Derrière les façades d'étudiants internationaux légitimes se cache un réseau criminel organisé qui exploite les failles du système d'immigration canadien. Une enquête approfondie de Radio-Canada révèle comment plus de 200 membres d'une organisation criminelle africaine utilisent de faux permis d'études pour s'établir au Québec et développer des activités illicites d'une ampleur inquiétante.
Cette infiltration méthodique soulève des questions cruciales sur la vulnérabilité de nos institutions d'enseignement supérieur et sur l'efficacité des mécanismes de contrôle censés protéger l'intégrité du système éducatif canadien.
Le permis d'études comme porte d'entrée
Le stratagème est aussi simple qu'efficace. Des criminels, principalement originaires de Côte d'Ivoire et du Bénin, obtiennent des permis d'études pour des universités québécoises situées en région. L'Université du Québec à Trois-Rivières, celle de Chicoutimi et celle de l'Outaouais figurent parmi les établissements ciblés. Ces individus, généralement âgés entre 20 et 30 ans, n'ont aucune intention de poursuivre des études.
Selon Karine Caron, analyste de renseignement à l'Agence des services frontaliers du Canada interrogée par Radio-Canada, ces fraudeurs ne mettent jamais les pieds dans les établissements pour lesquels ils ont obtenu leur visa. « Ils étaient membres d'une organisation criminelle outre-mer et ont profité du permis d'études pour pouvoir entrer au Canada », explique-t-elle.
Cette faille du système est d'autant plus préoccupante qu'Immigration Canada reconnaît l'absence de processus de vérification automatique des présences auprès des étudiants étrangers. La responsabilité incombe directement aux établissements d'enseignement, qui peuvent prévenir les autorités fédérales, mais cette délégation crée manifestement des angles morts exploités par les réseaux criminels.
Cette infiltration méthodique soulève des questions cruciales sur la vulnérabilité de nos institutions d'enseignement supérieur et sur l'efficacité des mécanismes de contrôle censés protéger l'intégrité du système éducatif canadien.
Le permis d'études comme porte d'entrée
Le stratagème est aussi simple qu'efficace. Des criminels, principalement originaires de Côte d'Ivoire et du Bénin, obtiennent des permis d'études pour des universités québécoises situées en région. L'Université du Québec à Trois-Rivières, celle de Chicoutimi et celle de l'Outaouais figurent parmi les établissements ciblés. Ces individus, généralement âgés entre 20 et 30 ans, n'ont aucune intention de poursuivre des études.
Selon Karine Caron, analyste de renseignement à l'Agence des services frontaliers du Canada interrogée par Radio-Canada, ces fraudeurs ne mettent jamais les pieds dans les établissements pour lesquels ils ont obtenu leur visa. « Ils étaient membres d'une organisation criminelle outre-mer et ont profité du permis d'études pour pouvoir entrer au Canada », explique-t-elle.
Cette faille du système est d'autant plus préoccupante qu'Immigration Canada reconnaît l'absence de processus de vérification automatique des présences auprès des étudiants étrangers. La responsabilité incombe directement aux établissements d'enseignement, qui peuvent prévenir les autorités fédérales, mais cette délégation crée manifestement des angles morts exploités par les réseaux criminels.
Cri du cœur d'une immigrante ivoirienne installée au Nouveau-Brunswick. « Les Africains de manière générale au Canada vous foutez la honte. » Les conséquences pour les nouveaux arrivants honnêtes sont immédiates : ils subissent désormais une méfiance généralisée en entreprise et dans la vie quotidienne à cause des agissements de réseaux criminels issus de leur propre communauté.
Un réseau tentaculaire et professionnel