ce que ça veut dire. Comme le disait Charles [Taylor] à l'instant, de former, d'assimiler tous les préjugés de la culture véhicule. Donc là ce n'est pas un travail d'éducation qu'il faudra faire, mais c'est un travail de déconstruction, de déformation. Une fois que les préjugés sont en place, vous savez comme moi que... vous êtes un anthropologue, hein, vous travaillez dans l'imaginaire, sans aucun doute. C'est difficile de déraciner un préjugé. Ça m'étonne que vous ne soyez pas plus sensible à ça, car c'est le terrain où naissent les tensions, les conflits, les irrationalités, les extrémismes. Ce cours-là est un moyen d'éviter ça.... »
On voit bien que pour nos élites, le droit des parents de choisir la formation religieuse des enfants qu'ils élèvent est sans intérêt. Le but des concepteurs d'ECR n'est pas de fournir de l'information sur les religions après que les enfants aient le temps de former et d'affermir leurs croyances dans le contexte du foyer familial, mais plutôt de mettre la main sur les enfants avant que cela puisse survenir et de les endoctriner et modeler leur vision du monde afin qu'il soit à l'image des grands penseurs universitaires postmodernes si progressistes et si éclairés ! À quel moment les Québécois ont-ils mandaté le gouvernement d'établir une religion d'État?

[...]

Batman, Spiderman, le Christ, même combat ?

En secondaire 1, une section du manuel de l'élève (ECR — Vivre ensemble 1 par Jacques Tessier, aux éditions ERPI) discute des héros dans le cinéma et les bandes dessinées, avec leurs pouvoirs surnaturels. Quel est le but d'une telle discussion dans un cours de culture des religions? Aucun lien avec la religion à prime abord... Il faut prendre conscience que cela sert le but de rééduquer ou préparer les jeunes esprits, par la suggestion et sans la confrontation directe avec le parent ou les communautés religieuses. On sème des petites graines de doute qui sauront germer bien des années plus tard. Cette attitude de non-confrontation est cohérente avec l'approche de type phénoménologique. Mais le but sera éventuellement atteint : mener l'élève ou la personne que l'on veut déprogrammer ou rééduquer, à la déduction qu'ils feront éventuellement eux-mêmes; ici, face aux héros mythiques des films et BD, déduire que plusieurs autres récits peuvent donc être mythiques, c'est-à-dire faux. Certains seront peut-être attirés par une religion (ex. le bouddhisme), mais ils pourront s'en désintéresser plus tard dans le processus de déconstruction (ex. lors de l'étude de la psychologie pour démontrer l'influence des groupes ou des attentes sur les comportements et perceptions subjectives). Un enfant issu d'une famille musulmane pourra douter de la véracité des faits entourant l'enfance, l'appel et les révélations de Mahomet, et de même un enfant juif pourra douter de la véracité de la Torah ou de la loi de Moise. L'enfant de milieu chrétien pourra faire le lien entre les héros et la naissance miraculeuse et les miracles de Jésus, sa grande sagesse de préadolescent ou sa divinité et résurrection. La suggestion subtile mais présente : Jésus n'est-il rien d'autre qu'un héros mythique, idéalisé ? La réponse espérée par le programme ECR est oui. S'il y a délibérations en classe et que l'on parvient à cette conclusion, évidemment ce n'est pas le cours qui le dit, ni le professeur, mais le groupe est parvenu à cette conclusion de la majorité. L'illusion de la neutralité d'ECR et du MELS reste intacte.

[...]

Qui sont les intégristes intolérants aujourd'hui ?

Le sociologue québécois Gary Caldwell (en 1995-1996, il a été membre de la Commission États généraux sur l'éducation) a fait une observation un peu choquante, mais qui doit être entendu dans le contexte qui nous intéresse (2000:23) :
« De nos jours, on se méfie beaucoup des groupes intégristes. On ne veut même pas les entendre. Mais les vrais intégristes, dans notre société, ce sont souvent ceux qui gèrent l'appareil public. »
Dans la perspective postmoderne, malgré la rhétorique de la tolérance, on constate qu'il n'y a qu'une seule manière de voir les choses qui soit crédible et toute dissidence sur la place publique sera non seulement rejetée, mais étouffée. Tout au plus, la dissidence peut exister dans le monde virtuel de la vie privée, à condition de ne jamais s'exprimer... On n'a qu'à penser à des questions telles que le réchauffement de la planète, aux droits des gais ou le droit à l'avortement. Sur ces questions et sur bien d'autres, on a le choix entre l'illumination des conceptions progressistes et puis, de l'autre côté les ténèbres des préjugés prémodernes. Les centres de pouvoir religieux postmodernes ce sont les médias, l'industrie du divertissement et des milieux universitaires sont tous sous l'emprise d'une hypocrisie manifeste. Nous faisons face donc à une idéologie qui prêche la liberté de pensée et d'expression en toute occasion, mais qui pratique l'intolérance absolue vers toute dissidence.






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« Présenter les religions à l'enfant comme des manifestations de l’esprit créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne »

Article intéressant sur la fausse neutralité du cours d'éthique et de culture religieuse.

Extraits :
Le cours d'Éthique et culture religieuse (ECR) à l'école s'appuie officiellement sur les recommandations du rapport et des études coordonnées par le Groupe de travail sur la place de la religion à l'école (dépôt officiel en 1999). Selon l'Étude 1 du rapport Proulx, l'approche phénoménologique était celle privilégiée par un programme étudié et recommandé comme idéal : « Son approche s’inspirait surtout de la phénoménologie » (Ouellet et al., 1999, p. 81).

Ces documents officiels fournissaient le cadre et l'orientation de l'Enseignement culturel des religions pour les devis pédagogiques futurs. Le nom officiel du cours a été changé pour celui d'Éthique et culture religieuse, question de faire davantage ressortir qu'il aborde aussi les points de vue non religieux (et ajoutons parfois très anti-religieux) du monde.

Fait intéressant, dans son rapport officiel, le Groupe de travail sur la place de la religion à l'école a pris une position étonnante, laquelle donnait le ton à la mise en place de l'ECR, pour la décennie qui allait suivre :

« L’un des moyens de développer l’ouverture et la tolérance à l’école est d’initier l’élève aux différentes cultures et aux différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne » (note 1).

Tel que prévu dès le tournant de l'année 2000, l'assise de l'ECR est donc, dans le même esprit, celle des sciences humaines et plus particulièrement de la phénomélogie de la religion (voir note 2). L'approche phénoménologique (déjà identifiée dans les orientations de 1998-2000, surtout par la contribution de l'Étude 1), a été confirmée le 10 juin 2009, par le témoignage devant la cour, du philosophe Georges Leroux, spécialiste et pro-ECR dans le procès qui oppose le collège Loyola contre le Ministère de l'Éducation, du loisir et du sport (MELS).

Le témoin a précisé en cour, le 10 juin, que l'approche du cours d'ECR envers les religions n'était pas « phénoméniste », mais plutôt « phénoménologique » (Troisième journée du procès de Loyola contre la ministre Michelle Courchesne : Mercredi 10 juin 2009).

L'approche phénoménologique n'est pas neutre à l'égard des religions qu'elle étudie

Il est important de savoir que la phénoménologie, une philosophie à peine centenaire, appliquée à l'étude des religions, les réduit à la somme de « phénomènes religieux » disparates; une forme de dissection. Toutes les expériences religieuses sont soit humaines, soit psychologiques, soit inexpliquées ou inexplicables; des manifestations qui s'équivalent plus ou moins. Tout est ramené au niveau de la culture. Les plus engagées parmi les religions abordées, sont bientôt interprétées comme inférieures et déséquilibrées (ex. christianisme, judaïsme, islam).

De plus, les religions comparées par bribes (phénomènes), cessent de former un tout.






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samedi 10 octobre 2009

Ministre veut imposer et pas dialoguer sur le fond

Michel Hébert, dans le Journal de Québec, parle du fait qu'une ministre veut imposer le multiculturalisme et refuse de dialoguer sur le fond. On connaît cela depuis quelques années dans le domaine de l'éducation, mais cette fois c'est pour la fonction publique :
La question posée jeudi par la députée adéquiste Sylvie Roy était simple comme bonjour: « Est-ce que vous êtes d'accord avec le fait qu’un homme puisse exiger d'être servi par un homme à la SAAQ ? C'est simple, ça. Répondez-moi ! »

Mais, comme le PQ avant elle, Mme Roy n’a pas obtenu une réponse claire de Yolande James. En fait, la jeune ministre de l’Immigration fait comme Jean Charest et refuse de débattre du fond des choses. Même quand elles sont simples.

Le gouvernement devrait pourtant dire si oui ou non, il est acceptable qu’au comptoir d’une société d’état, un homme puisse refuser d’être servi par une femme pour des motifs religieux. C’est normal ou ça ne l’est pas, au XXIe siècle ?

[...]

À bout d’arguments, Mme James a laissé tomber : « Tout ce qui est déraisonnable reste déraisonnable. On ne fait aucun compromis en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes »…. La Société de l’assurance automobile du Québec n’a donc fait aucun compromis ! Comment se fait-il alors que les Québécois, à commencer par Denise Bombardier, pensent tous le contraire?

Le Syndicat de la fonction publique, tout comme le Conseil du statut de la femme du Québec, croient aussi que nous sommes confrontés à une brèche dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, et celle du CSF, Christiane Pelchat, ont pris des positions courageuses car il aurait été plus facile pour elles de faire des bulles comme Mme James.

Autre chose à retenir : en poussant cette dernière au front, M. Charest espère éviter les questions identitaires et limiter le débat public autour du projet de loi 16 « favorisant l’action de l’Administration à l’égard de la diversité culturelle ». Ceux qui auront des reproches à faire seront immédiatement soupçonnés de racisme.

La balle aux technocrates

Vague à souhait, ce projet de loi compte moins de vingt articles mais exigera des fonctionnaires des « mesures pour accroître l’ouverture de la société à la diversité culturelle ». Le gouvernement se fie donc aux technocrates pour déterminer ces mesures, le public, lui, sera judicieusement tenu à l’écart.

Ce projet de loi assure aussi un bel avenir au Conseil des relations interculturelles du Québec, un des nombreux ovnis du périmètre comptable québécois, dont le mandat sera d’accumuler des preuves de discrimination dans tous les champs de compétence gouvernementaux.

Sous l’œil vigilant des templiers du Conseil du trésor, un «plan d’action en matière de gestion de la diversité culturelle» sera imposé dans tous les ministères et les organismes publics du Québec. Des centaines d’entités administratives se mettront en mode « diversité ».

Le gouvernement libéral fait donc le choix du multiculturalisme affirmatif. C’est une valeur canadienne à laquelle souscrit personnellement M. Charest, estime la chef du PQ, Pauline Marois. Yolande James préfère évoquer le « vivre-ensemble », le bon voisinage multiethnique et gentil comme tout.

Le Québec, a-t-elle dit l’autre jour, a fait « le choix de l’immigration ». Mais avons-nous troqué notre identité nationale historique pour une équivalence cosmopolite ? Pas sûr ! Dans le numéro d’octobre de l’Action nationale, Mathieu Bock-Côté présente les choses ainsi : « La conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme est une conversion forcée, pilotée par une technocratie militante qui a détourné les institutions publiques de leur fonction protectrice pour les mettre au service d’une politique thérapeutique censée reprogrammer l’identité des collectivités selon le modèle de l’égalitarisme identitaire ». Différents mais tous pareils, devrait proclamer le gouvernement Charest.

Au Québec, la force du mouvement nationaliste a ralenti le cours des choses et la technocratie québécoise accuse une sorte de « retard multiculturel ». La loi 16 servira à rattraper ce retard. Le gouvernement ne le dit pas ainsi, mais c’est bien de cela qu’il s’agit: le multiculturalisme s’imposera d’abord dans l’administration de l’état [M. Hébert oublie l'école] et son incrustation sera faite ensuite partout ailleurs. L’essayiste et philosophe québécois, Carl Bergeron (L’Intelligence conséquente), affirme que, depuis la crise des accommodements de 2007, la technocratie québécoise cherche à « imposer sa doctrine comme nouvelle référence morale ». Avec l’aide du gouvernement libéral, elle y parviendra peut-être...
Notons que le PQ est mal placé pour faire la leçon, il a approuvé le virage multiculturaliste dans l'enseignement avec l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse. Il n'est venu que tardivement à résipiscence sur le cours d'histoire qu'il dit désormais vouloir changer s'il revenait au pouvoir. Le PQ ne veut surtout pas parler de natalité (il a imposé les mesures non universelles destinées aux mères qui retournent travailler plutôt que des allocations universelles) ni d'une politique d'immigration plus responsable alors que plusieurs instituts importants, comme l'Institut Fraser, répètent que l'immigration n'est pas une panacée à la crise démographique et que globalement la politique d'immigration massive (le Canada a la plus forte au monde par tête d'habitant) nuit au pays.






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jeudi 8 octobre 2009

L'instruction à domicile, une option légale

L'école à la maison, une option éducative légale au Québec.

L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) tiendra des séances d’information gratuites pour tous les parents qui désirent en connaître plus sur ce choix éducatif, ainsi que pour les familles faisant déjà l’école à maison, mais qui aimeraient connaitre les services qui leur sont offerts. Vous pourrez poser vos questions comme : Est-ce légal ? Comment débuter ? À quels services avons-nous accès ? Quelles sont les ressources disponibles ? La socialisation dans tout cela ?


Des séances auront lieu…

Le vendredi, 23 octobre à 19h

À Drummondville

Centre communautaire Pierre-Lemaire
325, boul. St-Joseph Ouest
Drummondville


Le samedi, 24 octobre à 9h

À Québec

Centre de loisirs St-Louis-de-France
1560 route de l'Église
Sainte-Foy

Le 24 octobre à 19h aux endroits suivants :

Gatineau

Naissance-Renaissance Outaouais
115, boul. Sacré Coeur
Gatineau

Granby

Hôtel Castel
901, rue Principale
Granby


St-Jérôme

Église St-Pierre
520, boul. Bourassa
St-Jérôme


Pour plus de renseignements ou pour réserver votre place : 514-770-3084 ou par courriel à conseil<arrobe>aqed.qc.ca,






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mercredi 7 octobre 2009

Russie — Relance de la démographie

La situation démographique russe était catastrophique avec au moins trois avortements pour une naissance et une baisse de population de 760 000 habitants par an en 2005.

Sous l’impulsion de Dimitri Medvedev, le gouvernement russe a lancé un grand plan pour la santé et la famille : primes universelles à la naissance, avantages fiscaux et crédits ou aides pour payer les loyers.

Dans son discours au Conseil de la Fédération en mai 2006, l'ex-président Vladimir Poutine a confirmé la mise en place d'une politique nataliste. Cette politique permettrait notamment aux mères de bénéficier d'une « prime de maternité » conséquente (250 000 roubles, soit 10 000 $, pour la naissance d'un second enfant et 300 000 roubles (12 000 $) pour le troisième). De plus, depuis février 2006, des « certificats de naissance » ont été introduits dans les maternités : remplis lors de la naissance d'un enfant, ils permettent à la mère de toucher sa « prime de maternité », et à la sage-femme de bénéficier d'une « prime d'assistance » de 10 000 roubles (450 $) pour chaque enfant né dans son service.

En 2007, le président de l'époque, Vladimir Poutine a déclaré dans un discours que 2008 serait l'« Année de la famille ». D'énormes affiches ornèrent les rues de Moscou en 2008.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le taux de natalité a bondi de 8 % en 2007, la mortalité baissé de 5 % et, pour la première fois depuis la fin de l'URSS, la baisse de la population est enrayée.

La taux de natalité en 2009 pourrait être encore plus haut.

Par ailleurs le gouvernement russe a décidé de ne pas suivre les recommandations de l’ONU qui lui proposent d’importer un million de migrants par an.




Voir également :
  1. Québec — Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

  2. Sans garderies gouvernementales, sans congés parentaux généralisés, la natalité canadienne augmente plus vite que la québécoise
Sources Barents Observer et agences.

Question éthique pour le cours ECR : concours de diversité et de phobies

C’est par un courriel que les joueurs du Paris Foot Gay ont appris le 3 octobre dernier que leurs adversaires du jour refusaient de les affronter dans le cadre d’un match de championnat de Foot loisir.

« Désolé mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu’un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard », justifie le Créteil Bébel.

Question éthique pour le cours ECR

L'équipe « gay » a accusé l'équipe musulmane d'homophobie. Mais accuser les musulmans d'homophobie pour un principe moral auxquels ils adhèrent sincèrement ne serait-il pas un peu islamophobe ? Ne croyez pas qu'avec la « diversité croissante qui enrichit nos sociétés » ces concours de phobie vont augmenter ?

Voir aussi Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?






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mardi 6 octobre 2009

Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

Le gouvernement PLQ a lancé une nouvelle campagne pro-immigration avec les sous des contribuables québécois :
« Articulée autour du message L'avenir du Québec ne peut s’écrire sans l’immigration, la campagne télévisée et imprimée débute le 28 septembre et sera diffusée pendant quatre semaines. Des affiches seront aussi placées chez des organismes et des entreprises privées et dans tous les arénas du Québec. À partir d’aujourd’hui, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles dispose également d’une signature permanente, soit L’immigration, c’est Bienvenue!, qui sera associée à ses productions et ses projets. »
Les écoles ne seront pas épargnées.

On ne peut évidemment pas reprocher cette campagne au PLQ qui ne perd pas le nord, la clientèle immigrante lui étant largement acquise après une rapide naturalisation. Mais pourquoi un tel silence dans les médias et de la part des partis d'opposition ?

Immigration, prétexte à l'imposition d'ECR

Rappelons que c'est en prétextant l'accueil de ces immigrants (souvent de culture chrétienne d'ailleurs) que le gouvernement à imposer le cours plurireligieux d'ECR et qu'il a modifié les chartes des droits afin de priver les parents catholiques et protestants de droits scolaires (pardon, « de privilèges » comme aiment à dire les partisans du pluralisme normatif imposé aux enfants des autres).

Pas de politique nataliste, mais une politique pour les mères salariées

Une campagne pour l'immigration, mais aucune campagne pour promouvoir la natalité au Québec : juste des mesures pour concilier le travail et la famille des femmes modernes qui retournent assez vite au bureau (rien pour celles qui élèvent leurs enfants à la maison, même si leurs enfants sont notamment en meilleure santé et moins agressifs). Rappelons que, malgré tous les cocoricos gouvernementaux et des médias québécois, il n'y a, d'une part, aucun baby-boom au Québec, la natalité québécoise étant toujours en berne juste un peu moins que par le passé proche et que, d'autre part, l'accroissement de la fécondité des Canadiennes hors Québec — sans la ruineuse et non universelle politique dite « familiale » québécoise — était supérieur à celui des Québécoises en 2008.

Impact bénéfique faible sur la pyramide des âges

Pour ce qui est de l'immigration, rappelons que l'accroître n'est pas du tout une panacée pour résoudre les problèmes démographiques comme le signalait récemment l'Institut C.D. Howe. Analyse confirmée par celle de l'Institut Fraser la semaine passée dans un long rapport (264 pages).

Selon une estimation, il faudrait que la population du Canada soit de 165,4 millions de personnes d’ici 2050 pour maintenir le taux actuel de cotisants au régime de retraite et de prestataires (5 pour 1), le nombre d’immigrants admis devant être de 7 millions cette seule année. « Les raisons de base expliquant ce résultat sont que les immigrants vieillissent au même rythme que tout le monde et, comme les autres Canadiens, sont admissibles à recevoir des prestations lors de leur retraite », selon M. Grubel, directeur d'une étude sur le sujet pour l'Institut Fraser.

Efforts gouvernementaux de « communication »

À ce titre, il est révélateur de noter l'accélération des manifestations et des campagnes qui tendent à vouloir convaincre les Québécois du bien-fondé d'une politique d'immigration massive. Même la mort de Michael Jackson avait été mise à profit par la ministre de l'Immigration, qui passait par hasard lors d'une manifestation « spontanée » où s'était vu embaucher une troupe de danseurs suffisamment « métissée ».

Nous avons désormais droit à une campagne de capsules publicitaires payée à même nos impôts par le gouvernement québécois pour promouvoir l'immigration qu'il dit indispensable.



Avantages économiques non fondés, pression à la baisse des salaires

Nous avons affaire dans ces deux publicités (l'autre est ici) aux mêmes vieux mythes utilisés pour justifier l'augmentation de l'immigration : qu'elle est nécessaire pour l'économie, le marché de l'emploi et qu'elle va résoudre nos problèmes démographiques. On passe sous silence le fait que, comme le rappelle l'Institut Fraser, seuls 20 % des immigrants sont sélectionnés pour leur capacité à s'intégrer au marché du travail, que le chômage des minorités visibles est double, voire triple, de celui des Québécois de souche (comment vont-ils contribuer à remplir les caisses de maladie ou de retraite ?), que leur salaire diminue depuis 20 ans par rapport à celui des Canadiens nés au pays.

On tait également le fait que, malgré deux décennies d'immigration très importante, les revenus des travailleurs canadiens ayant une formation universitaire ont baissé de 7 % entre 1980 et 2000 (Statistique Canada, Division des études sur la famille et le travail, 2007). L'étude de Statistique Canada concluait que l'immigration jouait un rôle important dans cette baisse des salaires. Elle indiquait que chaque variation de 10 % de l'offre de main-d'œuvre provoquée par l'immigration correspondait à une baisse de 3 % à 4 % des salaires. Les principales victimes : les jeunes mâles nés au pays et les immigrants.

Des immigrants de plus en plus pauvres

En outre si, en 1980, les nouveaux immigrants de sexe masculin qui avaient un revenu d'emploi gagnaient 85 cents pour chaque dollar de revenu d'emploi des hommes nés au Canada. En 2005, ils n'en gagnaient plus que 63. Chez les nouvelles immigrantes, les chiffres correspondants étaient de 85 cents et de 56 cents respectivement. Enfin, les choses ne s'améliorent pas pour tous les immigrants de deuxième génération. En effet, selon une étude récente de Statistiques Canada, toutes choses étant égales par ailleurs, certains hommes de minorités visibles dont les deux parents sont immigrants semblaient avoir un désavantage significatif au chapitre des gains comparativement à leurs pairs dont les parents sont nés au Canada.

Faire du chiffre, réduction du nombre d'entretiens de sélection

Comme le signalait Gérard Pinsonneault, chercheur en relations ethniques de l'Université de Montréal, le gouvernement libéral prépare non seulement une augmentation de l'immigration, mais également l'abolition du critère « adaptabilité » de la grille de sélection des immigrants, ce qui réduira au minimum le nombre de cas avec entrevue formelle de sélection :
« L'examen préliminaire a pour fonction de réaliser un premier tri parmi les candidatures et de ne retenir que celles qui présentent un certain potentiel d'employabilité, abstraction faite de toute autre considération. Avec son abolition, on rendra possible pour un candidat qui ne passe pas le test de l'employabilité de se qualifier directement en sélection, grâce à des critères comme les connaissances linguistiques de son conjoint ou la présence d'enfants.

Quant à l'entrevue de sélection, sa disparition signifie, entre autres choses, qu'on éliminerait la possibilité d'effectuer, ne serait-ce que sur une base aléatoire, un contrôle effectif, au vu des originaux présentés en personne, de la validité et de l'authenticité des documents présentés à l'appui des demandes, documents dont seules des copies, fussent-elles certifiées, ont été transmises par la poste. Quiconque connaît un tant soit peu « l'industrie » des faux diplômes et autres documents utilisés aux fins de l'immigration ne peut que s'inquiéter d'une telle approche. »

Impact sur l'intégration harmonieuse, le français, l'école

On ne peut que craindre que les campagnes d'immigration massive n'aient de nombreux effets sociaux délétères : les immigrants seront cantonnés à des postes moins bien rémunérés (le racisme des Québécois n'en sera pas la seule raison), leur chômage sera nettement plus élevé que celui des Québécois de souche et leur intégration posera des problèmes plus sociaux ou ethniques que religieux (voir Montréal-Nord où tous les protagonistes sont chrétiens). Tous les panégyriques à la gloire du multiculturalisme frontière indépassable de la « démocratie », toutes les célébrations du métissage salvateur, tous les cours obligatoires d'ECR ne changeront rien à ces faits bruts.

Cette immigration, pauvre et bien visible, parfois criminogène, fera encore plus fuir les francophones de souche vers les banlieues, l'île de Montréal deviendra encore moins francophone. Toutes les objurgations de Pierre Curzi demandant de protéger le français et de revenir « sur votre île » seront probablement sans effets.

Les jeunes immigrants isolés de la « société d'accueil » s'intègreront encore moins à la société francophone québécoise, les coûts de la francisation dans les écoles augmenteront, les enfants d'immigrants continueront à réussir moins bien à l'école que les Québécois, leurs enfants, s'ils sont originaires d'Afrique ou d'Amérique latine et des Antilles, continents privilégiés pour leurs locuteurs francophiles, réussiront également moins bien que les élèves nés de parents canadiens.

Il y a fort à parier qu'avec une immigration plus forte, encore moins sélectionnée, nous aurons encore droit à de nombreux rappels et campagnes de promotion de l'immigration et du multiculturalisme. Les enfants dans les écoles seront sans doute encore soumis à des doses importantes de pluralisme normatif pour « former des citoyens ouverts sur la diversité » et qui s'abstiennent de toute critique en matière d'immigration ou s'autocensurent devant leurs craintes que l'identité culturelle du Québec soit menacée. Plus de rééducation multiculturaliste, moins de politiques responsables.






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À quel pays les souverainistes multiculturalistes rêvent-ils ?

Lettre ouverte de Réal Gaudreault publiée dans le Soleil de ce jour :
Dans les années '70, nous nous sommes tous mis à rêver à un pays, le nôtre, le Québec. Le Parti québécois et son fondateur, René Lévesque, incarnaient merveilleusement ce rêve. Jamais de toute ma vie je n'ai ressenti autant d'exaltation pour la politique que dans les semaines qui précédaient le premier référendum.

Le projet d'indépendance se voulait un projet rassembleur autour d'une langue, d'une histoire, d'une culture et d'un patrimoine. Puis les années '80 sont arrivées. Le PQ s'est laissé pénétrer par un autre projet: le multiculturalisme de Pierre Elliott Trudeau. Dans cette optique mondialiste, le Québec devient une terre pluraliste qui accueille toutes les saveurs culturelles du monde au nom de l'ouverture à l'autre et du mieux vivre ensemble. Cette ouverture est au point même de renier les racines culturelles et historiques qu'ont bâties nos ancêtres à travers luttes et résistances.

Aujourd'hui, le PQ rêve toujours à un pays, mais lequel ? Ce parti, qui aurait dû plus que tous les autres protéger notre patrimoine historique, est celui qui l'a renié par son obstination laïciste. Ses députés actuels ne connaissent que le Québec qui a suivi la Révolution tranquille. Ce ne sont pas les 400 ans de notre histoire qu'ils désirent préserver, mais le Québec des années '60 à nos jours. Le Québec de demain ne sera pas celui des Québécois, mais d'une foule venue d'ailleurs. L'avenir idéologique du Québec sera bâti par un instrument, le cours Éthique et culture religieuse, création du Parti libéral de Jean Charest. Ce cours, dont les objectifs est de construire des petits Québécois nouveaux genres, pluralistes et endoctrinés par une hyperlaïcisation suffocante. La culture québécoise sera, à toute fin pratique, dissoute. À quoi bon l'indépendance ? Pour qui ? Nos enfants ? Grâce au Parti québécois de Mme Marois, le projet d'indépendance est devenu la plus grande utopie de notre histoire.


Réal Gaudreault,
Saguenay






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ECR : Audition à la Cour d'appel le 20 octobre

L'audition à la Cour d'appel, initialement prévue le 6 octobre, a été remise au 20 octobre d'un commun accord des procureurs. On y entendra l'avocat des parents de Drummondville et les procureurs du Monopole de l'Éducation du Québec et de la Commission scolaire des chênes pour déterminer si le pourvoi en appel peut être reçu par la Cour.






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